lundi 23 juillet 2007

Moody's blues

Je me suis réveillée ce matin avec une migraine atroce et une nausée de femme enceinte de deux mois. Comme si j'avais passé la soirée d'hier à me pochetronner au lieu de boire un bête Orangina au ciné. Il commence à faire vraiment très chaud chez moi; ce n'est pas la canicule de l'an dernier mais c'est suffisant pour me faire fonctionner au ralenti.
- Bouge de chez toi, sors, me conseille Hawk.
- Si je sors je vais dépenser des sous, et je te rappelle que je suis grave fauchée en ce moment.
- Va te mettre sur la plage avec un bouquin.
- Bonne idée pour pas avoir chaud. Et merci de me rappeler que j'ai toujours pas reçu mon Harry Potter.
Oui: avoir mal à la tête me rend sarcastique. Enfin, je veux dire, encore plus que d'habitude.
J'attends toujours les résultats de l'analyse du polype qu'on m'a enlevé la semaine dernière. Et je stresse un peu. J'ai du mal à croire à mon bonheur actuel; je passe mon temps à guetter la catastrophe qui va tout démolir. Genre, une chimio de six mois qui me clouera chez moi, me mettra en faillite bancaire et me fera perdre ma libido en même temps que mes cheveux. Je me vois déjà obligée d'aller vivre chez mes parents, éloignée à tout jamais de Hawk et de Bruxelles, chauve, bouffie et anéantie par la douleur (car contrairement à ma copine Brigitte qui a surmonté tout ça en pure warrior, je suis une mauviette absolue).
Hawk me manque affreusement. J'ai mis si longtemps à le trouver; la vie est si courte et si fragile... Il me semble que chaque jour passé loin de lui est un jour perdu. J'ai des échéances assez précises pour mon déménagement, mais les circonstances font que je dois attendre encore quelques mois. J'ai l'impression que ma vie restera en suspens jusque là, que je me contenterai de bosser et de pourvoir aux tâches du quotidien comme si j'étais anesthésiée ou absente à moi-même.

"2 days in Paris"


C'est LE film de Julie Delpy: elle l'a écrit, réalisé, monté, produit, elle a casé une de ses chansons en générique de fin et elle interprète le rôle principal. Ou dois-je dire: elle se joue elle-même? Parce qu'il y a des névroses, des expériences, des amertumes qui sentent très fort le vécu perso. D'ailleurs c'est simple, à côté d'elle, j'ai l'air d'une fille facile à vivre. (Seul mon amoureux peut réellement apprécier la portée de cette phrase et se fendre d'un mono haussement de sourcils dubitatif.)

Je suis allée voir "2 days in Paris" hier soir, avec Framboise, dans le dernier ciné mainstream indépendant de la ville. Les mégaplex Pathé ont lentement forcé les autres salles à fermer. Et le Gamma, qui était toujours blindé de monde du temps de mon adolescence, fait désormais pitié à voir avec sa moquette élimée, ses distributeurs de boisson à moitié vides et ses fauteuils dépourvus de porte-gobelet. Nous étions seules à cette séance, et nous n'avons aperçu aucun autre client dans le hall et les escaliers. Triste.

Pour le film, c'est l'histoire d'un jeune couple, elle française, lui américain, qui passe comme le titre l'indique 2 jours à Paris. Pas de chance, ils ne cessent de croiser des ex de la fille, et le garçon commence assez vite à se poser des questions. La famille gentiment casse-couilles de la fille ne fait rien pour arranger l'ambiance. Les différences culturelles se chargent d'achever le garçon. Et Daniel Brühl que j'adore fait une apparition en ange altermondialiste incendiaire. Voilà, c'est à peu près tout. L'intérêt du film repose sur les dialogues très justes et l'observation grinçante des situations intimes à un couple. Il fait inévitablement penser à "Before sunset" avec la même Julie Delpy, qui a décidément trouvé son créneau. Surtout, il m'a rappelé l'importance de la communication au sein d'un couple, et la chance que j'ai d'être avec quelqu'un qui est prêt à discuter de tout sans se braquer.

