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vendredi 15 juin 2018

[ECOSSE] Où un pirate nous conduit à bon port





Après une mauvaise nuit, nous pique-niquons dans notre chambre et nous mettons en route vers 9h30.  En faisant marche arrière pour sortir du parking, nous entendons un "crac" de mauvais aloi: nous venons de heurter un muret très bas que le radar de recul ne nous a pas signalé. C'est juste du plastique griffé et fendu sur quelques centimètres au-dessus d'un feu arrière et nous avons une assurance illimitée, mais tout de même, ça ajoute à la pression déjà élevée de cette journée. 

jeudi 14 juin 2018

[ECOSSE] Où Napoléon roule en Béhème





Mardi matin, après deux nuits passées dans un très bel appartement Air B'n'B au premier étage d'une maison georgienne et une journée sur la piste des fresques de street art de Glasgow, nous refaisons nos bagages et nous rendons à la station de bus de Buchanan pour y prendre la navette vers l'aéroport. £8 pour un trajet d'un quart d'heure contre £12 le voyage aéroport d'Edimbourg-Glasgow centre qui dure une heure et quart, mais bref. 

dimanche 22 avril 2018

Où aller admirer les jacinthes du bois de Halle manque nous coûter très, très cher





Tous les ans en cette saison, les jacinthes sauvages fleurissent au bois de Halle, formant au pied des arbres des tapis violets considérés comme une des principales attractions touristiques de Belgique. Or je ne les avais encore jamais vues, et Chouchou a désormais un blog photographie à alimenter. Nous avions donc décidé de nous rendre sur place hier, et l'endroit n'étant pas franchement desservi par les transports en commun, nous avions loué une Cambio. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, Cambio est un système de voitures partagées que l'on prend à une station donnée et que l'on ramène à cette même station quand on a fini de l'utiliser. C'est très pratique quand on habite en ville et qu'on n'a pas l'usage quotidien d'un véhicule motorisé. 

mercredi 11 juin 2014

Zen Car: la conduite urbaine tout en souplesse




Nous habitons en ville; je bosse à la maison et Chouchou est à 10 minutes de bus de son travail. Considérant le coût d'achat et d'entretien d'un véhicule, ainsi que la difficulté pour se garer dans notre quartier et notre tendance écolo qui nous pousse à utiliser au maximum les transports en commun, nous n'avons jamais envisagé de posséder une voiture. Mais il nous arrive tout de même d'en avoir besoin, par exemple pour faire un plein hebdomadaire au supermarché ou rendre visite à des amis qui habitent à l'extérieur de Bruxelles. C'est pour les urbains comme nous qu'a été inventé le principe des voitures partagées, dont nous sommes des utilisateurs ravis depuis plusieurs années. Récemment, nous avons découvert l'existence de Zen Car, réseau bruxellois spécialisé en véhicules électriques, et nous avons eu envie de tester. Ce que nous avons fait le week-end dernier. 

L'inscription en ligne ne prend que quelques minutes; après quoi, on reçoit par courrier une carte magnétique qui permet de déverrouiller les véhicules réservés sur le site ou à l'aide de l'application dédiée. Le processus est assez simple même pour les nouveaux utilisateurs. Une fois à la station choisie, il faut juste débrancher la voiture, vérifier qu'elle est suffisamment chargée, embarquer le câble dans le coffre (pour éviter le vandalisme et, en cas de besoin, recharger la batterie sur n'importe quelle prise électrique). Et hop, on est prêt à rouler! Concernant la tarification, on paie à l'heure et non d'après un savant calcul basé sur le temps d'utilisation et le nombre de kilomètres parcourus; ainsi, pas de mauvaise surprise au moment où l'on reçoit la facture.






Samedi, nous avions plusieurs déplacements à faire en centre-ville. Parmi les modèles disponibles, tous munis d'une boîte automatique, nous avons choisi une Smart que nous n'avions jamais testée ni l'un ni l'autre. Petit moment de perplexité au moment de la prise en main: mais comment donc s'ouvre le coffre? Après avoir cherché en vain quelques minutes, nous avons appelé le service client qui a éclairé notre lanterne, et nous avons pu démarrer sans autre problème. Premier gros changement par rapport à une voiture à essence: l'absence de bruit. C'est très bizarre de rouler dans une voiture qui n'émet qu'un léger chuintement, à l'instar d'une rame de tramway - très bizarre, mais très agréable! Comme par ailleurs, la conduite est extrêmement souple et dénuée d'à-coups, on se sent un peu comme dans un hovercraft de science-fiction qui glisserait sur la route. Et on comprend mieux le nom du réseau: en effet, rouler en voiture électrique, ça rend super zen! Le moteur n'est pas très puissant (ce qui serait de toute façon inutile en ville...), mais il réagit "avec la fluidité d'un écran tactile", estime Chouchou, qui de nous deux est largement le plus branché mécanique. 

Dimanche, pour changer un peu, nous avons testé une 4 places: la Mitsubishi i-MiEV (Chouchou aurait adoré faire un tour avec la BMWi3, mais malheureusement elle n'est pas encore disponible!). Malgré son volume bien supérieur à celui de la Smart, elle s'est également révélée très souple, très silencieuse et très agréable à conduire. Par ailleurs, Zen Car est en cours de négociation pour obtenir un droit de stationnement gratuit dans les zones à parcmètres de Bruxelles; en attendant, la boîte à gants de chaque véhicule contient une carte Interparking qui permet de se garer sans payer dans tous les parkings du réseau (les plus nombreux dans le centre de Bruxelles). Ce qui est somme toute bien plus pratique que de tourner deux heures pour trouver une place dans la rue! Bref, vous l'aurez compris, nous sommes conquis par ce moyen de déplacement. 


Ce week-end de test m'a été offert par Zen Car.

jeudi 9 janvier 2014

En pèlerinage au musée de la photographie de Charleroi




C'est l'un des premiers endroits où Chouchou m'a emmenée quand on s'est connus, il y a un peu plus de 7 ans. A l'époque, j'y avais découvert l'oeuvre d'Araki dont la mosaïque de Polaroïd (concept que j'ai amplement repris à mon compte par la suite...) m'avait enchantée et dont les photos de l'épouse mourante, puis morte, avaient tiré une larme à Chouchou. 

Cette fois, nous sommes venus voir une expo temporaire de Kodachrome dont nous avons appris l'existence la veille sur internet, et qui se termine prochainement. Nous comptions aller à Bruges pour le dernier week-end de l'expo de statues de glace, mais tant pis: nous avons déjà vu celles de Bruxelles récemment! 

Comme nous sortons de la gare de Charleroi, le bus que nous devions prendre nous file juste sous le nez. Le prochain n'est que dans une demi-heure. J'ai une idée géniale: et si on faisait du geocaching en attendant? Chouchou a une idée encore plus géniale: louons une voiture à la station Cambio adjacente et rendons-nous au musée immédiatement. La réservation faite en un clin d'oeil sur son iPhone, nous nous installons dans une Polo que, en l'absence de carte idoine, nous ne parviendrons jamais à faire sortir du parking payant. Le temps de tout retourner deux fois en quête de la carte-mystère, de contacter le service clientèle qui ne peut rien pour nous et de reverrouiller la Polo avec une grimace de dépit, le bus arrive justement. 

