vendredi 6 avril 2007

Jusqu'ici tout va bien

...Mais ça irait encore mieux si je n'avais pas passé toute la soirée d'hier à chasser les oeufs de Pâques sur A Cherry On Top au lieu de bosser. Parce que là, j'ai le poignet droit quasi paralysé et une journée et demie de travail à caser dans les deux tiers d'une.

jeudi 5 avril 2007

Au pain (complet) sec et à l'eau


Et voilà, je sors de chez la diététicienne. Verdict de la balance à impédence: 4 kilos de gras et 3 kilos de flotte en trop. Je visais entre moins 6 et moins 8 kilos, donc apparemment j'avais tout bon. Pour le reste, le programme qu'elle m'a fait, c'est très exactement ce qu'on trouve dans tous les magazines féminins qui proposent des régimes à peu près sensés - et ce que je me serais fixé toute seule, à part peut-être que j'aurais été moins précise au niveau des quantités. Néanmoins, faire la démarche d'aller voir une pro, la payer 40 euros la séance et y retourner tous les mois pour un bilan m'incitera à un suivi plus rigoureux.
Ces derniers jours, histoire d'éviter toute tentation, j'avais vidé mon frigo des plats préparés, crèmes au chocolat et autres cochonneries qu'il contenait. En sortant de chez la diététicienne, je suis donc passée chez Carrefour pour faire un plein. Résultat ci-dessus. En plus ça m'a coûté moins cher que mes courses hebdo habituelles. Maintenant, il faut voir l'effet que la privation d'îles flottantes, de chocolat chaud/petits beurres, de tourte australienne et de risotto aux champignons va produire sur mon moral. Et si un mois de vacances aux US ne va pas me couper net dans mon bel élan.

