jeudi 22 février 2007

Flap flap

Franchi la porte de l'appart de Hawk à 19h10. Réussi à atteindre la salle de bain pour faire mon pipi "urgent" à 22h15. Tout va bien la tradition est sauve :)

mardi 20 février 2007

The stepmother curse

Dans une vie antérieure, j’ai dû avoir une chiée de fils et torturer mes innombrables brus jusqu’à un âge Jeanne Calment-esque. C’est la seule explication possible à la malédiction qui semble me toucher : celle des Belles-Mères de l’Enfer.
Il y a eu l’ex-soixante-huitarde à l’air shooté en permanence, qui avait offert une voiture à son fils de seize ans alors que le permis se passe à dix-huit en France et que la conduite accompagnée n’existait pas à l’époque.
Il y a eu la veuve dépressive profonde qui s’était mise en ménage avec un ami de son fils et me soupçonnait de vouloir le lui piquer.
Il y a eu l’exubérante fausse blonde qui m’interrogeait sur ma vie sexuelle avec son fils et me racontait la sienne avec son deuxième mari beaucoup plus jeune qu’elle. Accessoirement, elle était prof et la nuit, elle allait piquer des palettes sur les chantiers pour arrondir ses fins de mois. Comme quoi l’éducation ça mène à tout.
Il y a eu la facho qui, bien que médecin, a un jour lancé à table le plus naturellement du monde : « Et oui il a attrapé le Sida c’est bien triste, mais quand on est homosexuel on sait à quoi on s’expose hein ». (Un de mes plus grands regrets à ce jour est de ne pas lui avoir renversé son saladier sur la tronche, mais son fils avait déjà des relations tendues avec elle et je ne voulais pas envenimer la situation.)
Il y a eu la baba cool qui squattait la maison de son fils adulte en attendant de s’installer à la campagne avec son mari. Aux dernières nouvelles, dix ans plus tard, non seulement elle habite toujours chez lui, mais elle a fait venir son vieux papa invalide. Mon ex, par contre, a fui depuis longtemps pour aller vivre chez sa copine du moment.
Il y a eu la bourgeoise snob qui m’a dit, lors de notre premier tête-à-tête et alors que je l’avais gentiment invitée au resto pour la distraire d’une récente rupture : « J’ai été surprise quand je vous ai rencontrée, parce que jusqu’ici, mon fils était toujours sorti avec de très très jolies filles. » Quelques mois plus tard, elle nous faisait la surprise de redécorer la maison en notre absence et sans nous avoir demandé notre avis.
Il y a eu la maman poule qui lavait et repassait encore le linge de son fils plus que trentenaire, et lui donnait chaque week-end des petits plats à congeler pour la semaine. Accessoirement, elle m’a écrit pour me dire à quel point son fils était merveilleux et qu’elle me faisait confiance pour le rendre aussi heureux qu’il le méritait. J’ai rompu dans la semaine.
Et quelque chose me dit que la liste va encore s’allonger. Note à moi-même : La prochaine fois, si prochaine fois il y a, ne sortir qu’avec un enfant de la DDASS.

lundi 19 février 2007

Solidarité avec Sophie

Un week-end sans moi, c'est comme une salade composée sans salade, vient de déclarer Junior.
Sophie est un kiwi. Je suis une laitue. Blonde à l'intérieur, nombreuse et un peu Caliméro sur les bords. Un vrai cadeau du ciel, quoi...

dimanche 18 février 2007

Votre silence

Depuis quelques mois que ce blog a pris une tournure beaucoup plus intime, une constatation s’impose : vous ne commentez jamais les textes vraiment personnels. Mes histoires de blonde intérieure vous font rire ; si je parle d’amour de façon fleur bleue, il se trouve toujours une ou deux personnes pour dire « oooh c’est mignon », et vous voulez bien broder sur mes allusions les plus lestes du moment qu’elles baignent dans un confortable flou artistique. Par contre, dès qu’on commence à toucher à du très intense, à du vraiment personnel qu’il s’agisse de sentiments ou de cul… Un immense silence résonne aux quatre coins de mon url. Et pas seulement de la mienne d’ailleurs ; je constate le même phénomène chez Hawk. Nous en rions ensemble chaque fois que l’un de nous deux poste ce genre de message : « Et maintenant, une plage de silence assourdissant offerte par nos chers lecteurs ».

Ce phénomène est, pour moi, une source de perplexité amusée bien plus que de frustration. J’écris avant tout parce que j’en ai besoin, parce que ça m’aide à mettre de l’ordre dans ma tête ; être lue et que cela me permette d’établir ou d’approfondir des relations avec d’autres gens ne sont que des effets secondaires – agréables et flatteurs, certes, mais nullement indispensables. Je ne cours pas après la reconnaissance d’un public quel qu’il soit, sans quoi, j’ambitionnerais de publier un livre comme nombre de mes camarades blogueurs. Or, j’ai toujours dit et je maintiens que ça ne m’intéresse pas. Tout ce que je fais de créatif doit rester gratuit : un plaisir et non un travail.

Donc… L’absence de commentaires sur mes textes les plus personnels ne me vexe pas. Simplement, je m’interroge. J’ai bien conscience de ce que le fait de parler de choses aussi intimes que ma sexualité ou mes sentiments profonds a d’impudique, voire d’exhibitionniste. Mais soyez honnêtes : un lecteur de blog (ou en tout cas, du genre de blog que je tiens) est forcément un peu voyeur. Sous le couvert de la discrétion assurée par internet, il pénètre dans la vie et dans la tête d’autrui sans avoir besoin de se sentir gêné puisque personne ne le voit faire. Et s’il se garde de commenter, il peut toujours prétendre qu’il n’a rien vu, qu’il ne sait rien, qu’il n’a pas été touché ou dérangé par ce qu’il vient de lire. Je suppose que l’explication de votre silence se résume à ça…

Vous vous taisez, soit. C’est votre droit le plus strict. Comme le mien est de chercher à repousser sans cesse les limites de ce que je m’autorise à exprimer. Rester dans ma zone de confort – et la vôtre – ne m’intéresse pas. Faire du consensuel et du politiquement correct ne m’intéresse pas. Choquer gratuitement, non plus. Je voudrais juste dévoiler peu à peu ce qui me tient réellement à cœur et à corps, ce que j’ai toujours réprimé parce que je le considérais comme honteux. Révéler la lumière que recèlent les soi-disant zones d’ombre en chacun de nous, mettre en évidence la force intérieure que l’on peut y puiser.

Parce que la vraie vie, ce n’est pas un tableau dont les teintes pastel n’agressent pas le regard, dont le cadre est défini par l’idéologie dominante et le sujet susceptible de plaire au plus grand nombre. La vraie vie, c’est une collection de Polaroïds d’Araki – un camaïeu de couleurs violentes, une succession de paysages tour à tour magnifiques et désespérants, une mosaïque de détails du quotidien le plus trivial ou des merveilles les plus exotiques de la nature, un méli-mélo de corps nus et sans fard qui expriment tout l’abandon du monde, une juxtaposition de beauté sublime et de désespoir abyssal. Ça palpite, ça gicle, ça crie, ça gémit, ça souffre et ça exulte. Regardez-la avec mes yeux, et continuez à vous taire si ça ne vous touche pas plus que ça.

vendredi 16 février 2007

Les mots

Les blogs par lesquels on s’est découverts, chacun dévoilant juste assez la personnalité de son auteur pour intriguer l’autre et enrobant sa vraie problématique sous suffisamment de non-dits pour lui donner envie d’en découvrir davantage.

Les mails enflammés qu’on échange et qu’on finira par publier dans un blog anonyme, parce que ce serait dommage de laisser perdre tant d’érotisme à la seule fin que nos proches puissent encore nous regarder sans rougir.

Les conversations textes sur MSN qui virent au jeu de rôles pornographique et nous laissent plus frustrés que jamais, mais aussi enivrés et réconfortés par l’harmonie de nos pulsions.

Les conversations vocales sur Skype tard dans la nuit – les chuchotements qui disent notre amour et notre souffrance d’être si loin l’un de l’autre les soirs où l’on n’aspire qu’à dormir peau contre peau.

Les textes que l’on s’inspire mutuellement : ceux qui jaillissent comme des évidences irrépressibles, ceux sur lesquels on peine pendant plusieurs jours sans jamais parvenir au résultat souhaité, ceux qui meurent dans l’œuf parce qu’on ne trouve pas le bon angle pour les aborder ou les mots justes pour les mettre en forme.

L’écriture qui est la seule forme d’art que l’on partage réellement, dont on connaisse tous les deux les affres et les satisfactions malgré des approches assez différentes.

Les discussions à cœur ouvert sur nos blessures, nos angoisses, nos aspirations et nos doutes ; sur les échecs de notre passé, les difficultés de notre présent et nos espoirs pour l’avenir ; sur notre rapport au monde, à la création et aux gens qui nous entourent.

Les mots sont le sang de notre relation.

Perfection

Je n’ai jamais eu, au sujet de Hawk, l’impression de perfection qui me submerge d’ordinaire au début d’une nouvelle relation – cette vision idéalisée de l’autre qui magnifie ses qualités réelles, lui en invente d’autres imaginaires et occulte totalement ses défauts. Parce que je lisais depuis plus de deux ans son blog dans lequel il n’hésitait pas à parler assez durement de lui-même, de ses problèmes physiques et psychologiques, je savais dès le départ où je mettais les pieds. En fait, c’est même le contraire du scénario habituel qui s’est produit : j’ai commencé par ne voir en lui qu’une liste de travers et de faiblesses qui ne le rendaient absolument pas séduisant à mes yeux.
Et puis on s'est mis à parler sur MSN, et très vite s’est installée entre nous une complicité amicale qui m’a fait passer outre le reste. Et puis on s’est rencontrés en vrai, et tout de suite le désir s’est imposé comme une évidence. Et puis alors que ça n’était absolument pas le moment ni pour lui - qui sortait juste assez fort meurtri d’une histoire de neuf ans -, ni pour moi - qui avais juré que l’amour, on ne m’y reprendrait plus -, on s’est surpris à s’ouvrir comme on ne l’avait jamais fait auparavant.
On ne s’est rien épargné : ni les dysfonctionnements de nos personnalités, ni les doutes et les peurs qui nous rongent, ni nos secrets les plus noirs et nos pulsions les plus inavouables. Sans bien comprendre pourquoi, on a développé une confiance absolue qui nous permet de nous donner entièrement l’un à l’autre, sans les masques qu’on avait toujours portés jusque là, sans les barrières qu’on avait toujours dressées entre nous et nos partenaires précédents. Chacun fait ressortir le meilleur chez l’autre, lui donne envie de repousser sans cesse ses propres limites. Quand on se blesse – parce que c’est inévitable pour deux caractères aux reliefs aussi coupants que les nôtres -, c’est par excès de sincérité ou par maladresse et non par manque de respect ou de bonne volonté. Parce qu’on a décidé d’être vrais l’un envers l’autre : que l’intensité de nos rapports, si douloureuse soit-elle parfois, nous semble préférable à la douce mièvrerie d’une relation plus convenue.
Non, il n’est pas parfait et moi non plus – loin de là. Mais on s’aime parfaitement.

