dimanche 2 mars 2008

Farewell my friend


Elle avait cet humour acide que j'aime tant, et puis ce sens de la répartie qui transformait certaines de nos conversations en jouissives parties de ping-pong verbales.
Elle s'intéressait de près à l'actualité qu'elle commentait avec esprit et pertinence.
Son français impeccable, à peine teinté d'une minuscule pointe d'accent allemand, me donnait envie de rire chaque fois que j'entendais une interview de Jane Birkin qui, après quarante ans passés dans l'Hexagone, semble toujours ignorer que "chaise" est un nom féminin.
Elle faisait des macaroni à la grecque délicieux, qui doivent à eux seuls être responsables d'une partie non négligeable de mes bourrelets.
Elle avait du mal à émerger le matin, et ne commençait à pouvoir construire des phrases sujet-verbe-complément qu'après un café, un Perle de Lait et une tranche de pain noir.
Elle aimait manger, boire du bon vin, fumer des cigarillos, discuter entre amis jusqu'à point d'heure, danser comme une folle pendant ses soirées d'anniversaire.
Parfois elle critiquait sans ménagements ma façon de faire ou de dire les choses. Ca m'énervait. En général, elle avait raison.
Elle pouvait être d'une mauvaise foi merveilleuse, surtout avec son mari bien-aimé qui répondait invariablement "oui, chérie; tu as raison, chérie" avec dans la voix juste le nécessaire de douceur et de zen.
Elle était la femme d'un seul homme, le même depuis plus de trente-cinq ans, avec qui elle avait su construire une relation basée sur la complicité et la complémentarité - un modèle de bonheur conjugal auquel je me raccrochais quand je désespérais de mes échecs sentimentaux.
Elle était si forte, si combattive que malgré ses graves problèmes de santé des trente derniers mois, l'idée qu'elle puisse ne pas s'en remettre m'avait à peine effleurée. Je pensais qu'après un ou deux ans sacrifiés à récupérer, elle reprendrait le cours normal de sa vie.
Apparemment, je ferais une voyante déplorable.
Mon amie B. s'est éteinte ce matin à l'hôpital. Elle avait à peine 53 ans, un mari pour qui elle comptait plus que tout au monde et beaucoup d'amis dans le coeur desquels elle laisse un grand vide.

A mourir de rire

L'aveu très médiatique de Sarah Silverman, petite amie du présentateur de talk show Jimmy Kimmel.
C'est excellentissime. Et la preuve que quand ils veulent, les Américains peuvent encore faire des choses hilarantes sans cynisme ni cruauté.

samedi 1 mars 2008

La qualité de la liaison Skype laisse à désirer

MERE: Leur semaine de vacances ne s'est pas très bien passée; ils ont tous été malades sauf David. Ta soeur est rentrée avec une grippe, une gastro et une double otite.
MOI: Puuutain!
MERE: Mais non, ta soeur.

mercredi 27 février 2008

Le Comptoir Florian

Puisque - comme l'a récemment fait remarquer dans mes commentaires un lecteur et néanmoins ami que je ne citerai pas, mais dont le prénom commence par "Phi" et le nom de famille par "H" - je ne me gêne pas pour écrire des critiques au vitriol des endroits et des événements qui m'ont déplu, je voudrais aujourd'hui faire la pub d'un des lieux que je préfère à Bruxelles, et où Hawk et moi essayons de nous rendre une fois par semaine.
Le Comptoir Florian est un salon de thé intimiste et plein de charme. Dans les deux salles minuscules à l'éclairage tamisé et aux murs sombres, sur lesquels sont peints des extraits de classiques de la littérature, se pressent huit petites tables, une douzaine de chaises et cinq ou six fauteuils en cuir joliment usés. Plusieurs quotidiens français ou belges, quelques livres d'art et une poignée de bandes dessinées de bon goût (Calvin & Hobbes!) sont à la disposition des clients; il faut dire que l'atmosphère feutrée se prête particulièrement à la lecture. Le choix de thés noirs ou verts, nature ou parfumés, est vaste, et en n'arrivant pas trop tard, on peut avoir la chance qu'il reste encore une ou deux parts de gâteaux succulents tels que tarte aux noix de pécan, tourte pomme-cannelle ou moelleux au chocolat. Aujourd'hui, comme vous pouvez le voir sur la photo, c'était un jour avec :)
J'aurais bien publié ceci dans le Ticketoblog, mais au Comptoir Florian, on paye directement à la caisse et on ne reçoit pas de ticket.

mardi 26 février 2008

La dernière de Sarko

Dans le genre "je fais d'énormes cadeaux fiscaux à une poignée de gens qui n'en ont pas besoin, et ensuite je récupère des bouts de chandelle chez un maximum de Français moyens qui peinent déjà à joindre les deux bouts", notre bon gouvernement vient de décider la suppression des 20 euros de réduction d'impôts accordés aux gens qui remplissaient leur déclaration de revenus sur internet. Réduction amplement justifiée et financée par les économies réalisées de la sorte, notamment sur l'impression et l'envoi des formulaires, puis sur la réception et le traitement par des opérateurs humains.
Cette mesure peut paraître anodine, mais elle est la preuve - s'il en fallait encore une! - que non, Nicolas Sarkozy n'est pas le président de tous les Français, et que non, il ne se soucie pas du pouvoir d'achat des classes moyennes : il continue encore et toujours de se servir dans la poche de ceux qui ont peu pour redistribuer à ceux qui ont déjà trop.
...Et ça, c'est juste pendant qu'il n'est pas en train de traiter ses détracteurs de "pauvres cons" devant des caméras de télé. Tant d'équité et de classe chez un président de la République, ça fait rêver, non? Quand je pense que les anti-Ségolène Royal nous expliquaient, l'an dernier à la même époque, qu'elle communiquait mal et risquait de nous foutre la honte à l'international...

lundi 25 février 2008

Je suis une grande magicienne

La scène se passe à l'heure du dîner. Un couple est assis devant deux bols de velouté de potiron. La veille, il ne restait dans le frigo que quelques yaourts et trois pots de confiture entamés.
LUI: Tu as fini la page de scrap sur laquelle tu peinais hier soir?
ELLE: Non, je n'ai pas eu le temps. Après avoir fini de bosser, je suis allée au Delhaize.
LUI: Ah bon, tu as fait des courses?
ELLE (sur un ton lourd d'ironie): Non, j'ai conjuré de quoi faire la soupe depuis le pays magique des citrouilles.
LUI (réalisant qu'il vient une fois de plus de parler sans réfléchir): Euh, et le Côte d'Or?
ELLE: ...Vient du pays magique du chocolat, évidemment.

dimanche 24 février 2008

Expo Star Wars à Tours & Taxis

Nous avions pris la précaution d'y aller à l'heure du déjeuner pour éviter la foule. Il y avait néanmoins beaucoup trop d'enfants à mon goût: des petits qui couraient dans tous les sens et manquaient me faire tomber tous les trois pas, mais aussi des grands qui venaient se planter sans vergogne entre moi et le truc que j'étais en train de regarder. Sans oublier les parents qui prenaient trois heures pour faire des photos de leurs chérubins devant chaque personnage. Je ne supporte pas la foule et encore moins les mioches, c'est mon problème - passons.
Deuxième doléance, n'ayant rien à voir avec ma sociopathie cette fois: l'éclairage de merde qui m'a explosé les yeux. Qui a eu l'idée stupide de faire se dérouler toute l'expo dans la pénombre, et pourquoi? Pour économiser de l'électricité? Pour empêcher les gens de prendre des clichés nets? Pour faire ambiance vaisseau spatial? Mystère. En tout cas, impossible de bien voir quoi que ce soit sans coller le nez dessus. Et je n'ai pas fait de sondage pour déterminer s'il s'agissait d'une tendance générale, mais en ce qui me concerne, j'ai attrapé un début de migraine oculaire vers le milieu du parcours.
Mais le plus grave, c'est que l'expo Star Wars était tristement dépourvue d'originalité. Je n'espérais pas que les organisateurs recréent quelque chose d'équivalent au musée Ghibli, cette merveille d'interactivité ludique. Je ne pensais pas non plus qu'ils se contenteraient de faire alterner mannequins en costume et bêtes éléments de décor, sans la moindre animation rigolote pour mettre un peu de vie là-dedans. Même la boutique était naze: des trucs jolis mais hors de prix (sérieusement, qui va acheter un projecteur R2D2 à 3000 euros?), quelques T-shirts assez bof et deux-trois étagères de figurines en plastique pas terribles. Décevant de la part de la franchise qui a sans doute généré le plus de merchandising dans toute l'histoire du cinéma.
En conclusion, à moins d'être un fan hardcore de Star Wars, économisez 13 euros par personne et abstenez-vous d'aller voir l'expo de Tour & Taxis.

jeudi 21 février 2008

La Nouvelle Star: et c'est reparti!

Impressions à chaud juste après la fin de la première émission: j'aime beaucoup le nouveau jury. D'accord, il est moins mordant que le précédent - même si Dédé Manoukian, seul élément rescapé d'icelui, reste le roi de la réplique qui tue. Mais je suis toujours mal à l'aise de voir des gens qui ont mis tout leur coeur dans quelque chose se faire descendre en flammes. Et par ailleurs, j'ai la même culture musicale que Philippe Manoeuvre, beaucoup de sympathie pour Lio et un petit faible pour Sinclair. Donc j'approuve à 100%.
Niveau candidats, j'ai eu deux coups de coeur: le premier pour Julien, grand maigre hirsute de 19 ans qui a interprété un titre folk que je serais bien en peine de reconnaître mais qui m'a quasi foutu les larmes aux yeux, et le second pour Yolaine, une rousse aux yeux clairs de 34 ans hyper traqueuse qui dégage un monde d'émotion. Julien vient de la ville où je suis née et Yolaine de celle où j'ai passé les 18 mois les plus agités de ma vie; non je suis pas du tout chauvine! Bien aimé aussi Charlotte, la petite maligne au béret rouge.
A mon avis, cette nouvelle saison va tuer, et je râle comme un pou de ne pas pouvoir la suivre. Tout comme je râle de ne pas voir Pékin Express: La route de Lima. Ou la 4ème saison de NCIS. Si quelqu'un connaît un truc pour regarder M6 en Belgique sans la capter sur la télé, je suis preneuse!

Déçue

Hawk et moi devions passer une semaine ensemble dans le sud de la France pour mon anniversaire, du jeudi 27 mars au jeudi 3 avril. Je m'étais arrangée pour ne pas emmener de boulot ; je prévoyais déjà une journée shopping à Aix et une escapade de deux jours à Nice, avec une nuit dans une jolie chambre d'hôte, et puis plein d'autres trucs à faire en amoureux en ce début de printemps qui est la saison idéale pour découvrir la région.
Malheureusement, la banque Tûûûût ne l'entend pas de cette oreille. Le planning de mars de Hawk, qui avait réclamé ses congés depuis un moment, est tombé aujourd'hui: il a deux journées de formation le vendredi et le mardi, plus une journée de boulot normale le samedi.
Est-ce que c'est possible, d'être maudite de l'anniversaire?