Maintenant, je voudrais voir: "The Bubble" (hélas déjà disparu des écrans dans ma ville), "Naissance des Pieuvres" qui sort mi-août et "Ratatouille" parce que mon amoureux m'a promis que ça allait être terrible.

dimanche 22 juillet 2007

Grrrrr

Au lieu de passer ce dimanche à dévorer les aventures d'un jeune sorcier, je le consacre à traduire les aventures d'une jeune sorcière. La peste soit d'Amazon et de la Poste qui ne m'ont pas livré "Harry Potter and the Deathly Hallows" hier. La moitié du monde civilisé connaîtra la fin de la série avant moi.
[ETA: bénie soit Wikipédia, je vais pouvoir cesser de fouiller frénétiquement internet et reprendre une activité normale en attendant mon bouquin.]

samedi 21 juillet 2007

Copycat

En consultant le blog inscrit juste après le mien et celui de Baud à Persoweb, quelle n'est pas ma surprise de reconnaître l'auteur... Et plus encore de voir que certains de ses posts ressemblent méchamment aux miens. Je ne parle pas des chaînes auxquelles la moitié de la blogosphère a répondu, mais de concepts à moi comme la photo de bord de lavabo mêlant sextoys et objets du quotidien, la mise en scène d'une peluche-mascotte ou les instantanés de 5 ans en 5 ans. On dit que l'imitation est la forme la plus sincère de la flatterie. Mais je n'ai plus de contacts avec cette personne depuis deux ans et demi; j'ignorais même qu'elle me lisait (ou me lisait encore). Alors, j'avoue que ça me fait un peu bizarre.

On n'arrête pas le progrès

Etre écolo et accro aux sex toys n'est pas incompatible. La preuve? Il existe maintenant des vibromasseurs rechargeables à l'énergie solaire. I kid you not.

Voyage au Japon: le budget

Avion (déjà payé): 850€
Pré-acheminement (déjà payé): 185€
Japan Rail Pass: 300€
Métro hors JRP: 20€
Ryokan: 500€
Hôtel Paris + repas du soir + navette: 100€
Musée Ghibli: 15€
Autres visites : 80€
Bouffe: 300€
Cartes postales: 50€
TOTAL hors shopping: 2400€

Ma petite case

Bien avant que Renaud écrive une chanson moqueuse sur eux, j'admettais me reconnaître à moitié dans le profil des bobos (ou "bourgeois bohèmes" pour les gens qui auraient vécu dans une caverne ces cinq dernières années). L'autre moitié - le côté branchouille très codifié, un poil snob intellectuellement - me faisait grincer des dents, sans doute parce qu'il représentait quelque chose que je n'aimais pas chez moi et dont j'essayais très fort de me détacher.
Mais les sociologues sont des gens infatigables, sans cesse à l'affût des nouvelles tendances et prêts à tout pour qu'aucun individu n'échappe au rangement dans une petite case. Et cette fois, j'avoue qu'ils ont accouché d'un profil qui me correspond à 85,7% (soit 24 questions sur les 28 du test). Voilà, j'ai mon étiquette: je suis une créative culturelle.
En même temps, ça pourrait être pire: avec les études que j'ai faites, j'étais bien partie pour devenir une sale yuppie :)

jeudi 19 juillet 2007

mercredi 18 juillet 2007

Voyage au Japon: les préparatifs continuent...

