dimanche 17 décembre 2006

Spectaculairement improductif

Pendant que certains allaient voir Johnny à la Cigale, faisaient leur shopping de Noël à Paris ou travaillaient à l'élaboration de leur prochain blog, je n'ai pratiquement rien foutu de mon samedi. Un pauvre coup d'aspirateur dans ma chambre (alors que tout l'appart' aurait eu besoin d'un grand ménage). Le rangement de mes trois dernières lessives. Deux pages de scrap. Une (une!!!) page de trad alors que j'en avais prévu 14. Ah oui, et puis j'ai regardé le pilote de "Six feet under" auquel je n'ai pas accroché du tout malgré les recommandations de nombre de gens de mon entourage. Et envoyé plein plein de textos. Et préparé mon sac pour les vacances de Noël, durant lesquelles je vais devoir bosser pour cause de fainéantise aiguë préalable. Oh joy.

samedi 16 décembre 2006

Lewis Trondheim au Japon

Dans le dernier "Carnet de bord" de sa série qui en comprend 4, Lewis Trondheim relate d'abord un voyage à la Réunion (hello Autre Moi), puis un séjour au Center Parcs de Sologne (hello le reste des VIP), et enfin un déplacement professionnel au Japon (hello toi que j'*heart*). Je vous livre une de ces constatations vachardes et pourtant pertinentes dont il a le secret:

"C'est pas un pays étranger, c'est une planète lointaine. Nos moeurs et notre naturel doivent être pour eux le comble de la vulgarité. Au Japon, il y a 5 façons de s'adresser à quelqu'un. Chez nous, deux. Chez les Américains, une. Chez les vers de terre, zéro."

vendredi 15 décembre 2006

Si quelqu'un a la moindre idée de ce dont je parle...

Armalite dit :
ce qui me fait penser que je ne retrouve pas messe pour les temps présents sur le site d'iTunes pffff
Hawk dit :
gni? (je suis inculte en ce domaine)
Armalite dit :
morceau de pierre chéplukomen remixé par chépluki
Armalite dit :
facile de chercher avec ça, tiens....
Hawk dit :
mdr
Armalite dit :
en plus c'est peut-être messe pour les temps futurs en fait
[EDIT 1: ou messe pour les temps modernes]
[EDIT 2: henri, pierre henri. je crois]

Sport en salle ou sport en chambre?

Finalement, propre et crevée, c'est presque aussi bon que sale et survoltée. Et ça a un immense avantage: je peux le devenir en faisant à peine 5 ou 6 kilomètres plutôt que 1054.

La minute anar

Temps moyen d'une visite constaté chez mon généraliste consciencieux, depuis sa salle d'attente où j'ai passé de trèèèèès longues heures ces dernières années: 20 mn.
Prix d'une consultation, récemment réévalué par la Sécu: 21 euros.
Donc mon généraliste, qui a fait 7 ans d'études et qui est responsable de la santé de centaines de personnes sur ma commune, gagne en gros 63 euros brut de l'heure.
A titre d'exemple, le bouquin sur lequel je bosse actuellement avec un enthousiasme modéré (ceci est un doux euphémisme) me rapporte dans les 120 euros brut de l'heure. Et, oui: je trouve normal de toucher ma part du fric que les romans que je traduis rapportent à mon éditeur. J'ai bossé pour en arriver là, je n'ai bénéficié d'aucun piston, je ne vole personne. C'est la conscience parfaitement en paix que j'encaisse mes chèques.
Mais quand je vois les salaires des enseignants ou des professionnels de la santé, je ne peux pas m'empêcher de penser que quelque chose ne tourne pas rond dans une société où éduquer les gens et leur sauver la vie est moins bien considéré que le fait de raconter des petites histoires de dragons et de magiciens.

Projet "get my sleep back" - étape préliminaire

11h30: Je pénètre dans la salle d'attente de mon généraliste. Comme d'habitude, elle est bondée. Mais cette fois, j'ai prévu le coup et emporté de la lecture en retard histoire de joindre l'utile à l'agréable.
13h40: Je ressors du cabinet de mon généraliste avec une attestation d'aptitude au fitness et surtout... une ordonnance pour aller voir une spécialiste du sommeil qui bosse dans un hôpital de la ville voisine.
14h15: A peine rentrée chez moi, je m'empresse de chercher le numéro de l'hôpital B. dans les pages jaunes. Mauvaise nouvelle: l'hôpital B. n'existe pas. Lecteurs lecteuses, après le garage fantôme, Armalite a l'honneur de vous présenter l'hôpital fantôme!
14h20: En regardant le plan associé à tous les hôpitaux de la ville, j'en trouve un qui porte le nom de F. mais se trouve dans le quartier de B. A tout hasard, je l'appelle. La grande prêtresse du sommeil officie bien là-bas. Sa secrétaire est en RTT, merci de rappeler lundi matin.
(A suivre...)
J'essaie de ne pas me faire de faux espoirs; je me dis que selon toute vraisemblance, la spécialiste me conseillera soit un peu plus de discipline dans la gestion de mes horaires, soit carrément une thérapie pour régler mes problèmes psychologiques. Mais bon, elle me surprendra peut-être. Et j'ai rien à perdre en essayant.

jeudi 14 décembre 2006

Flandre indépendante

Faites ce que vous voulez de la Belgique du moment que vous me laissez les Belges.
[Message perso: Chou, en cas de scénario apocalyptique, souviens-toi - on balaye et on se retrouve au-dessus de Lyon.]

mercredi 13 décembre 2006

Panic attack (not by Yawmin)

Je viens de dresser mon planning 2007 et... c'est la panique totale. Il faut dire qu'après avoir déjà accepté la totalité des trads que je pouvais caser cette année-là en prenant 3 semaines de vacances estivales, je me suis aperçue qu'il me faudrait un mois tout compris pour le road trip aux USA ("VIP III, le retour de la vengeance"), et là-dessus j'ai encore rajouté un projet de voyage de 15 jours au Japon à l'automne. Comme je me suis engagée sur plusieurs bouquins sans les avoir vus et en n'ayant qu'une vague idée de leur volume, si un seul d'entre eux dépasse mes prévisions, je suis foutue foutue foutue. A la limite je pourrais en faire sauter un, mais ça compromettrait pas mal mes projets d'un point de vue financier. Autrement dit, je n'ai vraiment plus le choix. Il faut que je règle mon problème de sommeil une bonne fois pour toutes et que je reprenne l'habitude de faire de grosses journées 6 jours par semaine quand je suis chez moi. C'est ça ou revoir mes projets à la baisse... ce dont il n'est pas question.

2006 a été l'année de tous les chambardements. Si on m'avait demandé au 1er janvier comment je voyais ma vie au 31 décembre, jamais je n'aurais imaginé me retrouver dans ma situation actuelle. Et les plus gros bouleversements n'ont même pas été d'ordre matériel - ça, ça risque de venir plus tard. En attendant, il faut que je remette de l'ordre dans ce (très) joyeux bordel. C'est bien beau de vouloir passer son temps en vadrouille ou les doigts couverts de colle et de pastilles bleues, mais du coup ma productivité a pris un sacré coup dans l'aile et je me retrouve à fonctionner n'importe comment, alternant des journées de brute et d'autres de glande totale où la seule perspective d'ouvrir Word me file la nausée. Hier j'ai réussi à me lever vers 9h30 et à 17h50 tapantes j'avais fini ma grosse trentaine de feuillets; j'ai encore pu caser une séance de gym et un paquet de formalités administratives dans les creux. C'est ce que je vise pour 2007, mais tous les jours sauf mon weekly day off. La vie que je veux est au prix de cette discipline.

mardi 12 décembre 2006

Nolwenn Leroy à l'Olympia

*Beaucoup aimé:
- la première partie (Julie d'Aimé), assez agréable pour une fois
- nos places à l'avant de la mezzanine, face à la scène (mais pile devant le projo principal, d'où interdiction de nous lever pendant tout le spectacle)
- le décor façon cabinet de curiosités
- la robe et les chansons de la première partie
- la reprise de "Running up that hill"
- le passage instrumental bien lourd à la fin de "J'aimais tant l'aimer"
- l'ambiance assez survoltée avec un public hyper enthousiaste, notamment pendant le premier rappel
- les sièges de l'Olympia, de loin les plus confortables de toutes les salles de concert que je connais
- le sourire 10 000 volts et les gesticulations de Junior
*Moins aimé:
- la tenue blanche et les chansons de la deuxième partie (je me suis beaucoup ennuyée pendant le duo avec Teitur)
- la reprise soporifique de "Time after time"
- Nolwenn est d'une beauté renversante mais elle bouge comme une patate (encore plus flagrant 4 jours après le concert de X-tina)

lundi 11 décembre 2006

Plaisir solitaire



Vendredi midi. Lendemain de soirée théâtre + ébats torrides jusqu'assez tard dans la nuit. Deux heures avant le retour de Hawk parti travailler à l'aube blême, je sirote un thé aux fruits rouges servi par un garçon souriant (on voit bien qu'on n'est pas à Paris...) et je finis "La nuit de l'oracle" en savourant le calme et la beauté discrète du lieu. C'est un moment juste parfait.

My first mysterious keyword

Moi aussi, depuis la semaine dernière, j'ai un compteur de visites Xiti et la possibilité de voir les keywords par lesquels on est arrivé sur ce blog. "Torture érotique", "noirs bandants", "calories baise", "loup affamé sexe", "accessoires d'appartenance gay", OK, ça reflète un peu le virage qu'a pris ma vie ces derniers mois. Mais "garage fantôme", ça sort d'où?

La vie est une pute

Non, ceci n'est pas une pub pour le blog de quelqu'un qui VOULAIT ME VOIR CE WEEK-END PUTAIN. Franchement, je préfèrerais.
Tout à l'heure j'étais devant la gare SNCF de la ville d'à côté. Je rentrais juste d'un week-end prolongé qui m'avait laissée totalement chamboulée. J'angoissais à la perspective des semaines à venir parce que nouvelle charrette boulot et parce que non-possibilité de revoir Hawk avant mi-janvier. Etre Exquis n'avait pas pu passer me chercher; je venais de rater mon bus à 5mn près, le suivant ne partait pas avant une heure, et il n'y avait pas de taxi (vu le prix de la course et mes nouvelles priorités financières, c'était sans doute aussi bien). Je pestais à propos de toutes les corvées qui m'attendaient chez moi.
Et puis mon téléphone a sonné. C'était JC, dont je n'avais pas pris l'appel vendredi parce que j'étais dans un bus très bruyant à Bruxelles, et qui ne m'avait pas laissé de message. Je me disais qu'il voulait juste donner des nouvelles et que ça pouvait attendre mon retour. Oui mais non. En fait c'était pour m'annoncer que sa femme venait d'être opérée d'une tumeur cérébrale. Alors qu'elle s'est déjà tapé un cancer du sein il y a deux ans, que pendant son hospitalisation leur maison toute neuve avait été cambriolée, et que le père de JC est décédé le jour de ses 50 ans au printemps dernier. Et moi je chouine pour des broutilles. Honte, impuissance, colère, j'ai parcouru tout l'arc-en-ciel des émotions négatives en l'espace de quelques minutes.
Une fois assise dans le bus, la première chose que j'ai faite, ça a été de rédiger le texte d'une carte dans le petit carnet qui ne quitte jamais mon sac. "Si l'amour qu'on a pour les gens suffisait à les protéger contre la maladie, tu n'aurais jamais vu l'intérieur d'un hôpital de toute ta vie. Mais voilà, ça ne suffit pas. Alors on se sent impuissant et on envoie des cartes pleines de voeux de bon rétablissement." Qu'est-ce que je peux faire d'autre? Rien.
Fuck fuck fuck.

vendredi 8 décembre 2006

"L'envers c'est les autres"

Parce que je bosse dans l'édition, j'écope régulièrement de manuscrits rédigés par des copains de copains persuadés d'être la nouvelle Amélie Nothomb ou le nouveau Frédéric Beigbeder. La plupart du temps, ils me tombent des mains au bout de deux pages: orthographe et grammaire ineptes, style bancal, propos d'une indigence crasse... Comme je ne mens jamais mais que je n'aime pas non plus démolir les efforts artistiques de gens qui ont mis tout leur coeur dans leur projet, je suis toujours assez bien emmerdée quand ils me demandent, l'oeil brillant: "Alors, t'en penses quoi?"

