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lundi 18 juin 2018

[ECOSSE] Où je ne vais pas tarder à devenir sociable si ça continue comme ça





Samedi matin. Après une nuit moyenne (nos matelas n'étaient vraiment pas terribles) et un petit-déjeuner si copieux que nous avons des restes à emporter pour un en-cas, nous quittons notre oubliable Air B'n'B et roulons en direction d'Armadale, le point de départ du ferry qui relie Skye au continent. Celui de 10h40 était plein quand nous avons réservé, et d'ici à celui de 12h10, nous avons le temps de faire un tour au château local. Ce dernier était en si mauvais état faute d'entretien que les autorités ont dû le démolir aux trois quarts et que ses ruines sont inaccessibles, mais les jardins abritent un musée dédié au clan MacDonald qui a principalement dirigé l'île pendant des siècles. Si je suis intéressée par l'histoire de Skye, je trouve l'expo bavarde et assez indigeste. Nous notons cependant, avec un certain amusement, que le Celte ressemble fort à la langue des Grands Anciens imaginée par Lovecraft - ou l'inverse, plus probablement. Et je retiens une ligne du chant de guerre des MacDonald: "Be strong, nurse your wrath" ("Sois fort, nourris ta colère"). Si je me fais créer un blason un jour, ça pourrait bien être ma devise. Nous faisons également un tour dans le jardin botanique luxuriant, qui contient de très beaux spécimens d'arbres, mais la pluie battante ne nous incite hélas pas à nous attarder.

samedi 16 juin 2018

[ECOSSE] Où je me découvre de nouveaux super-pouvoirs pourris





En me réveillant, je suis une fois de plus stupéfaite par la vue depuis notre studio Air B'n'B. Cet endroit est extraordinairement beau et paisible, un vrai coup de coeur à l'encontre de tous mes goûts habituels d'über-citadine. Nous en discutons avec Chouchou tout en retournant à pied vers Skyeskyns, et nous nous disons que nous aimerions bien revenir ici une semaine entière pour écrire le matin et visiter l'île en profondeur l'après-midi. A l'occasion de ses 50 ans ou des miens, par exemple - ce serait un chouette moyen de marquer le coup. 

vendredi 15 juin 2018

[ECOSSE] Où un pirate nous conduit à bon port





Après une mauvaise nuit, nous pique-niquons dans notre chambre et nous mettons en route vers 9h30.  En faisant marche arrière pour sortir du parking, nous entendons un "crac" de mauvais aloi: nous venons de heurter un muret très bas que le radar de recul ne nous a pas signalé. C'est juste du plastique griffé et fendu sur quelques centimètres au-dessus d'un feu arrière et nous avons une assurance illimitée, mais tout de même, ça ajoute à la pression déjà élevée de cette journée. 

jeudi 14 juin 2018

[ECOSSE] Où Napoléon roule en Béhème





Mardi matin, après deux nuits passées dans un très bel appartement Air B'n'B au premier étage d'une maison georgienne et une journée sur la piste des fresques de street art de Glasgow, nous refaisons nos bagages et nous rendons à la station de bus de Buchanan pour y prendre la navette vers l'aéroport. £8 pour un trajet d'un quart d'heure contre £12 le voyage aéroport d'Edimbourg-Glasgow centre qui dure une heure et quart, mais bref. 

mardi 12 juin 2018

[GLASGOW] Une journée sur la Mural Trail





Glasgow n'est pas particulièrement belle; j'irais même jusqu'à dire que je l'ai trouvée encore plus moche que Cologne qui occupait depuis quelques mois le sommet de mon hit-parade personnel. Ses façades traditionnelles mal entretenues, couleur de rouille ou de suie, se mélangent à nombre d'immeubles modernes massifs et sans charme. De plus, en ce moment, le centre-ville est littéralement éventré par des travaux de construction ou de rénovation des chaussées. Autant dire que les photos un peu jolies se méritent.

samedi 6 août 2016

Samedi pistoche




9h00 Même pas encore levée, j'apprends de la bouche de Chouchou qu'une culbute se dit "cumulet" en Belgique. Non mais si c'est pour inventer des mots à tout bout de champ, créez carrément votre propre langue.