La minute moralisatrice

Quand je décris mes conditions de travail et les revenus que je tire de mon activité professionnelle, je sens bien que mes interlocuteurs m'envient. Et je suis la première à reconnaître que j'ai une situation très agréable. Ce que je supporte pas en revanche, c'est qu'on croie que cette situation est le pur fruit de la chance. Du coup, je me retrouve toujours en train de me justifier. Oui, mais j'ai pris un gros risque en me lançant dans une activité indépendante sans aucun diplôme en rapport ni piston dans le milieu de l'édition. Oui, mais j'ai passé presque dix ans à bosser douze heures par jour, six jours par semaine, cinquante-et-une semaines par an, souvent au détriment de ma vie privée. Oui, mais j'ai une sécurité sociale minable et un emploi encore plus précaire que celui d'un salarié. D'un côté, je culpabilise de mener une vie somme toute facile; de l'autre, j'ai envie de dire que je n'empêche personne de faire pareil s'il s'en sent capable.

C'est un peu la même chose qu'en politique. Dans le fond, je ne suis pas plus d'accord avec le "quand on veut, on peut" de droite qu'avec l'assistanat systématique prôné par la gauche. Je trouve un peu facile d'utiliser ses origines et son environnement comme unique excuse pour échouer à obtenir ce qu'on veut. Mais je pense qu'une Beurette issue d'une famille de musulmans traditionnels et ayant grandi dans une cité du 9-3 aura beaucoup plus de mal à devenir candidate aux cantonales à 22 ans qu'un blondinet de Neuilly dont le papa est locataire de l'Elysée. Il serait faux de croire que nous partons tous à égalité dans la vie. Mais il serait tout aussi faux, me semble-t-il, de croire qu'on n'a aucune chance de combler les inégalités par la seule force de son travail, de son talent ou de sa volonté.

Si des circonstances indépendantes de nous - notre patrimoine génétique, la famille dans laquelle nous sommes nés, les capacités intellectuelles ou physiques dont nous disposons - modèlent notre existence pour moitié, ce n'est pas une raison pour baisser les bras et nous laisser entraîner sur le chemin qui semble tout tracé pour nous. En tant qu'occidentaux, nous avons pour la plupart la chance de vivre dans des pays où tout est théoriquement possible, où nous jouissons d'une liberté de parler et d'agir supérieure à tout ce qui a jamais existé par le passé et à tout ce qui existe aujourd'hui dans le reste du monde. Profitons-en de ce que nous avons, battons-nous si nécessaire pour en obtenir davantage, et essayons de ne jamais céder à la tentation méprisable de l'auto-apitoiement.

mercredi 20 février 2008

Le shopping favorise la schizophrénie

Je me suis pas mal calmée sur les achats de chaussures depuis mon arrivée en Belgique (le fait de ne jamais trouver ma pointure aide pas mal, même si ce n'est pas toujours un argument dissuasif). Jusqu'ici, 3 paires en bientôt 4 mois - on frisait l'héroïsme. Evidemment j'ai mis la première (escarpins en cuir vernis gris clair Mango) 1 fois, la seconde (sandales à bride en cuir vernis rouge Sacha) 2 fois et la troisième (escarpins en cuir bleu canard Sacha) pas encore, puisque ce sont toutes des pompes à talon fort peu pratiques pour déambuler dans les rues pavées de Bruxelles. Tout l'hiver, j'aurai porté les boots de moto Free Lance que je traîne depuis trois ans et les Sketchers noires à scratch payées $16 dans un magasin d'usine américain lors de mon avant-dernier voyage aux USA. Mais bon, si j'achetais des chaussures pour les porter ça se saurait, hein.
Aujourd'hui cependant, c'était mon mercredi de shopping traditionnel de quand-je-suis-en-France. Et en plus j'avais un peu de sous sur mon compte en banque. Alors quand j'ai vu des compensées Ash idéales me faire de l'oeil dans la vitrine d'un premier magasin, je me suis dit que c'était peut-être un peu tôt pour investir dans des pompes d'été. Quand je les ai revues dans la vitrine d'un second magasin cent mètres plus loin, j'ai regardé l'étiquette en faisant mentalement mes comptes jusqu'à la fin du mois et en décidant de temporiser. Quand elles m'ont sauté à la figure dans la vitrine d'un troisième magasin en plein centre commercial, j'ai pensé que l'univers m'envoyait un message.
J'ai néanmoins vaillamment résisté.
Puis j'ai dû revenir sur mes pas pour rejoindre Etre Exquis au génial salon de thé qu'il m'a fait découvrir le mois dernier. Et en repassant devant le deuxième magasin, j'ai craqué. Je suis entrée "juste pour voir" (ha ha ha). Bien évidemment, ils n'avaient plus de 36 dans le modèle Ono. Mais à côté, j'ai aperçu une paire de bottines à lanières baptisée Nikita qui était la réplique exacte des Kurt Geiger hors de prix sur lesquelles je soupirais depuis le début de la saison. Soldées à moins 50%! Le coeur battant, j'ai retourné l'étiquette pour vérifier dans quelles pointures elles étaient encore disponibles, m'attendant à voir un 41 solitaire, pour changer un peu. Oui mais non: 36-39-40-41. Vous conviendrez avec moi que c'était un signe. Je les ai essayées. Elles m'allaient parfaitement.
Je n'avais pas fait dix mètres sur le trottoir avec mon gros carton au bout du bras que j'ai réalisé: "Oui mais quand même 8 centimètres de talon, ça va être chaud pour marcher avec. D'ailleurs c'est pour ça que je n'ai jamais mis les super bottines Free Lance noires achetées en soldes il y a deux ans: quand je les ai aux pieds, le seul moyen de me déplacer serait de m'hélitreuiller. Hum. Et maintenant que j'y pense, tous mes jeans sont taillés pour être portés avec des chaussures plates. Et vu la circonférence de mes mollets, je peux tout de suite oublier l'option jupe ou robe.
...Qu'est-ce que je vais faire de ces pompes?
...Et en plus j'ai toujours envie des Ono."
Je suppose que je n'ai plus qu'à acheter un Levis neuf et une chaise à porteurs.

Pékin Express 3: La Route de Lima


Hier soir j'ai regardé Pékin Express - probablement le seul épisode de la saison 3 que je pourrai voir. Cette année, les candidats font "la route de Lima"; ils rallient le Brésil au Pérou via la Bolivie. L'étape numéro six était un peu particulière, puisqu'il s'agissait de l'épreuve traditionnelle du trek, soit une marche épuisante de deux jours dans un milieu hostile. Les années précédentes, où l'émission se déroulait en Europe de l'Est et en Asie, c'était un désert. Là, climat tropical oblige, il s'agissait d'un marécage: celui du Pantanal, situé au sud du Brésil. En plus de la fatigue physique (30 km en deux jours, ça n'a pas l'air si affreux, mais avec un paquetage de 30 kilos sur le dos et une bonne grosse chaleur humide, ça doit être l'enfer), les candidats devaient donc gérer la présence de nombreux caïmans, d'éventuels jaguars et de moustiques gros comme des chauve-souris. On voyait bien qu'ils en bavaient un max - pas au sens littéral, car je pense que les pauvres n'avaient plus de salive.

Pourtant je rêvais d'être à leur place. Alors que je ne suis absolument pas attirée par la culture et les paysages sud-américains. Alors que mon seul entraînement à la marche forcée et au portage de charges lourdes consiste en une journée de soldes bisannuelle. Alors que je déteste camper, ne pas manger à ma faim et être entourée d'insectes. Alors que si on m'avait lâchée dans le Pantanal dans les mêmes conditions, une heure plus tard j'étais assise par terre à pleurer que je voulais ma maman et à exiger un rapatriement sanitaire d'urgence avant qu'on doive m'amputer des deux jambes à cause de la gangrène provoquée par mes ampoules. Mais j'aime l'idée du dépaysement absolu, de faire des choses extrêmes ou totalement inédites, de se dépasser et de découvrir de quoi on est capable sorti de son environnement habituel.

lundi 18 février 2008

Salon de l'érotisme

Les deux filles saucissonnées shibari, l'une debout les bras attachés dans le dos et l'autre accrochée au plafond, qui jouaient à se rentrer dedans maladroitement: not sexy.
Le chauve en gilet de cuir et chaps assortis qui se baladait dans les allées en exhibant fièrement ses fesses plates et sa petite bite circoncise en forme de champignon: not sexy.
Les très grosses dames aux seins pendouillants en mini-robe rose fluo décolletée jusqu'au nombril et collants résille: not sexy (mais assez décomplexant pour moi qui n'avais pas osé mettre autre chose que des collants noirs opaques sous ma jupe en jean).
La fille aux yeux bandés et à la bouche baîllonnée, qui portait des cuissardes à talons aiguille et qui était menottée à demi nue sur un chevalet: very sexy. Mushroom man qui la badigeonnait d'huile comestible: not sexy.
Les rangées de nuisettes à cinq euros et autres sous-vêtements bon marché en acrylique qui gratte: not sexy. Mais Julie en bustier microscopique et jupette à carreaux ras les fesses: very sexy (avoir 20 ans et peser 49 kilos toute mouillée permet apparemment de sublimer les tenues les plus tacky. Je dis "apparemment" parce que quand j'avais vingt ans, le 4 en chiffre des dizaines sur ma balance n'était déjà plus qu'un lointain souvenir).
Les sextoys fluo alignés par dizaines près de caisses de bites en fourrure aux couleurs de l'arc-en-ciel: not sexy. Le vibro skin touch 7 vitesses: very sexy ; avec le gland qui clignote violet: not sexy at all.
Si on ajoute à ça le fait que plein de gens fumaient alors que je ne supporte plus l'odeur de la clope, et qu'il faisait un froid polaire dans les caves de Cureghem (mais comment faisaient toutes ces filles à moitié dévêtues pour ne pas attraper une pneumonie?), on comprendra que je n'ai pas adoré ma visite au salon de l'érotisme 2008 et que je m'abstiendrai d'y retourner l'an prochain.

vendredi 15 février 2008

Pénélope Jolicoeur en dédicace chez Tropismes

Bonne surprise: Pénélope Jolicoeur est arrivée à l'heure prévue. Julie et moi, qui attendions vautrées sur les canapés de Tropismes depuis 16h, l'avons reconnue au premier coup d'oeil. Tant pis pour celles qui espéraient qu'elle s'arrangeait un peu au passage; la miss est tout aussi jolie en vrai que sur ses dessins. Fashion victim du genre coquette sans ostentation (je ne savais pas que le 24h de Gérard Darel existait en gris clair), elle a une silhouette enviablement féminine et un savant échafaudage de cheveux châtains qui donne juste envie de lui retirer ses épingles - comme ça, pour jouer. La seule chose qui m'a un peu surprise c'est sa voix, plus basse et gouailleuse que je ne m'y attendais. Et puis évidemment le fait qu'elle dessine à main levée, sans l'aide du "pomme Z", aussi vite et aussi bien qu'avec une palette graphique. Si elle n'avait pas l'air aussi sympa, cette fille serait détestable, tiens. J'espère qu'elle va vendre assez d'exemplaires de sa bédé pour justifier la publication d'une suite. Et que quoi qu'il advienne, elle continuera son blog dont le post quotidien est ma petite injection de bonne humeur quand je me lève hagarde à l'aube blême (aux alentours de 10h, donc) pour entamer une nouvelle journée de boulot toute seule à la maison devant mon ordinateur.