Dimanche 23 septembre, nous visiterons le musée du studio Ghibli, lieu mythique pour les fans de japanimation (dont Hawk et moi faisons partie en bons geeks que nous sommes).
A ce stade de nos vacances, notre shopping devrait déjà nous avoir menés à la limite des 20 kilos de bagages par personne autorisés dans l'avion. Dans la boutique de souvenirs, le choix sera forcément cornélien et les négociations âpres. "Non, mon coeur, tu n'as pas besoin d'une maquette grandeur nature du Château dans le Ciel." "Je te préviens: c'est le Totoro en peluche géant ou moi."

mardi 17 juillet 2007

Caliméro is back, and he's not a happy camper

Mes parents ne m'ont toujours pas appelée. Moyennant quoi, cet après-midi, je me suis quand même déplacée jusqu'à la ville voisine pour porter à réparer une des figurines Swarovski de ma mère (un renard qui a perdu sa queue). Je ne réclame pas la canonisation, mais est-ce trop demander que mes géniteurs s'inquiètent un peu de ma santé? Apparemment oui. C'est la deuxième fois d'affilée qu'ils oublient que je me fais opérer. Je les appellerais bien moi-même mais je me connais, j'ai peur que mes mots dépassent ma pensée.
A la boutique Swarovski, j'ai vu Kiki qui m'a invitée à manger la semaine prochaine. Je suis partagée entre le fait que je les aime vraiment, elle et sa famille, et le fait qu'en me rappelant l'Homme, ils me renvoient chaque fois à mon amertume et à ma rancune. Je sens bien qu'ils évitent de parler du sujet tabou, et du coup c'est comme un fantôme omniprésent entre nous. Peut-être devrais-je couper les ponts avec eux.
Sinon, je flippe à l'idée que le polype retiré hier soit en fait un début de cancer du col de l'utérus. Je téléphonerai à ma gynéco demain pour l'interroger sur la question. Je sais qu'elle n'a pas réclamé d'examen supplémentaire, mais mon dernier frottis (qui était nickel) date d'il y a cinq mois et demi, et il peut s'en passer des choses en cinq mois et demi.
L'AGESSA (la sécu des traducteurs littéraires) vient de me prélever un montant plus de trois fois supérieur à ce qui est indiqué sur mon échéancier mensuel. Après demande d'explication par mail, on me répond que ce montant correspond à la somme de trois cotisations différentes (de deux sortes et sur deux années, une truie n'y retrouverait pas ses petits). Aucun des chiffres additionnés ne ressemble même de loin à ce qui est indiqué sur mon échéancier. Ca fait un sacré trou dans mon budget déjà mis à mal par deux grands voyages en six mois, et surtout je crains que ça se reproduise au trimestre prochain. Déjà que j'étais hyper tendue niveau trésorerie...
Le seul chouette truc de la journée, c'était Persepolis que je suis allée voir au ciné. Dessin animé en 2D, noir et blanc, avec environ deux images par minute. Autant dire que techniquement, on est loin d'une production Pixar. Et c'est merveilleux. Parfois tragique, parfois drôle, toujours émouvant et débordant d'humanité. Il y avait longtemps qu'un film ne m'avait pas arraché une petite larmichette.

Voyage au Japon: le financement

Et au moins, les WC publics sont d'une remarquable propreté au Japon. Parce qu'en France, même pour gras de thunes, ça ne serait pas une activité touristique envisageable.
(Lien signalé par Klopo)

lundi 16 juillet 2007

La saga de mon stérilet - suite et fin (j'espère)