mardi 3 avril 2007

Page tournée, livre fermé

Je viens juste de raccrocher mon téléphone après avoir souhaité une bonne continuation à l'Homme.
Il m'a appelée à 8h30. Evidemment je dormais encore. "T'es une grande malade," m'a-t-il lancé en riant en guise d'entrée en matière. Ca commençait bien. Les lambeaux de mon sommeil interrompu m'ont empêchée de monter immédiatement au créneau. Il m'a dit qu'il venait de trouver mon mail, qu'il était en train de rassembler les affaires que j'avais laissées chez lui et qu'elles seraient devant ma porte cet après-midi. J'ai répondu: "Je te rappelle dans une heure". Et j'ai raccroché.
Dix minutes à me sentir moche, mesquine, radine. Dix minutes à me demander où j'allais bien pouvoir foutre tout ce bordel et ce que j'allais en faire. Dix minutes à m'interroger sur la façon dont je devais réagir. Puis la réponse s'est imposée d'elle-même. J'ai rappelé sans attendre davantage.
Il ne pouvait y avoir qu'une seule issue à notre conversation. Malgré toutes les erreurs que j'ai commises en gérant ma relation avec l'Homme, notre rupture et ses conséquences, je n'ai jamais dévié d'une certaine ligne de conduite. Oui, j'ai caressé des idées de vengeance - vandalisme et dénonciation pour n'en citer que quelques-unes. Mais j'ai toujours su que quelle que soit l'ampleur de ma déception, de mon chagrin, de ma colère, il était des choses auxquelles je ne m'abaisserais pas. Pas par respect pour lui: par respect pour moi. Ca m'aurait peut-être soulagée sur le coup. Mais j'aime assez pouvoir me regarder dans la glace le matin. Me dire que je n'ai pas à rougir de ma conduite, que je n'ai pas laissé mes émotions aussi justifiées soient-elles me faire commettre des actes méprisables. Ne pas traîner de remords irrémédiables, de honte ineffaçable.
J'ai dit à l'Homme: "Ce que je veux vraiment, ce n'est pas récupérer mes affaires. Ce que je veux vraiment, c'est que tu me parles. Que tu m'expliques pourquoi tu t'es conduit comme ça avec moi. Que tu t'excuses de m'avoir traitée sans le minimum de respect dû à quelqu'un avec qui tu avais quand même vécu sept ans. Ca fait presque un an qu'on est séparés et qu'à cause de ton silence, je ne parviens pas à tourner la page."
On est restés au téléphone pendant 50 minutes. Bien sûr il n'est toujours pas très doué pour parler de sentiments, bien sûr il a d'abord cherché à justifier sa conduite en me rappelant mes propres torts qui sont réels. J'ai insisté doucement, en argumentant sans m'énerver. Et il a fini par me dire qu'il était désolé. Que notre histoire avait vraiment compté pour lui. Qu'on avait passé des moments géniaux avant que ça commence à merder. Qu'il avait aussi pas mal souffert pendant les derniers mois avant notre rupture. Qu'il avait laissé traîner parce qu'il n'était pas sûr, qu'il ne savait pas si ça ne pouvait pas redémarrer entre nous. Que pour lui aussi, c'était un échec douloureux.
Et c'était tout ce que j'avais besoin d'entendre pour refermer enfin ce livre-là. Que notre histoire n'avait pas été un mensonge, que je n'avais pas vécu si longtemps à côté d'un parfait étranger, que je n'étais pas si stupide et lui pas si insensible.
J'ai beaucoup pleuré, mais c'était des larmes de soulagement autant que de tristesse. Je faisais enfin le deuil de notre couple défunt depuis presque un an.
Nous avons échangé des nouvelles. Je lui ai dit que j'avais un nouveau copain qui habitait à Bruxelles, que mes parents avaient déménagé à Toulouse, que je m'étais remise au sport, que mon endométriose avait récidivé et que j'angoissais un peu à cause de ça. Il m'a dit qu'il avait été opéré de polypes pré-cancéreux il y a quelques mois, qu'il avait démissionné du poste qu'il occupait à la ligue régionale d'aïkido, qu'il avait (enfin!) pris sa carte d'électeur pour pouvoir voter aux présidentielles.
Nous avons fait la paix. Je suis en paix. J'ai fini par avoir la seule chose que je voulais, la seule chose dont j'avais besoin. Et je l'ai eue sans renier ce que je suis. Le reste, je m'en fous. Ca passera en pertes d'exploitation.

La boulimie d'Angie

J'aime beaucoup Angelina Jolie à la base, mais je viens de lire qu'elle envisage d'adopter un quatrième enfant (ce qui lui en fera donc cinq avec sa fille biologique). Apparemment elle aurait déjà "choisi" une fillette du Soudan et espèrerait la ramener chez elle avant l'été. Même si je ne pense que du bien de son engagement humanitaire et si je trouve très chouette son idée de créer une tribu originaire des quatre coins du monde, j'ai un peu l'impression qu'elle fait l'acquisition de ses mômes comme moi d'une énième robe Cop Copine - vue dans le catalogue et commandée sur un coup de foudre. Si altruistes que soient ses motivations, je trouve ça un peu perturbant.

