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dimanche 31 août 2014

Un week-end de gouttes d'eau qui font déborder le vase




Il est un peu plus de 17h quand je mets le point final à la traduction qui m'a (trop) occupée tout l'été; liberté chérie, je vais aller crier ton nom au bar de l'Hôtel Le Berger, un mojito sérieux dans une main et le merveilleux roman d'Elizabeth Gilbert dans l'autre; ce canapé est un rêve de lectrice, éclairé juste comme il faut, ni trop ni trop peu moelleux, avec un accoudoir à la hauteur idéale; ...je me demande s'ils me feraient une carte de fidélité; assise sur le rebord de pierre de la vitrine du Comptoir Florian, j'attends Chouchou avec qui j'ai rendez-vous pour dîner au Hana; notre premier bibimbap bruxellois est décevant: moins généreux que celui du Café Boli à Toulouse (mais plus cher), sans choix de garniture ni de sauce; il faudra quand même revenir ici pour goûter le bulgogi; se rouler des patins dans la rue en rentrant à la maison après la tombée de la nuit; rhâââ, zut, j'ai filé mes jolis collants à pois!





Après une journée potable hier quand j'étais coincée à la maison devant mon ordinateur, il fait de nouveau über-moche aujourd'hui, mais je m'en fous: rien ne m'empêchera de profiter de ce week-end; les bras de Chouchou c'est juste le meilleur endroit du monde; et les oeufs à la coque de Chouchou, avec des tartines de pain d'épeautre grillé couvertes de beurre à moitié fondu et une orange pressée, c'est juste le meilleur petit déjeuner du monde; je publierais bien la récap' de la ronde des poches, mais certaines participantes n'ont pas encore reçu leur livre; ce serait bien d'y aller mollo avec les huiles essentielles, le bois de santal et les bougies parfumées, parce que chaque fois, je sors du cours de yoga avec un début de migraine; "vous ne devez pas vous ennuyer à la maison", commente une nouvelle élève dans l'ascenseur après que Chouchou a utilisé son tapis comme une corne de brume pour me mugir à la figure; grâce à ma carte de fidélité Veritas, mes nouveaux collants à pois ne me coûtent que 2,26€; victoire: maintenant qu'il peut les faire passer en frais professionnels, Chouchou investit enfin dans ses propres Post-It; non, ce nouveau salon de thé/boutique de déco scandinave ne me tente pas particulièrement; longer la rue du Bailli sans rien acheter d'autre qu'un collant rayé noir et vert chez Mook's et une brosse à cheveux chez Di - un exploit qui aurait été inenvisageable il y a 2 ou 3 ans; la façade de la librairie Ptyx est sublime, mais aucun des bouquins qu'ils mettent en vitrine ne me tente jamais, du coup je n'ose pas rentrer; mon premier craquage de la rentrée littéraire sera donc le nouveau Marie-Sabine Roger; j'aime beaucoup la déco de La Mercerie, la salle lumineuse et la gentillesse du personnel - par contre les prix, euh...; refaire trois fois le tour du rayon fruits et légumes du Delhaize Louise ne fait malheureusement pas apparaître de brocoli; ah oui, 18h, quand même: c'était vraiment une longue promenade; finalement, dans le 7ème film de la série, Harry, Hermione et Ron passent moins de temps à camper dans la forêt qu'il ne me semblait - mais Hedwig et Dobby meurent quand même, au grand désespoir de Chouchou qui réclame "lapitichouett'" toutes les 5 minutes.





Mes doigts ne sont pas des citrons!; une discussion tendue et une crise de larmes: digne clôture d'un mois qui aura décidément été merdique jusqu'au bout; je commence à avoir assez de collants pour détourner un second cintre porte-pantalons; ma première tentative de préparer des pois chiche secs cale sur une cuisson insuffisante; s'il veut bien cesser de pleuvoir cinq minutes, je vais pousser jusque chez Filigranes, ça me fera marcher un peu; la suite des aventures de Michel, le Garfield français appartenant à Leslie Plée, n'a malheureusement plus rien de drôle alors que "Vivre vieux et gros" était bidonnant de bout en bout; je suis toujours aussi fan des lignes claires épurées de Gabrielle Piquet, beaucoup moins de l'histoire de sa dernière bédé; le vigile vient nous prier de libérer notre table - deux fois de suite! - parce qu'on a fini nos consos et qu'il y a des gens qui attendent (chose que nous savons d'autant mieux que nous en faisions partie une demi-heure auparavant, et que nous avons pris notre mal en patience sans moufter); la politique de casiers systématiques, qui présupposait que tous les clients étaient des voleurs en puissance, m'avait déjà pas mal agacée: cette fois, c'est certain, ils ne me reverront pas; mon disque dur externe ne suffit plus à contenir toutes mes photos, et le réglage de la sauvegarde de mon nouveau MacBook prend trois plombes; devoir caler un rendez-vous dans l'agenda pour une discussion sérieuse avec son amoureux, c'est ça, la vie moderne; rhâ zut, avec tout ça j'ai complètement oublié d'appeler ma mère!; bye-bye affreux mois d'août, je ne te regretterai pas.

lundi 25 août 2014

Un week-end mwi bon bof




Deuxième soir d'affilée que je plante mon boulot sans avoir relu quoi que ce soit pour foncer à l'Amour Fou; existe-t-il une personne au monde qui ait mieux compris la nature humaine que Virginia Woolf?; oui, aujourd'hui aussi, je vais commencer par un mojito et continuer avec une caïpiroska framboise, merci; les serveurs vont finir par me prendre pour l'ivrogne tranquille de service; me dépêcher de rentrer avant le début de la pluie; décidément, je n'accroche pas à "Outlander"; oh, Benedict: 5 fois, vraiment?; oui, allons nous coucher de bonne heure - et soyons fous: démarrons le lave-vaisselle avant 23h pour ne pas avoir à nous relever; je suis complètement sous le charme de "The miniaturist"; par contre, je claque des dents: il va falloir me résigner à remettre la couette.




La tisane au bambou, c'est très bon, mais après en avoir bu une tasse hier soir, je me suis relevée 5 fois dans la nuit; ce matin les oeufs seront au plat plutôt qu'à la coque par manque de temps; Neil Gaiman tounu sur la plaaaaage; Claudia nous a ramené d'adorables boîtes de thé miniatures du Sri Lanka; une pluie diluvienne a la bonne idée de tomber pendant le cours mais de s'arrêter avant qu'on sorte; très intéressantes, les images qui me viennent pendant le mantra d'abondance: ce que je veux vraiment, ce n'est pas plus d'argent ni même une meilleure santé, mais plus de créativité; oui, enfin, ce n'est pas comme si je pouvais m'empêcher d'avoir peur quand j'ai l'impression qu'une autre bagnole va nous rentrer dedans; dans les cadeaux offerts par Delhaize pour les commandes sur internet, cette semaine, un mini-tube de Colgate qui tombe à pic car j'avais fini le précédent lors du dernier week-end à Paris; Färm a un rayon thé assez intéressant; viiiiite, donnez-moi deux fois 100g de you zi hua cha: je suis en manque depuis une semaine déjà; cette bédé achetée à l'instant chez Brüsel et aussitôt lue devant un déjeuner tardif chez Exki est sympa graphiquement, mais tout à fait déprimante; même re-houssé, le vieux matelas ne tient pas debout: ça va être trop pratique de l'avoir dans les pattes pendant une grosse dizaine de jours jusqu'à ce que les Petits Riens passent le chercher; ménage de la salle de bain et tri des médicaments périmés - presque tous, en fait, vu comme j'en consomme peu; ce Buddhist Tea aurait plutôt mérité d'être préparé dans une toute petite théière et réinfusé plusieurs fois; ce n'est pas que j'adore passer par Opodo, mais enfin c'est eux qui proposent les billets les moins chers pour notre Nouvel An portugais; enfer et damnation: pas de guide de Porto dans la collection "Un grand week-end à..."; l'info du jour: il existe trois degrés de pureté pour le bicarbonate de soude, par ordre décroissant: pharmaceutique, alimentaire, ménager, ainsi on peut utiliser du bicarbonate alimentaire pour récurer ses casseroles, mais pas forcément du bicarbonate ménager pour mettre dans un gâteau; le tofu mariné dans de la sauce teriyaki, c'est encore meilleur avec des rayures de grill; autant j'avais beaucoup aimé "The breakfast club", autant "La folle journée de Ferris Bueller" n'amuse que lui.




Debout à 8h30 un dimanche pour faire de la pâtisserie, non mais je rêve; je veux pas me vanter, mais mon premier banana bread est plutôt très bon: une pointe de sel supplémentaire la prochaine fois, peut-être?; aujourd'hui c'est la cuisine qu'il faut briquer - je rêve d'un appartement autonettoyant; ma mère a perdu tout un tas de mails mais soutient qu'elle n'y a pas touché; un vague rayon de soleil m'incite à ressortir la robe Morgan noire à pois blancs qui est sans doute mon meilleur achat vestimentaire de cet été; bien tenté, mais vous ne réussirez pas à me refiler d'audioguide, car je ne suis pas là pour visiter le Parlement mais pour voir le musée des relations brisées *rire diabolique*; le plan de ville froissable m'a tout l'air d'une fausse bonne idée; une fois de plus, l'expo n'est pas assez éclairée à mon goût; au fond, les histoires les plus intéressantes sont celles qui ne concernent pas des ruptures amoureuses; je kiffe les deux poupées de chiffon faites main et représentant un couple séparé depuis; installée avec mon MacBook sur deux matelas superposés, je me sens comme la princesse au petit pois pendant que Chouchou passe l'aspirateur et la serpillère (dite "loque à reloqueter" en belge) dans la pièce à vivre; l'univers d'"Alisik" est décidément très burtonien, mais je me sens un peu vieille pour marcher vraiment dans l'histoire; non, après n'avoir testé que des nouveautés qui m'ont profondément ennuyée cette semaine, je ne veux pas me faire le pilote de "Real humans" ce soir; Jess est toujours aussi tête-à-claques, heureusement qu'il ne va pas rester (et en même temps, la suite de la vie amoureuse de Rory sera encore pire); c'était pas génial comme week-end mais on tâchera de faire mieux la semaine prochaine, une fois que j'aurai rendu ma trad en cours.

