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jeudi 30 mai 2019

[MUNICH] Mes coups de ♥︎




En décidant d'aller y passer quelques jours, nous n'attendions pas grand-chose de Munich elle-même: nous voulions avant tout rendre visite à nos amies M & M, et en profiter pour voir le château de Neuschwanstein qui figurait sur ma bucket list depuis des années. Nous avons été très agréablement surpris par celle que les autochtones appellent "la ville italienne la plus au nord". Certes, nous avons bénéficié d'un bel ensoleillement, mais il paraît que c'est monnaie assez courante dans le coin. Nous ne nous attendions pas à la gaieté des façades colorées et à la verdure omniprésente qui font des promenades à pied un vrai bonheur. Munich a l'air d'un endroit où la vie est douce. Ce n'est pas mon plus gros coup de coeur en tant que destination touristique (mais nous y avons sans doute fait trop peu de choses pour juger...); en revanche, c'est certainement une ville où ça ne me dérangerait pas d'habiter. 

lundi 27 mai 2019

[MUNICH] Où on s'extasie devant l'Eisbachwelle




Ce matin, après une nuit durant laquelle j'ai dû envoyer Chouchou dormir dans la pièce voisine, j'émerge à... 10h30, gasp. J'avais vraiment besoin de récupérer. D'ailleurs, je ne me sens toujours pas en grande forme. Nous sortons brièvement vers 11h30 pour aller à la pâtisserie la plus proche, où nous achetons des gâteaux pour le dîner de ce soir. Mes boots de moto me font tellement mal aux pieds qu'en ressortant de la boutique, je les enlève et rentre à l'appartement en chaussettes. Nous traînons sur nos ordinateurs respectifs jusqu'à 13h, finissons les restes du frigo et ne nous décidons à décoller que vers 15h. C'est de nouveau le bordel dans le métro, mais un maudit changement à Hauptbahnhof (le Châtelet local) plus tard, nous atteignons l'Englischer Garten, un parc absolument immense connu entre autres choses pour abriter un curieux spot de surf. L'Eisbach, affluent de l'Isar, forme ici une boucle artificielle qui génère une vague d'un mètre. Un panneau donne le ton d'entrée de jeu: le canal est étroit et peu profond; il existe un risque non négligeable de se fracasser la tête sur le béton, et les novices sont priés de s'abstenir. 

dimanche 26 mai 2019

[MUNICH] Où je coche une case sur ma bucket list




Après une nuit où je n'ai quasiment pas réussi à fermer l'oeil à cause du combo ronflements de Chouchou + trop chaud avec la couette mais pas assez sans + stress de ne pas entendre le réveil comme chaque fois que je dois me lever tôt pour prendre un train ou un avion, je m'extirpe péniblement du lit à 7h30. A 8h50, nous sommes dans la métro direction la gare centrale où nous devons retrouver M & M. Mais la circulation semble très perturbée; les écrans n'affichent pas le passage des prochains métros; des employés crient en faisant de grands gestes sur le quai, et nous mettons pour démarrer une grosse dizaine de minutes durant lesquelles je flippe à l'idée de rater notre train. Finalement, la marge que j'inclus toujours dans mes calculs d'horaires nous sauve, et nous arrivons au point de rendez-vous une minute avant nos amies. 

samedi 25 mai 2019

[MUNICH] Où nous partons en quête du meilleur poisson-sur-bâton de la ville




Ce matin, pendant que nous déjeunons de tartines de leur délicieux pain brun, j'annonce fièrement à Chouchou:
- Rischart a liké ma photo de ton énorme machin!
Il me fixe sans comprendre. 
- Gâteau, me hâté-je de préciser. Rischart a liké ma photo de ton énorme gâteau. 
Le malentendu dissipé dans l'oeuf, nous nous mettons en route à pied vers 11h, direction le Deutsches Museum qui est un immense musée scientifique sur 8 niveaux. Nous achetons nos billets au guichet, prenons un lunch rapide au café attenant et, voyant l'ampleur de la tâche qui nous attend, décidons de consacrer les quatre heures dont nous disposons aux secteurs qui nous intéressent le plus. 

