mardi 23 décembre 2008

Du shopping, du fromage et Vanessa

Pour la première fois ce matin, mon Google Reader était complètement vide. Qu'importe; je serai la dernière des blogueuses en cette période de fêtes de fin d'année. C'est qu'il faut bien justifier l'achat du Eee-PC!

Hier, donc, nous avons pas mal traîné le matin (comme il se doit pendant toutes vacances dignes de ce nom). Vers midi, Soeur Cadette, Chouchou et moi sommes passés chez mes parents pour leur déposer Cahouète. J'ai trouvé Père assez marqué par la fatigue mais pas plus défaitiste que d'habitude. Après un apéro rapide, nous sommes partis en ville pour faire quelques courses. Comme il était déjà 14h et qu'il commençait à faire faim, nous nous sommes d'abord arrêtés au Café des Couleurs pour un sympathique déjeuner libanais. Puis nous nous sommes lancés à l'assaut des magasins bondés et surchauffés: Trait pour dénicher un nouveau petit cahier de comptes, Cop Copine où Soeur Cadette a investi dans une jolie robe japonisante qu'elle portera pour le réveillon, un point presse pour acheter des cartes postales (Postcrossing oblige) et ramener L'Equipe du jour à David qui était resté bosser à la maison, la Fnac où j'ai craqué pour le DVD de "Ratatouille" et où Chouchou a enfin trouvé sa tablette graphique, une épicerie fine qui vendait du thé Mariage Frères, Xavier où nous avons fait l'emplette d'un repas-fromage pour le soir même, la boulangerie d'en face pour prendre du pain et pas moins de deux Nicolas pour trouver le vin souhaité. Après nous être rapatriés en métro jusqu'à Balma où nous avions laissé la voiture, nous avons encore fait un tour au Cultura qui s'est récemment implanté là. Dommage, ils n'avaient pas le manga que cherchait Chouchou, mais j'ai quand même dégoté quelques fournitures de scrap. En regagnant la Fiat 500 de Soeur Cadette dans le coffre de laquelle nous avions laissé nos courses, nous avons été assaillis par une bonne odeur mélangée de fourme d'Ambert et de Trou du Cru. En même temps, si on voulait que ça sente meilleur, il fallait faire un repas-fleurs. Mais à mon avis, les pétales de rose vont beaucoup moins bien avec le pain de campagne et le Bourgogne rouge.

Nous sommes rentrés assez crevés d'avoir piétiné au milieu de la foule et marché dans le froid tout l'après-midi. La vendeuse de chez Xavier avait gentiment qualifié notre repas-fromage de "n'importe quoi": chacun avait réclamé ses préférés, si bien que certains genres (brebis et chèvres frais) étaient surreprésentés et d'autres (pâtes fleuries) complètement absents. Ca ne nous a pas empêchés de leur faire un sort à tous. Au rayon découverte, j'ai beaucoup apprécié l'Ovalie. Pour digérer tout ça, Attila nous a entraînés dans une partie de "Tic Tac Boum", un jeu assez drôle où les participants se refilent une bombe en énumérant les choses que l'on peut trouver dans un endroit déterminé par une carte. La personne qui a la bombe en main au moment où elle "explose" conserve la carte, et le gagnant est celui qui a le moins de cartes devant lui en fin de partie. Nous avons beaucoup rigolé. Puis j'ai réquisitionné la télé pour regarder le documentaire sur le Divinidylle Tour de Vanessa Paradis que diffusait France 2. Pendant ce temps, Attila allait se coucher, Soeur Cadette comatait sur le canapé entortillée dans une immense couverture en polaire, David se battait contre son wifi fluctuant et Chouchou installait sa tablette graphique en poussant des cris de joie.

lundi 22 décembre 2008

Cette fois, c'est la bonne

Nous avons passé notre dimanche à errer comme des âmes en peine dans le centre de Bruxelles, Eee-PC sous le bras en quête d'un endroit pourvu de wifi. Nous arrachant à la chaleur de notre couette à une heure indue pour un week-end, nous nous sommes précipités chez Filigranes dès l'ouverture. Malheureusement, notre librairie préférée ne propose qu'une connexion Belgacom payante et était en rupture de cartes hotspot. Damned. Quelques minutes de métro et nous avons débarqué à la Fnac de City 2 où nous espérions trouver la tablette graphique Bamboo Fun que convoitait Chouchou. Pas de bol: elle n'était plus disponible qu'en néerlandais, et le café Fnac récemment ouvert n'a pas de wifi. Grmbl. Même déconvenue à la Boule Rouge où nous avons déjeuné d'un trio de pâtes moins bien que celui du Mano a Mano mais néanmoins fort correct, surtout avec un petit verre de Bardolino. Au final, nous sommes remontés en bus jusqu'à l'Exki de la chaussée de Namur qui, miracle, dispose bien d'une connection gratuite pour ses clients.

