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jeudi 4 avril 2019

Astuces pour atténuer le blues du retour de vacances




Quand on a passé d'excellentes vacances, le retour à son chez soi et à un quotidien plus ou moins folichon peut parfois sembler un peu rude. Au fil des ans, j'ai mis au point quelques astuces pour atténuer mon éventuelle déprime.

lundi 1 avril 2019

[PORTO] Où l'alcoolisme mondain essuie une défaite




Pas facile de trouver un resto ouvert le lundi midi, mais nous tirons le gros lot avec une des suggestions de notre hôte. Le Zé Bota, situé dans une ruelle pavée où nous ne l'aurions jamais découvert par hasard, a des murs tapissés de plaquettes en bois sur lesquelles les clients ont écrit des petits mots et collé des Instax, mais surtout, il sert un bacalhau franchement sublime, et si copieux que nous ne parvenons pas à finir le plat. Croyez-moi, ça n'arrive pas souvent.  "Tu as commandé en portugais et en parlant super vite", s'émerveille Chouchou à la sortie de la boulangerie où nous avons acheté des friands pour le dîner. Je me garde de préciser que j'accentue mes mots comme en espagnol, ce qui est peut-être tout à fait à côté de la plaque. Moi, pensive devant l'église des Carmes: "Tu sais à quoi on voit qu'on devient des vétérans des city trips au Portugal? On n'a pas photographié un seul azulejo de tout le séjour."

dimanche 31 mars 2019

[PORTO] Où notre dimanche n'est pas trop pourri




Même en tenant compte du changement d'heure, je suis réveillée et verticale bizarrement trop tôt.   Ca risque d'être dur de trouver un resto ouvert le dimanche midi dans le quartier. A l'aide, Google Maps! ...Ah ben voilà. Le Vogue Café, à 200 mètres de l'appart', propose un brunch qui m'a l'air tout à fait correct. Réservation instantanée sur The Fork, et on roule!  Chouchou découvre les oeufs Bénédict: "Et donc, c'est un moyen de vendre super cher un oeuf sur une tranche de pain, c'est ça?". En gros, oui. Encore faut-il maîtriser la cuisson de l'oeuf mollet. ★ "Quand tu iras aux toilettes, jette un coup d'oeil au hall de l'hôtel attenant: il est à tomber à la renverse, je n'ose même pas imaginer le prix des chambres." (Après vérification, dans les 230€ la double, ce qui me paraît très raisonnable pour un luxe pareil.) ★ Si je me rappelle correctement mes cours de portugais, ce bus va à Château Fromage. 

samedi 30 mars 2019

[PORTO] Où il y a un dieu pour les martyrs de l'art contemporain




Entre les mecs bourrés qui ont hurlé dans la rue jusqu'à 2h du matin et les soucis de boulot que j'ai sans douté ruminés jusque dans mon sommeil, je me lève pas reposée du tout et d'assez mauvais poil. Du coup, je décide de sortir l'artillerie lourde: direction les plages de Foz où nous avions passé un 31 décembre idéal fin 2014. Je remercie bien fort le DAB qui alors que j'avais besoin de monnaie pour prendre le tram 1 n'a daigné me filer que des billets de 50.  La météo est exceptionnelle, et des tas de gens très peu habillés bronzent déjà sur le sable. Nous, on se contente d'y patauger péniblement avec nos chaussures pas faites pour, et de tenter de prendre les vagues en photo au moment où elles explosent contre les rochers.  Des coquilles de moules, on peut en ramasser par millions, mais pas moyen de trouver un pauvre oursin entier.  Parce que nous avons réservé par téléphone, le Praia da Luz nous a collés à la terrasse du restaurant de l'étage, et non à celle du rez-de-chaussée où nous avions grignoté des tartines la dernière fois. La carte n'est pas la même; l'addition non plus. Mais on se régale de filets de cabillaud légèrement croustillants, servis avec une cassolette de riz à la tomate et à la menthe que j'arrose d'un bon verre de blanc du Douro (un Flor de Sao José).  A la table de derrière, deux mecs avec des montres à 50 plaques ont commandé le vin et les plats les plus chers, mais... entre le T-shirt jaune et le bas de jogging noir de celui qui me tourne le dos, la moitié d'un cul poilu est parfaitement encadrée par la découpe de son dossier de chaise. Grande classe.  Nous traversons l'avenue pour nous mettre en route vers notre destination suivante, mais je ne parviens pas à m'arracher à la contemplation de la mer. "Ca te dérange si on descend s'asseoir sur la plage genre 20 mn, le temps de cuver digérer un peu?  Le monde à l'envers, c'est Chouchou qui lit un livre en papier de bois d'arbre tandis que je comate allongée en patonnant le sable et en me remplissant la tête du bruit du ressac.  En fait, ma vie idéale, ce serait le Portugal d'octobre à mars et l'Ecosse le reste de l'année. 

