mercredi 27 septembre 2006

Ce matin au saut du lit, je me suis tapé un chinois

...Enfin, un cinquième de chinois. De la variété avec des gros grains de sucre et des fruits confits à l'intérieur. On se console comme on peut, hein.
Pendant ce temps, la vodka-pamplemousse a laissé des traces rose fluo indélébiles sur le tapis de mon bureau, et achevé de ruiner le vénérable Harrap's New Standard que je traînais depuis douze ans.
Faudrait peut-être que je songe à trouver d'autres dérivatifs que la bouffe et l'alcool, moi...

mardi 26 septembre 2006

Ca m'apprendra à temporiser

Depuis le mois de juin, je me disais qu'il fallait que je reprenne rendez-vous chez le super gynéco qui m'avait opérée l'an dernier parce que j'avais l'impression que mon endométriose était revenue. Et puis bon, comme ça ne me gêne pas particulièrement au quotidien, je repoussais toujours à plus tard, quand j'aurais moins de boulot.
Résultat: je viens d'apprendre que Super Gynéco était décédé en juillet.
Argh. J'avais mis quinze ans à en trouver un que je supportais, et il défunte l'année d'après. C'est déconner.

lundi 25 septembre 2006

Avis à la population

Suite à de multiples demandes, j'envisage fortement de monter 3-4 jours pour découvrir les charmes de la Belgique [note à moi-même: surtout ne pas s'étrangler de rire et rester concentrée]. Y'a moyen d'organiser une soirée avec les habitués qui vivent dans le coin? Pour l'instant je vise un week-end de novembre, je sais pas encore lequel.

Le corps du délit


Thank you for a great sunday evening... :)

dimanche 24 septembre 2006

What I did this week-end


Week-end bref mais dense:
- Une récupération de Parisiens - après repérage de leur wagon depuis l'entrée de la gare SNCF grâce à la vue, par une fenêtre du TVG qui arrivait juste, d'un grand dos sans tête que barrait une pochette bleue.
- Une discussion sur les trois projets de voyage alternatifs pour les prochaines vacances (en gros: Hawaii-côte californienne; nord-ouest des USA+Canada; sud des USA from San Francisco to Miami).
- Plein de souvenirs qui ressurgissent en se retrouvant à dormir tous les quatre dans la même pièce.
- Un chouette repas poisson dans mon resto-sur-la-plage que j'aime.
- Passé un moment avec K. que je n'avais pas vue depuis presque deux ans!
- Une super photo de Junior, la chouchoute et moi malencontreusement effacée par Kris qui m'avait seriné un quart d'heure plus tôt: "Mais il est super facile à utiliser ton appareil!" alors que je râle tout le temps qu'il est trop compliqué et que j'arrive rien à en faire.
- Un concert des filles pas mal du tout, avec notamment un joli duo sur "Mon autre", même si comme d'habitude je n'ai vu que leurs têtes, et encore pas toujours.
- Un film de 20 ou 25 minutes que je n'ai pas encore visionné.
- Deux propositions indécentes en moins de 36 heures... Tentantes toutes les deux. Refusées (presque totalement) toutes les deux. (D'où question: suis-je admirable ou maso?)
- Un retour de nuit sur une route que je déteste.
- Un réveil beaucoup trop tôt ce matin.
- Un coffre de voiture qui décide subitement de ne plus fermer.
- Départ des Parisiens que leur chauffeur a du coup été obligé de venir chercher chez moi.
- Un dépanneur bien gentil mais qui n'a pas la bonne pièce de rechange et me dit que je dois quand même amener ma Twingo au garage.
Il est à peine 10h30 un dimanche, et maintenant faut que je me mette au boulot...

vendredi 22 septembre 2006

Où je suis admirable pour la seconde fois de la journée

Plus tard dans l'après-midi, Etre Exquis passe me faire les petits travaux que je lui réclame depuis trois mois. Après coup on discute un peu autour d'un verre, je lui parle de ma frustration actuelle, il se propose d'y remédier, je le remercie mais dis que j'ai décidé de plus jamais toucher à un mec pris. Et cet enfoiré de m'allumer de toutes les façons possibles. En plus il sait pertinemment ce qui fonctionne avec moi. Et bien lecteurs, lecteuses, j'ai été admirable pour la seconde fois de la journée: je l'ai raccompagné sans lui avoir sauté dessus. Quand on sait à quel point je grimpe aux murs en ce moment, et à quel point Etre Exquis est doué au pieu... Si je ne mérite pas encore la canonisation, je dois pas en être loin.

Prière d'arrêter de me prendre pour un paillasson

Tout à l'heure j'envoie un texto à l'Homme (premier signe de vie que je lui donne depuis la découverte de sa scélératesse): "Prière de mettre une copie de la déclaration de revenus dans ma boîte à lettres quand tu l'auras reçue". J'envoie. Dix secondes après, le téléphone sonne. "T'aurais pas oublié un truc, comme s'il te plaît ou merci?" me lance l'Homme d'entrée de jeu, sur son ton mi-rogue, mi-rigolard habituel.
Et là, lecteurs, lecteuses, j'ai été admirable de self-control. Au lieu de répondre qu'il était très, très mal placé pour exiger la moindre politesse de ma part, vu que..., et de lui démontrer par a+b à quel point son attitude était naze et lui un pauvre minable, je me suis contentée de répliquer, sur mon plus beau ton d'intello tête-à-claque: "Prière de, c'est synonyme de s'il te plaît, et merci, on le dit une fois que le service a été rendu." Après ça, il s'est montré beaucoup plus aimable.

En vertu de quoi il est incompréhensible que je sois toujours célibataire

Un magasin qui vend de nouveaux maris vient juste d'ouvrir à New York City. C'est un endroit où les femmes peuvent se rendre pour choisir un mari. A l'entrée du magasin, on y découvre une brève description de la manière dont fonctionne le magasin : Vous n'avez le droit qu'à une seule visite. Il y a 6 étages. A chaque nouvel étage, les qualités des hommes exposés augmentent au même titre que vous montez d'un étage. Bien entendu, il y a un hic : vous devez choisir un homme sur l'étage ou vous pouvez monter d'un étage, mais en aucun cas, vous ne pouvez redescendre d'un étage sauf pour quitter le magasin.
Une femme entre donc dans le magasin pour trouver un mari.
Au premier étage, il y a un panneau sur la porte qui dit : Ces hommes ont un travail.
Au deuxième étage, il y un panneau sur la porte qui dit : Ces hommes ont un travail et aiment les enfants.
Au troisième étage, il y a un panneau sur la porte qui dit : Ces hommes ont un travail, aiment les enfants et ont particulièrement belle allure. La femme se dit « waow ». Mais elle sent instinctivement qu'elle doit continuer...
Elle arrive au quatrième étage et le panneau sur la porte dit : Ces hommes ont un travail, aiment les enfants, ont particulièrement belle allure et aident aux travaux ménagers. « Oh mon Dieu, s'exclame-t-elle. Je peux à peine y croire ».
Malgré tout, elle continue et monte au cinquième étage. Le panneau dit: Ces hommes ont un travail, aiment les enfants, ont particulièrement belle allure, aident aux travaux ménagers et sont très romantiques.
Elle hésite à rester... Mais monte quand même jusqu'au sixième étage. Le panneau dit "Vous êtes la 31 456 012ème visiteuse de cet étage. Il n'y a pas d'homme à cet étage. Cet étage n'existe que pour vous prouver que les femmes sont impossibles à contenter. Merci de votre passage au Magasin des Maris"...

Un nouveau magasin qui vend des femmes vient d'ouvrir juste en face, dans la même rue.
Le premier étage propose des femmes qui aiment le sexe.
Le second étage propose des femmes qui aiment le sexe et font la cuisine.
Les étages 3 à 6 n'ont jamais été visités...

jeudi 21 septembre 2006

A quoi ressemble la vraie misère affective :)

Armalite: bon allez sur ce je vais retrouver georges
Armalite: le seul homme de ma vie en ce moment snif
Somebaudy: c'est ton lit donc ?
Armalite: vi
Somebaudy: bonjour de ma part
Armalite: oh ben oui je suis déjà pas assez givrée comme ça
Armalite: je vais passer le bonjour à un meuble de la part d'un pote blogueur
Armalite: c'est celâââ oui
Couchée à 23h hier soir. Quasi avec les poules, donc. Mais AIM était désert; j'avais fini de bosser et pas envie de faire des heures sup. Donc je me suis repliée dans ma mezzanine avec Georges et j'ai bouquiné un peu avant de m'endormir, pour une fois, à une heure décente. Ce matin au réveil je n'en croyais pas mes yeux: 9h30. Le mythe s'avère donc réalité: il existe des heures à un seul chiffre avant la virgule. Mes amis salariés m'en avaient vaguement parlé, mais je pensais qu'ils me faisaient marcher. Apparemment pas.

mercredi 20 septembre 2006

Je n'ai jamais été aussi molle de ma vie. Je ne sors pas de chez moi à part pour faire les courses. Pourtant, je ne bosse pas plus que d'habitude, et limite la mort dans l'âme. Après avoir fini l'album des vacances aux USA, je m'étais dit: "Chic, je vais pouvoir recommencer à bosser sur des projets plus personnels", et puis ça fait bien une semaine que je n'ai pas touché une paire de ciseaux ou un pinceau. La saison 2 de "Dead like me" m'ennuie, et je n'ai toujours pas racheté de lecteur de DVD de salon pour pouvoir mater des films zone 2. Je ne lis pas alors que j'ai une pile de romans en attente presque aussi haute que moi, et même mes chers canards féminins me tombent pratiquement des mains au bout de 5 minutes. Je ne téléphone à personne, je ne textote que rarement. J'ai la flemme de me traîner au ciné pour "Little miss sunshine" que j'ai pourtant très envie de voir, tout ça parce que le ciné d'art et d'essai est en ville et que ça m'obligerait à faire 15 bornes en voiture + un créneau. J'ai fait ma première séance de shopping du mois hier, et ça ne m'a pas transcendée. Je parle de cul sur AIM ou par mail avec quelques personnes, dont au moins une avec qui c'est fortement inapproprié. Et je ne sais absolument pas où passe le reste de mes journées. J'ai à peu près autant d'énergie qu'une limace neurasthénique. J'ai jamais été vraiment du style "marche à la Wonder", mais là ma tension doit être à 2,5. Je ne suis même pas déprimée: juste... en attente. De quoi? Je n'en ai pas la moindre idée. J'ai bien quelques petites balises posées sur mon calendrier des mois à venir: concert des filles ce week-end, Toulouse début octobre pour voir mon neveu tout neuf, Paris dix jours après pour passer un peu de temps avec mes amis, sûrement une grosse teuf pour l'anniversaire de Brigitte fin novembre et encore un réveillon du jour de l'an en bande. Mais rien de tout ça ne me motive énormément. Je suis: apathique.

Des anges et du sexe

Armalite: O:-) [smiley ange]
Jailbait: hey!!!
Jailbait: c'est le mien ça!
Armalite: ben on peut être plusieurs anges
Armalite: probablement pas tout nu dans le même lit, mais bon
Jailbait: mais pourquoi pas?
Jailbait: ça pourrait etre très convivial
Armalite: vi vi
Armalite: et le moyen le plus sûr pour qu'on nous confisque les auréoles
Jailbait: on s'en fout
Jailbait: la baise c'est mieux qu'une auréole
Armalite: mdr
Armalite: ça c'est mon genre de philosophie
Jailbait: non mais c'est vrai
Jailbait: on en aura en transpiration à la place

samedi 16 septembre 2006

Ca me rajeunit pas tout ça...