Dix minutes plus tard, nous en descendons devant le musée de la photographie et décidons de chercher la géocache qui lui est dédiée. Elle ne se trouve ni à droite de l'entrée comme l'indiquent les coordonnées, ni dans le parc de derrière comme l'indique la fiche, mais à gauche de l'entrée. Et ce n'est pas une taille 2, mais une taille 1. Vraiment, les gens pourraient être un peu plus soigneux, me dis-je le soir même en loguant notre découverte. Cinq minutes plus tard, le propriétaire de la cache m'envoie un mail: celle que nous avons trouvée n'est pas la sienne (une vraie taille 2 effectivement située dans le parc), mais une autre dont il m'indique le nom afin que je modifie mon log. Oups. 






Bonne nouvelle: comme nous sommes le premier dimanche du mois, l'entrée du musée est gratuite. Mauvaise nouvelle: à partir de février, faute de subventions, seule la collection permanente demeurera accessible sans payer à cette occasion. Je trouve ça vraiment dommage. Sans accès à la culture, comment veut-on que les gens pauvres puissent sortir un jour de leur condition? (C'était la minute gauchiste, vous pouvez reprendre une activité normale.)

Cette fois, la "grosse" expo temporaire est consacrée à Marcel Mariën, une sorte de cousin pornographe de Magritte. Je ne peux pas dire que le surréalisme me parle beaucoup; pourtant, j'apprécie la poésie décalée de certaines de ses oeuvres et l'inventivité provocante de ses collages. 






Nous passons très vite devant la collection de vieux appareils photos dans la promenade qui entoure le cloître. L'expo temporaire Kodachrome est décevante: à peine une vingtaine de tirages en assez mauvais état. Pendant que nous nous disons que plus, ça aurait été mieux, un vieux monsieur nous interpelle pour nous informer que ces photos n'ont pas du tout leur place dans un musée. Je bredouille vaguement que la valeur de l'art est un concept subjectif. Il insiste: "Mais quand même, les sujets sont totalement inintéressants!". J'essaie de faire valoir qu'elles sont plutôt là pour témoigner d'une époque révolue et d'un procédé photographique dépassé. Puis je me sauve lâchement. 

Plus loin, je suis séduite par les dessins conceptuels de Benoît Grimalt: la série des "photos de people qu'il n'a pas prises", et celle où il tente de reconstituer de mémoire le dernier cliché pris avec un rouleau de pellicule avant de le développer - le tirage correspondant étant affiché juste à côté. 

Nous montons à l'étage voir la collection permanente. Quelques thèmes se dégagent, notamment celui de la photo humaniste que j'aime beaucoup. Pour le reste, c'est un fouillis d'oeuvres hétéroclites qui me touchent plus ou moins. Je reste un moment en arrêt devant celle qui montre une jeune fille tête droite et bras écartés face à une ligne de policiers pendant les manifestations anti-guerre du Vietnam aux USA dans les années 70. J'aime la résolution tranquille qui émane du sujet. 

Après ça, il y a encore une partie technique qui explique de façon assez claire les différentes composantes d'une prise de vue, ainsi que les manières dont on peut trafiquer une image. Ce musée de la photographie est le plus grand d'Europe, et bien que situé dans un lieu pas franchement riant, il vaut vraiment le détour. Alors que nous redescendons par un escalier un peu dérobé, Chouchou ouvre la bouche pour me demander: "Tu te...?" Je souris. "Oui, je me souviens". Plus de 7 ans ont passé depuis, et beaucoup de choses ont changé autour de nous comme entre nous. Mais il reste ma personne préférée au monde, avec qui la moindre sortie se transforme en aventure. 

vendredi 3 mai 2013

Notre première expérience avec Airbnb


Airbnb, c'est un site qui met en contact des voyageurs ne souhaitant pas se ruiner en hôtel et/ou ayant envie de contacts avec les autochtones, et des particuliers désireux de louer une chambre ou un appartement pour quelques jours. Comme je ne suis pas particulièrement sociable avec les inconnus, le couchsurfing n'est guère envisageable pour moi. Mais tout de même, cette année, Chouchou et moi souhaitions réduire notre budget vacances - d'autant que nos premiers déplacements à l'étranger devaient se faire dans des endroits où l'hébergement peut vite devenir ruineux. Nous nous sommes donc jetés à l'eau en prenant la précaution de sélectionner des appartements indépendants. Ainsi, pas besoin de faire la conversation à des étrangers hors les phases de remise des clés, mais possibilité de manger "à la maison" le soir au lieu de payer une énième note de restaurant, et confort d'un vrai wifi qui fonctionne souvent très mal dans les hôtels.  


Notre première expérience s'est déroulée à Brighton le week-end dernier. Pour 214€ (incluant la commission du site, une quarantaine d'euros environ), nous avions réservé pour 2 nuits un petit appartement de deux pièces + cuisine et salle de bain muni d'une place de parking privée et situé, selon l'annonce, à 15 mn à pied du centre de Brighton. Il était convenu avec notre logeuse que nous nous garerions devant sa résidence à notre arrivée en milieu de journée le vendredi, que nous descendrions en ville à pied et que nous la rejoindrions à 17h30 sur place pour la remise des clés et le tour du propriétaire. Premier problème: la "seule place de parking devant l'immeuble" qu'elle nous avait décrite comme la sienne n'existait tout simplement pas. Il y avait juste une allée où nous n'avons pas osé stationner de peur de gêner le passage et de nous faire mettre un sabot ou enlever la voiture par la fourrière (les Anglais ne plaisantent pas avec ces choses-là). Nous avons tenté de joindre notre logeuse sur son portable pour lui demander comment faire: elle n'a pas décroché et ne nous a pas rappelés. De guerre lasse, nous sommes descendus avec la voiture en ville et nous sommes garés dans un parking où 5h de stationnement nous sont revenues à... £25, soit environ 30€. Inutile de dire que nous étions légèrement blêmes. 


A 17h30, comme le tarif du parking n'augmentait plus entre 5 et 24h, nous avons décidé de laisser notre voiture en ville où nous comptions redescendre pour dîner, et nous sommes montés à pied jusque chez notre logeuse, ce qui nous a pris entre 30 et 40 minutes au lieu du quart d'heure annoncé. A notre arrivée, notre logeuse s'est répandue en excuses: elle avait oublié son portable au boulot et n'avait pas eu nos messages. Sa "place de parking" était bien dans l'allée devant la résidence, malgré l'absence de marquage au sol. Spontanément, elle a proposé de nous rembourser nos frais de parking en ville par Paypal. Puis elle nous a fait faire le tour de l'appartement qui était aussi charmant que prévu, plein de piles de bouquins, de poèmes et de dessins. A en juger le contenu de sa cuisine, elle aussi est très branchée alimentation saine! Le wifi fonctionnait parfaitement; les deux canapés du salon étaient moelleux à souhait, et la couette semblait bien douillette. Sur ce point, satisfaction totale. Par contre, au moment de retourner en ville à pied, j'ai commencé à grincer des dents genoux. 