vendredi 29 mars 2019

[PORTO] Où on trouve beaucoup trop de liège et pas assez de street art ni d'houmous




Malgré l'alèse en plastique peu agréable au contact comme à l'oreille, nous avons très bien dormi et sommes réveillés vers 7h20 par le soleil qui entre à flots dans notre joli studio. Hier soir, j'ai acheté dans une boulangerie un truc qui avait une bonne tête de brioche aux fruits confits, en me disant que ce serait nickel pour notre petit déjeuner d'aujourd'hui. Le KLONK quand je le dépose dans une assiette me met la puce à l'oreille: en réalité, c'est légèrement plus dur et compact que du béton armé. Mais garni de fruits confits, donc.  "C'est plein de gens, grommelle Chouchou qui lutte pour prendre des photos convenables des azulejos de Sao Bento." "Oui, enfin, c'est une gare, quoi." Sur l'esplanade de la cathédrale de Sé, un guitariste coiffé d'une tête de panda en peluche chante "Hit the road, Jack" dos à un superbe panorama. Mais je n'ai pas de monnaie sur moi, et je me refuse à photographier les artistes de rue sans rien leur donner. ★ Rhâ, zut, on n'est pas descendus par les jolis escaliers... mais là, franchement, j'ai la flemme de remonter.  Il faut arrêter d'abattre des arbres pour produire ces flopées d'objets en liège hideux qu'on voit absolument partout, merci, bisous.

jeudi 28 mars 2019

[PORTO] Où l'estomac et les mollets en prennent un coup




Obliger les gens à se lever à 6h30 pour ensuite les faire attendre presqu'une heure dans l'avion que les contrôleurs aériens partiellement en grève lui trouvent un créneau de décollage, ça frise la cruauté mentale. Et le concept des frites servies à bord d'un avion, on en parle?  "On a du liquide pour prendre les tickets de métro?" "Quand tu dis "on", on est bien d'accord que c'est "tu", donc moi, vu que toi tu n'en as jamais?" ★ Et donc, attention amis touristes: si vous choisissez l'option "2 titres", la machine ne vous donne pas 2 fois 1voyage, mais 1 fois 2 voyages ne pouvant être utilisés par 2 personnes différentes.  J'avais totalement oublié qu'au Portugal les "fries" servies avec les burgers sont en fait de simples chips et que par défaut, la viande de boeuf est bien cuite alors que je l'aime saignante.  Une fois de plus, la serveuse pose automatiquement la boisson alcoolisée (un cidre pression) devant Chouchou et la limonade devant moi.  Comment ça, on passe directement du 61 au 65 alors que notre logement est censé se trouver au 63? Une fois n'est pas coutume: notre appartement Air BnB est plus grand et plus agréable que les photos ne le laissaient supposer. Je regrette moins de ne pas avoir pu relouer le T2 sublime près de la gare.  L'exploit du jour: ressortir d'A vida portuguesa les mains vides (Chouchou, en revanche, s'est acheté des sardines).  Désormais, les photos sont autorisées à la livraria Lello, mais l'entrée coûte 5€... récupérables sous forme de bon d'achat. Excellent prétexte pour craquer sur une mignonne édition de "Contes choisis" d'E.A. Poe.  A la caisse, se retrouver derrière les deux filles qui nous précédaient déjà dans la file d'attente pour les distributeurs de tickets de métro, et qui ont acheté par erreur 1 fois 2 voyages.

dimanche 14 octobre 2018

Les enseignements du voyage





Déjà plus d'une semaine que nous sommes rentrés d'Asie. S'il n'a pas toujours été facile, et si j'ai plusieurs fois maudit mon choix de Hong Kong comme destination principale, ce voyage fut riche en enseignements aussi bien pour Chouchou que pour moi. 

