mardi 10 mars 2009

Globalement j'aime pas les gens, mais je fais des exceptions

Je ne suis pas quelqu'un de franchement sociable. D'ailleurs c'est l'une des raisons qui m'ont poussée à opter pour le statut d'indépendant: pour ne pas devoir supporter toute la journée des gens que je n'ai pas choisis et dont la bobine ou la conversation finiront immanquablement par me donner des envies de meurtre rituel.
De temps en temps, néanmoins, le contact humain finit par me manquer. Enfin, pas n'importe quel contact humain - celui de personnes drôles, sympas ou cultivées, et si possible les trois à la fois. Heureusement, j'en ai accumulé quelques-unes dans mon carnet d'adresses au fil des ans. Et il se trouve que la plupart d'entre elles sont rassemblées à Paris qui, je le rappelle, ne se trouve qu'à 1h25 et quelques dizaines d'euros de Bruxelles.
Parfois, la vie est bien faite.

Vendredi, après avoir peiné pour finir la trad qui m'occupe depuis deux mois et demi, je partirai donc en Thalys pour 72h de vie sociale intensive.
Le midi, je déjeunerai avec AFH, une ex-éditrice avec qui je ne désespère pas de retravailler un jour et probablement la fille la plus pétillante de la création. A 15h, j'ai rendez-vous avec l'hilarante Hélène pour une leçon de maquillage des yeux (je veux apprendre à faire un vrai beau smoky!). Et après une petite séance de shopping pour finir l'après-midi, j'espère réussir à dîner et à passer la soirée avec les VIP, mes anciens compagnons de road trip à travers les Etats-Unis.
Samedi midi, je rejoins une petite bande de tarés du forum d'Editeur Préféré pour manger un bout ensemble. J'en connais certains, que j'appécie beaucoup, et j'ai hâte de découvrir les autres. L'après-midi se passera au Salon du Livre à papoter avec mes amis auteurs à moi que j'ai et à faire la queue pour réclamer des dédicaces (et une photo avec Régis!) à quelques autres. Re-séance de shopping en fin de journée, puis soirée débauche avec toute la clique d'Editeur Préféré. Ca promet :)
Dimanche enfin, je vais bruncher avec MJ, une de mes plus vieilles copines puisqu'on se connaît depuis 25 ans même si on s'est perdues de vue ces dernières années et récemment retrouvées grâce à Facebook (que je remercie bien pour le coup). En début d'après-midi, je testerai peut-être le hammam récemment recommandé par Hélène, à moins que je me fasse une expo (celle organisée pour les 50 ans de Barbie ne commence que le 28, pfff). A 17h, j'ai rendez-vous avec Malena, une blogueuse qui me suit (et réciproquement) depuis bientôt 5 ans mais que je n'ai encore jamais rencontrée; nous allons nous goinfrer manger délicatement des macarons chez Ladurée, en levant le petit doigt comme les jeunes femmes bien élevées que nous sommes. Et le soir, je rejoindrai mon JC au Train Bleu pour un de ces dîners d'anthologie que j'aime partager avec lui. Il vient de déménager et semble devenir un killer au poker, donc il aura sûrement plein de choses à me raconter.
Et lundi en fin de matinée, je descendrai en train à Monpatelin pour y passer quelques jours et commencer une nouvelle trad: celle du tome 10 de Série Préférée dont Editeur Préféré (comme ça tombe bien!) a racheté les droits et recommence la publication après plusieurs années d'interruption. J'espère que je ne suis pas trop rouillée pour la traduction de scènes de fesses bizarres ^^

lundi 9 mars 2009

"A lifetime of secrets"

Si vous êtes anglophone, vous vous devez de connaître PostSecret. A la base, il s'agit d'une expérience sociologique dont l'auteur avait demandé à des inconnus de lui envoyer leurs secrets les plus intimes de manière anonyme, en les écrivant sur une carte postale. Sidéré par le succès de l'opération, Frank Warren en a fait un site internet, puis s'est mis à publier un florilège des secrets reçus.

"A lifetime of secrets" est le quatrième volume d'une série qui en compte cinq depuis peu. On y trouve des confessions jubilatoires ("When you said I wasn't good enough to be your girlfriend, I used it as my inspiration. Congratulations, asshole: you're famous!"), atterrantes ("The first time I got drunk, my friends left me in an empty room because I blacked out. I woke up naked and bleeding. I was 12."), émouvantes ("I still can't believe you died, so I pretend you are away on a very long vacation having the best time ever"), cocasses ("Sometimes I pretend I'm being sexually probed by aliens and dragons when I'm having sex with my husband") ou glaçantes ("I'm a scientist. I never falsified my data, even when my ex-boss (a world-famous scientist) TOLD me to. Later, he sabotaged my career. I can't tell anyone because everyone will believe the world-famous scientist when he denies it"). Des petits bouts de vie poignants ou honteux qui ne laissent pas le lecteur indemne.

Beaucoup d'auteurs confectionnent eux-mêmes leur carte en l'accordant au sujet évoqué, ce qui en fait aussi des oeuvres de postal art pas toujours très abouties mais infiniment personnelles. A défaut d'acheter les bouquins, allez au moins faire un tour sur le site. Sa mise à jour hebdomadaire est l'un de mes grands plaisirs du dimanche matin.