Mais le plus beau, c'est qu'en rentrant vers 22h avec la voiture, nous avons trouvé la "place" de notre logeuse occupée par un autre véhicule! Nous nous sommes garés dans la rue puisque le stationnement y était gratuit jusqu'à 9h le lendemain matin. A 8h55 le samedi, cependant, l'autre véhicule - dont nous espérions qu'il appartenait à des visiteurs seulement de passage pour la soirée - était toujours là, et nous avons commencé à rouspéter ferme. Repayer un parking de ville au tarif exorbitant? Stationner sur la place vide d'un autre habitant de la résidence, à l'arrière de celle-ci, au risque que l'habitant en question revienne entre temps et fasse enlever notre voiture? Nous avons opté pour la deuxième solution et décidé de mettre sur le pare-brise un mot avec notre numéro de portable et celui de la logeuse au cas où il y aurait un problème. Mais nous n'étions pas contents du tout. La place de parking privée était, après "appartement indépendant", notre premier critère de choix quand nous avions sélectionné cet hébergement...


Au final, le temps que nous soyions prêts à redescendre en ville le samedi, vers 10h30, l'autre véhicule avait fini par repartir, et la suite de notre séjour a pu se dérouler sans stress. Nous avons pris le bus pour nous éviter un long aller et retour à pied. L'appartement était vraiment chaleureux et confortable; nous avons eu plaisir à y passer nos soirées, même si c'était très bizarre de dormir dans le lit d'une inconnue et d'évoluer parmi ses affaires personnelles largement exposées dans toutes les pièces. Notre logeuse, à vue de nez un peu plus jeune que nous et célibataire, est visiblement en quête de spiritualité et lit énormément de livres sur la fin de vie et l'attente de la mort. C'est sûrement une personne intéressante, et j'étais partagée entre l'envie de mieux la connaître et celle de l'engueuler pour son manque d'organisation. A sa décharge, elle est comme nous toute nouvelle sur Airbnb, et je pense qu'il s'agit d'erreurs de débutante plutôt que d'un manque de bonne volonté. Prochaine expérience en juin à Helsinki, où nous avons réservé un autre appartement indépendant dans un quartier animé du nord de la ville pour un tarif deux à trois fois moins élevé que celui d'une chambre d'hôtel convenable au même endroit. Pour voyager moins cher, il faut accepter quelques concessions... 

jeudi 17 mai 2012

Retour de vacances


Nous avons quitté la Bretagne sous un ciel moutonnant, en mangeant des chips violettes au léger goût de brûlé et des salades garnies de tomates cerise dans lesquelles la fourchette en plastique refusait de piquer. Dans le coffre de notre voiture, nous emportions des tonnes de bouquins et de petits cadeaux, des montagnes de palets et de galettes au beurre, une rivière de caramel au beurre salé, une bouteille de merveilleux cidre Val de Rance, une nuée de jolies cartes postales, une demi-douzaine des magnets les plus touristiques que nous avions pu trouver et un nouveau record de geocaching.

Nous nous sommes relayés au volant, et c'est ENCORE moi qui me suis tapé le contournement merdique de Rouen. Pendant que Chouchou conduisait, j'ai lu un roman pas terrible acheté sur un coup de tête à la Fnac de Nantes. Nous n'avons pas écouté le dernier double album d'Etienne Daho que j'avais encore oublié de télécharger sur Amazon. Au lieu de ça, nous avons passé notre temps à contredire Catherine-notre-GPS, cette folle qui voulait nous faire passer par Paris, et à la singer en ânonnant "Recalcul" chaque fois que nous ignorions ses instructions. Tout le long du trajet, nous avons prié pour que la météo se maintienne jusqu'à Bruxelles, et nous avons été exaucés. 

J'aime les retours de vacances presque autant que les départs. Répéter en boucle: "C'était drôlement bien, hein?". Evoquer les meilleurs moments des derniers jours. Commencer mentalement à défaire les valises et chercher une place pour chaque nouveau trésor. Se dire qu'il faudra faire une lessive le lendemain, et puis des courses pour remplir le frigo. Essayer de ne pas penser qu'il faudra aussi faire les comptes et que ça risque d'être douloureux vu que - ô surprise - on a une nouvelle fois explosé le budget prévisionnel. Ne pas détester l'idée de reprendre la routine des semaines de boulot... et de commencer à préparer les prochaines vacances. 

jeudi 10 mai 2012

Sous les nuages de Saint-Malo


"C'est très vite fait d'aller en Bretagne, m'avait dit Chouchou du temps où il tentait de me convaincre d'aller passer des vacances là-bas. 4h30 de voiture depuis Bruxelles, et hop, on y est." En réalité, en comptant les inévitables bouchons pour sortir de Bruxelles et la pause-déjeuner du midi, il nous aura fallu huit bonnes heures pour rallier Saint-Malo hier. Huit bonnes heures pendant lesquelles, lorsque je n'étais pas en train de conduire, j'ai progressé dans ma lecture de "A feast for crows" et demandé cinquante fois: "C'est encore loin grand Schtroumpf?". Et lorsque nous sommes enfin arrivés au Manoir de la Baronnie où nous avions réservé pour deux nuits, le propriétaire avait paumé notre réservation. 

Mais tout est rentré dans l'ordre très vite, et après un rapide passage dans notre jolie chambre (que je vous montrerai plus tard), nous avons pu repartir vers l'Intra-Muros: la partie historique de la ville qui fait face à la mer et à laquelle on accède par huit grandes portes taillées dans une muraille de pierre. Une géocache était dissimulée près de chacune de ces portes. Nous avons donc entrepris d'en faire le tour. Avant la fermeture des magasins, j'ai pu commencer mon stock habituel de cartes postales et de magnets, acheter un T-shirt de pirate pour Attila dont ce sera l'anniversaire lors de mon prochain passage à Toulouse, et puis aussi des rillettes de merlu et un sac de grandes galettes au beurre. 




Le ciel était d'un gris tourmenté et il y avait pas mal de vent, mais il ne faisait pas très froid et surtout il ne pleuvait pas: le temps idéal pour se balader sur les remparts et regarder la baie à marée basse en soupirant que quand même, la Bretagne, c'est bien joli. Je ne suis pas sûre que les photos que j'ai prises rendent justice à la beauté du lieu. C'est que j'ai tendance à me focaliser sur les détails alors qu'ici, le paysage s'ouvre trop grand pour que le regard l'embrasse d'un seul coup. Nous avons déniché quatre caches, eu la flemme de descendre en chercher une autre repérée d'en haut, et échoué à en localiser deux autres. 