vendredi 24 mai 2019

[MUNICH] Où on ne maigrira probablement pas pendant ces vacances




Après une bonne nuit de sommeil malgré les ronflements déchaînés de Chouchou, je me réveille avec un léger début de migraine. Heureusement, j'ai emporté du Doliprane. Le temps qu'on boive un thé, qu'on fasse notre tour du matin sur internet et qu'on se prépare sans se presser, mon mal de tête n'est plus qu'un mauvais souvenir. On se met en route sous un beau ciel bleu. Premier arrêt dans un café tout près de l'appart': faute d'avoir eu le temps d'acheter quoi que ce soit à manger hier soir, nous dévorons chacun un croissant fourré (abricot pour moi, choco-crème pour Chouchou) en terrasse avant de nous remettre en route. Google Maps nous ayant fait prendre l'itinéraire voiture qui est trois fois plus long que le piéton, nous renonçons à passer par le cimetière sud et mettons directement le cap sur le centre de la ville en commentant la joliesse du paysage urbain.

jeudi 23 mai 2019

[MUNICH] Où notre séjour commence plutôt bien




L'avion depuis Bruxelles était deux fois plus cher, le train sera deux fois plus long mais je m'en fous: j'aime prendre le train, et les ICE sont super confortables - bien plus qu'un TGV pour des prix nettement inférieurs. En plus, j'ai de quoi m'occuper: le dernier Flow, le dernier Respire, et un super roman jeunesse entamé hier soir que je n'ai pas pu me résoudre à abandonner jusqu'à mon retour même si ça m'obligeait à le trimballer en version papier. La campagne allemande qui défile par la fenêtre est pas mal jolie aussi, avec ses bosquets touffus et ses bourgades aux maisons pimpantes toutes bien rangées. Correspondance tranquille à Francfort, mais 40 mn de retard à l'arrivée. 

jeudi 4 avril 2019

Astuces pour atténuer le blues du retour de vacances




Quand on a passé d'excellentes vacances, le retour à son chez soi et à un quotidien plus ou moins folichon peut parfois sembler un peu rude. Au fil des ans, j'ai mis au point quelques astuces pour atténuer mon éventuelle déprime.

lundi 1 avril 2019

[PORTO] Où l'alcoolisme mondain essuie une défaite




Pas facile de trouver un resto ouvert le lundi midi, mais nous tirons le gros lot avec une des suggestions de notre hôte. Le Zé Bota, situé dans une ruelle pavée où nous ne l'aurions jamais découvert par hasard, a des murs tapissés de plaquettes en bois sur lesquelles les clients ont écrit des petits mots et collé des Instax, mais surtout, il sert un bacalhau franchement sublime, et si copieux que nous ne parvenons pas à finir le plat. Croyez-moi, ça n'arrive pas souvent.  "Tu as commandé en portugais et en parlant super vite", s'émerveille Chouchou à la sortie de la boulangerie où nous avons acheté des friands pour le dîner. Je me garde de préciser que j'accentue mes mots comme en espagnol, ce qui est peut-être tout à fait à côté de la plaque. Moi, pensive devant l'église des Carmes: "Tu sais à quoi on voit qu'on devient des vétérans des city trips au Portugal? On n'a pas photographié un seul azulejo de tout le séjour."

dimanche 31 mars 2019

[PORTO] Où notre dimanche n'est pas trop pourri




Même en tenant compte du changement d'heure, je suis réveillée et verticale bizarrement trop tôt.   Ca risque d'être dur de trouver un resto ouvert le dimanche midi dans le quartier. A l'aide, Google Maps! ...Ah ben voilà. Le Vogue Café, à 200 mètres de l'appart', propose un brunch qui m'a l'air tout à fait correct. Réservation instantanée sur The Fork, et on roule!  Chouchou découvre les oeufs Bénédict: "Et donc, c'est un moyen de vendre super cher un oeuf sur une tranche de pain, c'est ça?". En gros, oui. Encore faut-il maîtriser la cuisson de l'oeuf mollet. ★ "Quand tu iras aux toilettes, jette un coup d'oeil au hall de l'hôtel attenant: il est à tomber à la renverse, je n'ose même pas imaginer le prix des chambres." (Après vérification, dans les 230€ la double, ce qui me paraît très raisonnable pour un luxe pareil.) ★ Si je me rappelle correctement mes cours de portugais, ce bus va à Château Fromage. 