Hier soir, je suis allée à la première de "L'envers c'est les autres", pièce écrite par un blogueur belge grand romantique devant l'éternel et néanmoins ami. Je redoutais de masquer mes bâillements pendant une heure et demie et de devoir, à la fin, me fendre d'un sourire gêné et d'une remarque enthousiaste sur la qualité de l'éclairage. Et puis non. C'était drôle, avec une mise en scène dynamique et pleine de trouvailles. Au point que je me suis quasiment abstenue de tripoter mon compagnon de table avant le salut final, c'est dire! Pour le pitch, l'endroit et les horaires, c'est par là:

http://www.osamoelle.be/programme.html

[Au sujet de l'endroit: le café-théâtre se trouve au fond d'une cour et il est mal signalé. Hawk et moi sommes donc rentrés chez les voisins, qui finissaient de dîner et nous ont imperturbablement offert un riz au lait avant de nous diriger vers le fond de leur appart', partie escalier + toilettes. Décidément le Belge est farceur.]

Baud: elle était vraiment bien, ta pièce. Way to go, baby :)

jeudi 7 décembre 2006

La minute blonde d'hier

Un type hurlant et gesticulant devant l'entrée de Bercy: Pour les places fosse, c'est porte 27!
Moi, stupéfaite: Y'a tant de gens que ça qui ont acheté des faux billets?
Mes potes, écroulés de rire: ...

"Back to Basics" Tour - Christina Aguilera à Bercy


En arrivant dans la salle, déjà, j'étais toute excitée. Premier concert avec les VIP. Super bonnes places au second rang des gradins pile face à la scène. Chouchoute croisée dans le hall et trois des autres filles aperçues de loin. Première partie (Bob Sinclar) pas mon style mais assez bien pour chauffer la salle.
Et puis à 21h20, alors que nous voyions au loin la chouchoute solitaire finir son second magazine, le rideau s'est levé et tu es apparue. Costume blanc moulant, borsalino assorti, escarpins à talons de 12 cm. Une mini dynamo platine dotée d'une énergie débordante et d'une voix incroyable sortant d'un aussi petit bout de femme. Je ne peux pas dire que j'aie beaucoup apprécié les chansons du premier tiers de ton spectacle - trop jazzy pour moi. Le second tiers, où tu portais un justaucorps à paillettes rouges, a déjà commencé à me plaire un peu plus. Il s'est achevé par une petite tirade assez touchante sur ta maman, femme battue à laquelle tu rends hommage pour le courage avec lequel elle a élevé ses deux filles dans "Oh Mother". J'ai été choquée par la violence du clip en noir et blanc qui passait derrière toi pendant que tu chantais avec une voix plus fêlée que rugissante, pour une fois.
A cette claque registre "émotion" en a succédé une autre bien différente comme la scène de Bercy se changeait en piste de cirque féérique avant ton retour en Mme Loyal insupportablement sexy. Autre Moi et Junior me disent que le coup du cheval de carrousel, tu l'as piqué à Madonna, mais je m'en fous. Avec ton bustier rouge, des bottes en satin noir à talon aiguille et ta cascade de boucles platine, tu étais juste à tomber par terre pendant que tu te cambrais et te déhanchais lascivement. Mais le meilleur restait encore à venir. Pour la chanson suivante, tes danseurs ont choisi un jeune homme dans le public et l'ont fait monter sur scène. Ils l'ont attaché à une roue de lanceur de couteaux. Et tu lui as fait un numéro qu'il n'oubliera jamais de sa vie. S'il était hétéro, il risque d'en faire des rêves mouillés pendant longtemps. Tu t'es agenouillée devant lui, dos au public, la tête renversée en arrière et le micro tenu à la verticale au-dessus de ta bouche en une attitude plus qu'évocatrice. Tu as ondulé du bassin en faisant claquer ton fouet à quelques centimètres de lui. La roue a basculé à l'horizontale; tu as grimpé dessus avec quatre de tes danseuses elles aussi en petite tenue et munies de fouets. Et tu t'es trémoussée honteusement à l'aplomb du pauvre Olivier qui n'avait pas l'air de bien réaliser ce qui lui arrivait. Moi j'étais juste KO face à tant de sexitude glamour.
La fin du spectacle s'est enchaînée assez vite jusqu'aux rappels, le célébrissime "Beautiful" et "Fighter" pour lequel Junior et moi nous sommes levées afin de danser et de chanter à notre aise. A la sortie, j'ai textoté l'amour de ma vie pour le prévenir que tu avais ravi mon coeur. Et quand je dis mon coeur...

mercredi 6 décembre 2006

Pensées du jour

12h25: Marseille St-Charles. Pluie qui ruisselle sur les vitres du TGV arrêté. "She's in the bathroom, she pleasures herself; says I'm a bad man, she's locking me out"...
15h17: Croquis de layouts dans carnet de scrap. Je sais où on peut acheter du papier à motifs Mickey, M&M's, Harley-Davidson ou même Elvis Presley... Mais faut aller où pour trouver des illustrations à thème BDSM?
15h50: RER A, direction Boissy St-Léger. La fille assise en face de moi lit un bouquin que j'ai traduit. Résister à la tentation de lui demander si elle aime et le cas échéant, me présenter avec un sourire ravi: much too dorky.
19h10: Départ pour Bercy, voir le concert d'une chanteuse dont je connais trois titres en tout. Wish me luck...
EDIT
23h: Sortie du concert. Texto à Hawk: "Désolée toi et moi ça va pas être possible en fin de compte. Quand je serai grande, je veux épouser Christina Aguilera."

mardi 5 décembre 2006

We'll be like gods

Armalite dit :
t'as vu l'avertissement de ma frangine? lol
Hawk dit :
oui: qu'elle y vienne
Armalite dit :
ça m'a bêtement attendrie
Armalite dit :
lil'sis is watching out for me ^^
Hawk dit :
moi aussi, je trouvais ça mignon
Hawk dit :
elle plafonne à quelle hauteur, musclor?
Armalite dit :
1m65, c'est la géante de la famille ^^
Hawk dit :
ha je lui envoie une patate, rien qu'avec le vent je l'enrhume
Armalite dit :
amour de ma vie, tu sais combien je tiens à toi
Armalite dit :
mais si tu touches à ma soeur, je te découpe en morceaux
Armalite dit :
(pendant ton sommeil pour plus de sûreté)
Hawk dit :
je finirai comme osiris
Hawk dit :
en puzzle et le zizi jeté au nil

Arkham

Parce qu'ils connaissent drôlement bien leur affaire, parce que leurs newsletters sont à mourir de rire et parce qu'ils me font toujours des petits dessins marrants sur les enveloppes de mes commandes, un peu de pub pour les deux Philippe:

C'est pas le plus grand magasin de comics de Paris, mais c'est sûrement celui où les vendeurs sont les plus sympathiques et où on a le plus envie de traîner pendant une bonne partie de l'après-midi.

De bonne heure et de charmante humeur

9h30 sur MSN
Phil H
!!!
Armalite dit :
moque-toi de moi et je t'arrache la tête
Phil H dit :
je me moque pas, mais...!!!
Armalite dit :
j'ai repris les cachets
Armalite dit :
et perdu tout un morceau de ma soirée d'hier
Armalite dit :
je ne sais pas ce que j'ai fait de minuit à une heure
Armalite dit :
il y a un marque-page dans le bouquin que je lis, et le dernier chapitre, je ne me souviens pas l'avoir jamais lu
Phil H dit :
houlà
Armalite dit :
moyennant quoi, oui, je suis debout à une heure décente

lundi 4 décembre 2006

A vous que j'aime

Reçu ce soir deux mails très mignons qui m'ont énormément touchée, un de Soeur Cadette et un de Junior. Ils me rappellent que je n'ai pas accordé beaucoup de temps à mes proches ces deux derniers mois. Que je délaisse les gens qui m'ont portée pendant un début d'année 2006 particulièrement difficile.
Croyez-moi, j'en ai conscience. Et je culpabilise (pour tout le bien que ça peut vous faire). Mais... Il m'arrive un truc formidable. Ou plutôt: il m'arrive quelqu'un de formidable, quelqu'un que je n'attendais plus, quelqu'un que je n'ai jamais osé espérer. Pour le moment, je ne pense qu'à une chose: passer le plus de temps possible avec lui. Or les journées n'ont que 24h, et il faut bien bosser pour vivre - je sais que vous êtes tous familiers avec le concept. L'attention que je lui consacre, c'est donc autant que je vous enlève. Je m'en excuse platement. Croyez bien que ça ne diminue en rien l'amour que j'ai pour vous, famille de sang et famille de coeur. Vous qui m'avez donné des ailes, ayez maintenant la gentillesse d'accepter que je les utilise pour m'envoler ailleurs. Je ne suis pas de celles qu'on met en cage, vous le savez. Et les nids que vous m'avez construits sont si douillets que je finirai toujours par revenir m'y poser.
D'avance, je vous remercie pour votre patience et votre indulgence. Vous êtes ce que j'ai de plus précieux au monde. Aujourd'hui, je vous demande de faire un peu de place pour accueillir une nouvelle personne parmi vous. Quand vous verrez le bien que me fait Hawk, vous l'aimerez aussi :)

Parce que j'aime que les transformations intérieures se voient à l'extérieur


dimanche 3 décembre 2006

Insomnies

Chaque fois que j'arrête les somnifères, je suis pleine d'espoir. Je me dis que si je me force à me lever plus tôt le matin, je finirai bien par m'endormir à une heure décente le soir, et qu'ainsi je me recadrerai sur des horaires normaux. Comme quoi, j'ai vraiment le cerveau poreux pour certains trucs. Je le sais pourtant que sauf cas de force majeure, je n'arrive pas à me tirer du lit sans avoir dormi au moins huit heures, et que sombrant rarement avant 4h du mat', ça ne me fait pas émerger avant midi. Résultat: en cette saison, le temps que je sois nourrie/lavée/habillée et que j'aie fait mon petit tour sur internet, il me reste deux heures de soleil. Sachant qu'après la tombée de la nuit j'ai beaucoup de mal à bosser, vous imaginez la gueule de mes journées de travail en ce moment. D'autant plus que j'ai la tête méchamment ailleurs (à 1054 km vers le nord pour être plus précise). Le retard est en train de s'accumuler, et moi de me demander pourquoi le sommeil est le seul domaine d'intervention qui résiste depuis toujours à l'exercice de ma volonté.

samedi 2 décembre 2006

Playlist "gym"

Andreas Johnson: Glorious
David Bowie: Suffragette city
Nâdiya: Roc
Evanescence: Going under
Elvis Presley: A little less conversation
Olivia Ruiz: Enervé
Noir Désir: Tostaky
Véronique Sanson: Un être idéal
Emmylou Harris & Mark Knopfler: This is us
Steeve Estatof: Je n'entends rien
Sisters of Mercy: Something fast
Christina Aguilera: Fighter
Depeche Mode: Enjoy the silence (remix by Mike Shinoda)
Toto: Pamela
New Model Army: The charge
Green Day: Holiday
Madonna: Hung up
L7: Pretend we're dead
Hélène Ségara: Mefie-toi de moi
Superbus: Radio song
Shakira: Objection (tango)
L5: Turbulences
Anouk: Body brain

[Une demi-heure de bouchons en début d'aprèm pour accéder au parking de ma salle de gym qui est aussi celui du plus gros centre commercial du département... Va vraiment me falloir de la motivation pour tenir mes 3 séances hebdo jusqu'à ce que Noël et les soldes d'hiver soient passés.]

vendredi 1 décembre 2006

La réplique du jour

Mon père, apprenant que mon nouvel amoureux culmine beaucoup moins haut que mes ex: "Et ben, on a eu droit à du presque 3m, on peut bien faire dans le 20 cm, ça changera."
Il peut toujours se moquer. Mon nouvel amoureux lui met quand même 15 cm dans la vue. C'est pas encore cette fois qu'il pourra parler à un de mes mecs sans lever le nez.

jeudi 30 novembre 2006

"Lily Love Peacock"

"Aujourd'hui, rien n'est plus facile que de passer pour une folle, une originale, une salope, une aventurière, un danger public. Il suffit d'être soi-même, d'être naturelle! Non seulement l'époque ne nous en fait pas voir de toutes les couleurs, mais elle préconise les tons discrets. Le terne pour tous. Et ceux qui détonnent, ceux qui se singularisent sont marqués par le sceau du danger. Comme chez les grenouilles tropicales, les chenilles ou les poissons: couleurs vives = attention poison!"