[Lecture déconseillée aux gens qui préfèrent ne pas entendre parler de ma vie sexuelle]

Conversation sur AIM; sujet en cours: l'épilation du maillot brésilien à la cire que je dois aller refaire incessamment sous peu

Armalite: bien que je sois célib en ce moment pffffff
Armalite: c'est gâché quand même....
Jailbait: bah un coup d'un soir
Jailbait: faut toujours être ready
Armalite: euh certes mais...
Armalite: vu que je sors pas de chez moi
Armalite: ça me paraît peu probable
Jailbait: merde
Jailbait: (j'cherche un truc gentil à dire, mais je trouve pas)
Jailbait: euuuh
Jailbait: ton entrejambe doit être mignon....
Armalite: certes
Armalite: je me plais beaucoup lol
Armalite: et je me le prouve deux fois par jour en moyennne mdr
Jailbait: puté la mega nymphooooooooooooo
Armalite: mais je suis frustréeeeeeeeeee
Armalite: j'ai pas baisé depuis une éternité pfffff
Armalite: ça m'était pas arrivé depuis l'âge de seize ans d'être célib si longtemps
Jailbait: ah ouais...
Armalite: t'étais même pas née la dernière fois que j'ai rien eu à me mettre sous la dent pendant un mois!
Jailbait: mais baise
Jailbait: va en boîte ce soir
Armalite: ah non
Armlite: sortir juste pour chasser c'est d'un triste!
Armalite: puis j'ai besoin d'un peu de conversation avant
Jailbait: "salut moi c'est armalite je veux baiser... t'as une capote?"
Jailbait: et voilà t'as discuté

vendredi 15 septembre 2006

Pour les initiés (lire: "nerds au stade terminal")

HP Lovecraft en rêvait, des allumés l'ont fait: Cthulhu is now a comic strip hero!

http://www.macguff.fr/goomi/unspeakable/home.html

Les chansons de l'épisode musical de Buffy ("Once more with feeling") revisitées à la sauce Lord of the Ring. Pour qui connaît par coeur les morceaux originaux (comment ça, je suis la seule?), c'est à mourir de rire.

http://www.omwh.com/

It's raining... er, not men unfortunately



Il fait un véritable déluge depuis deux jours, et la température a chuté d'un coup... L'automne est là, youpi! Je vais enfin pouvoir ressortir mes Doc et mes collants toile d'araignée :)

Il est né le divin (?) enfant

Hier soir j'ai passé une heure au téléphone avec ma frangine qui se plaignait que Cahouète tardait à montrer le bout de son nez. Nous avons raccroché vers 22h30. Et ce matin à 11h30, coup de fil de David: "Salut Tatie 2, le retour!" J'ai cru que la procédure était en cours, mais non: Cahouète était déjà né et dans les bras de sa maman. Ca a été beaucoup plus rapide que pour Attila. Beaucoup plus douloureux aussi puisque la péridurale n'a pas marché et que ma frangine a tout senti, y compris l'épisio à vif et le recousage qui a suivi. (Et après on ose me demander: "Non mais sérieusement, quand tu vois ça, ça te fait pas envie?" Non.) Bref. Mon nouveau neveu est né à 8h30, soit une demi-heure après qu'un maudit texto de service de SFR m'ait réveillée en plein rêve (souvenirs brumeux car j'avais pris un somnifère entier, mais pour une fois ce n'était pas un cauchemar... yay!). Il faut maintenant que je prenne mes dispositions pour aller le voir avant la fin du mois de congé parental de David.

jeudi 14 septembre 2006

"Veronica Mars" saison 2

Je viens juste de finir de regarder la deuxième saison de Veronica Mars en DVD et je présente déjà des symptômes de manque assez sérieux. Pas de chance, la saison 3 ne sera diffusée aux USA qu'à partir du mois prochain, et en raison de mauvaises audiences, il est question qu'elle soit raccourcie à 13 épisodes (au lieu de 22 pour les précédentes). J'aimerais dire que je ne comprends pas pourquoi cette série fantastique ne fait pas un carton, mais en fait, j'en ai une petite idée. C'est qu'il faut réfléchir pour suivre. Outre la mini-enquête présentée et bouclée dans chaque épisode, il y a un "mystère de la saison" qui progresse au fil des semaines, une petite touche par-ci, un petit détail par là - et ce n'est qu'à la fin que toutes les pièces du puzzle se mettent en place. Donc c'est difficile de prendre le train en marche, et une fois dedans il vaut mieux ne pas s'endormir. Mais Kristen Bell est épatante dans le rôle d'une lycéenne détective attachante bien que bourrée de défauts; le rapport père-fille entre Veronica et Keith est tout aussi fantastique que celui de Lorelai et Rory dans "Gilmore girls"; les personnages ne cessent d'évoluer d'une manière très crédible et rarement manichéenne; les dialogues regorgent de one-liners fracassants, sarcastiques à souhait, et euh... J'ai une espèce de béguin difficilement explicable pour Jason Dohring qui ressemble à Benoit Poelvoorde en plus jeune :) Sérieusement, si vous ne regardez pas la télé uniquement pour flinguer vos neurones, jetez un coup d'oeil à Veronica Mars - et préparez-vous à devenir aussi accro que moi.

mercredi 13 septembre 2006

Je vais bien, ne t'en fais pas

Je vais mieux.
J'ai fait une petite rechute ce week-end en apprenant que l'Homme organisait un truc pour ses 40 ans le mois prochain - alors qu'il ne fête jamais ses anniversaires d'habitude, et que ça faisait deux ans que je prévoyais une grosse soirée surprise avec tous ses amis. Finalement, il célèbrera sa nouvelle décennie sans moi, et en profitera sans doute pour présenter ma remplaçante à son entourage. Pincement au coeur, donc.
Mais ça n'a pas duré. Je suis de nouveau assez lucide et assez calme pour me rendre compte que la seule chose à faire au sujet de l'Homme, c'est laisser filer. Je ne peux rien changer à ce qui s'est passé ces sept dernières années, et je ne peux rien changer à ce qu'il va choisir de faire maintenant. Je peux continuer à me vautrer dans la rancune et l'auto-apitoiement, mais ça ne servirait qu'à retourner le couteau dans la plaie, et je suis tout sauf maso. Donc.... Je tourne la page.
Bien sûr, je sais que j'aurai encore des réminiscences, des bouffées de souvenirs, des relents de chagrin qui remonteront à la surface au moment où je m'y attendrai le moins. Tant pis. C'est le prix à payer pour avoir aimé et perdu (selon un écrivain anglais dont j'ai oublié le nom, la deuxième meilleure chose au monde après avoir aimé et gagné). Ca prouve que j'ai mis tout mon coeur dans quelque chose - ce qui ne signifie pas que je suis un sous-être humain, mais juste une personne faillible (surprise...) qui a fait un mauvais choix à un moment donné. A défaut d'autre chose, ça m'aura enseigné l'humilité qui me manquait sûrement en matière de relations amoureuses.

lundi 11 septembre 2006

Ma drogue du moment

La saison 2 de "Veronica Mars". Merci mon Dieu-en-lequel-je-ne-crois-toujours-pas pour les DVD. Y'a rien de tel pour se mobiliser l'esprit que de s'enfiler 22 épisodes d'une heure en quatre ou cinq jours. Et de savoir que la saison 2 de "Dead like me" est juste derrière, en attendant de recevoir la 3 de "The L word" et la 6 de "Gilmore girls". Si c'est une série avec une héroïne sarcastique (j'allais écrire "à la langue bien pendue"...), cherchez pas, c'est pour moi.

dimanche 10 septembre 2006

Victoire(s)!

Mon dimanche aura été productif. En plus d'avoir potentiellement embarrassé mon ex devant ses amis, j'ai réussi à installer mon imprimante (avec alignement des têtes d'impression et tout le tintouin) et à arracher une semaine de délai à mon éditeur pour le bouquin sur lequel je planche actuellement. Oh, et j'ai scrappé les photos d'Old Faithful qui ne m'inspiraient pas plus que ça jusqu'ici, pour un résultat au final assez plaisant.

Les enfants ont le chic pour poser les questions qui tuent

Après Attila qui m'a demandé, pendant mon séjour à Toulouse: "Pourquoi l'Homme y t'aime plus?", c'est Choupi qui, ce midi, a voulu savoir pourquoi j'étais passée déjeuner chez ses parents mais ne restais pas à son goûter d'anniversaire l'après-midi. "Parce que je veux pas voir Parrain", ai-je répondu. "Et pourquoi tu veux pas voir Parrain?" a-t-elle enchaîné (car cette petite a de la suite dans les idées). "T'as qu'à lui poser la question quand il arrivera". J'espère qu'elle l'a fait devant tout le monde, et qu'il a ramé un max pour trouver une explication.

samedi 9 septembre 2006

Une visite à la maternité

Ce midi, je suis passée à la maternité pour la troisième fois de ma vie seulement. Et sans y avoir été traînée par personne. Si si. La copine de Korrigan, mon pote d'adolescence, a accouché d'une petite Lune avant-hier. Korrigan bossait aujourd'hui et comme ils viennent juste d'arriver dans la région, Framboise ne connaît encore personne. Je me suis dit que ça lui ferait plaisir d'avoir une visite autre que celles de la famille, d'autant qu'on avait bien accroché la seule fois où on s'est rencontrées, le mois dernier.
Résultat: j'ai écouté une fille qui au premier abord me ressemble énormément (parcours sentimental et professionnel accidenté, nombreuses similitudes de caractère) m'expliquer comment elle avait soudain eu envie d'un bébé après avoir refusé la maternité toute sa vie, me dire que la naissance de sa fille était un bonheur inégalable et sous-entendre que moi aussi, un jour... Je n'ai pas eu envie de discuter, pas eu envie de répliquer que ce qui était valable pour elle ne le serait pas nécessairement pour moi. Je me suis contentée d'avouer que pour l'instant, j'étais incapable de faire confiance à qui que ce soit, incapable d'envisager de nouveau un "jusqu'à ce que la mort nous sépare". L'astinence c'est pas pour moi, OK, et je retomberai sûrement encore amoureuse connaissant ma facilité à m'emballer. Mais pour le reste... Je me sens vraiment vaccinée. Même si j'adorerais me tromper.
PS: Pendant ce temps, Cahouète tarde à faire son apparition...

Perdu/pas perdu

Je ne peux plus boire de thé blanc sans penser à notre voyage au Japon, ni passer par le rond-point du cimetière sans être affreusement tentée de pousser jusque chez lui pour voir s'il n'y a pas une Clio gris métallisé garée devant la maison.
Je ne retournerai jamais manger au Fenouillet qui était "notre" resto d'amoureux (adieu ma salade de rattes tièdes au foie gras et son jus de truffes!).
Je ne pourrai pas revoir "Space cowboys". Ni aucun autre film de Clint Eastwood, mais y'a que pour celui-là que ça m'ennuie.
Je zappe chaque fois qu'i-Tunes tombe, en mode aléatoire, sur "Confidentiel", "Pas toi" ou "Reprendre c'est voler". A cause de lui, j'ai paumé une bonne partie du répertoire de Goldman. (En échange, j'ai gagné l'impression qu'Alanis Morrissette a écrit "You oughta know" pour moi. J'ai pas le sentiment d'avoir fait une affaire sur ce coup-là.)
Je ne crois plus qu'il y aura un "homme de ma vie", ni que mettre tout son coeur et toute sa bonne volonté dans une relation suffise à la faire fonctionner.
Je sais maintenant que sacrifier mes ambitions professionnelles et personnelles au nom de l'amour n'était pas une bonne décision, et si je pouvais revenir en arrière je ne le ferais pas - ou en tout cas, pas pour lui.

Mais

Avec ou sans lui, Kaamelott me fait toujours autant rire.
Christine et Christophe sont encore mes amis - ils ne se contentaient donc pas de me tolérer parce que je vivais avec leur meilleur pote.
Ma passion pour la culture japonaise a survécu intacte au naufrage, et je retournerai sûrement à Tokyo un jour.
J'ai bien retenu la leçon: la prochaine fois, j'écouterai mon instinct. Et plus jamais jamais je ne sortirai avec quelqu'un qui ne sait ni faire une règle de trois ni utiliser le subjonctif. Ou qui non content de ne posséder aucune empathie ne connaît même pas la signification de ce mot.

jeudi 7 septembre 2006

Exit sorrow, enter morrow

Eu confirmation aujourd'hui de la crapauditude et du fauxjetonnisme absolus de l'Homme. Ce qui devrait achever de me consterner, mais non. Je suis au-delà de la consternation. Soulagée de me rendre compte que sur ce coup-là, je n'étais pas juste parano, que d'autres gens sont parvenus aux mêmes conclusions que moi et que décidément, c'est une bonne chose que cette histoire soit terminée car j'ai déjà perdu bien assez de temps avec ce triste individu. Pas un vrai méchant: juste un frustré, un lâche et un menteur. Des petites faiblesses que la plupart d'entre nous manifestent un jour mais qui additionnées et répétées constamment, sans la moindre remise en question, donnent un pur handicapé de l'affect. Il ne mérite même pas que je le haïsse, juste que je le méprise et que je l'oublie.