samedi 30 mars 2019

[PORTO] Où il y a un dieu pour les martyrs de l'art contemporain




Entre les mecs bourrés qui ont hurlé dans la rue jusqu'à 2h du matin et les soucis de boulot que j'ai sans douté ruminés jusque dans mon sommeil, je me lève pas reposée du tout et d'assez mauvais poil. Du coup, je décide de sortir l'artillerie lourde: direction les plages de Foz où nous avions passé un 31 décembre idéal fin 2014. Je remercie bien fort le DAB qui alors que j'avais besoin de monnaie pour prendre le tram 1 n'a daigné me filer que des billets de 50.  La météo est exceptionnelle, et des tas de gens très peu habillés bronzent déjà sur le sable. Nous, on se contente d'y patauger péniblement avec nos chaussures pas faites pour, et de tenter de prendre les vagues en photo au moment où elles explosent contre les rochers.  Des coquilles de moules, on peut en ramasser par millions, mais pas moyen de trouver un pauvre oursin entier.  Parce que nous avons réservé par téléphone, le Praia da Luz nous a collés à la terrasse du restaurant de l'étage, et non à celle du rez-de-chaussée où nous avions grignoté des tartines la dernière fois. La carte n'est pas la même; l'addition non plus. Mais on se régale de filets de cabillaud légèrement croustillants, servis avec une cassolette de riz à la tomate et à la menthe que j'arrose d'un bon verre de blanc du Douro (un Flor de Sao José).  A la table de derrière, deux mecs avec des montres à 50 plaques ont commandé le vin et les plats les plus chers, mais... entre le T-shirt jaune et le bas de jogging noir de celui qui me tourne le dos, la moitié d'un cul poilu est parfaitement encadrée par la découpe de son dossier de chaise. Grande classe.  Nous traversons l'avenue pour nous mettre en route vers notre destination suivante, mais je ne parviens pas à m'arracher à la contemplation de la mer. "Ca te dérange si on descend s'asseoir sur la plage genre 20 mn, le temps de cuver digérer un peu?  Le monde à l'envers, c'est Chouchou qui lit un livre en papier de bois d'arbre tandis que je comate allongée en patonnant le sable et en me remplissant la tête du bruit du ressac.  En fait, ma vie idéale, ce serait le Portugal d'octobre à mars et l'Ecosse le reste de l'année. 

vendredi 29 mars 2019

[PORTO] Où on trouve beaucoup trop de liège et pas assez de street art ni d'houmous




Malgré l'alèse en plastique peu agréable au contact comme à l'oreille, nous avons très bien dormi et sommes réveillés vers 7h20 par le soleil qui entre à flots dans notre joli studio. Hier soir, j'ai acheté dans une boulangerie un truc qui avait une bonne tête de brioche aux fruits confits, en me disant que ce serait nickel pour notre petit déjeuner d'aujourd'hui. Le KLONK quand je le dépose dans une assiette me met la puce à l'oreille: en réalité, c'est légèrement plus dur et compact que du béton armé. Mais garni de fruits confits, donc.  "C'est plein de gens, grommelle Chouchou qui lutte pour prendre des photos convenables des azulejos de Sao Bento." "Oui, enfin, c'est une gare, quoi." Sur l'esplanade de la cathédrale de Sé, un guitariste coiffé d'une tête de panda en peluche chante "Hit the road, Jack" dos à un superbe panorama. Mais je n'ai pas de monnaie sur moi, et je me refuse à photographier les artistes de rue sans rien leur donner. ★ Rhâ, zut, on n'est pas descendus par les jolis escaliers... mais là, franchement, j'ai la flemme de remonter.  Il faut arrêter d'abattre des arbres pour produire ces flopées d'objets en liège hideux qu'on voit absolument partout, merci, bisous.

jeudi 28 mars 2019

[PORTO] Où l'estomac et les mollets en prennent un coup




Obliger les gens à se lever à 6h30 pour ensuite les faire attendre presqu'une heure dans l'avion que les contrôleurs aériens partiellement en grève lui trouvent un créneau de décollage, ça frise la cruauté mentale. Et le concept des frites servies à bord d'un avion, on en parle?  "On a du liquide pour prendre les tickets de métro?" "Quand tu dis "on", on est bien d'accord que c'est "tu", donc moi, vu que toi tu n'en as jamais?" ★ Et donc, attention amis touristes: si vous choisissez l'option "2 titres", la machine ne vous donne pas 2 fois 1voyage, mais 1 fois 2 voyages ne pouvant être utilisés par 2 personnes différentes.  J'avais totalement oublié qu'au Portugal les "fries" servies avec les burgers sont en fait de simples chips et que par défaut, la viande de boeuf est bien cuite alors que je l'aime saignante.  Une fois de plus, la serveuse pose automatiquement la boisson alcoolisée (un cidre pression) devant Chouchou et la limonade devant moi.  Comment ça, on passe directement du 61 au 65 alors que notre logement est censé se trouver au 63? Une fois n'est pas coutume: notre appartement Air BnB est plus grand et plus agréable que les photos ne le laissaient supposer. Je regrette moins de ne pas avoir pu relouer le T2 sublime près de la gare.  L'exploit du jour: ressortir d'A vida portuguesa les mains vides (Chouchou, en revanche, s'est acheté des sardines).  Désormais, les photos sont autorisées à la livraria Lello, mais l'entrée coûte 5€... récupérables sous forme de bon d'achat. Excellent prétexte pour craquer sur une mignonne édition de "Contes choisis" d'E.A. Poe.  A la caisse, se retrouver derrière les deux filles qui nous précédaient déjà dans la file d'attente pour les distributeurs de tickets de métro, et qui ont acheté par erreur 1 fois 2 voyages.

