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lundi 7 novembre 2016

J'ai rien foutu ce week-end




C'est pas souvent que ça m'arrive: entre samedi et dimanche, tout ce qu'il y avait dans mon agenda, c'était un cours d'aerial yoga. Rien d'autre. 
D'habitude, j'aime bien avoir plein de trucs prévus le week-end. Une expo à voir. Des petites courses sympas à faire, genre bédé fraîchement sortie ou bouffe anglaise chez M&S. Un brunch à tester. Sinon, j'ai l'impression de gaspiller les deux seuls jours de la semaine où je ne dois pas bosser (surtout que là, je viens de bourrer une trad supplémentaire dans mon agenda, ce qui me fait un emploi du temps bien chargé du lundi au vendredi jusqu'à mi-février prochain). 
En plus, il fait super beau en ce moment à Bruxelles. Froid mais soleil. Un temps à se promener en donnant des coups de pied dans les feuilles mortes et en se répétant que l'automne est une saison formidable. 
Mais là, ben non. Pas de projets spécialement réjouissants. Et pas envie non plus de me coller sur le dos la corvée de compta pro pourtant en retard depuis début juin (oui, c'est mal), ni de refaire mon profil LinkedIn ou de virer mes fournitures de scrapbooking (je dois absolument m'en débarrasser; si quelqu'un à Bruxelles est intéressé, envoyez-moi un mail...).

Alors, ce week-end, je n'ai rien fait, ou si peu. 
Je me suis acheté des tulipes rouges en rentrant du sport, parce que les fleurs ont fait partie des premières victimes des récentes restrictions budgétaires et que mon dernier bouquet remontait à presque deux mois. Je les ai mises dans le joli petit vase boule qui, à l'origine, servait de maison à la jacinthe d'eau increvable que j'ai tuée en dix jours - qu'au moins il serve à quelque chose. 
J'ai lu presque tout le tome 2 de "The Cazalet chronicles" vautrée sur mon lit dans mon nouveau gros gilet beige, avec une tasse de thé à portée de main (tant pis pour mon anémie) et ma petite bougie aux pois de senteur allumée. Je me suis absolument régalée; c'est une saga idéale pour les week-ends paresseux, l'équivalent littéraire d'une énorme part d'apple pie. 
J'ai terminé le premier numéro du magazine Les Confettis dont je rédigerai peut-être une critique plus tard (spoiler: je ne suis pas séduite), et entamé le dernier Frankie en date. 
J'ai regardé Chouchou faire des crêpes, qu'on a mangées devant un film japonais d'une lenteur que j'aurais trouvée exaspérante si le sujet ne m'avait pas tant intéressée, et je n'ai même pas décroché et été chercher mon iPad au bout d'une heure. 
Je me suis traînée au marché Flagey pour faire le plein de légumes, et notamment de courgettes rondes histoire de tester une recette vidéo aperçue le matin sur Facebook. C'était complètement raté, plein d'eau avec un oeuf pas assez cuit sur le dessus. Pour me venger, au goûter, j'ai testé une autre recette vidéo trouvé sur Facebook: des petits croissants aux pommes. C'était pas mal mais sans plus. On ne peut pas gagner à tous les coups. Du coup, le soir, au lieu du velouté de champignons que je pensais faire initialement, je me suis rabattue sur une de nos valeurs sûres: un risotto aux asperges. 
J'ai exceptionnellement réclamé un second épisode de "The good place", et si Chouchou n'avait pas eu du boulot après le dîner, je m'en serais peut-être fait un troisième.
J'ai dressé une liste de tous les articles que je voulais écrire pour le blog, et j'ai soigneusement évité de rédiger la moindre ligne d'un seul d'entre eux.

Bref, la décadence complète.

Et vous, c'était comment, ce week-end? Vous préférez prévoir plein d'activités prévues, improviser selon les envies du moment ou glander un max pendant que c'est possible?


dimanche 28 juin 2015

Le samedi où il fait trop chaud pour les locomotives




Comme toujours si je dois me lever tôt pour prendre un train ou un avion, j'ai peu et mal dormi. Quand j'ai acheté un billet de 1ère classe pour aller à Paris, j'espérais qu'on me servirait un vrai petit déjeuner, pas une mini-tasse de thé et une mini-viennoiserie symbolique. La Poste de la gare du Nord ne vend pas de jolis timbres, mais de bêtes Marianne, ce sera toujours mieux sur mes enveloppes-mystère que les horribles étiquettes d'affranchissement délivrées par les machines. Repasser chez Caroline Abram faire régler mes lunettes rouges qui me font tellement mal à l'oreille droite que je ne les ai pratiquement pas portées depuis leur achat il y a trois mois, puis me dire que comme il fait beau, je vais continuer à pied jusqu'au resto de ce midi: c'est pas dur, il suffit de suivre la rue de Sèvres jusqu'au métro Vaneau. Ayant un peu de temps devant moi, je rentre dans une vraie, grande, belle librairie dont l'existence réchauffe mon petit coeur au point que j'y achète deux guides de Budapest et un vieil album de Sempé que je guignais depuis l'expo de l'Hôtel de Ville. Un peu plus loin, une très jolie boutique Kiehl's propose des diagnostics de peau gratuits: pourquoi pas? Ca me fera ma nouvelle chose du jour. Je ressors avec des échantillons adaptés à mon cas et des Photomaton gratuits que je me suis amusée à prendre dans la cabine. Il est midi vingt, je vais être pile poil à l'heure au resto. ...Comment ça, métro Mabillon? Merde, j'ai pris la rue de Sèvres dans le mauvais sens, et je suis maintenant à deux stations de ma destination. Je préviens par SMS et je cours. Il fait chaud; j'espère pour mes amis que mon déo est performant. Deuxième nouvelle chose de la journée: un mugicha, tisane d'orge servie glacée pour me remettre à une température acceptable. Pas facile de découper un bloc de tofu grillé avec des baguettes. Ce dorayaki est une merveille, et les petites piques qui servent de cuillères, j'adore! "Où les avez-vous achetées?" "A Kyoto." Oui, bon. Kettch prend sa revanche sur les Imaginales, le fourbe (sans se soucier du fait que, de nous quatre, il est le seul à n'avoir jamais pratiqué aucun art martial). Le temps passe vite en bonne compagnie: quand nous sortons du resto où nous avons déjeuné, il est l'heure de me mettre en route pour le salon de thé où je vais goûter. Il fut un temps où lorsque je venais à Paris, j'écumais les magasins: maintenant, j'écume les endroits où l'on mange. Mélu m'accompagne, et comme on est un peu en avance, on passe chez Rougier et Plé où j'achète un tampon pour orner les prochaines enveloppes-mystère, et elle un carnet Shinzi Katoh. L'avenue des Filles du Calvaire est très calme lorsque mes lectrices et moi nous rejoignons chez Betjeman & Barton. Quelle bonne idée, ces cocktails au thé non-alcoolisés! Fraise a les cheveux bleus maintenant, et je me retiens de la surnommer Cookie Monster. La Marche des Fiertés s'annonce en provenance de Bastille; la propriétaire du salon de thé sort sur le trottoir pour regarder en nous abandonnant la garde de la boutique, dont les grandes baies vitrées nous mettent aux premières loges du spectacle. Oui, c'est bruyant, mais c'est surtout très festif, et ça fait hyper plaisir de voir des gens heureux. En plus la procession reste quand même assez aérée, et il y a tout à fait moyen de circuler dans l'avenue. J'ai bien fait de renoncer à stresser. Et... c'est ma première Gay Pride, encore une nouvelle chose pour aujourd'hui! Vers 18h, chacune rentre chez elle ou file continuer sa journée ailleurs. Remonter à pied jusqu'à Bastille (en faisant un bref et infructueux crochet chez Merci), histoire de profiter de l'ambiance et d'engranger encore des pas. Le super burger joint végétarien que j'avais repéré sur internet est... en congés annuels à partir d'aujourd'hui, damned. Heureusement, je suis juste à côté de la rue du Faubourg Poissonnière. Café Pinson pour un dîner light, ou Big Fernand pour un hamburgé crapuleux? Ce sera Big Fernand. Et bien m'en prend, car mon Thalys de retour, censé arriver à Bruxelles à 22h17, se retrouve immobilisé en pleine voie un peu avant Lille pendant plusieurs heures suite à "une surchauffe de la motrice". L'hiver les trains tombent en panne à cause du froid, l'été ils tombent en panne à cause de la chaleur... 27° quand même - la grosse canicule pas du tout prévisible en cette saison. J'en ai un peu marre, là. Je passe le temps en discutant contrariétés de voyage avec ma voisine, mais le temps d'arriver à la Gare du Midi, il est 2 heures du matin, je tombe de fatigue et j'en veux à toutes les compagnies ferroviaires du monde. 

dimanche 14 décembre 2014

Le dimanche où on se gèle les noix et où on rentre frustrés




22h-9h: ça, c'est de la nuit de compète. Au menu de notre brunch maison, du craquelin avec un chocolat chaud pour moi et un jus de pomme frais pressé pour Chouchou, du granola (yaourt bio + muesli + morceaux de pomme et de banane), des oeufs au plat (+ du lard frit pour Chouchou) et des tartines de pain complet. Miam. 40 mn avant le départ de notre train gare du Midi, nous sommes encore à la maison avec les billets pas imprimés, et un début de crise d'apoplexie chez la moitié psychorigide de notre couple. Il y a un Bon Dieu pour la moitié décontractée de notre couple: nous avons un bus tout de suite (alors que le dimanche, il doit en passer un toutes les 20 mn), un métro tout de suite, et nous arrivons sur le quai de la gare environ trente secondes avant l'IC à destination de Knokke et Blankenberg. Le Ice Magic Brugge est une énorme déception: même thème qu'il y a 2 ans, mais trois fois plus petit et bien moins spectaculaire, pour un tarif néanmoins toujours identique. Nous traînons un peu en ville histoire de justifier le déplacement. Ici aussi, les décos de Noël me semblent très bof, et il fait un froid de gueux. Het Teehuis vend exactement les mêmes théières que lors de ma dernière visite, il y a 2 ans, lors de mon avant-dernière visite, il y a 5 ans, et lors de ma première visite, il doit y avoir 10 ans. A force de chercher un salon de thé potable où il reste de la place, nous atterrissons à la pâtisserie Prestige. Décor vieillot mais pas désagréable du tout; théières métalliques minuscules avec lesquelles on se crame les doigts; gaufres à partir de 8,25€ pour la beurre/sucre; paiement en liquide uniquement. Mais c'était délicieux, et nous avons eu le temps de nous réchauffer avant de remonter vers la gare. En allumant le GPS, nous nous rendons compte qu'il y a une géocache super bien cotée à 40m de l'endroit où nous nous trouvons. Une heure plus tard, après avoir fait fuir une équipe néerlandaise, discuté vainement avec deux autres équipes francophones et essayé des dizaines de codes dans le noir, nous jetons l'éponge à deux doigts de la victoire avec un énorme sentiment de frustration, mais nous sommes à demi congelés et ne voulons pas manquer notre train de retour. Nous courons à perdre haleine dans la gare et réussissons à monter dedans de justesse. Bien entendu, il est blindé de monde, et des tas de poussettes bloquent le passage entre les compartiments. (J'ai l'impression de ne faire que râler depuis plusieurs jours, appelez-moi The Grinch.) Pour se consoler, on se dit qu'une fois rentrés à la maison, on va se faire les fameux spaghetti à l'ail et au citron de Funambuline. La recette n'est pas super compliquée, mais je réussis à en louper chacune des étapes avec brio. Nous mangeons mes pâtes ratées devant le premier épisode de "Parks & Recreation", dont j'ai entendu dire du bien mais qui nous laisse aussi froids l'un que l'autre. Cerise sur le gâteau: j'apprends sur Facebook que mon ami Philou, qui habite à Lille et que je n'ai pas vu depuis un an, était aussi à Bruges aujourd'hui. Hier soir, j'avais envisagé de lui proposer qu'on se retrouve là-bas, mais renoncé en pensant que ça faisait un peu trop "last minute". Je suis vraiment débile parfois. 