Dieu sait que je ne suis pas un modèle de droiture. J'ai fait quelques trucs assez moches dans ma vie (les pires, inspirés par lui). Mais je suis incapable de mener mes proches en bateau, de faire semblant d'être quelqu'un d'autre que moi. Bien sûr que je pourrais jouer un rôle: je l'ai fait pendant des années autour d'une table, d'une façon plutôt crédible je crois. Je le fais encore dans la vie de tous les jours quand je joue à l'adulte compétente et autoritaire. Mais je ne vois pas à quoi ça me servirait avec ma famille et mes amis. Si je ne peux pas admettre mes failles devant eux, pleurer sans avoir (trop) honte de moi, dire "putain là je morfle un maximum soutenez-moi", quel intérêt? Le prix d'avoir une image parfaite, c'est que la personne à laquelle les gens finissent par s'attacher n'existe pas réellement. Et je préfère cent fois être aimée pour ce que je suis qu'admirée pour ce que je ne serai jamais.

lundi 4 septembre 2006

Personne

Tout à l'heure en remplissant la page de garde de mon nouvel agenda, j'ai réalisé que je n'avais plus aucun nom à indiquer dans la rubrique "personne à prévenir en cas d'urgence". Dans moins de trois semaines, tous les gens pour qui je compte vraiment se trouveront au minimum à 500 km de moi. Je voulais être seule? Comme quoi, il faut toujours se méfier des voeux qu'on fait: on ne sait jamais, ils pourraient être exaucés.

Tout à l'heure j'ai failli arracher la tête de mon généraliste quand il m'a fait remarquer que ça n'avait pas l'air d'aller et a demandé s'il pouvait faire quelque chose pour moi. Les larmes me sont montées aux yeux tout de suite et ça m'a foutue en colère. Je lui ai répondu super sèchement que c'était personnel et que non, il ne pouvait rien pour moi. Puis il a eu le malheur de suggérer que ça serait sans doute une bonne idée d'arrêter les somnifères. Et là, je me suis carrément mise à hurler. Que j'avais des problèmes d'insomnie depuis vingt ans, que j'avais tout essayé pour y remédier, que je ne pouvais tout simplement pas m'endormir sans mes cachets et que bossant à mon compte, il fallait que j'aie l'esprit un minimum clair dans la journée pour être capable de fonctionner. Et je me suis retenue d'ajouter: parce que vous voyez, je ne peux compter sur personne d'autre. Si je trébuche, si je tombe, il n'y aura pas de main secourable pour me relever. Si je passe mes journées à pleurer, si j'ai cessé de manger depuis une semaine, si je fais des cauchemars même sous somnifères, si j'ai envie de me taper la tête contre les murs, de prendre un couteau et de m'entailler les bras pour que la douleur physique me fasse oublier la douleur morale, personne ne le verra. Personne ne me sauvera. Je ne peux compter que sur moi-même, et moi-même, c'est rien, c'est personne. Juste une fille-Kleenex.

The universe is talking to me

Je n'étais pas encore levée ce matin quand mon assistante d'édition préférée m'a proposé de traduire pour elle un roman de littérature générale qui a l'air assez sympa. Ca m'en fera quatre l'an prochain, et ça signifie que j'arrive enfin à me diversifier - voire, à terme, que je réussirai peut-être à me dégager complètement de la fantasy. Ca prend plus de temps que je ne le voudrais, mais ça vient! Je sens bien que l'univers essaie de m'enseigner la patience...

C'est marrant. Avant de rencontrer l'Homme, je ne vivais que pour mon boulot; je faisais des horaires ahurissants et j'avais les dents qui rayaient le parquet. Du moment où on a été officiellement ensemble, j'ai décidé que ma vie privée était ma seule priorité. Avec le résultat qu'on connaît. Et aujourd'hui, c'est le boulot qui m'aide à tenir debout (façon de parler; généralement je travaille assise). Y'aurait pas comme un autre message de l'univers là-dessous? Genre: "Tu n'es bonne qu'à bosser ma fille, il serait temps de te faire une raison et de renoncer à construire autre chose à côté!".

dimanche 3 septembre 2006

I *heart* my sister

Ma soeur, que je viens d'avoir au téléphone, a eu cette formule lapidaire qui m'a arraché un éclat de rire mouillé: "De toute façon, ce mec, il est atrophié: un peu du cerveau, beaucoup du coeur... et même du zizi".

samedi 2 septembre 2006

Fille-Kleenex

Je me dis qu'en ce moment, à un kilomètre à peine de l'endroit où je suis encore en train de bosser à cette heure indue, il est sûrement chez lui avec elle. Il lui confie que son ex ne le comprenait pas, qu'elle était toujours en train de se plaindre et qu'il ne savait plus quoi faire pour la rendre heureuse. Elle le regarde avec des yeux pleins d'adoration et pense qu'avec elle, ce sera différent, que contrairement à cette idiote, elle saura l'apprécier à sa juste valeur. Mais non, je me fais des idées. Ils ont certainement d'aures préoccupations que moi. Lui: "Celle-là, je vais arriver à la faire jouir". Elle: "Mmh, ça va pas venir cette fois mais tant pis, je vais faire semblant et on avisera plus tard; pour l'instant l'important c'est qu'il se sente bien avec moi". Et même si c'est l'extase... Je sais ce qui se passe (ou pas) dans sa tête à lui. Je sais qu'il a craqué pour elle parce qu'elle lui manifestait une admiration éperdue et inconditionnelle, comme moi au début. Il ne cherche pas une partenaire: il cherche une fan. Quelqu'un qu'il pourra contrôler, ranger dans une case et à qui il ne dispensera pas plus d'attention que strictement nécessaire. Et si ça me tord le coeur, ce n'est pas parce que je suis jalouse d'elle, ou si peu: c'est parce que je n'en reviens toujours pas d'être aussi interchangeable, de n'avoir été pour lui pendant toutes ces années qu'une fille-Kleenex qu'on laisse se jeter elle-même à la poubelle le jour où on investit dans une nouvelle boîte.

Où mon moral remonte d'un cran

En surfant sur le Net cette nuit, j'ai découvert tout un forum consacré à l'univers de ma-série-préférée-que-je-traduis. Ca m'a fait d'autant plus bizarre qu'il a été mis en place par un fanzine auquel j'ai contribué comme traductrice bénévole en 95-96, quand il venait juste de se lancer. Je fais dans le retour aux sources en ce moment. Bref. Le sujet consacré aux citations préférées, dans lequel j'ai retrouvé une flopée de mes expressions personnelles (adaptation très libre du texte original) m'a particulièrement fait halluciner. Des gens me lisent. Mon style les fait marrer. Ils accrochent suffisamment à des histoires qui ne sont pas de moi, mais qui leur parviennent par ma voix, pour aller en discuter sur Internet. Waouh. Ca fait vraiment chaud au coeur. Et ça regonfle un peu mon ego en berne.

vendredi 1 septembre 2006

Devant "NCIS"...

Tout à l'heure j'étais à deux doigts d'envoyer ma fameuse lettre à l'Infâme Salaud. Remaniée et rallongée, elle se termine désormais par: "J'espère que le reste de ta vie sera à l'image de ta personne: lamentable". Ouaip, ça fait pas vraiment dans la dentelle. Et puis mon regard s'est posé sur l'heure, et je me suis rendu compte que NCIS allait commencer sur M6 - la saison 3 inédite. Donc je suis partie regarder. Et bien entendu je suis en train de me laisser attendrir, parce que cette série c'est l'Homme qui me l'a fait découvrir et que j'ai de bons souvenirs de nos soirées devant les deux premières saisons: lui vautré sur le canapé du fond en T-shirt manches courtes et boxer, pieds nus sur la table du salon, et moi allongée sur le canapé de devant, frileusement emmitouflée dans une couverture en polaire alors que je portais déjà un pyj en flannelle. Oh c'était rien d'extraordinaire, juste une de ces petites habitudes qui font le ciment d'un vieux couple - un de ces moments où on se sent parfaitement confortable et en sécurité avec l'autre.
Je sais que si j'envoie cette lettre, il la prendra comme une déclaration de guerre. Qu'il se mettra à dire du mal de moi à tout son entourage, y compris les gens qu'il sait que je vois encore. Qu'il s'arrangera pour me blesser et me rabaisser encore, soit dans une réponse immédiate et cinglante, soit quand nous serons obligés de nous revoir. Et je ne suis pas sûre de le supporter. Je n'ai pas envie de retourner le couteau dans la plaie; je voudrais juste oublier et passer à autre chose. Avoir assez de grandeur d'âme pour lui pardonner, assez de résilience pour m'en foutre ou assez de talent pour feindre l'indifférence.

Another kind of Nut

Je n'ai pas l'habitude de faire de la pub, mais pour une fois je ne résiste pas au plaisir de vous vanter les mérites de ma dernière découverte: la noix de lavage indienne. Aussi efficace qu'une lessive industrielle + un assouplissant, moins chère à l'usage, non polluante et produite dans le respect des lois du commerce équitable; que demander de plus? J'ai essayé, ça fonctionne réellement.

Explications détaillées sur le site:

www.lanoixdelavage.fr

Un drame de plus

La Smirnoff on Ice aux fruits rouges était une édition limitée, et on n'en trouve plus dans les magasins. Non seulement l'univers s'acharne sur moi, mais il me refuse la possibilité de me consoler comme je l'entends. C'est mal.Justifier

jeudi 31 août 2006

Pour tous les métalleux

Parce que ça m'a fait mourir de rire et qu'en ce moment c'est pas du luxe.
Faites passer...

HEAVY METAL Le chevalier arrive sur une Harley Davidson, tue le dragon, boit quelques bières et baise la princesse.
SPEED METAL Chevalier-tue-dragon-sauve-princesse-la-baise.
HARD ROCK Le chevalier arrive en short avec une casquette. La princesse se casse dégoutée.
BLACK METAL Le chevalier arrive, tue le dragon et boit son sang, sodomise la princesse et boit son sang, puis la sacrifie à Satan.
SYMPHONIC BLACK METAL La même chose mais en finesse.
HAIR METAL Le chevalier arrive avec une coiffure 80's, envoie un baiser à la princesse et se fait croquer par le dragon.
FOLK METAL Le chevalier arrive avec des amis flutistes et violonistes, le dragon s'endort, il sauve la princesse et l'épouse.
METAL-INDUS Le chevalier arrive en porte-jaretelle, fait des gestes obscènes au dragon, et se fait jeter hors du château par la sécurité.
DEATH METAL Le chevalier arrive, tue le dragon, baise la princesse et la tue.
BRUTAL DEATH Le chevalier arrive, tue le dragon, tue la princesse et la baise.
GOTHIC METAL Le chevalier arrive et tue le dragon. La princesse tombe amoureuse de lui, il l'épouse en grandes pompes, le roi lui donne son royaume, il est le héros du peuple, il se suicide sans qu'on sache pourquoi.
DOOM METAL Le chevalier arrive et se suicide. Le dragon mange son corps et la princesse.
GOTHIC METAL A CHANTEUSE Elle charme le dragon par son chant, arrive devant la princesse, lui pique sa robe, lui pique sa place et attend que le batteur de son groupe vienne la délivrer.
ALTERNATIVE METAL Le chevalier arrive, refuse de faire partie du système, dit « fuck you» à la princesse et repart.
VIKING METAL Le chevalier arrive en bateau, tue le dragon avec une hache à deux mains, le cuit, le mange, viole la princesse et brûle le château.
PROGRESSIVE METAL Le chevalier arrive avec une guitare et joue un solo de 26 minutes, le dragon se tue lui-même par ennui, le chevalier arrive près du lit de la princesse, joue un autre solo, la princesse s'enfuit et va chercher le chevalier heavy metal.
ATMOSPHERIC METAL Les écailles du dragon refètent la lumière de la Lune, la princesse est à son balcon et jette un regard mélancolique au loin, l'air souffle doucement dans les arbres de la forêt. Pas de chevalier.
GLAM METAL Le chevalier arrive en retard après s'être looké pendant 3 heures, entre pendant que le dragon se tord de rire à sa vue, vole le maquillage de la princesse et peint les murs du château en rose.
GRIND METAL Le chevalier arrive, crie quelque chose de parfaitement incompréhensible pendant 2 minutes et repart.
GORE METAL Le chevalier arrive, tue le dragon en répandant ses entrailles devant le château, baise la princesse et la tue, rebaise le corps mort, tranche son estomac pour en bouffer les tripes, rebaise la carcasse une troisième fois, brûle le cadavre et le rebaise une dernière fois.
NEO METAL Le chevalier arrive, il flippe quand il voit le dragon alors il reste devant les douves, en faisant des gestes obscènes à la princesse. Puis il repart dans la forêt se masturber.
TRUE BLACK METAL (à l'ancienne): Le chevalier arrive bourré, vomit dans les douves. Sacrifie la princesse et commence à draguer lourdement le dragon.
TRUE BLACK METAL (nouvelle vague): Le chevalier arrive et commence à expliquer au dragon qu'il n'a rien compris et qu'il est pas "evil". Il bute la princesse parce qu'elle l'a interrompu. Le dragon, exaspéré, le bouffe malgré ses bracelets à piques. Et pis, faut pas faire mal aux dames, non, faut pas. (on peut être dragon et gentleman, bigre)