lundi 2 avril 2007

Trop bonne, trop conne : le proverbe se vérifie une nouvelle fois

Chaque fois que je crois avoir refermé le dossier "l'Homme" - en avoir définitivement fini avec lui et surmonté ma déception -, une nouvelle révélation se charge de me détromper.
Avant-hier, j'ai décidé d'écrire au tribunal d'instance pour expliquer notre cas et, plaidant la mésinformation par un site gouvernemental, demander s'il n'était pas possible d'antidater la rupture de notre PACS ou de prendre toute autre mesure rectificative. Afin d'appuyer ma requête, j'ai envoyé un mail à l'Homme réclamant l'adresse de la page où il avait pêché ses infos erronées. J'ai reçu une réponse curieusement évasive: "Euh je ne me rappelle plus trop mais je vais chercher". Depuis, plus rien.
Gentille et naïve mais pas entubable à l'infini, j'ai procédé à mes propres recherches. Bilan: le site du gouvernement est à jour. Et même s'il ne l'était pas en mai dernier (ce dont je doute), des dizaines d'autres pages web datées de fin 2005 ou début 2006 mentionnent la fameuse mesure qui changeait tout pour nous. Moralité, l'Homme ne s'est même pas donné la peine de se renseigner. C'était la seule chose dont je lui demandais de s'occuper, de manière assez logique puisqu'après tout il était l'instigateur de notre séparation. Et même ça, il n'a pas daigné le faire.
Je viens de lui envoyer un courrier assez froid pour lui demander de quelle façon il comptait me dédommager pour ça et pour toutes les choses que je lui ai laissées par bonté d'âme parce qu'à l'époque, j'ignorais quel enfoiré il était. Je ne me fais pas d'illusions; il va sûrement nier et tenter de me faire croire qu'en réalité tout est ma faute. Mais je veux au moins qu'il sache que je ne suis pas dupe de son petit numéro de type irréprochable et de tous les mensonges qu'il m'a servis.
Je me demande bien quelle est la prochaine surprise qu'il me réserve. Dans six mois ou un an, je vais peut-être apprendre qu'il a eu un enfant caché pendant que nous vivions ensemble, qu'il me trompait avec ma meilleure amie ou qu'il est recherché par le FBI pour escroquerie en série. Allez savoir.
Si quelqu'un d'entre vous a une batte de baseball et une furieuse envie de voir ce qu'elle peut faire à des rotules ou des tibias humains, qu'il m'envoie un mail.

dimanche 1 avril 2007

Régis est un goinfre


[Dans les jours à venir, d'autres aventures de Régis en bédé: "La première sortie en voiture de Régis", "Régis dans un arbre perché" et "Le petit frère de Régis".]

samedi 31 mars 2007

Les hauts et les bas

Les hauts:

Le repas de lundi soir dans un bistrot italien d'Eygalières appelé l'Aubergine. Cuisine délicieuse, patronne charmante, décor chaleureux, convives cosmopolites et discrets, un pur moment de douceur de vivre d'autant plus délectable qu'il était inattendu.

La nuit de mon anniversaire dans une des roulottes gitanes rénovées du Mas du Pastre. Pour l'originalité pittoresque du lieu. Pour les portraits de nous deux fourrés sous les draps, absolument attendrissants. Pour les génériques de dessins animés qu'on a braillé hyper faux dans le noir vers 2 heures du mat'.

Le petit déjeuner maison de mardi matin, pris au calme dans une salle à manger campagnarde déserte. Il était à se mettre à genoux devant. Et encore, je n'ai bu qu'un thé, pas une carafe entière de chocolat chaud fumant comme Hawk. Mais la compote de pommes avait le même goût que celle de mon grand-père.

La vidéo de Régis en train de danser. Les photos de Régis en train de faire l'andouille dans la bagnole, à table ou à la chapelle Saint-Sixte. Je sais, c'est de l'humour de mômes. Mais ça me fait hurler de rire.

La biiiip. Un cadeau hautement inspiré. Dont on a usé et abusé au point que je l'ai unilatéralement proclamée deuxième au top ten des sex toys indispensables, juste après Sébastien le plug.

Les fou-rires le soir au lit ou dans la salle de bain. La balade dans les rues de la ville où j'ai grandi. Le pot avec Etre Exquis qui, bien que malade, a fait bonne impression à Hawk. Les courses à deux chez Carrefour. Le choix d'un parfum pour homme chez Sephora. La séance de gym dans mon club. Cuisiner l'un pour l'autre (miam la tarte tomates-ricotta) et faire la vaisselle chacun son tour. Regarder Pékin Express en mangeant des plats du traiteur chinois. Travailler dos à dos dans une proximité silencieuse mais émulatrice. S'apercevoir que contrairement à ce qu'on craignait, on gère plutôt bien l'aspect matériel du quotidien à deux.

Les bas:

Je n'ai pas été au cinéma depuis mi-octobre. Je pensais rompre cette longue abstinence mercredi soir avec "La vie des autres" - en VO, en plus. Sauf que la dernière séance avait eu lieu la veille, m'a gentiment informée le caissier quand je lui ai réclamé deux tickets pour le film.