jeudi 14 février 2008

Choses à faire tant que l'on est encore vivant


- Rire. Rire à se tenir le ventre, à en avoir les larmes aux yeux et du mal à respirer. Le plus souvent possible.
- Voyager. Découvrir d'autres paysages et d'autres cultures. En revenir l'esprit plus large et le coeur plus grand.
- Lire et aller au cinéma. Pour se divertir, pour se cultiver, pour lutter contre l'ennui ou échapper à une réalité trop pesante. Mais ne pas se perdre dans des mondes imaginaires.
- Chanter à tue-tête. Pas seulement dans sa douche. Avec une brosse à cheveux (ou un pinceau Raphaël n°12) en guise de micro, c'est encore mieux.
- Danser comme si personne ne regardait.
- Faire l'amour. Beaucoup. Avec abandon, avec passion, avec tendresse. S'imprégner de l'autre par tous les pores; le sentir, le goûter, le dévorer avec les yeux et l'user de caresses.
- Prendre du plaisir à manger. Expérimenter la nourriture avec ses cinq sens. Savourer le fondant d'un tournedos juteux, le contraste du vert et de l'orange dans une jardinière de légumes, le parfum délicat des épices orientales, le croquant du caramel sur une crème brûlée, l'odeur entêtante de l'Arabica ou l'arrière-goût corsé d'un bon Bordeaux . Se laisser surprendre les papilles par des aliments et des mélanges inédits.
- Trouver une activité, rémunérée ou non, qui apporte fierté et sens de l'accomplissement.
- Montrer aux gens qu'on aime combien ils sont spéciaux. Leur faire savoir qu'on est dans leur camp quoi qu'il arrive. Vanter leurs qualités, avoir de l'indulgence pour leurs défauts. Se souvenir de leur anniversaire. Ne pas hésiter à les prendre dans ses bras, surtout quand ils vont mal. Etre là pour eux autant que possible.
- Se demander quel genre de personne on veut être et quel souvenir on aimerait laisser. Lutter pour devenir ce moi idéal ou s'en approcher le plus possible.
- Vivre à l'étranger, même brièvement. Pour prendre conscience de la limitation de ses repères, se tester dans un environnement inconnu, réaliser qu'on est plus fort et plus débrouillard qu'on croyait.
- Faire au moins une fois dans sa vie de la moto, du ski, du surf ou du parachutisme pour la sensation unique de la glisse, de la vitesse, du vent dans la figure. Parce que rien ne donne l'impression d'être aussi vivant qu'une bonne poussée d'adrénaline.
- S'entourer exclusivement d'objets beaux ou utiles. Tout le reste n'est que capharnaüm et encombre l'esprit autant que l'espace.
- A tout âge, continuer à apprendre quelque chose: le russe, la dorure sur bois, la pâtisserie - peu importe.
- Adopter un animal. Affection illimitée en échange d'un entretien minimum et d'un bol à croquettes rempli régulièrement.
- Etre en paix avec son corps. Cesser de s'acharner dessus pour parvenir à l'image idéale véhiculée par les media; considérer ses défauts avec bienveillance et le remercier pour tous les services qu'il rend, pour toutes les choses merveilleuses dont il est capable.
- Avoir ses priorités en ordre. Important: ce qui rend heureux ou qui est nécessaire pour vivre dans de bonnes conditions. Pas important du tout: l'opinion et les attentes d'autrui.
- Trouver son âme soeur, la personne auprès de qui on se sentira complet et en paix avec soi-même, celle qui jamais ne trahira et toujours accompagnera.
- Créer quelque chose. Peindre des tableaux; écrire un livre; construire une maison; fonder une famille, une entreprise ou une association. Pour inscrire une existence éphémère dans la durée, laisser une trace ou un héritage si modestes soient-ils.
***
Une des personnes qui a eu le plus d'influence sur ma vie est en train de s'éteindre à l'hôpital après deux ans passés à lutter courageusement contre une saloperie de maladie. Et la seule chose qui me console un peu, c'est de penser qu'elle a fait tout ce qui figure dans cette liste.

lundi 11 février 2008

"Vous êtes juste beaux"...

...m'a dit Phil H sans la moindre ironie en m'envoyant les photos de la soirée Singstar sur lesquelles Hawk et moi figurions tous les deux. Je suis assez d'accord avec lui. Dieu sait qu'on n'a pourtant pas des physiques de mannequin - tête de brute chauve pour Hawk, silhouette de naine de jardin grassouillette pour moi - et que notre âge commence à se voir dans les poils blancs de sa barbe ou le ramollissement du bas de mon visage. Mais quand on est ensemble, on irradie. L'amour plus fort que les injections de Botox, les liftings, les crèmes à 150 euros le pot de 30 ml, le maquillage réalisé par un pro et les clichés photoshopés à mort?

dimanche 10 février 2008

Notre première soirée Singstar

J'y suis allée en traînant un peu les pieds, à la soirée d'anniversaire Singstar de Julie. C'est vrai quoi, je chante comme une casserole et même si j'ai l'habitude de faire marrer la galerie à l'insu de mon plein gré avec mes blonditudes, en règle générale j'évite de me ridiculiser volontairement. Mais je ne voulais pas jouer les rabat-joie, alors j'ai laissé Phil H me coller dans les mains une immense vodka-orange dont je n'avais pas surveillé le dosage, je l'ai vidée en moins d'une minute, et je me suis jetée à l'eau sur... "J'traînais les pieds" d'Olivia Ruiz - une chanson de circonstance, donc.

Après ça, j'étais à mort dans l'ambiance. J'ai enchaîné les verres et les duos. Résultat: ce matin, je me suis réveillée avec une superbe gueule de bois que j'ai soignée à coups d'oeufs au bacon amoureusement préparés par mon chéri et de "I love rock'n'roll" hurlé dans un pinceau Raphaël n°12. Julie et Phil H, mon entourage ne vous dit pas merci. En même temps, mon entourage actuel se compose de deux chats durs de la feuille et d'un type qui sur le coup de quatre heures du matin (et sans avoir bu la moindre goutte d'alcool, LUI) s'est pris successivement pour la chanteuse de la Compagnie Créole et pour Cher roucoulant "I got you babe" à Sonny/Phil H. Donc j'imagine que ça n'est pas gravissime.

Sinon, j'ai retenu de cette soirée: que Phil H se contente de marmonner dans le micro, pas spécialement juste en plus, et réussit pourtant à tous les coups un score quasi parfait - à mon avis si on fait jouer Autre Moi à Singstar, on se retrouve avec un incident diplomatique franco-belge sur les bras. Que l'interprétation, euh, expressive de Julie et moi-même en duo nous a valu de nous faire traiter de "chaudasses" par un djeûn qui n'avait pas dû en voir beaucoup dans sa vie. Qu'Ayla est trop timide pour chanter mais qu'elle a des tatouages qui tuent leur race. Que même avec la moitié d'une pizza et un demi-sac de Doritos dans le ventre, trois vodka-orange, c'est une de trop pour espérer un réveil agréable normalement désagréable le lendemain. Et que dès que j'aurai récupéré le Guitar Hero rapporté des USA par les VIP, nos voisins pourront renoncer à dormir le week-end.

samedi 9 février 2008

Une visite chez Eva Luna

Hier en fin d'après-midi, alors que nous nous baladions dans le quartier du Châtelain, Hawk et moi sommes tombés par hasard sur la boutique Eva Luna dont nous avions pas mal entendu parler sans jamais avoir l'occasion de la visiter. Ca tombait bien, il nous restait un quart d'heure à tuer avant de retourner au labo Fuji chercher nos tirages photos. Nous sommes donc entrés "juste pour voir".
Nous n'avons pas été déçus. La déco, l'ambiance et le style des articles étaient comparables avec ceux de Lady Paname, notre fournisseur habituel de jouets polissons. Ici aussi, nous avons eu affaire à une vendeuse classe, avenante sans ostentation et capable de parler de ses produits d'une manière décontractée et naturelle. Nous étions définitivement plus dans le registre Chantal Thomas que Beate Uhse: celui de la soie et du satin plutôt que de l'acrylique qui gratte, de l'acier chirurgical et du verre moulé plutôt que du plastique aux couleurs fluos, des courbes délicates plutôt que des proportions inhumaines, de l'objet unique posé sur un piédestal sans étiquette plutôt que des blisters entassés sur des perroquets.
Parmi les deux ou trois autres couples qui flânaient en commentant à voix basse les titres des bouquins ou la forme incongrue de certains substituts phalliques, nous avons eu la surprise de voir débarquer un trio visiblement composé d'une grand-mère, d'une maman et d'une fillette de 7 ou 8 ans. La visite en famille au sex-shop, voilà un concept original - une façon nouvelle de transmettre les valeurs féminines d'une génération à l'autre. Mais quand je pense à mon envie de rentrer sous terre le jour où ma mère m'a accompagnée pour acheter mon premier soutien-gorge, j'espère un peu que la pauvre enfant ne se rendait pas compte de ce qui se passait autour d'elle.
Nous n'avions pourtant pas l'intention d'acheter quoi que ce soit mais... J'avoue que j'ai fini par craquer sur ce petit bijou que je lorgnais depuis des mois - adorable et chicissime dans son coffret noir garni d'un coussin fuchsia. Pour la peine, j'ai été, paraît-il, la première à recevoir un des nouveaux et ravissants sacs de la boutique. Nous reviendrons probablement.