samedi 16 août 2014

Un week-end ultra-matelassé




Plus de yu zi hua cha, et impossible d'aller en chercher avant le week-end prochain = grosse grosse lose du matin; après "le vendredi férié de merde où tu as dû annuler la visite d'un couple d'amis pas vus depuis 2 ans pour pouvoir bosser à la place", aujourd'hui, "le samedi après-midi où tu dois te traîner chez Ikea pour acheter un nouveau matelas"; il est pas un peu grand, ce minivan, pour un matelas en 140 roulé, 3 verres et 1 tapis de bain?; Chouchou a insidieusement rapté une carotte et un brocoli en peluche au rayon enfants et se balade avec dans le magasin en chantonnant "les légumes sont nos amis, il faut les aimer aussi"; les tapis de bain ne conviennent pas, le modèle de verre dont on a cassé 3 exemplaires sur 6 n'existe plus, et on n'arrive pas à se mettre d'accord sur le matelas qu'on veut: Chouchou aime le Matrand en latex ultra-ferme, mais celui-ci refuse d'accommoder mon majestueux séant quand je suis allongée sur le dos; finalement, ce sera le Myrbacka en mousse ferme mais moelleux sur le dessus; ah, il y a un rayon papeterie, c'est Gasparde qui va être contente; d'ailleurs, je pourrais prendre un joli carnet à illustration rétro pour compléter le jeu de cartes Tim Burton que je compte offrir à Manue; résister à l'envie d'assassiner sauvagement tous les gens qui glandent dans les allées en bloquant le passage avec leur chariot alors que je veux juste SORTIR D'ICI BORDEL; le Myrbacka en mousse ferme mais moelleux sur le dessus n'est pas présenté roulé mais à plat, et il est trop long pour rentrer dans notre minivan Cambio; vous avez déjà essayé de plier en deux un matelas de 20 cm d'épaisseur pour le faire tenir à l'arrière d'un minivan trop petit? je vous le recommande chaudement si vous souhaitez produire un effet sauna dans les vêtements d'automne que vous avez dû enfiler un 16 août pour cause de météo novembresque; après vingt bonnes minutes d'efforts et les malédictions successives de trois autres clients qui espéraient récupérer notre place de parking, nous quittons enfin Ikea; après ça, la montée de nos deux étages par un escalier abrupt et étroit nous semble presque trop facile; miracle: la première tenue que j'essaie pour aller à l'anniversaire de Manue est la bonne; profitons-en pour faire quelques photos avant de rejoindre le Grenier d'Elvire; la reine de la soirée rayonne dans la robe "Titanic" confectionnée de ses blanches mains, ça fait plaisir à voir; tous ces gens en costume qui dînent sous une maquette de l'USS Entreprise accrochée au plafond, c'est assez rigolo; le mojito du resto est juste passable: pour l'instant, celui du Berger reste le meilleur que j'aie goûté sur Bruxelles, suivi de près par celui de l'Amour Fou; en revanche, mes pâtes fourrées à la ricotta et aux cèpes sont très bonnes; rentrée à la maison, tester la tisane de bambou achetée à Paris le mois dernier: ce n'est pas mauvais, et au moins ça ne m'empêchera pas de dormir.




Un homme nu qui vous prépare des oeufs à la coque et des tartines, c'est quand même le meilleur moyen d'entamer un dimanche d'automne; Allemersch ET Vatel sont fermés en août: clairement, ils n'ont aucune considération pour les besoins pâtissiers de leur clientèle; choisir son vin en fonction de l'étiquette comme on choisit un livre en fonction de sa couverture; oh, les jolis dahlias! à 5€ les 10, ce serait dommage de s'en priver; je n'ai pas eu envie d'aller à la piscine mardi quand je pouvais, et je n'en ai pas envie non plus aujourd'hui: je sens que la seconde moitié de mon abonnement annuel à la salle de gym ne va pas me servir beaucoup; ranger les placards de la cuisine en me trémoussant sur "I love rock'n'roll", alors que je suis perchée sur le bord de l'évier en collants de nylon: vraie bonne idée ou catastrophe en devenir?; 4mn au micro-ondes, c'est beaucoup trop pour réchauffer une part de gratin de courgettes; ah zut: les représentations du Cirque Plume à La Villette sont en placement libre, je déteste ça; le nouveau matelas est en place, je suis très curieuse de voir si ça fera une différence dans la qualité de notre sommeil (et l'âge ressenti au réveil!); nettoyons la housse de l'ancien matelas à 60° avant de le donner; tiens, dans mon nouveau cahier de compta, il y a une colonne spécifique pour la CSG déductible, mais comme j'ai fait la première moitié de l'année sans, je ne vais pas commencer à l'utiliser maintenant sinon ça foutra ma récap' annuelle en l'air; Chouchou a réussi à obtenir de ma mère qu'elle lui fasse suivre un colis à Bruxelles alors que moi, je n'y suis jamais arrivée: clairement, être capable de réparer un ordinateur possède tout un tas d'avantages secondaires; damned, les collants LiliGambettes turquoise ne me vont pas du tout; "attention en arrivant chez nous, il y a une demi-crotte de chien devant l'entrée, et l'autre moitié sur le paillasson intérieur"; La Coquette était une bonne pioche, et les burgers végétariens betterave-feta de Mareike enchantent nos estomacs; "les histoires d'amour, ça me fait cauchemarder pendant des jours", avoue Luvan; ...comment ça, demain il faut se lever tôt pour bosser?


AVIS AUX BRUXELLOIS(ES): Nous donnons notre ancien matelas. Acheté chez Ikea il y a 5 ans (il est garanti 25 ans). Modèle Sultan Engenes, mi-ferme, en 140 x 200 x 18. A venir chercher à Ixelles. Si vous-même ou quelqu'un de votre entourage êtes intéressés, contactez-moi par mail avant la fin de la semaine. 

dimanche 10 août 2014

Un week-end orageux




Super mal dormi cette nuit: les séjours à Toulouse me pèsent de plus en plus; aussi, si le petit fond migraineux que je traîne depuis 24h voulait bien se dissiper, ça m'arrangerait #mercibisous; apprenant que ma mère a réservé demain midi dans un resto gastronomique, ma soeur s'inquiète que Cahouète et elle ne trouvent rien à leur goût dans le menu imposé; finir la relecture de la 3ème partie dont je n'ai pas réussi à venir à bout hier; redescendre en ville sans but précis, juste pour ne pas tourner en rond chez ma mère; métro Capitole, rue du Taur, basilique St-Sernin pour y chercher une géocache vite trouvée (mais dont le logbook est détrempé); dire que le tout premier appartement où j'ai habité seule se trouvait à cent mètres de là, dans la rue Gramat...; le salon de thé voisin ne nous inspire pas: allons plutôt au Salon d'Eugénie; le Salon d'Eugénie est fermé, tentons notre chance chez Tata Bidule; Tata Bidule est fermé, rabattons-nous sur O Thé Divin; au bout de trois bouchées de tarte framboises-chocolat blanc, je frôle l'overdose de sucre; j'avais adoré "L'histoire de l'amour" de Nicole Krauss, mais "La grande maison" dont le sujet m'alléchait pourtant beaucoup me tombe des mains au bout d'une soixantaine de pages; la géocache de l'ancienne maison de Claude Nougaro nous tient en haleine un long moment; celle de la Garonnette nous fait découvrir un mini-canal urbain bordé de fleurs qui serpente dans une rue en contrebas; sur le bord, les membres du Club Portugais de Toulouse boivent l'apéro en écoutant de la musique très fort, c'est joyeux comme tout; malgré le ciel couvert, je dégouline littéralement dans ma robe en coton ultra-légère; il me faut un nouveau bouquin: direction Ombres Blanches; pourquoi, mais pourquoi n'avais-je jamais mis les pieds dans cette librairie immense, véritable labyrinthe aux rayons cinquante fois mieux fournis que ceux de la Fnac?; envisager le dernier Stefano Benni sorti chez Actes Sud, mais se contenter sagement d'un poche au titre alléchant; aller à la parapharmacie Lafayette avec une liste d'une demi-douzaine de trucs à acheter, un samedi en fin d'après-midi, c'est prendre le risque de finir son week-end en prison pour meurtre de masse; dans le métro du retour, un vieil Asiatique agite son gros trousseau de clés sous le nez d'un petit garçon hilare; seconde douche de la journée: check! (mais cette fois, j'ai un super déodorant au thé vert et à la menthe, conquis au péril de la virginité de mon casier judiciaire); apparemment, "les radis ont-ils été rincés?" est une question difficile, susceptible de déclencher une crise d'hystérie maternelle; soupir de soulagement: "Avril enchanté" a l'air vraiment très bien; l'odeur de transpiration rance fait un TRES mauvais parfum d'ambiance, surtout au moment du coucher.




Cette nuit j'ai rêvé qu'on avait encore Scarlet et Copernique, plus deux petits que cette dernière avait faits avec un chat gris et qu'on essayait de placer avant les vacances; pendant ce temps, un moustique vicieux m'a piquée sur la tranche du pied droit, et les habitants de la bande de Gaza n'en ont pas fini de morfler; comment un homme seul peut-il, sans l'aide d'aucun matériel lourd, transformer ainsi une salle de bain en piscine?; mon entrée au tourteau est divine, mais celle de ma soeur, qui ne mange aucune bête aquatique, a l'air encore meilleure; sur la liste des résolutions d'automne, il y aura "apprendre à faire les oeufs mollets"; finalement, une bouteille de pinard à 3, ça se descend très bien; les garçons sont fascinés par les porte-serviettes en forme de ressort; Cahouète a un nouveau lit-coffre et une housse de couette avec des ours polaires; je me baigne seule dans la piscine jusqu'à ce que Cahouète me rejoigne et me demande de jouer au ballon avec lui; mes cheveux sont trempés, mes lunettes dégoulinent, et je n'arrive pas à faire plus de 9 passes (alors que le record familial est de 54 - la honte), mais je suis contente d'avoir partagé un moment avec mon neveu; nous sommes juste en train de nous sécher quand la pluie commence à tomber; bon ben je n'aurai pas réussi à passer une seule minute en tête-à-tête avec ma soeur, et Noël, ce sera sans moi; j'ai beau tenter de me raisonner, tout ça me brise un petit peu le coeur. 