samedi 13 décembre 2014

Le samedi où je me rends compte que bien picoler va me revenir cher




Réveillée spontanément avant 7h - même si je ne finis par me lever qu'un peu avant 8h30. OK, le craquelin est un substitut acceptable au cramique. Le gommage visage bio aux fruits rouges de chez Nuxe (que j'avais récupéré dans je ne sais plus quelle box beauté et que j'entame seulement maintenant) est un énorme coup de coeur, d'abord parce qu'il sent bon et change de texture une fois mouillé, ensuite parce que jamais de ma vie ma peau ne m'a semblé aussi lisse et aussi fraîche après coup - jamais. Attaquons la rédaction des cartes de voeux, et commandons des timbres pour pouvoir les envoyer. Je ne suis pas fan des cours de yoga pendant lesquels on ne fait pas une seule posture classique, à l'exception du corbeau que Chouchou maîtrise désormais comme un chef (#lulucostaud) mais moi toujours pas en raison de mes bras trop courts et musclés comme des clafoutis individuels. Je ris tout haut, mais un peu jaune, en lisant le texte de mon angel card. Ce n'est pas DU TOUT ce que je suis, mais c'est très exactement ce vers quoi il faudrait sans doute que je tende. Ca tombe bien, je réfléchissais à mon mot pour 2015 et j'avais un peu de mal à trouver quelque chose qui me parlait. Je me laisse encore une semaine pour y réfléchir. Chouchou qualifie la journée de "gloomy"; moi, tant qu'il fait un froid sec et qu'on a vaguement de la lumière, ça me va. C'est décembre à Bruxelles, quoi! Peu de monde au comptoir des reventes chez Pêle-Mêle, hourra. Un fast-food où le service est plus lent que dans un resto classique, c'est quand même un peu pénible - n'est-ce pas, Walk'in Thai? Dommage, j'aime beaucoup leur bouffe crapuleuse et leurs tarifs hyper raisonnables. Dans la commande d'hier, que nous parvenons à récupérer au Delhaize Flagey, se trouve une bouteille gratuite de Fresita, un mélange de vin mousseux chilien et de jus de fraise que j'avais goûté au Blue Lagoon, près de Reykjavik, et trouvé délicieux pendant que je barbotais à ciel ouvert dans une eau à 40°. Avant de me poser, je dois encore rapporter dans un point-relais les bottines Schmoove que j'ai décidé de ne pas garder. Le patron du point-relais est bien embêté: son appareil à code-barre refuse de flasher le code QR présent sur mon bon de retour. Je ne félicite pas DPD. Puisque je suis dans le coin, passons chez le fleuriste de la place Jourdan chercher quelques renoncules. 12€ la botte de 10? Alors que celles que la fleuriste de Monpatelin m'a données il y a deux semaines coûtaient 4€ à la base et, même défraîchies, ont pour la plupart d'entre elles tenu une grosse semaine? A ce prix-là, sauf erreur de calcul, je devrais pouvoir les garder jusqu'à mi-janvier. Je rentre chez moi en grommelant et, bien qu'il soit encore tôt, je décide de me rafraîchir avec le fameux Fresita. Oh mon Dieu, c'est infâme. Si je comprends bien, pour apprécier de la piquette, il faut que je me trouve à l'autre bout du monde, ou au moins dans un endroit suffisamment exotique pour que tout me paraisse merveilleux. A Bruxelles, je suis donc condamnée au bon champagne et aux cocktails de l'hôtel Le Berger. Ca va faire cher l'alcoolisme mondain. Ce soir, c'est dîner bi-soupes (le reste de haricots mungo de l'autre soir, et un velouté de pourpier avec des tartines de bleu) devant le dernier épisode de "The Big Bang Theory". J'ai affreusement envie de lire la suite de "Erased", mais je n'ai pas trouvé les tomes 2 et 3 au Brüsel Flagey et je vais devoir attendre que le facteur me les apporte dans le courant de la semaine prochaine. Le bonheur de se glisser dans des draps propres. 

dimanche 7 décembre 2014

Le dimanche avec l'audio book d'Amanda Palmer, les photos envolées de Funambuline et le coup de fil de ma soeur


(Non, je ne suis pas en train de méditer mais de téléphoner.)


Réveil 10h avec une bonne migraine car j'ai eu trop chaud pendant la nuit. Mais que fout le thermostat entre l'heure du coucher, où je me gèle tout habillée sous la couette, et le moment où j'émerge en nage le lendemain matin? Est-ce qu'il s'amuse à faire des sinusoïdales de température juste pour me rendre dingue? Et au nom du ciel, qu'ai-je fait à cet appareil pour mériter une torture pareille? Le mystère est épais comme un chocolat chaud préparé avec du lait entier au lieu de cette saloperie de jus de noisette. Un Doliprane 1000, quelques gouttes d'huile essentielle de menthe poivrée, une bonne tasse de You Zi Hua Cha, un morceau de tarte aux pommes et c'est parti pour tenter de faire quelque chose de productif de ce dimanche maussade. Lancer l'audio book de "The art of asking", et me rendre compte qu'écouter un texte me réclame beaucoup, beaucoup plus d'attention que de le lire. Préparer ma trousse pour Porto, et en profiter pour finaliser mon article sur les carnets de voyage pendant que Chouchou part soulever de la fonte. A son retour vers 14h, déjeuner lui d'un shake protéiné et moi de spaghetti sauce tomate (il me manque du persil pour tester cette recette de Funambuline). Pour une fois, renoncer aux Post-It qui ne seraient pas pratiques sur des cartes dépliables et me contenter d'annoter en rose fluo le Cartoville de Porto. Sécher la vaisselle pendant que Chouchou lave, et ne pas trouver ce petit rituel si désagréable. Puis préparer une théière de l'Earl Grey vert acheté hier au Palais des Thés (et qui est potable bien que pas extraordinaire). Boucler la compta d'octobre, mais ne pas avoir le courage d'attaquer novembre. Comment ça, il fait déjà nuit? Qui m'a piqué mon dimanche? Ecouter Chouchou dépanner Funambuline par Skype tout en préparant des crêpes au lait d'amande - quand je pense qu'en plus, c'est le Best Bisou Pixie, je me dis que je l'ai bien choisi. Sélectionner quelques beaux livres à recommander en cadeau de Noël. Je suis en train de me dire qu'il faudrait que j'appelle ma mère quand le fixe sonne: c'est ma soeur. Attila et Cahouète ont tous les deux besoin d'un appareil dentaire, et en prime, Cahouète va devoir porter des lunettes. Ma soeur elle-même envisage d'ouvrir un PER - cette année, Noël sera rock'n'roll. La voisine de ma mère se sert d'elle comme d'une gardienne non-rémunérée près de neuf mois par an, mais fait la sourde oreille quand ma mère lui demande quelque chose de parfaitement justifié. Y'a des baffes qui se perdent. Cette remarque vaut également pour les clients de Chouchou qui le contactent à 20h30 un dimanche soir avec un problème urgent à régler. Oublier d'acheter du cidre pour aller avec les crêpes, c'est ballot; avoir du cidre au frigo et oublier de le boire en mangeant les crêpes, c'est carrément crétin. Ah mais je ne dis pas que j'ai mauvais fond: je dis qu'en surface, ma patience est mince. Proportionnelle à mon degré d'intimité avec la personne d'en face, mais globalement mince. Oui, allons nous coucher de bonne heure: une grosse semaine de boulot m'attend à partir de demain.

samedi 6 décembre 2014

Le samedi où on fait une mini-expédition shopping au Châtelain




Debout à 9h pétantes conformément à mes résolutions du mois tandis que Chouchou traîne au lit encore une bonne heure. Tester le masque frais Lush reçu en échange des pots vides rapportés il y a deux semaines, et faire des selfies à la con pour m'occuper pendant le temps de pose. Il a l'air de faire à peu près beau et pas trop froid aujourd'hui: profitons-en pour nous rendre à pied jusqu'à la rue du Bailli. Washington Square Bagels - sympa sans plus; la salle est petite et sans charme particulier, la carte relativement restreinte. Je continuerai à recommander plutôt APDM. En changeant d'enseigne, Unami (ex-Cha Yuan) a également modifié le nom de tous ses thés. Chez Rose, pendant que j'ai le dos tourné, Chouchou passe discrètement à la caisse avec la bougie "squelette de chat" que je viens d'admirer. Bon, je vais faire comme si je n'avais rien vu et ne pas l'acheter moi-même, donc. Je me contenterai de craquer pour ce bloc "Do or die". Et pour des pinces à sachet renard/hérisson dans la boutique jumelle My Table. Schleiper n'a pas de petit carnet à spirale avec des pages en kraft comme en recherche Chouchou, mais je me vois bien coller ces puffy stickers moustaches sur les photos de mon pêle-mêle. Le Palais des Thés a fait vraiment un superbe boulot de design avec ses nouvelles boîtes; j'ai envie de tout acheter alors que je ne suis pas très fan de leurs produits (à l'exception des mélanges pour infusions glacées). "Je peux vous offrir un thé de la Saint-Nicolas?" "Ca dépend, y'a quoi dedans?" "Amande amère, cannelle..." "En fait, je n'ai pas très soif." Ce n'est pas une carte de voeux à proprement parler, mais ce mashup Star Wars/chocolat trouvé chez Nias où j'étais passée acheter une bête enveloppe à bulles devrait plaire à Philou. Chez Dille & Kamille, je me fais sauvagement attaquer un doigt par une plante grasse poilue qui se révèle être un cactus fourbe hérissé d'aiguilles très fines. Lush est pris d'assaut, heureusement que je sais ce que je veux (un flacon de 500ml de shampoing I Love Juicy) et que je n'ai qu'à l'attraper sur une étagère avant de foncer à la caisse. Rentrons vite à la maison avant de nous prendre une averse sur le coin de la figure, et préparons-nous un chocolat chaud Whittard à 70% de cacao avec du lait de noisette. ...Seigneur, c'est immonde, on dirait que j'ai mélangé la poudre avec de l'eau. Et en fait de bougie "squelette de chat", Chouchou s'est acheté un squelette dansant en bois. Je vais être obligée de retourner chez Rose, c'est vraiment ballot. Oui, je connais encore par coeur les paroles du générique japonais des OAV de Ranma 1/2. Non, je n'ai pas spécialement honte. Le film adapté de "The hundred-foot journey" me plaît moins que le roman dont il est tiré (quelle surprise...) mais reste malgré tout agréable à regarder, avec quelques scènes culinaires qui mettent l'eau à la bouche. Au lit avec Boulet (ou du moins, avec sa dernière bédé)!

dimanche 30 novembre 2014

Le dimanche où je rêve d'un feu de cheminée


"Accio feu de cheminée! Zut, ça ne marche pas..."