Puis nous nous sommes retapé le trajet vers l'aéroport pour la deuxième fois en 24h. Le voyage en avion a été usuellement rapide et inconfortable: la température en cabine frôlait les 60°, mon voisin de devant a jugé bon de descendre son dossier au maximum, un bébé s'est fendu de démonstrations répétées de ses capacités pulmonaires et la passagère assise à ma droite n'a pas arrêté de péter. Que du déjà-vu qui m'a laissée de marbre (bien que parfois en apnée). Soeur Cadette nous a récupérés avec nos 27,7 kilos de valises, et nous sommes arrivés sans encombre à Sonpatelin. Tous les paquets que j'avais fait livrer chez mes parents m'attendaient sur le lit de la chambre d'amis; je les ai déballés avec des couinements de plaisir. Une paire de sandales Chie Mihara, notamment, m'a poussée à défiler dans le couloir de la maison en faisant admirer mes pieds à toutes les bonnes âmes encore non endormies à cette heure tardive et non collées devant leur simulation du Vendée Globe. Au final, je me suis couchée vers 2h30 après avoir surfé tout mon soûl, crevée mais ravie. Cette fois, c'est vraiment les vacances!

samedi 20 décembre 2008

Départ manqué

Depuis mon retour des Utopiales début novembre, il fait un temps sinistre à Bruxelles, et je déprime solidement. Seule me fait tenir la pensée des vacances de Noël. Dans ma tête, je compte les jours qui me séparent du samedi 20 décembre et du moment où je retrouverai ma famille.

La dernière semaine a été particulièrement pénible. Depuis mercredi, l'excitation me rend insomniaque et la fébrilité m'empêche de quasiment de bosser, ce qui signifie qu'au lieu de glandouiller encore une semaine après mon retour de Toulouse, je devrai travailler tous les jours, 1er janvier inclus - et ce, sous l'emprise d'un blues carabiné comme chaque fois. Pour ne rien arranger, hier après-midi, le voisin du dessus dont nous piratons le wifi en attendant d'être accordés au réseau est parti en vacances dans son pays d'Europe de l'Est natal en coupant sa Livebox. Donc, j'ai passé les dernières 24h sans internet à me lamenter: "Qu'est-ce que j'peux faire, chai pas quoi faire".

Aujourd'hui, j'ai tourné en rond dans l'appart' sans rien glander d'autre que le ménage. Chaque fois que je calculais l'heure de départ optimale, j'enlevais quinze minutes "comme ça, on aura le temps de manger dans l'aéroport". A 17h45, nous nous sommes enfin mis en route avec nos deux valises, dont une moitié aussi grosse que Chouchou et pesant un bon tiers de son poids. Nous avons pris deux bus jusqu'à la gare centrale et le train habituel jusqu'à Zaventem. Malgré une vilaine migraine qui me tenaillait depuis le début d'après-midi et la nausée que me fichent toujours les transports en commun, je ne me tenais plus de joie.

...Jusqu'à ce que nous déboulions dans le hall des départs et que je cherche notre avion sur le grand tableau. A 20h35 - horaire soigneusement vérifié plusieurs fois ces derniers jours -, il n'y avait qu'un avion pour une destination si obscure que même son nom ne me disait rien. Puis que dalle jusqu'à 22h passées. Parce que voilà, la seule chose que je n'avais pas pensé à vérifier sur nos billets, c'était la date. Qui était le dimanche 21 et non le samedi 20.

"Il vaut mieux ça que le contraire", a aussitôt fait valoir Chouchou devant ma mine effondrée. Et certes, c'est vrai que ça ne retarde jamais notre départ que de 24h. N'empêche, pendant tout le trajet du retour à la maison, j'étais inconsolable. Je vais voir ma famille deux pauvres fois par an, et perdre une journée sur le temps que je comptais passer avec eux, c'est déjà un crève-coeur.

jeudi 18 décembre 2008

"Australia"

Hugh Jackman débarque dans un vilain bar où on ne sert pas les aborigènes, et la caméra fait un gros plan sur ses yeux à moitié masqués par le rebord de son chapeau, à la Clint Eastwood. Hugh Jackman casse sur la tête d'un méchant Blanc la valise de la riche aristocrate anglaise qu'il est venue chercher au port pour la conduire au ranch de son mari. Hugh Jackman se lave torse nu en s'aspergeant d'un seau d'eau, à la tombée de la nuit devant un feu de camp qui fait doucement luire ses pectoraux. Hugh Jackman n'appartient à personne et n'a pas de patron, c'est lui qui le dit sur un ton sec. Hugh Jackman se fait tirer l'oreille pour convoyer 1500 bêtes à travers le nord de l'Australie avec pour toute aide deux fidèles aborigènes, deux femmes, un poivrot et un enfant. Hugh Jackman est beau même avec les lèvres craquelées par la chaleur et le visage couvert de la poussière du désert. Hugh Jackman n'est pas chaud pour apprendre à danser le fox-trot en pleine cambrousse. Hugh Jackman donne à Nicole Kidman le baiser le plus tarte de l'histoire du cinéma (WTF?). Hugh Jackman, pour faire plaisir à la même Nicole Kidman, rase la barbe qui le rendait somptueux et enfile un méchant smoking à veste blanche. Hugh Jackman dompte les chevaux sauvages en faisant claquer son fouet ou en les mettant à genoux devant lui par la seule puissance des ondes viriles qu'il dégage. Hugh Jackman ne tient pas en place; il s'est fait repousser la barbe et les fourmis dans les jambes sont revenues avec. Hugh Jackman se dispute avec Nicole Kidman et se casse pour six mois. Hugh Jackman croit sa dulcinée morte dans un bombardement et, des larmes coulant dignement sur les joues, exige que le proprio du vilain bar serve un godet à son beau-frère aborigène. Hugh Jackman part faire l'impossible: chercher le fils adoptif métis de Nicole Kidman que des méchants curetons ont emmené dans une île pour extraire la noirceur de son âme, quelques heures seulement après que des avions japonais aient tout rasé sur l'île en question. Hugh Jackman sauve tous les petits n'enfants et les ramène sur le continent. Hugh Jackman plonge sur le fils adoptif de Nicole Kidman pour le protéger contre une balle. Hugh Jackman a enfin compris ce qu'est l'amour et peut rentrer à la maison.