mercredi 30 août 2006

Rumination, le retour

"Le temps guérit tout", m'a dit Etre Exquis tout à l'heure au téléphone. Sur ce point, je sais qu'il a raison, même si j'ai tendance à rester assez marquée (conditionnée?) par mes cicatrices. Serrer les dents et attendre que les jours s'écoulent l'un après l'autre en considérant chacun d'entre eux comme une petite victoire, un pas supplémentaire vers le bout du tunnel - c'est la seule tactique possible. Cela dit, la certitude que la douleur finira par disparaître ne l'atténue guère sur le moment.
"Tout se paye un jour", a ajouté Etre Exquis. Ca, j'en suis beaucoup moins convaincue - hélas. J'ai beau ne pas être vindicative, savoir que l'Infâme Salaud est condamné à se ramasser la gueule tôt ou tard me procurerait un certain apaisement. J'enrage de penser qu'il va s'en tirer une fois de plus, que son image de type épatant va rester intacte et que son entourage continuera à l'idolâtrer.
Sept ans de ma vie, bordel. J'ai perdu sept ans de ma vie avec quelqu'un qui se contentait de me laisser l'aimer sans donner grand-chose en retour. Parce que ça le flattait d'être adulé par une intello, lui qui complexait (à juste titre) sur ses propres capacités en la matière. Parce que c'était confortable de vivre, pour une fois, avec une fille qui non seulement s'assumait d'un point de vue financier, mais qui adorait le gâter. Parce que je ne lui réclamais pas d'enfant, pas de mariage, et que je le laissais libre de partir en stage quand il voulait. Bref, parce que j'étais une solution de facilité. Ce dont j'ai toujours eu conscience.
La question, c'est: comment ai-je pu être assez bête pour m'en contenter, moi qui suis d'un naturel tellement exigeant? Y'a pas à dire, l'amour ça rend stupide. Je ne veux même pas penser au nombre invraisemblable de neurones que j'ai dû flinguer en acceptant de n'avoir pas une conversation digne de ce nom en sept ans, en essayant de me mettre à son niveau quand il fallait lui expliquer quelque chose et en me retenant (les trois quarts du temps) de démonter ses arguments qui ne tenaient pas la route pour ne pas avoir l'air de le rabaisser.
Dans l'optique "voir le verre à moitié plein", j'ai tenté de faire une liste des choses positives qu'il m'a apportées, directement ou non. Et c'est affreux comme j'en ai trouvé peu. Mon appart'. Nos vacances à Vienne il y a deux ans. Je continue à chercher...
Hier pendant qu'on discutait chez Bapz, ma soeur m'a dit que j'avais, beaucoup moins qu'elle, la capacité à me satisfaire de situations médiocres. Sur le coup j'ai approuvé: oui, avec moi c'est tout ou rien; j'ai une idée bien précise de la façon dont les choses doivent être et si elles ne me conviennent pas parfaitement, je passe à d'autres dans l'espoir de trouver mieux. Puis en réfléchissant bien, j'ai réalisé que toute ma relation avec l'Infâme Salaud avait été pire que médiocre - commencée dans la honte et le remords, poursuivie dans l'ennui et la déprime, terminée dans le chagrin et l'humiliation. Faut vraiment que j'apprenne à mieux choisir mes batailles.

Ca ne coûte rien de rêver

Dans un monde idéal, j'aurais le courage de compiler tout ce que j'ai écrit il y a 9 ans après mon divorce et tout ce que je suis en train d'écrire sur l'Homme - pardon: l'Infâme Salaud. J'aurais aussi le talent nécessaire pour en faire un constat grinçant sur les illusions dont on se berce quand on se lance dans la vie de couple, et sur la façon dont la vie recadre la plupart d'entre nous. J'intitulerais l'ensemble "Deux couples" et je l'enverrais à un éditeur qui, charmé, le publierait dans les mois à venir. Des dizaines de milliers de gens se reconnaîtraient dans mon histoire. Je passerais mon temps à donner des interviews ironiques et spirituelles. "Elle" ferait une de ses couvertures avec une très belle photo en noir et blanc de moi et un titre dans lequel figurerait l'expression "nouveau phénomène littéraire". Je serais invitée dans des talk-shows intellos mais populaires (n'oubliez pas, on parle d'un monde idéal) où je descendrais l'Infâme Salaud avec distance et humour. Accessoirement, je toucherais des royalties fabuleuses qui me permettraient de faire le tour du monde et d'acheter un ravissant trois pièces dans le XIème arrondissement de Paris. Un acteur archi-célèbre (mais pas scientologue) tomberait amoureux de moi, et "Voici" publierait des photos volées de nous en train de roucouler sur un balcon du Château Marmont. Pendant ce temps, l'Infâme Salaud serait conspué par la France entière et abandonné par son entourage. Aucune fille ne voudrait plus le toucher même avec des gants Mapa. Et il n'aurait plus qu'à attendre la mort en ressassant l'erreur monstrueuse qu'il a commise.

O temps suspend ton vol...

Ces quelques jours chez ma soeur me font vraiment du bien, mais j'appréhende énormément de rentrer jeudi. Désormais, je serai seule à 500 km de tout le reste de ma famille. Et franchement pas au meilleur moment pour moi. A vrai dire, je crains de me sentir un peu abandonnée de tous. Je voudrais me rouler en boule dans un coin, m'endormir et ne me réveiller que quand je n'aurai plus mal au coeur, quand je me sentirai de nouveau combattive et un minimum sûre de moi, quand mon humeur ne s'amusera plus à faire des sinusoïdales. Je n'ai plus de courage, plus l'envie de rien. Juste pleurer et arrêter de ressentir.

mardi 29 août 2006

Sublimation

Quarante-huit heures passées à m'apitoyer sur moi-même, c'est bien suffisant. J'ai déjà perdu sept ans de ma vie à cause de ce débile mental, je refuse de perdre une seule journée de plus. Me venger, ça serait indigne de moi. Il faut bien qu'au moins un de nous deux reste classe dans cette histoire. Mon choix est fait: je serai Jennifer Aniston, avec l'avantage que la presse people ne me pourchassera pas pour essayer de me faire dire des horreurs sur Brad Pitt.
Ma tactique, ça va être la même qu'à chaque fois qu'un problème me prend gravement la tête: sublimation par la frénésie d'activité. Dès mon retour à la maison, je me renseigne pour recommencer le yoga et l'équitation. J'ai un Everest de boulot qui m'attend, et quand j'en serai venue à bout, je calerai un tas de week-ends prolongés dans mon planning des mois à venir (voire un voyage en solo, cf mon projet de vacances humanitaires qui auront en plus le mérite de me changer radicalement les idées). Il y a aussi l'album des USA à finir, un tas de photos diverses en attente, et ma soeur m'a réclamé de la déco à thème "jungle" pour la chambre de Cahouète.
Et puisque je me sens hideuse à côté d'Infâme Salaud et que le physique est objectivement le seul plan sur lequel il me dépasse, je vais me remettre au régime et y rester jusqu'à ce que j'aie perdu dix kilos. Je l'ai fait quand je voulais le conquérir, je peux bien le faire pour l'oublier. Les motivations purement esthétiques ne me suffisaient pas ces dernières années. Mais s'il s'agit de reprendre mentalement le dessus, ma volonté devrait être à la hauteur. Après tout j'ai arrêté de fumer du jour au lendemain sans aide, je peux bien semi-arrêter de manger. Je sais que le plus dur c'est toujours les deux premières semaines. Là ça fait déjà deux jours que j'ingurgite essentiellement du thé et que je vis les gargouillis incessants de mon estomac comme une victoire sur moi-même. Si la seule chose que je peux contrôler dans ma vie, c'est le nombre de calories que j'avale, et bien ça sera toujours ça de pris.

Rumination, la suite

Depuis deux jours, je ne pense qu’à ça.
Je me remémore des tas de détails qui s’éclairent brusquement, comme ces repas avec ses élèves auxquels il m’empêchait de l’accompagner sous des prétextes foireux. Je n’en reviens pas d’avoir été aussi aveugle, aussi bêtement confiante. J’aurais pourtant dû reconnaître les situations, les arguments qu’il utilisait pour se débarrasser de Martine à l’époque.
Les deux ou trois premières années de notre histoire, je vivais avec l’impression constante que j’étais sur le point de me prendre un retour de boomerang, d’être victime de la fameuse justice immanente si chère à ma mère. « Bien mal acquis ne profite jamais », « on ne construit pas son bonheur sur le malheur de quelqu’un d’autre », « s’il a trompé sa femme avec moi, qu’est-ce qui l’empêchera de me tromper avec une autre ? », etc. J’étais à peu près sûre que je ne pouvais pas m’en tirer à si bon compte après avoir fait une saloperie pareille. Puis le temps a passé, notre relation s’est consolidée (me semblait-il), et j’ai fini par y croire vraiment. Oui, j’allais rester avec cet homme jusqu’à la fin – et du coup, sans excuser ce que j’avais fait, ça le justifiait en grande partie, puisqu’il était réellement mon Autre.
Arf arf arf.
Alors d’accord, je mérite ce qui m’arrive. Je ne vais même pas contester ce point.
Et puis… Toutes ces années passées à me rengorger de ne jamais m’être fait plaquer ni tromper, à me dire en mon for intérieur que quand même, les autres filles ne savaient pas y faire ou n’étaient pas très malignes… J’ai péché par orgueil, je suis punie dans mon orgueil. Là encore, je m’incline devant la logique des choses.
N’empêche que.
Je ne sais pas ce qui l’emporte de la colère ou du chagrin d’avoir été trahie de la sorte. J’ai passé les quatre dernières années à assumer l’essentiel de nos frais communs pour qu’il ne soit pas obligé de prendre un deuxième boulot et qu’il puisse se consacrer entièrement à l’aïkido. J’ai continué à lui faire des cadeaux jusqu’à la fin, et ça n’a pas eu l’air de le gêner. Il n’a pas beaucoup insisté non plus quand je lui ai dit, dans un élan de magnanimité, qu’il pouvait garder tout ce que j’avais acheté dans la maison. A part ça, il jouait les types désintéressés. Si encore c’était le seul point sur lequel je me sois trompée… Mais non : j’avais absolument tout faux en ce qui le concerne. Je le croyais dépourvu d’ego ; il faisait juste semblant. Je le croyais franc et sans détour ; il m’a manipulée en beauté pendant des mois.
Ce qui m’attriste le plus, c’est que tant que je pensais notre rupture due à l’usure du quotidien ou quelque chose dans le genre, je pouvais me dire que cette histoire avait quand même valu la peine d’être vécue, que je ne regrettais rien, que j’avais fait un bout de chemin avec un type génial et que c’était toujours ça de pris. Maintenant, j’ai l’impression d’avoir perdu sept ans de ma vie avec quelqu’un que je ne connaissais pas, un menteur, un lâche et un faible – trois trucs que je déteste par-dessus tout.
Mais le pire, c’est que c’est à moi que j’en veux. D’avoir dérogé à mes propres règles morales pour un connard pareil. D’avoir laissé mes hormones me convaincre que nous étions parfaitement complémentaires. D’avoir accepté qu’il m’impose ses règles. De ne pas m’être révoltée quand à chacun de nos désaccords, il nous faisait passer, lui pour un martyr bien brave de me supporter et moi pour une harpie invivable. De l’avoir laissé piétiner l’estime de moi que j’avais tant peiné pour acquérir. De m’être persuadée que j’étais indigne de son amour. Et surtout – d’en être encore persuadée quelque part au fond de moi, même aujourd’hui, même en sachant ce que je sais désormais. Oui, je mérite ce qui m’arrive. Pas parce que j’ai jeté mon dévolu sur un homme marié, mais parce que j’ai été trop nulle pour le retenir.

lundi 28 août 2006

Rumination

Quand je pense que je lui ai laissé tous les meubles, tout le linge, toute la déco que j'avais achetée pour sa maison. Plus la clim que j'avais financée à moitié alors que je viens de crever de chaud pendant deux mois dans mon appart sous les toits. Plus mon ancien ordi portable que j'aurais pu revendre ou donner à quelqu'un d'autre, et mon PC qui est pourtant inscrit à l'actif de mon activité professionnelle. Parce que je sais qu'il est toujours un peu juste financièrement et que j'avais peur qu'il rame sans moi. Résultat: cet été, il s'est trouvé un job super bien payé et au black dans un club de plongée de la région. Et je n'avais vraiment aucune, mais alors aucune, raison de lui faire une fleur. Trop bonne, trop conne.
Je suis pas quelqu'un de rancunier à la base, mais j'avoue que depuis hier je ressasse un certain nombre de scénarios de vengeance.

dimanche 27 août 2006

Lettre à l'Homme

[Je viens de découvrir que mon ex sortait avec une de ses élèves, probablement depuis bien avant notre séparation. Dans le train qui m'emmenait à Toulouse pour fêter les 60 ans de mon père et accessoirement me faire dorloter par ma famille, j'ai écrit la lettre suivante. Que j'hésite à poster parce que d'un côté, je voudrais jouer l'indifférence méprisante, mais de l'autre, ça me révolte qu'il s'en tire encore avec son image de type parfait intacte.]