Comment aurais-je pu ne pas craquer pour une bédé qui commence par ces mots?

[Par contre, en parlant de bédé... Le dernier Thorgal est consternant. Les dessins de Rosinski ne ressemblent plus à rien et Van Hamme se foule de moins en moins pour les scénarios. Ca fait déjà quelques tomes que ça dure - et moi, sentimentale que je suis, je continue à les acheter parce que c'est la série par laquelle je suis vraiment venue à la bédé, et parce que j'étais grave amoureuse du héros à quinze ans. Tss tss.]

mardi 28 novembre 2006

Ma blonde intérieure sème ses affaires aux quatre vents

Laissés volontairement derrière moi à Bruxelles: une robe de vampire rouge et noire, les clés de mon collier à cadenas, quelques emballages de cadeaux et une poignée de Post-It.
Oubliée à Bruxelles: ma brosse à dents.
Oublié à Paris: le reste de ma trousse de toilette. Kicéki va pas pouvoir se maquiller ni se sécher les cheveux pendant les dix prochains jours?

Autre Moi a toujours réponse à tout

Autre Moi: Y'a plein de trucs à faire là-bas: balades, baignades, vélo...
Junior: Pffff, j'aime pas le vélo, ça fait mal au cul.
Armalite: Ouais, et si je dois avoir mal au cul, y'a intérêt à ce que ça soit pour une bonne cause.
Autre Moi: Et ben on t'enlèvera la selle.

Ca s'est passé vendredi soir à Bruxelles

Les protagonistes:
- 1 grand romantique parfaitement attendrissant qui me répète toute la soirée, avec un accent à couper au couteau, "la Belgique t'emmerde". Il ne boit que de l'eau pétillante et refuse qu'on lui serve des glaçons ailleurs que dans son verre. J'aime bien les gens qui sont fidèles à leurs principes, même quand les principes en question me sont totalement étrangers.
- 1 extra-terrestre blonde qui physiquement pourrait être la soeur jumelle de ma meilleure amie, mais qui de caractère ne ressemble à absolument personne (ou en tout cas, personne d'humain). Elle détient, avec son Kamasutra, le prix de l'anecdote la plus hilarante de la soirée, du mois et possiblement de l'année.
- 1 joker entreprenant qui essaie de me soûler avant même d'être sorti du parking de la gare du Midi, et dont la tactique de décapsulage utilisant le mobilier urbain n'est pas sans me rappeler celle d'un ami très cher. Nous n'arriverons jamais au bar où nous devions rejoindre les autres pour prendre un verre avant le resto.
- 1 improbable fiancée au regard qui pétille et au sourire craquant. Comment peut-on être aussi angoissée à l'intérieur et avoir une telle expression de Madone? Faire la queue ensemble dans les toilettes d'un bar gay n'était, je l'espère, que le prélude d'une amitié qui nous verra vivre des situations encore plus délirantes.
- 1 fumeuse insaisissable, la seule vraiment différente de ce que j'imaginais. Liberté de ton et d'esprit, réparties qui font mouche. Peu coûteuse à nourrir, elle se contente d'un quart de pizza et de quelques rondelles d'aubergine en guise de dîner. Mon seul regret de la soirée: que la fatigue et un taux élevé d'alcoolémie me dissuadent de donner suite à l'invitation qu'elle me fait en partant. Ce n'est que partie remise, j'espère.
- 1 arrivant tardif dont je ne dirai rien sinon qu'avec lui, les nuits sont aussi belles que les jours et réciproquement.

Les lieux:
- Le Divino, resto italien sympa/pas cher avec des serveuses bandantes et des toilettes qui se prêteraient bien à consommation immédiate d'amant-qui-vient-juste-d'arriver si d'autres gens ne manifestaient pas l'intention de les utiliser pour leur fonction première. Les gens sont d'un égoïsme...
- Le Belgica, bar hype où les rares hétéros perdus au milieu de la clientèle gay ne sont pas forcément les plus timides.

L'action:
Chaotique et irracontable.

Les photos:
Drôles et impubliables.

lundi 27 novembre 2006

Bilan partiel du week-end


- Ne pas se tenir la main en public
- Ne pas s'embrasser "juste parce que"
- Ne pas se vautrer sur l'autre pendant le film à la télé
- Refuser de me laisser attacher les mains dans le dos
- Refuser de me laisser baîllonner
- Me trouver systématiquement moche sur les photos
- Ne pas tomber amoureuse avant mes 40 ans
...Ca, c'est mort.

dimanche 26 novembre 2006

Et le septième jour, par la force des choses, il se reposa

Armalite: Je sens plus rien. Je crois que mon clito est mort d'épuisement.
(Eclats de rire)
Armalite: Blogable?
Hawk: Blogable.
Hawk: Heure du décès... 9h51.

jeudi 23 novembre 2006

Piercing, suite et fin



...Pour le moment du moins, car:
- en faisant des courses dans l'unique magasin goth de la région cet aprèm, j'ai trouvé des bijoux absolument délirants, entre autre des pointes bicolores rose/orange ou fuchsia/rose clair, donc il n'est pas dit que je ne finisse pas avec une collection dans laquelle piocher pour assortir à mes tenues
- cette nuit on m'a fait découvrir le pocketing, et j'avoue que le principe me séduit pas mal (même après avoir décuvé de la vodka-pamplemousse qui m'a fait accepter vers 5h du matin de partir me fiancer à Prague avec un quasi-inconnu pour la prochaine St-Valentin)

Après "le Belge est un garçon direct", "le Belge est un garçon culotté" (ou pas, parfois)

Baud dit :
tu as emballé tes pulls et tes non-culottes ?
Armalite dit :
je suis en train
Armalite dit :
mais pour l'instant y'a surtout de la lingerie dans mon sac ^^
Armalite dit :
va falloir que je prenne des trucs pour dessus aussi ^^
Baud dit :
là ça flotte - prends un parapluie
Armalite dit :
mais je veux pas qu'il pleuuuuuuuve
Baud dit :
tu nous faxes les billets de Thalys et on vient tous passer le week-end chez toi
Baud dit :
(sauf s'il va pleuvoir chez toi)
Armalite dit :
non seulement vous me squattez mais en plus faut que je vous paye le voyage? lol
Baud dit :
et que tu fournisses gîte et couvert of course
Armalite dit :
tant qu'à faire...
Baud dit :
on dormira tous dans le même lit (vous essaierez d'être discrets)
Armalite dit :
ah j'ai un canapé lit deux places
Baud dit :
vous y serez très bien

mercredi 22 novembre 2006

[Note to self]

Ne plus jamais regarder la photo 59 de mon dossier "2005-05 Japon". Surtout pas à deux heures du matin quand je suis en train de me demander si j'oserai encore aimer un jour. Tout mon mépris intellectuel, toute ma rancoeur sentimentale, toute ma frustration sexuelle n'y peuvent rien: à sa vue, j'ai toujours l'estomac qui se tord.

dimanche 19 novembre 2006

Une soirée à l'Embobineuse

Parce que c'était organisé par un pote de Framboise et parce que ça avait l'air fun dans le genre alternatif, j'ai pris mon courage à deux mains et suis partie hier soir à Marseille - une ville dans laquelle je n'ai jamais réussi à me repérer, à plus forte raison de nuit. Et j'ai bien fait. Premièrement, parce qu'y en a marre de laisser ma stupide absence de sens de l'orientation m'empêcher de sortir dans un rayon de plus de 15 kilomètres autour de chez moi. Deuxièmement, parce que même si on n'est pas restées très tard (l'allaitement ça fatigue et la fumée de clope, ça tue les yeux), ça valait vraiment le déplacement.
D'abord, le lieu. L'Embobineuse, une espèce de cave comme je n'en avais plus fréquenté depuis ma période aixoise, sert de QG à une association de déjantés comme je les aime: des gens qui dynamitent les préjugés sur l'art et la société.
Ensuite, le film que les Dead Sexy Inc. - un duo d'artistes créatifs tous azimuts, essentiellement musiciens mais pas que - a tourné pendant un road trip Los Angeles-New York juste avant la réélection de Georges Bush. Un constat sur les mentalités américaines mêlant leurs clichés de voyage avec des interviews de Monsieur Tout-Le-Monde (non, pas celui-là) et d'artistes underground. Bien foutu, bien réalisé, très intéressant. Une version plus longue devrait sortir dans le commerce d'ici fin janvier; je la pisterai sûrement. En attendant, ça m'a donné envie d'éditer et de monter le film du voyage de mai dernier, et de faire un truc plus abouti durant le prochain.
http://www.myspace.com/thedeadsexyinc
Après ça on a eu droit à un concert de Jive Biquette, musique un peu répétitive mais probablement assez planante à condition d'être sous influence de substances plus ou moins licites. Et puis un "exhibitionniste international" a commencé un numéro qui m'a laissée assez perplexe, mais comme nous sommes parties avant la fin je n'ai pas pu voir où il voulait en venir. Bilan de la soirée: un peu court, mais vraiment bien pour une (re-) première :)

A propos de Ségolène

Ségolène Royal sera donc la candidate officielle du PS aux prochaines élections présidentielles. Outre son absence de programme et ses vues conservatrices sur un certain nombre de sujets qui me tiennent à coeur, ce qui m'embête le plus dans cette histoire, c'est qu'il y a quelques mois, l'Homme m'avait parié qu'elle ne passerait jamais le barrage des éléphants de son parti, que j'avais affirmé le contraire, que j'avais ENCORE raison et que je peux pas faire ma petite danse de la victoire.

samedi 18 novembre 2006

Club de gym, ce que j'avais oublié

- Les filles se matent en douce dans les vestiaires pour vérifier qui a le plus de cellulite
- Les cours collectifs ont des noms ridicules - en l'occurrence: body power, body sculpt, total body conditionning, RPM, aero power, evolu dance, stretch & tone, etc.
- Le coach est systématiquement un bellâtre qui se croit obligé de faire du charme aux clientes, même quand ça crève les yeux qu'il est gay
- Les télés de la salle de muscu sont toujours branchées sur une chaîne câblée qui diffuse des clips de musique djeûne (merci mon Dieu pour l'invention du iPod)
- Les cinq premières minutes de cardio, j'ai l'impression que je vais mourir
- Le nombre de calories brûlées sur chaque machine est absolument ridicule au regard des efforts consentis
- Et malgré tout ça, on se sent vraiment bien à la sortie

vendredi 17 novembre 2006

Aussitôt dit, aussitôt fait

Me voici l'heureuse propriétaire:
- d'un abonnement de six mois dans une salle de fitness
- d'un rendez-vous avec un coach demain à midi pour établir un programme de remise en forme (en forme de fille qui rentre dans du 36, donc)
- d'une grande boîte de Milical au chocolat pour remplacer mes repas du soir - ce qui aura l'avantage de faire moins de cuisine et moins de vaisselle.
Kilos surnuméraires, vos heures sont comptées.

Objectif: BMI 22

J'ai arrêté le sport au printemps 2001. Le médecin appelé en urgence la nuit de Noël précédente, vers 5h du matin, pour cause de lumbago aigu, m'avait dit sévèrement: "A votre âge, vous croyez pas qu'il serait temps d'arrêter les acrobaties?" Exit donc la danse, et peu de temps après, exit l'aïkido parce que ça devenait une source de friction constante (pas du genre que j'aime) entre l'Homme et moi. Depuis... rien à part deux mois de tentatives pathétiques pour courir début 2005. De toute façon, je vivais avec quelqu'un qui ne me regardait pas et d'après mes analyses sanguines, j'étais en parfaite santé, alors pourquoi me contraindre à faire quelque chose dont je ne tirais aucun plaisir? Je savais m'habiller de manière à planquer les zones à problème, et il n'y avait pas de glace en pied chez l'Homme, donc aucun moyen de constater l'ampleur du désastre réel.