★ J'ai surmonté ma peur des vols long courrier. Je m'étais bien organisée contre les risques de phlébite, et le choix d'une compagnie un peu plus chère mais réputée pour la qualité de ses services s'est révélé très payant. J'ai découvert que dans de bonnes conditions, j'arrivais désormais à dormir en avion. Par ailleurs, notre périple a renforcé ma conviction que choisir un vol direct dans la mesure du possible et n'emporter qu'un bagage cabine était la formule idéale pour moi. Je retiens aussi que pour un voyage organisé longtemps à l'avance, une assurance tous risques aide beaucoup à moins flipper avant le départ et constitue donc un excellent investissement. 

dimanche 7 octobre 2018

[HONG KONG + SINGAPOUR] Conclusion et bilan du voyage





Si vous avez suivi mon récit au jour le jour, vous avez sans doute l'impression que je n'ai rien apprécié de mon dernier voyage, ou presque. C'est vrai que beaucoup de choses m'ont déçue et rebutée, et que je vais en tirer la leçon. De toute évidence, les climats tropicaux ne me valent rien: je les éviterai à l'avenir. Les mégalopoles qui m'électrisaient quand j'étais plus jeune me tapent désormais sur les nerfs; le grouillement humain, le non-respect de mon espace personnel, le vacarme et la pollution m'agressent au-delà du supportable. Je ne dis pas que je vais subitement devenir amatrice de grands espaces déserts, mais quand je vois combien j'ai apprécié notre road trip dans les highlands écossais, et notamment la solitude magnifique de l'île de Skye, j'en déduis que les prochaines fois, je devrais peut-être m'orienter sur des vacances moins urbaines, plus tranquilles. Pour l'an prochain, j'ai un projet au Canada qui se passerait un tiers (un quart?) du temps dans une grande ville et le reste sur la route à visiter des endroits calmes voire isolés. A suivre!

samedi 6 octobre 2018

[HONG KONG] Où même la dernière journée est ratée





Ce matin, je me lève ravie à l'idée de rentrer en Europe, et je sifflote presque de joie en faisant nos bagages. Nous n'avons pas besoin d'un sac supplémentaire par rapport à l'aller: j'ai bazardé en cours de route mes quatre guides papier, mes produits de toilette format mini et deux T-shirts que je n'allais pas remettre, ce qui a libéré un peu de place dans mon sac à dos, et la petite valise de Chouchou n'était pas pleine en arrivant. Mais comme j'ai acheté pas mal de masques cosmétiques imprégnés de liquide, j'ai décidé de mettre la valise en soute histoire d'éviter tout problème. J'y fourre donc notre linge sale (bon courage au curieux qui s'y intéresserait de trop près) et nos liquides ou assimilés. Puis je mets mon MacBook dans le sac à dos que Chouchou trimballe toujours avec lui en journée: notre hôtel est très peu sécurisé, avec bagages en attente laissés dans le couloir et porte d'entrée toujours grande ouverte, et je ne veux pas prendre le moindre risque avec mon laptop. Le reste de nos affaires se répartit naturellement et sans souci. 

vendredi 5 octobre 2018

[MACAO] Où est il est vraiment temps que ça se termine





Grâce à notre repérage d'hier soir, nous arrivons au terminal des ferries sans encombre et très en avance, ce qui grâce à la procédure de Standby (attribution des places libres en dernière minute) nous permet de nous caser sur celui de 12h au lieu du 12h30 pour lequel nous avions réservé. Le Turbojet est très différent des petits ferries que nous avons pris jusqu'ici pour passer de Hong Kong Island à Kowloon, ou même pour aller à Cheung Chau: c'est un monstre dans lequel les places sont numérotées, où on doit attacher sa ceinture et éviter de se déplacer pendant le voyage comme en avion. J'ai pris un anti-nauséeux pour éviter le mal de mer, et le trajet se déroule sans encombre. 

jeudi 4 octobre 2018

[HONG KONG] Où je sombre dans l'alcool et le shopping pour noyer ma frustration





Encore trois jours ici. J'ai atteint le stade où j'ai vraiment envie de rentrer. De retrouver mon quotidien, d'avoir des journées moins remplies et plus paisibles. C'est bien, parce que ça me permet de réaliser qu'une vie nomade ne serait pas du tout faite pour moi. J'aime partir, mais j'aime tout autant revenir. Rester sans attaches et sans repères pendant des mois - je ne crois pas que j'y arriverais.

mercredi 3 octobre 2018

[HONG KONG] Où on s'échappe de la ville pour la journée





Hier soir après l'extinction des feux, j'ai soudain été prise de la trouille irrationnelle que la clim', qu'on laisse en marche pendant la nuit, foute le feu à l'hôtel, et je n'ai pas réussi à m'endormir avant d'avoir mis au point et répété plusieurs fois dans ma tête un plan d'évacuation optimal. Comme en plus je me suis réveillée spontanément à 7h30, je ne suis qu'à moitié reposée. Vers 10h, nous quittons l'hôtel et descendons à pied jusqu'aux quais pour prendre le Star Ferry jusqu'à Central et, de là, un autre ferry jusqu'à l'île de pêcheurs de Cheung Chau. Moins de 2€ pour une heure de trajet, c'est assez hallucinant. Après avoir vaguement regardé Hong Kong Island recéder derrière nous, je me plonge dans le bouquin que j'ai commencé le premier jour des vacances - il est génial et je voudrais bien le finir.