Il est 10h50 quand je descends de mon perchoir - misère. Mais c'est la faute au roman de Laura Kasischke que j'ai entamé hier soir avant de me coucher. Je donnerais un ou deux bras pour écrire comme Claire North (sauf qu'après, il faudrait que j'apprenne à taper sur un clavier avec mes pieds). Si j'avais su qu'il suffisait de parler de mes seins sur Facebook pour faire sortir Bones de sa retraite, j'aurais vanté leur soi-disant perfection bien avant. Cet excellent riz mandarin compense un peu le fait qu'hier soir j'ai failli mourir étouffée par mes rouleaux de printemps sans sauce. Entre les lumières allumées toute la journée et le chauffage à 23°, on ne peut pas dire que j'aurai passé une semaine très écolo, mais c'est ça ou finir aveugle et congelée. Mon royaume pour un feu de cheminée. Les vols d'étourneaux me feront toujours penser à mon père... Aujourd'hui, le boulot me fait visiter Bratislava (où je n'ai jamais mis les pieds) et Vienne (dont je garde un excellent souvenir). 4h30 pour 40 000 signes d'un texte aussi difficile, j'ai bien gazé malgré mon réveil tardif. Ajoutons à cela 24 mn de torture (a.k.a. "core training") made in JessicaSmithTV, et je m'octroie unilatéralement le luxe d'un bain chaud pour me récompenser. Oh, un petit déluge, ça faisait longtemps! Dès que la tête de Chouchou apparaît sur Skype, je devine qu'il a eu une journée difficile - et je ne me trompe pas. En l'absence de lumière pour prendre les photos qui l'illustreront, je vais déjà rédiger le texte de mon article "Comment réaliser un carnet de voyage sans dessiner". Hé ben même avec de la bête chantilly en bombe, un petit chocolat viennois maison reste un moyen pas dégueu de terminer une vilaine semaine pluvieuse.

samedi 29 novembre 2014

Le samedi où je prends un bus conduit par la force de la pensée




Me réveiller tranquillement devant la plus mignonne vidéo de bébés animaux du monde (repostée sur la page Facebook du blog). Faire un tour à la Fnac, vouloir des dizaines de trucs, rester vaguement raisonnable et acheter "juste" deux livres de poche, la nouvelle bédé de Turf et le dernier album studio de Leonard Cohen. A la caisse, je manque mordre le type qui me souffle dans la nuque alors qu'il y a dix mètres de vide derrière lui. Chez André, essayer de chouettes bottines kaki en promo - mais elles n'iraient pas avec ce que je porte habituellement, et le 36 est tellement grand que je peux l'enlever sans défaire ni la boucle ni la fermeture éclair, snif. Occupé à trancher de la charcuterie pour une autre cliente, le serveur de la Fabbrica di Marco m'envoie inscrire moi-même ma réservation sur son registre. La ville est étrangement déserte en ce samedi après-midi où le marché de Noël et les vitrines de fêtes sont pourtant déjà de sortie; c'est déprimant à souhait. Les rennes aussi doivent passer le contrôle technique - actuellement, Comète à la pesée. Aujourd'hui est un jour à marquer d'une pierre blanche: j'ai résisté à un pull à étoiles (essentiellement parce que les étoiles en question étaient brodées et qu'elles me grattaient, mais seul compte le résultat). J'erre comme une âme en peine sous la pluie intermittente avant de finir par échouer à La Théière où je bouquine devant une tasse d'Earl Grey et une tranche de cake aux pralines roses. Tant pis, rentrons de bonne heure. La jeune conductrice du bus tient son téléphone dans une main et se recoiffe de l'autre: comment se fait-il qu'elle tienne mieux sa route que moi avec toutes mes extrémités disponibles agrippées au volant d'une malheureuse Twingo? Absorbée par des ruminations oiseuses, je néglige de descendre à mon arrêt. Rhâââ, la serveuse du traiteur chinois a oublié de me donner de la sauce pour les rouleaux de printemps, je suis désolation. Plus de vingt ans après sa sortie, "Love under will" reste une de mes chansons préférées de tous les temps. Je ne suis pas franchement convaincue par cette histoire de phare projeté dans l'espace - dommage, j'avais tellement aimé "La nef des fous"! Si je bois du chocolat chaud le soir plutôt que du thé, peut-être que j'arriverai à m'endormir avant le milieu de la nuit?

dimanche 16 novembre 2014

Le dimanche où je suis suspendue à ma boîte mail




Beaucoup toussé et pas bien dormi cette nuit. Ca doit faire deux mois que je ne me suis pas pesée, je crains le pire. Ah ben non, je fais toujours le même poids à 200 g près. Pour fêter ça: un chocolat chaud au petit-déj! Et si je commençais à préparer un peu ce week-end à Londres? R.I.P. petite bougie Nature & Découverte à l'odeur de pluie; ta soeur à l'odeur d'herbe coupée ne te survivra pas longtemps. Il reste juste assez de topinambours pour refaire une tarte avec de la pomme et du chèvre frais. Armée d'une tasse de Pi Lo Chun, surfer un peu sur les sites de scrapbooking où je n'ai pas mis le curseur depuis des années, histoire de chercher des idées pour mon projet hybride art journal/agenda 2015 - mais décider finalement de taper dans mes stocks de l'époque au lieu de racheter de nouvelles fournitures. 15h et il fait déjà nuit, super... Un petit afterwork cocktail en milieu de semaine, les filles? Commencer à dresser 2 listes pour le projet secret, en se demandant s'il ne faudra pas en faire 3 (tout dépendra des réponses en attente) (impatiente, moi? pas du tout). Désoeuvrée en l'absence de Chouchou parti cultiver sa splendide musculature, je me lance dans une vidéo d'exercices de power yoga entre mon lit et ma penderie. Au moins, je n'aurai pas volé cette douche tardive. Non, il n'est pas trop tôt pour entamer une Winter To Do List. "Cloud Atlas" et ses six histoires entremêlées, en livre, je pense que j'aurais bien aimé; en film, je suis totalement paumée la première heure, et le temps que je pige quelque chose, je commence à trouver le temps long. Mais indubitablement, c'es un tour de force cinématographique. Et puis ça laisse le temps de se faire plein de bisous sur le canapé. Je suis déjà en train d'essuyer la vaisselle avec les moustaches, Chouchou, mais si tu veux te sécher les mains, tu peux prendre le T-Rex. Allez, au dodo: demain, je veux être en pleine forme pour attaquer la traduction du nouveau roman de Claire North!

samedi 15 novembre 2014

Le samedi où les pangolins prennent cher




Réveillée en sursaut par une vidéo hurlante sur l'iPhone de Chouchou; j'ai, par ordre décroissant d'intensité, mal à la gorge, au ventre et à la tête; notre lave-vaisselle est visiblement en train de défunter; et en plus, il fait un bon gros temps de merde. Je suis à peine levée que déjà, j'ai envie de tuer un bébé pangolin. Aux grands maux les grands remèdes: une longue douche chaude full options, puis un You Zi Hua Cha accompagné d'une part de tarte pomme/groseille maison. Le Quarantine Live Escape Game est réservé pour le 21 décembre; j'ai hâte, d'autant que ça semble très différent de Hint Hunt niveau ambiance. Encore une réponse positive pour mon projet secret: nous sommes désormais 27; j'ai eu un seul refus et j'attends encore 7 réponses. Gérer les contacts et les groupes sur Outlook, c'est vraiment un bordel sans nom. A peine sortie de la maison, je pose le pied sur un énorme pavé descellé et fais jaillir une gerbe d'eau sale qui me coule droit dans les boots. Aujourd'hui, nous ne sommes que 3 au cours de yoga, c'est assez peinard. Chouchou refusant de se déshabiller dans un magasin de sport pouilleux (= celui où moi j'achète mes affaires), nous voilà partis vers le Go Sport du Woluwé Shopping Center, chez les riches. Newsflash: il n'y a PAS de Go Sport au Woluwé Shopping Center. Garçon, un deuxième bébé pangolin! Exki n'a plus la soupe que j'aime et sur laquelle je comptais pour faire un déjeuner léger; ce sera donc tartiflette + couscous végétarien (quoi?). Chouchou finit par acheter ses T-shirts de vélo dans un InterSport chichement approvisionné, et nous rentrons à la maison au moment pile où le ciel se dégage. Amazon me maile pour m'informer que ce matin, bPost a tenté de me livrer 4 bouquins et, en mon absence, a laissé un avis de passage. Sauf que d'avis de passage, dans ma boîte, il n'y a point. Selon le site, une nouvelle présentation est programmée, mais quand? Et le livreur daignera-t-il sonner (ou même se fendre d'un avis quelconque, cette fois)? Mystère. Au point où j'en suis, je peux aussi bien appeler ma mère. Qui m'informe qu'elle a donné ses coordonnées bancaires par téléphone à un agent d'Antargaz qui l'appelait pour la faire bénéficier d'un remboursement. En fin de compte, mettez-moi toute la famille Pangolin, grands-parents compris, et un hachoir de boucher avec. Ou bien, je pourrais acheter une paire de Chie Mihara - par exemple, celles-là qui sont vaguement soldées et dans lesquelles il ne reste que ma pointure (si ce n'est pas un signe, ça!). La broderie adoucit les moeurs, mais pique un peu les doigts, surtout quand on utilise un tissu amidonné comme support. Je vais faire le petit et le grand modèle, comme ça, je suis sûre qu'il y en a au moins un des deux qui rentrera dans mon tambour ovale. ...Ou pas. Dans le fond, si la race entière des pangolins disparaît de la surface de la Terre, à qui manquera-t-elle? Ce n'est pas comme si elle pouvait s'occuper du monstrueux tas de vaisselle sale qui est en train de s'accumuler dans mon évier. On va donc partir du principe que ce week-end est bon à jeter (un peu comme la semaine qui l'a précédé, en somme), et tout miser sur le week-end prochain, par exemple en réservant un afternoon tea dans le chouette endroit recommandé par Claudia. Et puis aller se coucher de bonne heure avec un roman steampunk vaguement prometteur.