Sinon, il paraît qu'il y avait d'autres acteurs et des scènes sans Hugh Jackman, mais j'ai pas bien fait attention.

mercredi 17 décembre 2008

Cette salope de Morphée

A force de batailler, j'avais réussi à ramener mes heures de sommeil dans un créneau vaguement acceptable: couchée à minuit, endormie vers 1h, debout entre 9h30 et 10h. Puis l'hiver est arrivé. Je me suis remise à boire du thé jusque très tard dans la journée* et à rechigner de plus en plus à sortir de ma couette le matin. Résultat: ces jours-ci, je ne me réveille pas avant 11h. Et hier soir, je ne dormais toujours pas à 2h20. Comme dans ces cas-là, j'ai tendance à broyer du noir, j'ai fini par me lever et par rallumer mon ordinateur. Après avoir rédigé une carte Postcrossing pour les USA et commandé un aller simple Paris-Monpatelin pour le mois de mars après le Salon du Livre, j'ai passé une bonne heure à préparer mon traditionnel post "bilan de l'année", celui que je publierai le 31 décembre. Pour ça, j'ai dû relire mon agenda 2008 tout entier. A la fin, je n'avais toujours pas sommeil, mais il était 4h et ça commençait à faire vraiment tard. Je suis retournée au lit; je me suis collée en cuillère derrière Chouchou avec mes genoux dans le pli des siens et mon nez enfoui entre ses omoplates. Une bonne demi-heure a encore dû s'écouler avant que cette salope de Morphée se décide enfin à mettre un terme à mes souffrances.

Je voudrais bien savoir pourquoi les bonnes habitudes sont si difficiles à conserver et les mauvaises, si faciles à prendre. Je ne devrais peut-être pas m'obstiner à lutter contre mon biorythme naturel... Mais il ne me rend pas la vie facile. Si je recommence à n'émerger que passé midi, comme je le faisais à une période, je ne verrai plus la lumière du jour que deux ou trois heures en cette saison à Bruxelles: bonjour la déprime! Je déteste la nuit qui décuple mes angoisses. J'aimerais tant dormir pendant qu'il fait noir, me réveiller aux premières lueurs de l'aube et piquer du nez vers 22h30! Apparemment, mon corps n'est pas programmé pour ça, et lui faire prendre un pli différent est une lutte permanente.

*Je sais: le rooibos. Malheureusement, je déteste ça.

mardi 16 décembre 2008

Quand je vous disais que le shopping était une activité à risque!

Voilà maintenant que les terroristes posent de la dynamite dans les grands magasins parisiens.Y'a plus de respect pour rien, je vous jure. Du coup, je me demande si c'est vraiment une bonne idée d'aller faire l'ouverture des soldes d'hiver boulevard Haussmann, le 7 janvier prochain.

lundi 15 décembre 2008

Ma liste au Père Noël

Dans la catégorie "accessible":
- Une leçon de maquillage au MAC de la chaussée de Charleroi (pour enfin apprendre à faire un smoky potable et à poser correctement le blush).
- Le rouge à lèvres Velvet n°001 en édition de Noël limitée de Paul&Joe (il n'est déjà plus disponible sur internet, snif).
- Un massage ayurvédique au Serendip Spa.
- La théière Cotton Club en verre ou Love Pot en métal argenté de chez Mariage Frères (pour les utiliser, pas pour les collectionner cette fois).
- Du Thé sur le Nil de chez Mariage Frères (j'avais totalement oublié que j'adorais cette variété et n'ai pas pensé à en acheter lors de mon dernier passage à Paris).
- Un grand sac de mendiants Wittamer mélangés.
- Un abonnement au magazine de scrap Entre ARTistes (j'ai envoyé Père en mission pour me trouver le numéro 2, et apparemment c'est pas gagné).
- Le jeu "Ma pause yoga" pour DS.
- Le DVD de "Ratatouille".
- La saison 1 de "Gossip girl" (je n'en ai pas vu un seul épisode mais tout le monde toutes les filles de la blogosphère sont accros et elles ont fini par me donner envie).
- Les saisons 4 et 5 de "NCIS" (pour rattraper tout ce que j'ai raté depuis mon installation à Bruxelles).
- Le nouvel album de Guns'n'Roses (bien qu'il n'ait paraît-il rien à voir avec les précédents, dont j'étais raide dingue dans mon jeune temps).
- Deux places pour le concert sold out de Bénabar au Cirque Royal en février prochain.
- La même chose pour le concert de Francis Cabrel (pourquoi, mais pourquoi je m'y prends toujours trop tard?).
- Des livres: "The graveyard book" de Neil Gaiman, "The tales of Beedle the bard" de J.K. Rowling, "Comptines assassines" et "Contes de crime" de Pierre Dubois.
- Les bottines Bailona de Chie Mihara en gris/turquoise et en 35 1/2.
- Une promenade en montgolfière.