Après quoi, la nuit commençant à tomber et la pluie avec elle, nous avons opéré un retrait stratégique vers une crêperie-brasserie à la devanture rose répondant au doux nom de "La Licorne"... dont je vous reparlerai dans un billet ultérieur, car elle proposait un burger breton! Nous sommes rentrés dans notre chambre d'hôtes vers 21h30; nous nous sommes préparés un thé à la menthe et avons descendu MacBook et iPad dans le grand salon, seule pièce de la maison d'où l'on capte le wifi. Coucher un peu après minuit, fatigués mais très heureux de ce premier aperçu. 

mardi 3 janvier 2012

Voilà, c'est finiiiiii


Les vacances terminées, il a fallu songer à rentrer. Même si Chouchou ne reprenait le boulot qu'aujourd'hui, je préférais disposer d'une journée complète pour remettre la maison en marche: vider les valises, ranger les nouveaux Georges-Arthur,, remplir le frigo, aller chercher Scarlett chez sa gardienne... Nous avons donc pris la route dimanche matin à 10h30, un peu plus tard que prévu car nous n'avions pas entendu le réveil réglé pour sonner à 8h30. En nous relayant toutes les deux heures pour conduire, le voyage n'a pas été trop pénible malgré la pluie et la nuit tombée dès 17h30, pendant que nous contournions Paris au ralenti pour cause de périph encombré. Bien sûr, je n'ai pas pu lire comme je l'aurais fait dans le train; je me suis contentée de crocheter un peu. Pour le reste, nous avons écouté de la musique (des vieux Muse et deux nouveaux albums dont je vous parlerai très bientôt) et tenté de déchiffrer les messages cryptiques de notre GPS Catherine ("Mais pourquoi veut-elle nous faire aller vers Blois plutôt que vers Paris?").

Nous sommes arrivés à Bruxelles vers 20h30, et avec à peine une pomme et un sandwich dans l'estomac depuis le matin, nous nous réjouissions d'avance de nous faire le premier Mamma Roma de l'année. Las! Probablement soudoyés par Gianluca, nos Italiens préférés avaient fermé jusqu'au 4. Notre frigo étant encore plus vide que mon compte en banque, j'ai dû improviser un consommé avec les lentilles corail rapportées de Toulouse et quelques tomates séchées qui traînaient dans un placard. Pour la température polaire qui régnait dans l'appartement, en revanche, je n'ai pu que m'armer de patience et attendre que les radiateurs la ramènent à un niveau vivable. Dans un élan d'extrême bonne volonté, j'ai même vidé immédiatement les valises. Voilà, nous étions prêts à attaquer la rentrée... avec une grosse grippe virale pour Chouchou, et modération comme convenu pour votre serviteuse.

lundi 10 octobre 2011

Comment occuper un looooong trajet en voiture


Pour la seconde année consécutive, la SNCF reconduit la crétinerie du siècle: à savoir, mettre tous les billets pour la période la plus chargée de l'année (mi-décembre à mi-janvier) en vente au même moment - le 13 octobre, à 6h du matin. L'an dernier, j'étais tombée du lit en pleine nuit pour m'occuper de nos réservations Bruxelles-Toulouse; je n'avais réussi à obtenir des billets que sur le coup de 9h, et toutes les tentatives précédentes qu'on m'avait annoncées comme n'ayant pas abouti avaient quand même été suivies de prélèvements sur mon compte bancaire. Je vous raconte pas le bordel, essentiellement parce que je l'ai déjà raconté ici. Et aussi parce que je viens de vous en remettre une couche l'air de mine de rien.

Du coup, cette année, je refuse de piquer une nouvelle crise de nerfs suivie d'un échange de mails furibards. Nous ne descendrons pas à Toulouse en train. Nous ne descendrons pas non plus en avion, échaudés que nous avons été par la transhumance catastrophique de Noël 2009: tempête de neige, les trois quarts de vols au départ de Zaventem annulés, retard monstrueux et arrivée à Toulouse à 2 heures du matin, sans nos bagages qui ne nous avaient été livrés que cinq jours plus tard. Non, cette année, nous profiterons de la voiture de fonction de Chouchou. Il fera l'aller seul, puisque j'arriverai de Monpatelin où j'aurai passé quelques jours auparavant, et nous remonterons ensemble, probablement le samedi 31. Oui, dommage pour le réveillon, mais nous devons bosser tous les deux le lundi, et je tiens à ce que nous conservions une journée de marge pour nous reposer ou gérer d'éventuels aléas sur la route.

D'après mes calculs, financièrement, ça ne reviendra pas plus cher que de prendre le train - voire moins, étant donné que les billets à tarif réduit risquent d'être difficiles à obtenir dans ces dates-là. Nous n'aurons pas le stress de rater notre correspondance à Paris et de devoir passer la nuit sur place un soir de réveillon, et pour une fois, nous pourrons emporter autant de bagages qu'il nous chantera. Je me réjouis déjà à l'idée de ramener d'énormes stocks de confitures maison, et aussi des légumes du jardin de mes parents (quoi qu'en cette saison, ça risque d'être courge, courge et re-courge, point).

Ce sera la première fois que Chouchou et moi passerons plus de deux heures ensemble dans une voiture. Or, il faut savoir que les longs trajets en bagnole me gonflent prodigieusement. Je n'aime pas écouter de la musique, et comme j'ai facilement mal au coeur, je ne peux pas trop lire même sur l'autoroute. Je n'ai pas non plus de lecteur de DVD portable, et aucune intention d'en acheter un pour l'occasion. Notre habitude de massacrer à tue-tête et en choeur le générique de dessins animés de notre enfance risque de ne pas nous occuper plus d'une demi-heure. J'ai envisagé de faire l'emplette d'un ou deux livres audio; nous n'avons pas de lecteur de CD, mais Chouchou pense qu'on doit pouvoir mettre ça sur une carte SD. Si vous avez d'autres idées pour occuper agréablement ce type de trajet, je suis preneuse.

samedi 11 juin 2011

Un long week-end qui commence bien



Hier soir, je pars de la maison pour rejoindre Chouchou chez la thérapeute conjugale. Juste après La Chasse, mon bus se retrouve coincé dans un embouteillage et parcourt environ 20 mètres en autant de minutes. Plusieurs passagers demandent à descendre; malgré l'absence évidente de danger, le chauffeur refuse d'ouvrir les portes. Des parents qui doivent aller récupérer leurs enfants à la sortie de l'école commencent à l'insulter. Il se décide à appeler son central, qui lui ordonne de nous laisser descendre. Me voici donc libre, mais dans un quartier que je ne connais pas, sous une pluie battante et avec un parapluie qui refuse de s'ouvrir.