mercredi 6 février 2008

A fun way to spend a Tuesday night

Le matin, constater que si la cuisine empeste l'urine de chat depuis quelques semaines, ce n'est pas parce que vos félins vieillissants deviennent incontinents et se mettent à pisser n'importe où, mais parce que leur bac est fendu sur le dessous et ne retient plus les liquides.
Le soir, après avoir expédié votre labeur quotidien, courir acheter un nouveau bac chez Tom&Co avant l'heure de la fermeture. Prendre aussi un bidon de litière agglomérable pour remplir ledit bac. Arriver chez vous avec le bras droit plus long que le gauche d'environ 30 centimètres à cause de la différence de poids entre les deux articles et de la température peu clémente qui vous à inciter à faire l'impasse sur la pause changement de main.
Une fois rentrée, mettre en service le nouveau bac avant de descendre l'ancien à la poubelle (bien que vieillissants, vos félins restent taquins et pourraient profiter de cette opportunité pour faire pipi sur le lino sans que vous puissiez trouver à y redire).
Saisir l'ancien bac plein de litière usagée par la poignée du dessus: tout jeter en bloc vous fera gagner trente secondes et un sac en plastique blanc de 50 litres. Chargée de votre encombrant fardeau, négocier l'escalier étroit de l'immeuble en essayant de ne pas heurter les murs.
Arrivée sur le palier du milieu, sentir la moitié inférieure du bac lâcher sous le poids des 4 kilos de litière et quelques dizaines de grammes d'excréments qu'elle contient. Regarder, avec le sentiment d'irréalité qui saisit lors des grandes catastrophes, le nauséabond mélange se répandre à vos pieds quelques secondes avant que la lumière s'éteigne.
Remonter l'escalier dans le noir en essayant d'esquiver la litière usagée - chose peu commode si vous avez des jambes de 17 centimètres et que la litière susmentionnée recouvre au moins trois marches. Chercher frénétiquement le balai et la pelle (bien sûr ce soir votre conjoint bosse jusqu'à 22h et est injoignable par téléphone dans sa chambre forte au 3ème sous-sol). Envisager brièvement d'enfiler des gants en caoutchouc pour ramasser la litière à la main. Localiser le balai planqué derrière la poubelle et pousser un soupir de soulagement.
Nettoyer tout le merdier situé à équidistance - soit douze marches dans les deux sens - des interrupteurs de la minuterie réglée sur 20 secondes. Par intervalles utiles de 7 secondes et demie, y passer environ tout l'épisode de Pékin Express que vous n'êtes pas en train de regarder pour cause de non-réception de M6 en Belgique.
Remettre la litière dans le bac et achever la descente de l'escalier en priant pour que l'incident ne se reproduise pas sur le paillasson du voisin du rez-de-chaussée. Constater en arrivant indemne sur le trottoir qu'apparemment, il y a un dieu pour les blondes.

mardi 5 février 2008

Mes démêlés avec la poste belge (suite)

Manquent actuellement à l'appel:
- Trois bouquins commandés chez des vendeurs américains par le biais d'Amazon Marketplace, le 12 janvier. Peut-être ont-ils, malgré ma réexpédition de courrier, atterri dans ma boîte à lettres française. Sans ça, je peux tirer un trait dessus.
- Un paquet de tirages photos commandés chez Mypix.com le 20 janvier. Même remarque que pour les articles précédents.
- Un gros colis de fournitures de scrap expédié depuis les USA le 30 janvier, sans numéro de suivi. Nous sommes encore dans les délais de réception raisonnables, mais vu que j'ai donné mon adresse à Bruxelles et que ce genre d'envoi passe par Taxipost, je me fais très peu d'illusions.
A cela je rajoute que:
- La poste normale m'a paumé un contrat envoyé début janvier en prioritaire, et a mis plus de deux semaines à me faire parvenir un manuscrit urgent en Colis Express.
- Je suis toujours sans nouvelles du litige qui m'oppose déjà à Taxipost au sujet d'un colis indûment renvoyé aux USA (ce qui m'a obligée à repayer les $44 de frais de port). Hawk leur a déjà écrit plusieurs mails et passé deux coups de fils pour un total d'une heure et demie sur son portable, en vain. Il a fini par se résoudre à prendre une journée de congé pour aller leur tirer les oreilles sur place et en personne - sans aucune garantie de résultat. Je trouve ça absolument scandaleux.
[Ce matin, le facteur m'a apporté deux colis. J'ai d'abord sauté de joie... et vite déchanté en constatant qu'il s'agissait non pas des objets sus-mentionnés mais 1/ d'un DVD commandé très récemment en France, dont le boîtier avait été réduit en miettes durant le transport 2/ d'un colis d'un éditeur qui me renvoyait 20 (oui, 20!) exemplaires de la version poche d'un bouquin que j'ai traduit en 2001. J'avais déjà eu du mal à écouler tous mes exemplaires grand format à l'époque, je ne sais vraiment pas ce que je vais faire de ceux-là!]
Bref, je suis bien embêtée. J'achète l'essentiel de mes fringues, de mes livres et de mes fournitures de scrap par correspondance. Pour les fringues, on va dire que ce n'est pas trop grave vu que j'ai du stock pour environ 258 ans. Pour les livres, je peux trouver sur Bruxelles (mais pas tout). Pour les fournitures de scrap, par contre, je n'ai pas de solution de rechange; Schleiper n'est pas trop mal achalandé mais rien de commun avec les sites internet américains. Et les tirages photos ne seront jamais aussi bon marché que sur Mypix. C'est tout mon petit système de consommation bien rôdé qui s'écroule, et le pire c'est que je ne comprends même pas pourquoi ni où ça coince exactement.
Si un jour je dois déclarer ma résidence principale en Belgique et me colleter avec les impôts en tant qu'indépendante aux revenus provenant de France, je crains d'y laisser ma santé mentale.

lundi 4 février 2008

Enfin!

Après quelques ratés (téléchargement de la mauvaise émission, serveur qui rame et promet un fichier entier pour dans... 59 heures), le podcast de l'émission Elle&Lui à laquelle nous avons participé vendredi dernier est disponible sur le blog de Hawk. Beware: les questions sont trèèèès personnelles et nous ne nous sommes défilés devant aucune.
Par ailleurs, nous avons profité de notre visite dans les locaux de Pure FM pour faire un petit shooting avec Régis Superstar. Les photos sont en cours de publication ici.

dimanche 3 février 2008

Nous l'avons échappé belle

Heureusement que cet adorable mâle Highland Fold silver shaded de quatre mois était déjà promis à une amie de son éleveuse. Parce qu'il eût été dommage de faire un chat de compagnie d'un spécimen de qualité expo/repro, parce que nous nous sommes fixé d'autres priorités financières pour cette année et que la bestiole valait quand même 1000 euros, parce que nous avons déjà deux chats âgés qui ne vont sans doute pas tarder à nous coûter un rein en frais de véto et parce que malgré tout ça, je sentais Hawk mollir franchement dans le "non" à côté de moi.

Pourquoi ce blog restera toujours confidentiel


Lorsque, il y a une dizaine de jours, on m'a posé la question: "De quoi parles-tu dans ton blog?", je me suis entendue répondre "De ma vie sentimentale". Ce qui est un peu réducteur. Je parle aussi de bouffe, de sexe, d'actualité, de mode, de bouquins et de films, de ma famille et de mes amis. En gros, de tout et de rien. Parfois mes textes se composent d'une phrase unique, et parfois ils frôlent l'incontinence verbale. Parfois ils sont illustrés d'une photo, et parfois non. Parfois le ton en est résolument girly et superficiel; parfois il donne dans une noirceur quasi-nihiliste. Parfois je me contente d'explorer les méandres de mon nombril de trentenaire gâtée par la vie; parfois je m'émeus de causes qui me dépassent et sur lesquelles je n'ai pas la moindre prise.

C'est, en résumé, un assez joyeux bordel dépourvu de ligne directrice, aussi bien dans la forme que dans le fond. Mes posts n'ont pas d'autre point commun que leur sincérité et le fait d'avoir été écrits par moi. Pour cette raison, "Le rose et le noir" ne deviendra jamais un de ces blogs-dont-on-cause, ceux qui sont susceptibles d'attirer l'attention d'un éditeur. Outre le talent de leur auteur, ces blogs-là se font remarquer et apprécier pour l'unité de sujet, de ton et de format des textes qui les composent. Je pense par exemple, pour ne citer que ceux qui figurent dans mon blogroll, à La vie rocambolesque et insignifiante de Brad Pitt-Deuchfalh ou Pensées d'une ronde.

"Le rose et le noir" ne rentre pas dans ces critères. Et je n'ai pas la moindre intention de le faire évoluer pour qu'il devienne marketable - pas la moindre ambition de rassembler des milliers de visiteurs quotidiens ou d'en faire un bouquin. Les gens sont toujours très étonnés quand je leur dis ça, comme s'il allait de soi qu'on écrit sur internet que dans l'idée d'être populaire et/ou publié. Ce n'est absolument pas mon cas. Mon blog me sert de défouloir quand j'ai le blues; il me permet d'exprimer mon enthousiasme pour les choses que j'aime ou mon indignation devant certains faits de l'actualité; il est un fantastique moyen de communiquer avec les personnes de mon entourage qui vivent loin de moi. Grâce à lui, je mets mes sentiments à plat et j'en conserve une trace durable. C'est bien suffisant pour justifier son existence.

Le bonheur, c'est simple comme...

...Un Thé à l'Opéra de chez Mariages Frères et une poignée de macarons Wittamer multicolores.

samedi 2 février 2008

Ils l'ont fait!

Carla a épousé Sarko ce matin. Maintenant je comprends pourquoi elle est passée à la clinique de Junior cette semaine. Ca devait être pour sa visite prénuptiale...
Si elle est en mission secrète pour le PS, comme je l'espère, elle pousse très loin l'abnégation. Dans le cas contraire, j'imagine qu'il faut mettre ça sur le compte de la folie temporaire et que le retour à la réalité risque d'être duraille.
En attendant, qui c'est qui va encore passer pour un Guignol sur la scène internationale, mmmh? Un président à l'air accablé par son divorce qui se remarie quatre mois plus tard avec une Don Juanne notoire avec qui il sort depuis moins de quinze semaines, vous trouvez que ça fait sérieux, vous?

Oki = kaka

Outre notre émission de radio, nous avions hier soir une victoire personnelle de Hawk à fêter. Notre premier choix s'était porté sur le Nonbe Daigaku, dont nous avions lu le plus grand bien dans Gaël; mais lorsque nous avons téléphoné pour réserver, ils n'avaient plus de place qu'au comptoir, ce que je trouve assez bof niveau intimité. Nous nous sommes dit que nous testerions ce resto un autre soir, et en remplacement, Hawk a suggéré Oki qui fait de la cuisine "fusion franco-japonaise". Le concept était séduisant; j'ai volontiers accepté.
Bilan, nous nous sommes retrouvés dans un de ces endroits prétentieux et surfaits qui me font grincer des dents. Clientèle branchouille, noms de plats à rallonge, assiettes présentées avec soin mais contenant tout au plus une demi-douzaine de bouchées, et bien sûr l'inévitable corollaire: addition hyper salée. Toujours sur ma faim après un gigot d'agneau fort bon mais riquiqui et pourvu d'un accompagnement symbolique (un quart de chicon, une galette de chou croquant grande comme une pièce de deux euros, quatre ou cinq mousserons et autant de bouts de concombre semi-cuits), j'ai voulu prendre un dessert. Il n'y avait qu'un tiramisu révisé (je déteste ça presque autant que les chicons) et tout un assortiment de trucs glacés qui ne m'ont pas vraiment fait envie vu la température extérieure à Bruxelles en ce moment.
Je me suis dit puisque c'est comme ça, il va falloir employer les grands moyens.
Un quart d'heure plus tard, serrés sur un minuscule bout de comptoir face à la vitrine du Mamma Roma, nous nous goinfrions de délicieuses pizzas croustillantes à souhait en poussant des exclamations de bonheur.
Moralité: pas la peine de se ruiner pour se régaler. La prochaine fois que nous aurons quelque chose à fêter, nous le ferons dans une de nos gargottes de prédilection.