Sauf que l'ampleur du désastre réel, je viens juste de me la prendre dans la gueule avec les photos du week-end d'il y a deux semaines. Call me Ms. Moby Dick. C'est simple: on dirait que je suis deux, et cette fois ce n'est pas une allusion à ma personnalité changeante. Or, il se trouve qu'avoir des complexes physiques risque de compromettre assez fort mon, euh, style de vie prévisionnel pour les mois à venir. L'heure d'agir est venue. Ce matin en me levant (si tant est que midi passé soit encore le matin...), la première chose que j'ai faite, c'est appeler la salle-de-sport-du-centre-commercial-à-côté-de-chez-moi pour m'enquérir des horaires. J'y passerai en fin d'après-midi pour m'inscrire et préparer mon programme d'entraînement. Y'a dix kilos de gélatine blanche qui doivent virer d'ici mon prochain anniversaire.

5:55

5:55 AM, c'est très poétique quand c'est chanté par Charlotte Gainsbourg. Mais quand c'est l'heure à laquelle vous êtes réveillée en sursaut par un chat en train de vomir tripes et boyaux sur votre joli canapé Habitat... Not so much.

jeudi 16 novembre 2006

9,5 / 10

Les mots sont sortis de ma bouche tout seuls, sans que j'y aie réfléchi: "Ma vie n'a jamais davantage ressemblé à ce que je voulais qu'elle soit". Mes priorités sont définies depuis un moment déjà: passer du temps avec les gens que j'aime, voyager, créer. Je monte à Paris une fois par mois pour voir mes amis qui vivent là-bas. Je serai à Bruxelles le week-end prochain pour rencontrer des blogueurs avec qui j'ai une amitié virtuelle depuis plus de deux ans. Je passerai Noël à Toulouse avec ma famille, le Nouvel An avec ma bande de globe-trotters. Même dans ma petite ville d'attache, ma vie sociale n'a jamais été aussi animée - "trépidante" serait encore un peu exagéré, mais il y a vraiment du progrès. Les voyages? Un nouveau road trip américain l'an prochain, et peut-être deux semaines au Japon (bonus: avec des gens que j'aime, et en prenant des photos qui seront une occasion de créer - le parfait 3-en-1). J'écris tous les jours. Je brûle de me remettre à scrapper dès que j'aurai mis un peu d'ordre dans ma "to do list". Je remplis des carnets d'idées à concrétiser.
Au-delà de ce que je fais, c'est sans doute la première fois que je me sens vraiment en paix avec ce que je suis, que j'accepte mes paradoxes et ne me sens plus obligée de les dissimuler. J'ai toujours dit que le jugement des autres m'importait peu, et j'ai quand même passé le plus gros de ma vie à brider mes envies par peur d'être rejetée. En partant de chez l'Homme, j'ai l'impression d'avoir laissé derrière moi tous les masques que je m'étais fabriqués, le personnage que je m'étais composé pour essayer de mener une existence dans la norme. Et contrairement à ce que je craignais, mes proches ne sont pas partis en courant. Ils ne comprennent pas forcément ce que je fais, mais ils le respectent et c'est tout ce que je leur demande.
Je suis enfin en accord avec moi-même. Et plus que jamais convaincue que rien ne m'est impossible. Reste maintenant à savoir ce que je veux accomplir. Naviguer à vue, aussi agréable que ce soit, risque de ne pas me satisfaire longtemps. Après 2006 année de la résurrection, 2007 sera sans doute l'année où je me définirai un cap, un grand projet auquel consacrer toute cette belle énergie. Pour l'instant, j'avoue que je suis un peu dans le flou quant à la nature du projet en question. Ecrire un livre? Tentant, mais je n'ai aucun besoin de reconnaissance publique, ce qui risque de me priver d'une motivation capitale. Fonder une famille? Euh on avait dit que j'évitais, pis en plus seule ça risque d'être délicat. Entamer une carrière secondaire parallèlement à mon boulot de traductrice? Idée à creuser - comme l'engagement humanitaire ou l'installation à l'étranger. Pour peu que j'arrive à canaliser mes efforts et à lutter contre ma fâcheuse tendance à la dispersion, rien ne me paraît irréalisable.
Finalement l'Homme m'a rendu un fier service. Mais si je lui envoie des fleurs, il risque de ne pas comprendre... :)

mercredi 15 novembre 2006

Le plan pour le 24 au soir

"Nous disions donc: on va manger des boulettes au fromage nues devant un cuistot chinois chippendale qui cuisine du vomi"

Finalement, je crois que c'est moi qui ai peur :)

mardi 14 novembre 2006

Chronopost saga

Lundi 6: Coup d'interphone vers 9h30. Je ne suis qu'à moitié réveillée et Hawk est en train de me faire un truc assez intéressant. Je grogne "fuck" et ne me lève pas. Plus tard, je trouve dans ma boîte à lettres un avis de passage du facteur m'invitant à venir récupérer un Chrono dans mon bureau de poste habituel. Aujourd'hui, je n'en ai ni le temps ni l'envie. Je verrai plus tard dans la semaine.
Mardi 7: Pas envie de sortir.
Mercredi 8: Idem mardi 7.
Jeudi 9: Pas envie de travailler. J'en profite pour passer à la Poste où, comme raconté dans un message précédent, je vaque à diverses autres occupations et oublie totalement de récupérer le Chrono. Damned.
Vendredi 10: Je suis déjà sortie hier et je remets ça ce soir pour un resto. L'air du dehors, c'est comme toutes les bonnes choses, faut pas en abuser.
Samedi 11: Jour férié. Pas de regret: de toute façon, je me suis levée à midi.
Dimanche 12: Poste fermée.
Lundi 13: Idem mardi 7 et mercredi 8.
Mardi 14: Je déboule triomphante place de la Poste sur le coup de 15h30. Et me retrouve face à un magnifique rideau de fer sur lequel est scotchée une pauvre feuille de papier avec écrit au marqueur noir: "Fermeture exceptionnelle pour cause de grève le 14 novembre".
Quand mon éditrice appellera pour savoir où j'en suis de la relecture des épreuves qu'elle m'a expédiées en urgence il y a près de deux semaines, je devrai donc invoquer comme excuse, au choix: la luxure, la blonditude ou la fainéantise (la mienne et celle des fonctionnaires). J'avoue que dans certaines circonstances, mentir devient une option assez tentante...

lundi 13 novembre 2006

Non, votre navigateur ne voit pas tout à coup la vie en noir

...Je viens juste de passer une grosse heure à rebidouiller mon layout grâce à la nouvelle version de Blogger. Ca a été laborieux et je n'ai pas réussi à faire sauter les barres roses sur les côtés, mais à part ça je suis assez contente du résultat :)

La fatigue physique ne me vaut rien

J'ai pourtant passé un très bon week-end. Vendredi soir je suis allée dîner avec ma vieille copine Fleur. J'avais cessé de l'appeler depuis le premier de l'an où elle m'avait chouiné sur l'épaule une fois de trop - plaquée pour la énième fois par un gars dont elle n'était même pas amoureuse. Je l'ai recroisée totalement par hasard dans un magasin il y a deux semaines, rayonnante, épanouie et enceinte de l'homme de sa vie rencontré il y a six mois. Dans ces conditions-là, je voulais bien retenter un tête-à-tête de quelques heures. Je lui ai donné rendez-vous au resto où j'étais allée déjeuner avec Hawk dimanche dernier. Elle est arrivée un peu après moi; je l'ai attendue dehors, les pieds dans le sable, à regarder les lumières de la presqu'île scintiller au loin et le vent faire frissonner la surface de la mer noire comme de l'encre, en me disant que j'habitais quand même dans une bien belle région où je pouvais encore me balader en T-shirt à manches longues mi-novembre après la tombée de la nuit. La plage était déserte, la jetée aussi. Hawk me manquait.
Le dîner s'est bien passé. Fleur m'a gentiment reproché de ne pas l'avoir appelée après ma rupture avec l'Homme; j'ai répondu que quand j'allais mal, j'étais plutôt du genre à me replier sur moi-même (ou éventuellement à me soûler à la soirée d'aniversaire de la mère d'Autre Moi, mais ceci est une autre histoire que je vais feindre d'avoir oubliée). Elle m'a raconté son histoire avec son copain, l'impression qu'elle n'avait jamais aimé avant. Marrant, je crois me souvenir avoir déjà entendu ça dans sa bouche, plusieurs fois même; mais bon, elle était si heureuse que je ne voulais pas me montrer mesquine. Je lui ai parlé de mon histoire avec Hawk, ai glissé au passage que j'étais bi et que je n'envisageais de me remettre en couple que dans le cadre d'une relation ouverte. Je pensais la choquer, mais en fait pas tellement. On a rigolé du fait qu'elle ne pouvait absolument pas coucher avec quelqu'un sans en être amoureuse, mais qu'elle pouvait être amoureuse de deux personnes en même temps, alors que moi c'est plutôt l'inverse: j'aurais tendance à faire dans la libido polygame et les sentiments monogames. Bref. Je vais tâcher de l'inviter à la maison un soir où sa 8ème merveille du monde sera libre, avant qu'elle devienne trop baleinesque pour monter mes escaliers.
Samedi soir, anniversaire de Framboise dans un resto tahitien situé à l'autre bout de la même plage, et où je n'avais encore jamais mis les pieds. Korrigan a bien fait les choses: elle ne se doute de rien et il a même rameuté ses deux meilleurs potes qui vivent l'un à Marseille, l'autre à Nice. Je trouve ça absolument adorable de sa part. J'ai un peu de mal à me mettre dans le bain au début. On est beaucoup plus nombreux que je ne le pensais; la musique live, très forte, n'arrange pas ma migraine et l'affreux gamin qui braille pas loin de mon oreille droite non plus. Mais la bouffe est délicieuse et Framboise visiblement ravie; bien que n'ayant pas perdu son arrogance habituelle, Astral se montre parfaitement supportable; je suis contente de voir Dav' et de rencontrer sa copine; et l'une des deux danseuses tahitiennes a un profil de reine aztèque qui m'hypnotise totalement - encore plus que les ondulations de ses hanches, c'est dire. Je me maudis d'avoir encore oublié mon appareil photo.
Aujourd'hui, malgré une nuit plus que hachée (dormi de 3 à 6h du matin, puis de 9h à midi), je suis d'une efficacité redoutable dans mon boulot. D'habitude je tâtonne pas mal sur les débuts de bouquin, surtout ceux de la Maudite Série. Là, je pars sur les chapeaux de roue et les phrases coulent toutes seules ou presque. Pourvu que ça dure, parce que j'en ai pour jusqu'à fin janvier... Sur ma lancée, je me décide même à faire un peu de cuisine - pas grand-chose, juste des pâtes avec une sauce tomate aux champignons maison et un crumble aux pommes, mais je n'avais pas encore cuisiné pour moi toute seule depuis que je suis dans cet appart', donc c'est toujours un progrès.
Et puis ce soir, un blanc dans une conversation MSN. "Parle-moi", réclame Hawk. Au lieu de réciter la liste de tout ce que j'ai envie de lui faire - de la bonne pornographie de base qui n'engage pas à grand-chose -, je me surprends à lui avouer que j'ai peur, que j'ai conscience d'être vraisemblablement en train de foncer dans un mur avec lui et que ça ne m'empêchera pas de le faire quand même, mais que je redoute un peu l'impact et surtout l'après. Je ne regarde pas son visage à l'écran; je fixe la nuit dehors et c'est comme si je me parlais à moi-même. Je coupe la connexion tout de suite après, en m'en voulant à mort. Parce que cet instant de faiblesse n'est pas du tout représentatif de mon état d'esprit actuel en général, et aussi parce que je m'étais juré de lui foutre la paix avec ça. Voilà ce qui arrive quand on me répète en boucle "laisse tomber ta putain de carapace", "c'est pas possible d'être aussi insensible", "arrête de jouer les dures", etc. Quand je baisse ma garde, ça ne donne que des moments embarrassants pour tout le monde. C'est bad.

samedi 11 novembre 2006

Hélas, je crains qu'il ait raison...