Je cours droit devant moi et finis par atteindre Arsenal où je suis censée prendre le tram n°7. Il y en a justement un à l'arrêt de l'autre côté du carrefour. Je me jette entre les voitures pour le rejoindre avant son départ et tape à la porte vitrée. Le conducteur fronce les sourcils et me fait un geste. J'insiste d'un air suppliant. Il répète son geste et en baissant les yeux, je finis par voir qu'il y a un bouton d'ouverture à l'extérieur. J'appuie dessus, monte et adresse un sourire d'excuse au conducteur: "Je ne suis pas d'ici. " "Et alors? Moi non plus, je suis pas d'ici, je suis d'Ostende", réplique-t-il sur un ton agressif. "Ca va, pas la peine d'être désagréable, je vous explique juste pourquoi je ne connaissais pas le système d'ouverture des portes." Et là, il marmonne entre ses dents: "Connasse de Française". Génial.

Chouchou qui arrive du boulot débarque encore plus en retard que moi chez la thérapeute. Nous passons pratiquement toute la séance à nous engueuler. Par chance, nous devons dîner juste après à la Caneva avec Eve et son mari, ce qui nous donne la possibilité de nous détendre. Les tortelloni al tartufo sont merveilleux pour le moral. Mais en ressortant, alors que nous venons de traverser la foule dense qui se masse devant l'AB, un type énervé nous emboîte le pas et se met à nous insulter, Eve et moi, comme quoi il pisse sur les Français et se torche avec leur drapeau. Nous ne réagissons pas; il en déduit que nous sommes dures d'oreille et répète les mêmes invectives en boucle, cinq ou six fois. Je suis un peu perplexe: c'est marqué où sur ma tronche que je suis française? J'ai tant d'accent que ça?

Ce matin en me levant, j'appelle le Cook & Book pour réserver le brunch promis à Gianluca depuis février. "Désolé, pour demain, c'est complet depuis trois jours", me répond le serveur. Bien bien bien. Tâchons au moins d'aller chez le vétérinaire acheter de la bouffe pour les mamichats, puis de passer chez Pêle-Mêle nous délester de cet énorme sac de bouquins qui encombre l'entrée depuis des semaines. Oui mais non, car pour ça il nous faudrait une voiture. Or, la nôtre ne se trouve plus à l'endroit où nous l'avons garée. Par contre, il y a des travaux dans la rue (un samedi, sans déconner?), et un joli panneau menaçant d'enlèvement tous les véhicules stationnées là entre 7h et 20h. Panneau que bien sûr, nous n'avons pas vu hier soir en rentrant. Au lieu du véto et de Pêle-Mêle, ce sera donc commissariat, fourrière et une facture de 190€. Gloups. Enfin au moins, ni le flic ni l'employée de Radar ne m'ont dit "Bien fait pour ta face, connasse de Française"...

jeudi 26 août 2010

Où notre brillante carrière de géocacheurs manque tourner court

Lundi, une espèce de fou qui était en train d'étrangler sa copine en pleine rue, et que nous observions en hésitant à appeler la police, nous a foncé dessus et s'est mis à postillonner au visage de Chouchou: "Kesstuveux, tu veux te battre? Non pasque j'te préviens, chui champion de France, moi". "Champion de quoi, de connerie?" me suis-je gardée de lancer au Pithécanthrope qui continuait à vociférer: "J'ai déjà fait de la prison, j'ai pas peur d'y retourner!". Puis, comme Chouchou le regardait en face sans ciller, il a pris un air méprisant: "T'es tout petit." J'ai réprimé un: "C'est marrant, vu d'ici vous faites exactement la même taille". Las de n'obtenir aucune réaction de notre part, le type a fini par s'éloigner avec sa copine qui continuait à le suivre docilement. Au moins, ce n'était plus après elle qu'il en avait - mais jusqu'à quand?

Et ce soir, tandis que nous revenions d'une chouette journée passée à Aix-enProvence et que nous roulions à 110 km/h sur l'autoroute, Chouchou qui avait pris le volant s'est soudain exclamé: "Ahou!". "Euh, ahou quoi?" "J'ai le volant qui tire à gauche tout d'un coup... Ou il y a un problème avec la direction, ou on a un pneu crevé". Bien entendu, l'aire de repos suivante était à 20 km. Arrivés là-bas, nous avons constaté qu'effectivement, le pneu avant gauche de la Twingo gentiment prêtée pour la semaine par nos amis C&C était en train de se dégonfler.

Si j'avais été seule, je n'aurais pas eu d'autre choix que prendre mon téléphone et appeler quelqu'un en pleurnichant pour qu'il vienne me dépanner: je n'avais encore jamais crevé, donc jamais changé un pneu de ma vie. Mais Chouchou, lui, est un pro de ce genre d'incident (une fois, il a roulé pendant des kilomètres avec une camionnette dont une des roues était en feu). Il a résolu le problème en une dizaine de minutes - et en y laissant la peau d'un jean dont je pense que le cambouis ne partira jamais, mais je préfère la peau du jean que la nôtre, c'est plus facile à racheter. Pendant ce temps, j'ai fait des choses super utiles genre prendre des photos et dénicher dans le coffre deux serviettes en papier froissées plus un fond de bouteille d'eau minérale pour que le héros puisse vaguement se nettoyer les mains à la fin. Hourra pour Chouchou!

samedi 15 novembre 2008

Amour, gloire et rédemption chez Ikea

Nous avions prévu d'aller passer la journée à Anvers: déjeuner chez Wagamama, faire un peu de shopping chez Urban Outfitters et dans quelques autres enseignes branchées qui brillent par leur absence à Bruxelles, peut-être visiter le Musée de la Mode... Mais la météo prévoyait de la pluie toute la journée sur le nord de la Belgique. Alors, nous avons traîné au lit jusqu'à onze heures passées en nous demandant à quoi nous allions employer notre après-midi.
C'est là que j'ai eu une idée brillante: "Et si on passait chez Ikea chercher deux-trois bricoles?".

Le temps de nous préparer, de dresser une liste et de réserver une voiture Cambio, nous étions prêts à affronter toute la Flandres laborieuse qui avait sûrement eu la même idée que nous. Avant de quitter l'appartement, échaudée que j'étais par l'incident survenu un soir de déménagement le mois dernier, j'ai demandé à Chouchou: "Tu as bien pris la carte Cambio?". "Oui-oui, elle est dans mon portefeuille", m'a-t-il répondu sur le ton irrité du type injustement pris pour une buse. Bien. Nous voilà donc partis jusqu'à la station Schuman distante de vingt bonnes minutes à pied. Arrivés devant la voiture, je vous le donne en mille... Chouchou avait oublié son portefeuille sur la table de la salle à manger. Je n'ai rien dit. Je l'ai juste laissé se taper l'aller-retour à la maison en courant pendant que je l'attendais en me gelant les fesses sur un muret glacé. Bien sûr, exceptionnellement, j'avais un tout petit sac dans lequel je n'avais pas pu caser de livre.