mercredi 14 février 2007

Se dépacser: ça, c'est fait

Dans le fond, j'aurais adoré raconter une confrontation d'anthologie. Une joute verbale acide-amère devant la greffière et les gens qui attendaient derrière nous - joute dont je serais évidemment sortie vainqueur parce que faut pas déconner, c'est pas avec ses deux mots et demi de vocabulaire et ses torts indiscutables dans cette histoire que l'Homme aurait pu me rabattre le caquet. L'explication orageuse qu'on n'a jamais eue, celle où ça crie, où ça pleure mais qui permet d'aller au fond des choses et de tourner ensuite la page avec le sentiment que tout a été dit. Ou alors la grande scène du 12, l'Homme abattu et hanté par le remords (regard cerné, joues creuses, moral en berne) m'avouant qu'il a fait la plus grosse connerie de sa vie et me suppliant de revenir; moi refusant bien sûr mais trouvant la magnanimité de lui adresser quelques paroles de réconfort avant de le laisser des sanglots dans la gorge sur le parvis du tribunal.
Mais non. Il est arrivé après moi. Plus beau que jamais: aminci, les cheveux coupés de frais, avec un pull que je ne lui connaissais pas, un jean qui moulait son cul parfait et l'air d'avoir dix ans de moins qu'en réalité. On ne s'est pas dit bonjour ni regardés en face une seule fois pendant que la greffière procédait à l'enregistrement de notre rupture de Pacs. La procédure en elle-même n'a pas pris plus d'une minute: vérification de nos pièces d'identité, consultation du numéro d'enregistrement de notre Pacs, tapotage rapide sur un clavier d'ordinateur et archivage de notre demande manuscrite de rupture - le tout debout dans le hall du tribunal, avec quatre-cinq personnes en train d'attendre sur des chaises à même pas un mètre derrière nous. C'était aussi tristement ordinaire que la fin de notre histoire.
On a remercié en même temps, on s'est dirigés vers la sortie, il a fait mine de partir à droite et je suis partie à gauche en lançant "salut". C'est là qu'il m'a rappelé qu'il avait encore quelques affaires à moi dans le coffre de sa voiture. Donc il m'a raccompagnée à la mienne pour m'aider à les transvaser. En chemin on a échangé quelques phrases polies et anodines - les banalités des gens qui se connaissent bien mais n'ont rien à se dire et se foutent royalement l'un de l'autre. Et puis voilà, c'est tout. Il n'a même pas fait de commentaire sur mon piercing ni sur le fait que son ex-femme s'était aussi fait piercer la figure après leur séparation; dommage car j'avais en réserve une réplique bien mordante sur le principe de causalité.
En repartant, je me suis fait rentrer dedans par un djeûn en scooter qui a refusé de remplir un constat au prétexte qu'il ne s'était pas fait mal en tombant, et qui s'est barré avant que je puisse protester. Evidemment, il n'y avait pas de témoins. J'ai un enjoliveur cassé, un pet sur la carrosserie et un petit bout de peinture qui a sauté. Je m'en fous comme de l'an 40. Se dépacser: ça, c'est fait.
PS: Je tiens à remercier, pour le moral d'acier avec lequel je suis arrivée au tribunal tout à l'heure:
- Les Fatals Picards et leur chanson "Goldorak est mort" que j'ai écoutée en boucle à l'aller et qui est le meilleur remède du monde contre la sinistrose.
- L'auteur de deux textos super mignons dont le premier m'a fait chaud au coeur juste avant mon départ et dont le second m'a arraché un sourire en plein tribunal sous le regard en biais de l'Homme qui a dû croire à un message de mon nouvel amoureux. Même pas. Mais c'était tout aussi bon :)

mardi 13 février 2007

Ne pas s'attendrir

Tout à l'heure en classant des papiers, je suis retombée sur des petits mots de l'Homme que j'avais gardés - de ceux qu'il me laissait sur la table de la salle à manger quand il s'en allait avant mon réveil ou mon retour du boulot. De ceux qui commençaient par "ma piuce savante", se terminaient par "bisous je t'aime" et étaient signés Pacsou. De ceux qui doivent dater d'avant fin 2004. J'ai repensé à son regard quand il consentait à tomber ce masque d'insensibilité cool qui me rendait folle, aux grimaces qu'il faisait pour m'arracher un éclat de rire quand je boudais, à la voix de môme qu'il prenait quand il sentait que j'étais fâchée et qu'il se savait en tort. Et j'ai réalisé que... A sa façon, il m'a sans doute aimée. Pas comme il aurait fallu, pas comme je l'aurais voulu, mais comme il a pu. En la matière, il peut peu. Ce n'est pas forcément moi qui y ai perdu le plus.
Moins d'une heure après, il m'a appelée au sujet de notre rendez-vous au tribunal d'après-demain. Comme la semaine dernière, c'était pour me poser des questions dont il connaissait déjà la réponse (ou pouvait la trouver sur internet). Comme la semaine dernière, il avait une voix d'outre-tombe. Comme la semaine dernière, j'ai eu l'impression qu'il attendait que je lui demande ce qui n'allait pas. Comme la semaine dernière, je lui ai répondu poliment, rapidement et j'ai raccroché aussitôt.
Je fanfaronne en disant que je ne lui souhaite plus que du mal et que si un camion le renversait devant moi, je ne me donnerais même pas la peine d'appeler le SAMU. C'est un mensonge. Bien sûr, je lui en veux encore de s'être comporté de manière aussi minable avec moi. Mais pour être honnête, il n'a sans doute pas de plus gros défaut qu'une incapacité à aimer vraiment aggravée par une solide lâcheté. Objectivement, il y a plus grave. Et je le connais trop bien, je l'ai trop aimé pour être devenue complètement indifférente à son sort. C'est pour ça que s'il a un problème, je ne veux pas savoir de quoi il s'agit. Parce que je sais très bien que je serais foutue d'avoir pitié de lui et d'essayer de lui donner un coup de main pour le résoudre. Il faut que je me résigne: en plus d'être blonde à l'intérieur, je suis une conne sentimentale.

dimanche 11 février 2007

J'AI FINI J'AI FINI J'AI FINI!

Plus de trois mois à me battre avec ce maudit bouquin... Mais ayé, je l'ai eu! Et le fait qu'il soit 25% plus long que les tomes précédents me fournit une excuse rêvée pour imposer de ne plus en traduire qu'un seul au lieu de deux par an. Ce qui me libèrera du temps pour faire des trucs plus fun (= tout mais pas de l'heroic fantasy, ni de la SF) et réorienter progressivement mon activité.
Accessoirement, je viens de relire ce que j'ai fait et je n'en suis pas peu fière. Je me suis beaucoup torturée mais au moins, il me semble que le résultat est à la hauteur de mes souffrances mentales.
Sur ce je vous laisse, j'ai un truc urgent à faire.
*part en courant dans tous les sens, en agitant les bras comme une folle et en hurlant "Wooohoooooooo"*

Une journée qui commence bien

Super mal dormi cette nuit. Tirée du lit très, très péniblement à 10h car aujourd'hui, je dois absolument finir le tome 4 de Maudite Série. Or il me reste encore une vingtaine de feuillets à traduire et une centaine à relire - autant dire que vu mon rythme de travail de ces derniers mois, c'est pas gagné.
Les yeux encore embués de sommeil, je démarre mon portable et ouvre mon fichier. Ou du moins, essaie de l'ouvrir, car un message accompagné d'une petite sonnerie crispante m'informe qu'il est endommagé et que ça va pas le faire.
Qu'à cela ne tienne. Je m'envoie chaque soir, par mail, une copie de ma trad en cours à titre de sauvegarde. Je vais donc restaurer celle d'hier soir.
Sauf que non, elle est endommagée aussi.
Sueurs froides. J'ai déjà livré la première moitié de ce foutu bouquin, qui doit être à l'abri chez mon éditeur, mais la seconde représente quand même un mois et demi de travail acharné et huit ou neuf mille euros de facture HT.
Pendant quelques minutes d'angoisse intense, je me bats avec Word pour lui faire réparer mon fichier. Et finis par y arriver, ouf.
Histoire de prévenir toute catastrophe ultérieure du même genre, je décide d'imprimer le texte. Comme ça au pire si mon fichier crashe, j'aurai seulement à ressaisir ma trad au lieu de la refaire.
..."Cartouche d'encre épuisée", m'annonce mon imprimante au bout de deux ou trois cents feuillets (sur plus de mille).
Aaaaaaaaargh.
Et c'est dimanche, et les magasins sont fermés dans le coin.
Accessoirement, c'est le premier jour de mes règles et je crève de mal.
Vivement minuit.

samedi 10 février 2007

Le blasphème du jour

Armalite dit :
et le dimanche, au lieu de se reposer
Armalite dit :
il l'emmena voir des photos de cul
Hawk dit :
et se fit sucer dans le train
Armalite dit :
et tous deux dirent "cela est bon"
Armalite dit :
(keskonékon)
Hawk dit :
(oui mais keskecébon)

Parle-nous de lui

Les gens de mon entourage commencent à m'interroger sur mon nouvel amour. "Vas-y, parle-nous de lui. Il est comment?" Et je ne sais jamais trop quoi dire. "Il s'appelle Hawk. Il a un an de plus que moi. Il vit à Bruxelles. Il bosse comme informaticien dans une banque, mais sa vraie passion c'est le cinéma. Il fait de la photo en amateur. Il écrit presque autant que moi. Il a une soeur aînée et deux grandes nièces. De physique comme de caractère, il n'a absolument aucun point commun avec mes mecs précédents."
Tout cela est vrai. Et tout cela ne répond en rien à la véritable question de mes proches: "Raconte-nous ce que tu lui trouves, pourquoi tu as craqué pour lui". Mais je ne peux pas débiter les mêmes fadaises qu'à l'époque de l'Homme. "Il est gentil, serviable, solide, sportif, débrouillard." Je ne peux pas réduire Hawk à une liste de platitudes, de qualités génériques et ternes. Je ne peux pas non plus dévoiler les reliefs vertigineux de sa personnalité, le camaïeu hypnotique d'ombre et de lumière qu'il abrite en lui. Je ne peux pas raconter l'évènement fondateur de l'expo Araki - nos émotions jaillissantes, le lien indéfectible qui s'est créé devant ces photos, l'épiphanie dans la salle des Polaroïd, la façon dont cet après-midi a modelé notre destin commun et lui a donné sa direction. Je peux encore moins dévoiler nos jeux nocturnes, la force et la liberté que j'en retire, la confiance absolue qu'ils prouvent et renforcent entre nous. Je n'ai pas de mots pour exprimer notre complicité totale, cette impression troublante d'être le miroir l'un de l'autre, la synergie de nos deux univers intérieurs, l'abolition de tout stéréotype de genre entre nous.
Alors je dis juste: "Il me fait du bien". Et s'il n'explique ni pourquoi ni comment, mon sourire béat ne laisse aucun doute sur la véracité de cette affirmation.

jeudi 8 février 2007

Par amour

Par amour, je me suis mariée alors que j'étais contre le mariage. J'ai supporté une belle-famille catho de droite limite facho. J'ai vécu quatre ans à Nantes dont le climat me déprimait à longueur d'année, à mille kilomètres de ma famille et de mes amis. J'ai entretenu, pendant le même laps de temps, un Breton qui ne trouvait aucun boulot assez bien pour lui. J'ai subi de monstrueux accès de colère parce que je ne cadrais pas avec son idée de la parfaite épouse féminine et docile. Je me suis fait traiter de pute parce que j'avais osé me faire un tatouage sans son consentement. Et j'ai pris la seule décision possible qui était celle de divorcer avant qu'on s'entre-détruise - assumant l'entière responsabilité matérielle de notre séparation et passant pour la salope aux yeux de tout notre entourage.
Par amour, je suis partie m'installer aux Etats-Unis - pas à New York, à San Francisco ou dans un endroit fun, mais dans une petite bourgade de Pennsylvanie en plein pays amish. Encore plus loin de mes proches, dans un climat encore pire qu'à Nantes, sans aucune garantie d'être autorisée à rester d'un trimestre sur l'autre par des services d'immigration très peu conciliants.
Par amour, j'ai enfreint tous mes principes en ayant une liaison avec un homme marié. J'ai perdu douze kilos. Je me suis fait tatouer un kanji comme une façon de le porter dans ma chair. J'ai passé mon brevet de plongée pour partager sa passion alors que j'ai une trouille bleue de l'eau. J'ai attendu qu'il quitte sa femme - et c'est finalement sa femme qui l'a quitté. Pour fêter ça, je me suis ruinée pour lui offrir la montre de ses rêves (une Omega Seamaster). Je suis allée m'installer chez lui, en pleine campagne alors que je n'aime que la ville, dans une maison trop petite pour nous deux mais qu'il refusait de quitter. Quand il a pris sa retraite de la marine pour se consacrer à une seconde passion très peu lucrative, j'ai assuré seule nos dépenses communes pour lui éviter de se gâcher la vie avec un boulot alimentaire. Je me suis pliée à son rythme de vie. Ses amis sont devenus les miens. Je me suis perdue de vue pendant sept longues années. Je n'ai pas eu d'autres orgasmes qu'en solitaire pendant le même laps de temps. Et quand il s'est lassé de moi, je suis partie en lui laissant tout ce qui m'appartenait dans la maison de peur qu'il ait du mal à s'en sortir seul financièrement.
Je ne suis pas en train de pleurer sur mon sort. Personne ne m'a forcée à faire toutes ces choses et je suis aussi partiellement responsable de l'échec de mes couples successifs. Mais aujourd'hui, j'aime quelqu'un de tout mon coeur, de tout mon corps, de toute mon âme. Quelqu'un qui vaut vraiment les sentiments que je lui porte, et peut-être même davantage. Quelqu'un qui me rend plus heureuse que je ne l'ai jamais été. Quelqu'un avec qui j'ai une relation totalement hors du commun, aussi intense et déjantée qu'on peut l'être tous les deux.
Et je ne sais pas ce qu'il me reste à lui donner.