Opération cupcakes: la séance de rattrapage

Hier soir, j'ai testé la recette gentiment fournie par Mary la semaine dernière suite à mon appel au secours. J'avais décidé de faire simple: j'ai juste rajouté un peu d'extrait de framboise pour parfumer la pâte, et j'ai sauté l'étape glaçage (vraiment trop calorique pour Chouchou et moi qui terminons l'hiver considérablement plus boudinés dans nos vêtements que nous ne l'avions commencé). Et à part une brûlure au 18ème degré auto-infligée sur la base du petit doigt gauche en essayant de sortir mon moule du four, tout s'est déroulé sans anicroches. Nous sommes ce matin les heureux propriétaires de 8 7 cupcakes joufflus à la texture hyper aérée, qui manquent peut-être un rien de goût. La prochaine fois, il faudra leur ajouter des fruits. Ou du chocolat. Ou de la crème anglaise. Les possibilités ne manquent pas :)

dimanche 8 mars 2009

Tea & Eat: le brunch qui aurait pu être

Aujourd'hui, nous avions décidé de tester un nouveau lieu pour nos brunchs dominicaux: le Tea & Eat, situé près de la place Stéphanie et chaudement recommandé par plusieurs guides sur Bruxelles.

Nous avions réservé pour quatre, mais nos compagnons s'étant décommandés, nous avons annoncé dès notre arrivée que nous ne serions finalement que deux. La serveuse a eu l'air de paniquer. Elle a d'abord voulu nous coller à une table où l'un de nous aurait été totalement coincé et n'aurait pas pu se lever pour se rendre au buffet sans faire pousser un convive d'une table voisine. Finalement, elle nous a casés dans une salle peu avenante tout au fond du restaurant, à une table déjà occupée dont elle a fait déménager un couple avec enfant. Ce qui n'augurait déjà rien de bon.

Puis un groupe d'une vingtaine de personnes est venu s'installer près de nous. Comme je déteste le bruit, j'ai tiqué assez fort. Mais le pompon, ça a été quand la serveuse est revenue nous demander ce que nous voulions boire: café ou thé? Chouchou et moi ne buvons pas de café; "Vous avez quoi comme thé?" me suis-je donc enquise, m'attendant à ce qu'elle me récite une très longue liste puisque nous étions dans une maison de thé. "Avec le brunch, c'est du Breakfast. Sinon, vous pouvez avoir autre chose, mais en supplément." "Et un chocolat chaud, y'a moyen?" "Oui. En supplément, aussi." A 25 € le brunch, j'ai trouvé ça assez inadmissible.

Chouchou et moi nous sommes regardés. Nous nous sommes levés, nous avons remis nos manteaux et nous sommes partis déjeuner au Balmoral. Où on nous a accueillis très gentiment malgré notre absence de réservation et la salle bondée, et où nous nous sommes remplis la panse pour moins de 37 € à deux. Comme quoi, ce n'est pas toujours une bonne idée de vouloir changer ses habitudes.

Maquillage n°2: Divin chevalier à la mousse scintillante


Half-baked Urban Decay dans le coin interne
Shimmermoss MAC au milieu de la paupière mobile
Knight divine MAC en banane
Brûlé MAC en highlighter

Pour info je portais également le blush Gingerly de MAC et le Joli Rouge Brillant Papaye de Clarins, et j'étais assez contente de mon petit look! Ce n'est pas encore parfait, surtout paupières fermées, mais je progresse à vue d'oeil et ça me met en joie, ce qui est l'essentiel ^^

Une année d'auto-portraits: semaine 10

J'en avais un peu marre de voir ma tête (et ses défauts...) sous tous les angles possibles. Alors pour changer un peu, cette semaine j'ai fait un portrait en pied, ou plutôt en tailleur. Photo prise jeudi après-midi devant la psyché du salon, juste avant que je sorte pour une séance shopping semi-fructueuse chaussée d'Ixelles.

samedi 7 mars 2009

La donna è mobile

Cet après-midi, il fallait ABSOLUMENT que je travaille.
Par conséquent, dès 14h30, j'étais dans le bus direction centre-ville.
J'avais besoin (oui, besoin!) de trois choses:
- Le pinceau 226 de la collection éphémère Brunette/Blonde/Redhead chez MAC ;
- Une nouvelle jupe répondant aux trois critères suivants: longueur au genou, forme évasée, pas en jean parce que j'en ai déjà deux ni en lin ou autre tissu hautement froissable parce que je ne repasse pas ;
- Plein de cartes postales touristiques puisque Chouchou vient lui aussi de se mettre au Postcrossing.