Hawk s'est fait cambrioler jeudi matin. Apparemment les dégâts sont limités, mais ce n'est jamais agréable.

Les histoires d'impôts qui ont surgi ce matin alors qu'on essayait de se dépatouiller de la Bérézina de la veille, et qui ont achevé de me flinguer le moral.

Deux ratés deux soirs de suite, c'était beaucoup. Heureusement qu'on s'est rattrapés de manière assez spectaculaire avant le départ à l'aéroport. Mais après la phase idyllique où chacun ne présentait que ses bons côtés et ne produisait qu'un effet positif sur l'autre, il nous faut apprendre à gérer les bagages qu'on trimballe et les réactions apparemment incompréhensibles qu'ils nous inspirent parfois - les doutes, les craintes, les angoisses qui nous poussent à nous fermer d'un coup ou à nous parler avec une dureté injustifiée.

...Et à la fin, il faut toujours se séparer.

vendredi 30 mars 2007

Comme si - 5000 euros ne suffisaient pas à plomber même un moral d'acier

J'ai tellement mal au ventre qu'il me semble que mon stérilet est en train de me perforer une trompe. Et je redoute la deuxième tentative d'extraction dans dix jours.
Hawk vient de repartir à Bruxelles après une semaine pleine de très hauts et de très bas, me laissant complètement sonnée.
Les VIP sont en ce moment à Center Parcs (et m'envoient des vidéos d'eux en train de chanter "Tout de vous" dans la bagnole, ces enfoirés).
J'ai vu l'Homme ce matin - pour nos histoires d'impôts, donc. Comme d'habitude, ça m'a bien secouée en me donnant la désagréable impression d'avoir bifurqué accidentellement sur une réalité qui n'est pas la mienne.
Je ne vois vraiment pas comment je vais finir tout le boulot que j'ai avant de partir en vacances dans deux mois.
Je ne sais pas non plus quand j'aurai le temps de remonter à Toulouse voir ma famille, ni à Paris voir tous mes amis avec lesquels je ne pars pas en vacances.
La gym commence paraît-il à porter ses fruits niveau silhouette, mais je ne vois toujours aucun résultat sur la balance et ça commence à me miner sérieusement. J'ai même pris rendez-vous chez une diététicienne jeudi prochain, c'est dire. Histoire de perdre péniblement deux kilos avant d'en reprendre cinq en un mois passé aux USA.
...Et n'oublions pas que depuis lundi, je suis plus près des 40 ans que des 30.
Ouais, je suis grmlmlml.

Je hais l'administrationb française, opus 417

En mai dernier, lorsque nous nous sommes séparés, l'Homme et moi avons consulté le site du gouvernement pour nous renseigner sur les conséquences fiscales de la rupture de notre PACS.
Parce que celle-ci prenait effet au 1er janvier de l'année en cours et que nous payions moins d'impôts à deux que nous n'en aurions payé en tout chacun de son côté, nous avons décidé d'attendre début 2007 - comme l'aurait fait, de manière absolument légale, n'importe quel couple censé à notre place.
Aujourd'hui, nous apprenons que depuis 2005, les couples qui se dépacsent déposent, comme les couples qui divorcent, trois déclarations de revenus l'année de la séparation: une commune jusqu'à la date de la rupture de PACS, et deux séparées ensuite.
Il en résulte qu'avoir attendu sept-huit mois (ou ne pas avoir attendu trois-quatre mois supplémentaires) nous fait perdre, tenez-vous bien, 5000 euros d'impôts. Je le sais, parce que je viens de faire des calculs comparatifs sur le fameux site du gouvernement - celui-là même qui n'est pas à jour d'une mesure prise voici deux ans.
5000 euros, c'est le montant des travaux que je voudrais effectuer dans mon appart (rafraîchir le balcon, faire poser une clim' réversible, changer l'escalier de la mezzanine) et que je ne pourrai pas faire avant 2008 dans le meilleur des cas. C'est deux voyages de près d'un mois aux USA avec les VIP, ou un voyage de quinze jours au Japon avec mon amoureux en lui offrant le billet d'avion et le séjour.
Voys croyez que je peux intenter un procès au gouvernement pour mésinformation du contribuable?
PS: En plus, je me souviens, moi je voulais me dépacser de suite pour ne plus entendre parler de l'Homme. C'est lui qui avait suggéré qu'on attende début 2007 pour que ça me fasse gagner un peu sur les impôts; vu les circonstances de notre séparation, il faisait le maximum pour me rendre service. Je me suis laissée convaincre. Ca aura été ma dernière erreur le concernant, mais elle m'aura coûté trèèèès cher.