dimanche 9 novembre 2014

Le week-end où j'échappe à la Brussels Tattoo Convention et joue les fées du logis




Ce matin, pour le petit-déjeuner: bébé panettone déniché hier soir chez Delhaize. Chargeons la voiture Cambio et partons nous débarrasser de la plus grande partie des affaires triées pendant le challenge minimaliste d'octobre. Deux grands sacs de brols dans la Givebox de Berchem-Sainte-Agathe, un moyen sacs de livres et plein de jeux au Pêle-Mêle d'Annesseens, le reste des jeux chez Cash Converters - voilà qui va drôlement dégager les abords du canapé. Pour fêter ça, allons claquer une partie du pécule récupéré chez Les super filles du tram. Arriver en début de service un jour où il fait assez beau pour laisser la porte d'entrée ouverte, c'est le seul moyen de survivre à cette atroce odeur de graillon. La plupart des végétariens disent qu'au fil du temps, la viande leur manque de moins en moins et finit même par les dégoûter; bizarrement, moi, c'est l'inverse. Le graphisme du "Roi des scarabées" me plaît vachement moins que celui de "Mine", mais l'histoire a l'air vraiment chouette, alors je me laisse tenter. Chouchou, même si je t'aime plus que tout au monde, il fait beaucoup trop beau pour que j'aille m'enfermer 5 heures d'affilée dans une manifestation qui m'indiffère royalement - ça ne t'ennuie pas d'aller tout seul à la Brussels Tattoo Convention? Si la polygamie était légale en Suisse, j'épouserais Funambuline et moi aussi, j'aurais des grilled cheese sandwiches façon #Chef le matin au petit-dej'. En descendant chercher du gel medium chez Schleiper, je découvre qu'aujourd'hui il y a -20% sur tout le magasin: groumpf, parce que du coup c'est blindé de monde, mais youpi, parce que ça me permet de m'offrir une bricole un peu chère en vue d'un projet prévu pour 2015.  Chez Kusje comme chez Look 50's, tout me laisse indifférente: je crois que mon mojo du shopping est cassé. Même le rayon collants de chez Veritas ne m'arrache pas le moindre frémissement d'excitation (d'un autre côté, j'ai de quoi tenir au chaud les guiboles d'un mille-pattes pendant une bonne décennie, donc...). Le samedi aussi, le bar de l'hôtel Le Berger est un havre de paix pour qui veut bouquiner tranquille. Tiens, je vais prendre un Cosmopolitan pour changer un peu. En principe, je déteste les scènes de bataille, mais l'affrontement des deux groupes d'immortels poutre du pangolin. Par contre, c'est quoi cette fin über déprimante qui appuie sur tous mes boutons d'angoisse? Chouchou a pris 1400 photos cet après-midi et vu une performeuse burlesque s'enfoncer des clous dans le corps: je pense que j'ai bien fait de la jouer cavalière solitaire. Même moi, qui ai 40 ans passés, pas la télé et aucun intérêt pour les faits divers people, je connais tous les rebondissements de l'affaire Nabilla - et ça me déprime de penser à tout ce que je pourrais stocker de plus utile dans ce coin de mon cerveau. Chouchou, il faut arrêter de mettre 2 bouillons cubes par marmite de soupe: à la fin, on ne sent même plus le goût des légumes, on a l'impression de manger constamment de la soupe de bouillon cube! Velouté de chou-fleur + flan au chocolat, ce soir on fait un repas pour édentés. Vraiment chouette ce film du studio Ghibli qui nous avait échappé jusque là, mais je pense que je vais faire comme avec HIMYM et prétendre que la dernière minute n'a jamais existé. Avec Gasparde, on fait débriefing-book club de "The bone clocks" par message privé sur Facebook, et on est d'accord pour dire qu'on s'est bien fait arnaquer par l'auteur et que ce bouquin nous laisse sur une énorme frustration. D'où sort cet affreux mal de ventre? Vite, ma bouillotte!




Deux oeufs à la coque ne seront pas de trop pour me donner le courage de m'attaquer au ménage de la cuisine et au lessivage fenêtres-murs de notre pièce à vivre: depuis une dizaine de jours, la moisissure est de retour en force dans notre appartement super humide. Heureusement, comme il fait beau, je peux ouvrir en grand pour que ça sèche vite (au lieu de juste créer des plaques de moisissures plus grandes). Pourvu que ma seconde tarte pomme/groseille soit aussi réussie que la première! J'ai besoin d'une photo en noir et blanc susceptible de symboliser l'angoisse, et c'est encore We Heart It qui va me la fournir. Premier test de transfert au gel medium: comme il faut laisser poser "plusieurs heures, voire toute une nuit", je ne verrai le résultat que demain. J'espère qu'il sera bon, car je suis inspirée. Mon velouté de pourpier est riquiqui; je vais le rallonger avec des épinards. Le plaisir tout simple et néanmoins fabuleux d'une douche bien chaude après une journée passée à faire le ménage, la lessive et la cuisine. M1&M2 ont apporté deux livres traduits par M1; du coup, je me permets de leur glisser un de mes exemplaires des "Quinze premières vies d'Harry August".  Je sais qu'on ne choisit pas un vin pour son étiquette, mais franchement, le syrah WhalePod sud-africain avec explications illustrées du langage corporel des baleines est tout à fait délectable. Et Chouchou a produit ses meilleurs burgers de tofu jusqu'ici: goûteux, fermes, un peu grillés en surface et bien cuits à coeur - miam. Au total, dîner léger, savoureux et fini de bonne heure comme il sied aux vieillards que nous sommes. La semaine prochaine est une semaine de bouclage, et elle s'annonce rude!

lundi 3 novembre 2014

Le week-end où le concert d'Etienne Daho éclipse tout le reste (sauf le beau temps)




Comme je ne suis pas à la bourre, on va dire que cet après-midi, je ne travaille pas: les nouvelles professionnelles ont été rudes récemment, et mes nerfs ont besoin de repos. "Les colis doivent pouvoir supporter une chute de 80 cm": mouais, finalement, envoyer une Wii par Kiala, ça ne me paraît pas une très bonne idée. C'est quoi, mon numéro de GSM, Chouchou? Tu ne sais pas si tu as le plus récent? Envoie-moi un texto, pour voir. Non, je ne reçois rien. ...Hum, en même temps, c'est peut-être parce que j'ai allumé mon portable français. Il fait beaucoup trop beau pour rester enfermée à l'appart': je vais plutôt aller m'enfermer chez Exki avec un bouquin et un sponge cake au citron. Ces températures si douces fin octobre, c'est probablement un signe avant-coureur de la fin du monde - raison de plus pour en profiter un max avant l'Apocalypse. Je kiffe mes collants bleu électrique; ça change un peu du rouge. Pour le repas de ce soir, avant de partir de bonne heure au Cirque Royal, j'ai le choix entre préparer un gratin de chou-fleur ou acheter un truc tout prêt. Mamma Roma, here I come! Ouf, je vais pouvoir avancer d'un ou deux mois une trad dont le texte est déjà prêt pour m'éviter une période de chômage technique en janvier-février suivie d'une période de noyade quand 3 autres bouquins pas encore écrits vont tomber en même temps. Avoir avec Chouchou un long débat très animé sur le bruit que fait un ressort: j'affirme "dzoing", Chouchou vote "gao" (mais il est belge). Hé, toi qui fais la première partie du concert: les années 80 ont appelé, elles veulent récupérer leurs synthés. Echanger des textos avec eBry et Sophie-Grosquick depuis les gradins: "T'es où, toi?". Premières notes de "Des attractions désastres", le coeur qui bat super fort, foncer vers l'avant de la salle et se coller à la scène. 25 ans plus tard, la magie est toujours intacte: Etienne Daho et sa musique vieillissent plus que bien. Ce sont trois décennies de ma vie dont je me prends des fragments en pleine figure et dans le désordre. J'oscille entre les moments d'ultra-présence (danser, chanter à tue-tête) et ceux où je laisse filer l'instant parce que je suis trop occupée à en rédiger le compte-rendu dans ma tête. Direction le Daric pour descendre des Coca gras en faisant la connaissance d'abord du nouvel amoureux de Sophie-Grosquick, puis de Rock'n'Laurette, lectrice de longue date qui se trouve être l'assistante de prod du Diskönoir Tour. En plus elle m'a apporté plein d'adorables trucs de papeterie. Dans les toilettes du bus où voyagent et dorment les techniciens, il y a un hublot-vidéo: voilà, voilà, voilà. On a raté le dernier métro et je déteste les taxis, alors on rentre à pied comme des jeunes. Trois quarts d'heure à marcher dans les rues désertes en savourant la douceur de cette nuit d'automne et en répétant que c'était la plus belle soirée de l'année. 