Moyennant quoi, à 18h30, j'étais de retour chez moi avec le butin suivant:
- Une nouvelle palette de 15, un vernis à ongles gris et un blush pêche de la collection éphémère HK, plus deux recharges de fàp (Shimermoss et All that glitters) de chez MAC, parce que le 226 était sold out. Mais la vendeuse m'a rassurée: il va intégrer la collection permanente et sera donc de nouveau disponible dès la semaine prochaine. Vu que j'en suis déjà à trois visites chez MAC en dix jours, je me demande si ça ne serait pas plus simple qu'Editeur Préféré leur vire directement mes droits d'auteur à l'avenir.
- Une robe rayée et un top long Promod qui iront super bien par-dessus un col roulé tout fin et un jean. Ben oui, j'étais entrée dans la boutique parce que c'est là que j'ai trouvé toutes mes jupes sympas et non-hors de prix ces dernières années (les hors de prix, je les prends chez Cop Copine, IKKS ou One Step). Mais pas de bol: là, il n'y en avait pas. Et j'aime pas trop l'idée de ressortir bredouille d'un magasin où j'étais entrée fermement décidée à claquer du pognon. En même temps, à genre 45€ les deux fringues, ce n'est pas ici que j'ai mis mon équilibre budgétaire en péril.
- Une jupe en jean et des lunettes de soleil à monture bleu indigo de chez C&A. Ouais parce que finalement, une jupe au genou ni entravée ni gnan-gnan, ben c'est presque aussi difficile à trouver qu'un pull avec des manches entières ces derniers temps. Et puis le jean ça va avec tout. Quant aux lunettes, j'en voulais des comme ça avec une monture rouge ou blanche depuis des lustres. Mais j'ai une passion toute récente pour l'indigo (à ne surtout pas confondre avec le bleu marine!) qui va vachement bien avec mes cheveux Rouge Passion 666 à moi que j'ai.
- Douze cartes postales plus bruxelloises tu meurs. Ah ah! Un sur trois, c'est déjà pas si mal, non?

Sur ce je vous laisse, j'ai une journée de boulot entière à caser dans les deux heures qui me séparent du retour de Chouchou au bercail.

vendredi 6 mars 2009

Le casse-tête félin

Je résume pour ceux qui n'auraient pas suivi la totalité de mes déboires avec la gent féline domiciliée sous le même toit que Chouchou et moi - soit deux individus de sexe féminin âgés de 14 et 13 ans, répondant respectivement aux noms de Scarlett et Copernique. Depuis l'été dernier et leur passage entre les mains de notre ex-voisin, la première a gonflé comme un ballon, passant d'un petit 3,6 kilos à plus de 5. Parallèlement, la seconde tombait de 3,8 à un affolant 2,5 kilos et refusait de manger les croquettes dont elle s'était satisfaite jusque là.

Ainsi nous devons, dans un appartement qui ne possède pas d'autre porte que celle de la salle de bain, gérer d'une part un chat boulimique et glouton dont il faut restreindre les apports caloriques, et d'autre part un chat qui ne veut plus manger que de la viande, et en toute petite quantité à chaque repas. Plusieurs fois par jour, nous n'avons donc pas d'autre solution que d'enfermer Scarlett dans la salle de bain pendant que Copernique minaude devant son assiette. Indignée par l'injustice de la situation, Scarlett s'est mise à faire caca un peu partout dans l'appartement, sauf dans son bac. Le week-end dernier, Chouchou l'a empoignée de justesse alors que perchée sur notre lit, elle patouillait et agitait l'arrière-train d'un air concentré.

Mais depuis deux jours, Copernique boude sa viande. Hier soir, nous avons cru remarquer qu'elle prenait bien des morceaux dans sa bouche mais les recrachait presque aussitôt, comme si mâcher lui faisait mal. Nous avons haché menu ses boulettes Royal Canin, et elle a réussi à faire un repas presque normal. Soupçonnant une gingivite ou un problème dentaire, nous avons décidé de la conduire chez le vétérinaire ce soir (pas un des deux tarés déjà consultés précédemment sur Bruxelles, mais un praticien d'une clinique située du côté de la place Saint-Pierre qui, miracle, accepte la carte Visa). Entre-temps, pour bien manifester qu'elle avait un problème et qu'elle entendait que nous le réglions au plus vite, Copernique a fait pipi sur le futon qui nous sert de canapé, et donc nous avions justement changé le matelas le week-end dernier. Et puis pas une seule fois, hein: quatre.

Le vétérinaire auquel nous avons eu affaire était super, sérieux et rassurant à la fois. Il n'a rien trouvé de détectacle à l'oeil nu, sinon une très légère inflammation des gencives et un début de déshydratation. Il a fait à Copernique une piqûre d'anti-douleur pour voir si cela suffisait à la faire remanger normalement. Au cas où son problème ne s'arrangerait pas, nous sommes censés retourner à la clinique lundi matin avec un flacon d'urine (et pas la nôtre, hein, ce serait trop facile) pour procéder à des analyses et voir si Copernique ne doit pas être mise sous perfusion. Après une semaine de boulot abrutissante pour Chouchou comme pour moi et un samedi que nous passerons tous deux à bosser, autant vous dire que le week-end ne s'annonce pas des plus riants.

"Watchmen"

Des mois et des mois que Chouchou bave d'impatience à la pensée de voir cette adaptation de la BD culte d'Alan Moore. Des mois et des mois qu'il piste les spoilers et les early reviews sur internet. Des mois et des mois que dans son blog, un post sur deux parle des Watchmen. C'est dire le niveau que son obsession avait atteint.