Baud dit :
t'es pas encore au resto ?
Armalite dit :
euh il est 18h30
Armalite dit :
on mange pas avec les poules en france ^^
Baud dit :
la belgique t'emmerde !
Baud dit :
on est 10 millions
Baud dit :
je vais faire circuler ta photo
Baud dit :
tu vas voir l'accueil !
Armalite dit :
10 millions de personnes rien que pour moi à la gare du midi?
Armalite dit :
classe ^^
Baud dit :
mailto:all@belgium.be
Baud dit :
10 millions de regards noirs, de commerçants pas aimables, de taxis pas libres, de chambres d'hôtel pourries
Baud dit :
note que si tu viens de france, des commerçants pas aimables, ça va pas te dépayser

Sevrage

Deuxième nuit sans somnifères. Plus ou moins la même chose qu'hier: un temps fou pour m'endormir, plusieurs réveils pendant la nuit, des quintes de toux parce que ma gorge est toujours aussi douloureuse, et ce matin migraine + mal au ventre me signalent l'arrivée imminente de mes règles. Quand je pense que c'est samedi, que c'est la première journée où j'ai absolument rien à foutre depuis des mois et que je voulais en profiter pour aller me balader à Aix pendant qu'il fait encore un peu beau... Au lieu de ça, je vais rester roulée en boule dans mon lit à descendre un Doliprane 1000 toutes les deux heures et à prier le ciel pour une ménopause prématurée. O joie. Et ce soir j'ai encore un resto (le 5ème en dix jours, la semaine prochaine je vais pouvoir me mettre au bouillon clair le soir). Grmlmlmlmlml.

vendredi 10 novembre 2006

Aftermath

Première nuit sans somnifère depuis des mois. J’étais si fatiguée que je pensais m’endormir assez vite. C’était sans compter les images et les émotions qui se succédaient dans ma tête, le texte qui s’écrivait tout seul et réclamait à être couché sur papier. Je l’ai ignoré. Ses implications me faisaient peur. J’ai eu beaucoup de mal à trouver le sommeil, et je n’ai cessé de me réveiller tout au long de la nuit avant de finir par me lever vers onze heures du matin, aussi cassée que d’habitude, avec la dernière phrase de ma confession qui tournait en boucle dans mon esprit comme un mantra : « Et nous mettrons le feu au monde ».

Aujourd’hui j’attaque la traduction d’un nouveau bouquin. Etablir le glossaire demande des efforts de réflexion intenses mais brefs. Arrivée au tiers du boulot que je me suis défini pour la journée, je marque une pause. Dans la lumière limpide de ce début d’après-midi, je décide de me lancer. Je ne me sens pas particulièrement inspirée, et c’est sans doute mieux ainsi : ça m’évitera les débordements lyriques, ces exagérations littéraires auxquelles j’ai parfois la faiblesse de succomber et qui, se réverbérant en moi, accentuent encore mon état d’esprit. Je ne veux pas me faire de cinéma, juste regarder la vérité en face. Même si un accord tacite m’interdit de la partager.

Je ne porte pas de traces visibles du cataclysme de ce week-end. Mais ma gorge me fait toujours mal et mon âme est comme marquée au fer rouge.

jeudi 9 novembre 2006

La conversation MSN du jour

Armalite dit :
en plus en ce moment je baise international lol
Armalite dit :
ou du moins européen ^^
Anne Onym dit :
lol
Anne Onym dit :
dommage ça t'fait pas apprendre d'autres langues ^^
Armalite dit :
ah nan
Armalite dit :
mais keske ça me fait utiliser la mienne ^^

Y'a des priorités dans la vie

Après avoir bossé comme une malade ces derniers jours pour boucler le livre dont j'aurais dû finir la trad le week-end dernier, j'avais décidé de m'accorder un après-midi off et d'en profiter pour expédier quelques corvées, parmi lesquelles:
- Passer à la Poste chercher le Chrono contenant les épreuves du tome 3 de Maudite Série
- Photocopier (enfin!) l'avis d'imposition 2005 et mettre le double dans la boîte aux lettres de l'Homme
- Faire le plein du frigo à Carrefour

Je suis allée à la Poste. La photocopieuse était en panne. J'ai envoyé les trois paquets, la carte postale et les deux lettres qui devaient partir aujourd'hui. J'ai bavardé avec la gentille guichetière que j'aime bien. Et je suis ressortie en oubliant totalement le Chrono.

Puis j'ai rejoint Etre Exquis et une de ses copines dans l'un de nos deux cafés habituels. Où j'ai bu un Coca light (parce que le Coca normal est bourré de calories) et mangé une crêpe crème de marrons/chantilly (pour prendre des forces pour la suite).

Après je me suis dit que tant qu'à être au centre commercial, je pouvais bien faire un peu de shopping parce que ça faisait longtemps que j'avais pas acheté de fringues. Des vraies, celles qu'on peut porter tous les jours pour vaquer à ses occupations (= pas des minijupes à carreaux écossais larges comme une grosse ceinture). Bon OK, le bustier en dentelle noire sur fond satin crème lacé dans le dos ne correspond peut-être pas tout à fait à cette définition. Mais la petite robe en angora violet ajourée de chez Antik Batik sera parfaite seule avec des collants et des boots ou par-dessus un jean avec une ceinture un peu hippie et un T-shirt noir à manches longues dessous. Le T-shirt noir avec une tête de mort en brillants, retenu sur les épaules par des chaînettes et ouvert sur le dessus des manches jusqu'aux coudes sera pile dans le ton si je retourne à Londres un jour où il fait beau (entre le 12 et le 15 juillet, donc). Accessoirement, il ira super bien avec la microjupe mentionnée ci-dessus. Hum. J'ai peur de pas encore bien maîtriser le concept "pratique". Ah mais si mais si. Le manteau militaire style longue gabardine rouge cerise pètera sur tout. Ou presque tout. La robe en voile et dentelle noire très goth m'est trop grande en 38, bizarre. Depuis ma pesée de la semaine dernière, ça m'étonnerait que j'ai perdu beaucoup de poids - nonobstant l'activité physique inaccoutumée que j'ai déployée ce week-end. Et il ne reste de 36 qu'en gris, que je n'aime pas. Tant pis.

Bon ben c'est pas tout ça mais je commence à être chargée et il se fait tard. Je regagne ma voiture.
Oubliant totalement d'acheter à manger.

mardi 7 novembre 2006

Plaisir d'automne


Tremper le biscuit Brossard dans le chocolat chaud juste assez longtemps pour qu'il soit imprégné à coeur, mais pas assez pour qu'il se désagrège dans la tasse - c'est tout un art que je ne maîtrise pas encore à la perfection à en juger les petites éclaboussures sur mon sous-main. Damned, il va falloir que je m'entraîne tous les jours vers 17h... :)

"I will walk through the fire and let it burn"

Ce qui est marrant dans la vie, c’est que rien ne se passe jamais comme prévu. On échafaude des plans, des stratégies, une ligne de conduite. On se prend pour un démiurge capable de contrôler l’environnement matériel et de prévoir les réactions d’autrui. Alors qu’en réalité, on ne maîtrise même pas les siennes.

Le déni est une méthode qui a souvent fonctionné pour moi. Si je feins d’ignorer l’existence d’une chose, si je fais comme s’il ne s’était rien passé, ma vérité intérieure finit généralement par s’accorder à mes apparences extérieures. Oh bien sûr ce n’est pas parfait ; il se trouve toujours quelque résurgence pour crever la surface dans les circonstances où je m’y attends le moins. Mais globalement, ça me permet d’être une adulte fonctionnelle – mieux : équilibrée. Et d’entretenir l’illusion que je peux modeler toute ma vie à la seule force de ma volonté.

Et puis parfois, l’illusion vole en éclats. Pour un film qui touche un nerf à vif et réveille des pulsions dont je me croyais débarrassée. Pour un geste qui ouvre une porte dont j’ignorais jusqu’à l’existence, et après lequel une étrangère me rend mon regard dans le miroir. Pour une présence face à laquelle je suis comme un papillon devant une flamme : je sais que je vais m’y brûler, mais c’est plus fort que moi – ma nature me pousse à l’immolation.

Le bonheur et la souffrance ne sont jamais que les deux faces d’une même médaille. Je n’existe pas dans la tiédeur médiane, mais dans ces extrêmes dont on dit à juste titre qu’ils finissent toujours par se rejoindre, cette zone où le plaisir et la douleur se confondent et se mettent mutuellement en relief. Je n’ai pas l’intention de lutter, juste de me laisser traverser par le soleil et le vent glacial. Irradiée par l’un, transpercée par l’autre – quelle différence, dans le fond ? C’est toujours une preuve que je suis en vie et debout.

mercredi 1 novembre 2006

T'façon je bois que du thé

Comme d'habitude les jours fériés, Carrefour est blindé de monde. Je choisis une caisse au hasard, en me demandant ce que je vais bien pouvoir faire pour m'occuper pendant l'attente. Envoyer des texto? Commencer à boulotter les chouquettes que je ne suis même pas censée acheter? Mon regard se pose sur un môme de 3 ou 4 ans qui se contorsionne devant mon chariot. Sa mère m'adresse un sourire radieux. A peu près mon âge. Mignonne sans être belle. Cheveux teints au henné, raie au milieu, pas de maquillage, une tunique près du corps avec de jolies broderies sur les manches, un pantalon en toile kaki rentré dans des bottes en daim noir plates. Je jette un coup d'oeil au reste de la famille: une blondinette de 5 ou 6 ans et un type ni très grand ni très costaud, le bas du visage un peu mou, mal rasé et le cheveu en bataille, mais avec l'oeil qui pétille et un chouette sourire. Je les observe en attendant mon tour. Les enfants chahutent sans faire trop de bordel, les parents gardent un oeil dessus tout en bavardant et en riant entre eux. Ils portent tous le même genre de pantalon, avec juste de petites variations dans la couleur ou la distribution des poches. Un clan, c'est le mot qui me vient à l'esprit: ils forment un clan. La version bobo de la famille Ricoré.
Et je les envie.
Bien sûr je sais que leur vie ne ressemble pas toujours à ce tableau idyllique, qu'il doit leur arriver d'être crevés ou juste de mauvais poil, de se disputer et de se faire du mal. Mais par moments je donnerais cher pour éprouver moi aussi ce sentiment d'appartenance. Savoir qu'il y a un homme sur qui je peux m'appuyer quand parfois le chemin devient trop accidenté - des petites personnes que j'ai fabriquées et auxquelles je tente de transmettre ce que j'ai de meilleur - une structure et des enjeux plus grands que moi.
Je suis incapable de construire quoi que ce soit. Incapable de placer cette confiance-là dans quelqu'un, de me lier à lui de manière aussi irréversible. Incapable de prendre la responsabilité d'une ou plusieurs vies que j'aurais créées moi-même. Et en même temps... Ca me fait mal de l'admettre, mais il y a en moi, bien cachée tout au fond, une midinette qui n'espère qu'une chose: l'amour fou qui la fera changer d'avis.
Cette midinette doit mourir. Je la noierai dans l'alcool, je l'overdoserai à la coke, je l'étoufferai avec le foutre de mecs pas faits pour moi. Je la brûlerai, je la transpercerai, je la déchiquetterai. Et jamais elle ne remontera à la surface.

Les jolis graphiques de Quicken

Je viens de prendre mes avant-derniers billets de train de l'année (pour monter à Paris voir deux concerts en décembre*). En 2006, mes déplacements en train ou avion à l'intérieur du pays m'auront coûté pas loin de 2000 euros. A ce tarif-là, ça vaudrait presque le coup de déménager...
Accessoirement, durant la même période j'ai dépensé à peu près trois ou quatre fois cette somme en fringues, chaussures et accessoires divers, tout ça pour passer la plupart de mes journées en pyjama et pieds nus. Cherchez l'erreur.