L'infirmière qui me descend au bloc s'appelle Stéphanie. Elle me fait penser à ma tante Jacquie: quinze ans de moins et blonde au lieu de rousse, mais même cheveux outrancièrement décolorés et en pétard, même bronzage orangé, même carrure de pioupiou, même voix éraillée de grosse consommatrice de Camel et même façon gouailleuse de parler. Aux pieds, elle porte des Crocs vert pâle, et je ne peux m'empêcher de penser à Junior qui, pendant tout le voyage aux USA, a hésité à en acheter des roses pour les mettre au travail. Elle a cinq piercings dans le cartilage des oreilles et un sur le côté de la lèvre supérieure. Quand elle me demande, comme une demi-douzaine d'autres personnes l'ont fait avant elle ou le feront jusque dans la salle d'opération, si j'ai bien enlevé mon vernis à ongles et mes bijoux, je ne lui laisse pas le temps de finir:
- Oui, et mon piercing aussi.
- Oh, vous en avez un où?
Sans répondre, je pousse sur l'intérieur de ma lèvre inférieure avec ma langue pour mettre mon labret en évidence. Elle hoche la tête d'un air entendu. Je ne précise pas que j'ai eu toutes les peines du monde à l'enlever ce matin avant de prendre ma douche à la Bétadine, et que je crains de ne pas pouvoir le remettre après l'opération: à quoi bon?
Pour compenser l'angoisse des hôpitaux que j'ai héritée de mon père, je joue les patientes modèles. Je dis poliment bonjour à tout le monde. Je souris beaucoup. Je ne me plains pas, même quand je grelotte de froid au bloc en attendant mon anesthésie. Je plaisante sur l'absence de glamour de ma situation. Je remercie pour chaque petit geste visant à améliorer mon confort. Je n'ai pas besoin de me forcer: tout le personnel est d'une exquise gentillesse, depuis l'infirmière en chef grisonnante jusqu'au jeune stagiaire empressé (il est, avec mon anesthésiste, le seul homme que j'aperçois dans le service).
La piqûre dans le dos de la main est désagréable mais brève, malgré la gêne qui subsistera jusqu'à ce qu'on m'enlève le cathéter. Loin de la brûlure dévorante de la dernière fois, le passage du liquide anesthésiant ne m'occasionne qu'un picotement intérieur. On ne me demande pas de compter à rebours: le produit a à peine atteint mon coude que je m'endors, masque à oxygène sur la figure, fesses au-dessus du vide, mollets et pieds calés dans d'étranges moon-boots de caoutchouc mousse.
Je me réveille une heure et demie plus tard. Vague mal au ventre, difficulté à reprendre mes esprits, bouche pâteuse parce que rien bu depuis la veille, mais à part ça tout va très bien. Vers 10h30, l'infirmière Stéphanie me remonte du bloc en pestant contre une de ses collègues qui tire la tronche et lui rend son bonjour du bout des lèvres lorsque nous la dépassons dans un couloir.
Je somnole encore une heure dans un box. Ma gynéco vient me voir et me demande comment ça va. Je lui dis que je ne souffre quasiment pas. Elle m'explique qu'elle m'a bien retiré mon stérilet, et qu'elle a également procédé à un curetage rapide car j'avais un polype dans le col de l'utérus. Encore un peu hébétée, je ne pense pas à lui demander si c'est une récurrence normale de mon endométriose ou une excroissance pré-cancéreuse, mais comme elle ne parle pas d'analyse et me conseille juste de revenir la voir dans trois mois pour faire un point sur mon traitement, j'imagine que ce n'est rien de grave.
- Si vous le désirez, on pourra alors envisager la pose d'un nouveau stérilet, achève-t-elle.
En plus d'être douce et rassurante, je constate que cette dame a beaucoup d'humour.
A 11h30, on m'apporte une collation: un yaourt à la fraise, une compote de pommes, des sablés Chamonix à l'orange qui ont pour moi le goût de l'enfance et une infâme gaufrette au chocolat-noisettes. Laitage, fibres, féculents - le service restauration respecte à la lettre les bases de la diététique.
Je bouquine un peu en attendant l'heure de ma sortie. Je termine le hors-série d'AnimeLand consacré aux shojô et le numéro d'août de Company que j'avais entamé hier dans l'avion. Après avoir eu la permission de me rhabiller et de passer en salle d'attente, je poursuis la lecture du roman de Stephen Clarke qui bien que d'une valeur littéraire quasi-nulle me force souvent à me retenir pour ne pas éclater de rire.
A 14h10, Etre Exquis passe me chercher. Nous nous arrêtons à la pharmacie et chez Champion où je fais quelques courses, puis il me ramène chez moi. Et s'étonne en voyant mon canapé lit déplié dans le salon:
- Qu'on fasse chambre à part quand on vit à deux, je peux comprendre; mais quand on vit seul...
Ah ah ah. J'explique que c'était pour ne pas avoir à négocier le raidissime escalier de ma mezzanine pendant que je suis encore à moitié dans le coltar.
- Ah. Bonne idée, convient-il.
Je suis une fille or-ga-ni-sée. Sur la table basse roulante, j'ai posé quatre ou cinq magazines féminins et la télécommande de mon lecteur de DVD. Assise en tailleur sur mon sac de couchage ouvert en deux, je mange un bami goreng avec des baguettes en regardant l'épisode 16 de Desperate Housewives S2. Puis je m'enfile Biba d'un trait. Pour un peu, je prendrais goût à ce concept de convalescence.
Mes parents ne m'ont pas appelée. Je suppose qu'ils ont encore oublié que je me faisais opérer aujourd'hui.
Je n'ai pas tenté de remettre mon piercing. Il symbolisait une certaine étape de ma vie, une phase transitoire qui se trouve justement terminée depuis ce week-end. La prochaine fois que je marquerai mon corps, ce sera de manière définitive avec un troisième tatouage.