Moi? Je n'étais pas dans un tel état d'excitation. J'avais lu la BD il y a fort longtemps, sur les conseils de mon ex-mari et juste après "V pour Vendetta" qui m'avait beaucoup marquée. J'avais trouvé les dessins moches, les personnages peu attachants et l'histoire hyper compliquée avec sa débauche de flashbacks. Je voyais bien que c'était une oeuvre intelligente et très aboutie, mais je n'avais juste pas accroché. Dans la foulée de "The dark knight" qui m'avait ravie l'été dernier, je pensais cependant que le cinéma pouvait peut-être me rendre "Watchmen" un peu plus accessible. Les bribes de vidéos aperçues par-dessus l'épaule de Chouchou me faisaient envie, en tout cas.

Les Watchmen, donc, ce sont d'anciens super-héros mis au rebut et interdits d'exercice par le gouvernement américain. L'assassinat de l'un d'eux, au tout début de l'histoire, va les amener à reprendre du service pour élucider le mystère de sa mort pendant que s'enclenche le compte à rebours d'une guerre nucléaire apparemment inévitable. Les prémisses ne sont guère riantes, et ça ne s'arrange pas par la suite. L'univers créé par Alan Moore (une uchronie dans laquelle les USA ont vaincu au Vietnam et où Nixon est toujours président en 1985) se caractérise par sa noirceur, son cynisme, ses désillusions vis-à-vis de la nature humaine. Les soi-disant super-héros comptent dans leurs rangs un violeur fachiste, un justicier psychopathe, un mégalomane fini, un benêt impuissant, une jeune idiote hyper-bandante dans son costume de latex noir et jaune et une créature bleue (non, pas un Schtroumpf) qui a depuis longtemps perdu son humanité. Ici, il n'y a pas de gentils: juste un ramassis de névrosés plus ou moins gravement atteints, plus ou moins pitoyables ou dangereux.

Cette histoire avec laquelle j'avais si peu accroché en BD m'a vraiment enthousiasmée au cinéma. Les puristes pesteront sans doute contre sa simplification (inévitable pour ne pas produire un film de dix-sept heures) et sa fin modifiée (même si le résultat demeure identique). Ils devront cependant reconnaître que le casting est époustouflant, avec un Rorschach cinglé à souhait, un Dr. Manhattan parfaitement impassible alors que ça n'a pas dû être facile tous les jours pour Billy Crudup de tourner la bite à l'air et peinte en bleue et - mon préféré - un Comédien à la fois haïssable et étrangement charismatique. Et puis, un film qui ne compte pas moins de deux chansons de Leonard Cohen dans sa bande originale: "Halléluiah" pour accompagner une scène de baise comico-fétichiste et "First we take Manhattan" pendant le générique de fin, ne peut pas être fondamentalement mauvais.

Edit: je suis déçue, je viens de lire que le corps nu de Docteur Manhattan était une pure création informatique sur laquelle la tête de Billy Crudup avait été ajoutée au montage. Les traditions se perdent.

jeudi 5 mars 2009

218 jours de Postcrossing

L'été dernier, je me suis inscrite sur Postcrossing, qui permet à ses membres inscrits d'échanger des cartes postales entre inconnus à travers le monde entier. Le site vient de fêter ses deux millions de cartes. Depuis le 30 juillet 2008, j'en ai moi-même envoyé 150 (et reçu à peu près autant) au travers de mes deux comptes - un à mon adresse belge, l'autre à mon adresse française. Et malgré la récente augmentation du prix des timbres* qui, ajouté à celui des cartes, en fait une activité pas vraiment gratuite, mon intérêt pour Postcrossing ne faiblit pas.

J'aime les ponts minuscules et éphémères qui se tissent ainsi entre moi et mes correspondants. J'aime dévoiler des fragments choisis de ma vie et recevoir des messages allant du purement factuel au très intime. J'aime découvrir de nouvelles images dans ma boîte à lettres, et suis toujours un peu déçue les jours où elle n'en contient pas. J'aime déchiffrer des écritures aussi variées que leurs propriétaires. J'aime les imaginer en train de m'écrire, cette étudiante finlandaise de 22 ans qui adore la neige, cette mamie américaine ultra-catho qui demande à Dieu de me bénir, ce photographe portugais à l'anglais hésitant qui a dû pas mal chercher ses mots, cette jeune Chinoise enthousiaste qui rêve de faire le tour du monde. Je range toutes leurs cartes dans une jolie boîte rouge, et parfois quand j'ai la bougeotte, je les passe en revue pour voyager sans quitter mon fauteuil. En voici quelques-unes parmi les plus marquantes.

- Celle qui a fait le plus de chemin pour venir jusqu'à moi:


18721 kilomètres pour cette carte venue de Nouvelle-Zélande, le record risque d'être difficile à battre!

- Celle qui portait le plus petit numéro d'identification:


C'est seulement la 1129ème carte envoyée depuis le Qatar (à titre de comparaison, les Finlandais qui sont extraordinairement actifs sur Postcrossing approchent gentiment des 500 000!).

- Celles qui me donnent le plus envie d'aller voir là-bas:


Entre Riga, la capitale de Lettonie surnommée "le Paris du Nord"...


...et l'exotisme du joyau de l'Indonésie, mon coeur balance.