Elle&Lui sur Pure FM, c'était hier

Muriel Dujardin est une fille à la fois douce et pétillante, du genre que l'on aimerait avoir pour amie. Elle était entourée hier par trois chroniqueurs. D'abord Gauthier, heureux propriétaire d'une belle voix de radio, juste basse et grave comme il faut pour inciter à la confidence (en même temps, ce n'est pas comme si j'avais besoin qu'on me pousse beaucoup de ce côté-là!). Puis Brice, que Hawk avait déjà croisé socialement chez un ami commun, et qui m'a fait l'effet du plaisantin de service, toujours prêt à dégainer un jeu de mots à deux balles ou une allusion coquine. Et enfin Thierry, ex-propriétaire d'un magasin de vidéos que Hawk fréquentait assidûment dans le temps. Comme quoi Bruxelles, c'est tout petit.
Malgré une réunion de préparation durant laquelle Muriel nous avait interrogés sur notre histoire et notre blog photo Elle&Lui, je ne savais absolument pas à quoi m'attendre en arrivant dans le studio de Pure FM. L'ambiance était plutôt bon enfant: tout le monde autour d'une table encombrée de matos, bricolage de micros et de casques au dernier moment. On nous a posé des questions assez intimes auxquelles nous avons répondu, je crois, de façon sincère et pas trop chiante. Nous avons parlé bien davantage que ce que j'imaginais; en trois quarts d'heure, il n'y a eu que trois pauses d'une petite chanson chacune.
Au final, c'était une expérience sympa et intéressante. Elle a provoqué un impressionnant pic de visites sur Elle&Lui pour la journée d'hier (trois fois le nombre habituel!). J'espère que quelques-uns de ces nouveaux lecteurs continueront à nous suivre. Même si ce n'était pas le cas, il me resterait le plaisir d'avoir fait quelque chose de tout nouveau pour moi, et qui plus est de l'avoir fait avec mon amoureux.
Pour ceux qui seraient intéressés, Hawk est en train de télécharger le podcast de l'émission, mais ça rame un peu: il ne sera sans doute pas en ligne avant demain.

vendredi 1 février 2008

mercredi 30 janvier 2008

Pas de carte d'anniversaire pour Etre Exquis

Demain, c'est l'anniversaire d'Etre Exquis. J'avais acheté une jolie carte pour la lui envoyer, mais il n'a jamais répondu au mail dans lequel je lui demandais sa nouvelle adresse chez sa copine. Et bien qu'il soit assez tête en l'air, je doute fort qu'il s'agisse d'un oubli de sa part. Non, je penche plutôt pour l'omission volontaire. Parce que ça fait un an et demi qu'il est avec cette fille et qu'il ne me l'a toujours pas présentée. En fait, elle ignore mon existence, le fait que nous sommes sortis ensemble deux ans et qu'on se voit encore régulièrement. Tout comme elle ignore le reste de son passé sentimental (houleux), et réciproquement.
Etre Exquis et elle semblent s'accommoder fort bien de ce silence. Mais outre le fait que je ne comprends pas leur absence totale de curiosité, je trouve dangereux de ne rien savoir de l'histoire amoureuse de la personne avec qui l'on vit. Est-elle du genre coureur ou fidèle? A-t-elle déjà été capable de s'engager? Pourquoi ses relations précédentes ont-elles foiré? Ce sont des choses qu'il me paraît essentiel de savoir, pour comprendre où l'on met les pieds et éviter de refaire des erreurs du passé.
En attendant, demain matin, Etre Exquis se contentera d'un bête texto d'anniversaire. Ca lui apprendra à faire des cachotteries.

mardi 29 janvier 2008

Quel est votre daemon?

Il y avait longtemps qu'on ne s'était pas fait un petit testalakon... Celui-ci m'a plu parce que tous les lecteurs de His Dark Materials ont dû se demander un jour ou l'autre quel serait leur daemon s'ils vivaient dans l'univers de Lyra, et parce que je trouve l'animation très réussie. Par contre, pour le "humble", chui pas sûre sûre...

Et vous, quel est votre daemon?

www.goldencompassmovie.com et cliquez sur "daemons"

lundi 28 janvier 2008

Changement de plan

Finalement pour les prochaines vacances, nous ne partirons pas à Prague mais à Copenhague. Ca m'a pris ce matin, parce que j'ai trop envie de dormir à l'Hôtel Fox, un endroit sublime avec 61 chambres complètement délire qui feront un cadre idéal pour des photos (coquines ou non). Choisir la destination de son prochain voyage en fonction de l'hébergement - pourquoi pas? De toute façon, j'ai toujours eu très envie de visiter les capitales d'Europe du Nord. Je pensais commencer par Oslo ou Stockholm, mais Copenhague fera aussi bien l'affaire. Je marcherai ainsi dans les traces de mon papa, qui se fit jadis offrir un tour d'Europe du Nord tous frais payés par la Marine Nationale (et qui, sujet au mal de mer, conserve un souvenir impérissable d'une tempête avec des creux de vingt mètres survenue au large des côtes norvégiennes), et dans celles de Kim Détective dont, gamine, je lisais les aventures publiées par la Bibliothèque Rouge. Nous avons déjà regardé le tarif des vols: 120 euros l'aller-retour, et une distance inférieure à celle qui sépare Bruxelles de Monpatelin. Départ prévu aux alentours du 15 septembre.

dimanche 27 janvier 2008

Manuel vs digital

En ce début d'année 2008, Hawk et moi avons tous deux pris la résolution de nous remettre au dessin. C'est ainsi qu'hier après-midi, nous sommes passés chez Schleiper où j'ai investi dans une super boîte de 24 feutres Faber-Castell à pointe pinceau, puis à la Fnac City II où Hawk a passé en revue les différentes palettes graphiques du rayon info.
Une même résolution, deux approches diamétralement opposées. Hawk est très branché gadgets technologiques et exploite à fond les capacités de son MacBook. Pour ma part, je ne conçois l'art, quel qu'il soit, que comme quelque chose de sensuel, de tactile. Oui je fais des photos numériques, parce que c'est plus simple, que ça revient moins cher et que le stockage prend moins de place. Mais je tire systématiquement mes clichés favoris. Si je me suis mise à bloguer au lieu de continuer à écrire un journal intime, comme je l'avais fait pendant les 25 années précédentes, c'est uniquement parce que je suis consternée par la détérioration de mes vieux carnets.
Pour le reste, je refuse de passer au scrapbooking digital. Mon plaisir réside au moins autant dans la réalisation que dans le résultat, et je préfère cent fois me couvrir les doigts de colle que de cliquer sur une souris en fixant un écran d'ordinateur. J'aime entendre le crissement des ciseaux qui coupent un ruban, sentir la texture du bristol sous mes doigts, retenir mon souffle en priant pour que l'encre d'un tampon ne bave pas, humer la légère odeur de la peinture acrylique, tâtonner pour aligner les lettres autocollantes de mes titres, presser bien fort pour ne pas laisser la moitié d'un décalcomanie sur son support, caresser le bombé lisse d'un embellissement en epoxy. Il en va de même pour le dessin: en ce qui me concerne, la facilité du DAO ne remplacera jamais le plaisir de manipuler un arc-en-ciel de crayons de couleur, d'estomper la trace d'un 2B avec le gras du doigt, d'essorer doucement un pinceau en poils de sanglier pour ne pas trop diluer l'aquarelle, de sentir la pointe d'un Staedtler 0.3 glisser sur le papier jaunâtre d'un sketchbook Moleskine. Plutôt ne rien faire du tout que me priver de ces minuscules transports.

Amis de la poésie, nous vous souhaitons un bon dimanche

MOI (contemplant le résultat de mes ministrations matinales): Purée!
HAWK: Tu l'as dit...

samedi 26 janvier 2008

Busy busy busy

Hier matin, Hawk et moi avons passé une demi-heure à préparer une nouvelle vidéo de Régis.
Hier en fin d'après-midi, j'ai rencontré une étudiante qui réalise un mémoire sur le concept d'extimité dans les blogs et qui m'a interviewée pendant une heure et demie. Nous devons nous revoir la semaine prochaine.
Mardi, nous avons rendez-vous avec Muriel Dujardin pour préparer l'émission de radio à laquelle nous allons participer.
Jusqu'ici, ma vie modelait mon blog. Maintenant, mon blog se met à modeler ma vie en retour.
Et j'adore ça.

Réservation surprise

From: restaurant LE BALMORAL‏
To: Monsieur Tout-le-Monde
>Confirmation réservation
>Sun 27/01/08
>12:00
>5 personnes
_____________________________
Fwd: Confirmation réservation Restobookings
From: Monsieur Tout-le-Monde
To: Phil H ; Armalite
>Euh, j'en déduis que j'ai réservé pour demain au Balmoral à l'insu de mon plein gré.
>Vous venez tous j'imagine ;-)
>Tant que j'y pense, ai-je mentionné dans la réservation "près de la fenêtre"?
_____________________________
From: Armalite
To: Monsieur Tout-le-Monde
>Non, tu as oublié.
>Ce que tu peux être distrait tout de même...

vendredi 25 janvier 2008

Un autre genre de sport

C'est quand on doit rester un quart d'heure le bras en l'air à faire danser une peluche en essayant de ne pas apparaître dans le champ de la caméra, qu'on apprécie véritablement l'endurance développée au fil des heures passées à massacrer des Lapins Crétins sur Wii.

Les pâtissiers belges oeuvrent pour Zermati

Depuis mon arrivée à Bruxelles, une suite d'expériences malheureuses m'a conduite à renoncer très publiquement à l'un de mes desserts préférés: le cheesecake. C'est que voyez-vous, ici, la croûte n'est pas faite avec de la pâte normale mais à partir de Speculoos émiettés. Or les Speculoos contiennent de la cannelle, qui est avec le raisin sec l'un de mes ennemis jurés, culinairement parlant. C'est donc avec une grande tristesse mais une ferme détermination que j'ai abjuré le cheesecake à l'intérieur des frontières belges.
Depuis, je cherche le dessert que je pourrai commander les yeux fermés chaque fois qu'il figurera à la carte, celui qui saura satisfaire mon rare appétit de sucré et me faire pousser de petits cris orgasmiques en frétillant sur ma chaise. Ce soir chez Exki, je me suis dit que j'allais me faire plaisir: juste une soupe et un morceau de... mmmh ce gâteau banane/crème fraîche/noisette/chocolat blanc me semble un parfait candidat.
Jusqu'à ce que j'avale la première bouchée et me décompose.
Face à moi, Hawk a littéralement explosé de rire.
Je n'ai même pas eu besoin de lui confirmer que la croûte était en Speculoos.