Le réveil est un peu rude ce matin; Chouchou, notamment, grince de partout. Je regrette le temps où les croissants croustillaient vraiment et où ils avaient une forme, euh, de croissant plutôt que de boudin. Le premier supermarché où on tente d'aller faire nos courses est fermé, le deuxième aussi, le troisième itou. On s'est organisés comme des pieds, ce qui nous vaut de finir dans le minuscule Delhaize Proxy de Woluwé où, vu les prix et le peu de choix, on achète à peine un tiers de ce qui était prévu. Cet adorable list pad Paperchase, j'ai failli le prendre en septembre à Copenhague, mais j'ai renoncé pour rester raisonnable, et voilà que Rock'n'Laurette me l'offre: clairement, nous étions destinés l'un à l'autre. Ménage de magazines et de photos sur l'iPad pour pouvoir installer iOS 8.1. Changer les draps me fait penser qu'on pourrait se débarrasser d'une ou deux parures qu'on n'utilise plus. Après l'excitation d'hier soir, la journée d'aujourd'hui se traîne de corvée domestique en corvée administrative. Une amie m'envoie un mail pour me dire qu'elle se fait une cure de petits bonheurs afin de combattre la déprime automnale et me remercie de ma "présence bienveillante": hop, dans le dossier des trucs à relire les jours où je crains de me réincarner en cancrelat! J'ai toujours défendu "The Big Bang Theory", mais là, honnêtement, la saison 8 ne casse pas trois pattes à un canard. Tiens, le flan Alsa que je m'apprête à préparer est périmé depuis tout juste un an. La première tentative d'installation de Yellowstone Yosemite sur mon MacBook est un échec. Une soirée sous la couette à naviguer entre le dernier numéro de Frankie (le meilleur magazine du monde) et "The bone clocks" (le roman le plus intrigant que j'aie lu depuis une éternité). A deux heures du matin, réveillée par le troupeau d'éléphants qui sort de chez la voisine du dessus et gueule dans les escaliers pendant cinq bonnes minutes comme s'il était seul au monde: bordel, mais que sont les bonnes manières devenues?




Chouchou court tout nu vers la salle de bain, une fourchette à la main. "Euh, est-ce que je veux savoir ce que tu comptes faire, ou bien?" C'était "ou bien". "Je prends quoi chez Allemersch?" "Du pain. Et deux couques au beurre pour mon petit-déj', pendant que tu y es." Une demi-heure plus tard, pas de Chouchou: se serait-il enfui avec la boulangère? "Non, il y avait juste dix mètres de queue sur le trottoir", m'explique-t-il en rentrant avec un sachet de viennoiseries. "Et le pain, il est où?" ...Toujours chez Allemersch, apparemment. Ces couques au beurre ont dû se compromettre avec des couques suisses: je ne vois pas d'autre explication à la présence des quelques raisins secs sournoisement planqués à l'intérieur. Le temps magnifique va m'obliger à sortir shooter mes dernières acquisitions modesques - trop dure la vie. 221 photos dont 34 vraiment belles, c'est un excellent ratio pour moi, ma silhouette en bouteille d'Orangina et ma tête de poisson-lune. Et j'ai très, très bien fait d'acheter cet adorable manteau de mi-saison: la coupe, la couleur, la matière, tout est juste parfait. J'ai presque hâte que la machine à laver basique achetée il y a 6 ans (et dont le vendeur de Vanden Borre, qui voulait nous en fourguer une bien plus chère, nous avait dédaigneusement assuré qu'elle ne tiendrait pas plus d'un an ou deux) tombe en panne pour la jeter et la remplacer par une lavante-séchante. Mes neveux se sont débrouillés pour choper la gastro le seul week-end de l'année scolaire où ils n'avaient ni match ni stage de hockey: bien joué, les p'tits gars. Un jour, je trouverai le générateur spontané de coccinelles planqué dans cet appartement. Chouchou remonte de la cave avec une culotte vieux rose et des mi-bas chair qu'il me tend en disant: "Tiens, ça a dû tomber du panier tout à l'heure". "...Non, c'est pas à moi, tu viens de piquer le linge de la voisine." Evidemment, si je n'allume pas le feu sous la casserole, ça cuit beaucoup moins bien. L'ex-femme de Jon Favreau va être super jouasse de récupérer un gamin de dix ans qui boit de la bière, possède son propre couteau de cuisine, chante "Sexual healing" et se farine les noix à la Maïzena. Rhâââ, je me doutais que cet Hugo trop propre sur lui était en réalité un parfait salopard. M'endormir les jambes emmêlées avec celles de Chouchou, en écoutant la pluie tambouriner doucement à la vitre.

lundi 27 octobre 2014

Le week-end quatre-quarts (25% bouffe, 25% balade, 25% culture, 25% corvées)




J'aurais adoré boire un mojito pour fêter la remise de cette trad maudite (les 4 derniers chapitres étaient un grand festival du n'importe quoi), mais 1/il est 18h et je suis toujours en pyjama 2/ce trou dans mon planning début 2015, suivi d'un monstrueux embouteillage prévisionnel au printemps, m'angoisse un maximum. C'est la première fois que j'utilise des choux de Bruxelles frais plutôt que congelés, et je ne sais pas ce qu'on leur a donné à bouffer quand ils étaient petits, mais chacun d'eux fait à peu près la taille d'une balle de ping-pong. Débattre des mérites comparatifs de Jess et Logan après "You jump, I jump, Jack": de toute façon, Chouchou s'en fout, il préfère Dean. Le coup de congeler-décongeler les bananes avant de faire un cake avec, c'est du pur génie. Rhââââ, comme elles ont de la chance, les copines qui ont pu aller à la dédicace de Neil Gaiman aujourd'hui! "Le château des étoiles": j'aime beaucoup l'histoire (forcément, c'est plein de dirigeables!), pas trop le graphisme ni les couleurs pastels un peu mièvres.




Le sommier qui décide de se mettre à grincer comme un fou un samedi matin: pourquoi? Bien entendu, ma CEAM expire le 29 décembre, en plein séjour au Portugal, et la CPAM ne veut pas en émettre de nouvelle tant que l'ancienne est encore en cours - il va falloir faire très, très attention à ne pas me viander le Jour de l'An. La pauvre facture de 168€ avec le taux de TVA de l'an dernier, perdue au milieu de toutes les opérations au taux actuel de 10%, c'est juste pour me faire chier, ou bien? Le facteur m'apporte un colis un samedi matin, j'ai dû tomber dans une faille spatio-temporelle pendant la nuit. Je pense être plutôt dessalée en matière de sextoys, mais l'espèce de chausse-pied en silicone pastel vendu à côté de "l'huile de la tentation" (!) chez Di, vraiment, je ne vois pas ce que je pourrais en faire. Madame, si tu ne veux pas commencer ton week-end en te faisant arracher la tête avec les dents, il va falloir cesser de cogner ma chaise avec le dossier de la tienne. Je crois que c'est la première fois que je vois Chouchou laisser quelque chose dans son assiette à la fin d'un très bon brunch: c'est dire si c'était copieux. Faisons provision de jolis stickers chez Schleiper - un peu pour moi, un peu pour ma swapée. Le chauffeur de bus qui détourne la tête d'un air méprisant plutôt que de répondre à mon "Bonjour!" et à mon sourire, ça fait toujours plaisir. Que de trucs qui me tentent chez Brüsel! Un manga culinaire coréen, le tome 2 des "Vieux fourneaux", un comics tout en rose et noir... oh, et une chouette idée de cadeau. Il existe décidément très peu de guides touristiques sur Porto, et le Ulysse à 25€ chez l'Anticyclone des Açores, ça ne va pas être possible. La vendeuse de Sterling Books affirme que dans leur déménagement, ils ont perdu assez peu de place en termes de rayonnages: peut-être, mais je regretterai éternellement leur café qui servait de si bons chocolats chauds. "Bonjour, je peux vous aider?" "Oui, quelle est la différence entre la poudre de protéine Lean Muscle et la Muscle Definition?" Long silence. "Euuuuh... je crois qu'il n'y en a pas." Merci pour cette précieuse contribution. Deuxième fois dans la journée qu'on attend le 95 moins d'une minute - le karma des bus est avec nous. "Je vais prendre des dahlias jaunes, là." "Ca, madame, ce sont des chrysanthèmes." Oui, bon, tout le monde peut se tromper. Elle était bien sympa cette petite virée shopping, d'autant que même sans Chouchou, je ne dois plus en faire qu'une tous les deux mois. Pour la première fois de la saison, blottissons-nous sous ma couverture au crochet en regardant le film du samedi soir (aujourd'hui: "The one I love", drame psycho-fantastique sur la déliquescence du couple). Le tome 2 des " Vieux fourneaux" me fait presque autant rire que le premier. Comme mon horloge biologique n'a jamais réussi à se mettre à l'heure d'été cette année, demain, je vais retrouver automatiquement des horaires normaux.




Psychorigide du couteau à tomates, Chouchou manque faire une attaque en me voyant l'utiliser pour couper le banana bread du petit-dej'. Attaquons cette To Do List kilométrique. Mettre 1password en service: OK, mais comme je suis super parano, je ne vais pas lui confier mes identifiants les plus importants. Mettre à jour ma bibliographie sur le site de la Sofia: super facile maintenant que je tiens une liste de mes traductions. Je suis à la bourre sur mon propre challenge minimaliste, et j'ai plusieurs catégories de tri à rattraper. Le tiroir à bordel, c'est vite fait; j'élimine surtout de vieux modes d'emploi ou des garanties dépassées. Les jeux, je respire un bon coup et je sors la Wii avec tous ses jeux et ses nombreux accessoires: il faudra la remettre dans sa boîte et voir s'il y a moyen de la revendre. Les fournitures de loisirs créatifs, je n'ai pas le courage de tout faire, mais je tiens au moins à me débarrasser de cette relieuse super-chère dont je ne me suis pas servi une seule fois parce que le mode d'emploi était sous forme de CD-rom. Pendant que j'y suis, virons un tas de carnets que je n'utiliserai pas, et aussi le lecteur de DVD de Chouchou. J'ai bien mérité une petite récréation: je vais monter la chauve-souris d'Halloween en Lego achetée à Copenhague le mois dernier. Je trouve ça aussi rigolo que de suivre une notice Ikea (c'est-à-dire beaucoup) (je dis ça sans aucune ironie) (suis-je la seule personne au monde qui s'éclate à identifier tous les petites pièces et à les assembler méthodiquement?). Au lieu d'investir dans le Mac qu'on lui préconise depuis 2 ans, ma mère, qui est tout le temps en train de réclamer de l'aide pour dévéroler son PC, vient de s'offrir une tablette dont elle n'a pas besoin et qu'elle ne sait même pas mettre en service toute seule. Chaque fois que je raccroche après un de nos coups de fil du dimanche, j'ai 27 de tension. Du coup, je vais aller faire un tour à la piscine, tiens, ça me détendra. L'eau est à 33,5° et il n'y a presque personne - c'était une bonne idée. Sauna, mmmmh. Ce soir, le dîner est un effort conjoint: velouté de cresson by me, lentilles au vinaigre de cidre by Chouchou. "Copenhagen": le héros est un authentique connard, mais le plaisir de revoir des endroits connus (l'hôtel Fox, le Tivoli, Brumbleby, les jardins botaniques, la librairie Fantask, Stroget...), la musique envoûtante et une atmosphère quasi-onirique par moments me portent jusqu'à une fin qui me laisse charmée. Une photo du frère de mon père, prise à un anniversaire familial du côté de sa femme et aperçue sur Facebook, me fait terminer ce dimanche d'humeur très mélancolique.