Imaginons un homme, prof de son métier, qui vit en ménage avec une femme (que nous appellerons Légitime) depuis plusieurs années. Les choses ne vont pas très bien entre eux. Légitime n’est pas heureuse parce que l’Homme n’est pratiquement jamais à la maison, parce qu’il refuse de faire le moindre sacrifice pour elle, parce qu’il faut toujours que les choses soient faites à sa façon ou pas faites du tout, parce qu’elle est loin d’être sa priorité numéro un, etc. Du coup, Légitime déprime, fait la tête et devient désagréable avec l’Homme. Mais au lieu de se remettre en question, celui-ci se réfugie dans les bras d’une de ses élèves qui partage sa passion et le regarde comme s’il était la huitième merveille du monde. Il rentre de plus en plus tard, parle de moins en moins à Légitime et l’incite à vivre sa vie de son côté. Pour autant, il n’a pas le courage de rompre avec elle : il ne faudrait surtout pas qu’il passe pour un salaud aux yeux de son entourage, lui qui se donne tant de mal pour cultiver son image de type super droit et moralement supérieur aux autres. Donc, quand Légitime n’en pouvant plus de son indifférence lui demande s’il a quelqu’un d’autre et s’il veut qu’elle parte, il répond : « Non, non » sans la regarder en face. Il n’a pas la correction d’assumer son choix et de lui rendre sa liberté. Au lieu de ça, il la laisse s’échiner pendant des mois, faire tous les efforts possibles et imaginables pour le reconquérir. Si bien qu’elle finit par partir d’elle-même. En culpabilisant comme une folle d’avoir été trop nulle pour retenir cet homme parfait, et en restant le plus digne possible pour ne pas qu’il se sente mal de lui faire du mal.
Elle te dit quelque chose mon histoire ?
Il y a six ou sept ans, Légitime c’était Martine et l’Autre c’était moi. Aujourd’hui, je suis à peu près certaine que tu rejoues la même pièce en ayant juste changé les actrices. Et si c’est ça… Je n’ai pas de mots pour te dire à quel point je te trouve minable – et à quel point je me trouve conne. Tous les indices étaient là. Je les ai vus. Mais en l’absence de preuve formelle, j’ai choisi de t’accorder le bénéfice du doute. Pour une fille intelligente, c’est fou ce que je peux être naïve parfois. Je regrette de n’avoir pas été plus lucide dès le début. Si j’avais su quel vide intellectuel et affectif se cachait derrière cette belle petite gueule, j’aurais fui à toutes jambes. Les Américains ont un proverbe qui dit « Once a cheater, always a cheater » - en substance : qui a trompé une fois trompera toute sa vie. Comme quoi, ils ne racontent pas que des conneries. Enfin l’avantage, c’est que les sentiments que j’avais encore pour toi viennent de se muer en un solide dégoût qui me protègera contre toute rechute éventuelle.
Quelque part, il y a une justice karmique là-dedans. Ce que j’ai fait à une autre dans le passé, une autre me le fait aujourd’hui. Je l’ai sûrement bien mérité. Mais… Et toi ? Qui te fera payer le mal que tu fais par égoïsme et par lâcheté congénitale ?

samedi 26 août 2006

Une liste de choses que je ne sais pas ou plus faire

Je ne sais pas me forcer à faire des choses dont je n'ai pas envie.
Je ne sais pas feindre les sentiments que je n'éprouve pas.
Je ne sais pas réprimer les sentiments que j'éprouve.
Je ne sais pas être constante.
Je ne sais pas maîtriser mes sautes d'humeur.
Je ne sais pas me taire quand il le faudrait.
Je ne sais pas dire ce que les autres voudraient entendre.
Je ne sais pas vivre à deux sans me sentir prisonnière.
Je ne sais pas faire dans la tiédeur sereine.
Je ne sais pas exprimer mon amour d'une manière autre que sexuelle.
Je ne sais plus me projeter dans l'avenir.
Je ne sais plus ouvrir mon coeur de peur qu'on me fasse mal.

Je veux juste être seule, je veux juste être seule, je veux juste être seule...

Ce midi j'ai craqué...

...Et dit à Captain qu'il valait mieux qu'il rentre chez lui. Nous revenons à l'instant de la gare où nous avons échangé son billet de mercredi contre un autre pour demain. Aujourd'hui eût été préférable, mais il ne restait pas de places.
Je m'en veux terriblement. Je sais que je suis en train de lui faire ce que l'Homme m'a fait il y a quelques mois. Les circonstances ont beau être différentes, le résultat est le même: une personne qui a mis tout son coeur dans une relation se fait jeter sans aucune raison valable, bien qu'ayant déployé des trésors de patience et de bonne volonté. Je ne comprends pas ma réaction de rejet viscéral. Je peux en lister certaines composantes, mais leur somme n'explique pas tout. En tout cas si je me suis réellement lancée dans cette histoire pour remonter ma self-esteem, c'est râpé à 110%. Non seulement je me trouve toujours aussi nulle, mais en plus, je me rends compte que je peux encore être injuste, capricieuse et cruelle comme à 20 ans. Quinze ans de travail sur moi envolés en quelques jours. Va falloir que je me résigne: ma foutue cyclothymie me pourrira sans doute la vie jusqu'au bout.
En attendant, Captain est dans la pièce d'à côté, probablement très encombré de lui-même. Comme je l'ai fait quand j'étais à sa place, il prend sur lui pour rester calme et ne rien laisser paraître - parce que bon, le reste étant déjà paumé, autant conserver au moins sa dignité (du moins, ça a été mon raisonnement à l'époque). J'aimerais lui dire combien je suis désolée, mais je ne vois pas trop à quoi ça servirait. Je voudrais surtout qu'il sache que ça n'est pas lui mais moi que cette fin en queue de poisson remet en cause, qu'il n'aurait rien pu faire pour que les choses se passent différemment et que ça ne change rien à ses qualités. Mais lui tenir ce genre de discours serait insupportablement hypocrite de ma part. Donc, je vais me taire comme l'Homme s'est tu... Marrant: d'un coup, je le comprends beaucoup mieux. La vie n'a décidément pas fini d'être ironique.

vendredi 25 août 2006

Mayday

Je ne peux pas.
Je ne peux plus.
Trop de pression, trop de gens qui me font sentir que Captain est quelqu'un de bien, de spécial, et qu'il ne faut surtout pas que je me plante avec lui. D'autant que je lui ai déjà fait beaucoup de mal sans le vouloir il y a dix ans. Et ça ne fait qu'amplifier mes propres craintes de ne pas être à la hauteur de ce qu'on attend de moi. Je ne suis plus une personne, je suis une fonction: petite amie de Captain. Or les fonctions, c'est pas pour moi. Les responsabilités, affectives ou autres, non plus. J'ai foiré toutes mes relations jusqu'ici, pourquoi en irait-il différemment cette fois? Je ne suis pas faite pour être en couple. Je n'ai rien à donner sinon une conversation pas totalement inintéressante et un enthousiasme assez débordant pour les choses du sexe. Ma rupture avec l'Homme a cassé quelque chose en moi. Je n'ai plus envie d'essayer, plus envie de m'emballer pour une relation qui à plus ou moins long terme se terminera forcément dans la souffrance et dans les larmes. Plus envie d'investir mon précieux petit coeur déjà brisé et recollé je ne sais plus combien de fois. Bien sûr j'ai toujours besoin d'amour, comme tout le monde. Ma famille et mes amis y pourvoieront très bien. Pour le reste... Je refuse de m'infliger de nouveau à quelqu'un qui ne mérite pas d'avoir sa vie pourrie par une emmerdeuse (même s'il me dit qu'il est capable de faire ses propres choix). Je refuse de prendre le risque que quelqu'un avec qui j'ai essayé de construire quelque chose pendant des années décide à nouveau, sans que j'y puisse ou y comprenne rien, qu'il ne m'aime plus. Et un doute affreux me vient. Est-ce que je ne me suis pas jetée dans cette histoire juste parce qu'après ma rupture avec l'Homme, je me sentais nulle et absolument plus désirable, et que j'avais besoin qu'on me regarde encore comme si j'étais la huitième merveille du monde? Si c'est le cas, j'ai l'excuse de l'inconscience - je ne suis ni assez calculatrice ni assez cynique pour avoir fait un truc pareil sciemment -, mais ça n'en demeure pas moins affreux. Pas plus tard qu'avant-hier soir, je disais à Captain que je préfère souffrir moi plutôt que de faire souffrir les gens que j'aime, parce que j'ai tendance à me remettre assez facilement des coups durs alors que mes remords continuent toujours à me hanter. Je crois que je viens d'en prendre pour un petit moment de culpabilité... Mais je ne peux pas. C'est aussi simple que ça. Il arrive trop tard, et je m'en veux d'avoir été le chercher. Si c'était à refaire, je n'enverrais pas cette foutue lettre.

lundi 21 août 2006

Rite of passage

L'avantage de tester pour la première fois l'épilation du maillot brésilien à la cire, un lundi matin au saut du lit après avoir dormi moins de cinq heures, c'est qu'on est immédiatement réveillée. Très, très réveillée. Et prête à battre le record du nombre de "putaiiiiiin!" enchaînés presque sans discontinuer en l'espace de cinq minutes. Heureusement, la gentille esthéticienne avait dû en voir (et en entendre) d'autres; elle ne l'a pas pris pour elle.
A la fin, j'ai même pas osé examiner le résultat. Trop peur de ressembler à un poulet fraîchement plumé. Je sais, la comparaison n'est pas très glamour. Mais le processus ne l'était pas non plus. Jusque là, y'a que mon gynéco qui m'avait vue dans cette (non-)tenue et dans cette position. Et il me fait moins mal, et il est remboursé par la Sécu. Les trucs qu'on s'inflige au nom de l'amour, quand même... Ah nan, c'est pas vraiment au nom de l'amour en fait :)

samedi 19 août 2006

Hâte, hâte, hâte

Captain est en train de rentrer d'Espagne et sera chez moi lundi soir pour une dizaine de jours. Je ne tiens plus en place. J'ai une liste d'activités prévues longue comme mon bras, un emploi du temps verrouillé quasiment à la minute près (mais je ferai semblant d'être super cool, c'est promis; d'ailleurs j'ai tout inscrit au crayon papier sur mon agenda au cas où y'aurait besoin de permuter, hé hé hé). Ca fait déjà un mois que je peaufine la déco de l'appart, ce que j'aurais fait de toute manière maintenant que j'y habite, mais pas forcément aussi vite et de manière aussi pointilleuse. Après sept semaines de canicule et une semaine de vent/pluie, le temps est enfin idéal - chaud mais pas trop, avec juste un souffle de vent par-ci par-là. En plus l'Homme est parti en stage ce matin pour la semaine, donc je n'ai même pas à craindre de le croiser dans les rues de mon village. Et mes parents s'en vont incessamment sous peu eux aussi, ce qui m'évitera de me poser la question "je le leur présente déjà ou j'attends quelques mois de plus?". Bref, les conditions idéales sont réunies pour une chouette parenthèse en amoureux, d'autant que je suis d'une humeur, euh, assez torride pour rester polie :) J'espère que Captain s'est bien reposé pendant ses trois semaines à glander en Andalousie parce qu'il risque de pas dormir beaucoup...

vendredi 18 août 2006

J'aime pas Castorama

D'abord parce qu'on n'y croise que des couples ou des hommes seuls, ce qui tend à perpétuer le cliché de la nana incapable de faire quoi que ce soit de ses dix doigts dans une maison hormis le ménage et la bouffe.
Ensuite parce que toutes les jolies poignées de porte n'existent qu'en entraxe 195 alors qu'il me faut du 165, bordel!
Enfin, parce que venue pour acheter, donc, une poignée de porte et un pot de peinture acrylique turquoise, je suis repartie avec un tas de conneries supplémentaires parmi lesquelles un cadre photo rouge et or et un coussin de sol en velours havane. Je pensais qu'il n'y avait pas grand risque que ma serial-shoppingite récidive dans une grande surface de bricolage: je me trompais.

mercredi 16 août 2006

Your signature strengths

Long et réservé aux anglophones, mais super intéressant:
http://www.authentichappiness.sas.upenn.edu/tests/SameAnswers_t.aspx?id=310

Your Top Strength
Curiosity and interest in the world
You are curious about everything. You are always asking questions, and you find all subjects and topics fascinating. You like exploration and discovery.
Your Second Strength
Judgment, critical thinking, and open-mindedness
Thinking things through and examining them from all sides are important aspects of who you are. You do not jump to conclusions, and you rely only on solid evidence to make your decisions. You are able to change your mind.
Your Third Strength
Appreciation of beauty and excellence
You notice and appreciate beauty, excellence, and/or skilled performance in all domains of life, from nature to art to mathematics to science to everyday experience.
Your Fourth Strength
Social intelligence
You are aware of the motives and feelings of other people. You know what to do to fit in to different social situations, and you know what to do to put others at ease.
Your Fifth Strength
Bravery and valor
You are a courageous person who does not shrink from threat, challenge, difficulty, or pain. You speak up for what is right even if there is opposition. You act on your convictions.