Dans la catégorie "faites péter le Codevi":
- Un canapé convertible Karlstad rouge avec bergère à droite.
- Un matelas en 140 plus ferme d'un côté que de l'autre.
- Un stage de préparation au brevet de chute libre pour deux personnes.

Dans la catégorie "réservé aux généreux mécènes":
- Un abonnement illimité sur la ligne Bruxelles-Toulouse (pour aller voir ma famille plus souvent que deux misérables fois par an).
- Un tour du monde de l'hémisphère nord tous frais payés qui passerait notamment par: Lisbonne, Barcelone, Rome, la Norvège (pour une petite croisière dans les fjords), Prague, Saint-Petersbourg, Petra (pour faire plaisir à Chouchou, parce que moi, le désert et les vieilles pierres, hein...), le Népal, l'Inde, Bali, Shangai, Pékin, Hong-Kong, le Japon, San Francisco, San Diego (de préférence pendant la ComiCon), Chicago, New York.
- Un solitaire Tiffany taille Lucida, monture platine (un carat suffira: j'ai des mains minuscules).

Dans la catégorie "totalement irréaliste":
- Un traitement efficace à long terme contre l'endométriose (qui en même temps ferait disparaître le melasma provoqué par les hormones dont je me bourre actuellement).
- Un produit miracle qui empêcherait la chute des poils de chat.
- ...Et un autre qui me permettrait de m'empiffrer chez Mamma Roma tous les soirs sans jamais prendre un gramme.
- Une longue conversation sur le sens de la vie avec Leonard Cohen.
- Une longue conversatinon sur la nature de l'art avec Sophie Calle.
- Une longue conversation sur l'économie mondiale de demain avec Barack Obama.
- Un dîner en tête-à-tête avec Hugh Jackman (*bave, bave*).
- Que plus personne n'ait à dormir dehors pendant les mois d'hiver dans nos pays soi-disant civilisés.

Et je ne sais pas dans quelle catégorie ça rentre - dans la première, j'espère -, mais c'est de très loin le plus important pour moi: que l'opération de mon papa début janvier se passe bien et qu'il guérisse vite.

dimanche 14 décembre 2008

"Burn after reading"

La différence entre un véritable amateur de cinéma et une dilettante dans mon genre, faisais-je remarquer l'autre jour à Chouchou, c'est que le premier choisit ses films en fonction du réalisateur et la seconde, du sujet ou des acteurs. Ainsi, bien que n'ayant pas un a priori favorable sur les frères Coen, j'avais très envie de voir "Burn after reading" à cause de son casting alléchant: George Clooney, Tilda Swinton et surtout le trop rare mais génialissime John Malkovich*.

Erreur. Grave erreur. J'ai passé deux heures à assister impuissante au suicide par paquets de 500 de mes neurones rendus maboules d'ennui. Je ne dirais pas que "Burn after reading" est un mauvais film, loin de là: l'histoire est tordue mais se tient à sa façon, tous les acteurs livrent des performances impeccables, et je voyais bien que l'ensemble dégageait un certain humour. Juste, cet humour n'était pas le mien. J'avais beau tenter de m'intéresser à ce qu'il advenait des personnages, rien, nada, zilch. Chouchou, en revanche, ne se tenait plus de joie; je le sentais frétiller dans le siège voisin.

Pour me consoler, nous avons été chez Filigranes lire des magazines et acheter le tome 3 de "L'infirmerie après les cours". Raté: le café indoor était blindé de monde, et le responsable du rayon manga m'a informée qu'il n'avait aucun tome de cette série. Quand nous sommes rentrés à la maison, une petite surprise nous y attendait: Chouchou ayant malencontreusement bloqué l'accès au bac à litière avant de partir en début d'après-midi, les chats avaient fait pipi sur notre couette ET sur le canapé. Là tout de suite, je m'apprête à descendre à la cave récupérer ma deuxième machine de linge propre et mettre en route la troisième. This was not a good sunday.

*Merci de ne pas me parler de Brad Pitt dont la présence à un générique aurait plutôt tendance à me faire fuir.

samedi 13 décembre 2008

Les lumières de Nowel

Si Bruxelles n'est pas précisément claffie de monuments touristiques, elle s'enorgueillit néanmoins d'une magnifique Grand-Place qui reçoit, en août, le plus grand tapis de fleurs du monde, et en décembre, des illuminations assez grandioses made in Electrabel. Et autant je peine à comprendre l'engouement universel pour les marchés de Noël (partout les mêmes petites cabanes en bois préfabriqué qui vendent les mêmes ramasses-poussière; partout la même bouffe grasse, calorique et bien trop chère), autant je m'émerveille volontiers devant les jeux de lumière. Nous étions très occupés le week-end dernier et nous partirons à Toulouse samedi prochain; cela ne nous laissait donc qu'aujourd'hui pour descendre en centre-ville nous en mettre plein les mirettes - et les Lumix.