mercredi 7 février 2007

Présidentielles 2007

Les présidentielles approchent, et contrairement à Autre Moi qui m'a envoyé un texto hier pour me dire que ça y est, elle avait trouvé!, je ne sais toujours pas pour qui voter au premier tour. D'un côté, Ségolène Royal m'exaspère. Je ne pense pas qu'elle ait la stature d'un chef d'état, et surtout elle a des positions conservatrices à mille lieues des miennes sur beaucoup de sujets de société. D'un autre côté, je ne vois pas tellement d'alternatives valables. Aucun candidat n'a de programme qui m'emballe vraiment, d'idées que j'aie envie de soutenir. Mon coeur serait plutôt chez les Verts tendance altermondialiste, mais j'ai peur, en votant pour un candidat qui n'a aucune chance de se retrouver au second tour, de reproduire la division de la gauche qui avait permis à Le Pen d'accéder au second tour en 2002. En même temps, à l'heure où j'écris, il me semble qu'il n'a toujours pas ses 500 signatures, donc tous les espoirs sont permis. S'il ne peut pas se présenter, comme j'imagine mal un second tour Sarko-Bayrou, je pourrais même me laisser aller à voter pour Olivier Besancenot en signe de protestation contre les partis traditionnels qui ne proposent jamais rien de nouveau, et dont les élus se contentent de maintenir le statu quo pour préserver leur position.

mardi 6 février 2007

Duplex pour 1

Sophie veut s'acheter un appartement. Son post (que je ne linkerai pas ici parce que, blonde que je suis, j'ignore comment faire) ravive en moi le mélange d'émotions très contradictoires que je nourris actuellement envers le mien.
Après avoir été locataire d'une dizaine d'endroits différents en l'espace de douze ans, et alors que je cohabitais avec l'Homme depuis quelque temps déjà, j'ai décidé de faire moi aussi le grand saut. La maison de l'Homme était trop petite pour le volume considérable de mes affaires (essentiellement bouquins et fringues), et surtout, j'avais besoin d'un endroit où m'isoler pour travailler, rêvasser et laisser libre cours à mes penchants un peu space pour la déco.

Je n'ai pas cherché longtemps. Le troisième appartement que j'ai visité était un duplex mignon comme tout, avec un chouette balcon d'angle, dans une résidence calme située à un kilomètre à peine de chez l'Homme. Je n'y étais pas entrée depuis cinq minutes que j'ai dit: "Je le prends, pas la peine de me l'emballer c'est pour manger tout de suite". Enfin pas tout à fait, mais vous voyez l'idée. Un coup de foudre immobilier.

Donc... Je me suis joyeusement endettée sur quinze ans, avec des remboursements mensuels de 750 euros (de quoi me filer des sueurs froides à la perspective de manquer de boulot un jour). Pendant plusieurs mois, j'ai passé tous mes week-ends à repeindre les murs, effectuer ou faire effectuer tout un tas de menus travaux, tracer les plans de la bibliothèque sur mesure dont je rêvais depuis ma plus tendre enfance, chercher des meubles et des éléments de déco conformes à mes désirs. Malgré quelques petits détails gênants qui m'avaient échappé au moment de l'achat (le comptoir de la cuisine américaine était bien trop haut pour moi, le carrelage blanc avait été posé par-dessus d'immondes dalles kaki si bien que les portes raclaient par terre ou avaient été rabotées à l'arrache dans le bas), j'étais globalement ravie d'avoir enfin un endroit bien à moi où je venais bosser dans la journée avant de rentrer, le soir, dans la maison froide et impersonnelle de l'Homme.

Je me suis félicitée de mon investissement quand j'ai vu les prix de l'immobilier monter en flèche les trois années suivantes. Je m'en suis encore davantage félicitée quand, ma décision prise de quitter l'Homme, j'ai disposé d'un point de chute tout prêt et déjà presque entièrement aménagé pour le quotidien au lieu de devoir cohabiter encore avec lui le temps de trouver un autre logement.

Dans les mois qui ont suivi, j'ai pansé mes plaies dans cet appart au milieu de mes chats, de mes bouquins, de ma collection de magnets et des murs rose Malabar de ma chambre sous les toits. Par indolence naturelle et tendance au cocooning autant que par manque d'amis et d'activités dans le coin, je sortais très peu - une, deux fois par semaine dans le meilleur des cas, quand il fallait remplir le frigo ou passer à la Poste. Je vivais en quasi-autarcie dans mes 58 mètres carrés, et si je déplorais quelque peu leur situation isolée (moi qui ai toujours été une citadine dans l'âme), je n'envisageais pas d'y changer quoi que ce soit.

Puis je suis tombée amoureuse de quelqu'un qui habite à 1054 kilomètres de chez moi, et qui étant salarié peut très difficilement envisager une relocalisation en l'état actuel des choses. Depuis, je suis confrontée à un impossible dilemme. J'aime profondément cet appart. Il est bien plus qu'un logement - un refuge où je me sens en sécurité, une expression de ma personnalité, une extension de moi. L'argent est la moindre des choses que j'y ai investies. Outre le bazar incroyable que représente, d'un point de vue matériel, un déménagement vers un autre pays (et cette question angoissante: quelle chance y a-t-il pour que je retrouve une pièce dont les dimensions soient exactement celles de ma bibliothèque chérie?), outre la nécessité de réinvestir encore pas mal de sous que je préfèrerais dépenser en voyages pour obtenir quelque chose d'équivalent dans une capitale européenne, je n'ai aucune envie de renoncer à mon joli duplex dans une région où il fait bon vivre. Et ça m'emmerde profondément de penser qu'avec ma mentalité de nomade, j'ai fini par me laisser attacher dans un endroit par le truc le plus bourgeois qui soit: quatre murs et une grosse douzaine de planches.

Cet appart m'a énormément apporté. Il est aussi en train de m'enchaîner. Mais peut-être n'est-ce pas une mauvaise chose. Peut-être va-t-il m'empêcher de commettre une nouvelle fois la bourde que je fais systématiquement quand je tombe amoureuse: chambouler toute ma vie pour être avec quelqu'un qui ne le mérite pas forcément ou du moins, ne serait pas prêt à en faire autant pour moi. Peut-être va-t-il me motiver pour tenir bon jusqu'à l'obtention de ce que je désire réellement: une vie à cheval entre Bruxelles et le midi de la France.

Ou peut-être n'est-il qu'une excuse que j'utilise pour justifier ma frilosité à m'engager.

Suis-je une excentrique qui s'efforce de se bâtir un mode de vie sur mesure, ou juste une grande trouillarde qui ne veut pas se faire aspirer par le tourbillon d'une existence banale?

dimanche 4 février 2007

Week-end en amoureux: les réponses aux questions fondamentales


- Non, il est arrivé pile à l'heure; par contre au retour, son avion avait plus d'une heure de retard, ce qui nous a permis de tester différentes manières de se tripoter ni vu ni connu en plein milieu d'un aéroport avec des gens assis à moins d'un mètre de nous.

- J'avais finalement opté pour une tunique achetée la veille, et prévue pour porter avec un jean dessous. Evidemment, je n'avais mis que des DimUp. Evidemment, les gens qui marchaient derrière moi ne pouvaient manquer de s'en apercevoir pour peu que leur regard dérive un poil vers le bas.

- Non, les toilettes sont même configurées de façon idéale pour couples désireux de s'offrir un quickie - avec une seule entrée commune pour les hommes et les femmes. Mais les boxes ne m'inspiraient pas, en partie à cause d'une odeur de désinfectant désagréable. Bon en même temps, la Twingo n'avait pas encore été baptisée, et j'avais jamais fait ça sur un parking extérieur en plein jour.

- Direct à l'appart' car pas chaud-chaud malgré le soleil et plage couverte d'une espèce de mousse beurk qui ne donnait absolument pas envie de rouler dessus.

- DVD: on n'a même pas eu l'opportunité de se poser la question; c'est très court deux jours et un petit bout quand il vous faut déjà plus de trois heures pour vous décoller l'un de l'autre et réussir à quitter le lit le matin au réveil.

- Menus: vendredi soir - tarte à la moutarde à l'ancienne et clafoutis d'épinards au chèvre frais; samedi soir risotto au roquefort; dimanche soir australian pie. On n'est pas morts de faim, loin s'en faut, et j'ai des restes pour les trois prochains jours.

- Aix-en-Provence: beau temps bien qu'un peu froid en fin d'après-midi, surtout avec une jupe et des DimUp qui laissent un méchant courant d'air en haut des cuisses; le parking de surface riquiqui que j'affectionnais a été remplacé par un immense parking souterrain dont aucun problème de stationnement; j'ai vu deux magasins plus ou moins goth dans la même petite rue mais n'étais pas dans le mood pour ça et avais déjà fait beaucoup, beaucoup de courses avant l'arrivée de Hawk; j'ai craqué pour un tableau de Marie Montagnat (une huile représentant des danseuses en grand jeté dans des tons de fuchsia et d'orange vif) mais ai réussi à me retenir de l'acheter; la Compagnie Anglaise des Thés n'avait que des théières moches en vitrine et du coup je ne suis même pas rentrée dans la boutique; nous sommes arrivés à 15h et avons donc fini quand même au Pain Quot' car les restos ne servent plus à cette heure-ci.

- Le temps que nous finissions de déjeuner et de nous préparer aujourd'hui, il était déjà 14h, donc la question du brunch ne s'est pas posée. Nous avons été nous balader sur la plage et oui, j'ai enfin réalisé mon fantasme de tailler une pipe au bout de *ma*jetée en plein jour. J'ai même une chouette vidéo pour le prouver, mais faudra me croire sur parole ;) A la place du brunch, nous avons été boire un thé et manger une crêpe dans un des restos du bord de mer. Nutella pour lui et Crème de marron/Chantilly pour moi. Après je m'étonnerai de pas arriver à maigrir...

- Moi top juste samedi soir, mais bien. Bien bien bien bien bien, même :)

- Non, colis pas arrivé. Mais j'avais prévu une tenue de rechange qui a eu l'air de faire son petit effet. Collier en cuir noir à pointes, catsuit manches longues en résille noire stratégiquement ouvert, escarpins fetish vernis noir, plus Jamal dans son Jaguar. Même moi je me suis trouvée bandante, c'est dire.

- Lumière électrique: j'avais besoin des tabourets sur lesquels je pose d'habitude les bougies pour autre chose.

- J'ai ordonné. Il a obéi. Ce qui ne m'a pas empêchée de l'attacher un peu pour la forme.