Les 24 "signature strengths" possibles se répartissent en 6 catégories:
*Wisdom and knowledge: Curiosity, Love of learning, Judgment, Ingenuity, Social intelligence, Perspective
*Courage: Valour, Perseverance, Integrity
*Humanity and love: Kindness, Loving
*Justice: Citizenship, Fairness, Leadership
*Temperance: Self-control, Prudence, Humility
*Transcendence: Appreciation of beauty, Gratitude, Hope, Spirituality, Forgiveness, Humour, Zest

3/5 en "Wisdom & Knowledge" et rien en "Temperance"... Quelle surprise :)
Plus étonnant: rien en "Justice" et 1/5 en "Transcendence"

dimanche 13 août 2006

Instant surréaliste

Si quelqu'un m'avait dit il y a quinze ans qu'un jour de l'été 2006 je serais debout dans une cuisine entre Astral et Tidav' en train de surveiller la cuisson d'un pot-au-feu, je l'aurais soupçonné d'avoir abusé du Grilladin.

Ca commence...

Mes parents viennent de m'appeler pour m'annoncer qu'ils seront à Toulouse le 28 et que c'est là-bas qu'ils fêteront les 60 ans de mon père. Ils m'ont bien entendu proposé de me joindre à eux, mais Captain sera là pendant cette période et je trouverais un peu prématuré de l'emmener chez ma frangine pour un week-end alors qu'officiellement je suis toujours célibataire.
Je ne suis pas spécialement portée sur les célébrations à date imposée, mais cet "incident" marque la fin d'une époque. Le 22 septembre, mes parents quittent l'appart dans lequel j'ai passé mon adolescence, et la ville où je suis revenue m'installer pour eux après mon retour des Etats-Unis. Ils vont emménager dans une maison qui ne sera jamais chez moi, à côté de ma soeur qui, elle, a eu le bon goût de se reproduire.
Depuis le temps qu'ils en parlent, j'ai eu le temps de me faire à cette idée et de surmonter mon sentiment puéril d'abandon. Mais ma vie privée a déjà été pas mal chamboulée cette année sans que j'y puisse rien, et je commence à saturer. Ne parlons même pas de Neveu n°2, alias Cahouète, qui doit également faire son entrée en scène la deuxième quinzaine de septembre. S'il ressemble à son frère aîné au même âge, c'est parti pour cinq ans de rigolade.

samedi 12 août 2006

Mon idée de la décadence


Vautrée sur Georges (mon lit), mater des épisodes de Gilmore Girls sur Oscar (mon ordi portable) jusqu'à 3h du matin en mangeant un mini Mars glacé après m'être lavé les dents, sous l'oeil attentif de Coraline (mon armoire).
Trop rock n'roll je suis.

vendredi 11 août 2006

I call it bliss

Je suis une obsédée des listes et des bilans réguliers. A la fin de chaque année, je procède à une sorte d'inventaire de ma vie pour m'assurer que tout va bien et, dans le cas contraire, prendre les mesures nécessaires pour y remédier. Nous sommes à peine en août et je me dis déjà que la récap 2006 va être beaucoup plus longue que d'habitude.
Ces sept derniers mois:
- J'ai arrêté de fumer du jour au lendemain après plus de 17 ans à un demi-paquet par jour en moyenne
- Je me suis séparée de la personne qui partageait ma vie depuis presque 7 ans (et qui était censée continuer jusqu'à la fin)
- Je me suis fait un fabuleux road trip dans l'ouest américain avec mes gens que j'aime
- J'ai acheté une voiture neuve, avec mes sous, pour la première fois
- J'ai démarré une nouvelle histoire d'amour pas trop banale
Et je ne parle que des grands chamboulements visibles de l'extérieur. A l'intérieur, je continue à être en perpétuelle mutation. Je pense que globalement, je m'améliore. Certains de mes défauts sont là pour rester - je serai toujours cyclothymique, maniaque et velléitaire ; d'autres s'estompent peu à peu - je ne suis plus asociale, j'ai renoncé à considérer toute relation humaine comme un jeu de pouvoir et mon matérialisme rampant a baissé de quelques crans.
La suite des événements n'a jamais été aussi ouverte. C'est bien la première fois de ma vie que j'ai si peu d'entraves (et à la base, j'ai toujours évité de m'en créer). Que je peux être/faire absolument tout ce que je désire. Qu'est-ce que je désire? Bonne question. Beaucoup de choses contradictoires entre elles, me semble-t-il. Je me suis donné jusqu'à la fin de l'année pour m'habituer à ma nouvelle situation et décider du cap à prendre.
D'ici là, je continuerai à vivre en ermite dans ma grotte-duplex rose bonbon. J'adore passer du temps avec les gens que j'aime, mais j'éprouve aussi une vraie jouissance à être seule, juste reliée au monde par Internet (c'est déjà énorme, toutes ces présences accessibles par un simple clic). Il y a dans ma tête un univers peuplé - entre autres mais pas seulement - de trolls à péage, de motards invisibles, de Père Noël dur en affaires qui sponsorise Coca. A côté, le monde du dehors me paraît bien fade.

jeudi 10 août 2006

Ma nouvelle excuse à tout faire

"C'est pas ma faute si je suis nombreuse"

Backlash

Hier, je suis passée chez l'Homme pour imprimer le bouquin dont je venais de finir la trad. Pendant que j'attendais devant l'ordi que mes quelques centaines de feuillets finissent de sortir, il a proposé de me montrer les photos qu'il avait prises à sur le bassin d'Arcachon ce week-end, et il s'est penché sur moi pour ouvrir son dossier dans "mes images". Et là, je sais pas... La proximité physique, la vue de son profil qui m'a toujours fait craquer... Brusquement j'ai eu envie de me serrer contre lui et de me mettre à pleurer. Tant d'histoire partagée et de familiarité - tant d'attirance qui ne s'en va pas... Ma tête sait qu'on n'a absolument rien à faire ensemble, qu'à la limite les six ou sept ans passés étaient sans doute une erreur. Mes foutues hormones, en revanche, ne veulent rien entendre. Elles se fichent qu'on n'ait pas du tout été sur la même longueur d'onde sexuellement. Il y a en l'Homme quelque chose qui me tord le ventre à chaque fois. Et je sais que mon coeur n'est pas dans mon ventre, que confondre les deux serait une aberration absolue. Mais je me demande si je suis programmée pour fonctionner à autre chose qu'au désir brut. Si, à long terme, je suis capable d'aimer quelqu'un "juste" parce qu'on a les mêmes valeurs, qu'on peut parler de tout ensemble, qu'il me touche à un point inexprimable, me traite comme si me rendre heureuse était la mission la plus importante de son existence et que nos nuits sont, pour paraphraser Jeanne Cherhal, passablement érotiques. J'ai une confiance absolue en Captain. J'aimerais pouvoir en dire autant de moi.

mercredi 9 août 2006

Moments de blonditude

- Dimanche soir, en rentrant à Paris un peu claquée du week-end, j'aperçois une moto qui semble rouler toute seule sur la bretelle voisine du périph. L'espace d'une seconde, je me dis: "Mince alors, c'est l'homme invisible ou il porte juste une combinaison caméléon?" Puis je réalise que la moto est tractée par la voiture de devant.

- Hier, j'allume la télé pour jeter un coup d'oeil aux infos le temps de manger. Je tombe sur une assemblée de bonshommes pas bien beaux genre petits et rondouillards, apparemment coiffés de grands chapeaux pointus. La première pensée qui me traverse l'esprit, c'est: "Tiens, un congrès de nains de jardin". En fait il s'agissait d'un sommet diplomatique pour traiter de la question libanaise, et ce que j'avais pris pour des chapeaux, c'était les drapeaux des pays participants qui pendouillaient au bout de leur hampe.

lundi 7 août 2006

Pas impressionnée du tout

Depuis le temps que j'entends les blogueuses belges parler de Flair, je me suis sentie obligée d'acheter le numéro en cours samedi lors de mon bref passage à La Panne. Honnêtement les filles, j'ai pas été impressionnée. La lectrice de la semaine est encore plus moche une fois relookée qu'au naturel. La maquette fait franchement amateur, le contenu est assez superficiel. Un truc m'a bien fait rire quand même: dans les pages "nouveautés du début", un entrefilet présente la couette en duvet d'oie anti-moustiques. Il faudra m'expliquer en quelle saison il fait simultanément assez froid pour avoir besoin d'une couette et assez chaud pour redouter les piqûres de moustique. Une saison exclusivement belge, peut-être?

La vie de mes pieds



Ce week-end, après avoir chopé des ampoules monstrueuses en marchant vendredi soir dans les rues du XIIème arrondissement de Paris pour aller au resto avec Jean-Claude et Brigitte, mes pieds se sont délassés en foulant le sable délicieusement fin et humide de la plage de La Panne (Belgique) samedi après-midi, avant de faire une brève apparition au casino de Dunkerque pour l'apéro. Le dimanche, ils ont assisté à un sympathique concert de plein air en tongs (car impossible d'enfiler des chaussures fermées), à Saint-Pol-sur-Mer, avant de prendre un avion bondé ce matin pour redescendre dans le sud. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils ne se sont pas ennuyés.

Ci-contre: mes pieds en compagnie d'un crabe belge mort.

mercredi 2 août 2006

Il faut bien passer le temps...

Quand je suis coincée dans une file d'attente qui n'avance pas à la caisse de Carrefour, j'ai deux activités favorites: ranger les paquets de chewing-gum bien droit dans les têtes de gondole, et deviner le style de vie des gens d'après le contenu de leur chariot. Je ne suis sûrement pas la seule. Si quelqu'un, tout à l'heure, avait prêté attention au contenu de mon panier (2 cartes postales, 1 pack de Smirnoff on Ice aux fruits rouges, 1 barquette de carottes râpées et 1 de taboulé, 4 plats traiteur individuels et 1 boîte de sablés à la confiture), il se serait sûrement dit que j'étais: célibataire, gourmande et feignasse. Et honnêtement, il aurait eu un portrait assez juste de la bestiole :)

Echange de textos à but sous-vestimentaire

Moi: C'est pas toi qui avais acheté un Playtex? Je suis en train d'en essayer un. J'ai jamais rien porté d'aussi moche. Ni d'aussi confortable.
Autre Moi: C'est exactement ça.
Moi: Bon ben je le prends. Pourvu que j'aie pas d'accident avec...
Autre Moi: T'es con lol
Moi: Faut se résigner: on est des mémés. Mais des mémés avec des seins bien soutenus.

mardi 1 août 2006

Pour le meilleur et pour le pire

Ce week-end, j'ai récupéré un paquet de photos en noir et blanc de ma famille maternelle, qu'un de mes oncles a eu la bonne idée de scanner. Ma soeur et moi avons eu un coup de coeur pour celle-là. Je trouve que mes grands-parents ressemblent à des stars de cinéma là-dessus : Humphrey Bogart et Lauren Bacall, au moins :) Il y a très longtemps, j'étais tombée sur des lettres qu'ils se sont écrit pendant la guerre; elles m'avaient bouleversée. Ils s'aimaient si fort ces deux-là! Ma grand-mère n'avait pas soixante ans quand elle a "attrapé" la maladie d'Alzheimer. Elle a vécu ainsi pendant encore dix ou douze ans. A la fin, elle était grabataire, une pauvre morte-vivante dans laquelle il ne restait pas la moindre parcelle de l'intellectuelle brillante qu'elle avait été. Et bien mon grand-père a toujours refusé de la placer dans un établissement spécialisé; il s'est occupé d'elle lui-même jusqu'au bout. Rien que pour ça et malgré tous les défauts qu'il pouvait avoir à côté, c'est mon héros.

dimanche 30 juillet 2006

Le week-end n'a pas été fantastique pour tout le monde

David Gemmell est décédé vendredi matin de complications postopératoires. Il avait à peine 57 ans et aura donné à la fantasy plusieurs cycles majeurs, dont "La légende de Druss". Je l'avais rencontré une fois, lors d'une sauterie entre gens du métier. Nous discutions en petit groupe de Spiderman, le film, qui venait juste de sortir, et j'ai dit que je n'avais pas du tout aimé. Il m'a toisé du haut de ses deux mètres, avec sa gueule hallucinée à la Jack Nicholson, et a aboyé que c'était un avis absurde ou quelque chose du genre. Honnêtement, je n'ai rien osé ajouter. Mais selon les gens qui l'ont bien connu, c'était un type formidablement humain, et aucun de ses (très) nombreux lecteurs ne peut douter que c'était un grand écrivain. RIP Dave.