*A ce propos: Autre Moi, Junior, si vous me lisez - me faire des bisous pour me persuader d'aller voir Christina Aguilera à Bercy avec vous, ça devrait être interdit par la Convention de Genève!!!

mardi 31 octobre 2006

Halloween solitaire et morose


C'est très bizarre de me retrouver seule chez moi le soir d'Halloween. J'avais pris l'habitude d'avoir, à cette date-là, mon chéri et ma tribu autour de moi. Et puis après le toujours très déprimant passage à l'heure d'hiver ce week-end, le temps s'est brusquement gâté aujourd'hui; on a dû perdre dix degrés d'un coup et il pleut à verse depuis ce matin. Petit coup de mou dans le moral, donc, mais rien qui ne devrait s'arranger vendredi aux alentours de 15h30 :)

Je hais l'administration française

Monpatelin, le 25 octobre 2005
Madame, monsieur,

Je reçois ce jour un avis d’imposition au titre de la taxe professionnelle 2005.
Or en tant que traductrice littéraire affiliée à l’AGESSA et relevant du régime des artistes-auteurs, il se trouve que je suis exemptée du paiement de cet impôt.
J’avais déjà fait valoir ce droit auprès de mon ancien CDI de Lavilledàcôté en 2002, comme en témoigne l’avis de dégrèvement ci-joint.
Merci de le prendre en compte pour les années à venir.
Armalite
***
Monpatelin, le 17 février 2006
Madame, monsieur,

Ci-dessus copie de la lettre que je vous ai envoyée le 25 octobre dernier lorsque vous m’avez réclamé une première fois la taxe professionnelle dont je ne suis pas redevable. Ayant reçu aujourd’hui une lettre de rappel, je vous prie de bien vouloir prendre ma situation en compte afin d’éviter des réclamations supplémentaires.
Cordialement,
Armalite
***
Monpatelin, le 31 octobre 2006
Madame, monsieur,

J’ai reçu aujourd’hui un avis d’imposition au titre de la taxe professionnelle 2006.
Malgré les nombreux courriers que je vous ai déjà envoyés et dont vous trouverez la copie ci-joint, vous continuez à me réclamer une taxe dont je ne suis pas redevable. Je vous saurais gré de prendre les mesures nécessaires pour éviter que cela se reproduise. Si vous avez besoin d’un quelconque justificatif (autre que celui que je vous ai déjà adressé en février de cette année), de grâce, demandez-le-moi et finissons-en une bonne fois pour toutes. Ces vains échanges de courrier sont une perte de temps pour tout le monde.
De moins en moins cordialement,
Armalite

dimanche 29 octobre 2006

Je me lâche aussi au boulot

L'original:
- What have you heard from your dick?
- I don't have a dick. Not even Edward's anymore.
- I believe dick is slang for detective, silly girl.

Ma trad:
- Des nouvelles de ton limier?
- Plus personne ne me lime, tu le sais très bien. Pas même Edward.
- "Limier", c'est de l'argot pour "détective", andouille.

Et ça dans une collection pour midinettes modernes. Je suis curieuse de voir si l'éditeur va laisser passer...

Piercing, the day after

Ma lèvre inférieure a doublé de volume; on dirait celle d'Angelina Jolie. Faut que je me fasse piercer où pour récupérer aussi ses jambes?

samedi 28 octobre 2006

First it was knowledge, then harmony, and now truth

Chose promise à moi-même, chose due.

J'y pensais depuis plusieurs semaines. J'avais envie d'un signe extérieur très visible pour symboliser que j'avais changé, que cette année 2006 avait fait de moi une autre personne. J'avais déjà deux tatouages: une licorne sur mon épaule gauche, faite pour mes 25 ans et censée représenter ma période jeux de rôles/mythologique celtique/mariage avec un Breton intégriste/recherche de connaissance + un kanji sur la hanche droite, fait vers 28 ans et censé représenter ma période arts martiaux/Japon/Pacs avec un self-proclaimed modern samouraï/recherche d'harmonie. Je voulais marquer dans ma chair le début d'une nouvelle ère de ma vie, dont tout ce que je sais pour le moment c'est qu'elle sera consacrée à la recherche de vérité - la mienne et celle des autres.

J'ai un peu repoussé le passage à l'acte sous prétexte de pas le temps. En réalité, je mourais de trouille comme chaque fois que je m'attends à souffrir physiquement. Cet après-midi, enfin, je me suis décidée. J'avais l'estomac noué et tout le corps baigné de sueur froide, même s'il paraît qu'extérieurement je suis restée très calme jusqu'au moment d'entrer dans la cabine avec la pierceuse. Elle était super craquante, un petit air de Shane dans "The L Word" mais en plus féminin et avec une voix très rassurante. N'empêche que. D'abord, elle m'a fait allonger - une position que je déteste car je m'y sens vulnérable. Ensuite, comme je lui demandais de m'expliquer la procédure en détail pour savoir ce qui se passait à défaut de pouvoir le contrôler, elle m'a dit qu'elle allait piercer à la main. Pas avec un pistolet à air comprimé où quand on sent la douleur, c'est déjà fini. Non, elle allait piquer manuellement, sans anesthésie locale of course, et ça prendrait plusieurs secondes. Là, franchement, j'ai été à deux doigts de m'enfuir comme la mauviette que je suis. Mais j'en avais vraiment envie, de ce piercing. Symboliquement et à plus d'un titre. J'ai vidé mes poumons et braqué mon regard sur le plafond. Elle s'est mise à préparer son aiguille en me donnant les consignes d'hygiène de rigueur. J'écoutais d'une oreille plus que distraite quand une bribe de phrase m'est parvenue aux oreilles:

- ...Et pas de rapport bucco-bucal ni bucco-génital pendant quinze jours.

J'ai sursauté.

- Hein? Je peux ni embrasser ni sucer pendant deux semaines?

Ca l'a fait rire. Tant mieux pour elle; moi, je commençais sérieusement à regretter de m'être embarquée là-dedans. Pendant que j'hésitais, elle a pivoté vers moi avec son aiguille à la main. Trop tard pour reculer. J'ai fait le vide dans ma tête.

Morsure aigue dans la chair tendre à l'intérieur de ma lèvre. Sensation d'un corps étranger qui traverse et peine à ressortir de l'autre côté. Traction de la butée de la tige avant que l'aiguille se dégage en la laissant derrière elle. Brûlure qui se propage pendant que la fille appuie pour visser la boule au bout.

- Ca va?

- Oui, ça va.

Je me suis redressée et regardée dans le miroir. J'ai eu un sourire bêtement fier. Je me suis souvenue d'une citation de Roosevelt que j'avais traduite le matin même: "There is nothing to fear but fear itself". Et je suis sortie de là en me sentant quasiment invincible.

J'ai déjà choisi le bijou définitif par lequel je remplacerai la petite boule dans un mois. Ce sera une pointe en titane noire au message éloquent: keep away from me.

Pan dans la g...

Au détour d'une conversation anodine et rigolote comme j'en ai régulièrement avec Jailbait, cette phrase inattendue que j'ai reçue comme une gifle: "De toute façon, c'est pas possible de tomber amoureux de toi avec ta putain de carapace et la façon dont tu joues les dures tout le temps".

Alors bon, j'ai pas spécialement envie que quelqu'un tombe amoureux de moi en ce moment. Mais... Et si c'était la raison pour laquelle mes histoires ont toujours foiré? Parce que je suis incapable de m'ouvrir complètement, de baisser ma garde pour me laisser approcher dans ce que j'ai de plus intime? Parce que je me sens toujours obligée de faire comme si les choses et les gens n'avaient pas le pouvoir de me toucher? Ca fait déjà deux ou trois ans que j'essaie de corriger le tir. Autre Moi, Kris et Junior ont eu droit à un sauf-conduit - ils sont tout près de mon coeur. Comme Jean-Claude et Brigitte. Mais je ne suis pas en couple avec eux. Etre Exquis a aussi eu droit à un sauf-conduit... des années après que je l'aie quitté. Je réalise d'un coup que même mariée, j'ai passé mon temps à me protéger, à ne pas livrer une certaine partie de moi. Et que l'instinct de survie qui m'a toujours permis de si bien rebondir après les coups durs est peut-être la raison même qui les a provoqués.

Une fois de plus, l'éternelle question revient à la charge. Serais-je une autre personne si j'étais partie en vacances avec mes parents le Noël de mes seize ans? Un unique événement, si traumatisant qu'il soit, peut-il être tenu responsable du trait dominant de ma personnalité - cette foutue incapacité à m'engager? Dois-je le laisser déterminer le reste de ma vie ou essayer d'en finir avec lui une bonne fois pour toutes, comme me l'a suggéré Hawk? Je n'ai pas envie d'y penser en ce moment. Ce n'est pas nécessaire puisque je ne veux pas me remettre en couple. Oui mais si je n'avais pas cette peur viscérale de me faire envahir/anéantir par quelqu'un que j'aime, je serais peut-être très contente de tomber amoureuse et de me mettre à pondre des Mini-Moi...

vendredi 27 octobre 2006

Questionnaire débile - ça faisait longtemps

1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :
Les fayots de midi, ce sont ses doigts de pied.
2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?
20h35
3) Vérifiez :
20h35 (mais j'ai triché car Kaamelott est sur le point de commencer donc il est forcément cette heure-là)
4) Que portez-vous ?
Un Levis délavé moulant, un top tunique violet fermé par plein de boutons minuscules sur le devant, une améthyste en goutte d'eau sur une chaîne en or ras le cou.
5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Les fringues que je viens d'acheter en secouant la tête d'un air incrédule.
6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l’ordinateur ?
Les voix des acteurs de Kaamelott. Juste avant, un album de Leonard Cohen dans la voiture.
7) Quand êtes-vous sortie la dernière fois, qu’avez-vous fait ?
Un tour au centre commercial le plus proche pour acheter des bas qui tiennent tout seuls, des sous-vêtements, une jupe ridiculement petite, un pull mignon comme tout, du vin et deux-trois babioles qui manquaient dans mon frigo. Je n'étais pas sortie de chez moi depuis quatre jours.
8) Avez-vous rêvé cette nuit ?
Non. C'est la première fois depuis très longtemps. J'ai dormi onze heures d'affilée d'un sommeil de plomb.
9) Quand avez-vous ri la dernière fois ?
Ce matin sur MSN, mais je ne me rappelle plus pourquoi car pour une fois je n'ai pas enregistré la conversation.
10) Qu’y a t’il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
De la peinture beige, une grande aquarelle, une trio de deux petites aquarelles et une petite huile, une étagère murale contenant des fées en bocal et des mini-Blythe, une horloge Ikea.
11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Un duplex dans le XIème arrondissement de Paris.
12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
"Goodbye Lenin" en DVD. J'ai été un peu déçue.
13) Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?
Un mail quasiment poli de mon ex.
14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Il m'a empêchée de suivre correctement les épisodes de Kaamelott de ce soir, tss tss.
15) Dites-nous quelque chose de vous que ne savons pas encore :
J'ai enregistré un 45 tours quand j'étais en CM2.
16) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était une fille ?
Astrid. Ou Alice. Ou Zoé. Ou Eloïse. Ou Tiphaine.
17) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était un garçon ?
Matthias. (Ou McGyver vu que j'ai un stérilet et que je baise uniquement avec des capotes.)
18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l’étranger ?
J'ai vécu un an en Pennsylvanie. Je passerais bien un an ou deux à San Francisco ou à Tokyo.
19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
Tu ne t'en es pas si mal tirée finalement.
20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
Je repeindrais le ciel en rose. J'aime pas le bleu.
21) Aimez-vous danser ?
Yessssssssss.
22) Georges Bush ?
...Me donne des pulsions violentes, moi qui suis normalement une douce agnelle.
23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
Je suis en train de regarder NCIS saison 3 sur M6.
24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Qui veut, je suis pas le chef de vous.