- Sébastien-Jamal, une combinaison gagnante. Et une vaisselle du lendemain surréaliste de plus...

- Quatre pattes sur le carrelage: même pas essayé. La couette par terre vendredi soir et gardé les talons + surélévation de 12 cm = hauteur parfaite samedi soir.

- OUI.

- L'ai donné après. Et ça l'a rendu tellement fou qu'on a aussitôt recommencé.

- Non. J'admire l'efficacité des médicaments belges à dose de cheval pour éliminer une grippe en trois jours. Surtout quand je pense que j'ai traîné une sinusite plus de deux semaines pendant les vacances de Noël. Du coup, pas de microbes en souvenir.

- ...Pas de marques non plus. Et c'est pourtant pas faute d'avoir essayé. Toute trace même très, très rouge et extrêmement cuisante sur la partie la plus charnue de mon individu disparaît en moins de cinq minutes. Désespérant.

- Oui; il doit être en train de le découvrir en ce moment même...

- La dernière question était purement rhétorique bien sûr. Le temps a la fâcheuse manie de se traîner quand on patauge dans la misère et de s'envoler à tire-d'aile quand on nage dans le bonheur.

vendredi 2 février 2007

Mon nouveau gynéco a de l'humour

Certes, il est arrivé à son cabinet avec vingt minutes de retard alors que j'avais fait exprès de prendre le premier rendez-vous de la matinée pour être sûre de passer à l'heure. Certes, il n'a même pas daigné s'en excuser. Certes, il a le genre de poignée de main molle et fuyante que je déteste. Mais en fin d'examen, il a eu cette répartie qui a presque rattrapé tout le reste:
LUI: Détendez-vous, je vous sens crispée.
MOI (sarcastique): Pensez-vous, j'adore que les mains de gens que je ne connais pas farfouillent à l'intérieur de mon bide de bon matin.
LUI: La prochaine fois si vous préférez, j'irai avec les pieds.
[Sinon, mon endométriose a probablement récidivé. Je suis bonne pour une nouvelle batterie d'examens, essai de traitement médicamenteux, IRM et, en dernier recours, hystérectomie. Ce qui aura au moins le mérite de résoudre tous mes problèmes de règles douloureuses, de contraception et de "quand est-ce que tu nous fais un bébé/mais pourquoi tu veux pas d'enfants?".]

mercredi 31 janvier 2007

Week-end en amoureux: les questions fondamentales

Est-ce qu'un imprévu de dernière minute au boulot ne va pas lui faire rater son avion? Comment je m'habille pour aller le chercher ? Y a-t-il une caméra de surveillance dans les toilettes de l'aéroport, et si oui, les vigiles sont-ils... vigilants? Promenade sur la plage pour prendre l'air et des photos, ou direct à l'appart'? DVD: oui/non; quel film; l'un de nous deux ne va-t-il pas s'ennuyer à mort; pourquoi je tombe jamais sur des gens qui ont les mêmes goûts que moi en matière de ciné? Menus: dans quel ordre en tenant compte du temps de préparation? Aix-en-Provence: allons-nous avoir beau temps; y aura-t-il de la place dans mon parking préféré; vais-je retrouver l'unique magasin goth/fétichiste de la ville; vais-je pouvoir me retenir d'acheter un Nième tableau chez Carré d'Art ou une Xième théière à la Compagnie Anglaise des Thés; où manger le midi car Pain Quotidien pas original du tout pour un Bruxellois - Jacquou le Croquant, resto japonais où j'ai découvert les okonomiyaki s'il existe toujours? Y a-t-il dans ce bled un endroit potable pour bruncher le dimanche matin, de préférence en bord de mer? (Demander à Etre Exquis quand je déjeunerai avec lui demain.)
Lui top et moi bottom d'abord, ou l'inverse? Le colis de Nawty Things sera-t-il arrivé à temps? Lumière électrique ou bougies? Puis-je compter sur lui pour se tenir tranquille si je le lui ordonne ou vais-je être obligé de l'attacher à quelque chose? (Et pourquoi n'ai-je pas anticipé ce jour quand j'ai acheté un lit sans baldaquin ni barreaux?) Sébastien-Jamal, Sébastien-Gargamel ou directement Jamal ou Gargamel? Combien de temps peut-on tenir à quatre pattes sur le carrelage de ma chambre sans se niquer les genoux (pas ma zone érogène favorite, probablement pas la sienne non plus)? Et si je jette la couette par terre devant le miroir, ça le fait ou pas? Les talons, je les garde parce que c'est plus sexy, ou je les enlève parce que c'est plus confortable? Surélevée de 12 cm, suis-je à la bonne hauteur pour le prendre debout? Vais-je aimer son goût (merci les tests de dépistage négatifs)? Le cadeau n°1, je le lui donne pendant au risque de le forcer plus ou moins à l'utiliser de suite, ou à un autre moment quitte à en atténuer l'impact? Sera-t-il encore grippé? Va-t-il me laisser ses microbes en souvenir? Et les marques - où, quelle couleur, faites par quoi cette fois? Réussirai-je à ne lui donner le cadeau n°2 qu'au moment du départ pour qu'il le découvre dans l'avion du retour? Va-t-il lui plaire, l'émouvoir, aucun des deux? Et est-ce que les heures pourraient passer un p'tit peu plus vite jusqu'à vendredi après-midi?

Keywords janvier 2007

Quelques-unes des requêtes Google par lesquelles on est arrivé chez moi ce mois-ci:
Enfonce-moi ton weekly (OK, tu préfères le Nouvel Obs ou Paris Match DTC ?)
Souk hommes gays nus (A mon avis c’est pas là qu’on en trouve le plus, mais c’que j’en dis moi, hein…)
Epilée et nue sous sa jupe (Merde je suis repérée)
Catwoman baise Superman (Et mon site de news people qui ne me prévient de rien…)
Amour fou cool et chelou (J’aurais pas décrit ça comme ça, mais why not)
Brûlure au bras en nettoyant un four (Ben justement y’a pas eu besoin de le nettoyer le mien… Mais sinon, oui, l’événement « je me serais brûlée » a une probabilité assez élevée)
Mes parents ne savent pas que ma blonde est enceinte (Et tu comptes sur moi pour le leur annoncer, peut-être ?)
Le soutien-gorge rose de Linda (…N’a pas été mélangé accidentellement avec les miens par Krissounet lors de la distribution de linge propre)
Image pipi Caliméro (WTF ?)
Il était rose il est tout noir on lui a remplacé un (Un quoi ? Non vraiment, je suis curieuse)
Adresse resto serveuses nues (Si tu trouves, fais passer !)
J’aime montrer mon sexe (Ça s’écrit E-X-H-I-B-I-T-I-O-N-N-I-S-T-E. Just FYI.)
Power ranger du cul (Désolée y'a que des spécimens rouges dans ma famille)
Twingo gris amethiste (Mauvaise nouvelle : l’améthyste, c’est violet. Et ça s’écrit pas avec un « i ».)
Embrasser bite dans le cul (Nécessite une souplesse que je ne possède pas)

Catégorie « juste : gni ? »
Use Carla Bruni plus peu je migre pour toi
Tu suces tu ou tu crosse yin

mardi 30 janvier 2007

Persécutée

En train de suer sang et eau pour finir le tome 4 de la Maudite Série dont le héros est un lépreux. Le genre de bouquin que j'adore lire mais que je déteste traduire à cause de la profusion d'images et de tournures stylisiques chiantes à rendre en français. En plus, ce sont des monstres (1000 feuillets d'imprimerie pour celui-ci à vue de nez). Et je dois en pondre deux par an. Et la tête un peu ailleurs depuis quelques mois, j'ai accumulé un retard considérable que je dois maintenant résorber dans les dix jours.
Jusqu'ici, je ne peux m'en prendre qu'à moi.
Mais quand j'allume la télé pour la première (et possiblement la dernière) fois de l'année histoire de me changer les idées, et que je tombe sur le JT où Claire Chazal m'annonce en me regardant droit dans les yeux que c'est la journée mondiale de la lèpre... J'avoue que je me sens un rien persécutée.

La vie des VIP, Xème épisode

Félicitations à Junior qui vient de signer un CDD longue durée en maternité. Maintenant, on espère juste qu'elle ne kidnappe pas de bébé avant de réussir à convaincre un monsieur de lui en faire un...

dimanche 28 janvier 2007

Cinq ans déjà

Cinq ans aujourd'hui que j'ai posé mes lèvres sur ton front glacé et murmuré à ton oreille qui n'entendait plus "Merci pour tout, Doudou".
Cinq ans que j'ai tenu le coup jusqu'au cimetière parce que je sentais Nath et Frou sur le point de craquer à côté de moi et qu'on ne pouvait pas tous s'écrouler en même temps.
Cinq ans que mon regard s'est posé sur cette boîte en bois si petite - bien trop, sûrement, pour contenir le géant de mon enfance -, et que les larmes on jailli toutes seules sans que je puisse rien faire pour les arrêter.
La porte venait de se refermer à tout jamais sur le grincement des balançoires vertes, les griottes chaudes picorées à même l'arbre, les cocottes-minute pleines de compote maison posées par terre dans la souillarde, les Alexandre Dumas à couverture kaki et tranche jaunie par les ans que je dévorais la nuit sous les couvertures avec une lampe de poche pour ne pas empêcher Soeur Cadette de dormir, la collec de Playboy des années 70 planquée sous le lit du grenier et avec laquelle j'ai fait mon éducation érotique - et son pendant détonnant: la collec de "La Vie" entassée sous l'antique poste de télé, l'escalier inégal et humide de la cave que j'avais toujours vaguement peur de descendre, le collage en feutrine réalisé par Nath dont les bords rebiquaient un peu plus chaque année, les bols avec des bergères peinturlurées dans le fond et les biscottes avec des dessins gravés dans le beurre à la pointe du couteau. Je disais adieu à une enfance dont je te dois mes seuls bons souvenirs.
Cinq ans plus tard, tu es toujours dans ma vie. En photo dans mon couloir et sur ma table de chevet, mais surtout en filigrane dans mon amour des livres et du sexe, dans mes habitudes de diariste/blogueuse, dans la franchise brutale que j'ai héritée de toi.
Encore merci pour tout, Doudou.

samedi 27 janvier 2007

Une blonde dans un parking

Le parking de mon centre commercial est muni d'une voie de circulation périphérique à sens unique, un peu comme un manège. On entre obligatoirement à un bout et on sort obligatoirement à l'autre.
Cet après-midi, quelqu'un a eu la bonne idée de me pousser à aller à la gym malgré ma flemme (je suis pas une balance, mais ça commence par "Ha" et ça finit par "wk"). Sauf que c'était un samedi et le dernier week-end des soldes; donc le centre commercial était blindé de monde presque pire qu'un 24 décembre. Résultat: quand il s'est agi de repartir, j'ai mis une demi-heure à faire cent mètres en direction de la sortie.
La patience n'est pas mon fort, et je commençais à avoir des crampes dans le pied de l'embrayage (vive PYP et sa boîte auto). Soudain, il m'est venu une idée de génie: emprunter le petit chemin qui passe derrière Printemps et longe l'autoroute jusqu'à mon bled, 5 km plus loin. Personne ne l'utilise jamais, et ça permet de squeezer le monstrueux rond-point où ça bouchonne même en semaine pendant les horaires de travail.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Je tourne à gauche vers Printemps.
Une allée trop tôt.
Et me retrouve au tout début du parking.

vendredi 26 janvier 2007

Légèrement effrayant

Jusqu'à la fin de l'année, mon emploi du temps est bouclé pratiquement à la minute près. Et mes éditeurs me réclament déjà des dates de remise pour 2008. Gloups.