dimanche 15 juillet 2007

Trying not to be grumpy

Déjà, ce n'est pas drôle de devoir quitter mon amoureux après dix jours de cohabitation intenses, à l'image du temps sur Bruxelles: maussade en début de semaine, radieux sur les trois ou quatre derniers jours. Mais si en plus, c'est pour me lever à 6h demain matin, me taper trois quarts d'heure de bus avec les masses laborieuses et me faire opérer à une heure où d'ordinaire, je dors encore... Ca devient carrément punitif.

Rainy July in Brussels


Je veux bien essayer de manger proprement, mais parfois on n'est pas aidé

(Ce message juste pour prouver que ça y est, je maîtrise les fonctions basiques de Picasa et un minuscule bout de Photoshop)

vendredi 13 juillet 2007

Parce que le cinéma est un bon endroit où se réfugier quand il pleut dehors

Je n'avais pas mis les pieds dans un cinéma depuis octobre dernier - une période d'abstinence record pour moi qui avait l'habitude d'y aller deux ou trois fois par mois. Oui mais j'avais négligé de renouveler l'abonnement qui me permettait de payer les places 5 euros chez Pathé, et à 10 euros la place tarif normal, je ne prends pas le risque d'aller voir un sombre navet.
Je me suis un peu rattrapée cette semaine en y allant deux fois coup sur coup avec mon chéri. "Shrek 3" était, comme l'annonçaient les critiques, bien inférieur aux deux précédents malgré quelques bons moments. J'ai été déçue par la fin très convenue réservée à ce personnage si politiquement incorrect au départ: les enfants, y'a que ça de vrai, bla bla bla. Passons.
Quant à "Harry Potter et l'Ordre du Phénix"... C'était, de toute la série, le livre que j'avais trouvé le plus faible - beaucoup de longueurs et une intrigue qui tenait moyennement la route. Et de façon symétrique par rapport à "Harry Potter et la Coupe de Feu" - mon livre préféré, qui avait fourni à mon goût le plus mauvais des films -, "Harry Potter et l'Ordre du Phénix" est mon film préféré jusqu'ici. Déjà, la scène d'ouverture est tournée presque comme dans un film d'auteur et donne immédiatement le ton: sombre, mais moins étouffant que dans le bouquin. La nécessité de tout faire tenir en deux heures de pellicule amène le réalisateur à supprimer les scènes chiantes et non indispensables au développement de l'histoire. Le côté geignard et irrascible du héros, bien qu'évoqué, ne revient pas sans cesse sur la table. L'actrice qui joue Dolores Umbridge est impeccable en nazie rose bonbon, et celle qui interprète Luna Lovegood, juste craquante. La noirceur globale de ce cinquième opus est contrebalancée par davantage d'humour que dans le livre. Bref, une très bonne cuvée globalement.
Et en plus pour une fois, j'ai réussi à le voir en VO :)