dimanche 3 août 2014

Un week-end de vol planés magnifiquement amortis




Mais il moisit dans le placard de ma mère depuis combien de temps, ce thé qui a perdu tout son goût?; ces stickers Instagram sont vraiment minuscules, je suis un peu déçue; en principe je préfère me laver au savon, mais le gel douche à la menthe poivrée et au romarin de chez Burt's Bees est juste divin; le Bordeaux de Mavala sera peut-être le premier vernis dont je finirai le flacon; ce serait bien que je bosse un peu cet après-midi avant l'arrivée de Chouchou; "on emmène les enfants au bowling, ça t'intéresse?"; bon, ben le travail attendra; les champs de tournesols qui bordent la route vallonnée entre chez ma mère et ma soeur sont sans doute un de mes paysages préférés au monde; apparemment, pour l'Education Nationale, un stylo est un "object scripteur" et un ballon un "référent bondissant": ça va me faire ma journée, ça; un splendide vol plané présente ma culotte (boxer en microfibre taupe Calvin Klein, taille L) à tous les joueurs des pistes voisines, mais me vaut mon premier strike, et une barbe à papa offerte par la direction; quand je pense que l'été de mes 17 ans, j'alignais régulièrement des scores à 200 et plus, et que là je peine pour atteindre la moitié; sur notre droite, un blondinet malingre de 8 ou 9 ans, répondant au prénom d'Antoine et vêtu intégralement de rose framboise, montre une stupéfiante absence de dispositions sportives; OK Cahouète, je vais porter ce bracelet jaune fluo, mais c'est vraiment parce que c'est les vacances; une glace italienne chocolat belge/caramel beurre salé, c'est mal mais qu'est-ce que c'est bon; pourquoi cette méchante averse alors que je suis en sandales plates et que je me suis lavé les cheveux ce matin?; la part des livres chez Cultura est de plus en plus réduite, quelle tristesse; bien contente de récupérer Chouchou après dix jours de séparation; sur TF1, une dame mal coiffée hulule "L'envie" sur le plateau de "The winner is" - je préférais la version des L5; pour la deuxième fois d'affilée, un roman acheté dans un Relay de gare se révèle une bonne pioche: je kiffe "Park Avenue" de Cristina Alger. 




Réveillée à 7h30 par la chaleur; mais comment Chouchou a-t-il su que je pensais précisément à de la Play-Doh?; re-réveillée à 10h: juste le temps de se préparer tranquillement pour aller barbecuter chez ma soeur; la petite robe mandarine DDP achetée en soldes et étrennée aujourd'hui remporte un vif succès auprès de l'élément masculin du couple; premier melon de l'année, tomates du jardin maternel, courgettes grillées (et aussi saucisse de Toulouse, chorizo, chipolatas) mais aïe: on a oublié le pain!; ces trous dans les T-shirts en coton d'Attila, c'est sûrement la faute des X-Mites; Chouchou initie mes neveux à Hitman Go; ma mère pleure devant la retransmission du festival celtique que mon père et elle aimaient regarder chaque année; bouquiner à l'ombre sur un transat pendant que ma soeur taille son olivier et de temps en temps, lancer avec une moue critique: "y'a un bout qui dépasse sur la gauche"; rentrer me mettre en maillot et, en ressortant, faire un magnifique vol plané sur le carrelage trempé, mais m'en tirer avec une pauvre égratignure et un léger bleu - le gras, c'est la vie; braver les 26° de l'eau de la piscine et, le glagla initial surmonté, y passer finalement une bonne heure; avec un mojito, là, on frôlerait la perfection; mon "Park Avenue" resté au bord du bassin est à moitié noyé quand je ressors: il a accompli son destin de Livre de Poche de l'Eté; rendez-vous pris mardi pour notre premier bibimbap en compagnie de la sémillante Nekkonezumi; tiens, un (petit) article sur le geocaching dans le dernier numéro de Flow international; ce soir, ce sera un Lune de Miel; T-shirt Hard Rock Café et tasse en porcelaine blanche rehaussée d'un filet doré: c'est la Chouchou's Touch; motivation: demain, je dois me lever à 8h pour bosser toute la matinée et pouvoir sortir l'après-midi.

dimanche 27 juillet 2014

Un week-end chaud et (presque) studieux




Impossible de m'endormir avant 3h30 hier soir, ça m'a rappelé mes années d'insomnie et j'ai remercié le ciel d'avoir retrouvé un sommeil normal 99% du temps; vers 10h, passage du livreur Picard qui m'apporte de quoi survivre les jours de grandes flemme; attaquons donc le rangement par le vide de la bibliothèque de gauche; je ne vais JAMAIS relire les 18 tomes de Fushigi Yugi; ouste, les deux boîtes de biscuits Mickey contenant les souvenirs de mes deux premiers séjours à Disneyland, il y a une quinzaine d'années, avec Etre-Anciennement-Exquis; déposer un carton plein de bouquins et de bédés avec une affichette "servez-vous" dans le hall de ma résidence; le TER d'habitude quasi désert est aujourd'hui bondé de gens avec valises; ouh mais ça tape vachement, j'aurais peut-être dû mettre de la crème solaire sur mes bras aussi; une petite halte vite fait aux Galeries Lafayette pour jeter un coup d'oeil aux fins de solde tout en profitant de la clim'; cette petite jupe noire Pablo serait une bonne addition à ma garde-robe de mi-saison, et cette robe DDC mandarine à doublure de coton m'éviterait de transpirer dans mes fringues en pur synthétique, mais ni l'une ni l'autre ne m'excite vraiment; alors que je me dirige vers la sortie, je tombe raide amoureuse de... d'un imperméable? d'un trench ? d'une parka légère? bleu marine René Derhy, qui sera parfait(e) pour les jours de pluie à Bruxelles et me fait une silhouette ravissante; j'ai beau tourner autour des halles, impossible de trouver le fameux bar à cocktails dont j'ai lu tant de bien; du coup, ce sera un thé glacé et une boule de sorbet à la pêche artisanal sur une des banquettes en velours vert du Chantilly (mais j'avoue: un instant, j'ai hésité avec les beignets de fleur de courgette qui étaient à la carte du déjeuner); oh, chic, un Monoprix va ouvrir à deux pas de là; 34°, tu m'étonnes que j'aie un peu chaud; l'achat pas glamour (et néanmoins indispensable) du jour, c'est une cartouche couleur pour mon imprimante; mais où faut-il aller pour trouver de la menthe fraîche dans cette ville?; réponse: au Franprix de l'avenue Vauban; je testerais bien la pédicure du Boudoir de Jade - prenons rendez-vous pour la semaine prochaine; dans ma hâte de rentrer chez moi, je monte dans un TER à destination de Marseille, ne m'en aperçois qu'au bout de quelques minutes et me ridiculise en jaillissant de mon siège comme si une guêpe m'avait piquée; le carton que j'ai déposé ce matin est déjà vide à l'exception de deux livres de photos avec des textes en anglais; comment la même auteure peut-elle avoir écrit le merveilleux "Among others" et le chiantissime "My real children"? mystère.




Heureusement qu'il n'y a rien d'autre à faire le dimanche à Monpatelin, parce que j'ai pas du tout envie de bosser; pourquoi je peine comme ça sur un bouquin pourtant plutôt sympa et sans difficulté particulière?; attaquer le rangement de la partie "souvenirs" dans la bibliothèque de gauche; ne toujours pas retrouver la photo de moi petite avec ma bouée-canard bleue dont je voulais me servir pour illustrer un billet; feuilleter sans m'attarder l'agenda 1997 de mon grand-père; me demander s'il existe au monde une créature plus mélodramatique qu'une fille de 17 ans amoureuse d'un bellâtre inaccessible; danser et chanter en culotte sur des morceaux des années 80 alors qu'il fait beaucoup trop chaud pour ça et que ma traduction attend désespérément que je daigne m'y remettre; regarder le court-métrage réalisé pour les 100 ans de la gare de Tokyo et chialer un bon coup; quand soudain sous la douche, l'illumination: aérochar!; proportions rajustées, mon deuxième mojito est déjà bien meilleur que le premier, peut-être un chouïa de sucre de canne en plus? et une dose d'alcool pour adulte?; tant pis, je déclare forfait à 6 pages de mon objectif du jour; quand je pense que je vais devoir bosser pendant les vacances, j'ai un tout petit peu envie de me pendre; Pusheen veut des bisous MAINTENANT; Chouchou a tué tous ses jolis poils; dire que je n'ai même pas été foutue de pondre un des deux billets intimes qui tournent dans ma tête depuis plusieurs jours, ni de tester le foutu blender blanc acheté l'été dernier; je finis ce week-end pas très contente de moi.

lundi 21 juillet 2014

Un vrai week-end d'été, enfin!




La première journée de grosse chaleur à Bruxelles mérite bien que, mes 45 000 signes du jour sauvegardés, j'aille me mettre au frais à l'Amour Fou avec un mojito et une bédé recommandée par le vendeur du Cook & Book; déception: "Cet été-là" ne me touche absolument pas, il va me falloir au moins un second mojito pour m'en remettre; descendre sans me presser jusqu'à la place Flagey où des gamins jouent dans les jets d'eau; avec Chouchou qui sort du body pump, entrer d'abord chez les Super Filles du Tram et être rebutés par l'atmosphère étouffante; quant au resto italien situé un peu plus haut et que nous voulons essayer depuis des mois, sa terrasse est bien entendu prise d'assaut en ce vendredi soir; finir au Walkin Thai dont nous avions déjà testé la bouffe à livrer: c'est rapide, peu subtil, mais goûtu et pas cher; ne pas réussir à finir mon pad thai au tofu; rentrer en traînant un peu les pieds car j'ai encore une ampoule sous le gauche, toujours au même endroit; ma jolie robe à imprimé hirondelles 100% synthétique me colle atrocement à la peau; tu sais que c'est vraiment l'été quand tu dois prendre une douche avant de sortir et une autre à ton retour; béni soit l'inventeur du thé glacé.




Cette nuit, Chouchou n'a même pas défait le lit, préférant dormir tout nu par-dessus les draps; le yoga en plein air, à l'ombre des grands arbres devant chez Claudia, c'est un peu la meilleure idée du siècle; par contre, un câlin de groupe au saule? v-vraiment?; je sais: "rétablir la connexion avec la terre", ça paraît terriblement hippie, mais marcher pieds nus dans l'herbe fait un bien fou; chouette, je vais enfin pouvoir me débarrasser de ces mugs, de ces théières et de ces lampes surnuméraires, de ces albums de scrap inutilisés depuis des années et de cette patère rescapée de notre ancien appartement; l'imprimante refuse de fonctionner avec nos cartouches d'encre recyclées; le 0,01€ d'erreur systématique (en trop) sur ma facture Orange, si je le multiplie par quelques millions de clients, ça leur fait combien de bénéfice occulte par mois?; avec cette chaleur, je peux bien pendre le linge et attendre qu'il sèche au lieu de le faire porter à la laverie par Chouchou; 130€ la semaine de courses pour une personne (pas moi...) faisant un régime à 1600 calories par jour: ça coûte drôlement cher de ne rien bouffer; mon point de croix est presque fini, mais je me demande si je vais mettre du doré aux extrémités du dragon: le fil métallique est tellement chiant à travailler!; les pâtes à la pseudo-Norma, avec des courgettes à la place des aubergines et du chèvre frais en guise de ricotta au four, c'est pas mal du tout non plus; "Boyhood" est une expérience cinématographique intéressante mais dont je ne conserverai rien a posteriori; j'aime les petites tables sur les trottoirs et les gens qui y bavardent encore en buvant et en fumant à presque minuit; voyons si j'ai plus de chance avec la seconde bédé achetée au Cook & Book cette semaine.