dimanche 14 octobre 2018

Les enseignements du voyage





Déjà plus d'une semaine que nous sommes rentrés d'Asie. S'il n'a pas toujours été facile, et si j'ai plusieurs fois maudit mon choix de Hong Kong comme destination principale, ce voyage fut riche en enseignements aussi bien pour Chouchou que pour moi. 

★ J'ai surmonté ma peur des vols long courrier. Je m'étais bien organisée contre les risques de phlébite, et le choix d'une compagnie un peu plus chère mais réputée pour la qualité de ses services s'est révélé très payant. J'ai découvert que dans de bonnes conditions, j'arrivais désormais à dormir en avion. Par ailleurs, notre périple a renforcé ma conviction que choisir un vol direct dans la mesure du possible et n'emporter qu'un bagage cabine était la formule idéale pour moi. Je retiens aussi que pour un voyage organisé longtemps à l'avance, une assurance tous risques aide beaucoup à moins flipper avant le départ et constitue donc un excellent investissement. 

dimanche 7 octobre 2018

[HONG KONG + SINGAPOUR] Conclusion et bilan du voyage





Si vous avez suivi mon récit au jour le jour, vous avez sans doute l'impression que je n'ai rien apprécié de mon dernier voyage, ou presque. C'est vrai que beaucoup de choses m'ont déçue et rebutée, et que je vais en tirer la leçon. De toute évidence, les climats tropicaux ne me valent rien: je les éviterai à l'avenir. Les mégalopoles qui m'électrisaient quand j'étais plus jeune me tapent désormais sur les nerfs; le grouillement humain, le non-respect de mon espace personnel, le vacarme et la pollution m'agressent au-delà du supportable. Je ne dis pas que je vais subitement devenir amatrice de grands espaces déserts, mais quand je vois combien j'ai apprécié notre road trip dans les highlands écossais, et notamment la solitude magnifique de l'île de Skye, j'en déduis que les prochaines fois, je devrais peut-être m'orienter sur des vacances moins urbaines, plus tranquilles. Pour l'an prochain, j'ai un projet au Canada qui se passerait un tiers (un quart?) du temps dans une grande ville et le reste sur la route à visiter des endroits calmes voire isolés. A suivre!

samedi 6 octobre 2018

[HONG KONG] Où même la dernière journée est ratée





Ce matin, je me lève ravie à l'idée de rentrer en Europe, et je sifflote presque de joie en faisant nos bagages. Nous n'avons pas besoin d'un sac supplémentaire par rapport à l'aller: j'ai bazardé en cours de route mes quatre guides papier, mes produits de toilette format mini et deux T-shirts que je n'allais pas remettre, ce qui a libéré un peu de place dans mon sac à dos, et la petite valise de Chouchou n'était pas pleine en arrivant. Mais comme j'ai acheté pas mal de masques cosmétiques imprégnés de liquide, j'ai décidé de mettre la valise en soute histoire d'éviter tout problème. J'y fourre donc notre linge sale (bon courage au curieux qui s'y intéresserait de trop près) et nos liquides ou assimilés. Puis je mets mon MacBook dans le sac à dos que Chouchou trimballe toujours avec lui en journée: notre hôtel est très peu sécurisé, avec bagages en attente laissés dans le couloir et porte d'entrée toujours grande ouverte, et je ne veux pas prendre le moindre risque avec mon laptop. Le reste de nos affaires se répartit naturellement et sans souci. 

vendredi 5 octobre 2018

[MACAO] Où est il est vraiment temps que ça se termine





Grâce à notre repérage d'hier soir, nous arrivons au terminal des ferries sans encombre et très en avance, ce qui grâce à la procédure de Standby (attribution des places libres en dernière minute) nous permet de nous caser sur celui de 12h au lieu du 12h30 pour lequel nous avions réservé. Le Turbojet est très différent des petits ferries que nous avons pris jusqu'ici pour passer de Hong Kong Island à Kowloon, ou même pour aller à Cheung Chau: c'est un monstre dans lequel les places sont numérotées, où on doit attacher sa ceinture et éviter de se déplacer pendant le voyage comme en avion. J'ai pris un anti-nauséeux pour éviter le mal de mer, et le trajet se déroule sans encombre. 