jeudi 29 mars 2007

Une nuit mouvementée

D'abord j'ai reçu une facture d'électricité de 770 euros pour le dernier trimestre. Je me suis dit que j'avais déconné de chauffer autant l'appart' et que j'aurais mieux fait de superposer les gros pulls.
Ensuite j'ai supplié la conductrice de la voiture d'accélérer parce que le tueur psychopathe qui terrorisait tout le pays était à nos trousses. Je savais pourtant que c'était inutile, que personne n'avait jamais réussi à le semer, qu'une fois sur la piste de sa proie il ne la lâchait plus avant de l'avoir retrouvée et découpée en morceaux. Du coup, j'espérais que sa proie, c'était la conductrice et pas moi.
Pour finir je me suis retrouvée à la montagne, lourdement draguée par Yves S. que je n'ai jamais pu supporter. Un peu troublée mais bien décidée à le fuir, je suis rentrée dans un magasin pour acheter des patins à glace. Il n'y avait plus de 35, et je suis donc ressortie avec une paire de patins Barbie rose vif en 37 qui n'avaient même pas de tampon en caoutchouc à l'arrière - or je n'ai jamais appris à freiner en chassant. J'ai dévalé le flanc de la montagne en chute libre, avant de finir par percuter le caddie de supermarché dans lequel se trouvait la copine d'Yves S. Ejectée par la violence du choc, elle est restée sans bouger par terre. Je me suis dit que j'étais vraiment immonde de la tuer après lui avoir piqué son copain sans le vouloir.
Les accrochages avec mon amoureux avant de m'endormir ne me valent décidément rien.

dimanche 25 mars 2007

Un art méconnu

Passer quatre heures à nettoyer un appart de 60 m2 de manière à ce qu’il soit presque aussi sale à la fin qu’au début, ça ne s’improvise pas. Il faut s’y être préparé en ayant, pendant toute sa jeunesse, fait la sourde oreille aux conseils maternels en matière de ménage. Il faut savoir acheter les produits qui, maniés par une main peu experte, ne vont pas faire disparaître la crasse mais se contenter de l’étaler artistiquement. Il faut s’assurer le concours de deux chats semeurs de grains de litière et de poils longs, qui soient prêts à sacrifier à la cause l’équivalent d’un oreiller en angora chaque semaine. Il faut, enfin, avoir des cheveux longs qui se laissent choir de votre tête au moindre prétexte mais s’accrochent férocement à toute autre surface avec laquelle ils sont entrés en contact.
…Maintenant, je vais essayer de me laver, moi. Wish me luck.

samedi 24 mars 2007

Les présidentielles me travaillent

Après m'être trompée d'arrêt, je descends enfin du train à la station la plus proche de Central Park. Assis sur un banc face à la sortie, un monsieur moustachu consulte un plan et peste tout bas en français. Je le reconnais: c'est Gérard Schivardi. Je lui dis que je suis fan de son programme (dont je n'ai pas lu une ligne). Tout heureux, il me serre contre lui et accepte de faire avec moi un groupie shot "Baudoin style". Là je m'aperçois que mon maudit appareil photo a aussi un écran de contrôle sur le devant. C'est pratique mais je me demande où est passé l'objectif...
Un des effets gênants des somnifères, c'est qu'ils supprimaient mes rêves bizzaroïdes - ma deuxième vie onirique que j'ai toujours beaucoup affectionnée. J'ai arrêté le Zopiclone depuis plus de deux mois, et je crois que c'est la première fois que je rêve à nouveau, ou du moins que je m'en souviens. C'est idiot mais ça me met de très bonne humeur, même si Gérard Schivardi et la moustache qu'il ne porte pas dans la réalité ne valent pas Patrick Swayze en tenue de foot et l'équipe de fleurs avec laquelle j'avais joué contre lui une nuit.