lundi 23 octobre 2006

Tenir et résister

Quatre ans et demi. Il faut juste que je tienne quatre ans et demi sans tomber amoureuse.
C’est pas très long, quatre ans et demi. Il ne s’est pas passé grand-chose dans ma vie depuis mars 2002. J’ai juste acheté un appartement, rencontré les VIP, fait cinq grands voyages, arrêté de fumer et rompu avec le soi-disant homme de ma vie. Une paille.
53 mois. Environ 230 semaines à occuper autrement. En investissant toute mon énergie dans mon boulot et mes activités personnelles. En canalisant mes sentiments vers ma famille et mes amis. Je peux le faire, je peux le faire, je peux le faire.
Les probabilités et mon tempérament passionné jouent contre moi. Je le sais. C’est pourquoi mon règlement intérieur sera scrupuleusement appliqué dans les moindres détails. Oui, j’ai et je continuerai à avoir des aventures – j’ai même l’intention d’en profiter beaucoup plus que je ne l’ai fait jusque là. Mais je créerai et entretiendrai une distance infranchissable entre moi et mes partenaires.
Pour les quatre ans et demi à venir, je ne fais pas l’amour : je baise. Je n’embrasse pas sorti d’un pieu. Je dors seule. Je ne m’attendris pas, et je m’attache encore moins. Personne ne me prend dans ses bras quand je vais mal, et personne ne me donne de petit surnom affectueux. Je n’intègre personne dans mon quotidien. Je suis une île, et je me fous que d’après Donne, aucun homme ne puisse en être une – je ne me sens anatomiquement pas concernée.
Parce que je sais comment je suis quand je m’abaisse à tomber amoureuse. Je reste obsédée pendant trois ans par un garçon avec qui je suis sortie deux mois. Je me marie alors que je suis contre le mariage. Je vais m’installer sur un autre continent pour être avec quelqu’un que je connais à peine. Je me pacse avec un type dont tout le monde a conscience qu’il n’est pas fait pour moi, sauf moi. Et là… Ça me fait mal de l’admettre, mais j’entends comme un léger tic-tac en bruit de fond.
Ne pas commettre l’irréparable. Tenir jusqu’à 40 ans. L’homme que je cherche n’existe pas. Je dois absolument résister à la tentation de le voir là où il n’est pas.

dimanche 22 octobre 2006

Playlist 18-22 oct 2006

Pour se réveiller le matin et s'endormir le soir, parce que son mood est pile le mien en ce moment: "First we take Manhattan", de Leonard Cohen.

Pour un dîner qui n'a pas du tout tourné comme prévu et c'est très bien ainsi: "Just good friends" de Fish.

Parce que le titre et la musique de ce morceau correspondent très très exactement au feeling qui m'a portée jeudi de 15h50 jusqu'aux alentours de 23h: "Glorious" d'Andreas Johnson.

Comme bande-son à message d'un repas au resto qui s'éternise quand on ne rêve que d'être ailleurs en train de faire autre chose: "A little less conversation" d'Elvis Presley.

Pour un lit dévasté et mon regard le plus noir dans le miroir: "Beyond my control" de Mylène Farmer.

Pour le meilleur resto du monde, sa carte délicieusement poétique, sa cuisine qui ravit les papilles et les gens exquis avec qui j'y suis allée manger: "Magnolias for ever" de Claude François (à cause du titre et pas de la façon dont l'interprète serait mort en réalité - je te vois venir d'ici Autre Moi!!!)

En guise d'hymne du prochain road trip de notre quatuor de globe-trotters: "This is us" de Mark Knopfler et Emmylou Harris

En musique de fond d'une conversation avec Autre Moi très tard dans la nuit: "Quelqu'un de bien" d'Enzo Enzo.

Pour l'amitié insensée que j'ai pour mes VIP: "Nothing else matters" de Metallica.

Pour le minuscule pincement au coeur dans le TGV du retour quand j'ai réalisé que c'était aujourd'hui que l'Homme fêtait ses 40 ans avec sa nouvelle copine et nos amis communs: "Au charme non plus" de Vanessa Paradis.

Parce que ça fait toujours râler de rencontrer une bonne personne à un mauvais moment: "Ironic" d'Alanis Morrissette.

Pour les photos et la vidéo que je ne veux pas voir: "Paraffin" de Ruby.

Pour résumer cette fin de semaine chamboulante et magnifique: "It's my life" de Bon Jovi.

...Et pour les questions qui se posent maintenant: "Under the gun" de Sisters of Mercy.

samedi 21 octobre 2006

Mes amis me connaissent un peu trop bien

Ma copine Brigitte à son mari qui émerge à peine de la chambre conjugale: Notre petite Armalite a passé une nuit torride!
Jean-Claude, le regard vitreux et l'esprit en pilotage automatique: Avec quoi?

mardi 17 octobre 2006

The Phoenix from the flame

Ma charrette boulot de ces quatre derniers mois n'est plus qu'un (mauvais) souvenir. L'Homme aussi. Et j'ai l'impression de me réveiller après un long coma. Je me sens légère et féroce, animée par une monstrueuse boulimie d'expériences. C'est que j'ai du temps à rattraper: sept années perdues dans une vie qui n'était pas la mienne, à renier ma nature profonde. Ca, c'est terminé. Tout comme la séparation entre mes soi-disant moitiés claire et obscure. Désormais, il n'y aura plus qu'un seul moi entier, assumé et indiscutable. Bien sûr, j'ai toujours peur que ça éloigne mes proches, mais plus au point de me brider pour ça.

Ce que m'aura appris cette putain d'année: Je ne suis pas faite pour la vie de couple. Ni pour la monogamie. L'amour me réduit en esclavage et m'éteint; je n'en veux plus - à moins de trouver quelqu'un qui sache me donner des ailes au lieu de les rogner, mais je ne compte pas trop là-dessus. Personne ne pourra jamais me compléter à part moi-même. Mon coeur pour ma famille et mes amis, mon cul pour les gens qui m'excitent, mon âme sans partage et sans honte dans tout ce que je fais: that's the plan.

The Phoenix from the flame
I have learned
I will rise
And you'll see me return
Being what I am...

dimanche 15 octobre 2006

Folle de sexe? Ce n'est pas votre faute.

Des scientifiques israéliens ont en effet démontré qu'il existe une corrélation entre les variations du gène D4 qui détermine notre production de dopamine (le neurotransmetteur qui nous pousse à l'action, nous fait rechercher la nouveauté...) et notre sexualité. Selon leurs découvertes, une certaine variante induirait un effet dépressif sur le sexe, tandis qu'une autre boosterait la libido. Mais ils ont aussi estimé que seuls 30% de la population, hommes et femmes, hériteraient de la variante "dopamine boostée". Ce qui nous fait 70% d'amateurs de sexe pépère...

(G.d.A. Mol Psychiatry, dans le Isa de novembre 2006)

Au rayon des excuses qui tuent, après "c'est pas ma faute si je suis nombreuse", "c'est pas ma faute si j'ai trop de dopamine".

samedi 14 octobre 2006

Planet X

Etre Exquis était désoeuvré et n'avait jamais mis les pieds dans un sex-shop de sa vie; de mon côté, j'avais besoin d'accessoires pour remédier à mon célibat actuel. Nous voici donc partis ensemble chez Planet X. Où je constate que la technologie du vibromasseur a considérablement évolué depuis mon dernier achat (effectué, il est vrai, il y a une douzaine d'années). Etre Exquis s'extasie devant un modèle en plastique transparent constellé de protubérances fuchsia ou violettes: "On dirait du verre de Murano!". Euh j'y suis allée à Murano et j'ai rien vu de plus folichon que des chevaux ou des cygnes en verre filé, mais j'ai peut-être mal regardé. Nous examinons le contenu des vitrines ensemble. Il n'arrête pas de me demander: "Et ça, ça sert à quoi?", ouvre de grands yeux à la vue de certains engins de proportions, il faut bien le dire, assez barbares, part faire un tour dans la section vidéo et en revient légèrement verdâtre. Pourtant il est très très loin d'être innocent, mais il n'a pas le ludik spirit :)
Un modèle en silicone rose translucide incrusté de paillettes me fait de l'oeil. Il a une tête à s'appeler Manolo et je vois bien qu'il meurt d'envie que je l'adopte. D'accord, ça sera lui. Je fais la queue à la caisse derrière un couple de nanas elles aussi venues chercher un substitut anatomique. Le vendeur (qui a l'air d'avoir douze ans - s'il ne bossait pas ici, on ne l'aurait sans doute pas laissé entrer), s'exclame à la vue de leur carte bleue: "Séacchia, c'est votre nom de famille?" "Euh, oui, pourquoi?" "Parce que ça veut dire "lesbienne" en arabe." Eclat de rire général. On dirait pas comme ça, mais on peut apprendre un tas de trucs dans un sex-shop.

Edité le 17/10/06 pour ajouter: La transaction apparaît sur mon relevé de carte bleue sous l'intitulé pudique de "Divertissement". Ah ça, pour être divertie... :)

Moments of blonditude

Depuis que je vis de nouveau seule, j'ai pratiquement arrêté de faire la cuisine parce que la plupart des trucs que j'aime faire se préparent au four et que le four qui était déjà là quand j'ai acheté l'appart (il y a 3 ans et demi) est tout crade. Or, riez si vous voulez, je ne sais pas nettoyer un four.
Lors du dernier passage d'Etre Exquis chez moi, je lui ai demandé s'il avait une idée sur la façon de procéder parce que c'était vraiment sale sale sale et que j'en avais marre de pas pouvoir l'utiliser. Etre Exquis a ouvert le four. Et m'a annoncé très calmement qu'il était flambant neuf - il n'avait pas dû servir une seule fois.
Moi: Alors pourquoi c'est tout noir dedans?
Etre Exquis a conservé son flegme, mais marqué quand même un silence affligé avant de lâcher: Parce que tous les fours sont noirs à l'intérieur.
...
Sinon là tout de suite je viens de télécharger une chanson (oui, oui, celle d'Hélène Ségara!) sur le site de la Fnac. Qui m'a remercié et envoyé un joli reçu pour mes 0,99 euros. Mais la chanson, elle est pas sur mon Windows Media Player, et j'arrive pas à la retélécharger à partir de mon compte Fnac. La prochaine fois, je ferai comme tout le monde, je piraterai. Ca marchera pas non plus, mais au moins à résultat égal ça m'aura rien coûté.

jeudi 12 octobre 2006

Déliquescence

D'abord, je passe cinq jours avec mon neveu de trois semaines greffé sur le bide.
Ensuite, je parle gentiment à ma mère.
Et aujourd'hui, je craque pour la nouvelle chanson d'Hélène Ségara.
Que quelqu'un m'achève avant que je me mette à regarder "Les feux de l'amour". Pitié.

"Méfie-toi des blessures
Que l'on ne guérit pas
De mes mains qui rassurent
Mais ont eu tellement froid
Méfie-toi de ma peau
Elle se souvient de tout
De ce qui est trop beau
Et n'appartient qu'aux fous
Méfie-toi du passé
De sa mémoire immense
De ce qu'on croit caché
Quand la vérité danse
Méfie-toi de mes peurs
Qui reviennent parfois
Méfie-toi du bonheur
Souvent il n'attend pas
Méfie-toi de moi..."

mercredi 11 octobre 2006

Fantasme nippon


Ce soir je rêve... D'une chambre de ryokan dans le quartier de Gion, à Kyoto. Fenêtre ouverte laissant entrer le parfum des cerisiers en fleurs. Crépitement d'une averse printanière sur le bitume de la ruelle. Odeur lourde des okonomiyaki en provenance du boui-boui d'à côté. Lumière d'une lampe sourde qui découpe des ombres chinoises sur les cloisons en papier de riz. Fraîcheur du coton de mon yukata sur ma peau. Légère ivresse du saké dont l'arrière-goût s'attarde dans la gorge. Baiser lentement, dans un silence presque absolu et le visage immobile. Savourer, les perceptions repliées vers l'intérieur, le moindre mouvement de l'autre, la façon dont ses mains collent à mes cuisses moites, le bruit humide qui accompagne ses va-et-vient, le parfum musqué de sa transpiration. Jouir impassiblement, en exhalant juste un léger soupir. Me relever, me rhabiller, sortir dans la nuit illuminée par les lanternes rouges du temple. Marcher seule sous la pluie tiède qui plaque mes cheveux à ma figure et colle mes vêtements à mon corps apaisé. Me sentir à mille lieues de tout, à la fois hors du monde et totalement fondue en lui.

lundi 9 octobre 2006

J'avoue

Depuis mon arrivée à Toulouse, je ne perds pas une occasion de prendre Cahouète dans mes bras - ce que je n'ai jamais fait avec son frère. Avant-hier, j'ai même réclamé à lui donner un biberon. Je me surprends à lui caresser la joue à la moindre occasion, et à penser que je tuerais froidement quiconque essaierait de lui faire du mal. Quand il dort contre moi, je règle mon souffle sur le sien, et ça m'apaise autant que d'entendre mes chats ronronner sur mes genoux.