Porc-épic comestible


Elle est pas jolie notre pastèque-apéro? Si jamais Emma rate l'examen du barreau et que j'en ai vraiment ras-le-bol de l'heroïc fantasy, on pourra toujours se recycler en traiteurs ou en organisation d'événementiel :)

J'ai une vie difficile

Premier chagrin d'amour

Hier soir, mon neveu Attila (5 ans, 1m04) a eu le coup de foudre pour ma petite-cousine Emma (21 ans, 1m70). Apprenant que non, il ne pouvait pas déménager à Lyon pour vivre près d'elle, et qu'en plus elle avait déjà un copain depuis 2 ans, il est parti en boudant et en grommelant: "Puisque c'est comme ça, je tomberai plus jamais amoureux de personne".

jeudi 27 juillet 2006

Gold anniversary

Demain après-midi je pars à Lyon, où mon oncle et ma tante préférés fêtent leurs 50 ans de mariage ce week-end. Comme mes amis, ma famille est éparpillé un peu partout à travers la France; je trouve ça assez frustrant. On n'a plus fait de grande réunion depuis l'enterrement de mon grand-père en janvier 2002. [Ici, je m'interromps pour repenser avec nostalgie aux grandes tablées bruyantes de mon enfance.] Ca me fera plaisir de revoir une partie de la "cousinerie" (comme on l'appelle Frou et moi) dans des circonstances plus heureuses - et un peu moins plaisir de devoir expliquer pourquoi l'Homme n'est pas avec moi, mais bon...

Je ne peux même pas imaginer l'abnégation nécessaire pour passer un demi-siècle avec la même personne. Mon oncle et ma tante s'en sortent bien; le respect et la tendresse visible qu'il y a entre eux après toutes ces années me font toujours envie. Mais bon, pour avoir une chance de rester mariée 50 ans, il faudrait que je chope le premier gars qui passe dans la rue, que je le traîne à la mairie dans la foulée et que je commence à prendre sacrément soin de ma santé... Ah vi, puis il faudrait aussi que je subisse une lobotomie :)

Projets d'activité pour la rentrée

Par ordre de préférence décroissant:
- Reprendre l'équitation
- Recommencer le bénévolat
- Me réinscrire au CNED en allemand ou en italien
- Passer mon permis moto
- Prendre des cours de couture
Mais là pour l'instant avec la canicule, je n'avance sur rien - ni mon boulot, ni mes activités perso :( Ca ira peut-être mieux à partir de lundi, quand Captain sera en Espagne pour trois semaines - et que je récupèrerai toutes les heures qu'on passe au téléphone chaque jour.

mardi 25 juillet 2006

Et quoi que j'apprenne, je ne sais pas...

Je viens de passer chez l'Homme parce que j'avais besoin d'imprimer un bouquin. 500 pages, ce qui nous a fait un peu de temps pour discuter pour la première fois depuis... pfiou, longtemps. J'en ai profité pour caser dans la conversation que j'avais un nouveau chéri, sans donner de précisions à part le fait qu'il vivait loin. "Genre en Vendée?" m'a lancé l'Homme avec un sourire narquois, car il était tombé sur une carte postale oblitérée là-bas la dernière fois qu'il a gardé mes chats en mon absence et relevé ma boîte aux lettres. "Même pas", ai-je répondu. Et on en est restés là.
Ca ne devrait pas me toucher qu'il s'en foute. Je sais qu'après notre séparation, il a été voir Christine pour en discuter avec elle; je supposais donc que ça le travaillait un minimum. Je n'ai aucune envie de me remettre avec lui, et je considère même qu'il m'a rendu service en provoquant notre rupture. Mais ça me fait tout drôle de penser qu'il s'est détaché de moi aussi vite et aussi complètement. Comme si je ne valais même pas un petit pincement au coeur rétrospectif, comme si ce qu'on a vécu ensemble n'avait pas assez compté pour qu'il nourrisse quelques regrets/remords. Oh, je sais ce que vous allez penser: je suis gonflée de rouspéter alors que moi, je suis déjà raide dingue de quelqu'un d'autre. Mais ça ne m'empêche pas de continuer à aimer l'Homme quelque part - de la même façon que j'aimerai toujours Etre Exquis différemment d'un "simple" ami.
Bref. Tout mon entourage est au courant désormais, et à part ma frangine, personne n'a osé me faire remarquer que je m'étais recasée archi-rapidement. Il ne reste plus que mes parents à prévenir. Mon père m'ayant dit lors de notre première conversation live après ma rupture: "Oh, je me fais pas de souci pour toi, tu resteras pas seule longtemps", j'imagine qu'il ne sera guère étonné.

dimanche 23 juillet 2006

Jusqu'à l'horizon et au-delà

Parce que la canicule m'empêche de bosser et que mon retard prend des proportions épiques, j'ai décidé d'inverser mon rythme de vie jusqu'à la fin de l'été. Hier, j'ai donc commencé ma journée de travail à 21h et l'ai finie à 2h du mat'. Puis je suis montée dans ma chambre pour bouquiner ("Eleven on top" de Janet Evanovich). Vers 3h30, après avoir mis ses joueurs dehors, Captain m'a appelée. J'ai éteint la lumière et me suis couchée dans le faisceau du ventilateur que je venais d'acheter exprès. Et comme toujours quand je parle avec Captain, je n'ai pas vu le temps passer. A un moment, j'ai réalisé que le ciel pâlissait et que les oiseaux commençaient à gazouiller. Je me suis mise à genoux sur mon lit, j'ai ouvert la fenêtre et regardé le jour se lever avec la voix de mon amoureux qui chuchotait dans mon oreille. Dehors, l'aube ressemblait à une promesse. A la fin du mois prochain, c'est allongés l'un contre l'autre que nous passerons nos nuits blanches. Au printemps, nous marcherons ensemble dans les rues de Prague. Après ça... Qui sait? Nous avons tout le temps du monde devant nous.

samedi 22 juillet 2006

Portrait érotique

[Parce qu'avec la canicule je n'ai vraiment pas le courage de pondre un autre type de post aujourd'hui...]

Une année érotique ?
- 2006 semble assez bien partie hé hé hé
Un objet érotique ?
- Les étuis de cigare Romeo y Julieta (Etre Exquis sait pourquoi)
Une ville érotique ?
- Vienne
Un mot érotique ?
- Glisser
Une maladie érotique ?
- Une angine qui fait la voix rauque
Une voiture érotique ?
- Un coupé Mercedes SLK
Une arme érotique ?
- Un couteau (don't ask...)
Une torture érotique ?
- La flagellation
Un supplice érotique ?
- L'attente
Une cicatrice érotique ?
- Celles de mon ex (un ange passe en sifflotant)
Une émission érotique ?
- The L word
Un métier érotique ?
- Bûcheron (arf arf arf)
Une femme érotique ?
- Monica Bellucci

vendredi 21 juillet 2006

Hold the line

Entre 3 et 6 heures au téléphone avec Captain chaque jour... Merci les forfaits illimités SFR et la Freebox. Si l'usage intensif des portables provoque vraiment des tumeurs au cerveau, vous n'avez plus très longtemps à me supporter.

Plus celui/celle que j'étais

En quoi ne croyez-vous plus ?
- Au grand amour qui dure toujours
Quel sujet de conversation ne vous intéresse plus ?
- Les enfants des autres... Quoi qu'en fait ça ne m'a jamais intéressée
Quel animateur télé ne supportez-vous plus ?
- Marc-Olivier Fogiel, que j'aimais beaucoup à une époque
Qu’est-ce que vous ne regardez plus à la télévision ?
- Nip/Tuck dont j'avais adoré les deux premières saisons; la troisième est vraiment too much
Qu’est-ce que vous n’écoutez plus comme musique ?
- Euh je suis toujours fidèle à ce que j'écoutais ado
Quels voyages ne vous intéressent plus ?
- Ceux que j'ai déjà faits - il y a tant d'autres endroits à découvrir... Mais sauf extrême coercition de la part de mes amis, je ne mettrai jamais les pieds en Afrique ni en Amérique du Sud
Qu’est-ce que vous ne mangez plus ?
- La cervelle, que j'aimais bien quand j'étais petite (et que je ne réalisais pas vraiment de quoi il s'agissait); la viande de cheval
Quelle femme ne vous fait plus fantasmer ?
- Vanessa Paradis depuis qu'elle s'est mise à pondre
Quel rêve ne faites-vous plus ?
- Ca fait un long moment que je n'ai fait aucun de mes deux rêves récurrents (celui où je m'aperçois que j'arrive à voler en me concentrant assez fort, et celui où je m'aperçois que je n'ai pas besoin de passer mes examens finalement)
Quel quotidien ne lisez-vous plus le matin ?
- La feuille de chou locale que ma grand-mère achetait quand j'étais petite
Quelle erreur ne faites-vous plus ?
- Penser que quelqu'un d'autre viendra me sauver de moi-même
Quelle position ne pratiquez-vous plus quand vous faites l’amour ?
- Le 69... Je sais que c'est censé être super sexy, mais tout ce que je vois, c'est que la personne du dessous est toujours en train d'étouffer et que c'est dur de se concentrer à la fois sur ce qu'on fait à l'autre et sur ce que l'autre vous fait.

jeudi 20 juillet 2006

Toto en concert

Hier soir, Toto passait au festival des nuits du château de Solliès-Ville pendant que les Pixies se produisaient aux Voix du Gaou. J'aurais sûrement choisi d'aller voir les seconds... si j'avais été au courant qu'ils s'étaient réunis et se trouvaient dans les parages. En l'état des choses, mon beau-frère cherchait quelqu'un pour l'accompagner au concert de Toto et je me suis dévouée parce que 1/mon beau-frère est l'une de mes personnes préférées au monde, et je ne l'avais pas vu depuis un an, 2/ j'ai un nouveau principe: tout tester et dire systématiquement "oui" à ce qu'on me propose (sous réserve que ça reste à peu près raisonnable).

Voilà comment je me suis retrouvée dans un cadre de plein air absolument magnifique, par une très belle soirée d'été, à découvrir le répertoire et les performances scéniques d'un groupe dont, comme la plupart des gens, je connaissais trois chansons ("Africa", "Hold the line" et "Rosanna" pour ne pas les citer - ah, et puis la BO de Dune). Je n'ai qu'une chose à dire: les quinquas de Toto déchirent! Un son rock à la fois lourd et mélodieux, comme je les adore; des musiciens parmi les plus doués de leur génération (les solos étaient estomaquants) et qui prenaient un plaisir visible à jouer pour nous... Qu'importe qu'ils n'aient pas vraiment le look de l'emploi avec leurs fringues de chauffeurs routiers et leur début de bedaine. C'était un pur bonheur d'entendre Bobby Kimball pousser sa voix, de ne même pas voir bouger les bras de Simon Philips tellement il frappait vite sur sa batterie, et surtout de sentir les basses cogner au plexus et se réverbérer dans tout le corps.