Chouchou une fois revenu dument penaud et muni de sa carte Cambio, nous avons mis le cap sur Zaventem. Comme nous n'avions pas mangé, nous avons commencé par filer à la cafète nous empiffrer de boulettes suédoises (sans sauce aux airelles et avec de la ratatouille à la place des frites pour moi, histoire de ne pas me faire engueuler par la Wii Fit lundi matin). Juste après la caisse, une petite vieille m'a méchamment bousculée pour me passer devant en marmonnant qu'elle était avec l'autre petite vieille qui se trouvait devant moi. "Peu importe, vous allez prendre du café et moi je veux juste accéder à la machine à soda", ai-je répondu calmement au lieu de lui arracher la tête avec les dents comme je l'aurais fait il y a deux ou trois ans. N'est-ce pas que je m'améliore en vieillissant? D'ici la retraite, je devrais faire une personne tout à fait fréquentable. La preuve en est faite: l'amour sauve même les sociopathes dans mon genre.

Au final, il y avait 7 choses sur ma liste:
- étagère Lack rouge x 2 (pour exposer notre collection grandissante de toys au-dessus de la télé)
- parure de lit (pour changer celle achetée la dernière fois avant qu'elle commence à sentir le fennec)
- luminaires pour le salon (ceux que nous avions achetés la dernière fois sont équipés de spots directionnels riquiqui qui n'éclairent rien du tout) et la chambre
- caisson métallique rouge à roulettes (pour avoir une partie de mes affaires de scrap sous la main sans devoir les étaler sur les trois quarts de la table et dans un rayon d'un mètre alentour par terre)
- portemanteau (pour arrêter d'entasser nos fringues en cours de salissage sur le bord du panier à linge fini de salir)
- verre doseur (nous avons cassé le nôtre et j'aime cuisiner)
- plaque en verre 1m x 1m (pour mettre sous la caisse des chats)

Respectueux de la loi universelle qui veut qu'on ne sorte jamais de chez Ikea sans quelques bricoles imprévues, nous avons néanmoins réussi à limiter les dégâts à un porte-ustensiles (jusqu'ici nous utilisions feu notre verre doseur pour cela; ce n'était pas très pratique et ça a sans doute considérablement diminué son espérance de vie) et à un de ces paniers métalliques qui s'accrochent sous une étagère (pour mettre les chaussettes de Chouchou). Le caisson rouge que j'avais acheté 49 € il y a quelques années, du temps où j'habitais chez l'Homme, n'en vaut plus que 29€: chic. Mais au lieu d'être vendu monté, il est désormais fourni en kit: bouh. Ikea ne vend pas de verre doseur; la plaque en verre m'a parue inutile à bien y réfléchir, et nous n'avons trouvé qu'un des deux luminaires nécessaires pour notre salon. Chaque fois que je demandais son avis à Chouchou sur une housse de couette ou un cadre de lit, son regard se faisait vitreux et il répondait mécaniquement: "Sexe". Malgré cela, nous avons quand même réussi à nous mettre d'accord sur le modèle de notre prochain lit et de notre futur canapé d'angle. La preuve en est faite: l'amour enseigne la patience et l'humour même aux types A dans mon genre.

samedi 8 décembre 2007

Scrogneugneu

Ce matin pour aller s'enfermer à Carrefour faire un gros plein de bouffe grâce à notre nouvel abonnement Cambio: petit 4° mais soleil radieux.
Cet après-midi pour aller chercher un cadeau à mon neveu et regarder les animations de Noël dans le centre ville: crépuscule vers 15h45 et pluie battante.
...En plus Grasshopper était en rupture de stock sur la super toise girafe que j'avais répérée et qui aurait trop bien été dans la chambre de Cahouète.
...Oh, et Vanessa Paradis passait en concert au Forest National ce soir, mais Chou nous avait dit que le son de la salle était pourri, et de toute façon on était fauchés, donc à la place on a été voir "La boussole d'or" au cinéma et j'ai pas aimé.
Sgrmlmlmlml.
Demain pour me venger me remonter le moral j'achète un chat je prends plein de photos d'adorables chatons à l'expo féline de Liège.

jeudi 29 novembre 2007

Le pschiiit de la fin

Depuis le début de la semaine, je me nourris de riz en sachet micro-ondable le midi et de soupe Liebig le soir. Ce midi, je décide de varier un peu et de me préparer du poisson (bon OK, des fish sticks) à la poêle. Je farfouille sous la plaque pour allumer la bouteille de gaz... qui pousse un chuintement pareil à un dernier soupir et se tait.
Elle est vide.
Et si lourde qu'il me faudrait une voiture pour l'emmener dans une station-service afin de la remplir.
Ce que je n'ai pas fait juste avant de vendre ma Twingo le mois dernier en me disant qu'apparemment ça allait, il restait encore du gaz dedans, et d'accord c'était le petit modèle et je m'en servais depuis un an et demi, mais comme je l'utilisais très peu j'avais encore du temps devant moi - surtout que désormais, je n'allais plus passer qu'une semaine sur quatre ou cinq dans cet appart'.
Blonde dedans un jour, blonde dedans toujours.

jeudi 25 octobre 2007

Sur le départ

Et voilà. Plus qu'un dodo dans mon appart avant de partir à Bruxelles. Copernique (chat femelle n°2) s'y trouve déjà, un peu paniquée par le brusque changement d'environnement et plus crampon que jamais: elle refuse de quitter les genoux de Hawk même quand il est assis sur sa chaise suédoise en pente. Scarlett (chat femelle n°1) ne pouvant pas prendre de calmants à cause de sa maladie du foie, le voyage s'annonce méga fun. Je me vois déjà traverser l'aéroport de Zaventem avec ma boîte à chat au bout d'un bras, mon ordi faussement portable au bout de l'autre et un bagage à main (mal nommé pour le coup) sur le dos. Et arrivée au tapis roulant, récupérer ma valise de 22 kilos pile. Appelez-moi la mule humaine. Ce week-end, il faudra se précipiter dans un magasin dont j'ai oublié le nom pour acheter une machine à laver et un four, puis chez Ikea pour trouver une table, une chaise de bureau et quelques bricoles supplémentaires nécessaires à mon petit confort. Et la semaine prochaine, j'attaquerai une chouette période de boulot durant laquelle je devrai traduire en un mois et demi ce qui normalement m'en prend deux et demi, voire trois.
Ne vous y trompez pas: malgré les bouleversements matériels divers et variés, je suis super excitée d'habiter bientôt Bruxelles aux trois-quarts temps. A moi les fins d'après-midi pluvieux devant un thé fumant au Comptoir Florian, les brunchs à l'Amour Fou ou chez Sucré-Salé, les après-midi dominicaux à bouquiner chez Filigranes, la prochaine soirée SM à la Porte des Sens, les grasses matinées crapuleuses avec Hawk, les aller-retour d'une journée ou d'un week-end sur Paris pour une virée shopping, un déjeuner de boulot, une expo photo ou un salon littéraire. A moi aussi la certitude que si le climat devient un peu dur à supporter, je peux toujours retourner faire le plein de soleil dans le Sud de la France. J'ai toujours eu envie de vivre entre deux endroits très différents et complémentaires; je ne pensais pas que ce rêve se concrétiserait un jour.