Après plusieurs mois de silence béni, ça fait deux-trois nuits que Chouchou recommence à ronflouiller; j'ai aimé être réveillée vers 5h du matin par le crépitement d'une pluie d'été sur les vitres; réserver les billets de Thalys retour pour octobre, ça, c'est fait!; le planning de ce second semestre 2014 me met le coeur en joie; le smoothie banane-chou vert-amande is the new peluche Totoro; Monsieur Tout-le-Monde devrait devenir Monsieur Tout-Nu; la pire crawleuse du monde (éclabousse à mort, avance moins vite qu'une nonagénaire en déambulateur) vient se coller à moi; au début, je trouvais ça relaxant, la piscine, mais maintenant, je passe le plus gros de ma séance à pester intérieurement contre les autres nageurs; si je résume: la piscine me met dans de mauvaises dispositions vis-à-vis du reste de l'humanité, alors que les mojitos, c'est l'inverse - je pense qu'il y a une leçon à en tirer; et donc, la Givebox, ça avait l'air d'une super idée, mais là, je m'interroge; c'est rigolo, cette fermette en plein milieu de la ville, et ça le serait encore plus si on arrivait à décrypter l'indice "D1 a", ou même juste à trouver la géocache sans son aide; le sorbet au pamplemousse de Capoue, plein de zestes confits, déchire des ratons-laveurs en maillot de bain; finissons tranquillement l'après-midi en bouquinant au comptoir de Filigranes avec une tasse de Temple Céleste, et profitons-en pour acheter le manga oublié chez Junku la semaine dernière; le gros con flamand qui refuse de reculer pour qu'on puisse se garer, au prétexte qu'on n'a qu'à se mettre sur une autre place - sauf que c'est une voiture Cambio et qu'on doit la laisser là, pas dix mètres plus loin ou dans la rue d'à côté - ne me gâchera pas la fin de cette belle journée; ma mère reçoit la visite d'un cousin de mon père pour la semaine, et m'expédie en quatre minutes sur Skype: good for her; "The Breakfast Club" est surjoué et simpliste mais étrangement attachant, et non, je n'étais pas trop vieille pour le découvrir; demain c'est férié en Belgique mais il faudra que je bosse quand même.

lundi 7 juillet 2014

Un week-end d'automne en juillet




15h30, traduction rendue, début officiel du week-end; comment ça, l'huile de truffe est en rupture de stock sur le site de Delhaize? je voulais faire ma fameuse salade de grenailles!; hum, ça sent un peu le fennec là-dedans, une douche serait sans doute la bienvenue maintenant que le robinet de la baignoire consent à cracher autre chose que de l'eau glacée; redevenue olfactivement acceptable, descendre chercher du collyre à la pharmacie; sur le chemin du retour, être frustrée que le magasin de glaces ait fermé (mais à la place, il y aura bientôt un endroit qui servira des brunchs); du coup, entrer chez Holy Moly et m'offrir une paire de chaussettes à orteils Totoro; Chouchou arrive essoufflé, en sueur et en retard pour son conference call: chouette, ça sent de nouveau le fennec!; rarement ma notation aura autant varié que durant la lecture de "The rise and fall of great powers", mais je termine sur une excellente impression; d'ailleurs, je vais tout de suite ajouter le premier roman de Tom Rachman à ma liste de trucs à lire; des pizzas Mamma Roma devant un épisode de "Gilmore girls": life is good (but would be even better with a glass of red wine); merci les Allemands, j'espère maintenant que les Argentins seront à la hauteur demain; un débat animé sur le harcèlement de rue, ça facilite la digestion; réfléchir à un DIY qui mélangera laine cardée, feutrine et broderie; "tu préfères un jeu où on joue un tueur à gages, un robot ou un légume?" s'enquiert Chouchou  avant d'aller dormir.




Cette nuit j'ai rêvé que Chouchou très très en colère me disait des horreurs avant de me quitter; dur dur de me traîner au yoga alors que je fonctionne encore au ralenti et qu'il fait moche dehors; je pense que Claudia consomme à elle seule la moitié de la production belge de betteraves; le système Delhaize direct, c'est quand même bien pratique, même si j'ai encore acheté un surgelé sans m'en rendre compte; j'ai envie de chocolat et il n'en reste pas un seul carré dans la maison, c'est atroce; à quand les baignoires auto-nettoyantes?; proportionnellement à la taille de la ville, y'a pas tant de géocaches que ça à Paris, surtout si on se limite aux classiques; finissons les deux carnets en papier recyclé commencés lors du stage de samedi dernier; je sens bien que l'encollage va toujours être la phase problématique; entre Chouchou et moi, on a foutu un bordel innommable sur notre table de salle à manger pourtant très grande; j'ai envie d'un cocktail et il n'y a pas une goutte d'alcool dans la maison, c'est atroce; Chouchou, qui théoriquement déteste le foot autant que moi et n'est pas particulièrement chauvin, est glué au score du match Argentine-Belgique en espérant que l'équipe fritelandienne marque à la dernière minute "comme elle fait toujours"; monsieur qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de mon partenaire dans le crime?; soirée de vieux: soupe asperges-cerfeuil devant "It's a wonderful life", que je n'ai encore jamais vu; franchement, mais qui appelle sa fille Zuzu?; (...je veux dire, à part ma mère qui m'a donné un prénom parfaitement décent pour ensuite me surnommer Zouzou); le vieux banquier méchant n'est jamais puni, elle est où la justice immanente?; après avoir adoré les deux premiers, je n'accroche pas vraiment au 3ème roman de Maria Ernestam.




Encore un rêve bizarre cette nuit mais au moins, ça n'était pas un cauchemar; Chouchou prépare des oeufs à la coque et des tartines beurrées pendant que je passe oranges, carottes, gingembre et citronnelle à la centrifugeuse pour notre jus vitaminé du dimanche; ressortir ma chemise "inspirations", hésiter entre diverses images pour la couverture de mon deuxième carnet et, une fois celui-ci terminé, prendre des photos pour pouvoir enfin rédiger un billet sur le stage de reliure de samedi dernier; mmmh, il y a vraiment moins de monde à la piscine vers 13h30 que vers 11h30, ça vaut le coup de se décaler un peu; j'ai pris l'habitude de réfléchir en nageant, mais c'est assez lent - aujourd'hui, par exemple, en trois quarts d'heure, je n'aboutis qu'à deux résolutions: augmenter ma mutuelle et préparer des muffins avec les baies qui traînent dans le congélateur; ah tiens, les chaussettes exfoliantes commencent à faire effet: j'ai la lèpre des dessous de pieds; le poulet du dimanche de Vincent Delerm succédant aux émeutes de Los Angeles vues par Body Count: la fonction aléatoire d'iTunes mérite bien son nom; 16h30 et j'ai bouclé ma to do list du week-end, mon Dieu mais que vais-je faire de tout ce temps libre qui me reste?; commander des carnets à Singapour, puis finir l'Earl White de Simon Lévelt dans ma nouvelle tasse Mr & Mrs Clynk en écoutant tomber la pluie; ne le dites à personne mais en fait, j'aime assez cette météo d'automne au début de l'été; après m'être fait humilier en "jeux olympiques", je décroche enfin le trophée Voyager 2; j'ai retrouvé un vieux fond d'huile de truffe pour faire quand même ma fameuse salade de grenailles; l'aîné de mes neveux a 13 ans aujourd'hui, tout ça ne me rajeunit pas (et ça doit encore moins rajeunir ses parents); mais quelle grosse galère pour trouver un petit tambour à broder ovale avec la fermeture sur le côté!

dimanche 29 juin 2014

Un week-end où ma collection de carnets n'est pas près de diminuer




Avec l'horrible semaine que je viens de passer, je me déclare en week-end vendredi vers 13h, après avoir relu une grosse centaine de pages de ma trad en cours; ouh punaise comme je suis rouillée: dix longueurs de bassin et je commence à avoir les muscles des bras qui tirent; je ne sais pas du tout dessiner les choux-fleurs, c'est ennuyeux; avec les travaux en cours, la portion haute de la chaussée de Wavre évoque vaguement les heures les plus sombres de Beyrouth; je m'attendais à ce que le colis gardé à la Poste contienne des exemplaires d'auteur, mais pas à ce que ce soit ceux d'une énorme intégrale que mes deux sacs en tissu vont peiner à contenir; l'emballage des chaussettes exfoliantes Kruidvat a changé de couleur, c'est pour ça que je ne les trouvais plus en rayon et que je craignais qu'ils ne les aient arrêtées; à vue de nez, j'aurais dit que le M suffirait pour cette petite robe noire à imprimé oiseaux, mais j'ai été trop optimiste; 16h55, c'est pas un peu tôt pour commencer à picoler?; oh et puis tant pis: mademoiselle, un mojito s'il vous plaît!; c'est drôlement agréable d'être assise au chaud avec un cocktail et un excellent roman pendant que la pluie se met à tomber sur Bruxelles; la jeune femme blonde qui occupe la table de droite est elle aussi seule et en train de bouquiner un vrai livre en papier de bois d'arbre - nous passons un agréable moment à échanger des impressions et des titres; rhâââ, mais pourquoi je n'ai pas pensé à lui laisser une des cartes de visite du blog, bordel?; tenir jusqu'à l'arrivée de Chouchou malgré la faim grandissante et les coups d'oeil agacés des serveuses; il veut un burger avec des grenailles et moi un burger avec des frites: qu'à cela ne tienne, chacun piquera les patates de l'autre dans son assiette; cher Blogger, dédoubler un de mes billets encore en brouillon pour compenser le fait que tu en as fait disparaître un autre n'est PAS une solution acceptable; fausse joie: "Cats" ne revient dans l'East End qu'à partir de décembre, alors que nous allons à Londres fin novembre; pour me venger, je braille la moitié des titres du spectacle jusqu'à ce qu'en guise de mesure de rétorsion, Chouchou dégaine "Don't cry for me Argentina"; mais c'est quoi ces muscles de cuisse tout bizarres?; allongé dans le noir, Chouchou prend des poses avantageuses: je suis obligée de me moquer de lui.