jeudi 24 janvier 2008

La méthode Zermati

(En réponse au dernier post de Caroline.)
Si j'ai bien compris le principe de la méthode Zermati, ça consiste à manger tout ce dont on a envie à condition de s'arrêter dès qu'on n'a plus faim. Ne pas manger sans faim, c'est un excellent conseil. Combien de calories ingurgitons-nous chaque jour par ennui, par gourmandise ou pour finir notre assiette/le plat/le paquet? Dans mon cas, probablement pas loin de la moitié. Ce qui suffit sans doute à justifier les 10 kilos dont j'essaie de me débarrasser sans succès depuis la nuit des temps (également appelée "milieu des années 80" dans le calendrier chrétien). L'idée sous-jacente, me semble-t-il, c'est que notre corps sait ce dont il a besoin ou pas et envoie des signaux quand il a stocké ce qu'il lui fallait pour affronter les prochaines heures.
Et là je bute sur un problème de taille. Parce que si mon corps semble capable de m'informer que mon estomac est plein, il manque en revanche du discernement le plus élémentaire sur ce qu'il convient d'y fourrer pour atteindre cet état. En gros, mon corps n'a pas envie de chouettes légumes pleins de couleurs et de vitamines, ni de délicieux poisson bouilli avec juste un filet de citron. Mon corps veut des oeufs au bacon et des pancakes le matin, des carbonara à midi, un chocolat chaud avec un demi paquet de Brossard à quatre heures et de la pizza à la tartiflette le soir. Vous me direz qu'au bout de quelques jours de ce régime, je supplierai les employés du Delhaize pour qu'ils me vendent une tomate belge sans goût et une pauvre mandarine desséchée. Faux. Au bout de quelques jours de ce régime, mon corps réclamera juste du risotto à la pancetta et de la pizza pomme de terre/huile de truffe pour changer un peu. Donc même si je n'en consomme que de très petites quantités et perds quelques kilos au passage, j'aurai une alimentation déséquilibrée et nocive pour ma santé.
Mon corps est un traître et un saboteur. Non content de m'inciter à boucher mes artères avec du cholestérol, il menace vigoureusement de faire la grève des fonctions vitales dès que mes activités physiques induisent la plus petite goutte de transpiration. Il ne voit pas pourquoi il soufflerait comme un boeuf sur un tapis de course ou un stepper quand il est tellement plus agréable de dévorer le dernier Biba vautrée sur le canapé. Mon corps n'a pas de vision à long terme. J'ai beau essayer de le convaincre que c'est pour son bien, qu'il n'a aucune envie de mourir d'un infarctus à 60 ans ou de passer les dernières années de sa vie à grincer de partout comme un vieux robot rouillé, mon corps ne veut rien entendre. Alors, il est hors de question que je le laisse choisir ce qu'il ingurgite.

mercredi 23 janvier 2008

Pas de repos pour les blondes

Vendredi dernier, je lisais Libé dans l'avion qui me ramenait à Bruxelles lorsque je suis tombée sur un petit article ainsi titré:
LE CHANTEUR D'OASIS EST MORT
"Ben merde alors, je me suis dit. Mauvaise semaine pour les people. Après Carlos, Noël Gallagher."
...
L'avantage avec Heath Ledger, c'est que je risque de le confondre avec personne.

mardi 22 janvier 2008

Last night a Massum saved my life

Le dos mis en compote par un futon, ça ne vous incite pas précisément à bondir du lit aux aurores avec une mine radieuse et des bisous aux lèvres. Non, ça vous pousse plutôt à vous détourner en grommelant quand votre amoureux essaie de vous embrasser pour vous dire au revoir - et à vous rendormir jusque vers 10h30, moment auquel vous vous levez enfin en pestant contre vos articulations rouillées et votre journée déjà à moitié foutue.
En même temps, les vrais bons matelas ne sont pas donnés et les priorités financières se multiplient en ce début d'année. Changement de mutuelle, déménagement sur Bruxelles, voyage à Prague... Vous me direz qu'entre la Wii, ses jeux et ses divers accessoires, nous avons largement dépensé de quoi changer de lit. Oui mais bon, il fallait bien que quelqu'un se dévoue pour sauver la planète envahie par les Lapins Crétins. Et ces héros, c'est nous. Surtout n'hésitez pas à nous ériger une petite statue dans un coin discret quans vous aurez cinq minutes à perdre.
Hier soir donc, nous nous apprêtions à passer une nouvelle nuit désagréable quand Hawk a eu une idée de génie. C'est fou ce que ça peut être motivant de m'entendre chouiner. Jugez-en donc par vous-mêmes:


Deux matelas l'un sur l'autre. Même si le second, fraîchement rajouté, est plus fin que le premier, il suffit à amortir ma cambrure quand je dors sur le dos et le renflement de ma hanche lorsque je suis allongée sur le côté. Hawk est un héros.
Par contre, il va falloir rapidement nous rendre chez Ikea pour remédier à ce léger problème:

lundi 21 janvier 2008

La question du jour

Je me demande pourquoi les gens bien se prennent systématiquement pour des nuls et passent leur temps à se dévaloriser alors que les vrais nuls ont une si haute opinion d'eux-mêmes et passent leur temps à la clamer sur les toits.

Mon subconscient fait des siennes

Cauchemars en cascade cette nuit. L'Homme n'en finit plus de se moquer de moi: comment ai-je pu être assez stupide pour croire qu'il m'aimait? Il se contentait de tuer le temps en attendant Fausse Blonde, la vraie femme de sa vie pour qui il a, dans les trois mois suivant leur installation ensemble, fait tout ce qu'il m'avait refusé pendant sept ans.
Je me réveille bien chiffonnée à l'heure tardive où Hawk part travailler. "Les cauchemars, c'est pas vrai, dit-il en m'embrassant avant de s'en aller. Moi je t'aime, et ça c'est vrai."
Moi aussi je l'aime. Et je n'ai jamais été aussi heureuse avec quelqu'un. Je voudrais juste que mon subconscient commence à l'accepter et à me lâcher la grappe. Ca va bientôt faire deux ans, quand même...

samedi 19 janvier 2008

La presse féminine nuit à la santé de mon couple

Hawk (vexé): - Je suis en train de me rouler tout nu sur la couette à côté de toi, et toi, tu lis "Je suis nulle en riz au lait" dans Biba.

Monpatelin, janvier 2008

vendredi 18 janvier 2008

Mal du pays

Je n'ai pas envie de rentrer à Bruxelles dans le froid, la grisaille et la pluie qui me minent insidieusement le moral malgré tous mes efforts pour positiver.
Pas envie de quitter mon joli appartement ensoleillé, mon lit confortable, la montagne et les palmiers qui me font face quand je lève la tête de mon ordinateur pour retourner dans un endroit sombre, délabré et déprimant.
Je veux encore faire du scooter derrière Etre Exquis, la visière relevée même si on est en janvier parce qu'il fait plus de quinze degrés dehors.
Je veux déjeuner le dimanche face à la mer, et puis me promener sur la jetée en pestant contre le vent qui emmêle mes cheveux.
Je veux rester. Je veux du soleil, de la tiédeur, le bleu scintillant des vagues, les routes bordées de vignes et la silhouette majestueuse des pins parasols. Je veux la familiarité réconfortante de la ville où je suis née, dont je suis partie mille fois et où je n'ai cessé de revenir.
Je veux rejoindre Hawk. Je veux avoir une douzaine de restos sympas à moins de cinq minutes de la maison, des cinémas qui passent des films en VO, une librairie immense ouverte même le dimanche où je peux boire un verre en lisant la presse étrangère. Je veux l'excitation d'une capitale européenne où il me reste plein de choses à découvrir.
C'est insoluble.

jeudi 17 janvier 2008

Elle&Lui: l'émission radio

Aussitôt dit, aussitôt fait! Nous serons donc dans l'émission de Muriel Dujardin sur Pure FM le vendredi 1er février de 19h à 19h30, pour parler de notre blog photo Elle&Lui. Pour ceux qui ne capteraient pas la station ou qui seraient occupés à ce moment-là, il y aura un podcast.
Youpiiiiiiiiiiiiiii!

mercredi 16 janvier 2008

Girouette

Puisque mon rendez-vous chez l'esthé-ticienne m'oblige à aller au centre commercial, je vais faire le tour des boutiques de la galerie, histoire d'amortir le déplacement. Les soldes ont commencé mercredi dernier en France; je vais peut-être trouver un truc sympa.
Ce bas de pyjama style pantalon de yoga, par exemple. Celui que j'ai acheté plein pot à Bruxelles il y a moins de deux semaines. Ici, il est soldé à 50%. Et y'en a au moins trois dans ma taille chez Etam lingerie. Entre ça et les chaussures qui commencent deux pointures au-dessus de la mienne, je sens que la Belgique ne veut pas que je dépense chez elle mon budget fringues.
Oh, mon super pull en cachemire Comptoir des Cotonniers! Mis une seule fois depuis son achat fin novembre - un soir où je dînais chez des grands fumeurs. Depuis, il attend dans un sac en plastique hermétiquement fermé que je dégote du Woolite pour le purifier laver à la main. Et bien ce pull, il est soldé à moitié prix. Soit une économie de 117,50 euros pour la fille qui a eu la patience d'attendre jusqu'à aujourd'hui.
Les soldes ça pue. Phil H, mon ami, nous boycotterons les prochaines ensemble. Vite, gagnons la sortie avant de piquer une crise de nerfs au milieu du Printemps, ce merveilleux magasin dans lequel je m'en voudrais d'être interdite de séjour à vie.
Tiens, il est là le stand IKKS maintenant? Voyons par hasard s'ils n'auraient pas la Victorien, devant laquelle je bave depuis le début de la saison mais que je me suis retenue d'acheter parce que 200 euros pour une robe quand même c'est déconner. Ah oui, elle est là. Soldée à - 40%. Mais en 36, alors que je fais un 38. T'façon je suis sûre qu'elle m'aurait été hyper mal. Essayons-la juste pour confirmer...
Aaaaaah mon Dieu le 36 me va comme un gant. Merci la taille Empire. Et par-dessus mon jean, avec mes grosses boots de moto, elle est juste subliiiiiime. Il ne manque que mon sous-pull fuchsia pour parachever l'ensemble. Où est la caisse la plus proche?
Les soldes ça tue sa race.

Bien joué

A Bruxelles, il n'y a plus un seul Nun-chuk en vente nulle part. Désespoir de Hawk et de moi-même, qui aurions bien aimé faire ensemble les jeux de musique des Lapins Encore + Crétins. Du coup, quand Soeur Cadette m'appelle samedi dernier pour me dire qu'elle est dans un magasin de Toulouse où il en reste juste deux et qu'elle va en prendre un, est-ce que je veux l'autre? Je saute de joie et réponds oui oui ouiiiiiiiiiii. Envoie-le-moi par la Poste, je te rembourserai les frais de port. Marché conclu; Soeur Cadette procède.
Aujourd'hui je fais la tournée du centre commercial le plus proche de Monpatelin. Chez Toys'R'Us, dix Nunchuk au rayon jeux vidéo. Chez Carrefour, une grosse demi-douzaine. Chez la Fnac, un présentoir entier. A Bruxelles: une boîte à lettres pas certaine du tout que la Poste belge daignera lui faire parvenir le colis de Soeur Cadette.

mardi 15 janvier 2008

Je l'ai eue!

Certes, c'était le modèle individuel - donc moins moëlleux à cause de sa circonférence réduite -, vendu sans couronne et avec un santon des plus ordinaires. Mais les fruits confits (orange, kiwi, poire) absolument sublimes m'ont fait pousser des soupirs de bonheur. Et puis après trois mois de sevrage de brioche, je ne pouvais pas laisser passer les Rois sans manger une couronne provençale.