Armalite au duplex dormant

Onze jours consécutifs que je me couche sans avoir pris de cachet et parviens à m'endormir dans la demi-heure, pour faire des nuits qui s'étendent grosso modo de 2h à 10h. Idéalement, il faudrait que j'arrive encore à décaler d'une heure et demie. Mais c'est déjà un progrès énorme. Hénaurme, même. Probablement dû à une combinaison de facteurs: l'arrêt du thé à doses massives après 17h, la reprise du sport qui me fatigue quand même un chouïa et... le fait qu'en ce moment, je vais vraiment bien. Mieux que je n'avais été depuis des années. Mieux que je n'ai jamais été de toute ma vie peut-être. Résultat: j'ai annulé mon rendez-vous avec la grande prêtresse du sommeil. Parce que j'ai trop de boulot en ce moment pour sacrifier deux-trois heures à un rendez-vous qui ne me sera pas très utile là tout de suite, et parce que oui, je choisirai toujours de régler mes problèmes seule plutôt qu'avec l'aide d'un professionnel si je peux m'en passer. Certaines choses changent, ma fichue obstination demeure.

jeudi 25 janvier 2007

Vivre plutôt que lire

Je viens de faire le compte. En 2006, je n'ai lu que 42 romans hors boulot. Et encore, je ne les ai pas tous terminés (pendant très longtemps je me suis forcée à finir tous les livres que je commençais même s'ils m'ennuyaient à mourir; puis j'ai fini par décider que la vie était trop courte et les bons bouquins trop nombreux pour perdre mon temps de la sorte). L'an dernier à la même période, je déplorais de n'en avoir lu que 47 en 2005. Et il est vrai que c'est trois fois moins qu'à une époque. Dois-je le déplorer pour autant? Je ne crois pas.
J'ai longtemps utilisé la lecture comme un rempart que je dressais entre moi et le monde, un moyen de m'évader d'un réel trop terne, une excuse pour limiter mes relations humaines au strict minimum. Mais pendant que je me laissais absorber par la vie de personnes imaginaires, je ne vivais pas la mienne. Aujourd'hui, les quatre ou cinq heures quotidiennes que je passais à lire il n'y a pas si longtemps, je les consacre à dialoguer sur MSN avec mes amis et mon amoureux, à planifier des week-ends à Paris ou à Bruxelles et des voyages à l'autre bout du monde, à écrire, à scrapper ou à customiser un énième meuble Ikea. Je ne considère pas que j'aie perdu au change, loin de là. Et tant pis si ma culture littéraire recède: de toute façon, elle n'a jamais intéressé grand-monde dans mon entourage.
De mes lectures 2006 se détachent néanmoins les titres suivants: "The book thief" de Markus Zusak, mon préféré toutes catégories confondues, mais aussi "Ensemble c'est tout" d'Anna Gavalda, "26a" de Diana Evans, "Eat pray love" d'Elizabeth Gilbert et "La nuit de l'oracle" de Paul Auster. 5 très bons bouquins sur 42, ce n'est pas un si mauvais ratio - j'ai certainement fait pire au temps où je dévorais plus de 120 romans dans l'année.

lundi 22 janvier 2007

Ca commence à être vraiment encombré, là...

Echange de textos avec Autre Moi.
[20h]
Autre Moi: C'est ce soir le concert. Tu adorerais la salle c'est tout petit, très intime.
Armalite: C'est quoi comme salle?
Autre Moi: La Maroquinerie.
Armalite: Pense à me ramener un Vuitton steuplé.
[22h]
Autre Moi: Le concert était super, très country. J'ai ma chanson pour Nashville, lol.
Armalite: Et mon Vuitton, il est où?
Autre Moi: ...Message de Kris: DTC.

Soyez indulgents...

...J'avais même pas neuf ans quand j'ai écrit ça.
Sur un léger nuage de poussière étoilée
Apparaît Euphoria*, planète évoluée.
Dans ce bel univers un enfant de métal
Me fait découvrir ses sphères, ses spirales.
Tout est commandé, programmé, perfectionné
Pas d'erreur possible dans leurs énoncés.
Mais l'enfant, dans cette euphorie, s'ennuie.
Ses yeux ternes, fixes, ne reflètent ni bonheur ni joie.
"Moi, Elodie, ruisselet de la Terre,
Je t'offre l'oiseau bleu, son nid et tous ses oeufs.
Si vous comprenez sa raison d'exister
Vous, seulement les enfants, vous serez les plus gais."
"Pour te remercier, je t'assure la paix.
La famine, la guerre, au revoir à jamais;
Seulement le bonheur et la joie d'être aimé."
Ainsi naît en secret la plus belle amitié.
*Oui, j'étais fan de Goldorak.
Han. Je m'aperçois à l'instant qu'il y a quatre vers qui ne riment pas. C'est quoi ce bordel? J'ai bien fait de pas choisir poétesse comme carrière, tiens.
Si vous êtes sages, la semaine prochaine, je vous poste un poème sur les différentes façons dont j'envisageais de me suicider vers l'âge de seize ans et demi.

Rubrique nécro

Il est des gens tellement plus grands que la vie qu'on finit par les croire immortels. Et puis non. L'abbé Pierre s'en est allé. Laissant derrière lui un monde un peu meilleur de l'avoir accueilli.

dimanche 21 janvier 2007

5 choses que vous ignorez sur moi

1. J'ai enregistré un 45 tours. J'étais en CM2, j'avais participé à un concours de poésie organisé par la Caisse d'Epargne sur le thème "L'enfant et l'espace" et obtenu le deuxième prix. Les dix premiers (ou premières, car en l'occurrence nous n'étions que des filles) gagnaient donc le droit de participer à une séance d'enregistrement dans un studio professionnel. Les autres gamines ont dû s'y reprendre à vingt fois pour obtenir une diction potable. Moi, à la deuxième, c'était bon. Le disque a traîné longtemps chez mes parents. Il a probablement fini à la poubelle. Mais j'entends encore ma voix flûtée réciter mon "oeuvre" sur le fond de musique un poil psyché choisi par l'ingénieur du son. "Sur un léger nuage de poussière étoilée..." Je vous épargne la suite; je le connais encore par coeur.
2. J'ai chanté sur la scène d'un opéra. Si si. Je jouais le rôle d'un des petits frères de Christine dans "Werther" - avec bas blancs, perruque poudrée et tout le tralala. La chanson aussi, je m'en rappelle encore par coeur: "Jésus vient de naître, voici notre divin maître, rois et bergers d'Israël..." (Les théorèmes de maths, par contre, n'ont laissé absolument aucune trace dans mon cerveau.)
3. Au collège et au lycée, les cours d'EPS étaient le fléau de mon existence. Surtout quand on faisait athlétisme (les trois quarts du temps, donc.) Au cross annuel de mon collège, j'ai dû me classer dernière ou avant-dernière quatre ans de suite. Sur le barème d'athlétisme du bac, qui attribue une note en fonction des performances réalisées, je n'atteignais même pas de quoi valoir un zéro. Je n'ai jamais réussi à sauter plus d'un mètre en hauteur. Et mon temps au 100 mètres est à peine meilleur que celui d'un escargot neurasthénique. Je préfère ne pas évoquer le sujet douloureux des matchs de sports co; Lynda Lemay l'a très bien fait dans sa chanson "Le dernier choix".
4. J'ai fait une prépa HEC, la filière après-bac soit-disant la plus difficile avec math sup/math spé. Quand on prépare le concours des grandes écoles de commerce, on est censé bosser comme un damné et pas voir la lumière du jour pendant deux ans. Moi je passais tous mes week-ends à faire du jeu de rôles et tous les soirs de la semaine, en rentrant de cours, je m'affalais devant la télé pour regarder... "Jeanne et Serge". Au grand désespoir de mes parents. Ce qui ne m'a pas empêchée de réussir les concours dès la première année.
5. En sortant de ma grande école de commerce, donc, je me suis fait virer (ou ai démissionné avant de me faire virer) de 4 boulots en à peine plus de deux ans. C'est très bizarre quand vous avez passé toute votre jeunesse à entendre que vous étiez un petit génie de vous apercevoir que vous êtes totalement inadaptée au boulot pour lequel vous avez été formée - que vous êtes d'un coup passée du côté des cancres incompétents. Ca a été une grande leçon d'humilité.
Je passe le relais à Poulpy et Sophie - bossez un peu, 'spèce de paillasses! ^^

samedi 20 janvier 2007

4 jours à Center Parks avec les VIP pour le réveillon, c'est...


Faire la chenille et des group hugs dans les tourbillons d’Aqua Mundo ; se faire photographier à chaque tour.
Dévaler la rivière sauvage en culbutant dans les remous, en rebondissant sur les murs comme des billes de flipper, en buvant la tasse et en hurlant de rire tout le long.
Sentir mon haut de maillot se barrer aux moments les moins opportuns. Le rajuster discrètement sous l’eau. Douze fois par heure.
Descendre le grand toboggan de nuit, à toute vitesse les pieds en avant dans le noir.
Assis dans le jacuzzi extérieur, les jambes blafardes et déformées sous l’eau illuminée par des projecteurs, renverser la tête en arrière et chercher des étoiles dans le ciel à travers les nuages de vapeur.
Se démener pour faire avancer une boule de bowling géante dans les rues en pente de San Francisco.
Rentrer en vélo dans la nuit que nos phares peinent à trouer, le silence ouaté à peine rompu par le frottement de nos pneus sur le bitume mouillé.
Essayer de monter de bêtes lunettes de piscine. S’y mettre à 4. Ne pas y arriver (ou beaucoup plus tard).
Regarder Kris, Vinc et Autre Moi se mettre à trois devant la cheminée d’angle pour souffler sur le feu qui rechigne à démarrer.
Massés devant la baignoire à bulles, encourager de la voix les petits animaux en plastique qui frétillent et avancent avec plus ou moins de conviction.
Tenter de faire des crêpes sans huile. Puis avec une pâte congelée parce que restée trop longtemps au frigo sous le freezer.
Jouer à Cérébrale Academy sur les DS light de Junior et de Vaness. Rouspéter parce que les silhouettes de petits monstres se télescopent un peu vite pour permettre l’identification.
Voir Autre Moi mimer (et réussir à faire deviner !) « Candide ». Du grand art.
Au Petit Bac, à la question « qu’est-ce qui peut être rose ? », entendre Kris répondre « l’Ukraine » sans trembler (quand je vous disais que le U était une lettre de merde !)
Jouer au Taboo XXL et être soûle : excuse valable pour montrer mes seins à tout le monde vers 2 heures du mat’, ou pas ?
Ouvrir une boîte de Schoko-Bons. Dix minutes plus tard, compter des cadavres : moi 1, Vaness 1, Junior 2, Vinc 2, Kris et Autre Moi : environ 27. Avec les survivants, bataille féroce au salon et bombardement surprise pendant que réfugiée dans la chambre, j’essaie d’appeler Hawk.
A minuit le soir du 31, sortir dans les allées désertes du lotissement. Taper très fort sur des casseroles avec des cuillères en bois en beuglant : « Bonne année ! ». N’obtenir aucune, mais alors aucune réaction de la part des voisins.
A deux heures et demie, ressortir sans les casseroles et les cuillères, mais avec deux bouteilles de champ ouvertes. Marcher sous la pluie tous les six bras-dessus bras-dessous, en chantant à tue-tête les trucs les plus ringards qui nous viennent à l’esprit.
2006 avait mal commencé, mais elle s’est très, très bien finie :)

vendredi 19 janvier 2007

Sévère recadrage de fantasmes

Physiquement, mon style d'homme, ça a toujours été grand (+ d'1m80, avec des pointes jusqu'à 1m96), baraqué-limite-gras, cheveux longs. Or depuis quelques semaines, je me surprends - comme pendant la soirée à l'Embobineuse ou ce soir à la salle de muscu - à mater des types de taille et de corpulence moyennes, à crâne rasé et profil de rapace, en me disant que miam, ils sont diantrement sexy. Je me demande bien pourquoi...
Aime-t-on les choses parce qu'on les trouve belles, ou les trouve-t-on belles parce qu'on les aime?