lundi 20 octobre 2014

Le week-end où on fête nos 8 ans à Paris




Vue l'heure à laquelle je me suis endormie hier soir, le réveil à 7h pique un peu les yeux, mais c'est pour une bonne cause. Pas de Flow international au Relay de la gare du Midi, c'est vraiment dommage. Il fait un temps magnifique à Paris; je ne vais sans doute pas tarder à avoir trop chaud. L'appart airbnb ne manque pas de charme, juste d'une table de salle à manger où installer les iPad et d'un chauffe-eau en état de fonctionnement; en contrepartie, le lit semble maxi-confortable. Je ne peux m'empêcher de jouer les Sherlock Holmes et de dresser un portrait-robot de notre logeuse d'après le peu d'affaires à elle qui traînent: elle est végétarienne, amatrice de thé, abonnée à la Little Box et pratique la course à pied. Nos estomacs crient famine, mais il va falloir attendre encore 10 mn que le Big Fernand ouvre. Oh allez tiens, on va se payer le luxe de manger en terrasse fin octobre. Je comprends pourquoi ils sont réputés, ces hamburgés (rime inside). Comment ne pas craquer pour le gilet à faons qu'Inès de la Fressange a créé pour Uniqlo? "Les 7 roses de Tokyo" est sorti en poche, c'est génial; malheureusement, les deux seuls exemplaires de Junku sont bien abîmés: je l'achèterai ailleurs. Chez Bird on the wire, je trouve une chouette carte pour mon swap papeterie (OK, et un petit collier licorne pour moi). Le vélo accroché à la fenêtre du premier étage et décoré d'un moulin à vent ainsi que d'un flamant rose: pourquoi? Le concept store Merci est un peu trop branchouille à mon goût; en revanche, nous passons un délicieux moment au Used Books Café attenant, à siroter une limonade maison relevée de gingembre en bouquinant - pour Chouchou, le manga adapté du "Traité des 5 roues"; pour moi, un roman de Christian Bobin que je viens de piocher sur une étagère. Je nous perds un chouïa en descendant vers le Marais; l'iPhone de Chouchou doit rectifier le tir. Que de space invaders dans le coin - si seulement ils n'étaient pas si malcommodes à photographier! Le mojito et le cheesecake du Pick.Clops sont assez calamiteux mais j'aime la déco pop jaune et bleue, le serveur adorable et la salade inca à la fois goûtue et équilibrée. Non, Chouchou, ce n'est pas une bite noire géante sur le quai de Varenne, c'est une statue de Balzac. Et bien les Chicos Mambo ne sont absolument pas ridicules en tutu rose et en pointes sur la scène de Bobino - ce qui n'empêche pas leur spectacle d'être très drôle. 20h20, retour à la "maison" à l'heure où les Parisiens sortent à peine: notre rock'n'rollitude ne s'en relèvera sans doute pas, mais tant pis. Une tisane de bambou, une douche glacée et au lit!




Mais comment ça, 8h25? On avait mis le réveil à 7h45 pour ne pas être bousculés! Je mange des chouquettes au petit-déj' si je veux. Un léger coup au coeur en voyant arriver Autre Moi et Choco  - ça doit bien faire respectivement 4 et 6 ans que je ne les avais pas vues. En comptant Eve, nous sommes 5 à nous attaquer à la Zen Room avec une efficacité redoutable. "Là, il y a des chiffres plein le magazine, je suis sûre que ça veut dire quelque chose!" "...Ouais, c'est les numéros de page."  Nous sommes dehors en 57'54" avec force braillements victorieux. Le temps de récupérer Junior à Châtelet, et c'est parti pour un burger pas bon avec du coleslaw chelou - mais je m'en fous, je suis hyper contente d'être là, et pour rien au monde je n'échangerais ce moment contre un resto 3 étoiles en moins bonne compagnie. J'aurais bien poursuivi au Starbucks voisin si nous ne devions pas remonter sans tarder vers la porte de Pantin. Du coup, je fais des plans sur la comète: "Chouchou, et si la prochaine fois, on montait deux équipes pour jouer l'une contre l'autre? On se ferait enfermer au même moment dans deux pièces du même jeu, et les derniers sortis paieraient un coup à boire aux plus rapides." Traverser le parc de la Villette sous un soleil éclatant, avec l'impression de flotter dans une petite bulle de bonheur. Pourquoi faut-il que ce clown soit le sosie de mon ex-mari? Malgré quelques passages un peu mous et le grand inconfort des gradins, le spectacle du Cirque Plume est formidable, plein de poésie, d'énergie et de chaleur humaine. Deux géocaches voisines se refusent à nous; tant pis, rien ne peut gâcher ma bonne humeur. Non, même pas le fait d'être descendus à gare du Nord alors que le traiteur japonais où on veut prendre des plats à emporter est à côté de la gare de l'Est. Le thé vert froid en canette, c'est vraiment spécial, mais ça me rappelle le Japon et ça va bien avec le thème de la journée. La douche glacée passe mieux le deuxième soir; si ça se trouve, c'est juste un coup à prendre. Je remercie les filles par MP pour la super partie de Hint Hunt. "La prochaine fois, on pourrait monter deux équipes pour jouer l'une contre l'autre", suggère Autre Moi, et ça me fait tout bizarre qu'on puisse encore être synchros autant de temps après. Mais je commence à me dire que ce serait super de revenir à Paris pour mon prochain anniversaire et fêter ça avec un escape game qui rassemblerait un maximum de mes amis locaux...




Merci la maison Bichon pour le coin petit-déj' où tremper ses croissants (délicieux) dans son chocolat chaud en savourant d'avance la brioche aux pralines roses achetée pour demain matin! La consigne de la gare de Lyon est le secret le mieux planqué depuis les doubles factures de Pygmalion. Il fait beaucoup moins chaud aujourd'hui, mais tant qu'il ne pleut pas, ça me va très bien. La file des gens qui ont acheté d'avance des billets coupe-file est deux fois plus longue que celle des gens qui se pointent à la cool - on a vraiment fait une bonne affaire *ironie inside*. L'expo Ghibli ne me passionne pas: j'aime leurs films, mais je me fous un peu de savoir comment ils sont fabriqués. Quant aux prix de la boutique, glups. Heureusement que le joli Totoro blanc est un arrosoir (dont je n'ai pas l'utilité) plutôt qu'une théière (dont j'aurais eu vachement envie). J'aime bien prendre le métro aérien et regarder défiler les rues de Paris en contrebas. Le Comptoir du Square: un peu paumé au milieu de nulle part, mais burgers fantastiques, serveuse charmante, déco sympa et mojito plus qu'honorable. Idée géniale: vu qu'on n'a plus grand-chose à faire, et si on décalait notre départ pour arriver à Bruxelles à une heure semi-décente? "Désolée, mais le bus de 16h30 est complet." Je déteste quand la réalité contrecarre mes plans. WHSmith pratique vraiment des prix affreux. Mobilisation générale: on aura au moins chopé une géocache dans le week-end. Non seulement la Fnac Champs-Elysées est méga déprimante, mais impossible de trouver le poche que je cherche dans son rayon livres microscopique. Je regrette TELLEMENT le Virgin Megastore! Un Monop' nous fournit notre dîner à emporter, et le Starbucks de la gare de Lyon a bien le thé vert jasmin/orange que j'adore et que j'ai cherché vainement à l'aéroport de Copenhague le mois dernier. Par contre, le wifi gratuit de la gare de Bercy qui nous annonce qu'on est connectés ment comme un futur président de la République en période électorale. Les minutes s'égrènent avec une lenteur d'escargot. Et loin d'être une aventure, le retour en IDbus ressemble plutôt à un semi-cauchemar: le wifi fonctionne hyper sporadiquement, je ne peux pas lire sinon j'ai mal au coeur, et je ne peux pas dormir non plus car les sièges sont encore plus raides et plus riquiquis qu'en classe éco dans un avion. La prochaine fois, si Chouchou se goure dans les billets, je divorce. 

lundi 13 octobre 2014

Un week-end où la roue tourne




Couchée à 2h du matin après avoir dévoré dans la soirée 150 pages de "22/11/63" (une merveille) et 150 de "Miss Charity" (un délice).  Réveillée à 7h du matin par un énorme orage qui m'empêche de me rendormir. Histoire de ne pas trop flipper, je change mentalement mes plans pour la journée: reporter les courses prévues à lundi matin, annuler mon massage par téléphone, dire à Kiki que je passerai plutôt mardi soir. Merde, l'ordinateur et la box! Je descends en vitesse les débrancher tous les deux, puis je monte me recoucher un peu plus tranquille malgré des éclairs et des coups de tonnerre monstrueux. A 10h30, je rouvre un oeil: il fait un soleil éclatant, et seules quelques gouttes de pluie s'attardant sur mes vitres témoignent que je n'ai pas rêvé. Foncer à la Poste renvoyer les derniers colis Amazon qui ne m'ont pas donné satisfaction (dommage, le shiatsu massager avait l'air d'une si bonne idée!); me dire qu'il fait vraiment trop chaud pour porter des collants. Le contrat pour la bédé dont j'ai fini la traduction depuis dix jours est enfin arrivé, tout comme le courrier de l'IRCEC accusant réception de mon rétrogradage volontaire en classe A (ce sera toujours ça de gagné sur le pognon qu'ils comptent me prendre de force à partir de 2016). Très touchée par ce qui arrive à mon amie Sophie-Grosquick, je regrette de ne pas être à Bruxelles aujourd'hui pour lui prêter une oreille, une épaule ou toute autre partie de mon anatomie susceptible de se rendre vaguement utile. Pourquoi le bus est-il bondé de jeunes? Ils n'ont pas des devoirs à faire? L'inconvénient de revenir dans la ville où on a grandi, c'est qu'on croise des fantômes à tous les coins de rue. Cette jupe Naf-Naf me va vraiment bien, mais j'ai déjà plusieurs autres jupes noires, soyons raisonnable. Je ne parviens pas à trouver la fin de mon paquet de swap chez Charlemagne. Quelle idée d'avoir réservé pour un massage aux pierres chaudes un jour où la température avoisine les 25°! ...J'ai l'impression qu'on m'a plongée dans une cuve de Puget extra vierge 1ère pression à froid. Le sac que je guigne depuis la rentrée est à -50% pendant les 3J des Galeries Lafayette, pile dans la couleur qui me plaît - je ne peux décemment pas ignorer un tel signal de l'univers, et ça fait plus de deux mois que je ne me suis rien acheté qui se porte à part des collants, donc bon. Je dois pratiquement supplier pour qu'on me serve un mojito à l'Oasis, et ce n'est pas le cocktail le mieux présenté du monde, mais la vache, le barman n'a pas lésiné sur le rhum. Je pense au cassis et je pense à mon père, et je me dis que 66 ans c'était pas assez mais qu'en même temps, c'était déjà beaucoup. La (super) bonne nouvelle de la journée, c'est que Christophe va pouvoir reprendre le travail après 3 ans d'arrêt consécutifs à son opération du coeur, et qu'il existe dans la Marine un service photo qui serait parfait pour lui. Décidément, la route tourne. Ce matin, on avait une météo apocalyptique; cet après-midi, l'air est d'une douceur à pleurer. Rentrer à la maison un peu soûle, pleine de tristesse pour les uns et de joie pour les autres, avec plus que jamais l'impression d'avancer en équilibre sur un câble très fin. Dévorer un riz thaï; se demander s'il est humainement possible de déballer un rouleau de printemps sans que le cell-o-frais n'emporte la moitié de la feuille de riz. Faire des bisous à Chouchou sur Skype, et aussi une liste des films qu'il faudra regarder dans les mois à venir, tous les deux blottis sous le plaid à rayures les samedi soirs où je serai à Bruxelles.