mardi 2 octobre 2018

[HONG KONG] Où on retombe sur nos pattes par inadvertance





Malgré la rusticité des lits, nous avons bien dormi tous les deux. En milieu fin de matinée, nous prenons le métro jusqu'à Diamond Hill, dans le nord de Kowloon, pour y découvrir un écrin de verdure niché sous un échangeur autoroutier et cerné par les gratte-ciel: le jardin zen Nan Lian. Contraste aigu entre le cadre hyper-urbain, la foule de visiteuses piaillantes (Chouchou est quasiment le seul homme que j'aperçois) et la sérénité qui se dégage des sublimes bonsaïs, du musée de la menuiserie japonaise ou de la cascade au moulin. Juste à côté, le couvent de Chi Lin abrite dans son enceinte des mares aux nénuphars survolées par des essaims de libellules mutantes et de gigantesques statues de Bouddha dorées à l'or fin. Chouchou me demande de prendre sa photo sous un auvent mais tient à faire lui-même les réglages de son appareil en m'utilisant comme doublure lumière. Pour me mettre à sa hauteur, je grimpe sur une petite margelle, et un garde se précipite vers moi en vociférant. Je saute à terre en bredouillant: "Sorry, sorry!" Après le vol de taxes à Singapour, voilà que je fais dans le vandalisme religieux à Hong Kong.

lundi 1 octobre 2018

[SINGAPOUR-HONG KONG] Où le retour à Hong Kong ne se révèle pas des plus plaisants





Nous arrivons à l'aéroport de Changi samedi en début de soirée. Du terminal 2 où nous a laissés le métro, nous prenons un bus jusqu'au 4 d'où partira notre vol. Dans l'ascenseur puis au comptoir d'embarquement, nous discutons avec le couple le plus chargé du monde (je leur demande s'ils déménagent, l'homme me répond "Presque!") qui prend le même vol que nous. Apprenant où nous vivons, ils nous disent qu'ils connaissent la Belgique car ils sont allés plusieurs fois à Francorchamps pour des courses de Formule 1. Un pilote et sa compagne? Ils en ont le look... et les bagages griffés. Après avoir récupéré nos cartes d'embarquement, passé la sécurité très vite sans même sortir nos appareils électroniques de nos sacs et franchi le portillon automatique de l'immigration en quelques secondes, nous décidons de profiter du temps qui nous reste (plus de 3h30 avant le début de notre embarquement) pour retourner aux terminaux 1 et 3 où nous avons repéré plusieurs attractions intrigantes. En effet, Changi est présenté comme un quasi parc d'amusement, plein de divertissements fabuleux et gratuits pour occuper les voyageurs en transit. 

dimanche 30 septembre 2018

[SINGAPOUR] Où je regrette de partir déjà





Pour notre dernier jour à Singapour, nous quittons l'hôtel à 11h30 en laissant nos bagages à la réception et prenons le marché direction Tiong Bahru, un autre quartier chinois voisin de Chinatown dont le marché couvert abrite un food court renommé. Je fais la queue à un des tout premiers stands près de l'entrée, où une longue file d'attente témoigne que le hainanese boneless chicken rice à 2€ la portion n'a pas volé son macaron Michelin. "Euh, donc, c'est un blanc de poulet avec du riz nature?" s'étonne Chouchou quand on récupère nos plateaux. Mais sous la simplicité apparente du plat (version citron pour lui, rôti pour moi), tout est parfaitement cuit, délicatement parfumé avec de la coriandre et autres herbes aromatiques et encore plus délicieux une fois qu'on y a rajouté une sauce au gingembre frais.

samedi 29 septembre 2018

[SINGAPOUR] Où on rencontre un panda exhibitionniste





Aujourd'hui, notre programme se résume en une seule ligne: aller voir des pandas! Nous quittons notre chambre vers 10h30. A la réception de l'hôtel, nous achetons chacun un voucher pour le River Safari, celui des quatre zoos de Singapour qui abrite les précieux nounours. Puis sur le conseil de la réceptionniste, nous descendons prendre la ligne de métro North-South à Dhoby Ghaut; nous descendons 8 arrêts plus tard à Ang Mo Kio et, profitant de la traversée d'un mall pour nous ravitailler dans une boulangerie, nous gagnons une station de bus remarquablement bien organisée où nous prenons le 138. Il est presque midi le temps que nous arrivions sur place: les pandas, ça se mérite! Nous passons aux guichets échanger nos vouchers respectifs, puis faisons un tour de repérage dans la boutique (beaucoup de choix cornéliens en perspective...) avant de nous diriger vers les tourniquets d'entrée. Je valide mon ticket, et derrière moi, j'entends Chouchou protester: "Tu ne m'as pas donné le mien!". "Euh, TON ticket que TU devais récupérer au guichet avec TON voucher que TU as dans TON sac à dos?" Chouchou se met à chanter très fort "La la laaaaa" et rebrousse chemin tandis que je l'attends à l'intérieur. 