- Les plus drôles:


J'adore cet orchestre de grenouilles stationné près de la bibliothèque de West Bend, dans le Wisconsin.


Et aussi cette collection de fôtes d'ortograf en provenance de Grande-Bretagne.

- Et ma préférée entre toutes:


D'abord la carte en elle-même est très jolie, avec un visuel original, une texture tramée et deux ravissants timbres à motifs oiseaux. Ensuite, j'ai été touchée par le message de l'expéditrice. "Dear Armalite, my name is Phoebe from Shangai, China. I'm a 27 year old girl, married, no kid. My husband and I are considering about having a baby this days. It's a tough decision to make. Actually I'm not quite sure if I can be a good mother. It's not like buy a dress and I can throw it away once I'm tired of it you know. Anyway, I think I will take the responsibility once I have the baby. Good luck to me! This card shows a protected building established before the foundation of the People's Republic of China. It used to be a hotel. Hope you like it! Phoebe. PS: China is a lovely place to go traveling or whatever. Hope you can come one day!"

*0,65€ pour l'Europe et 0,85€ pour le reste du monde depuis la France; 0,90€ pour l'Europe et 1,05€(!) pour le reste du monde depuis la Gelbique.

mercredi 4 mars 2009

MAC Limited Edition Hello Kitty

La collection limitée Hello Kitty de MAC était censée sortir en magasin demain. Bien que n'étant pas fan du petit chat à noeud-noeud, j'avais l'intention d'y jeter un coup d'oeil, essentiellement parce que la vidéo promotionnelle m'avait vachement tapé dans l'oeil. Jugez plutôt:



Le côté "Alice au pays des merveilles BDSM", je kiffe grave!
Donc, j'avais prévu d'aller faire un tour du côté de la chaussée de Charleroi jeudi après le boulot. Et voilà qu'en glandant passant hier après-midi sur Mon Blog de Fille, j'apprends par une lectrice bruxelloise que la collection est déjà en vente ici! Ni une ni deux, je prends Chouchou par la main, ma carte bleue dans l'autre, et nous filons à la boutique.
Mais sur place, c'est la déception. Les pinceaux sont de bien moins bonne qualité que ceux vendus individuellement; les fards à paupières sont proposés sous forme de deux palettes dont une pourrait m'intéresser si les fards ne semblaient pas si difficiles à travailler; les poudres et les pigments, c'est pas trop mon truc; et il est hors de question que je me balade avec un miroir de poche ou une trousse Hello Kitty.
Au final, je me suis donc sagement contenté d'un gloss framboise (bien que répondant au petit nom de "Strawberry Sweet"). J'ai déjà un lip glaze Stila à peu près identique, mais il est presque fini. Et puis on n'a jamais assez de gloss rose ^_^

Incommunicado

J'ai toujours eu du mal à communiquer avec mes parents. A l'adolescence, je les tenais grosso modo pour les gens les plus inintéressants du monde, et je m'étonnais qu'ils aient réussi à faire une fille aussi intelligente que moi. Ce qui prouve que même un QI soi-disant supérieur ne protège pas contre la connerie. Mais à cette époque j'étais en colère contre le monde entier, et j'en voulais à mes parents pour tout un tas de raisons - notamment, le fait qu'ils ne voyaient pas ce qui m'arrivait et étaient incapables de m'en protéger. Et puis leur modèle de vie hyper-rangé me donnait des envies de suicide. Je ne voulais pas d'un boulot de fonctionnaire, de soirées passées avec le commissaire Moulin et de vacances à la campagne dans la famille. Je voulais un métier créatif ou au minimum trépidant qui me rapporterait plein de pognon; je voulais des sorties, de la culture et des voyages dans des pays lointains.

Puis j'ai grandi et fini par admettre que mes parents étaient juste des êtres humains ni meilleurs ni pires que les autres, qui avaient commis un certain nombre d'erreurs vis-à-vis de moi mais toujours de bonne foi, en essayant de faire pour le mieux avec les moyens dont ils disposaient. J'ai reconnu qu'ils traînaient, eux aussi, des traumatismes d'enfance avec lesquels ils avaient dû composer et qui déterminaient très fort ce qu'ils étaient devenus. Ma mère était la petite dernière d'une famille aisée; à la fois choyée matériellement et délaissée affectivement, voire rabaissée par des parents pas toujours très psychologues malgré leur métier de prof, elle n'a jamais réussi à acquérir la moindre confiance en elle ni la plus petite autonomie. Mon père a, au contraire, grandi dans une famille assez pauvre avec la peur constante du manque; bien que doté de capacités intellectuelles qui lui auraient sûrement permis de faire des études supérieures, il a dû se mettre à bosser à quatorze ans dans un secteur qui ne le passionnait pas mais qu'il n'a quitté que pour prendre sa retraite.