Cette journée maussade me hurle: "Tanke-toi sur le canapé avec tes deux excellents bouquins en cours, quelques litres de thé vert bleuet-orange et ton plaid crocheté en laine de mouton"; hélas, l'appel de la deadline imminente est le plus fort. Un personnage mesure 1m72 au début du bouquin et, plus tard, dépasse de quelques centimètres un autre personnage qui fait 1m80. Une femme remariée qui a obtenu une ordonnance restrictive contre son ex violent continue à porter le nom de famille de ce dernier - ben voyons. Si j'avais dix euros par incohérence corrigée, je serais riche et je pourrais prendre ma retraite. Quand même, en me relisant, je trouve que j'ai bien rattrapé les fautes du texte original, et tant pis si c'est péché d'orgueil. Mes muscles sont encore trop endoloris de la séance d'avant-hier pour envisager de se refaire torturer immédiatement par Jessica Smith. Le coup de fil hebdomadaire à ma mère me déprime de plus en plus. La lumière est trop pourrie pour faire des photos et du coup, je ne suis absolument pas motivée pour trier mes collections. A 17h, je me console avec un chocolat chaud et quelques tranches de brioche industrielle. Ma copine Fleur, que je n'ai pas vue depuis 7 ans et qui a récemment repris contact avec moi par mail, me laisse le choix de l'endroit où auront lieu nos retrouvailles cette semaine: je propose le Resto des Artistes en croisant les doigts. And the wheel keeps turning...

lundi 6 octobre 2014

Un week-end de citrouilles albinos, d'yeux sanguinolents et de homards bleus




...Et dans les siècles des siècles, les ménestrels mutants ne chanteront PAS que le vendredi 3 octobre 2014 fut la journée la plus productive de ma carrière; au moins, il paraît que je ne vais pas me réincarner en cloporte; aujourd'hui ce sera promenade plutôt qu'exercices à la maison, parce que ceux d'hier m'ont tué les abdos et l'arrière des cuisses; j'avais oublié un léger détail: marcher sans solliciter l'arrière des cuisses, c'est pas facile-facile; 43 ans, est-ce un âge raisonnable pour raffoler encore des puffy stickers? probablement pas; la pizza à la crème de potiron est moins bonne que l'an dernier; je kiffe les mini citrouilles albinos que mon fleuriste a sorties sur le trottoir; commencer "L'héritière" devant une limonade maison au comptoir du Kosmos; râler après ces foutues huîtres qui se referment si on ne finit pas de les ouvrir tout de suite (les joueurs assez avancés dans Farm Heroes Saga comprendront); j'essaie d'imaginer ce que ça doit faire d'être Blake Lively: 1,75m de jambes immenses, de ventre plat, de chair bronzée, de sourire Pepsodent et de longue crinière blonde - sérieusement, je ne peux même pas concevoir ce que ma vie aurait été avec un physique pareil; "elle me fait penser à Clint Eastwood", m'assène très sérieusement Chouchou; vivent les tarifs week-end de la SNCB; terminer enfin le victory log de septembre avant d'aller me coucher.




Misère, mes abdos et mes jambes tirent encore plus qu'hier; ces oeufs à la coque me font penser que je devrais vérifier si mon taux de cholestérol n'a pas trop augmenté depuis l'année dernière; ma partenaire du swap papeterie et moi échangeons par mail quelques considérations désabusées sur la lâcheté des hommes infidèles; trier le contenu de ma table de nuit et admettre que je ferais mieux de me débarrasser de toutes les bagues qui me boudinent les doigts - et aussi de cette pièce de collection que je n'ai jamais eu le temps de remettre à mon père; le Carrefour Market de la gare du Midi a la plus belle sélection de Dolfin de ma connaissance; "6001 is the new 1060": un peu trop jeune et trop alternatif pour moi;  quand même, je me laisserais bien tenter par une des broches en résine délirantes du Cabinet du Baron; un coeur, une dent? oh, allez, je vais prendre un oeil; l'odeur de hot-dog en train de griller sur le parking, c'est juste un supplice; bigre, un nouveau magazine dédié aux arts du papier - et belge de surcroît!; on va bien trouver un moyen de sauver le soldat Palimpsestes, Mlle Mars; Bruxelles, 4 octobre, 19h, 20° - le bonheur; idée de génie pour que les pâtes aux brocolis soient moins sèches: mixer les légumes très cuits avec de l'ail (plein), des pignons, de l'huile l'olive, de la crème légère et une pincée de piment histoire d'en faire une sorte de pesto; à mon avis, aucune attaque de vampires n'est à redouter dans le quartier cette nuit; "we're never going to get over it, but it's okay", dit le personnage d'Anjelica Houston à ses trois fils au sujet de la mort de leur père, et cette phrase se fiche droit dans mon coeur.




Bien entendu, aujourd'hui, comme on a prévu de longue date d'aller bruncher dans un resto réputé pour sa belle terrasse, il fait froid et il pleut; je vais en profiter pour étrenner mes nouveaux collants Les Queues de Sardines; on a bien fait d'y aller à pied malgré la météo: le marathon de Bruxelles bloque la circulation du côté de Schuman; "comment ça, vous ne retrouvez pas notre réservation? et du coup, vous allez nous placer dans ce coin tout sombre?" ; "quand tu es contrariée, même si tu te retiens de râler et que tu te forces à sourire, tu te tasses de 10 cm et tu irradies le mécontentent", m'annonce Chouchou; j'ai l'impression de manger dans une cagette; le môme de la table d'à côté tente de kidnapper mini-MTLM; les gaufres maison à la chantilly rattrapent un peu le coup; pas une seule géocache verte entre ici et chez nous; compta pro de septembre, ménage de la salle de bain, coup de fil à ma mère - que des trucs fun; "je n'ai plus de farine pour préparer un banana bread" "d'accord, je descends en chercher, il faut autre chose?" "non... ah si, tiens, prends une courgette pour compléter la soupe de ce soir" "farine, courgette, c'est tout?" "oui... zut, on va manquer de beurre aussi" "..." "et il n'y a presque plus de pain" "..." "tu veux que je te fasse une liste?" "je préfère, oui"; et donc, mes DVD de "Gilmore girls", que j'ai regardés royalement UNE fois, sont tous endommagés en moyenne 4 fois par épisode - je suis très contente de les avoir achetés au lieu de télécharger l'intégralité de la série; je n'arrive pas à me défaire de l'idée qu'en même temps que mon père, j'ai perdu tout le reste de ma famille, et c'est une tristesse qui refuse de se dissiper.

lundi 29 septembre 2014

Un week-end qui commence dehors et se poursuit dedans




Il est 15h28, je n'ai traduit que dix pages sur les quinze que je m'étais fixées mais je suis lessivée et déclare unilatéralement que le week-end vient de commencer; à peine ai-je commencé à charger mon GSM auquel je n'avais pas touché depuis le début du mois que Gasparde m'envoie un texto pour me prévenir qu'elle est en galère de transports en commun et arrivera en retard; pas grave: munie d'un excellent roman comme "Rivers of London", je peux patienter pendant des heures; mmmh, j'aurais peut-être dû emporter un parapluie; le canapé près de la fenêtre est libre: bonheur; Mlle Mars débarque avec une coiffure de princesse et des nouvelles bien embêtantes de la CAPAC; les petites bouchées apéro servies avec les cocktails sont de plus en plus délicieuses; Gasparde arrive échevelée et hagarde en braillant "De l'alcool!", "Euh, et bonjour?", "Non, d'abord de l'alcool!"; il est toujours bon de connaître l'ordre des priorités de ses amies; ...Lulu la Taulière? vraiment?; nous disons donc: un mojito pour moi, des cocktails roses pour les deux autres filles, et une énorme chope de bière pour M. Gasparde - normal, quoi; "allô, Chouchou, on va dîner du côté de la place Fernand Cocq, tu nous rejoins?"; l'Ouzerie est complète, mais ma serveuse préférée de l'Amour Fou réussit à nous trouver une table pour 4 autour de laquelle nous nous serrons à 5 dans la salle du fond; je n'ai pas assez faim pour un burger végétarien, mais une salade, ça devrait aller; ...ah ben non, j'ai trop mangé - note à moi-même: les restos le soir, j'arrive plus; partager une théière d'A.C. Perch à la rhubarbe avec Chouchou en regardant la bande-annonce de "The boxtrolls" qui a l'air vraiment super, et celle de "Big hero 6" qui enthousiasme Chouchou mais me laisse assez froide.