Tout de moi

Pour les concerts où l'on a chanté à tue-tête (tous faux, à une exception près ^^),
Pour les milliers de kilomètres qu'on a avalés en train, en avion ou en Chevrolet,
Pour la majesté des montagnes et l'immensité des océans face auxquels on s'est tenus,
Pour la lumière qu'on a créée et l'obscurité qu'on a partagée,
Pour les fou-rires et les larmes qu'on s'est inspirés,
Pour toutes les épreuves au travers desquelles on s'est portés,
Pour les différences qui devraient nous éloigner et ne font que nous enrichir,
Pour nos souffles qui se mêlent entre les quatre mêmes murs pendant notre sommeil,
Pour les distances qui ne nous séparent jamais vraiment,
Pour les aveux difficiles et l'obstination qu'on met à surmonter nos différends,
Pour la lucidité qui nous fait voir nos défauts respectifs et la foi qu'on place en nos qualités,
Pour une promesse échangée sous la pluie avec le coeur aussi léger que les bulles qui coulaient dans nos veines.
L'amitié qui nous lie me tourne la tête plus sûrement que n'importe quel champagne.
Vous avez tout de moi.

jeudi 18 janvier 2007

Les uns contre les autres


Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été attirée par des hommes qui étaient mon contraire total. Leur différence les rendait insaisissables, donc éternellement désirables; leurs goût opposés aux miens m'ouvraient de nouveaux horizons que je n'aurais jamais explorés seule; leurs qualités palliaient mes défauts et inversement. Une combinaison parfaite de yin et de yang.

Du moins, en théorie.

En pratique, passée la frénésie des premiers mois, mon désir ne tardait pas à retomber face à quelqu'un dont la libido n'était pas branchée sur la même longueur d'ondes que la mienne. Les hobbies adoptés par mimétisme me lassaient très vite; je n'avais plus le choix qu'entre me forcer à faire des choses qui me gonflaient pour passer du temps avec l'autre, ou le laisser s'adonner seul à ses passions et ne plus partager aucun moment fun avec lui faute d'activités communes. Nos défauts antagonistes nous faisaient grincer des dents en permanence (une maniaque et un bordélique sous le même toit, c'est l'enfer). Quant aux qualités, chacun tendait à s'appuyer sur celles de l'autre: c'est ainsi que je me tapais systématiquement l'administratif, l'organisation des vacances, la gestion du frigo et celle de deux agendas, mais me déchargeais non moins systématiquement de tout ce qui concernait l'ordinateur ou la voiture - avec pour conséquence qu'aujourd'hui, je suis incapable d'effectuer les manips les plus simples sur mon portable, et que je n'ai pas fait la pression des pneus de ma Twingo une seule fois en six mois. Je ne parle même pas du chapitre "les amis de mon conjoint m'ennuient à mourir et je vais me tirer une balle si je dois encore passer une seule soirée à leur faire la conversation".

Aujourd'hui, je suis amoureuse de quelqu'un qui me ressemble sur beaucoup de points. Sans être identiques, nos histoires se font écho. Nous nous comprenons parce que nous avons traversé et surmonté des épreuves similaires. Nous luttons contre le même genre de contradictions intérieures et aspirons au même type d'accomplissement. Nous sommes tous deux animés par une volonté farouche de créer et d'aimer sans entraves, de réussir l'amalgame entre nos parts d'ombre et de lumière, de nous accepter (et nous faire accepter) tels que nous sommes. Last but not least, nos sexualités sont merveilleusement en phase. Nous ne nous complétons pas: nous nous démultiplions. Jumeaux androgynes et incestueux, nous dansons un étrange ballet durant lequel nous échangeons nos rôles, nos costumes et nos pas d'un tableau à l'autre.

Je suis peut-être le rêve qu'il n'a jamais osé raconter. Il est sans aucun doute le rêve que je n'ai jamais osé faire.

Et ma seule peur désormais, c'est de me réveiller.

mercredi 17 janvier 2007

Parce que j'aime pas les fêtes commerciales mais que j'adore prendre les symbolismes à contre-pied

Je viens de fixer le rendez-vous au tribunal d'instance pour la rupture de mon PACS avec l'Homme. Le 14 février, jour de la Saint-Valentin. Comme ça, sa nouvelle copine aura vraiment une raison de se réjouir le soir. Je sais, je suis d'un altruisme ébouriffant.

Des nouvelles de ma lutte contre l'insomnie

Hier, j'ai tenté une expérience. Je n'ai pas bu de thé après 17h (au lieu du litre habituel que je m'enfile entre la fin d'après-midi et la soirée). Et profitant de la fatigue accumulée les jours précédents, je suis allée me coucher à 1h30 sans prendre de cachet.
J'ai dû m'endormir en moins d'une demi-heure. Un record absolu.
Ce matin, j'ai réussi à me tirer du lit à 9h20. Et à 17h, j'avais fini de traduire pour la journée. Ce qui m'a laissé le temps de récupérer un chargeur chez SFR, de faire mes courses à Carrouf et de passer deux longues heures à la salle de sport - même si j'ai réveillé ma vieille blessure au genou droit et que mes ligaments tirent assez fort depuis le retour de vacances.
Mon dernier thé date de 16h30. On va voir si je parviens à réit(h)érer l'exploit d'hier.

mardi 16 janvier 2007

Le compliment du week-end

"Tu suces presque mieux qu'un homme."
Combien de filles peuvent se vanter de l'avoir entendu, celui-là? Pas des masses, à mon avis.

lundi 15 janvier 2007

2 jours avec lui de A à Z

A comme Abandon : Pour les réticences qui tombent toutes seules, la confiance qui est encore montée d’un cran ce week-end. Pour la bonne volonté que chacun de nous met à surmonter les obstacles et à donner le meilleur de lui-même dans cette histoire.
B comme Brutalité : Parce qu’il est méchant avec moi et que j’adore ça. Parce que maintenant, il me laisse aussi être méchante avec lui. Parce que j’aime les traces violacées qui s’attardent sous ma peau là où il a imprimé ses marques. Parce qu’il a porté et portera encore les miennes.
C comme Coolpix 7600 : A vraiment bien travaillé ce week-end. A même réussi, manié par moi, à prendre des photos de Hawk dont je suis très fière parce qu’elles le montrent tel que je le vois. 370 clichés en pas tout à fait 48h, dont au moins une dizaine à tomber par terre, ça me paraît plus qu’honorable.
D comme Devise : "Du cul dans tout, et tout dans le cul". Je sais: moyennement raffiné. Mais nous a bien fait rire et constitue somme toute un assez bon résumé de notre notre état d'esprit/état de corps.
E comme Expressionnisme allemand : Sujet de l’exposition que nous avons été voir à la Cinémathèque. Maintenant, j’ai plein de films à voir. Etre Exquis va bien rigoler quand je lui en parlerai, lui qui m’a dit un jour « Tu t’étais mise aux jeux de diplo avec le Breton, au tir avec moi, à l’aïkido et à la plongée avec l’Homme ; c’est quoi ton prochain nouveau hobby ? ».
F comme Fatigue: J'avais dormi cinq heures la nuit précédant mon départ. Et comme nous avons voulu profiter au maximum du peu de temps que nous avions à passer ensemble... Arrivée à dimanche soir, je titubais d'épuisement. Je suis allée me coucher vers minuit sans prendre de cachet. Et j'ai quand même mis plus de deux heures à m'assoupir.
G comme Grouft: Les fringues sont tellement serrées sur les portants qu'il est quasiment impossible d'en extraire une pour la regarder; la moitié d'entre elles sont perchées hors de ma portée; les allées font environ 12 cm de large; le samedi après-midi, il y a tellement de gens que la température dans la boutique flirte avec les 40°; l'unique cabine d'essayage est dotée d'un rideau transparent et d'une surface légèrement inférieure à celle d'un timbre poste. Malgré quoi, nous avons réussi à y trouver notre bonheur. Et une pancarte rigolote que Hawk a prise en photo: "Les vampires tuent les clients qui marchandent".
H comme Hôtel Amour: Adresse trouvée par hasard dans un des magazines de Soeur Cadette. Employés jeunes, beaux, branchés et plutôt inefficaces dans l'ensemble. Resto bruyant et enfumé, servant une bouffe anecdotique. Les chambres, par contre... Haaan. Endroit idéal pour des nuits très hot. On a testé la 401 (murs noirs, baignoire à pieds en face du lit) et la 405 (décorée par André, avec plein de jouets multicolores dans des vitrines). Je pense qu'on s'en souviendra longtemps.
I comme Isabelle (voir « VIP »)
J comme Junior (bis)
K comme Kris (ter)
L comme Larmes: Au moment de le quitter sur le quai de la gare, un sursaut de révolte. Je me suis mise à pleurer et à le frapper avec mes petits poings. "Avec tout le temps que j'ai mis à te trouver, pourquoi je peux pas être avec toi? Hein, pourquoi?" Il s’est mieux contenu que moi mais… Il avait l’œil humide lui aussi.
M comme « Midnight Sea » : « Construisant une architecture au sein du lieu d’exposition, Tabaimo invente avec Midnight Sea un espace physique autant que mental. Motifs stylisés de vagues, bruits de rivage et mouvements ondulants modèlent un paysage marin en noir et blanc. L’artiste invite le visiteur à se laisser emporter dans cette rêverie où s’entremêlent esthétique épurée et références traditionnelles. » Dans la pénombre de cette bulle, nous avons vécu un moment magique.
N comme New Rock: Vue de loin, la boutique à la devanture éteinte semblait fermée alors qu'il n'était que 18h30. Vue de près, elle était ouverte. Avec un système info en panne et une demi-douzaine de clients qui attendaient qu'on les serve ou qu'on les encaisse. La première paire que j'ai essayée ne m'allait pas. La seconde n'était pas disponible dans ma pointure. La troisième: "Vous avez de la chance. Il m'en reste pas deux, il m'en reste pas trois, il m'en reste qu'une en 36", m'annonce la vendeuse. "En même temps, vous savez, j'ai qu'une seule paire de pieds", ai-je répliqué. Me voici donc dotée de chaussures pesant 3 kilos pièce et qui me font la démarche gracieuse d'un éléphant robotisé. Je m'en fous, je les adore.
O comme « the One ». Sans commentaire.
P comme Paris : Pigalle, Bercy, Denfert-Rochereau, les Halles, Opéra, Saint-Michel… Je n’ai pas pu l’emmener dans tous les endroits où j’aurais voulu. Il faudra donc revenir pour aller ensemble au Père-Lachaise, à la Taverne des Alchimistes, chez Colette, Brentano’s et Angelina (entre autres).
Q comme... la partie de notre anatomie qui aura été le plus sollicitée ce week-end. [Quoi que... C'était peut-être nos pieds car on a pas mal marché. Rien que le maudit changement à Marcadet a dû nous faire faire quatre kilomètres en deux jours.]
R comme Rire : Parce que j’ai rarement ri autant dans un pieu, y compris de trucs qui feraient frémir ou grimacer plein d’autres gens, et que ça ne peut pas être mauvais signe.
S comme Saint-Georges : Station de métro la plus proche de notre hôtel, dont les caméras de surveillance ont dû enregistrer une image moyennement commune dimanche vers 13h15.
T comme Tristesse: Humeur dominante de la balade sur les quais de Seine dimanche en début d'après-midi, avant que je le raccompagne à la Gare du Nord.
U comme rien du tout, c’est une lettre merdique le U. Une fois j’avais passé en revue tout ce chapitre du dico parce que je voulais confectionner un abécédaire pour Attila, et à part « usine », je n’avais trouvé aucun mot qui puisse s’illustrer d’une manière un tant soit peu claire.
V comme VIP: Dîner au japonais à 5 (et pas 6, OK) samedi soir. J'appréhendais un peu. Pas beaucoup de points communs entre lui et mes amis: Monument Valley pour Autre Moi, l'informatique pour Kris, les films d'horreur pour Junior, ça s'arrête à peu près là. D'habitude, je n'aime pas mélanger les gens que je fréquente dans différentes sphères - d'une part, j'ai peur qu’ils s'emmerdent; d'autre part, je n'arrive pas à concilier les différentes facettes de moi qu'ils connaissent. Mais tout s'est bien passé. Et ça tombe bien, car Hawk comme les VIP sont là pour le long terme. Une antipathie immédiate et mutuelle m'aurait fort ennuyée.
W comme Week-End: Ceux qu'on passe ensemble sont toujours merveilleux, mais... Je trouve ça épouvantablement frustrant de ne se voir que pour des parenthèses enchantées. Ce n'est pas la vraie vie, et je veux Hawk dans ma vraie vie. Quand, comment? Ca reste à déterminer. En attendant, il va encore falloir tenir trois semaines jusqu'au prochain week-end ensemble.
X comme XXX: Je me demande vraiment où je vais faire tirer les photos prises à l’hôtel…
Y comme Yann qui s’est une fois de plus occupé de mes chats, me permettant de partir l’esprit tranquille.
Z comme Zoophilie qui sera bientôt une des dernières choses que nous n'aurons pas encore testée ensemble - et qui le restera, à moins de considérer les Schtroumpfs à deux têtes comme des animaux ;)

vendredi 12 janvier 2007

La découverte du jour

En janvier, il fait déjà jour à 7h45. Unbelievabeul.