Le réveil à 8h un samedi matin, je kiffe pas tellement; oui j'aurais bien aimé un oeuf à la coque mais là il est trop tard, je dois partir; oh, le bus vient juste de passer; oh, le métro me file sous le nez; heureusement que Chouchou m'a imprimé un plan sinon je n'aurais jamais trouvé la Maison du Livre et réussi à arriver avec seulement 5mn de retard; ayons une pensée émue pour le plioir en os hors de prix que ma prof d'EMT avait inscrit sur la liste de fournitures à acheter à mon entrée en 6ème - qu'est-ce que mon père a pu râler!; attaquer du papier à la scie à métaux, c'est original; j'arrive à coudre mes 7 cahiers beaucoup plus vite et beaucoup mieux que prévu, mais au moment de serrer le noeud final, je tire trop fort et le fil se rompt; tant pis, j'ai la flemme de recommencer, espérons que la colle suffira à empêcher la couture de se barrer; pour déjeuner, je pourrais m'acheter des trucs légers à grignoter sur le marché de Saint-Gilles... oh, un Mamma Roma!; dommage: sans les anchois, j'aurais volontiers testé cette pizza à la fleur de courgette; le vin rouge tellement dégueu qu'il te brûle l'estomac, j'adore; moui alors on va dire que j'étais plus douée pour la couture que pour l'encollage; si ma voisine de droite continue à me piquer mes outils sans demander ni attendre que j'aie fini de m'en servir, je lui plante un poinçon dans la main; au tout dernier moment, la règle (alias "la latte" en bon belge) part sur le côté, et mon cutter rogne un coin avant de la couverture de mon carnet; j'apprécie que la pluie ne se mette à tomber qu'une fois que Chouchou m'a récupérée en voiture; le dernier Delphine Bertholon en occaze à 3€: je prends; Färm, c'est pas mal, mais c'est toujours pas là qu'on pourra faire toutes nos courses au même endroit; quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi la farine de riz blanc est introuvable ailleurs qu'à la parapharmacie Lafayette de Toulouse?; coincés dans les embouteillages, arriverons-nous à temps au Delhaize Flagey pour terminer le plein du frigo avant de devoir rendre notre Cambio? le suspense est insoutenable; un quart d'heure entre notre entrée et notre sortie du Delhaize Flagey, un samedi en fin d'après-midi: ça, c'est de l'efficacité; ce soir c'est salade composée au menu, j'ai trop besoin de légumes; PrintStudio me fait des misères pour uploader les Instagram que je veux faire imprimer sous forme de stickers, et au lieu des 10 mn prévues, j'y passe les trois quarts de ma soirée; oui, la dernière question du thème "Human body" avant le niveau 5 porte précisément sur le problème qui me préoccupe, mais ce n'est pas un signe, juste une coïncidence, OK?




Cette nuit, j'ai rêvé que Chouchou avait une deuxième femme dans sa vie au boulot, une Suédoise prénommée Mona dont la fille de 7 ans était handicapée et portait le même prénom que moi; quand je lui disais que ça me rendait très malheureuse, il me donnait à résoudre une énigme super compliquée à base de carottes, de lapins, de renards et d'horloges, qui se terminait par la question "combien et à quelle heure?", puis il allait s'enfermer dans une cabine téléphonique; les nouveaux muscles du dos de Chouchou (le vrai) ont la forme de deux filets de sole meunière; ma mère angoisse à l'idée de rester seule 3 semaines pendant les vacances de ma soeur et de mon beau-frère; ressortir les collants et les boots d'hiver fin juin: ça, c'est fait; je n'aime pas du tout la technique de reliure qu'on est censées apprendre aujourd'hui: je veux manipuler du papier et du carton, pas du cuir - de plus, la nécessité de confectionner un gabarit minuscule me gonfle profondément; bon, ben si en plus j'ai mal au bide, je ne vais pas traîner dans les parages; organiser le prochain week-end à Paris avec Chouchou, sans une seule plage de shopping: you've come a long way, baby; rendons à ce plaid au crochet sa fonction première de couvre-lit; peut-on sans risque manger du tofu périmé depuis 2 semaines? telle est la question sur laquelle nous nous pencherons ce soir; malgré un état d'esprit vraiment pas zen, je parviens à monter jusqu'à 11.0 en cohérence cardiaque - mon record personnel; j'aime beaucoup cette idée trouvée dans le dernier numéro de frankie: une dégustation associée thés-fromages; à l'heure d'aller au lit, aucun décès par empoisonnement au tofu périmé n'est à signaler dans la maison.

dimanche 22 juin 2014

Un week-end où j'ai du mal à rester ici et maintenant




Comment ça, à peine 8h40?; ouh, ben, je vais finir ma nuit sur le canapé avec ma jolie couverture qui sent bon le mouton; résister à la tentation de couper moi-même cette frange incoiffable; aujourd'hui encore, petite crème Nok, merci de sauver la vie de mes pieds; "Ici et maintenant", on a dit qu'on se concentrait sur le "Ici et maintenant" et pas sur les malheurs qui pourraient se produire d'ici quelques années; je suis condamnée à toujours admirer de loin cette barque de pêche posée au milieu d'un champ sans jamais pouvoir la prendre en photo; j'ai juste le temps de m'arrêter à la Poste pour renvoyer le collant des Queues de Sardine reçu en nature et rouge au lieu du crème et bleu que j'avais commandé; les nouveaux propriétaires du Sur la place ont supprimé les formules, l'assiette fraîcheur et toute autre option végétarienne: la prochaine fois, Kiki et moi, on change de crèmerie; difficile de s'entendre par-dessus la cornemuse du pub voisin; grosse envie de prendre le premier bus pour rentrer chez moi et passer l'après-midi à chialer en boule sur mon canapé; et si je m'offrais une paire de sandales jolies-mais-confortables pour me changer les idées?; maintenant que j'ai fait trois courses à Carrefour, je suis trop chargée pour me traîner jusqu'à la plage; de toute façon, il doit faire beaucoup trop chaud en plein soleil, allons plutôt bouquiner sur une terrasse ombragée avec un jus de fruit; l'écriture de Maria Ernestam me séduit autant dans ce nouveau roman que dans "Les oreilles de Buster"; petite demoiselle qui gratte timidement ta guitare à quelques mètres de moi, ce n'est pas parce que tu nous as déjà interprété quatre fois chacun des morceaux de ton maigre répertoire qu'il faut t'attaquer à "Hallelujah" dont tu ne connais visiblement pas les paroles; même si je vivais un siècle, je ne me lasserais jamais de contempler cette fabuleuse fontaine; 20 mn avant le prochain bus, ça me laisse juste le temps de foncer chez Micka m'acheter une part de Tropézienne; "Ici et maintenant", on a dit! - ne te laisse pas assaillir par tes idées noires juste parce que tu es dans le bus sans rien d'autre pour t'occuper; vouloir instagramer sa bouffe = être obligée de passer dix minutes à la rendre présentable; si le voisin laisse sa techno à fond juste sous mes fenêtres pendant toute la soirée, il va y avoir du sang; chaque année, je me dis que je devrais faire un truc pour célébrer la journée la plus longue, et chaque année, je ne fais rien; tiens, je vais me regarder le film "Dead like me", comme ça je saurai pourquoi je pleure; ...en effet, y'a que l'embarras du choix; après le "c'est une question d'hygiène de vie", le "demande-toi ce que tu ne veux pas voir" est le deuxième diagnostic (posé sur un problème héréditaire par une personne ayant fait exactement 0 année de médecine) qui me donne envie de hurler en l'espace de 48h; voyons si ce Zopiclone périmé depuis 2008 fait encore effet.





J'avais oublié comme je me réveillais brusquement après avoir pris un somnifère; je travaille toujours le dimanche quand je suis à Monpatelin, parce qu'il n'y a pas grand-chose d'autre à faire, mais aujourd'hui j'ai un mal fou à m'y mettre; d'une page sur l'autre, le comptoir en marbre devient un comptoir en bois ciré (a.k.a. l'effet "ta gueule, c'est magique!"); à quel point ça peut bien être difficile de recoller les quatre planches d'un meuble à chaussures?; réponse: assez difficile, en fait, si le tube de colle méga-extra-forte-qui-soulève-des-camions-de-plusieurs-tonnes, acheté la veille, se révèle malgré son volume apparent ne contenir que de quoi assembler deux planches, et si le tube de colle spéciale bois retrouvée dans la boîte à outils est tellement vieux que quand on presse dessus côté embout, le fond explose; commencer la seconde moitié de sa journée de travail à 17h, est-ce bien raisonnable?; armons-nous d'un peigne et d'une paire de gants en caoutchouc, et refaisons cette colo; 3 cuillères à soupe d'huile d'olive en plus de la cuillère à soupe de crème fraîche, ça fait un peu beaucoup pour un pauvre mugcake: je vais diviser par deux; "ivre de thé glacé, elle attaque sa frange incoiffable aux ciseaux de scrapbooking"; ...euh, ben, au moins j'aurai pas chaud au front cet été, et la ligne droite, c'est un concept très surfait; une deuxième robe vendue sur ma page vide-dressing; ici et maintenant, mes angoisses délirantes, mon front bien dégagé, mon Zopiclone périmé depuis 6 ans et moi-même allons nous coucher tôt pour une fois.

lundi 16 juin 2014

Le week-end avant le long voyage en train pendant la grève des cheminots




Damned, les placards sont vides: pas de plantureux petit-déjeuner cette fois; oui, je vais aller me doucher, mais d'abord, je vais récapituler par écrit tous les renseignements administratifs conquis de haute lutte depuis début mai... et écrire quelques mails aux copines... et ranger mon tiroir à bloc-notes et à Post-It...; Voyager 2, s'il faut que je monte 3 sujets jusqu'au niveau 5 dans toutes les catégories, y compris en Sports, je ne vais jamais le décrocher; ces pâtes aux brocolis auraient été meilleures avec un peu de feta; pourquoi, quand je trouve des sandales qui correspondent parfaitement à mon cahier des charges (marron, à bride, avec une semelle compensée de 4 cm à l'arrière), faut-il que le modèle ne me plaise pas du tout?; cette fois, me laisser tenter par 100g de Vive le thé! en allant chercher une recharge de thé à la menthe glaciale; l'Exki de la place Stéphanie n'est vraiment pas mon préféré, et on ne capte pas le wifi dans le jardin de derrière; malgré l'engouement général, le premier chapitre du dernier Ian McEwan ne m'emballe pas plus que ça; Chouchou a 7 minutes de retard à notre rendez-vous: ça fera 7 minutes de bisous en moins; les photos de plage de l'expo "Patience" de Josef Hoflehner me font un peu penser à celles de Massimo Dutti, mais ma préférée, c'est celle des bateaux japonais alignés dans la neige; note to self: une prochaine fois, ne pas tenter d'acheter des billets en avance pour la séance suivante au Vendôme; l'Exki de la porte de Namur: ça, c'est mon préféré à Bruxelles; est-ce un sandwich semi-circulaire, est-ce une pizza pliée en deux? on ne sait pas, mais c'est chaud et plein de mozzarella, donc on s'en fout; l'humour particulier du "Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire" passe très bien à l'écran, par contre on sent qu'il n'y a pas eu le budget ou le temps nécessaire pour exploiter pleinement les flashbacks du bouquin; mon TGV de lundi devrait circuler mais s'arrêter à Marseille: après, ce sera l'aventure pour atteindre Monpatelin...