J'aime les chaînes

4 emplois que j'ai fait dans ma vie
- négrillon dans "Aïda"
- testeuse pour le CNRS
- vendeuse d'assurances-vie
- chef de rayon charcuterie-traiteur
4 films que je regarderais encore et encore
- Breakfast at Tiffany's
- Space cowboys
- Blade runner
- Point break
4 endroits où j'ai vécu
- Dans un studio envahi par les cafards et les souris, juste au-dessus d'un resto mexicain, à Toulouse
- Dans l'arrière-boutique d'un magasin de JdR, à Aix-en-Provence
- Dans un ravissant duplex sous les toits qui donnait sur les quais de la Loire, à Nantes
- Au sous-sol d'une maison en colocation à Lancaster, Pennsylvanie
4 séries/émissions que je regarde
- Desperate housewives
- The L word
- Veronica Mars
- Gilmore girls
(les) 4 (derniers) endroits où je suis allée en vacances
- la Toscane (2002)
- Vienne, Autriche (2004)
- Tokyo et Kyoto (2005)
- l'ouest et le sud des USA (2005, 2006, 2007)
4 trucs que je fais à chaque fois que je vais sur le net
- regarder si j'ai de nouveaux commentaires sur mes blogs
- voir si mon chéri a posté sur son blog (et ce, même si j'ai déjà vérifié un quart d'heure plus tôt et que ce quart d'heure, il l'a passé à faire la sieste ou à discuter avec moi sans jamais approcher son ordi à moins de trois mètres)
- lire les derniers messages parus sur le site d'un de mes éditeurs (qui compte quelques membres avec un esprit encore plus tordu que le mien - respect)
- pas à chaque fois mais souvent: lire les potins people sur Glamour Daily Gossip; commander des bouquins sur Amazon, des fournitures de scrap sur A Cherry on Top, des fringues Cop Copine sur eBay, des produits écolo chez Maternature, des sex toys sur Good Vibrations ou des tirages photo sur mypix
4 mets que je ne mangerais pour rien au monde
- des sushis
- des abats, à part le foie et les ris de veau
- des coquillages, à part les coquilles Saint-Jacques
- des trucs très épicés
4 endroits où j'aimerais être en ce moment
- quelque part où on n'est pas en novembre comme chez mon amoureux, et où il ne fait pas 40° comme chez moi
- à Toulouse avec ma famille - parents, soeur, beau-frère, neveux
- à Lyon avec ma famille - oncle, tante, cousins et enfants des cousins
- en week-end chez la marraine de Régis (à défaut, je vais lui expédier son filleul pour une semaine de vacances)

jeudi 12 juillet 2007

Entre les deux mon coeur balance

...Et si je me faisais les deux?
Après tout, cette année, j'ai déjà raté Pink et Aerosmith à Bercy, Olivia Ruiz deux fois - bientôt trois parce que j'ai pas envie d'aller seule aux Voix du Gaou -, Mika dont le concert était sold out quelques heures après la mise en vente des places, et je ne parle même pas d'Iron Maiden, de Metallica, de Placebo et de tous les autres. Evidemment, Vanessa c'est pas tout à fait le même style que Bruce Dickinson ou Brian Molko, mais ça me consolera un peu.

mercredi 11 juillet 2007

Objectif Tokyo

Comme beaucoup des gens qui nous connaissent tous les deux auront déjà pu le voir sur le blog de Hawk, nous préparons activement notre voyage au Japon en septembre. Nous avons déjà fait le plus gros, à savoir réserver nos billets d'avion et les ryokan dans lesquels nous logerons.
Reste à déterminer ce que nous ferons de nos journées sur place.
Pour une fois, je serai avec quelqu'un qui a la même conception du tourisme que moi: c'est-à-dire, qui préfère se balader au hasard, observer les gens et photographier des détails du paysage urbain plutôt que d'enchaîner les visites culturelles "oligatoires". Nous avons convenu de nous fixer un quartier à explorer chaque jour, de noter deux ou trois choses qui nous intéressent dans le coin et de laisser faire l'humeur du moment pour tout le reste.
Nos listes d'envies respectives contiennent pas mal d'endroits en commun, notamment le studio Ghibli et un love hotel de Shibuya où je n'aurais jamais pu aller avec l'Homme - et j'ai rien contre le DIY, mais seule dans un love hotel... Comment dire, c'est quand même un peu du gaspillage.
A côté de ça, je risque de traîner Hawk dans un poil trop de magasins à son goût (quoique...), et parce que je suis une fille adorable, je l'accompagnerai dans sa quête de la statue de Godzilla sans rouspéter.
Mais sauf typhon intempestif, ce séjour-là devrait être assez proche de mes vacances idéales. Et puis Hawk et moi avons tous deux assez envie de nous retrouver seuls à l'autre bout du monde pendant quinze jours.
Nous partons dans à peine plus de deux mois. Il est urgent que je rafraîchisse mon japonais: six ou sept ans après l'arrêt de mes cours, je me souviens assez bien des structures grammaticales, mais je n'ai plus que très peu de mots de vocabulaire à mettre dedans.