Je pourrais rédiger des bouquins entiers sur leurs névroses respectives et la façon dont elles s'alimentent mutuellement, mais là n'est pas mon propos. Mes parents sont ce qu'ils sont, et j'ai fini par accepter le fait qu'ils ne changeraient pas. Par ailleurs, même s'ils ne me comprennent pas du tout, ils ont toujours été là pour moi quand j'ai eu besoin d'eux, et je leur suis reconnaissante de m'avoir fourni un foyer stable et rassurant dans lequel grandir (une chose pas si fréquente dans ma génération très marquée par les divorces et les recompositions familiales). J'ai longtemps été frustrée par leur manque d'intérêt pour les livres, et j'ai vécu comme une brimade personnelle le fait que les seuls ouvrages de leur minuscule bibliothèque soient les récits de chasse dont mon père était friand et quelques romans à l'eau de rose appartenant à ma mère. Je n'ai réalisé que bien plus tard qu'ils me transmettaient des valeurs qui n'étaient pas empruntables en bibliothèque, elles, et qui continueraient à me servir tout au long de ma vie: l'honnêteté, une certaine éthique du travail et, de façon plus générale, un sens aigu des responsabilités. Le métier de parent est sûrement un des plus difficiles du monde; ils ont fait ce qu'ils ont pu et avec un tromblon comme moi, ils n'ont pas dû rigoler tous les jours.

...Je m'aperçois que je suis gravement en train de dévier du sujet originel de ce post. Or donc, disais-je, j'ai toujours eu du mal à communiquer avec mes parents car nous ne sommes pas du tout sur la même longueur d'ondes et au final, passé l'âge de 17 ans, je n'ai plus que rarement vécu à moins de 500 kilomètres d'eux. Depuis que je passe les trois quarts de mon temps en Gelbique, je suis obligée de m'en remettre à Skype et à ses liaisons téléphoniques quasi-gratuites mais pourries de grésillements qui rendent souvent la conversation incompréhensible. Mais voilà: Soeur Cadette vient de réussir à abonner nos parents à internet. Pour leur donner mon adresse mail, je leur ai envoyé un bref message auquel j'ai joint une photo prise le jour même, histoire de voir si tout passait bien. L'opération a été une réussite. J'ai recommencé le lendemain avec une autre photo récente de Chouchou et moi que j'aime bien. Et cet après-midi, j'ai eu une idée. Dorénavant, chaque soir, j'enverrai à mes parents une photo de ces deux ou trois dernières années en y joignant un petit mot pour leur expliquer le contexte et leur permettre ainsi de rattraper ce que l'éloignement géographique leur a fait louper de ma vie depuis leur déménagement du côté de Toulouse. Premier cliché du lot: moi posant devant Old Faithful à Yellowstone, les cheveux noirs et le coeur gros moins de deux semaines après ma rupture avec l'Homme, en mai 2006.

mardi 3 mars 2009

Exposition "C'est notre Terre!"

Cette exposition est l'une des plus réussies que j'ai jamais visitées. Conçue autour du thème du développement durable, elle commence par retracer l'évolution de la planète et l'apparition de l'espèce humaine, puis illustre l'impact écologique de la seconde sur la première. Après avoir dressé un état des lieux alarmant (mais jamais culpabilisant), elle passe en revue différentes manières d'inverser la tendance en changeant nos habitudes de consommation, aussi bien au niveau des individus que des entreprises et des gouvernements.

"C'est notre Terre" réussit le tour de force d'être hyper instructive et informative sans jamais devenir barbante. Elle le doit essentiellement à sa scénographie qui utilise nombre de métaphores physiques aussi simples que frappantes. Un cube transparent d'un mètre de côté, rempli de sable, resitue la Terre à l'échelle de l'univers: elle ne représente pas même un grain! Une bibliothèque abritant des milliers de volumes factices symbolise les différentes étapes de l'évolution de notre planète.

Plus loin, une alcôve décorée façon laverie compare la consommation d'eau quotidienne dans diverses région du monde (400l pour un Américain, 200l pour un Belge, 90l pour un Chinois et seulement 20l pour un Africain). Une autre, décorée façon restaurant, montre ce que mangent et boivent en une semaine des familles de différents pays. Dans un supermarché reconstitué, on peut scanner des produits pour savoir combien de grammes (ou de kilos!) de CO2 ont été émis afin de les transporter jusqu'à Bruxelles: un kilo de tomates venues d'Espagne, c'est 150gr; un gigot d'agneau de Nouvelle-Zélande, c'est 3 kilos. Ainsi "C'est notre Terre" démontre-t-elle de façon limpide l'intérêt des mesures préconisées par les écologistes - consommer des produits locaux et de saison, par exemple.

Des installations et des photos d'artistes contemporains mettent en scène la production de déchets des pays riches (j'ai notamment été frappée par un immense montage façon décharge publique, montrant 2 millions de bouteilles plastiques - soit ce que consomment les Américains en l'espace de... 5 minutes). Des caissons sensoriels permettent d'expérimenter l'effet de whiteout ou la nuit dans une forêt totalement obscure. Des vidéos expliquent de façon très claire et très concise comment nous sommes en train d'épuiser les réserves de la planète: aujourd'hui, en 9 mois, nous consommons un an de ressources naturelles.

Les enfants ne sont pas oubliés; de petites salles de jeux mettent à leur portée les concepts par ailleurs démontrés aux adultes. Et malgré la gravité du sujet, l'humour est également bien présent. Ne ratez surtout pas, dans la dernière partie de l'exposition consacrée à la recherche de solutions, la vidéo publicitaire pour un nouveau moyen de transport radicalement écologique: le pied! Chouchou et moi sommes ressortis de là enchantés.