Deuxième fête des pères sans le mien; dans ma hâte à me préparer pour aller au yoga, je n'ai pas vu qu'il y avait une superbe tache jaune sur le devant de ma jupe en coton blanc; après avoir testé la propulsion électrique, le retour au moteur à essence est brutal; qu'est-ce qu'on est esquichés dans ce bureau, pas moyen de s'étirer; "open the top of your head and look at what's inside": y'a que moi qui pense à la scène de la soupe à la cervelle de singe dans Indiana Jones?; et aussi, y'a que moi qui ai le séant assez majestueux pour me passer de coussin dans les exercices en tailleur?; Giorgia est incroyablement bronzée et me donne l'impression d'habiter un autre plan d'existence que le mien; pas mauvais le crumble à la courgette, mais c'est pas avec tout ce beurre et ce parmesan que j'aurai bientôt besoin d'un coussin pour les exercices en tailleur; quand on clique sur #angelcard dans Instagram, on tombe sur 50% de cartes du tarot des anges, et 50% de sacs Victoria's Secret débordant de lingerie multicolore -  curieux mélange; bon, théoriquement, un TER devrait pouvoir me déposer à Toulon avec seulement une demi-heure de retard sur l'horaire prévu, et largement à temps pour choper un bus jusqu'à Monpatelin; grands accomplissements de cet après-midi: je me suis verni les ongles des pieds et j'ai atteint le niveau 5 en Donjons & Dragons sur QuizUp; Alison et Donny sur le congélateur! + big up pour Helena; tous ces bouquins dans ma PAL et aucun qui me hurle: "Lis-moi MAINTENANT!", c'est triste.

lundi 9 juin 2014

Le week-end du grand huit émotionnel




Cette nuit, j'ai rêvé que je courais comme une folle pour attraper un train dont la porte se fermait juste sous mon nez, mais je la rouvrais de force alors que le train s'ébranlait, je sautais à l'intérieur avec ma grosse valise et je faisais signe à Chouchou resté sur le quai de me lancer mon autre sac que je rattrapais au vol juste avant que la porte ne me claque de nouveau au nez; avec des nuits aussi agitées, je ne risque pas de me sentir reposée le matin; newsflash: Chouchou est un cramique-garou; la réparation de la chaudière n'aura tenu que 48h, grrrrr; mais comment ouvre-t-on le coffre d'une Smart?; c'est super bizarre cette absence de bruit, on a l'impression d'être dans le tram ou dans un hovercraft futuriste; arrivée au yoga en bon état, j'en repars avec l'épaule droite coincée; j'aurais voulu tester le resto asiatique d'Uccle avec l'horrible tête de bonne femme grimaçante, mais il est fermé le week-end, ce sera donc le Samouraï Ramen; je kiffe ce collage sur le mur, la déco délirante de ce guidon de vélo, et toutes les autres surprises que peut réserver le paysage urbain quand on ouvre l'oeil; le premier jean essayé par Chouchou chez H&M est le bon, ce qui tombe bien, parce que je ne supporte plus ces magasins; Sterling Books déménage dans un local plus petit, du coup, je leur achète trois bouquins; dans mon élan de soutien aux librairies indépendantes, je prends aussi deux guides sur Copenhague à l'Anticyclone des Açores; c'est la première fois que j'apporte chez Pêle-Mêle un sac aussi peu rempli; comment ça, pas de thé glacé le samedi à l'Exki de la place du Luxembourg?; récupération des courses hebdomadaires chez Delhaize: il semble que j'aie commandé des brocolis surgelés à l'insu de mon plein gré; au final, les cotisations sociales des auteurs vont donc atteindre le même niveau que celles des salariés, soit environ 23%, sans que nous ayons pour autant droit à une mutuelle, à une assurance chômage ou à des congés payés: le RAAP entend nous détrousser purement et simplement, et on s'étonne que je sois en colère?; une bonne petite comédie romantique me remontera le moral; euh sauf qu'en fait, "About time" joue plutôt dans la catégorie de "The time traveler's wife", si bien que je termine liquéfiée; je donnerais presque n'importe quoi pour revoir mon père juste une fois; et en plus on va se coucher fâchés, c'est vraiment parfait.




Cette fois, je pense que c'est bon, on va pouvoir ranger la couette; de plus en plus souvent, j'hésite à publier des billets intimes à cause des réactions pas toujours très mesurées ni très bienveillantes qu'ils provoquent; je ne pensais pas que ce serait si difficile de trouver un endroit adéquat pour bruncher aujourd'hui; tiens, je rentre encore dans la robe Naf-Naf en 38 achetée il y a 5 ans, mais pas dans les robes Naf-Naf en 38 achetées il y a 3 ans; "Je suis face à une situation catastrophique", m'annonce Chouchou au téléphone avant de m'expliquer qu'il a un souci pour débrancher le cordon d'alimentation de la voiture électrique que nous avons réservée; j'aimais mieux la déco du temps où c'était le P.H.A.T.; la limonade maison pamplemousse-menthe n'est vraiment pas terrible, par contre les gâteaux et les crêpes, miam!; la formule buffet, plus jamais: on mange toujours trop pour en amortir le prix, et ensuite, on se sent comme deux baleines échouées jusqu'à la fin de la journée; traînons-nous à pied jusqu'à la maison Horta pour tenter de stimuler notre digestion et chercher une géocache au passage; j'ai plein de billets de blog à écrire, mais toute mon énergie, mentale comme physique, est occupée à assimiler la quantité de nourriture pourtant pas démentielle que je viens d'envoyer dans mon estomac; à cette allure, le sachet de thé à la menthe glaciale ne va même pas nous faire la semaine; la propension de ma mère à changer de sujet dès qu'on lui dit quelque chose qu'elle ne veut pas entendre est passablement phénoménale; alléger mon présentoir à colliers de quelques modèles que je ne porte pas; ma motivation pour continuer à faire du sport est en train de partir en fumée, mais Chouchou m'entraîne gentiment avec lui à la salle; monsieur qui crawle sans éclabousser tout le monde autour: je t'aime; les familles avec enfants cohabitant dans un petit bassin avec les gens qui veulent faire des longueurs, c'est frustration assurée pour tout le monde; installer la nouvelle version de NeoOffice et imprimer enfin la liste de mes traductions pour m'inscrire à la Sofia; après un second visionnage, je pense que "Moonrise Kingdom" est mon Wes Anderson préféré; ce livre acheté hier sur un coup de tête m'a complètement happée en moins de 20 pages; demain c'est férié et Chouchou ne bosse pas, mais moi si: c'est nul!

lundi 2 juin 2014

Le dernier long week-end du mois de mai




Cette nuit, j'ai rêvé que je tombais sur Pénélope Bagieu dans une boutique où elle achetait une broche en plexiglas en forme de radis et moi une mini-machine à coudre en forme de petit pois géant; la première chose qu'on fait dès que Chouchou sera payé, c'est foncer chez Ikea pour changer de matelas; Chouchou accomplit-il les aller-retour chez Allemersch à la vitesse de l'éclair, ou est-ce moi qui perds toute notion du temps quand j'écris?; quelle bonne idée d'avoir lu cet article intitulé "On est dans l'urgence toxique" qui m'apprend que mes craintes sont encore en-dessous de la réalité; le temps de petit-déjeuner et hop il est déjà midi; ces lucioles sont maxi-casse-couilles (à cause de l'anagramme?); voilà, ma page vide-dressing est en ligne; chaque fois qu'il faut faire le ménage, je bénis la petite taille de notre appartement; faire des choux de Bruxelles à Chouchou, c'est olfactivement risqué, mais le frigo est vide, alors...; la quantité d'explosions n'est PAS un critère à mettre en avant pour me convaincre d'aller voir un film; mettons une lessive à tourner avant de partir au cinéma, très en avance car les deux derniers jours fériés où on a tenté d'y aller, la séance était complète quand on est arrivés; bien entendu, aujourd'hui, il n'y a pas un clampin à l'UGC Toison d'Or, et on se fait iech dans la salle pendant vingt minutes avant le début de la séance; ...et aussi un peu après, pour 50% d'entre nous; hein? Bishop c'était OMAR SY?; après m'être fadé cette daube, j'ai bien mérité un burger végétarien à l'Amour Fou, et aussi un mojito pendant qu'on y est; pourquoi, quand je commande un cocktail et Chouchou un soda ou un thé, c'est systématiquement devant lui qu'on pose le truc alcoolisé?; les mains et le menton barbouillés de jus, on se regarde hilares en mangeant avec les doigts; merde, la lessive!; cinq romans entamés, ça fait un peu beaucoup, il faut que je me force à en finir au moins un.