Et puis je suis ravie des changements qui m'ont été inspirés par ce semi-déménagement.
- La vente de ma Twingo, d'abord: je n'ai jamais aimé conduire, et pour le peu que je roulais avec, cette voiture achetée neuve me revenait très cher en crédit et en assurance. Finie la hantise de trouver un endroit où se garer, de n'avoir pas de pièces pour le parcmètre, de dépasser le temps de stationnement autorisé, de me faire tamponner par un(e) maladroit(e). Je recommencerai à me déplacer en transports en commun et en taxi. Au pire, je louerai une bagnole pour quelques jours.
- Ensuite, le vide que j'ai fait dans mon appart, et qui m'a permis non seulement de récupérer assez de sous pour financer mon déménagement, mais aussi de mieux m'y retrouver dans une garde-robe et une biblio/CD/DVDthèque qui avaient pris des proportions grotesques. C'est drôle, hein, mais depuis je me sens aimée pour de vrai, mes crises de shopping compulsif et mon besoin d'entasser des collections d'objets ayant tous la même utilité ont totalement disparu. Maintenant, si j'achète un truc, c'est parce que j'en ai vraiment besoin ou vraiment envie, parce qu'il a une fonction réelle à remplir dans ma vie (même si cette fonction n'est que de me donner du plaisir quand je le regarde). C'est sûrement l'un des aspects les plus positifs de ma relation avec Hawk, la disparition de cette boulimie qui me laissait toujours un énorme sentiment de vide après coup... et pas juste au niveau du compte en banque.
- Corollaire du précédent: je n'ai plus l'impression de devoir enfermer toute ma vie en un même lieu dont j'ai peaufiné l'aménagement afin d'obtenir ce que j'estime être la perfection en la matière. Car le problème avec la perfection, c'est qu'elle est figée. Tout changement ne peut être que négatif. Résultat, j'avais des sueurs froides chaque fois que quelqu'un venait chez moi et commençait à déplacer des objets ou même simplement à faire des plis sur le dessus de canapé. Je réalise que ça m'est passé ces derniers mois. Bien sûr, je ne lâcherais toujours pas deux enfants de moins de dix ans dans mon appart. Bien sûr, j'attacherai toujours une énorme importance à l'esthétique de l'endroit où je vis. Mais j'ai quand même gagné en souplesse, en adaptabilité par rapport au contexte matériel. Je suis désormais prête à accepter qu'au lieu d'être circonscrite dans une seule grande boîte dont je maîtrise le moindre détail, ma vie se partage entre deux boîtes dont une où je ne prendrai que 50% des décisions. Et heureusement, parce que demain... Je suis à Bruxelles avec Hawk :)

mercredi 17 octobre 2007

WOOHOOOOOOOOOOO

j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo j'ai un acheteur pour ma Twingo
*s'arrête pour reprendre son souffle*
...
*recommence à courir dans tous les sens*
je peux partir à Bruxelles vendredi prochain je peux partir à Bruxelles vendredi prochain je peux partir à Bruxelles vendredi prochain je peux partir à Bruxelles vendredi prochain je peux partir à Bruxelles vendredi prochain je peux partir à Bruxelles vendredi prochain je peux partir à Bruxelles vendredi prochain je peux partir à Bruxelles vendredi prochain je peux partir à Bruxelles vendredi prochain je peux partir à Bruxelles vendredi prochain