vendredi 23 mars 2007

Un mythe tombe

Je viens d'entendre PPDA déclarer que "Elle oit" était le présent de l'indicatif du verbe oindre, et dire en parlant d'un criquet "A cause du son qu'il émane". A ce rythme-là, d'ici dix ans, on n'est plus qu'une poignée d'irréductibles traducteurs/correcteurs à parler correctement le français.

jeudi 22 mars 2007

Hawk déteint sur moi

Matinée chargée. En sortant de chez le gynéco à 10h, j'ai dû courir faire le plein de la Twingo, déposer un agrandissement à tirer chez Photo Service, passer à Carrefour pour les courses de la semaine prochaine, aller récupérer un colis à la Poste, rapatrier courses et colis à la maison, repartir chez le dentiste en tenant compte de la difficulté de se garer dans son quartier (l'an dernier j'avais tourné une demi-heure avant de finir partiellement sur un passage clouté).
Miracle, une place immense me tend les bras sur l'avenue. Malgré mon bide en vrac, je débarque triomphalement dans le cabinet avec dix minutes d'avance et claironne:
- Bonjour, j'ai rendez-vous avec le docteur E. à midi.
- Votre nom?
- Mrs Armalite.
- Ah, non. Vous aviez rendez-vous à 11h.
- ...
Au final mon dentiste a terminé ses autres clients de la matinée et m'a prise quand même. Mais j'ai dû faire une croix sur notre habituel bavardage primesautier, et sur le déjeuner que j'avais prévu de partager ensuite avec Etre Exquis. Vu comment j'ai mal au ventre, je vais aussi faire une croix sur la gym, et vu que les photos commandées sur mypix.com ne sont pas encore arrivées, je peux oublier mon projet de soirée scrap. Journée de merde.

Le gore expérimenté par une nullipare

Mon premier rendez-vous médical du matin a été une vraie boucherie. Depuis mon retour chez moi, je suis recroquevillée de douleur autour de mon ventre qui n'en finit plus de saigner. Et tout ça pour rien: mon gynéco n'a pas réussi à retirer mon stérilet; je suis bonne pour y retourner sous sédatif pendant mes prochaines règles. Je n'arrive pas à me défaire de l'impression que mon utérus me fait payer la vacuité à laquelle je le contrains par mon refus d'enfanter. Je sais que c'est idiot, que des tas de femmes qui ont ou veulent des enfants souffrent de la même maladie que moi, mais le symbole est trop fort pour que je me le sorte de la tête.

mercredi 21 mars 2007

Pékin Express: c'est reparti!


Une fois n'est pas coutume, j'ai regardé la télé hier soir. C'était le lancement de la saison 2 de Pékin Express, dont j'avais adoré la saison 1 l'an dernier. C'est vrai qu'on y retrouve les travers de toutes les émissions de télé-réalité: équipes un peu stéréotypées, montage fait pour accentuer la dimension dramatique des rapports entre les candidats, règles permettant à la prod de favoriser qui elle veut (avec les fameuses étapes non-éliminatoires qu'on ne connaît jamais à l'avance). Mais ça reste quand même une vraie, une belle aventure humaine à laquelle j'aurais adoré participer. D'accord, je n'ai jamais fait de stop de ma vie, je supporte mal de devoir sauter des repas et j'aime dormir dans des endroits confortables. Je crois pourtant que j'aurais fait une exception pour ce périple magnifique. Surtout cette année où les candidats vont traverser la Chine, le Népal et l'Inde - le voyage idéal à faire sac au dos, au contact permanent de la population locale et avec l'avantage non négligeable de la sécurité fournie par une équipe de télé. Tant pis, je me contenterai d'être devant mon poste tous les mardi soir pendant les onze prochaines semaines. J'ai déjà mes chouchous (Nathalie et Guillaume qui ne se connaissaient pas avant le début du jeu; Tibert et Nicole le couple de retraités pêchus) et ma tête-à-claques (Cécilie qui mériterait franchement des baffes pour son attitude de petite fille gâtée pourrie). Et une folle envie d'inscrire la Chine sur la liste de mes prochains voyages.