"C'est notre Terre!", jusqu'au 10 mai 2009 à Tour & Taxis, Bruxelles.
Nocturne le mercredi jusqu'à 21h.

lundi 2 mars 2009

I am not there

Do not stand at my grave and weep
I am not there, I do not sleep.
I am a thousand winds that blow,
I am the diamond glints on the snow,
I am the sunlight on the ripened grain,
I am the gentle autumn rain.
When you wake in the morning's hush,
I am the swift uplifting rush
Of quiet birds in cercled flight.
Do not stand at my grave and cry
I am not there, I did not die.

Un an déjà.
Brigitte me manque.

Dans mon sac, il y a...

...Ou du moins, il y avait avant que j'en change vendredi dans la journée pour adopter son petit frère (de haut en bas et de gauche à droite):
- un flyer pour le festival Trolls & Légendes 2009 auquel nous comptons assister en avril prochain
- une liste de courses Delhaize datant du week-end précédent
- une carte du restaurant Hong-Hoa où nous avons mangé récemment
- un porte-clés Dark Dudes représentant un petit lapin pirate, acheté en Suède à l'automne dernier
- Régis
- un bonnet rayé qui me sort par les oreilles mais auquel je ne trouve pas le remplaçant idéal (beige ou gris tricoté en grosse maille)
- un Bic noir, le seul stylo avec lequel j'écrive vraiment bien
- une petite cuillère (don't ask)
- un carnet de notes à pages détachables
- mon passeport contenant 5 tampons (2 du Japon, 3 des USA)
- un téléphone portable Nokia basique de chez basique
- une petite trousse à imprimé hérissons achetée sur ShanaLogic contenant
*un paquet de Kleenex publicitaire distribué gare du Midi début février
*un peigne
*une tablette de Dolipranne 1000 dans laquelle il ne reste qu'un demi-comprimé
*un rouge à lèvres Paul&Joe, un rouge à lèvres Anna Sui, un rouge à lèvres d'une marque inconnue (Boots?) portant le n°7, un tube de gloss Clarins
*mon pendentif "Bon pour une vie de bonheur" acheté chez Graphie Sud en juillet 2007
- une paire de gants Isotoner en cuir marron foncé
- un portefeuille en cuir rouge Francinel contenant entre autres choses deux facturettes de taxi de 10€ chacune
- mon disque dur externe
- une carte 10 voyages STIB

Et si on se faisait une petite chaîne, les filles? A vous de photographier et de lister le contenu de votre sac à main de la manière la plus détaillée possible dans votre blog!

Opération cupcakes: la débâcle

Ca fait des mois que je prévois de me lancer dans la confection de cupcakes. Je ne suis pas très branchée sucré, mais je craque pour le côté über-cute de ces pâtisseries individuelles qui se prêtent à tous les délires de customisation. De plus, comme c'est la mode en ce moment, les bouquins de recettes fleurissent dans les rayons des librairies, et tous les magazines girlies y vont de leurs petites fiches illustrées. Après avoir passé des tonnes d'options en revue, j'ai choisi une recette au citron toute simple parue dans l'avant-dernier Biba. On m'avait assuré que les cupcakes, c'était facile comme tout, et je me voyais déjà en faire ma "pâtisserie signature" - le truc que je préparerais systématiquement quand j'aurais de la visite ou quand je voudrais apporter un truc maison chez des amis.

Samedi en rentrant de Filigranes, donc, je me suis attaquée à la confection de ma première fournée, un oeil sur la recette et l'autre sur l'immense saladier dans lequel je comptais mélanger mes ingrédients.

Alors d'abord, il faut savoir que mélanger du beurre mou et du sucre avec un fouet manuel, c'est juste impossible. Le beurre va se loger en masse compacte au milieu du fouet et refuse d'en ressortir. J'ai solutionné le problème en malaxant tout ça avec mes mains. J'ai rajouté les autres ingrédients: oeufs, farine, levure, lait et jus de citron. So far, so good. Puis j'ai versé ça dans le moule à muffins acheté pour la circonstance, en ne remplissant mes caissettes qu'aux trois quarts comme préconisé. Sauf que le silicone, ça plie, et qu'en transportant mon moule dans le four, la moitié de la pâte s'est barrée des trous pour couler vers le milieu. J'ai juré très fort et manqué me cramer les deux mains sur les côtés du four en tentant un rétablissement foireux.

Vingt minutes plus tard (temps de cuisson indiqué sur la recette), mes cupcakes étaient toujours crus au centre. Il a fallu attendre presque une demi-heure de plus pour qu'un couteau plongé dedans en ressorte sec, et entre-temps, le dessus avait desséché et quasi-cramé. J'étais un peu dépitée, mais je me suis dit que la seconde fournée serait meilleure.