Elle&Lui: déjà 80

Nous venons de publier nos 80èmes photos sur Elle&Lui. Quatre-vingt jours de cohabitation, c'est peu. Quatre-vingt jours à nourrir un projet de ce genre, c'est beaucoup. Comme la plupart des gens, nous avons un quotidien assez routinier: travaillant à domicile, il m'arrive de ne pas mettre les pieds dehors pendant plusieurs jours; quant à Hawk, bien souvent, il se contente de faire la navette entre chez nous et le 3ème sous-sol de la banque Tuuut, qu'il n'est pas censé photographier pour des raisons de sécurité. Or, notre appartement et les transports en commun n'offrent pas des opportunités infinies - du moins, pas au premier abord.

Nous avons dû prendre l'habitude de traquer le moindre détail intéressant de notre intérieur et de notre quartier, d'être toujours prêts à dégainer nos appareils, de faire un petit effort pour provoquer des occasions de photos. Personnellement, ça m'incite à me bouger un peu plus. Ca m'ouvre les yeux sur des choses auxquelles je ne prêtais pas forcément attention jusqu'ici. Et ça m'oblige à m'intéresser un minimum à l'aspect technique de la photo: prise, et aussi retouche avec Picasa ou Photoshop. J'en avais bien besoin. Surtout, je trouve ça agréable d'avoir un projet créatif commun avec mon amoureux; c'est une complicité supplémentaire entre nous.

Elle&Lui est loin d'afficher des milliers de visiteurs quotidiens; pourtant, il a déjà attiré l'attention d'une radio qui nous a proposé de venir en parler sur ses ondes. L'affaire devrait se conclure courant février - nous publierons la date exacte de l'émission lorsqu'elle aura été fixée. La fortune est encore loin, mais avec un peu de chance, nous aurons notre petit quart d'heure de gloire :)

L'étrange logique de TF1

Puisque je suis actuellement dans mon appart, avec une télé sur laquelle on peut regarder des chaînes et pas juste mater des vidéos ou jouer aux Lapins Crétins, je me suis dit que j'allais tester Ugly Betty dont j'avais entendu le plus grand bien et dont deux épisodes passaient ce soir sur TF1.
Bilan: malgré la VF, je suis conquise. Les problèmes avec la Poste belge me dissuadant d'effectuer de nouvelles commandes aux USA, je vais devoir ronger mon frein jusqu'à la sortie française de la saison 1 en DVD, fin avril. Grmlmlml.
Par ailleurs, je tiens à féliciter TF1 pour le bel esprit d'initiative dont elle a fait preuve en diffusant l'épisode 11 à la suite du 3 - au lieu d'enchaîner bêtement avec le 4 comme aurait pu le faire une chaîne plus conservatrice. La prochaine fois, je suggère qu'elle passe les épisodes à l'envers, en commençant par le générique de fin.

lundi 14 janvier 2008

Bruxelles vs Monpatelin

MONPATELIN:
- Il fait dix degrés de plus qu'à Bruxelles: + 10 points
- Aujourd'hui il pleut alors que j'ai besoin d'aller faire des courses: - 20 points
- J'ai un lit confortable pour dormir: + 30 points
- Ma bouteille de gaz est vide ce qui ne me laisse que le micro-ondes ou le four pour cuisiner: - 10 points
- Entre le faible taux de déliquance local et ma porte à fermeture trois points qu'un serrurier professionnel a un jour mis deux heures à forcer, j'ai l'esprit assez tranquille quand je m'absente: + 10 points
- Tout est loin; si je veux aller en ville ou au centre commercial, je dois prendre un bus qui ne passe qu'une fois toutes les demi-heures et dont les arrêts sont mal situés: - 40 points
- Ici comme partout ailleurs en France, les bouquins, les jeux et les produits de beauté sont beaucoup moins chers qu'en Belgique grâce au prix unique du livre et à la présence de chaînes telles que Toys'R'Us ou Sephora: + 30 points
- Par contre les endroits sympas où prendre un verre/bruncher/dîner ne sont pas légion et pratiquent des tarifs ahurissants: - 20 points
BRUXELLES:
- Hawk est là-bas: + 10 000 points

dimanche 13 janvier 2008

Le doublé du samedi

Soirée Wii chez Phil H. Nous avons décidé de nous y mettre à quatre pour massacrer les Lapins Encores + Crétins, ce qui nécessite de synchroniser toutes nos Wiimote avec la console. Le mode d'emploi n'est pas très clair et la manoeuvre dirigée par les garçons patauge pendant un bon quart d'heure. N'étant utile à rien dans ce genre de situation, je me garde bien d'intervenir. Soudain, je lève les yeux vers le haut du poste de télé et m'exclame:
- C'est bon, les quatre lumières sont allumées!
Hilarité générale.
Apparemment, ce que j'ai pris pour des diodes est en réalité la flamme des bougies chauffe-plat posées sur la télé.

samedi 12 janvier 2008

Un réveil un peu brutal

J'ouvre les yeux. Face à moi, au milieu des oreillers en bataille, je vois la tête de Hawk. Elle ne fait qu'un tiers de sa taille habituelle et elle est devenue cylindrique, de sorte qu'il n'y a plus aucune démarcation avec son cou. On dirait un des personnages de la Quête de l'Oiseau du Temps dont j'ai oublié le nom. Mais le comble de l'horreur, c'est que ses traits ont disparu. Il n'a plus d'oreilles pour m'écouter, plus de bouche pour me parler, plus d'yeux pour me regarder, plus de nez pour me faire froid ou salir mes lunettes quand il m'embrasse.
Je pousse un hurlement.
Hawk se redresse en sursaut des oreillers dans lesquels sa tête était dissimulée.
Dépliant le bras dont je viens de confondre le coude avec son crâne.

mercredi 9 janvier 2008

Début de journée productif

Phil H dit :
tu as chuté du lit ?
Armalite dit :
mais non môssieur
Armalite dit :
je me suis levée à 7h
Armalite dit :
comme hier d'ailleurs
Armalite dit :
pour soutenir moralement mon chéri
Armalite dit :
c'est pas bô l'amour?
Phil H dit :
tu te recouches quand il part ?
Armalite dit :
absolument pas
Armalite dit :
il est déjà parti et je bosse
Phil H dit :
wow
Armalite dit :
héééééééé ouais
Armalite dit :
je viens déjà de mettre une armée de morts-vivants en déroute avec des flèches enflammées
Armalite dit :
pas mal juste après le petit dej non?

mardi 8 janvier 2008

Chère Carla,

Longtemps, tu as représenté pour moi l'idéal féminin, une inaccessible perfection vaguement culpabilisante. Non contente d'avoir des jambes interminables, une silhouette de liane, une grâce féline et les yeux de chat qui allaient avec, tu possédais cette élégance naturelle, ce côté aristo bohème pour lequel j'aurais vendu mon âme au diable. Pire encore: tu étais cultivée, intelligente, pleine d'humour et pas prétentieuse pour deux sous. Et puis tu avais cette voix un peu cassée que je trouve atrocement sexy. Quand tu as sorti ton premier album d'auteur-compositeur-interprète, je l'ai écouté en boucle pendant des mois, me pâmant sur le nouveau talent qui venait s'ajouter à une palette déjà insolemment bien fournie.
J'aimais tout de toi, notamment ton attitude de croqueuse d'hommes qui s'assume. Et quels hommes! Tu aurais pu aligner les bellâtres décoratifs à la Arno Klarsfeld, mais tu as su varier les plaisirs: une rock star, un célèbre réalisateur, un ex-Premier Ministre, deux philosophes père et fils de surcroît... Tu parlais de tes conquêtes d'une façon si mutine et maligne qu'il était impossible de t'associer une de ces vilaines épithètes dont on use souvent pour désigner les femmes qui ont le toupet de se comporter avec la même désinvolture que les hommes.
Puis il y a eu ce choc impensable, au détour du rayon presse de mon Delhaize. Ces photos infâmantes qui ornaient la couverture de tous les magazines people, et même de quelques autres. Toi et le nabot tant haï! Comment était-ce possible? Mon premier sentiment, je l'avoue, a été la vexation: moi qui suis toujours si bien informée des faits et gestes des célébrités, j'en étais encore à croire le Petit Nicolas avec Laurence Ferrari. A la stupeur initiale a succédé la consternation. Carla! Après quarante années de sans faute absolu, comment as-tu pu te laisser aller à une alliance d'une telle vulgarité - toi, une femme de gauche et de goût!
Pour me consoler, je me suis dit que ça allait te passer très vite, que ce n'était qu'une tocade supplémentaire sur une liste déjà longue, une manière de t'encanailler en te frottant à l'Ennemi. Et voilà qu'aujourd'hui, Chafouin Premier déclare qu'il songe à t'épouser en secret! Carla, dis-moi que ce n'est pas vrai! Dis-moi qu'en réalité tu es une Mata Hari à la solde du PS, envoyée pour lui briser le coeur, le rendre fou de chagrin et le faire destituer de ses fonctions! Dis-moi que tu ne t'apprêtes pas réellement à sacrifier ta liberté et ton incomparable perfection à cette incarnation du Mal sapée Armani!
Signé: une fan au dernier stade de l'incrédulité et du désespoir.

lundi 7 janvier 2008

Critique partielle et totalement partiale de "La clef"


Autant le dire tout de suite: la seule raison pour laquelle je suis allée voir ce film, c'est la présence de Vanessa Paradis au générique. Si Hawk ne m'avait pas montré la bande annonce sur Internet, je n'aurais même pas su de quoi ça causait. De toute façon, après m'être cogné "Atomik Circus" pour l'amour de Vanessa, je suis prête à me farcir quasiment n'importe quoi en matière de bouse cinématographique.

"La clef" n'était pas un mauvais film. Mais le policier crasseux, c'est pas spécialement mon truc, surtout quand il comprend quelques plans bien gore et deux-trois invraisemblances qui gâchent sa crédibilité. Et puis Vanessa apparaît dans une demi-douzaine de scènes à tout casser: disons, deux feuillets de texte (tapés gros en triple interligne) et trois jours de tournage. En plus, il faut voir comment ils l'ont arrangée, la pauvre chérie. Dans sa première scène, on dirait carrément qu'elle a les dents pourries. Au naturel, déjà, elle fait petite chose maigrichonne et malade ; là, le maquillage lui donne carrément l'air tuberculeuse. En la voyant, on a juste envie de lui acheter une religieuse au chocolat, une bouteille de Fructis spécial cheveux gras et un pot d'embellisseur abricot Agnès b. C'est quand même la quatrième fois, après "Noce blanche", "Elisa" et "Mon ange", qu'elle se retrouve à jouer les putes au cinéma. Soit quasiment 50% de ses rôles (la miss est paresseuse et n'a pas une bio très fournie). A sa place, je m'interrogerais sérieusement sur ce que les réalisateurs voient en moi.