mardi 20 mars 2007

La compta et moi

Un peu en retard sur mon timing habituel, je viens de boucler ma compta de l'an dernier et de remplir ma 2035 (document préalable à l'établissement de ma déclaration de revenus). Je ne suis pas encore passée sur le site des impôts pour voir combien je vais devoir au Trésor Public; de toute façon ce sera toujours trop pour ce que le futur gouvernement fera de mes sous.
Economiser les services d'un comptable, c'est bien la seule chose à laquelle m'aura servi mon passage dans une grande école de commerce. Marrant, parce que j'avais des notes assez lamentables en compta/finances/contrôle de gestion à l'époque. J'avais beau être bonne en maths, ça m'intéressait tellement pas que ça rentrait par une oreille et ressortait aussitôt par l'autre - me traversant le cerveau sans y laisser aucune empreinte, un peu comme quand on m'explique une manip' informatique aujourd'hui. Pendant que mon interlocuteur parle, tout me paraît limpide. Mais s'il me demande de lui répéter ou d'exécuter la manoeuvre cinq secondes après, il n'a droit qu'à un regard bovin et un sourire penaud. Y'a certains trucs que j'imprime juste pas. On peut pas être bon en tout.
Quoi que. Tant que j'étais mariée, mon ex s'occupait de ma compta. (D'ailleurs c'est à peu près le seul truc auquel il m'était utile. Non, je suis de mauvaise foi: il m'a aussi fait découvrir le beurre salé et l'orgasme en couple, deux trucs qui comptent parmi les plus fabuleux en ce bas monde - et les moins évidents à trouver dans mon patelin du Sud-Est de la France entre juin 1999 et mai 2006.) Après mon divorce, il a fallu que j'attaque seule cette tâche qui me donnait des sueurs froides rien que d'y penser. Les premières années, j'en avais chaque fois pour trois jours bien tassés, et j'ai perdu quelques kilomètres de cheveux en me les arrachant devant des erreurs impossibles à localiser.
Maintenant ça y est, je suis rôdée. Je ne me souviens même plus de la dernière fois où un rapprochement bancaire n'est pas tombé juste du premier coup. Et systématiquement, en voyant mes colonnes s'équilibrer au final, je suis envahie par une fierté idiote. La compta était une de mes phobies; en l'attaquant de front, je l'ai changée en simple corvée de routine. Reste plus qu'à faire pareil avec Photoshop/Picasa/les logiciels de graphisme spécial scrap.

Bon ben ça va j'ai compris le message

Vous vous situez à gauche.
Aucun parti ne correspond exactement à vos opinions.
Cependant, les partis dont vous êtes le plus proche (dans l'ordre) :
1. le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement
mais vous êtes plus ouvert sur les questions liées à l'évolution des moeurs.
Le MRC soutient la candidature de Ségolène Royal.
2. le Parti Radical de Gauche (PRG)
mais vous ne partagez pas toujours les mêmes opinions sur le rôle de l'Etat dans le domaine économique ou social.
Le PRG soutient la candidature de Ségolène Royal.
3. le Parti Socialiste
mais vous ne partagez pas toujours les mêmes opinions sur le rôle de l'Etat dans le domaine économique ou social.
Le Parti Socialiste soutient la candidature de Ségolène Royal.
...Mais je refuse toujours de voter pour Ségolène.