mardi 10 juillet 2007

Harry, un ami qui vous occupe bien

Si le monde était bien fait (ou si j'avais eu un soupçon de présence d'esprit quand ma nouvelle gynéco et moi avons fixé une date), je me serais fait opérer une semaine plus tard. Et j'aurais pu combiner ma récupération d'anesthésie générale à la lecture de l'ultime Harry Potter.

Je me souviens encore d'avoir attaqué le tout premier sur les gradins du gymnase de Saint-Martin-de-Crau. On était en janvier 2000. A l'époque, l'Homme et moi venions juste d'entamer une liaison clandestine et pour passer un dimanche avec lui, je l'avais accompagné à un stage d'aïkido réservé aux hauts gradés. Pendant que deux douzaines de gugusses en pyjama blanc et jupe-culotte bleu marine s'agitaient sur le tatami en contrebas, j'ai ouvert mon édition anglaise à couverture souple et je me suis plongée dans les aventures du petit sorcier à la cicatrice en forme d'éclair. Dès les premières phrases, j'ai été captivée. Quand les autres élèves de notre club sont arrivés deux heures plus tard pour participer au cours des ceintures de couleur, je n'avais aucune envie d'aller me changer. Je voulais rester là dans ma bulle et dévorer la suite de l'histoire.

J'ai lu les tomes 2 et 3, déjà sortis en anglais, dans la foulée. Au mois de juillet, j'ai glissé le tome 4 fraîchement paru - et jubilatoirement massif - dans ma valise avant de partir en Haute-Loire. Je m'étais portée volontaire pour veiller sur mon grand-père pendant les vacances de son auxiliaire de vie. Dans la journée, une fois les tâches ménagères expédiées (ce doit être l'unique fois de ma vie où j'ai repassé, et ce n'était même pas pour moi, admirez l'abnégation!), je m'installais à la table de la salle à manger pour bosser sur mon portable Toshiba pendant que Doudou regardait la télé avec son casque. Et le soir, dans la chambre où ma soeur et moi dormions quand nous étions enfants, je lisais jusqu'à ce que mes yeux me brûlent de fatigue. Cette fois, au moins, je n'étais pas obligée de me planquer sous les couvertures avec une lampe de poche. La première nuit, je n'ai relevé la tête qu'au lever du soleil.

J'ai savouré les tomes 5 et 6 vautrée sur le canapé de chez l'Homme, en les faisant durer le plus possible. J'ai été déçue par "L'Ordre du Phénix" et rassurée par "Le Prince de Sang-Mêlé". En attendant la sortie du tome 7, j'ai comme tout le monde échafaudé mes théories et fait mes prédictions sur la fin de la série (en fait Snape est un gentil; Harry meurt en éliminant Voldemort). D'ici quinze jours, je saurai si j'avais vu juste ou non.

A côté de ça, j'attends de recevoir le tome 2 des Gentlemen Bastards de Scott Lynch. Et je dois déjà avoir une vingtaine de bouquins qui attendent sur ma table de nuit. Plus environ 200 photos à scraper. Normalement, c'est pas cet été que je commence à m'ennuyer dans la vie.