L'immense sapin était toujours là, fidèle au rendez-vous. Mais cette année, Electrabel avait innové en ajoutant, aux traditionnelles projections de motifs sur les sublimes façades gothiques, une installation de colonnes lumineuses aux couleurs changeantes. Passée la surprise initiale, l'ensemble donnait assez bien. Et j'ai eu ma seconde d'attendrissement en réalisant que c'était déjà la troisième fois que j'admirais les lumières de Noël sur la Grand-Place en compagnie de Chouchou... ainsi que de mon bonnet, de mon écharpe et de mes gants. Car malheureusement, il faisait un froid de gueux à Bruxelles aujourd'hui. L'an dernier à la même époque, c'était la cohue dans le quartier; j'avais même failli paniquer tant la foule était dense, et nous avions mis un bon quart d'heure à nous en extraire. Cette fois, les gens n'étaient pas bien nombreux à stationner sur les pavés le nez en l'air. Je n'ai même pas eu le courage de sortir mon appareil photo de mon sac, et j'ai lâchement laissé Chouchou se charger des photos vu que de toute façon, il n'avait pas de gants, lui. Au bout de deux minutes à peine, n'y tenant plus, nous avons battu en retraite vers l'arrêt du 71 qui allait nous conduire vers l'Ultime Atome pour une collation bien méritée.

Random act of kindness

Hier, Marine me demande le nom du thé vert à la pêche qu'elle a bu chez nous en octobre. Comme il n'y a pas de Palais des Thés là où elle habite et que je dois justement passer aujourd'hui à celui de Bruxelles, je propose de lui en envoyer. Elle est toute surprise et gênée quand je refuse qu'elle me rembourse. "Je n'ai jamais rien fait pour toi", proteste-t-elle. Bah oui, mais l'amitié - et les rapports humains en général, d'ailleurs -, c'est pas de la comptabilité. Quand j'étais ado et fauchée, j'avais des amis plus vieux qui bossaient déjà et qui me transportaient dans leur voiture ou m'invitaient parfois au resto. Pour eux, ce n'était pas énorme; pour moi, ça faisait une grosse différence. J'aime l'idée de rendre ça à la génération suivante.

Plus globalement, je suis fan du motto américain "pass it on" (qu'on pourrait traduire par "faites passer"), ou du concept de "random acts of kindness" ("actes de gentillesse aléatoires"). Celui-ci est assez populaire Outre-Atlantique; il me semble même qu'on en avait fait un film il y a quelques années, avec l'insupportable Haley Joel Osment. Accomplir spontanément un geste qui va embellir la journée d'autrui et ce, sans rien en attendre en retour ni égard ni grand amour pas même l'espoir d'être aimééé, c'est une des plus grandes sources de satisfaction que je connaisse. Du coup, on peut même dire que ce n'est pas gratuit du tout, puisque ça m'apporte du plaisir. Mais bon, je ne vais pas non plus me forcer à faire des choses non-obligatoires qui m'emmerdent, hein. Ma bonne volonté (ou mon masochisme!) ne va pas jusque là. Simplement, je trouve qu'il y a beaucoup de bonheur à mettre un sourire sur les lèvres de quelqu'un, juste parce que.

vendredi 12 décembre 2008

"Quinze chansons"

J'avais adoré le premier album éponyme de Vincent Delerm, été très déçue par la tristesse qui se dégageait du second ("Kensington Square") et totalement ignoré le troisième ("Les piqûres d'araignée"). Est-ce parce que je viens de finir le dernier livre de son père? J'ai soudain eu envie de me replonger dans son univers intimiste. Et je ne le regrette pas. Si l'humour que j'avais tant apprécié dans ses premières chansons est beaucoup plus discret ici - malgré quelques amusantes comparaisons dans "Un tacle de Patrik Vieira n'est pas une truite en chocolat" -, on y retrouve le sens du détail significatif qui a également fait la célébrité de son écrivain de papa, ce don pour brosser des atmosphères en quelques traits marquants. "Tous les acteurs s'appellent Terence" évoque à merveille le cinéma hollywoodien d'après-guerre; "Allan et Louise" esquisse l'histoire d'un couple qui aurait pu se reconstituer sans le 11 septembre; "78543 habitants" conjure la mélancolie du retour dans la petite ville de province où on a passé son enfance. J'ai sursauté en entendant "From a room", morceau d'un peu moins d'une minute où une voix de femme dément les idées reçues sur la photo figurant au dos d'un disque de... Leonard Cohen. Malgré tout, cet album m'a un peu laissée sur ma faim. Une bonne moitié des chansons ont un goût d'inachevé et la nostalgie y prédomine un peu trop à mon goût. Conclusion: pas mal, mais peut mieux faire.

Message personnel: Vincent, mon ex-mari a appelé, il voudrait que tu lui rendes sa coiffure.

jeudi 11 décembre 2008

"Chicou Chicou"

J'aime la collection Shampoing dirigée par Lewis Trondheim, et aussi les gros pavés BD surtout si leur unique couleur hormis le noir et blanc est le rose. Autant de raisons pour m'intéresser à "Chicou Chicou".
Le principe? Cinq dessinateurs s'amusent à se mettre en scène selon le principe du cadavre exquis: l'un d'eux commence une histoire, les autres la poursuivent. L'idée est intéressante, mais le résultat assez inégal à mon avis. Certains chapitres m'ont bien faire rire (l'attaque des zombis, la tranformation en super-héros); et j'ai trouvé que d'autres tombaient plutôt à plat (les années lycée, la miniaturisation et l'exploration d'un corps vu de l'intérieur). Petit coup de coeur pour les trois pages de "Matin d'hiver" par Ella, que j'aurais pu réaliser moi-même si je savais dessiner. Néanmoins, avant d'investir 35€ dans cette bédé, je vous suggère d'aller faire un tour sur le site des auteurs pour vérifier que vous accrochez à leur style de dessin et à leur humour.