Pendant que les premiers gâteaux refroidissaient et que les seconds cuisaient, je me suis attaquée à la confection du glaçage. Autrement dit, j'ai mélangé l'autre moitié de ma plaquette de beurre mou avec les deux tiers d'un paquet de sucre glace (dit "sucre impalpable" en Gelbique, c'est toujours bon à savoir) et le jus d'un deuxième citron. "Fouettez vivement à la main pendant cinq minutes", qu'elle disait la recette. Ouais, ben que ce soit Chouchou ou moi, on n'a pas réussi. Obligés de sortir le robot ménager de la mort, celui dont on se sert trente secondes et qu'on met ensuite trente plombes à nettoyer. La consistance obtenue semblait correcte. Ne restait plus qu'à attendre que les cupcakes refroidissent pour les garnir avec la poche à douille contenue dans le kit "spécial cupcakes" acheté chez Mmmmh le dimanche d'avant.


Au final, j'ai fait 16 gâteaux en trois fournées - alors qu'il était indiqué "pour 8 à 10 cupcakes"; pourtant les dimensions des moules sont standard... A se demander si l'auteur a seulement testé sa recette avant de la publier! L'opération glaçage a été l'occasion de découvrir que 1/ la poche à douille était taillée dans un matériau tissé non étanche, et que la moitié de son contenu se barrait par les trous façon cheveux de figurines Play-Doh, 2/ la quantité de glaçage était insuffisante pour recouvrir tous les gâteaux. Les quatre derniers (les plus réussis, comme de bien entendu) sont donc restés chauves.

Mais le plus décevant, ça a quand même été le goût. Rien à voir avec les cupcakes mangés aux USA ou même dans les boutiques spécialisées d'Europe. On aurait dit des quatre-quarts individuels plutôt que des espèces de grosses madeleines. A mon avis, beaucoup trop de beurre et de sucre par rapport à la quantité d'oeufs et de farine. Bref, un ratage intersidéral. L'une d'entre vous aurait-elle, par hasard, une recette testée et approuvée (et pas trop difficile!) à me conseiller? Mary? Quelqu'un?

dimanche 1 mars 2009

Maquillage n°1: Electra danse la rumba


Bon alors évidemment, passant derrière Hélène, j'ai l'air un peu pitoyable avec mes sourcils pas coiffés, mes rides pas comblées (mais j'ai commandé la gomme Filorga!), mes trois cils qui se courent après et mon absence d'eye-liner. L'avantage, néanmoins, c'est que se prendre en photo souligne très fort les défauts à rectifier la fois d'après!

Sinon, pour faire la pro que je ne suis pas, puisque j'ai commencé à me maquiller courant décembre: les fàp utilisés sont le Electra de chez MAC dans la moitié interne, le Rumba de chez Stila dans la moitié externe, et le Naked Lunch de chez MAC en highlighter.

PS: on voit Chouchou en train de me prendre en photo dans mon iris, j'adore!!!

Une année d'auto-portraits: semaine 9


Mais pourquoi je me prends toujours en photo au sortir de la douche avec les cheveux à moitié secs? Hein, pourquoi? J'aurais aussi pu photoshoper les taches de melasma sur mon front, mais j'ai préféré les laisser pour la valeur documentaire - par contre, si une MBDF girls a un fond de teint vraiment couvrant à me recommander, je suis preneuse! Ici, je porte le Avène n°1 qui correspond bien à ma couleur de peau mais ne planque pas grand-chose.

On a frôlé l'exploit

Hier, à notre arrivée chez Ikea vers midi moins le quart, le magasin était quasiment désert. Nous avons foncé au rayon literie, obtenu le papier correspondant à notre nouveau matelas Sultan Engenes en latex, et immédiatement filé vers les caisses sans passer par la case départ nous arrêter pour regarder les cadres photo ni les boîtes de rangement. "C'est la première fois de ma vie que je vais ressortir d'Ikea sans rien d'autre que ce que je suis venue chercher!", ai-je lancé triomphalement à Chouchou alors que nous traversions le rayon accessoires de cuisine.

...Bien entendu, trois mètres plus loin, je suis tombée en arrêt devant des crochets à torchon mignonissimes.

Il faut savoir que notre nouvel appart qu'on adore a quand même un défaut: il est maudit du crochet autocollant. Nous en avons déjà acheté deux sortes - des ordinaires pas chers chez Carrouf, puis des super-méga-adhésifs à dix euros les trois chez Brico -, et bien que nous ayions soigneusement respecté les instructions de pose, tous sont lamentablement tombés dans les cinq minutes après que nous y ayions accroché un torchon. Depuis, les "essuis à mains", comme on les appelle en Belgique, sèchent lamentablement sur le radiateur de notre cuisine, et en grande maniaque, j'en suis fort contrariée. De toute évidence, nous avions besoin d'un modèle qui se visse au mur, mais où le trouver?

Ben, chez Ikea. A 1,99€ pièce l'adorable derrière de chat - ou de chien? - en sept couleurs assorties. A la grande surprise de Chouchou ("Tu es sûre que tu ne préfères pas un rose et un noir?"), j'en ai pris un turquoise et un rouge.

Et du coup, l'univers n'a pas implosé hier sur le coup de midi trente. Malgré tous nos vaillants efforts, nous n'avons pas réussi à faire voler en éclats la loi métaphysique selon laquelle nul mortel ne peut ressortir de chez Ikea sans une merdouille qui ne figurait pas sur sa liste.

samedi 28 février 2009