Nous avons des jeux bizarres

[00:18:05] Armalite a dit : prédiction
[00:18:12] Armalite a dit : demain, tu enfileras un truc pour moi les yeux fermés ^^
[00:18:27] Armalite a dit : (this is a hint)
[00:19:25] Hawk a dit : autre prédiction
[00:19:34] Hawk a dit : hum...
[00:19:41] Hawk a dit : comment dire sans en dire trop?
[00:19:45] Armalite a dit : je suis toute ouïe
[00:19:58] Hawk a dit : j'ai déjà dit que c'était bleu...
[00:20:24] Hawk a dit : bon, un autre indice: 13,3
[00:20:27] Armalite a dit: cm?
[00:20:30] Armalite a dit : tu veux que je me fasse prendre par un schtroumpf pendant que tu filmes?
EDIT (15/01/2007): Ma prédiction concernait tout bêtement un T-shirt Zombie Hunter. Et l'objet de la prédiction de Hawk conservera définitivement le surnom de Schtroumpf :)

jeudi 11 janvier 2007

The universe strikes again

Passe encore que la vendeuse m'ait fait tout un cinéma pour envoyer mon portable en SAV sans facture au prétexte que "Nous ne sommes pas obligés de consulter notre système informatique pour la retrouver, c'est votre responsabilité de la produire".
Passe encore qu'elle m'ait demandé un chèque de caution de 120 euros pour me filer, en attendant, un Nokia plus vieux que l'aîné de mes neveux dont la valeur marchande (celle du Nokia, pas celle de mon neveu) doit se situer aux alentours de 10 centimes. De franc.
Mais que le système de reconnaissance intuitive de cette bouse soit réglé sur l'espagnol... Avec le nombre de textos que j'envoie chaque jour... Moi j'dis que c'est de l'acharnement.
EDIT (15/01/2007): Et en plus la vendeuse m'a pas filé de chargeur sous prétexte que comme j'avais déjà un Nokia je n'aurais qu'à utiliser le mien... Sauf que c'est pas le même modèle et pas le même trou. Argh.

mercredi 10 janvier 2007

Mission accomplie



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Trois heures et demie montre en main, dont presque la moitié à faire la queue aux caisses en essayant de pas m'évanouir tellement on crevait de chaud avec tous ces gens qui avaient eu la même idée que moi. Mais je me suis trouvée très efficace sur ce coup-là. Pour la première fois de ma vie, j'étais partie avec une liste et j'ai trouvé presque tout ce qu'il y avait dessus - y compris les camarguaises que je cherche chaque hiver sans succès depuis trois ou quatre ans. Seul regret: les soutifs Chantal Thomass ne sont pas du tout, du tout taillés pour moi (du coup, les bustiers et les guêpières non plus). Tant pis. J'ai les deux jupes One Step scandaleusement chères que je lorgnais depuis plusieurs semaines, à -40%; j'ai un sac kangourou noir pour mes prochains voyages; j'ai un ensemble Aubade en dentelle rouge qui pourrait faire hésiter Krissounet lors de la prochaine distribution de linge propre (don't ask); j'ai un sac de sport de la bonne taille pour mes affaires de gym et un nouveau top en lycra (pas de second bas de jogging hélas car aucun ne me plaisait chez Décathlon); et pour la bonne mesure j'ai rajouté une jupe en jean de chez Kookai parce qu'elle me va super bien et que c'est pas tous les jours que je rentre mes fesses dans du 36, un T-shirt en voile rouge One Step pour aller sous mes pulls et mes robes sans manches, puis une baby doll fuchsia à frou-frous avec son string assorti (je garantis pas que je porterai le string). J'ai claqué mon budget frivolités des trois mois à venir, mais je suis : happy. Merci aux réveil-matins humains sans qui rien de tout cela n'aurait été possible :)

Difficile

Difficile de gérer la frustration des sens: la peau brûlante qui appelle en vain, les mains qui ne se referment que sur du vide, les bouches entrouvertes pour un baiser qui ne viendra pas, le désir suffocant pour un corps absent - ce feu dans les reins qu'on se fait mal à éteindre chacun de notre côté.
Difficile de faire coexister deux histoires blessées, deux passés fracturés - deux enfances en miettes, deux adolescences torturées, deux passifs amoureux qui ont laissé des séquelles indélébiles -, deux identités fragmentées et deux sensibilités frémissantes. Mais pas très difficile, curieusement, de trouver un juste équilibre entre la pornographie et l'amour, une synergie dans nos élans créatifs.
Difficile de ne pas m'endormir et me réveiller près de lui; difficile de ne pas rester blottis ensemble sous la couette par un dimanche pluvieux; difficile de ne pas pouvoir se faire un resto en amoureux à l'improviste ou manger asiatique à même les barquettes en matant un DVD, vautrés côté à côte sur le canapé; difficile de ne pas pouvoir l'emmener avec moi dans mes virées shopping pour qu'il me donne son avis (et me baise dans les cabines d'essayage); difficile de ne pas pouvoir tout lâcher pour partir se balader ensemble, sur la plage ou à la campagne, quand un beau soleil d'hiver brille dans le ciel et que le vent mord les joues juste ce qu'il faut; difficile de se dire que trois, quatre, cinq semaines nous séparent encore de notre prochaine rencontre.
Difficile d'imaginer un avenir qui ne soit ni une vie à deux ni une vie séparés, un futur à cheval entre deux pays, un arrangement qui concilie proximité et solitude, une solution sur mesure qui tienne compte de nos caractères, de nos besoins, de nos projets et de nos moyens. Plus difficile (et plus long) encore de la mettre en place.
Oui, ce sera difficile d'être heureuse avec lui.
Il faudra pourtant trouver un moyen. Parce que ce serait si facile d'être malheureuse avec un autre...

mardi 9 janvier 2007

Cher réveil-matin,

Demain ça serait sympa si tu pouvais sonner une heure plus tôt que d'habitude car c'est le début des soldes et j'ai une liste longue comme le bras de trucs dont j'ai absolument besoin - par exemple un ensemble balconnet Chantal Thomass. Il se trouve que je fais la taille la plus banale du monde en soutien-gorge, donc il faut que j'arrive chez Printemps avant toutes les autres propriétaires de 90B qui aiment aussi la lingerie style boudoir. D'avance, merci.

Un des plus grands fantasmes de ma vie...

...Est sur le point de se réaliser. Non, Patrick Swayze n'a pas retrouvé son physique de l'époque "Dirty Dancing" et n'est pas venu me demander de remplacer sa partenaire habituelle. Non, je ne me suis pas réveillée ce matin avec la trame d'un futur Goncourt en tête. Non, je n'ai pas perdu dix kilos d'un simple claquement de doigts, tout en m'empiffrant de chocolat chaud et de biscuits Brossard. Non, Marie-Claire Maison n'est pas venu photographier mon appartement. Non, je n'ai pas gagné au loto de quoi m'offrir une année sabbatique pour faire le tour du monde en hôtels cinq étoiles. Et non, les actrices des films d'Andrew Blake ne m'ont pas proposé de me joindre à elles pour une virée en décapotable (méchantes). Par contre...
Je vais enfin faire un vol long courrier sans escale!!!! Paris-Miami direct à l'aller - et au retour, tenez-vous bien, Los Angeles-Paris sans escale en 12h à peine. J'aurai donc vécu assez longtemps* pour me retrouver, au moins une fois, à l'autre bout du monde sans passer par la case "aéroport de Francfort". Si j'étais plus émotive, j'en pleurerais de bonheur.
*Quoi que... Je suis peut-être en train de vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué là... Il peut m'en arriver des accidents d'ici le 26 mai.

lundi 8 janvier 2007

La nouvelle littéraire du jour

Le septième et dernier tome de Harry Potter s'intitulera "Harry Potter and the deathly hallows". Date de parution encore inconnue. Ce qui m'empêche de bloquer dès maintenant deux jours complets pour le dévorer tranquillement blottie sous ma couette ou affalée sur mon transat selon la saison.

dimanche 7 janvier 2007

Reconnaissez que l'univers est contre moi

J'avais l'intention d'attaquer 2007 du bon pied, en me levant tôt (enfin, disons à une heure avec un seul chiffre avant la virgule) pour faire de grosses journées de boulot et donc dégager du temps pour partir en week-end/vacances.
Depuis le début de la semaine, je me lève à onze heures parce que mon réveil ne sonne pas.
J'ai d'abord cru que je l'avais mal programmé - une blonde comme moi, ça n'aurait rien eu d'étonnant. J'ai vérifié les réglages: tout est bon. Puis j'ai pensé que je l'avais éteint sans m'en rendre compte dans un demi-sommeil. J'ai essayé de le déclencher en journée. La petite cloche apparaît bien sur l'écran, mais à l'heure choisie, le maudit Nokia ne moufte pas. Il ne daigne même pas me gratifier d'une micro vibration pour la forme. Il est en mode "total je t'ignore".
Mercredi, je passerai chez SFR. En attendant, j'ai demandé à Autre Moi de m'appeler le matin à 9h30 si elle a le temps et qu'elle y pense. Et l'enfoiré qui m'a piqué ma coquille est prié de me la rendre séance tenante: je sens qu'elle va encore servir.
PS: Ami lecteur, amie lecteuse, si tu as mon numéro de portable, n'hésite pas à m'envoyer un texto ou à faire sonner deux-trois fois demain matin (et après-demain, et après-après-demain) vers 9h30. D'avance, merci.

samedi 6 janvier 2007

Valeriane in Inisfallen

[En triant mes documents Word, je viens de tomber sur le descriptif d'un perso que j'avais fait pour un JdR en ligne. Et quand je dis "perso", hum...]
Valeriane has made a long journey to come to Inisfallen. She’s in her late twenties, about 5’7”, with a medium build, dark eyes, milky skin and long dark red hair.
All she’s interested in is learning and, maybe someday, imparting her knowledge to other people. But that is not the only reason she left home to go wandering through the world. As a very opinionated, somehow politically incorrect female, she sometimes leans toward arrogance and a know-it-all attitude, and is quick to anger people. Not being a gregarious person, she doesn’t really mind: she’s just annoyed that people are too stupid to realise she’s right, most of the time. Her travels have started to soften her a bit, though, and she’s (slowly) coming to realise that a person’s worth does not only lie in her intelligence.
Valeriane has a very sarcastic, dry sense of humour, and is often too stubborn to shut up when she should. But she is never cruel, and at heart, she’s a good, compassionnate person (though she would die rather than admit it). She has a strong sense of justice, and will help the weak whenever possible. She can be quite generous, but she’s always very private about her good deeds. She’s also incredibly frank, not at all the backstabbing or comploting kind.
Having traveled and seen a lot, and being wise for her young age despite all her faults, she’s a good conversationnalist – though books interest her much more than people. She tends to get bored quickly and is constantly looking for new, exciting stuff to experiment. She has a very addictive personnality, and strives to hide this fact because she doesn’t want it to be seen as a weakness.
A few other random facts about her: good at horsemanship, but prone to terrible seasickness. Despises violence of any kind. A bit lazy; doesn't like to get her hands dirty. Her worst nightmare would be to end up a wife and a mother.