Cette nuit, j'ai rêvé que mon père refusait de me conduire à l'aéroport pour prendre le vol de19h30 vers une destination paradisiaque où je devais rejoindre mes amis d'école le temps d'une journée de folie; comme je soupire après la nécessité hebdomadaire de remplir le frigo, Chouchou me réplique avec le sérieux d'un moine zen qu'il faut "transcender le poireau"; le chariot du Delhaize a tué mes jolis collants à étoiles; oui mais non, je les voulais déjà cuits, moi, les haricots noirs; cette moutarde bio au vinaigre de cidre est vraiment un délice; sur Facebook, Maud Bégon me remercie pour ma critique de "Bouche d'ombre" qui est la première qu'elle reçoit; j'ai tellement pas envie de m'atteler à la rédaction de ce profil LinkedIn; ...où est passé mon après-midi? que le voleur se dénonce!; Ando demande si elle peut mettre sur son blog une de mes photos de la table ronde à laquelle elle a participé pendant les Imaginales; espérons que nos revendications permettront de diminuer ou d'étaler la réforme des cotisations vieillesse IRCEC; puisque j'ai le choix entre récurer la cuisine et préparer un gâteau, ce sera un cake citron/pavot; craquer pour le sublime canapé jaune du blogueur déco Will Taylor dans son livre "Bright bazaar"; tenter une tarte aux asperges et au chèvre frais pendant que Chouchou tout juste rentré de la muscu passe la serpillère dans la chambre et la salle de bain; manger devant "Le prestige" et me rendre compte que je ne me souviens pas trop de la fin du bouquin, à part qu'elle me semblait nettement plus ambiguë; pourquoi Chouchou est-il chaud en hiver et frais en été? mystère...




Si j'ai rêvé cette nuit, je ne m'en souviens pas; préparer un smoothie orange-fraise avec les premières fraises belges achetées cette année; j'aimerais bien que Facebook cesse de changer mes paramètres de publication à l'insu de mon plein gré; tous ces vernis à ongles multicolores dans ma salle de bain, et au final, je porte toujours les deux mêmes: un rouge clair et un rouge foncé; toutes ces chaussures dans mon placard, et au final, pas une seule paire qui aille avec la robe menthe à l'eau que je voulais mettre aujourd'hui; je braquerais bien le joli combi VW rouge garé à l'entrée de Retrorama; je ne connais pas le nom du groupe qui joue en ce moment, mais il me donne furieusement envie de reprendre des cours de rock; les collants imprimés visage d'hommes sur une jambe et visages de femmes sur l'autre: j'ose, j'ose pas? j'ose; j'ai déjà plein de broches renard, par contre, je vais craquer sur ce petit nuage en simili-cuir blanc avec des yeux; Mr Gasparde a fait une affaire avec cette ravissante machine à écrire toute compacte et toute mimi; cette robe imprimée chats m'irait très bien, mais 99€ pour une fringue difficile à porter, ce ne serait pas raisonnable; finir l'après-midi en lisant des bédés chez Filigranes; tester le pilote de "Better off Ted": aaaaaand... we have a winner!




Cette nuit, j'ai fait l'affreux cauchemar récurrent dans lequel je pars pour de longues vacances en oubliant de laisser à manger et à boire à mes animaux - Kû l'adorable chouette, en l'occurrence; le papy de la dernière fois demande à sa petite-fille: "Qui est effrayant mais gentil?" - "Le dragon à moustache!" s'exclame la gosse avec une mine réjouie; l'obligatoire jeune malotru plonge en faisant jaillir la moitié de l'eau du bassin, puis se lance dans un crawl frénétique avec l'objectif évident de vider ce qui reste; y'a des jours où la piscine, c'est sympa, et y'a des jours où je dois me retenir de commettre un meurtre de masse; j'aurais dû rajouter un filet d'huile d'olive sur mes tartines fromage de brebis/radis rose, parce que là c'est un poil sec; pourquoi mon panier à linge est-il toujours plein et mon frigo toujours vide alors que l'inverse serait TELLEMENT plus pratique?; dès que j'ai terminé mon bidon d'eau de Javel, je tente le bicarbonate en nettoyant ménager; une demi-douzaine d'adversaires de nouveaux pays, dont le Botswana et l'Afghanistan, me fait progresser de 6% dans ma conquête du trophée UN Assembly (mais je sens que ça va être hyper-galère d'arriver à 100); super récit et graphisme à chier: ça va être dur de donner une note aux "Délices" de Lucy Knisley; coup de fil à mon beau-frère qui fête ses 40 ans aujourd'hui: comme dit Chouchou, "à partir de maintenant, c'est plus que de la descente!"; oui, je me lève du canapé en plein épisode pour remettre droites des boîtes à chaussures qui sont un peu de travers - mes TOC et moi, on te dit zut; Donnie n'est pas seulement abruti: il est maladroit, aussi; la migration de Hotmail vers Gmail est une vraie purge, même pour un informaticien chevronné; déjà une fringue vendue sur ma page vide-dressing, ça va me motiver pour mettre le reste des articles en ligne; je me ferais bien un thé mais après, je ne vais pas réussir à m'endormir, or je dois être en forme demain matin pour entamer une nouvelle traduction.

dimanche 25 mai 2014

Un long week-end d'Imaginales


Se traîner jusqu'à Epinal sans enthousiasme et arriver sous la pluie; en descendant vers l'hôtel, expliquer à Annaig comment déclarer ses droits d'auteur; râler en constatant que le wifi ne passe pas dans la chambre 15 de l'hôtel Azur; obtenir du gentil proprio une autre chambre plus grande, plus jolie et plus près du routeur; à force de venir ici chaque année, ce chemin à travers le parc me donne presque l'impression de rentrer à la maison; complimenter Magali sur sa jolie idée d'arbre à papillons-mots doux, et Pierre Pevel sur son élégance qui, dit-il, le dispense de faire du sport; recevoir une bague poulpe un chouïa petite de la part de Marika Gallman et une dédicace d'Alice Scarling avec double bonus d'autocollants Chibi; à la buvette, hésiter entre un thé Lipton et un verre de champ' et prendre finalement un chocolat chaud; discuter longuement avec Stéphane Marsan d'Harry August et de l'état de l'édition (spoiler: il est mauvais et ça ne va pas s'arranger); recevoir le meilleur texto du monde: "Il est sauvé, il est sauvé!" et manquer en pleurer de joie; grelotter en sortant de la bulle aux livres; admirer la jolie tasse à thé faussement japonaise et se régaler avec la farandole de desserts du resto bio (mention spéciale au crapuleux à la rhubarbe); avoir encore des problèmes de connexion en rentrant à l'hôtel.




Pour la première fois depuis des mois, se réveiller sans le moindre mal au dos: vive les matelas fermes; seulement deux phrases et moins d'une minute pour me rendre involontairement antipathique à la personne qu'on vient de me présenter, c'est un record perso; assister à une table ronde rectangulaire sur le réalisme et la magie; se faire dédicacer le dernier Karim Berrouka et la magnifique réedition d'"Arcadia" de Fabrice Colin; manger avec Sylvie Denis à la terrasse du Bureau sous un soleil éclatant et oser le trifle aux fruits rouges en dessert; tiens, des cadenas d'amoureux commencent à fleurir sur le pont dont la géocache nous tient en échec depuis plusieurs années; passer une grande partie de l'après-midi avachie sur le canapé de la buvette en se plaignant de la chaleur; les scones d'Annaig justifient une demande en mariage immédiate; faire la connaissance d'une sympathique éditrice de gauche et devoir écourter à regret une discussion animée avec sa bande de potes au bord de l'eau; raconter des histoires d'hémorroïdes et de vagin plus étanche autour d'une crêpe, mais fuir avant le dessert à cause de la pluie qui menace; manquer s'endormir au Bougnat, autour d'une bouteille de blanc de la cuvée Imaginales 2014, à même pas 22h; être réveillée par le meilleur album des Pixies qui me donne toujours envie de chanter et de danser; rentrer à l'hôtel en courant presque pour ne pas se faire tremper: mes sandales rouges auront-elles survécu?




Laver et équeuter les radis ronds dans le lavabo de la salle de bain; nettement plus de monde ce matin sous la bulle aux livres; une paire d'Irregular Choice à talons lapins me pousse à engager la conversation avec Sophie Dabat - c'est étonnant le nombre de points communs que nous avons; semi-pétée au champ', je me mets à discuter avec Christopher Priest et Pierre Dubois en tentant de masquer que ma fangirl intérieure crie "Hiiiiiiiiiiiiii" en agitant les coudes; le pique-nique alternatif en comité réduit dans l'herbe du parc est un franc succès; Chouchou assure sa présence virtuelle au moyen d'un selfie à poil avec un Totoro en guise de cache-sexe; il faudrait un mot pour désigner la nostalgie des choses pas encore terminées; tant pis, je risque quand même les Lola Ramona rayées; Christine me raconte comment Mélenchon a changé sa vie; des lecteurs qui s'extasient sur mon boulot, ça fait toujours plaisir; en fait, à condition d'avoir mis de la crème solaire, on est nettement mieux dehors; discuter d'Harry August (what else?) avec César pendant qu'AnneEli masse Valérie, que Leslie comate et que Mathieu Gaborit exhibe de sublimes bottines steampunk; plaindre les gens des autres tables qui espéraient manger tranquilles chez Sens et Découvertes; Kettch a encore frappé; puisqu'il n'y a personne au Bougnat, allons nous coucher comme des vieux.




Levée avant la sonnerie du réveil et toujours sans mal au dos: si je fauche le matelas en partant, est-ce que ça se verra?; encore une table ronde rectangulaire, pour aller voir Ando cette fois; "les tatous, c'est cool"; discuter statut d'indépendant avec Barbara près de la buvette; alors que je quitte la bulle aux livres, trois incroyables mariés froufroutants font irruption sur des échasses; la brasserie art déco conseillée par Marion et Pauline non loin de la gare de Nancy est bourrée à craquer - tant pis; ma mère avoue un petit moral au téléphone; le pain au cacao de la boulangerie du quai, acheté en quittant Epinal, est aussi délicieux qu'original, et je suis assez fan du nouveau thé vert jasmin-orange vendu chez Starbucks; j'ai lu intégralement "Lacrimosa" avant d'arriver à Paris; oh, une place de Thalys en première avec du wifi gratuit!; Chouchou n'a pas fait que se photographier nu en mon absence: il a aussi préparé des crêpes; finalement je suis bien contente d'y être allée, à ces Imaginales 2014. 