mardi 9 décembre 2008

Migration informatique

La migration informatique a été douloureuse. C'est que je ne changeais pas seulement de machine, mais aussi de système d'exploitation, passant de XP à Vista. Et après trois jours à frôler l'hystérie, je me pose toujours la même question: comment peut-on obliger les gens à remplacer un truc médiocre par un autre encore plus naze? "Microsoft, célemal", me répond Chouchou, pas plus étonné que ça. Sans lui, je pense que mon nouveau portable HP aurait déjà volé par la fenêtre. La moitié des fonctions que j'utilisais ont disparu ou changé, m'obligeant à modifier tous mes automatismes si durement acquis. L'autre moitié est devenue dix fois moins performante; par exemple, l'upload de mes photos sur Blogger, qui durait quelques secondes avec XP, prend désormais plusieurs minutes. Pour ne rien arranger, la dernière synchro de mon portable précédent avec mon disque dur externe a bizarrement omis la récupération de mes photos des deux derniers mois, ainsi que du fichier Adobe contenant le roman pas encore publié dont je suis censée rendre la trad avant les vacances de Noël. Heureusement que j'avais une sortie papier à Bruxelles, parce que j'ai laissé le vieux HP et tout son contenu à Monpatelin. Cerise sur le gâteau, j'ai dû reprogrammer des dizaines d'options de correction automatique dans mon Word et retrouver le mode d'emploi des tirets quadratins. Mais voilà, le plus dur est fait, et il ne me reste qu'à m'habituer à mon nouveau clavier: pour l'instant, je ne parviens à taper du premier coup qu'un "a" et un "e" sur deux, ce qui fait considérablement baisser ma vitesse de frappe. Quant au reste, je suis très contente de la légèreté de ce portable, de son encombrement moindre, de sa webcam intégrée et du joli dessin sur sa coque.

lundi 8 décembre 2008

"Twilight"

En Belgique, il fait moche environ 370 jours par an. En Belgique, la Poste c'est rien que des fainéants et les services de douane, un ramassis d'escrocs. En Belgique, y'a des speculoos dans tout. En Belgique, il faut se battre plusieurs mois avec les télécom et les fournisseurs d'accès internet pour obtenir l'ADSL. En Belgique, on ne peut pas réclamer de carafe au restaurant. En Belgique, les sauces sont en supplément et les toilettes souvent payantes.

Mais en Belgique, les films américains sont généralement sur les écrans de cinéma un à deux mois avant leur sortie en France. Ainsi cet été, j'ai pu faire bisquer une bonne partie de mes amis en allant voir "Wall-E" et "The Dark Knight" longtemps avant eux. Et hier après-midi, je suis allée avec Chouchou à l'UGC Toison d'Or voir l'adaptation de "Twilight", série que je pense n'avoir plus besoin de vous présenter vu que je vous bassine avec depuis un mois.

Les compte-rendus lus au préalable ne m'avaient guère permis de me faire une idée. De manière générale, ceux des fans des romans étaient enthousiastes; ceux des critiques professionnels, plutôt méprisants. Le nom de la réalisatrice (Catherine Hardwicke, à qui je dois un de mes films préférés, "Lords of Dogtown") me rassurait quelque peu. Et la présence au générique de Robert Pattinson avait l'effet inverse. Tout était donc possible.

Verdict? Je suis sortie du cinéma peut-être pas tranportée, mais beaucoup plus satisfaite que je ne l'imaginais. Pour une fois, je n'ai pas été déçue par la transposition à l'écran d'un livre que j'avais apprécié. L'atmosphère de Forks - son côté sombre et pluvieux, la touffeur de la végétation et le gris tourmenté de l'océan - est extrêmement bien rendue. Le scénario demeure globalement fidèle à l'histoire; les quelques raccourcis qu'il s'autorise sont plutôt bienvenus dans les deux premiers tiers, et les scènes rajoutées m'ont paru assez pertinentes. En revanche, j'ai regretté que la traque (à mon avis la partie la plus intéressante du roman) soit réduite à une peau de chagrin. Je suis partagée sur la question des effets spéciaux: la scène où Edward grimpe aux arbres avait des relents de "Tigre et dragon", et je l'ai trouvée plus ridicule qu'autre chose; en revanche, la partie de base-ball prend une dimension que les mots ne suffisaient pas à lui donner.

Le romantisme de la série est bien rendu, sans mièvrerie ou emportements excessifs. Bien qu'un peu trop jolie pour son rôle, Kristen Stewart campe une Bella très satisfaisante. Par contre, et comme je le craignais, je n'ai pas été conquise par Robert Pattinson dans son interprétation d'Edward. Quant aux personnages secondaires, Charlie mis à part, ils n'ont que trop peu de temps à l'écran pour faire une impression. J'attendrai les films suivants pour juger de leur performance, même si je peux déjà dire que d'un simple point de vue physique, ni Carlisle, ni Jacob, ni Jasper ni même Alice ne correspondent à ce que j'imaginais.

dimanche 7 décembre 2008

ColorQuiz



ColorQuiz.comArmalite took the free ColorQuiz.com personality test!

"Her need to feel more causative and to have a wide..."


Click here to read the rest of the results.


Franchement étonnant par sa justesse... Ca a donné encore mieux pour Chouchou.