dimanche 14 octobre 2007

Une journée ordinaire et presque parfaite

Samedi 13 Octobre. C'est le week-end. J'ai décidé de me prendre une journée de repos - la première en deux semaines et demie - après avoir fini hier la traduction de PLL3 et avant d'attaquer demain celle de la bédé tirée de Série Préférée. Pourtant, je me lève à 7h20. Hors de question de mettre en péril l'habitude miraculeusement prise depuis le retour du Japon, alors que je m'étais résignée à vivre décalée jusqu'à la fin de mes jours. J'apprécie le fait d'avoir des journées plus longues et plus productives, de profiter davantage du soleil et de ne pas me sentir cotonneuse en permanence.
Comme d'habitude, je démarre doucement avec une énorme chope de thé vert aux agrumes que je sirote en surfant sur internet depuis mon canapé - mon wifi ne fonctionne toujours pas et je suis obligée de rester à proximité de ma Livebox. Ce n'est pas si gênant que ça en définitive: ça m'oblige à limiter mes incursions sur le web aux moments où je ne suis pas en train de bosser dans mon bureau, au lieu de faire un tour sur mon blog/eBay/le forum de mon éditeur toutes les deux pages de trad.
Quand j'ai fini, il est encore tôt. J'en profite pour prendre un glorieux bain chaud en laissant poser dans mes cheveux le masque Kérastase rose qui coûte un rein le pot de 200 ml. Pour masquer l'odeur des canalisations qui, malgré une intervention au Destop dans la semaine, continuent à refouler, j'ai allumé une bougie senteur marine. Je flotte.
S'habiller. Mmmh. J'ai mis mon T-shirt Harley de Daytona Beach au linge sale hier soir... Et si j'étrénais le Cop Copine asymétrique acheté en soldes à Toulouse cet été? Vendu. Et zou, direction la Poste pour envoyer une montagne de Colissimo - toutes les affaires que j'ai vendues sur eBay ces derniers jours. Hawk me répète sans cesse combien l'état du corps et celui de l'esprit sont liés. Chez moi, c'est plutôt état du lieu de vie et état de l'esprit qui fonctionnent en phase, et ça l'était déjà bien avant que les magazines féminins commencent à nous bassiner avec le feng shui. Si les choses sont propres et ordonnées autour de moi, elles le sont aussi dans ma tête. Depuis le début de l'été, je trie et me débarrasse méthodiquement de tous les objets que je n'utilise pas et dont la possession ne m'apporte aucun plaisir. Ainsi ma garde-robe a-t-elle enfin pris des proportions humaines (elle ne contient plus que de quoi habiller trois filles au lieu de six). Et j'ai viré énormément de choses qui me rappelaient l'Homme, à commencer par la totalité des cadeaux qu'il m'avait fait. J'attends maintenant que mes souvenirs immatériels disparaissent avec.
Vers 11h, je pars pour la ville voisine avec un coffre chargé à ras bord de bédés et de livres de poche que je veux refourguer à mon bouquiniste habituel. Pour une fois, je n'ai pas trop de mal à trouver une place près de son kiosque. Nous bavardons aimablement pendant qu'il fait le compte et me paye en liquide. Puis je vais me garer au parking voisin qui a la bonne idée d'offrir les deux premières heures de stationnement le samedi. Je passe voir Kiki à la boutique et redépense aussitôt une partie de mes sous pour acheter un ravissant pendentif Swarovski. On ne se refait pas. L'avantage, c'est que ça pèse beaucoup moins lourd et prend beaucoup moins places que les intégrales du Vagabond des Limbes, de Yoko Tsuno, de Largo Winch, de Percevan et de Valérian agent spatio-temporel dont je viens de me délester.
Un petit tour au grand magasin d'arts plastiques. Je cherche une colle spécifique, qu'ils n'ont pas. Mais ils ont reçu les lettres en bois qui me manquaient pour un projet en suspens depuis plusieurs mois. Je prends aussi de nouveaux pinceaux pour peinture acrylique (je n'arrive jamais à les nettoyer correctement et les bousille donc assez vite) et une grande feuille de papier-moleskine pour faire de la reliure.
Dans la rue d'en-dessous, je retrouve Etre Exquis pour déjeuner aux Enfants Gâtés, un restaurant dont nous avons été parmi les premiers clients il y a dix ans, quand nous nous sommes rencontrés. Nous parlons de la vitesse à laquelle le temps a passé, des erreurs que nous referions ou pas, des raisons pour lesquelles, bien qu'il soit un garçon merveilleux et une de mes personnes préférées au monde, je n'aurais pas pu rester avec lui même si je n'avais pas rencontré l'Homme. Dehors, le soleil brille, la température est douce et l'air juste piquant comme il faut. C'est une magnifique journée d'automne, et je la savoure à sa juste valeur. Je sais que bientôt, je passerai les trois quarts de mon temps dans une ville à la météo pourrie. Cette pensée ne m'effraie pas; elle me pousse seulement à profiter de l'instant présent au maximum.
En ressortant, je dis au revoir à Etre Exquis et vais reprendre ma voiture pour me garer au centre commercial où j'ai quelques courses à faire. Un peu de lingerie sexy mais confortable chez Darjeeling. Un adorable pull Kana Beach rouge clair, en tricot tout doux et très chaud, avec une capuche, des étoiles violettes sur les manches et une paire de cerises sur la poitrine. Deux nouveaux jeux pour ma DS: Final Fantasy et Simcity. La Fnac, décidément de plus en plus mal approvisionnée, n'a pas le livre de photos que je cherchais. Tant pis, je le commanderai sur Amazon.
Quand j'arrive chez moi, il est 16h à peine passées. Je dépouille mon courrier du jour. Chic, j'ai reçu le petit sac Sequoia beige acheté sur eBay et le dernier Glamour américain. Goûter d'un chocolat chaud et d'une dizaine de biscuits Brossard (ce midi, je n'ai mangé qu'une entrecôte frites/salade, et Etre Exquis m'a piqué la moitié de mes frites pour aller avec ses penne au gorgonzola).
Un peu avant 18h, on sonne à l'interphone. C'est un couple d'âge mûr qui vient regarder ma Twingo. Avant de rentrer, je lui ai fait la totale à la station de lavage automatique, et Twiggy brille de mille feux. Mille feux vert chelou, donc, mais la dame a l'air de beaucoup aimer la couleur. Le diagnostic du mari tombe: "bon ben elle est impeccable et c'est exactement ce qu'on cherche". Je sens venir un "mais". "J'attends une rentrée d'argent la semaine prochaine. Je vous rappelle quand je l'aurai." Je préviens que je déménage le 26. Il me dit que ça devrait être bon. Je croise les doigts. L'autre couple intéressé ne m'a toujours pas rappelée pour fixer de rendez-vous; l'annonce sur eBay ne donne rien pour le moment et je crains de plus en plus de devoir retarder mon départ à Bruxelles.
Vautrée sur le canapé avec les chats autour de moi, j'épluche Glamour. Une petite sonnerie me prévient que Hawk vient de se connecter à MSN. Nous chattons une grosse heure. Il me manque affreusement, surtout le soir. Au Japon j'ai pris l'habitude de dormir contre lui, de synchroniser nos rythmes, et à ma grande surprise j'ai adoré ça. Peut-être que je ne suis pas si nulle pour la vie de couple, en fin de compte. Peut-être que c'était juste une question d'atteindre une certaine maturité et de choisir la bonne personne.
Je suis sur le point d'aller me coucher après cette journée parfaite quand je reçois un mail de la correctrice de l'avant-dernière trad que j'ai rendue. Elle me renvoie mon fichier (qui compte quelque chose comme 800 pages) pour révision avant retour à l'éditeur... lundi. Euh, non. Ca va pas être possible. Du coup je m'endors super tard, tiraillée entre la réalité objective de mon planning et la conscience professionnelle qui exige de moi que je fasse le maximum pour satisfaire mes donneurs d'ouvrages. Et avec la pensée que demain, l'Homme aura 41 ans et que ce sera le deuxième anniversaire qu'il fêtera sans moi.
Le feng shui c'est rien que des conneries.

mardi 2 octobre 2007

Twiggy for sale

Cet après-midi, j'ai pris mon courage à deux mains, mon téléphone dans l'autre et j'ai appelé un journal local pour mettre Twiggy en vente. L'annonce sera sur Internet vendredi et paraîtra dans l'édition papier de lundi prochain. Mine de rien, c'est le pré-signal du départ, la première chose vraiment concrète qui signifie que l'essentiel de ma vie ne sera plus ici pour les mois et probablement les années à venir. Comme tout premier pas vers un changement important, celui-ci s'est heurté à pas mal de réticences intérieures. Le côté "overthinker" angoissé et pinailleur que j'ai hérité de mon père ne cessait d'identifier des objections minuscules, des obstacles dérisoires mais aussi gênants qu'un caillou dans une chaussure. Par chance, le côté "freethinker" optimiste et fonceur que j'ai hérité de, euh, absolument personne dans ma famille a fini par prendre le dessus - et le téléphone avec, donc. Résultat bientôt, j'espère.

mercredi 27 juin 2007

Ce que je me dis

Je me dis qu'il faut encore que je fasse la pression de mes pneus avant de prendre la route demain.
Je me dis que ça serait bien de partir le plus tôt possible pour ne pas arriver en pleine nuit et cumuler le handicap de ma mauvaise vue à celui de mon sens de l'orientation lamentable.
Je me dis qu'il faudrait peut-être que j'achète un GPS (mais pas maintenant car je viens de faire les comptes des vacances et... glups).
Je me dis que la première phrase de mon père, après "bonjour ma fille", sera sûrement pour me faire remarquer que ma Twingo est épouvantablement crade.
Je me dis que je suis contente que Soeur Cadette ne bosse pas vendredi et ait proposé de déplacer son rendez-vous chez le coiffeur pour passer la journée avec moi.
Je me dis que mon nouvel appareil numérique risque de pas mal chauffer ce week-end et que je suis déjà débordée de photos à scrapper mais tant pis.
Je me dis que je risque de ne pas reconnaître Cahouète tellement ça pousse vite à cet âge-là.
Je me dis que six mois sans voir ma famille c'est beaucoup trop long.