Les VIP aux USA, édition 2007

Itinéraire made by Autre Moi

FLORIDE
Samedi 26 mai : PARIS / MIAMI
Dimanche 27 mai : MIAMI (Everglades) 168 miles aller/retour soit 3h
Lundi 28 mai : MIAMI (South Beach, Miami Beach…)
252 miles, 3h30
Mardi 29 mai : ORLANDO
Mercredi 30 mai : ORLANDO (Universal ou autre)
281 miles, 4h20
GEORGIE
Jeudi 31 mai : SAVANNAH (passage par Daytona Beach)
248 miles, 3h50
Vendredi 1er Juin : ATLANTA (usine Coca)
250 miles, 4h
TENNESSEE
Samedi 2 juin : NASHVILLE (I got the blues…)
212 miles, 3h15
Dimanche 3 juin : MEMPHIS (Graceland)
400 miles, 6h
LOUISIANE
Lundi 4 juin : NOUVELLE ORLEANS (quartier français…)
Mardi 5 juin : NOUVELLE ORLEANS (bayou, plantations, usine Tabasco )
350 miles, 5h30
TEXAS
Mercredi 6 juin : HOUSTON
198 miles, 3h
Jeudi 7 juin : SAN ANTONIO
365 miles, 5h30
Vendredi 8 juin : PECOS
365 miles, 6h
NOUVEAU MEXIQUE
Samedi 9 juin : ALBUQUERQUE (via Roswell)
232 miles, 4h
ARIZONA
Dimanche 10 juin : CANYON DE CHELLY
154 miles, 3h30
UTAH
Lundi 11 juin : MONUMENT VALLEY (possibilité d’y faire du cheval, circuit en voiture)
330 miles, 6h30
ARIZONA
Mardi 12 juin : PHOENIX
347 miles, 5h
CALIFORNIE
Mercredi 13 JUIN : SAN DIEGO (ville et shopping)
Jeudi 14 juin : SAN DIEGO (le zoo)
Vendredi 15 juin : SAN DIEGO (vieux San Diego, Mexique)
110 miles, 2h
Samedi 16 juin : LOS ANGELES (Knott’s Berry Farm & Snoopy)
Dimanche 17 juin : LOS ANGELES / PARIS
Lundi 18 juin : PARIS

4 162 miles

On part en vacanceeeeeuh :)

vendredi 5 janvier 2007

Les épices du souk du Caire



Un bébé encadré sur une étagère, un souvenir de vacances, un anniversaire. Une fille qui sourit coincée dans un sous-verre, un cadre fantaisie, un bord de mer, et personne ne bouge dans la tribu des yeux rouges, tous différents, les mêmes photos pourtant...
Les grands derrière, les p'tits devant.
Quelques photos de couple exposées comme des preuves, des photos de groupe, des amis qu'on punaise. On vérifie d'ailleurs l'air de rien chez les autres, qu'on fait partie des leurs, qu'a côté de leurs têtes y'a la nôtre. Sur la cheminée du salon des grands-parents, le casting tout entier de tous les p'tits enfants...
Les grands derrière, les p'tits devant.
Les albums familiaux sont les manuels d'histoire, qu'on regarde jamais, qu'on réserve au placard. Quand il était jeune, quand t'étais petit, quand elle était enceinte, quand ils étaient en vie. Portraits de fin d'année des gosses trop bien peignés, on dirait vraiment qu'ils ont mangé du ciment...
Les grands derrière, les p'tits devant.
La photo censurée, elle s'y trouvait pas belle, aussitôt développée, direct à la poubelle. Mignonne en paréo au retour de la plage, elle enlèvera pas le haut, c'est dommage. Le portrait qui fait rire du permis de conduire, celui qui fait peur, qu'est-ce que c'est qu'cette coiffure ? Qu'elles soient en couleur ou bien en noir et blanc, on fait tous, quelle horreur ! les mêmes photos tout l'temps... Les grands derrière, les p'tits devant.
Qu'est-ce qui nous pousse au fond à refaire à la chaîne, tous les mêmes photos qu'on a vues par centaines, des photos de monuments qui sont jamais très belles, mais c'est nous qui l'a fait c'est pas la carte postale. Les photos de voyage à l'autre bout de la Terre, les mêmes paysages, des mêmes belvédères. Nous sur un chameau, nous au ski en hiver, re-nous sur un bateau, et les épices du souk du Caire. Re-re-nous à Pâques, y'a deux ans déjà, re-re-re-nous à la Toussaint à côté d'Etretat. C'est vrai qu'on voit pas bien, que la photo est mauvaise, mais par la salle de bain je te jure on devinait les falaises ! Et ces photos souvenirs qu'on stocke acharnés pour pas qu'on puisse nous dire qu'on a pas profité. Rangées dans un tiroir celles qu'on veut plus voir et classées dans des livres des photos d'archives. J'ai encore jamais vu et ça chez personne, sa copine toute nue au dessus du téléphone, la photo d' son patron dans aucun salon, mais des vues de bords de mer, ah ça putain on sait l'faire ! Qu'on les range en vrac, qu'on les colle au mur, au fond d'un portefeuille ou dans un disque dur. Au fin fond de la Creuse, à Paris 16ème, on prend les mêmes poses, nos photos sont les mêmes. Qu'on soit le frère, la soeur, les parents, la tante, toujours les mêmes photos, mates ou brillantes. Des images inutiles sur toutes les vieilles pierres, le Mont-Saint-Michel, et les épices du souk du Caire...
[Bénabar a son meilleur: drôle, émouvant, hyper bien vu. Juste après sur l'album "Reprise des négociations" y'a "Qu'est-ce que tu voulais que je lui dise?" qui me serre le coeur et me fout les larmes aux yeux, mais je crois que je vais pas l'écouter aujourd'hui.]

Court-circuit, suite


Pour Noël, donc, les VIP m'ont offert un livre-dont-je suis-l'héroïne*. Où ma meilleure amie s'appelle Claire Smirnoff, mon ex Aragorn, mes deux enfants Rocky et Junior. Où mon pire cauchemar est de recevoir un faux Vuitton pour Noël. Où ma voiture est immatriculée 69 PYP 83. Où mon seul animal familier est une girafe prénommée Sophie. Où je lis Famille chrétienne (WTF?). Où je suis, je cite "intelligente mais tête en l'air et un peu blonde sur les bords dans les situations les plus simples". Où, parce qu'on m'a implanté une puce expérimentale dans le cerveau, je me retrouve à faire la une des journaux sous le sobriquet de "la Martienne", braquer une banque, me déguiser en drag queen, manger des raviolis à même la boîte avec des clochards, brûler le cadavre du méchant chirurgien responsable de tous mes malheurs et foutre le feu à sa baraque. J'ai décidément des soirées très occupées. Un seul regret: je ne couche pas avec le type somptueux à la fin.

Merci les enfants - et en particulier Junior puisque c'est toi qui as eu l'idée - pour ce chouette cadeau qui m'a un peu fait oublier mon blues dans le train du retour mardi soir. Mais je peux savoir d'où sort le diplodocus à roulettes qui manque provoquer un accident? Vous auriez pas confondu avec un troll, par hasard?

*Qui vient de marmonner que j'étais plutôt un poison dans l'ensemble?

Je suis colère

Armalite dit :
je devrais renoncer à avoir avec les mecs des relations autres que sexuelles
Armalite dit :
hors du pieu, franchement, vous me soûlez

jeudi 4 janvier 2007

Critère de sélection musical

Armalite dit:
oooh bénabar a fait un morceau intitulé "bruxelles" !
Baud dit :
dick annegarn aussi
Armalite dit :
oui mais j'écoute pas les chansons d'un gars qui s'appelle bite ^^

Définitivement blonde, donc

Your results:You are Supergirl
Lean, muscular and feminine. Honest and a defender of the innocent.
Supergirl 70%
Spider-Man 65%
Wonder Woman 65%
Superman 55%
Robin 55%
Hulk 55%
The Flash 55%
Green Lantern 50%
Batman 45%
Catwoman 45%
Iron Man 30%

Click here to take the "Which Superhero are you?" quiz...

Trop naaaaaaze. Moi je voulais être Wonder Woman. En plus j'ai déjà la culotte et je verrais très bien quoi faire du lasso.
(Test piqué à Phil H.)

mercredi 3 janvier 2007

Keywords décembre 2006

A quoi ressemble une épisio (Je ne veux surtout pas le savoir)
Comment se maquiller à 10-11 ans (Pas)
Repas de réveillon du Titanic (Que des surgelés à ce que je me suis laissé dire)
Epilation du maillot brésilien description (Douloureux, très douloureux)
Armalite jeans (Désolée, je ne fais pas encore dans le produit dérivé)
Catch dans la boue (Encore toi, Krissounet ?)
Morten Harket cheveux longs (Moi non plus je sais pas où ça s’achète)
Bâillonner un gay (Crois-le ou non, mais c’est pareil que bâillonner un hétéro)
Baise internationale (Pas évident à gérer mais on peut s’en sortir à condition de 1/pas être timide avec une cam 2/être prêt à faire verser directement la moitié de son salaire sur le compte de la SNCF ou d'Air France)
Piercing solitaire noir (Ah nan moi mon solitaire je le veux en diamant et en bague, une taille Lucida sur monture en platine de chez Tiffany me conviendra parfaitement le jour où j’aurai gagné à l’Euromillions)
Peut-on faire du vélo avec un lumbago (Si tu arrives à te lever et à marcher jusqu’au vélo, déjà, c’est pas un lumbago que tu as)
Enfonce ta queue (Là comme ça, direct, sans le moindre préliminaire ?)
Mère Noël film X (Venez à moi petits elfes… Toi aussi Rudolph, grand fou…)
Histoires érotiques tante et neveu (Désolée mais quand l’un de mes neveux projette un liquide chaud et gluant sur moi, c’est rien de plus excitant que du vomi)
Rose pute (Je ne connaissais que le fuchsia, le vieux rose, le rose pastel et le rose Malabar, ma gamme chromatique vient de s’enrichir d’une teinte)
Leroy Nowel (Non, c’est le Père Nowel ou Leroy Merlin)
Je m’emmerde je veux me distraire (Encore toi, Chou ?)
Je ressemble à Angelina Jolie et Cameron Diaz (Moi pas, merci d’être passée)
Montre-moi tes fesses (Mes seins, à la limite, si on est en train de jouer à Taboo XXL. Mais mes fesses, c’est non. A moins que tu sois aussi l'auteur de la requête précédente)
Piercing génital de ma mère (Huuuuuuu. Juste huuuuuuuu)
Pantalon cuir bisexuel (Désolée je n’ai qu’un canapé transexuel)
Quel job pour un cyclothymique (If only I knew…)
Playlist Castorama 2006 (Ayé, le Costes c’est déjà ringard?)

Le train du retour



Dans mon wagon, tout le monde textote ou pleure la tête pudiquement tournée vers la vitre. Moi, la chanson du week-end sur les oreilles, je cumule les deux. Je nous revois enlacés à quatre sous la pluie, les veines pleines de champ' et le coeur qui déborde. Et comme d'autres se récitent des promesses usées devant témoins, j'ai envie de leur jurer une amitié éternelle.