"Ma vie est tout à fait fascinante"

Pour celles d'entre vous qui auraient vécu dans une caverne ces derniers mois et qui ne feraient pas déjà partie des fans de Pénélope Jolicoeur, je ne saurais trop vous conseiller d'investir dans son livre qui vient de paraître aux Editions Jean-Claude Gawsewitch (oué, je connaissais pas non plus jusqu'ici, mais je suis fan de la couverture souple et du format plus pratique que celui d'une bédé classique).
Or donc, comme le blog dont il est tiré, "Ma vie est tout à fait fascinante" est un monument de drôlerie. Toutes les filles feignasses, gourmandes, de mauvaise foi, bordéliques et girly à mort s'exclameront au moins une fois: "Haaaan, c'est exactement moi!" devant une des planches de Pénélope. Absolument tout le monde, garçons et filles mélangés, devrait se reconnaître dans la virée chez Ikea de la page 46. La 32 et la 80, j'aurais pu les faire moi-même si je savais dessiner. La 40 a fait exploser Hawk de rire (jaune). La 77 ressemble méchamment à une situation vécue par nous il y a peu. Et la 83 est juste irrésistible.
Je sais, présenté comme ça, ça ne vous dit pas grand-chose. Si vous ne connaissez pas déjà le blog de Pénélope, allez donc y faire un tour en urgence - et puis achetez son livre dans la foulée, parce que 1/ une fille aussi talentueuse mérite de vivre de son boulot 2/ c'est un fabuleux investissement anti-morosité par ces temps hivernaux tristounets.

dimanche 6 janvier 2008

BWAH AH AH AH AH

Le premier opus s'achevait de façon un peu décevante: pas de Big Boss à vaincre, pas de super niveau final - juste une dernière ventouse et hop! Rayman repart se promener tranquillou dans la campagne.
Le second opus, pour ce que nous en avons vu jusqu'ici, est encore plus délirant au niveau du thème et des animations. Au début, nous étions déçus par l'absence de progression apparente. Puis nous nous sommes aperçus qu'en réussissant un certain nombre de mini-jeux, nous en débloquions d'autres - des séquences de tirs, mes préférées!
Reste que pour bien profiter de Rayman contre les Lapins Encore Plus Crétins, il faut y jouer à plusieurs: seul, ça n'a quasiment aucun intérêt. J'ai particulièrement hâte d'essayer à quatre les séquences de musique où chaque joueur prend un instrument différent et où les mouvements à faire sont plus variés que dans le premier. Ca promet de magnifiques gesticulations dans tous les sens.

jeudi 3 janvier 2008

Soldes: les 10 commandements

1. En Belgique plutôt qu'en France, le peu de sous qu'il te reste après les fêtes dépenser iras.
...D'accord, l'Inno n'arrive pas à la cheville (au rez-de-chaussée?) du Printemps ou des Galeries Lafayette. Mais ici, les soldes démarrent dès le 3 janvier, et surtout, les réductions sont en moyenne de - 30 à - 60% dès le départ - contre un misérable - 20/-40% observé en France.

2. Si une taille bateau fais, le matin du premier jour dans les magasins te précipiteras.
...Et même comme ça, tu auras la déception de t'apercevoir que le manteau Zara Homme qui irait si bien à ton amoureux et qui est pile poil dans son budget n'est déjà plus disponible en L. Ni dans le magasin de la rue Neuve, ni dans celui de City 2.

3. La différence entre "métrosexuel" et "tapette", patiemment à ton amoureux expliqueras.
...Puis tu concèderas que certes, il est possible que ses collègues de bureau ne saisissent pas le bon goût très pointu du pull à rayures noires, fuchsia, mauve et indigo que tu viens d'insister une heure pour lui faire acheter, mais qu'il faut savoir ignorer les béotiens de la hypitude et se concentrer sur le plus important (i.e., toi tu craques pour l'ambiguïté de l'association tête de brute/couleurs a priori féminines).

4. A moins d'avoir jeûné pendant les fêtes, de pantalon point n'essaieras.
...Parce que c'est une épreuve presque aussi insupportable que la recherche d'un maillot de bain au mois de mai, quand tu ne t'es pas encore débarrassée du teint hivernal blafard qui fait si magnifiquement ressortir la peau d'orange sur tes cuisses.

5. Si le seul endroit où il est possible de se restaurer un fast-food se trouve être, le repas de midi sauteras.
...Sous peine de:
- faire la queue pendant une demi-heure
- t'entendre annoncer à la caisse que les Lapins Crétins dansants offerts avec le menu Top sont en rupture de stock
- te rabattre sur un truc dont tu n'as pas vraiment envie et qui t'apportera quand même un total de 755 calories pour un apport nutritionnel quasi négatif
- t'apercevoir qu'il ne reste pas la moindre table libre dans la salle (et qu'une partie non négligeable d'entre elles est squattée par des gens pas encore servis, incivilité qui a le don de te faire sortir de tes gonds)

7. L'étiquette "one size fits all" jamais ne croiras.
...Car c'est bien connu: si c'est censé aller à tout le monde, ça ne va à personne. Comme ces ravissantes chaussettes d'intérieur à semelle anti-dérapante dont 5 bons cm flottent joyeusement au bout de tes orteils pointure 35.

8. Pour le seul article non-soldé du magasin, inévitablement craqueras.
...Exemple: le bas de pyjama gris, style pantalon de yoga, qui doit logiquement compléter le merveilleux pull d'intérieur à -50% dont tu rêvais depuis des semaines.

9. Les choses que cherchais sans trouver il y a un mois, sans chercher trouveras maintenant que plus besoin n'en as.
...En novembre, il n'y avait pas un seul pull chaud et à manches longues en vente dans tout Bruxelles. Aujourd'hui, alors que tu as fini par vendre un de tes reins pour t'acheter un cachemire Comptoir des Cotonniers dans un grand magasin français, tu tombes complètement par hasard sur un arc-en-ciel de pulls en cachemire Etam complets, avec trois sortes de col différents et soldés à - 50%. Bien entendu, il y a ta couleur et ta forme préférées dans ta taille. Bien entendu, tu l'embarques au cas où la mode Vénus de Milo persisterait pendant l'hiver 2008-2009.

10. Aux vendeuses déjà épuisées vers onze heures du matin, un grand sourire feras et bon courage pour la suite souhaiteras.
...Parce qu'à la fin de ce marathon, tu seras bien contente de pouvoir rentrer au calme chez toi et de ne plus remettre les pieds dans les magasins jusqu'au mois de février.

mercredi 2 janvier 2008

Pensées du moment

Fin du foie gras jusqu'à l'année prochaine. J'ai pas osé monter sur la balance depuis le retour de Toulouse. Nous avons exterminé 80% des lapins crétins. Chou va aller me chercher le 2 chez Cora *heart*. J'espère qu'il en reste. Je suis encore triste mais ça finira bien par me passer. Soeur Cadette a craqué et acheté une Wii "parce que plus aucun magasin de jouets n'en avait et que du coup il me la fallait absolument". Les photos des vacances: que de la bouffe et des jeux. Demain matin soldes rue Neuve: il faut rhabiller Hawk en métrosexuel. Pull à rayures fuchsia et mauves genre Sonia Rykiel pour homme - à voir. Ou moins osé, le même avec rayures bleues et vertes. Le manuscrit que j'attendais est arrivé aujourd'hui. Treize jours pour faire Paris-Bruxelles en Colissimo International, on doit pas être loin d'un record. Le bouquin s'annonce plaisant à traduire; ça tombe bien j'étais pas folle d'enthousiasme de me remettre à bosser ce matin. J'aime bien les deux dessins que j'ai faits hier. Je ne suis pas Pénélope Jolicoeur mais ils sont rigolos. Ma nouvelle lubie c'est de me mettre à courir dans tous les sens la tête levée vers un invisible vaisseau spatial en faisant coucou et en appelant: "Moi! Moi! Moi!". Hier je l'ai fait dans le métro et dans la rue en attendant le bus. Hawk dit que je suis complètement folledingue mais il a l'air de trouver que c'est une qualité. Pourvu que ça dure. Le nouvel an a été un non-événement et je n'ai téléphoné à personne, pas envoyé de textos non plus, et encore moins une vingtaine de cartes faites main comme à une certaine époque. En fait chaque année je me fiche un peu plus de tout ça. Je pensais pas que le retour à Bruxelles serait si difficile. Pourtant la température a bien remonté. Faut que je me bouge. Et puis que je convainque mes parents de prendre un abonnement internet et Soeur Cadette d'acheter une webcam. En fait je n'ai pas de grand projet enthousiasmant pour 2008. Il y aurait bien Prague et un déménagement mais financièrement je sens que ça va être difficile. Mes résolutions sont minuscules: m'améliorer en photo, tenir un journal d'art, trouver un nouveau style de scrap, réguler un peu mieux mes dépenses, augmenter les garanties de ma mutuelle, ne plus me laisser bouffer la vie par des angoisses infondées - ce genre de choses. Je me demande pourquoi Scarlett a toujours des noeuds plein les poils et Copernique jamais alors qu'elles sont de la même race. Il faudrait que je me lave les cheveux mais je hais ce moment en hiver où on sort de la douche trempé et où on se gèle. J'ai un agenda 2008 en trop et je ne sais pas quoi en faire. J'ai besoin d'une trousse. Et de pochettes en plastique compartimentées pour diapos. Aller chez Carrefour - quand? On n'a toujours pas testé le Fish Eye. Mon circle scissor est encore dans son emballage et fort peu pratique à ranger. La nuit commence à tomber; j'ai fini de bosser et Hawk ne rentrera pas avant six heures. Je ne sais pas quoi faire en l'attendant vu que j'ai la flemme de sortir (froid et tout ferme dans une heure anyway). L'appart manque vraiment de lumière; ça me déprime un peu. Je ne passerai probablement jamais mon brevet de chute libre, du coup. Et lui, le fera-t-il? Cette nuit j'ai rêvé que je le croisais à la sortie d'un cours; il portait des bottes absolument ridicules, en plastige beigeasse avec un énorme talon compensé. Au moment où je relevais les yeux pour lui faire remarquer que c'était des pompes de fille, je m'apercevais qu'en fait ce n'était pas lui mais sa nouvelle copine. Il y avait des serpents aussi mais j'étais trop préoccupée pour avoir peur. Je vais rêver de lui jusqu'à quand? Le futon me fait mal au dos; il faudrait acheter un matelas normal. La réconciliation sur l'oreiller d'hier était à ranger dans la catégorie "simple mais méga-efficace". J'en veux encore. Si je me coupe à nouveau de cette partie de moi je crains de ne plus jamais la retrouver. J'ai une drôle de relation amour-haine avec les baked beans. Selon les périodes, j'adore ou je déteste. Dimanche j'ai adoré. J'aurais voulu que le moment se prolonge à l'infini. Si je pense trop à eux ça me donne envie de pleurer. Hier soir au téléphone j'avais les yeux qui piquaient. Je me ferais bien un chocolat chaud avec des Petit-Lu mais c'est probablement une mauvaise idée.

mardi 1 janvier 2008

Notre réveillon

Une première grosse dispute pour notre anniversaire, une seconde pour Halloween et la troisième pour le Jour de l'An. Y'a pas à dire: on est doués pour fêter les grands évènements. Enfin la bonne nouvelle, c'est qu'en théorie, on est tranquilles jusqu'à mes 37 ans fin mars.