Barbibulle et le velouté orange


Ce soir, nous recevions officiellement pour la première fois dans notre nouvel appart. Le challenge était de taille: nous avions invité Olive et Aurore chez qui nous avions affreusement bien mangé il y a quelques mois. Pas question de leur réchauffer deux surgelés ou de bricoler une grande salade. D'un autre côté, nous n'avons pas énormément de place ni d'instruments pour cuisiner. Nous avons donc convenu que je préparerais mon fameux velouté orange en entrée, tandis que Chouchou servirait son non moins fameux risotto aux pleurottes en plat principal. Pour le dessert, je l'avoue, nous avons succombé à la solution de facilité en commandant un croquant au chocolat Picard (qui n'était d'ailleurs pas sensationnel): Chouchou ne fait pas de pâtisserie et je ne maîtrise que des recettes bien roborratives genre brownie marbré, cake à l'ananas ou fondant à l'orange - le genre de truc qui aurait achevé n'importe quel estomac blindé après un risotto. Un Pouilly-Fumé 2007, un Graves 2002 et un Aki Bancha (du thé vert japonais apporté par nos invités) sont venus compléter le menu.

Bilan de la soirée: personne n'est mort de faim, et il ne reste pas un seul grain de riz dans la gamelle; une famille Barbapapa entière vit désormais sous notre toit, et je suis in love de Barbibulle-qui-fait-l'avion; nous avons effectué une Nième démonstration de Wii Fit, et c'est toujours aussi marrant de voir des débutants essayer de faire des têtes, slalomer à ski ou rentrer les billes dans les trous; le soi-disant "bon sens" de Rachida Dati fait l'unanimité contre lui, mais tout le monde se fout de savoir qui est le père de son enfant.

VELOUTE ORANGE
Pour quatre personnes:
- 1 oignon
- 20 g de beurre
- 1 kg de potiron
- 3 carottes
- 1 orange
- 1 gousse d'ail
- 1 cuillère à café de cumin en poudre
- 1 cube de bouillon de poule
- sel, poivre
- 10 cl de crème liquide
Faire blondir l'oignon dans le beurre au fond d'une cocotte.
Ajouter les légumes coupés en petits morceaux et tous les autres ingrédients sauf la crème.
Recouvrir avec un litre d'eau.
Faire cuire environ une heure à feu moyen.
Mixer. Rajouter la crème. Mixer de nouveau. C'est prêt!

samedi 6 décembre 2008

Un partout balle au centre

Woohoo: la vendeuse de la Fnac a oublié de me compter la saison V de Kaamelott!
Waahaa: sans faire attention je l'ai prise en Bluray...

vendredi 5 décembre 2008

Hier

Hier, je suis entrée contrainte et forcée dans un Photomaton. J'avais besoin de photos pour refaire ma carte d'identité qui expire fin janvier. Avec les nouvelles consignes - poser de face, prendre une expression neutre -, on a vite une gueule de bagnard. Mon reflet dans la vitre était à peu près potable. Mais dès que j'ai mis mes 4€ dans la fente et que l'appareil s'est allumé, il m'a renvoyé l'image effrayante d'un visage bouffi et blafard, parsemé de quelques plaques rouges pour la bonne mesure. Je me suis dit que c'était une déformation de l'écran, que les photos n'allaient pas ressembler à ça. Ben si. Et renseignements pris, elles ne sont pas valables parce que j'ai oublié d'écarter ma frange. Heureusement que j'ai un passeport valide jusqu'en 2015...

Hier, pour la première fois depuis des mois, mon esthéticienne ne m'a pas bassinée avec son petit jeune (qui est parti bosser à Londres et ne lui a plus jamais donné de nouvelles). Sans doute parce que sa fille de six ans était malade et à l'affût de notre moindre parole. Je m'en réjouirais si du coup, elle ne s'était pas intéressée à ma santé. Rien ne me met plus mal à l'aise que de discuter de choses auxquelles je ne veux pas penser avec de vagues connaissances. Oui, je me rends bien compte que je raconte ici ma vie à de parfaits inconnus, mais par ordinateur interposé, ce n'est pas du tout la même chose. J'ai coupé court au papotage post-épilation en arguant que j'avais des courses de Noël à faire. Pour moi. Mais bon, ça compte quand même, non?

Hier à la Fnac, dépitée de ne trouver nulle par mon Acer Aspire One dans la couleur et le système d'exploitation voulus, j'ai fini par acheter un Eee-PC noir encore plus cher. Et un nouvel ordinateur portable parce que le modèle qui me faisait craquer était une série limitée, en promo de surcroît, et que j'avais peur de ne pas en retrouver un qui me plaise autant d'ici le printemps prochain. Et une housse pour chacun des deux appareils. Et deux CD, un coffret DVD, un livre de photos et deux BD. Je suis ressortie du centre commercial chargée comme une mule, avec le carton de l'ordi qui raclait le bitume au bout de mon bras gauche et la trouille de me faire dévaliser entre la Fnac et l'arrêt de bus.