vendredi 28 septembre 2018

[SINGAPOUR] Où je m'occupe de mon estomac plutôt que de mon âme





De nouveau, nous avons bien dormi et nous prenons notre temps le matin, si bien qu'il est déjà presque midi lorsque nous quittons l'hôtel. Histoire de ne pas répéter l'erreur d'hier, nous ne tentons même pas de nous rendre à pied jusqu'à notre première destination, pourtant distante d'à peine un peu plus de 2 km à vol d'oiseau: nous nous engouffrons directement dans le métro. Nous émergeons en plein Chinatown, à l'entrée du food court People's Park Complex où nous errons un long moment dans une chaleur étouffante et des odeurs de bouffe grasse mélangées avant de jeter notre dévolu sur des brioches vapeur hyper appétissantes - tellement grosses que nous ne nous sentons pas capables d'en goûter plus de deux chacun, et tellement bon marché que les 4 nous reviennent environ 3€. Une fois de plus, la propreté des tables et du sol est optionnelle, mais à ce prix-là, difficile de se plaindre. Nous arrosons ça d'un cranberry agar pour Chouchou et d'une infusion de gingembre glacée pour moi. Quel régal...

jeudi 27 septembre 2018

[SINGAPOUR] Où je réalise un rêve





Première bonne nuit de sommeil depuis le début du voyage, ça fait du bien! Nous prenons notre temps ce matin et quittons l'hôtel vers 11h. Pour ce premier contact avec la ville, nous avons décidé de marcher. La chaleur est encore supportable à ce moment-là, mais nous réalisons assez vite que malgré ses larges trottoirs et les nombreuses galeries prévues pour fournir de l'ombre aux piétons, Singapour n'invite pas à la flânerie. D'ailleurs, les rares autres personnes que nous croisons dans les rues semblent essentiellement être des touristes comme nous. Pour autant, le nombre de voitures et autres véhicules en circulation reste assez raisonnable. C'est curieux, on dirait une ville semi-morte. Je ne sais pas comment se déplacent les gens qui justifient la débauche de centres commerciaux et de restaurants. Ont-ils accès à des passages souterrains interdits aux étrangers? Mystère.

mercredi 26 septembre 2018

[HONG KONG-SINGAPOUR] Où nous passons la journée en transit (et où celui de Chouchou en prend un coup)





Chouchou et moi sommes levés depuis belle lurette quand nos réveils sonnent, à 9h. J'ai vaguement dormi deux heures, et lui un peu plus, mais on est crevés tous les deux. Nous nous préparons au radar et quittons l'hôtel après avoir remercié la réception pour le très bon service client. A l'aller, le bus A11 était direct, pas cher (environ 5€) et équipé du wifi mais avait mis plus d'une heure à nous amener à North Point. Pour le retour, comme nous sommes peu chargés, nous optons pour la solution métro Island Line + train Airport Express - avec un changement où il faut marcher plusieurs minutes. C'est un peu plus rapide mais pas démentiellement; ça coûte dans les 13€ et il n'y a pas de wifi dans le train. Pas sûre qu'on ait gagné au change. 

mardi 25 septembre 2018

[HONG KONG] Où je veux rentrer chez moi, et plus vite que ça





Le surmatelas a fait son office; j'ai assez bien dormi et je me réveille très tard, vers 11h30. Chouchou n'a plus qu'un jeu de vêtements propres: il est temps de faire une lessive. Le réceptionniste nous a prévenus que le service de nettoyage de l'hôtel revenait un peu cher et indiqué un pressing dans la ruelle voisine, mais nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre 24h ni même ce soir pour récupérer notre linge car nous serons en vadrouille à l'heure de la fermeture. Du coup, je repère une laverie automatique quelques rues plus loin dans le quartier, et nous partons avec mon sac à dos jaune plein de fringues sales qui puent la transpiration. La laverie est minuscule mais super bien fichue et équipée, avec changeur de monnaie, lessive intégrée, ventilateur mécanique dont des flèches collées au mur mènent jusqu'à l'interrupteur...