Bien aimé aussi discuter avec David à une heure du mat' sur mon balcon avec une Smirnoff on Ice et une clope chacun (à soirée exceptionnelle, dérogation à la règle), puis le voir bidouiller le lecteur de cartes photo de mon ordi portable avec deux couteaux à dents parce que comme une andouille, j'avais fourré dedans le Memory Stick de son nouvel appareil pour récupérer les vidéos du concert - sans vérifier au préalable qu'il acceptait ce type de carte, ce qui évidemment n'était pas le cas. On s'est tapé un fou-rire mémorable. Est-ce que j'ai déjà dit que David est l'une de mes personnes préférées au monde? Bref, encore une très chouette soirée. Je les accumule depuis le début de l'été; pourvu que ça dure!

mardi 18 juillet 2006

Pas celui/celle que vous croyez

Comment ne voulez-vous surtout pas qu’on vous appelle ?
- Ma puce ou mon bébé
Quel genre d'homme/de femme n’êtes-vous pas ?
- Une romantique
Quel est le défaut que vous n’avez pas ?
- La jalousie
Qu’est-ce que vous ne voulez surtout pas qu’on dise à propos de vous ?
- Que je suis le portrait craché de ma mère
Quelle question ne faut-il surtout pas vous poser ?
- A égalité "Pourquoi tu veux pas d'enfants?" et "Quand est-ce que tu nous écris un roman?"
Quels moments de votre vie ne faut-il pas aborder ?
- Aucun, je suis prête à discuter de tout (mais pas n'importe quand ni avec n'importe qui)
Qu’est-ce qu’il ne faut surtout pas vous demander de faire ?
- Le ménage; du baby-sitting
Qu’est-ce qu’il ne faut surtout pas vous offrir ?
- Des peluches
Qu’est-ce qu’un homme/une femme ne devrait surtout pas faire pour vous séduire ?
- J'ai horreur des grandes gueules
Qu’est-ce que vous ne pouvez surtout pas accepter chez un homme/une femme ?
- Qu'il essaie de brider mon indépendance

lundi 17 juillet 2006

"Vol 93"

Je n'aurais pas eu l'idée d'aller voir ce film si les critiques n'étaient pas archi-élogieuses. Trop peur de tomber sur un truc sensationnaliste, moi qui ne supporte ni la démagogie ni les émotions faciles.
En réalité, "Vol 93" est tourné comme un documentaire - impression accentuée (volontairement, je pense) - par un casting d'illustres inconnus. Ca n'a pas que de bons côtés. Le début paraît un peu longuet, et les quelques scènes d'action sont assez confuses: on a du mal à capter ce qui se passe... comme dans la vraie vie, je suppose. Mais j'ai aimé que le réalisateur se focalise sur l'intérieur du vol 93 et sur ce qui se passait simultanément dans les différents centres de contrôle aérien, sans rien montrer de l'attentat sur les Twin Towers à l'exception de quelques images d'archives à la télévision (soit dit en passant, chaque fois que je les revois ça me serre toujours autant le coeur). Ca aide à s'identifier aux protagonistes du drame - les terroristes aussi bien que leurs victimes, d'ailleurs. Autre écueil évité: celui du manichéisme qui aurait consisté à faire des premiers les méchants. Là, leur humanité est bien mise en évidence.
Le dernier tiers du film est carrément bouleversant. Sans faire dans le mélo ni l'héroïsme à deux balles, il retrace la révolte des passagers: la façon dont ils réalisent peu à peu qu'ils sont condamnés, puis leur tentative concertée pour reprendre le contrôle de l'appareil. Leur panique et leur détermination sont presque palpables. Difficile de garder les yeux secs quand ils commencent tous à appeler leurs proches pour leur dire qu'ils les aiment. Personnellement je n'ai pas réussi et j'ai passé les dix dernières du film à ravaler mes sanglots - jusqu'à l'impact sur lequel le film s'achève comme sur un coup de poing au plexus du spectateur. Un silence de mort (sans mauvais jeu de mots) a régné dans la salle pendant le générique, et tout le monde a eu beaucoup de mal à s'arracher à son siège pour sortir. J'aurais beaucoup aimé pouvoir en discuter à chaud avec quelqu'un.
PS: Avant le film, on a eu droit à la bande annonce de "World Trade Center" qui, lui, a l'air d'être tout ce que je déteste dans le style blockbuster.

Autre Moi a de l'humour

Texto envoyé tout à l'heure à Autre Moi: "Je viens de croiser Cécile de Ménibus. Qu'est-ce qu'elle fout dans mon centre commercial? Mystère..."

Réponse immédiate d'Autre Moi: "Elle cherche peut-être un grand car..."

Ca, c'est ma copine et ses jeux de mots à deux balles. Et moi qui croyais m'être débarrassée du concept quand l'Homme et moi on s'est séparés... Que nenni.

dimanche 16 juillet 2006

Vu à la télé

Maintenant, il existe des Kinder Bueno au chocolat blanc. Probablement inventés dans le cadre de la conspiration mondiale pour m'empêcher à tout jamais de perdre du poids. Grrrrrrrr

jeudi 13 juillet 2006

Le début de la célébrité

http://mtlm.blogs.com/blog/

Apparemment, j'ai dans mon entourage un curieux pas très bien organisé (obligé de s'en remettre à Google pour retrouver mon blogue).

A son attention et à celle des autres personnes qui pourraient se poser la question: oui, j'ai un nouvel amoureux. Oui, je viens de passer avec lui une des plus belles semaines de ma vie. Oui, je suis encore en train de me demander ce que j'ai fait pour mériter quelqu'un comme lui. Oui, j'ai peur de me réveiller et de réaliser que ça n'était qu'un rêve.

J'aimerais vous parler de Captain, mais mes pauvres mots ne lui rendraient certainement pas justice. Alors je vais juste vous raconter brièvement notre histoire, qui n'est pas banale.

Il y a dix ans, je vivais à Nantes. Après des années de débauche et d'auto-destruction, j'avais décidé de me ranger. J'étais mariée et malheureuse en ménage, mais il n'était pas question pour moi de faire marche arrière ou de trahir une promesse consentie de mon plein gré. Alors quand j'ai commencé à me faire draguer par un type pas comme les autres, j'ai tenté d'ignorer la connexion inexplicable que je sentais entre nous - cette impression que nos âmes étaient en résonance. Pendant un an, on s'est vus dans des cafés, au jardin des plantes ou chez un de ses copains, parce que je ne me faisais pas suffisamment confiance pour me retrouver seule avec lui. Au bout d'un moment, la culpabilité a pris le dessus. J'avais l'impression de tromper le Breton, affectivement à défaut de physiquement, et je ne supportais plus de faire du mal à Captain. Je lui ai dit qu'il valait mieux qu'on arrête de se voir.

Quelques mois plus tard, j'ai quitté mon mari et je suis partie aux Etats-Unis. Besoin de recommencer à zéro dans un endroit où personne ne me connaîtrait... En rentrant en France fin 97, j'ai rencontré Etre Exquis. Que j'ai plaqué deux ans plus tard pour l'Homme. Et pendant tout ce temps, je me suis demandé ce que devenait Captain. Systématiquement, au jour de l'an, je notais dans mes résolutions: "reprendre contact avec Captain". Mais je ne faisais rien. C'était sûrement présomptueux de penser ça, mais je ne voulais pas risquer de remuer le couteau dans la plaie, de raviver ses sentiments (et peut-être les miens) alors que je n'étais toujours pas libre.

Le 3 mai, l'Homme et moi nous sommes séparés, et avant midi, j'avais posté un petit mot anonyme à Captain dont j'avais trouvé l'adresse dans les pages blanches. Juste l'url de ce blogue et "si tu ne m'as pas oubliée, j'aimerais avoir de tes nouvelles". Je ne voulais pas me faire d'illusions; il pouvait être marié avec trois enfants et plus le moindre souvenir de moi. Mais je tenais à clore, d'une façon ou d'une autre, cette histoire restée en suspens dans ma tête depuis si longtemps.

Il n'était pas marié.
Il se souvenait plus que bien de moi.
Et dix ans plus tard, notre histoire ne fait que commencer.

La citation du jour

"Mieux vaut être onze et triste que treize et gay"

mercredi 12 juillet 2006

Inversion des rôles

Hier, en terrasse du resto après avoir fini nos salades saumon-crevettes-asperges, nous décidons de faire un brin de lecture avant de repartir, histoire de prolonger un moment paisible et délicieux.
Je prends l'Equipe et Captain, le supplément astrologie de Marie-France.
Autant pour la répartition traditionnelle des rôles dans le couple.

Une journée parfaite


Pornic, hier.
Life is good.

lundi 10 juillet 2006

Maudite je suis

Captain en se levant: Tiens, je vais parfumer mon café pour une fois.
Moi (curieuse): Avec quoi?
Captain: Je sais pas. Peut-être de la cardamone. Ou de la cannelle.

France-Italie

Le plan originel, c'était d'aller regarder le match en ville, probablement sur l'écran géant installé devant la médiathèque de Nantes. On y serait allés à pied, on aurait sauté le dîner parce que notre enthousiasme aurait suffi à nous sustenter, et en cas de victoire on aurait bu un diabolo menthe à la santé des bleus.

La réalité, c'est qu'on a regardé le match chez Captain, vautrés sur le canapé, avec la moitié d'une grande hawaïenne Pizza Hut dans le bide, 2 Smirnoff on Ice (ou 2 Despé) dans le sang et deux grammes d'aya dans les poumons. Raide défoncée, j'étais.

Y'a pas à dire, le sport c'est bon pour la santé.

mercredi 5 juillet 2006

Hier

2 heures passées chez l'esthéticienne (pour un résultat toujours aussi douteux à la sortie)
10 pages de Maudit Bouquin traduites (j'en suis à peine à la moitié... misère)
8 épisodes de Gilmore Girls en DVD (50 mn chacun, à cheval sur les saisons 2 et 3)
1 lessive (composée, genre d'une vingtaine de culottes/soutifs, de deux débardeurs, d'un bas de pyjama et d'une serviette éponge - non, je suis pas beaucoup sortie ces derniers temps.)
20 minutes au téléphone avec Captain (j'avais dit qu'on s'appelait plus jusqu'à demain mais j'ai craqué)
5 chapitres de "Eat, pray, love" (qui me donnerait presque envie d'aller m'enfermer dans un ashram s'il ne fallait pas se lever à 3h du matin)
...et plus que 24h à attendre de découvrir si dix ans plus tard, le moment est enfin le bon.

lundi 3 juillet 2006

Lady Liberty


Aujourd’hui, c’est le trente-cinquième anniversaire de la mort de Jim Morrison.
C’est aussi le trente-cinquième anniversaire-tout-court d’Oisal – s’il n’a pas fait d’overdose depuis la dernière fois que je l’ai vu.
Accessoirement, il y a pile deux mois que l’Homme et moi nous sommes séparés. Et je me suis rarement sentie aussi bien. Passées les premières semaines de chagrin et d’incompréhension, j’ai réalisé tout ce qui clochait dans notre relation et tout ce que j’avais sacrifié pour être avec lui – à commencer par une bonne partie de ma personnalité, de mes goûts et de mes rêves. Depuis… Je redeviens moi. Dans le silence de ma solitude, il est beaucoup plus facile d’entendre la petite voix intérieure qui me dit ce dont elle a besoin et envie – et désormais, j’ai la liberté de le lui donner.

dimanche 2 juillet 2006

Tous les prétextes sont bons pour pas bosser

Hier, après avoir passé trois heures à monter mon armoire, trois heures à réorganiser mon dressing et deux heures à faire du shopping pour fêter ça, je me suis affalée devant la télé avec mon magazine préféré et le quart de finale France-Brésil. Moi. Je précise que tout le foot que j'avais vu avant ça, c'était la demi-finale France-Chépluki en 98, et la finale contre le Brésil qui a suivi. Et les deux fois, c'était vraiment parce qu'Etre Exquis (par ailleurs pas amateur de ballon rond pour deux sous) m'avait traînée dans les bars où il passe une grosse moitié de sa vie histoire de profiter de l'ambiance conviviale. Cela dit j'avais trouvé ça très sympa, le côté communion populaire. Bon, hier soir en l'occurrence j'ai fait communion populaire toute seule avec ma télé, mais même comme ça, c'est vrai qu'il est difficile de rester insensible à l'allégresse des supporters et à l'exultation des joueurs après le coup de sifflet final. Du coup je me disais: tant qu'à faire, je vais regarder jusqu'à la fin. Sauf que pendant la demi-finale France-Portugal mercredi soir, je serai dans l'avion. Reste plus qu'à espérer qu'on aille en finale. Un moment mémorable pour le sport français à l'intérieur d'une semaine mémorable pour moi, ça le ferait bien...

samedi 1 juillet 2006

Pas de grasse matinée pour moi

Tirée du lit à 9h50 par un *#'£¤µ§* qui me téléphone cinq fois de suite (sur mon portable resté dans le bureau alors que je dors dans la mezzanine). C'est un livreur d'Ikea qui m'annonce qu'il sera là dans dix minutes. Alors qu'il était censé passer entre midi et 16h. Aaaargh. Dix minutes pour enfiler une tenue décente, me brosser les dents, me coiffer, mettre les chats sur le balcon, ranger l'ordi qui traîne dans le salon, faire mon lit et pousser les meubles qui se trouvent à l'endroit où je veux mettre ma nouvelle armoire, alors qu'il fait déjà plus de trente degrés dehors: moi j'dis que la douche va pas être superflue.