Hier chez Kiki, un copain de son fils de 14 ans a dû se plier en deux pour me faire la bise. Non, je ne me suis pas du tout sentie microscopique. Choupie, qui s'est cassé le poignet en début de mois, arborait fièrement une orthèse toute neuve - l'occasion pour moi d'apprendre un mot que je ne connaissais pas - et refusait de jeter la vieille qu'elle avait apparemment l'intention de conserver tel un trophée. Elle m'a offert une adorable bestiole rayée rouge et blanc ainsi qu'un dessin de Noël que, honte à moi, j'ai oublié en partant. (A ma décharge, plusieurs de ses oeuvres ornent déjà les murs de mon appartement.) Pour le dîner, Tof avait préparé des paupiettes dans une sauce aux champignons, et c'était délicieux. J'aime les hommes qui cuisinent; je trouve ça très séduisant. En dessert, nous avons mangé des crêpes avec de la chantilly et un truc merveilleux qui s'appelle le Confipure. J'essaierai d'en trouver à Bruxelles, mais c'est pas gagné. Bref, avec tout ça, aucune chance que je perde ne fut-ce que 100 grammes avant les vacances de Noël.

jeudi 4 décembre 2008

"Vanessa Paradis: Divinidylle tour"

C'est une biographie de Leonard Cohen qui a attiré mon attention vers le rayon consacré à la musique et au cinéma. Juste à côté, ce livre de photos dont je n'avais même pas entendu parler avant sa sortie. Il a immédiatement rejoint la pile de mes achats du jour.

Vanessa Paradis me fascine; je l'ai déjà dit ici. Pourtant, je ne suis pas du tout sensible à la musique qu'elle fait, et ses derniers films ne m'ont guère emballée. Je ne la trouve pas spécialement belle non plus. Mais elle a une grâce insensée. Et c'est justement ce que Claude Gassian parvient à faire ressortir dans ce livre. Sans un mot, juste avec ses images, il raconte la conception de l'album "Divinidylle" et la façon dont Vanessa, M et quelques musiciens lui ont donné vie sur scène. On est très loin du côté icone de papier glacé mis en évidence par les pubs Chanel ou Miu Miu, très loin aussi de la star qui pose sur les tapis rouges en tenue vintage bohème au bras de son ultra-célèbre compagnon. Vanessa est en studio, le visage nu et blême, un chapeau cloche enfoncé sur ses cheveux pendouillants, des bas de laine tire-bouchonnés dévoilant des genoux cagneux. Vanessa fait des étirements par terre, sur un tapis de gym Décathlon en chaussettes rayées. Vanessa traverse les couloirs en béton d'une salle de spectacle; Vanessa bâille pendant qu'une équipe de maquilleurs et de coiffeurs s'affaire autour d'elle; Vanessa se repose rêveuse dans le bus de sa tournée. Et puis de temps en temps, Vanessa pose pour le photographe - avec du rouge à lèvres pupute dans une douche carrelée de blanc, enveloppée d'une grande gabardine noire sur un parking. Elle est à cet âge intéressant où l'enfant transparaît encore en elle et où se devine déjà la vieille femme qu'elle deviendra, comme en équilibre fragile sur un fil invisible. Les clichés ne sont pas tous flatteurs; certains font ressortir ses joues creuses, ses cernes, la peau qui commence à fatiguer autour de ses yeux, la maigreur de son corps. Mais tous capturent quelque chose d'authentique, une émotion, un instant de vie arrêté.

mercredi 3 décembre 2008

Je vous jure que je fais un effort pour arrêter de râler...

...Mais ce matin, je découvre que ma banque vient de me prélever 65,40€ au titre de six mystérieuses "interventions" facturées 10,90€ chacune. J'ose espérer que ce n'est pas lié au pseudo-renouvellement anticipé de ma carte Visa, que j'avais réclamée en octobre parce que l'ancienne finissait en novembre, et qui ne m'est finalement parvenue que début décembre. J'ose espérer, mais je ne peux pas vérifier parce que mon chargé de compte est en vacances.

Et ce soir, Chouchou m'annonce que j'ai reçu 677€ de taxe d'habitation à régler pour le 15 décembre. Alors que les impôts m'ont déjà prélevé 653€ à ce titre le 7 novembre. Enquête effectuée, ils se sont servis sur mon compte pour la taxe d'habitation de l'Homme avant de me réclamer quand même la mienne. L'an dernier, ils avaient fait exactement l'inverse (et j'avais jubilé en pensant que l'administration me vengeait... apparemment, mal m'en a pris). Ca va bientôt faire trois ans qu'on ne vit plus ensemble, et ils n'ont toujours pas pigé lequel de nous habitait à quelle adresse.

Pendant ce temps, la cause de mon récent problème avec la douane belge demeure toujours un mystère plus épais que la pâte à tartiner au Speculoos.

Et franchement, je pète les plombs. J'en ai marre de l'incompétence ou du jemenfoutisme de certains fonctionnaires, marre de devoir perdre du temps, du fric et de l'énergie à prouver que les torts sont de leur côté, marre d'être constamment emmerdée alors que je suis super organisée avec ma paperasserie et que pas une fois dans ma vie je n'ai fraudé un centime au fisc ou payé une facture en retard. Je voudrais parvenir à garder mon calme face à ces aléas en me disant qu'après tout il n'y a pas mort d'homme, mais je déteste être forcée de résoudre des problèmes qui ne sont pas ma faute et que j'ai personnellement tout fait pour éviter.

*J'ai bien dit "certains", il y en a aussi qui font très bien leur boulot et avec le sourire en plus. Malheureusement, ils ne représentent qu'une minorité parmi tous ceux auxquels j'ai eu affaire.