Debout à 8h30 un samedi - c'est bien parce que j'ai besoin d'aller me bouger; le gros sac de bouquins déposés chez Pêle-Mêle rapporte 58€ en liquide et m'évitera de passer à un distributeur; nous sommes en avance: arrêtons-nous chez Slumberland; Claudia: "today I didn't make you a fruit and vegetable juice, I baked chocolate cookies instead", Moi: "right: health be damned!"; en fait, le tapis de yoga super cher sur lequel je lorgne depuis des années - soie tissée d'un côté, moumoute de l'autre - est super inconfortable, j'ai bien fait de ne jamais craquer; pour une fois, mon angel card me parle vraiment (et me rappelle un billet dont je procrastine la rédaction depuis des mois); oui, chez les autres aussi, je tourne le rouleau de papier toilette s'il n'est pas dans le bons sens; ce midi, ce sera soupe épinards/asperges/courgettes et tartines de betterave pour compenser un peu les agapes d'hier soir; attaquons maintenant cette monstre To Do List du week-end; ...avec une grande théière d'Earl Grey vert au bleuet pour se motiver, ce sera encore mieux; quand je pense qu'aucun de mes pseudo-amis n'a daigné m'informer à quel point la rhubarbe, c'est chiant à éplucher - on est toujours trahi par les siens; en plus, la farine de riz blanc ça met deux fois plus longtemps à cuire que la farine de blé, pffff; créer un tableau de suivi de mes traductions: check; finaliser le tambour de ma broderie rétro, prendre des photos et les publier sur le blog: check; trouver un logement airbnb pour notre prochain séjour à Paris (quartier gare du Nord, wifi, vrait lit, pas plus de 90€ par nuit frais compris): check; réserver la Zen Room du Hint Hunt: check - Autre Moi et Choco, que je n'ai pas vues depuis une éternité, seront des nôtres; prendre les billets pour l'expo Ghibli: check: vider mon compte en banque: triple check; j'ai trop envie d'être déjà au 3ème week-end d'octobre - et pas seulement parce que d'ici là, je dois me taper une assemblée générale de copropriété, aller chez le dentiste, retourner chez l'ophtalmo pour la 3ème fois depuis le début de l'été et passer le deuxième anniversaire de la mort de mon père; "after all these years?", "always": ❤︎; dire que j'aurais attendu d'avoir 43 ans, 6 mois et un jour pour découvrir l'existence du western révisionniste.




Mon crumble est encore plus délicieux froid avec une tasse de thé; profitons de ce beau soleil pour ouvrir grand les fenêtres, changer les draps et faire une lessive; Chouchou avait raison: regarder cette conférence TED, c'est 20 mn très bien employées pour toute personne pessimiste quant à l'état du monde; Chouchou renverse sur moi la moitié de mon bol de soupe (heureusement à peine tiède); 5 mn plus tard, en voulant ranger les tasses utilisées hier, je les lâche environ 10 cm au-dessus du plan de travail de la cuisine, et elles se cassent toutes les deux; explication potentielle #1: nous sommes un couple de gros maladroits; explication potentielle #2: Chouchou voulait que je me foute à poil, et je cherchais inconsciemment un moyen de me débarrasser de ces tasses très chères et très jolies, mais pas du tout pratiques et que j'utilisais sans doute pour la première fois en 5 ou 6 ans; que faire de ces tombereaux de pièces rouges que la banque ne veut pas nous échanger gratuitement?; argh, tant qu'à réorganiser le coin de l'entrée, j'aurais dû prendre des photos avant/après pour mon challenge minimaliste; déplacer la carte du monde à gratter dans le couloir, au-dessus du radiateur, et la fixer avec du double face qui emportera sans doute la peinture avec lui le jour où on déménagera; j'ai encore oublié la règle fondamentale du rangement: tout truc censé prendre dix minutes te bouffe généralement la moitié de l'après-midi; les coups de fil à ma mère me dépriment de plus en plus; après onze mois d'atermoiements (une paille...), j'ai enfin réussi à accoucher d'une introduction au minimalisme qui ne me semble pas trop pontifiante ni rasoir - hourra!; tu vois, Chouchou: Dean aussi peut être nul; j'aime quand les vannes s'ouvrent subitement et que les phrases s'alignent toutes seules; 70 pages d'un trait, ça commence bien pour "Miss Peregrine's home for peculiar children"; en glissant dans le sommeil, Chouchou sursaute violemment et me colle une baffe.

lundi 15 septembre 2014

Un week-end où je soupire après de nouvelles lunettes




Dernière ligne droite avant le départ pour Copenhague; il est temps de reporter tous les trucs à voir sur le plan par quartier: gommettes, stylo indélébile, surligneur rose fluo, à moi!; c'est la première fois que j'achète une City Card, mais vu que celle-ci nous donne aussi le train gratuit pour aller jusqu'à Roskilde (Chouchou tient absolument à voir le musée des bateaux vikings...), ça vaut la peine; flûte, les betteraves ont moisi dans leur Tupperware; un filet d'huile d'olive et une poignée de graines, ça vous habille tout de suite une bête soupe aux épinards; pendant que Chouchou va s'acheter des gadgets à la Fnac, je file réaliser l'objectif n°8 de ma To Do List d'automne; les scones du God Save The Cream sont bons mais pas inoubliables, en revanche le brunch a l'air vraiment super et il faudra venir le tester un dimanche; rentrer directement par le chemin le plus court, ou faire une grande boucle histoire de marcher un peu mais prendre le risque d'acheter des trucs en cours de route?; raisonnable, je ne craque pas pour le livre "Meal in a mug" chez Urban Outfitters - pourtant, il est beau, et j'ai très envie de pousser plus loin le concept des mug cakes; OH MON DIEU JE VEUX ESSAYER CETTE MONTURE; j'adore j'adore j'adore, mais si je la prends, je devrai recommencer à me maquiller les yeux pour ne pas avoir l'air d'une chouette mal réveillée; "alors la monture est à 228€, et pour les verres progressifs, il faut compter 370€ fois 2"; excusez-moi je fais une petite crise cardiaque et je reviens; sachant que la Sécu plus ma mutuelle me rembourseront royalement 32€ sur l'ensemble, je crois que je vais garder mes vieilles lunettes même si elles ne sont plus tout à fait à ma vue; un petit tour chez Hema pour commencer mes courses de swap papeterie, ça, c'est permis!; dîner light: tofu mariné et grillé (avec de belles rayures) + brocoli sauté; "Time after time", c'est assez sympa, dommage pour la fin super cucul où c'est comme par hasard la femme qui sacrifie tout pour suivre l'homme - et dans l'Angleterre victorienne, à mon avis, elle ne va pas rigoler tous les jours.




Au réveil, le bon gros clash qui te donne envie de tout envoyer bouler et de devenir pirate - ou au moins de partir à l'autre bout du monde, mais seule; j'ai cru gagner du temps en habillant mon tambour à broder avec du washi tape plutôt qu'en le peignant, et en fait, non; ah, le casse-tête sans cesse renouvelé de la valise pour qui aime voyager léger et confort MAIS être parée à toutes les éventualités et fringuée un peu joliment sur ses photos de vacances; pour les vêtements, je ne sais pas ce que ça donnera, mais ma trousse de carnet de voyage est juste parfaite; même après le premier shampoing mouillé et séchage à ma façon, ma coupe de cheveux me déplaît toujours autant; le site de Bookcrossing n'accepte les changements de lieu que si je me connecte avec Safari au lieu de Chrome - mais bon, ma note de libération est validée, et je vais pouvoir abandonner mon deuxième livre demain à l'aéroport; corsage violet et points de noeud bien réguliers: je vois enfin le bout de ma seconde broderie rétro (même si je suis pour ça obligée d'enlever mes vieilles lunettes); Cahouète a reçu un mini iPad pour son anniversaire; je croyais qu'on était à la fin de la saison 4 de "Gilmore girls", mais non, il nous restera encore 2 épisodes à regarder en rentrant.

lundi 8 septembre 2014

Un week-end où l'Italie et la Nouvelle-Zélande s'invitent dans mon assiette




Eu du mal à m'endormir hier soir et fini ma nuit sur le canapé; chère madame qui, au prétexte qu'on a toutes les deux 25 mn à poireauter en attendant le bus en plein cagnard, pense que ça t'autorise à m'abreuver de tes histoires de chien refusé dans les transports en commun pour cause d'oubli de muselière: NON; j'ai toujours envie de mordre les inconnus qui viennent me parler: la grande crise d'empathie de mercredi n'était qu'un incident isolé, ouf; de nouvelles cartes anti-touristiques chez Contrebandes, chic!; testons ce resto italien dont j'ai entendu dire tant de bien; la bouffe est divine, dommage que je sois encadrée à droite par des touristes allemands qui fument comme des pompiers et à gauche par des vétérans de la légion étrangère qui fument pire que des pompiers; tout de même, on est drôlement bien à l'ombre des arbres du petit cours Lafayette, avec 26° et juste ce qu'il faut de brise; je tente une incursion dans quelques magasins de fringues et en ressors les mains vides sans aucun regret; au troisième passage, la géocache de la fontaine de la rue d'Alger est enfin mienne; quelle bonne idée de chercher des enveloppes dans Carrefour un samedi de rentrée des classes!; 3 coiffeurs d'affilée m'annoncent une demi-heure d'attente et, quand je leur dis que je viens pour rafraîchir ma coupe, proposent de me renverser un seau de glaçons sur la tête; tant pis, mes cheveux resteront trop longs; dans mon effort pour soutenir les librairies indépendantes, je rentre chez Gaia pour la première fois de ma vie et je ne suis pas séduite par le bordel - mais j'achète quand même un poche à la 4ème de couverture prometteuse; après avoir fait deux fois le tour du centre sans trouver de terrasse qui m'inspire particulièrement, je finis sur une des banquettes en velours vert du Chantilly; je peux savoir pourquoi mon wifi péclote tout à coup?; il m'aura fallu 8 ans et demi pour arriver au bout de la bouteille d'Absolut achetée en duty free lors d'un voyage aux USA: comme alcoolique mondaine, je suis assez nulle; les röstis de chez Picard ne valent pas ceux de Lady Pops, mais comme je n'ai pas Lady Pops sous la main pour me nourrir, ils feront l'affaire; commencer à former les binômes du swap papeterie; en fait, pour avoir l'air bien en photo, il faut prendre des poses complètement pas naturelles dans lesquelles tu te sens ridicule et endolorie, explique Sue Bryce dans une vidéo de presque une heure; un mug cake et au lit!




Une petite touche d'exotisme pour commencer la journée avec la confiture de kiwi que Zéphine m'a envoyée de Nouvelle-Zélande; pardon, hein, mais l'héroïne qui, pour prouver qu'elle est une femme forte, se vante de n'avoir aucune tendance girly et de fonctionner comme un mec, je trouve ça tout sauf féministe; j'ai oublié le mot de passe pour accéder à mon compte sur le site des impôts: quelle surprise...; si je touchais 10€ par incohérence que je corrige, je deviendrais bientôt riche, et je pourrais arrêter de bosser; j'aurais dû préciser que les demandes d'inscription au swap devaient être rédigées dans un français lisible, parce que là...; ma mère décrète qu'elle préfère encore mourir d'un cancer qu'avoir la maladie d'Alzheimer, et pour une fois je suis d'accord avec elle; "il est de quelle couleur, ce nouveau T-shirt? je vois pas bien à la webcam", dis-je à Chouchou; une seconde de silence, et nous éclatons de rire tous les deux: "oui, ok, je me ferai ma propre idée en rentrant"; ma swapée, qui vit à Okinawa, était de passage dans le patelin voisin du mien la semaine dernière, quel dommage de s'être ratées de si peu!