jeudi 4 octobre 2018

[HONG KONG] Où je sombre dans l'alcool et le shopping pour noyer ma frustration





Encore trois jours ici. J'ai atteint le stade où j'ai vraiment envie de rentrer. De retrouver mon quotidien, d'avoir des journées moins remplies et plus paisibles. C'est bien, parce que ça me permet de réaliser qu'une vie nomade ne serait pas du tout faite pour moi. J'aime partir, mais j'aime tout autant revenir. Rester sans attaches et sans repères pendant des mois - je ne crois pas que j'y arriverais.

mercredi 3 octobre 2018

[HONG KONG] Où on s'échappe de la ville pour la journée





Hier soir après l'extinction des feux, j'ai soudain été prise de la trouille irrationnelle que la clim', qu'on laisse en marche pendant la nuit, foute le feu à l'hôtel, et je n'ai pas réussi à m'endormir avant d'avoir mis au point et répété plusieurs fois dans ma tête un plan d'évacuation optimal. Comme en plus je me suis réveillée spontanément à 7h30, je ne suis qu'à moitié reposée. Vers 10h, nous quittons l'hôtel et descendons à pied jusqu'aux quais pour prendre le Star Ferry jusqu'à Central et, de là, un autre ferry jusqu'à l'île de pêcheurs de Cheung Chau. Moins de 2€ pour une heure de trajet, c'est assez hallucinant. Après avoir vaguement regardé Hong Kong Island recéder derrière nous, je me plonge dans le bouquin que j'ai commencé le premier jour des vacances - il est génial et je voudrais bien le finir.

mardi 2 octobre 2018

[HONG KONG] Où on retombe sur nos pattes par inadvertance





Malgré la rusticité des lits, nous avons bien dormi tous les deux. En milieu fin de matinée, nous prenons le métro jusqu'à Diamond Hill, dans le nord de Kowloon, pour y découvrir un écrin de verdure niché sous un échangeur autoroutier et cerné par les gratte-ciel: le jardin zen Nan Lian. Contraste aigu entre le cadre hyper-urbain, la foule de visiteuses piaillantes (Chouchou est quasiment le seul homme que j'aperçois) et la sérénité qui se dégage des sublimes bonsaïs, du musée de la menuiserie japonaise ou de la cascade au moulin. Juste à côté, le couvent de Chi Lin abrite dans son enceinte des mares aux nénuphars survolées par des essaims de libellules mutantes et de gigantesques statues de Bouddha dorées à l'or fin. Chouchou me demande de prendre sa photo sous un auvent mais tient à faire lui-même les réglages de son appareil en m'utilisant comme doublure lumière. Pour me mettre à sa hauteur, je grimpe sur une petite margelle, et un garde se précipite vers moi en vociférant. Je saute à terre en bredouillant: "Sorry, sorry!" Après le vol de taxes à Singapour, voilà que je fais dans le vandalisme religieux à Hong Kong.

lundi 1 octobre 2018

[SINGAPOUR-HONG KONG] Où le retour à Hong Kong ne se révèle pas des plus plaisants





Nous arrivons à l'aéroport de Changi samedi en début de soirée. Du terminal 2 où nous a laissés le métro, nous prenons un bus jusqu'au 4 d'où partira notre vol. Dans l'ascenseur puis au comptoir d'embarquement, nous discutons avec le couple le plus chargé du monde (je leur demande s'ils déménagent, l'homme me répond "Presque!") qui prend le même vol que nous. Apprenant où nous vivons, ils nous disent qu'ils connaissent la Belgique car ils sont allés plusieurs fois à Francorchamps pour des courses de Formule 1. Un pilote et sa compagne? Ils en ont le look... et les bagages griffés. Après avoir récupéré nos cartes d'embarquement, passé la sécurité très vite sans même sortir nos appareils électroniques de nos sacs et franchi le portillon automatique de l'immigration en quelques secondes, nous décidons de profiter du temps qui nous reste (plus de 3h30 avant le début de notre embarquement) pour retourner aux terminaux 1 et 3 où nous avons repéré plusieurs attractions intrigantes. En effet, Changi est présenté comme un quasi parc d'amusement, plein de divertissements fabuleux et gratuits pour occuper les voyageurs en transit.