lundi 19 mai 2014

Un week-end où je pars encore en vadrouille




Moins de dix minutes pour avoir de l'eau chaude dans la douche, c'était quasi inespéré; il fallait s'y attendre - la moitié de Bruxelles a elle aussi décidé d'aller prendre le soleil sur la côte; euh, les gens, pourquoi vous descendez tous à Gand? le train va jusqu'à Knokke, ça doit quand même être vachement mieux, y'a la mer et tout...; je comprends pourquoi les gens sont tous descendus à Gand: cubes de béton et de verre, larges avenues rectilignes, gris triste et beige fadasse, enfilades de restos traditionnels, 4x4 mastocs et Porsche à perte de vue - Knokke empeste le fric et n'a pas une once de charme; en deux heures, nous dénichons un joli porte-documents de voyage dans la boutique Akotwee, prenons quelques photos instagramables, déjeunons à la terrasse en bord de plage d'un resto asiatique aux plats fortement oubliables, raflons deux géocaches (dont une aux pieds du Jésus de l'église Sainte-Marguerite) en remontant vers la gare, courons pour attraper de justesse l'IC de 14h04 et rebroussons chemin vers Gand; la sonnerie stridente qui se déclenche toutes les minutes is the new les enfants qui braillent en continu dans le train; hum, en fait le centre-ville est vachement loin à pied et j'ai oublié de mettre de la crème Nok avant de partir; oh, c'est quoi la fête devant la cathédrale, avec plein de ballons multicolores et une dame qui joue d'un violon bizarre?; sans le geocaching, jamais nous n'aurions découvert cette ruelle absolument délirante avec des murs couverts de graffiti et un groupe de filles habillées en rose fluo qui tournent une vidéo pour une demande en mariage; ma paire de chaussures de rechange me fait tout aussi mal que la première, mais pas aux mêmes endroits; plus de glace au chocolat blanc, c'est nul, mettez-moi de l'ananas à la place; apercevoir dans la vitrine d'un magasin de chaussures les Miz Mooz rouge et beige qui me font baver depuis quelques semaines sur internet, et renoncer à les essayer parce que je n'ai besoin ni d'une paire de babies à talons hauts supplémentaire, ni de claquer 140€ là tout de suite; dans un joli magasin de déco, me coiffer d'un poulpe en peluche bleu sous l'oeil amusé de Chouchou; pourquoi n'existe-t-il pas de version française ou anglaise de tous ces beaux magazines néerlandais que je suis incapable de lire?; le burger au Portobello d'Ellis Gourmet Burger ne tient pas DU TOUT la comparaison avec celui de l'Amour Fou - quant à la "limonade maison" à base de fraise, c'est, euh, un concept curieux; saleté de distributeur de tickets de tram qui refuse de me rendre la monnaie; raté l'IC de 19h04 à quelques minutes près, et celui de 19h25 est annulé exceptionnellement: à nous le tortillard de 19h28 qui va mettre une heure à nous ramener à Bruxelles en desservant toutes les gares du parcours; "The postmortal" est super déprimant, mais la couverture, le titre et le pitch auraient éventuellement pu me mettre la puce à l'oreille; qu'est-ce qu'on a marché aujourd'hui, on va bien dormir!

Le petit-déjeuner oeufs coque/jus vitaminé devient une tradition du dimanche, et c'est une excellente chose; pas grand-monde à la piscine ce matin hormis un grand-père qui apprend à nager à sa petite-fille; chouette, il reste des burgers au tofu maison d'avant-hier!; pfiou, je ferais bien une sieste là, mais ce serait dommage de perdre la moitié de l'après-midi; la fonction random d'iTunes semble avoir beaucoup d'affection pour la musique d'Amanda Palmer; plus qu'une séance après celle-là et j'aurai enfin terminé mon point de croix Cthulhu; carburer tout l'après-midi à l'Earl White et aux tartines d'houmous; Chouchou passe un long moment à dépanner l'ordi de ma mère par Skype; nooooon pas l'oreille de Saraaaaah!; je n'ai aucune envie d'aller aux Imaginales cette année; je me demande si j'ai jamais été aussi heureuse et si je serai à nouveau aussi heureuse qu'en ce moment.

lundi 12 mai 2014

Un deuxième week-end de pont sous d'autres cieux


Ca faisait longtemps que je n'avais pas éteint la lumière à presque 4h du matin, pas étonnant qu'il soit 10h passées quand je me tire enfin du lit; ce qui partait comme un billet cinéma tourne à la déclaration d'amour; sortir pour profiter du soleil ou m'en tenir à ma To Do List?; finir la liste de tous les ouvrages que j'ai traduits en 20 ans de carrière me prend l'après-midi et me vide littéralement de mes forces; je retrouve des bouquins dont j'avais oublié jusqu'à l'existence et dont je ne saurais même plus dire de quoi ils parlent; 226 romans/guides de série télé/bédés, et je ne compte pas les jeux de rôles sur lesquels j'ai bossé toute la première année; pendant ce temps, les responsables d'un prix littéraire me contactent au sujet d'Harry August, et ça me met en joie; pour fêter ça, je m'attèle enfin à photographier #MyTopTenBooks; les samossa aux légumes de Picard sont vraiment très, très mauvais, contrairement au crumble de butternut qui déchire des bébés écureuils; j'ai encore des tas de trucs à faire aujourd'hui mais je ne suis plus capable que de m'écrouler devant le DVD de "Good morning England", et éventuellement de me vernir les ongles; au milieu du film, je me mets à tester une application de quiz sur l'iPad, et du coup je décroche complètement; la mère des héroïnes de "The Story sisters" meurt d'un cancer, what else?; extinction des feux à 3h du mat', hum.




Elles s'abîment drôlement vite, ces Mara des bois que j'ai payées un rein; j'avais oublié que c'était si chouette, "Azimut"; damned, je n'ai aucune paire de chaussures d'été confortables qui aille avec ma robe bleu marine à papillons rouges; mon TER a un quart d'heure de retard, mais comme ma swapée prend le même pour se rendre en ville, je ne risque pas de la faire attendre; le salon de thé sans terrasse par une chaleur pareille, c'était une mauvaise idée: là tout de suite, j'ai plutôt envie d'une glace; je pousse des cris proches des ultrasons en découvrant un SmashBook dans mon paquet; chez Contrebandes, je finis par craquer pour cette bédé dessinée aux crayons de couleur que j'avais déjà failli acheter lors de mon dernier passage chez Cook & Book; oh, La Vie Claire vend de l'Earl Grey vert!; la météo est tellement idéale que je pourrais arpenter le cours Lafayette toute la journée si les poignées de mon sac de shopping en tissu n'étaient pas en train de me scier les doigts; "alors, c'était trop serré?" me demande la vendeuse de chez Naf-Naf quand je raccroche dans son rayon une jolie robe grise dont le haut me serrait un peu; comme elle m'a déjà posé la même question deux fois à travers le rideau de la cabine d'essayage où j'aime bien être peinarde, je ne peux m'empêcher de répliquer sèchement que ça n'a pas changé au cours des 30 dernières secondes; elle me regarde comme un chaton à qui je viendrais de filer un coup de pied et je culpabilise atrocement; la géocache de la fontaine de la maison des artistes a disparu (retour de bâton karmique?); ce granité à la pastèque est ignoble, et ces affreux sièges en plastique vert glissent vers l'avant, mais comme j'ai déjà été assez désagréable aujourd'hui je ne moufte pas; si j'avais fait attention que c'était Zaz en couverture du dernier Kaizen, je ne l'aurais pas acheté; les shakes protéinés Milical au chocolat sont en promo "2 pour le prix d'1", c'est un signe; les rayons de la Fnac ont encore été tout chamboulés, et la part consacrée aux produits culturels diminue de plus en plus: de la papeterie et des peluches, sérieusement?; avaler un riz thaï dégueu à toute vitesse chez le mauvais traiteur asiatique pour ne pas rater le bus; me faire agresser verbalement par un jeune au sujet de mon tatouage; j'adore les pivoines mais vraiment l'odeur, j'ai du mal; une soirée à glander sur mon canapé en buvant du thé vert à l'orange et au bleuet = la belle vie; le journal dessiné de Julie Delporte me fait réaliser la valeur des oeuvres autobiographiques.




Me préparer vite vite vite pour ne pas rater le TER de 10h30; le nouveau J. Courtney Sullivan reprend très exactement le thème de "Nos plus beaux souvenirs" de Stuart O'Nan; entrée aux Galeries Lafayette pour acheter un cadeau d'anniversaire, j'en ressors avec une robe à noire pois blancs Morgan qui hurlait mon nom; petite déception: le Sur la place ne fait pas encore les ardoises fraîcheur; on est bien d'accord que "notre compte en banque était devenu invisible", comme excuse pour justifier un retard de paiement, ça fait très "le chien a mangé mon devoir"?; descendre à pied jusqu'au Mourillon en savourant la balade et en regrettant que les commerces de la rue Lamalgue soient fermés jusqu'à 15h; ôter mes sandales pour tremper mes pieds dans l'eau fraîche et rester plantée là un bon moment, le regard rivé sur l'horizon, à repasser dans ma tête tous les souvenirs que j'ai ici; un bon bouquin, un mojito, le soleil, le vent, la plage: que demander de plus?; réponse: la compagnie Gaby et Seb qui me rejoignent avec leur fillette de 11 mois, joues à bisous, risettes à gogo et babies grises à fleurs; "On a quand même tous bien vieilli, non?", me félicite-je en admirant mes amis dans leur nouveau rôle de parents; "Ouais, enfin, sauf ceux qui se droguent", grimace Seb; ...c'est pas faux; on est tellement bien là que je ne pense même pas à prendre de photos; ce sentiment de plénitude m'accompagne jusqu'au coucher (tard, toujours trop tard).




Aujourd'hui le ciel est couvert mais il fait doux: une parfaite météo de dimanche printanier  à la maison; le gingembre congelé a tué ma petite centrifugeuse; il me manque des pommes pour tester cette recette de crumble à la rhubarbe, mais j'ai la flemme de sortir en acheter; je kiffe les tapis roulants de Candy Crush; ce point de croix Cthulhu est devenu un vrai pensum; un tiers du mois de mai est déjà passé et j'ai à peine entamé mon énorme To Do List; préparer vite fait un swap postal à lancer début juin, et s'interroger sur un éventuel swap thé; c'est dingue ce que je peux être inventive quand il s'agit de retarder le moment de me mettre à un truc que je n'ai pas envie de faire; préparer les descriptions pour ma page vide-dressing 2.0; quand ma mère me dresse la liste de tous ses petits bobos, j'ai l'impression d'entendre ma voisine qui a 20 ans de plus qu'elle; dans "Maine", le patriarche meurt d'un cancer, what else?; je fais une vraie fixation sur ce thé vert à l'orange et au bleuet; Dieu que je regrette d'avoir basculé ma messagerie sur gmail; écouter souffler le vent et, dans l'obscurité, le regarder agiter les branches du platane devant la grande fenêtre allumée de la maison d'en face.