Parce que j'ai décidé d'être tout à fait honnête avec moi-même, je suis obligée d'admettre que mon instinct protecteur ferait probablement de moi une mère décente, contrairement à ce que je clame depuis toujours. Non, si j'avais un enfant, je ne le rendrais pas nécessairement malheureux; j'aurais même une chance correcte d'en faire un adulte pas trop névrosé.

En vérité, de tous les arguments que j'assène quand on me demande pourquoi je ne veux pas d'enfants, il n'en est guère que deux ou trois qui me bloquent réellement. 1: je suis une grande douillette et la phase "fabrication" me remplit de terreur. 2: jamais je n'aurai suffisamment confiance en un homme pour en faire le co-responsable de l'éducation de mon rejeton. 3: j'ai déjà du mal à concilier mes deux moitiés, s'il faut en plus que je rajoute "mère de famille" dans le mix...

Quoi qu'il en soit, la question est purement rhétorique. J'ai 35 ans et personne dans ma vie. ("C'est pas comme si tu avais du mal à te trouver des mecs", m'a encore répété Père avant-hier soir. Ce à quoi j'ai répliqué: "Bah, un donneur de sperme, je trouverai toujours. Quelqu'un avec qui j'aie envie de partager ce genre de responsabilité, c'est autre chose." "T'as qu'à faire comme dans la chanson de Goldman", s'est empressée de dire Mère, qui feint de s'être résignée à ce que je ne me reproduise pas mais se trahit régulièrement avec ce genre de phrase.) J'ai, surtout, envie d'explorer un mode de vie qui ne laisserait pas de place à un enfant. Mais si je peux me débarrasser de mon aversion épidermique pour les mômes et devenir au moins une chouette tatie pour mes neveux, ça ne sera déjà pas si mal.

dimanche 8 octobre 2006

Soeur cadette

Elle a épousé son premier mec (pour autant que je sache).
J'en suis à quelques dizaines de partenaires, tous sexes confondus, et actuellement célibataire sans aucune intention de me remarier, ni même de faire adresse commune avec quelqu'un.

Elle a deux enfants et en fera peut-être un troisième si mon beau-frère sait se montrer convaincant (il a intérêt: je veux une nièce!).
Je fais un rejet absolu de la maternité.

Elle est responsable du service d'analyse financière dans une boîte américaine qui fabrique de l'électronique de pointe, et où elle se tape régulièrement des semaines de 60-70 heures.
Je bosse en free-lance comme traductrice de romans fantastiques, et dès que je dépasse les 30 heures par semaine, je hurle à l'esclavage.

Elle habite une grande maison familiale à la campagne.
J'habite un appartement de poupée, une bonbonnière pour fille célibataire.

Elle conduit une Passat noire légèrement moins grande que le Titanic.
J'ai une Twingo vert chelou qui prend à peine une demi place de parking.

Elle a un chien - un vieux berger allemand.
J'ai deux chattes - des Sacrées de Birmanie.

Dans sa garde-robe, il y a du noir, du beige, du blanc, du marron, du gris, du bleu marine et un peu de bleu clair pour la couleur, plus des chaussures plates qui vont avec tout.
Dans ma garde-robe, il y a du rouge, du fuchsia, du turquoise, de l'orange et trois catégories de pompes: bout pointu/talons vertigineux, ballerines de gamine, Doc Martens dans toutes les teintes de l'arc-en-ciel.

Elle trouve le body art débile et racoleur.
J'ai deux tatouages et bientôt un piercing à la figure.

Pourtant, nous avons été élevées peu ou prou de la même façon.
Pourtant, nos voix sont si semblables que les gens nous confondent au téléphone.
Pourtant, nous avons les mêmes mimiques, les mêmes expressions, la même façon de nous emporter pour ce qui nous importe.

Je l'aurais volontiers étripée à mains nues quand nous étions ados. Aujourd'hui, je l'aime tellement que quand elle avait des difficultés à tomber enceinte de son premier enfant, j'ai envisagé, si cela s'avérait la seule solution, de porter un bébé pour elle - moi qui ai une sainte phobie de la grossesse et de l'accouchement.

Je la regarde sur son canapé, en train de bercer son fils de trois semaines. Je la trouve drôlement belle. Je suis fière que le même sang coule dans nos veines.

samedi 7 octobre 2006

Prise en flag' par mon père

La vérité sort de la bouche des enfants

Attila et moi sommes en train de nous bagarrer pour de faux sur le canapé de ses parents - moi avec mon pyj à nounours et lui avec son pyj Tigrou. Mort de rire, il s'allonge sur le dos et fait mine de me lancer ses pieds dans la figure. Je lui attrape les chevilles et, sur le ton ferme de l'adulte responsable, explique qu'on ne vise jamais la tête des gens parce qu'on risque de faire très mal sans le vouloir. Moue boudeuse et soupir d'Attila: "Pffff, t'es pas rock n'roll tatie". J'éclate d'un rire mi-incrédule, mi-atterré. Le verdict ne se fait pas attendre: "Et en plus, t'es gaga".

vendredi 6 octobre 2006

Décisions du jour

En rentrant chez moi...

...Je me fais piercer la lèvre inférieure et mettre une pointe - ça correspondra finalement mieux à mon état d'esprit actuel qu'un troisième tatouage, et je suis sûre qu'une des collègues de Korrigan me fera ça très bien en échange d'une douleur modique. ("Ca va être gênant pour embrasser", m'a fait remarquer David tandis que ma soeur protestait que ça allait surtout être affreux. Moi je dis: on verra bien.)

...Je reprends le tir à l'arme de poing avec Etre Exquis, parce qu'à l'époque où on était ensemble et où j'allais au stand avec lui, je pouvais démonter et remonter son Desert Eagle 357 les yeux fermés, ce qui me paraît une compétence indispensable sur mon nouveau CV de fille re-rock'n'roll.

Octobre commence pas mal du tout en fin de compte

Soirée d'anthologie.
21h. Sur le balcon du Cygne avec Korrigan, un peu de bon Bordeaux rouge dans le sang, nuit noire, petit vent frais, quelques voitures qui passent sur le boulevard en bas, et au loin les lumières sur le flanc de la montagne. On se partage un joint en parlant du chemin qu'on a fait respectivement depuis notre adolescence. Nous sommes, à quatre étages et un bloc près, exactement au même endroit et en train de faire la même chose qu'il y a vingt ans. C'est un moment émouvant.
01h. Chez moi. A moitié défoncée, donc, et sur MSN avec mon probable futur amant. Webcam et musique aidant, une chose en entraîne assez vite une autre. C'est spontané et super fort.
Mon probable futur amant:
c'était parfait, juste parfait
Armalite dit :
cool j'ai trouvé ma vocation
Armalite dit :
actrice de porno
Armalite dit :
c'est mes parents qui vont être ravis ^^
Armalite dit :
eux qui trouvaient que la trad c'était pas un métier sérieux ^^

jeudi 5 octobre 2006

Armalite dit :
ce soir je vais chez des amis qui viennent d'avoir un môme
Armalite dit :
un petit dîner tranquillou
Armalite dit :
et demain je pars chez ma soeur qui vient aussi d'avoir un môme
Armalite dit :
font chier les gens
Jailbait dit :
lol
Jailbait dit :
t'as qu'a faire un gosse on viendra te voir
Armalite dit :
et puis quoi encore?
Armalite dit :
on vient me voir même sans gosse
Armalite:
et même, on me demande d'aller dans les toilettes en scred!
Armalite dit :
alors je vois pas pourquoi je m'embêterais hein
Jailbait dit :
ok ok
Armalite dit :
et puis il est hors de question que j'expulse l'équivalent d'une pastèque par un endroit qui sert d'habitude à me faire plaisir
Jailbait dit :
lol
Armalite dit :
mais non arrête!
Armlite dit :
déjà les photos de fist fucking ça me donne envie de gerber

Ma nouvelle meilleure amie



Rosaline me rend bien des services, mais... Mr Logitech, si tu m'entends, tu pourrais pas lui mettre un clip au lieu d'un pied, pour les gens qui comme moi se connectent depuis un portable? Oh, et un grand angle serait pas de refus. D'avance, merci.

Avis à la population bruxelloise

J'ai la possibilité de faire un aller-retour éclair chez vous dans deux semaines (ce qui ne m'empêchera pas de revenir plus longuement en novembre). Vous seriez libres pour une rencontre le jeudi 19 au soir?

lundi 2 octobre 2006

Le garage fantôme

Je m'étais pourtant fait expliquer le chemin par le monsieur au téléphone.
J'avais même regardé l'emplacement sur Mappy, et je situais très bien: c'était sur l'avenue principale de la zone industrielle où je passe le plus clair de mon temps quand je ne suis pas enfermée chez moi.
Et ben rien à faire. J'ai quadrillé le quartier dans tous les sens sans trouver le plus grand garage Renault de la région.
Un Opel, un Citroën et même un Chrysler, oui. Mais de Renault, point.
Résultat: je suis rentrée chez moi bredouille. Le coffre de Twiggy est toujours coincé en position fermé. Comment je vais faire si je dois transporter un cadavre?

[Note à moi-même: pour Noël, me faire offrir un GPS. Et quelqu'un pour l'installer.]

To do list for Monday

Parce que je dors toujours pas mais que j'ai la flamme de descendre chercher mon agenda, alors que mon ordi portable dort au pied de mon lit, comme un chien (je sais, c'est pathétique).

- D'abord, faire un petit déjeuner avec des vitamines; si pas de vitamines, acheter du Supradyn.
- Finir d'un trait la trad de mon chapitre en cours.
- Courir chez Planet Saturn acheter une webcam. Et un sèche-cheveux.
- En profiter pour passer chez Carrefour faire le plein de vodka-pamplemousse rose fluo.
- ...Et aux containers de recyclage jeter les 38 bouteilles vides que traînent sur le balcon.
- Finir la relecture des livres 3 et 4 et les envoyer à la correctrice.
- Sortir courir ou faire une séance de Pilates à la maison. Je ne peux pas, non, je ne peux pas ressembler à Mme Moby Dick fin novembre.
- Regarder Kaamelott à 20h35, même si la saison IV ne casse pas des briques jusqu'ici.
- Ensuite seulement (très important!) m'attaquer au montage de la webcam. Car si je le fais avant, ma journée de boulot est flinguée. Soit ça marchera pas, et je vais m'énerver dessus pendant des heures. Soit ça marchera, et c'est quelqu'un d'autre que je vais énerver pendant des heures - dans un sens différent du mot, of course.

dimanche 1 octobre 2006

C'est bien la première fois qu'un ex m'inspire de tels sentiments. Je suis restée en bons termes avec tous les gens qui ont compté pour moi, même si certains ont refait leur vie et préféré s'éloigner. Je n'ai rien de méchant à dire sur aucun d'eux. Si ça n'a pas marché entre nous, c'est parce qu'on n'était pas compatibles ou parce que l'amour n'était pas assez fort, point. Et je trouvais ça génial - très adulte, très zen de ma part.
Pendant quelques mois, j'ai cru que j'allais réussir la même chose avec l'Homme malgré mon chagrin de l'avoir perdu.
Et puis non.
On dit que la haine est à la mesure de l'amour qui l'a précédée. Dans mon cas ce serait plutôt du dégoût. Si je suis bien persuadée que ma vie est (ou sera) meilleure sans lui, je n'arrive toujours pas à me défaire de ma colère, de ce putain de sentiment de gâchis pour toutes ces années dont je vois si peu de moments qui méritent d'être préservés.