10h00 Ma mère a un gros service à me demander. Je sais, je dois regarder pour augmenter les garanties de sa mutuelle. Ah non, pardon: il faut que je lui passe le niveau 147 de Candy Crush. C'est important d'avoir des priorités dans la vie.

10h30 Le point Carence (comme dans "Pas de viande ni de poisson? Et ben, ça ne doit pas être très varié votre alimentation; je suis inquiète pour ta santé", proféré par une personne qui se nourrit essentiellement de chocolat) est atteint très tôt cette année.

11h30 Deuxième escape game des vacances réservé pour dimanche prochain, youhou! Ce sera la salle "Braqueurs amateurs" d'Enigma Escape. Dans la foulée, Chouchou télécharge "Road not taken" comme prochain jeu-vidéo-pour-quand-on-est-au-lit-le-soir.

12h00 Le chat de ma mère se suspend à la poignée de porte de la salle de bain et fait irruption pile au moment où je sors de la douche.

12h01 Je remets le chat dehors et ferme la porte à clé.

12h02 Le chat saute et s'écrase lourdement sur la porte de la salle de bain qui refuse de s'ouvrir devant lui. Je suis un monstre.

12h30 La voix de Jean-Luc Reichman m'avait manqué.

12h31 Ou pas.

13h00 Quand ma mère m'a demandé par mail ce qu'elle devait faire comme courses avant notre arrivée, je lui avais dit de nous prendre un ou deux fromages, et comme elle n'en mange pas elle-même, j'avais dressé une petite liste de choix possibles: emmenthal, cantal, chèvre, roquefort... Elle les a TOUS achetés. Nous avons du fromage pour trouze ans.

13h30 Oooooh, il y a un roman sur la table du salon. Un grand format bien épais. Alléluiah! Ma mère n'a jamais aimé lire, mais elle a peut-être été touchée par la grâce dans sa 69ème année. Voyons voir le titre de l'Elu...

13h31 ...C'est le dernier Guillaume Musso.

15h15 "Je passe chez le primeur, je prends quoi?" lance David à la cantonade. "Mmmh... du melon et des nectarines", réclame ma soeur. "Si tu rapportes des abricots en plus, je vous fais un clafoutis pour quatre heures", suggéré-je aimablement.

15h45 Les bisous d'amoureux dans la piscine, accrochés l'un à l'autre comme des arapèdes, c'est le bien.

16h00 Alors qu'on discute des pays qu'on aimerait visiter, la mère de David demande: "C'est quoi la plus grande ville du monde?" Je hasarde: "Mexico ou Sao Paulo". Chouchou tente: "Tokyo". Vérification faite sur un smartphone: c'est Hong-Kong, et dix des douze premières villes de la liste sont en Asie. (C'était la minute culturelle.)

17h00 Maintenant que mes neveux sont grands, c'est super chouette de passer du temps avec eux. Tu leur dis: "N'éclaboussez pas Tatie ou son coloriste la tuera au retour de vacances", ils vont gentiment faire des bombes à l'autre bout de la piscine. Franchement, je suis épatée par leur maturité.

17h15 Mes neveux se roulent par terre sur la terrasse en se filant des coups de pied vicieux et en hurlant: "Cépamoicélui!".

17h30 "Il va mettre combien de temps à cuire, ton clafoutis aux abricots"? demande ma soeur. "Trois quarts d'heure". "Ca va faire un peu juste pour le quatre-heures." "Ben pourquoi tu... (Coup d'oeil à l'horloge.) Ah oui, en effet."

17h45 Attila a pris son premier cours de code ce matin, dit "J'ai le seum" et a un compte Instagram. Je me sens vieille.

18h00 Tous recuits de soleil et écroulés sur le canapé devant les JO de Rio que personne ne regarde. Je bouquine, Chouchou roupille et ma soeur chasse les Pokémons pour Cahouète en ricanant: "Non mais là, t'as pas assez de bonbons pour faire évoluer ton Roucool, mon pauvre ami". Madame, qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de la directrice administrative et financière de la très sérieuse société Bidule?

20h00 L'avantage de l'été, c'est qu'il suffit de sortir un melon, un avocat bien mûr, une botte de radis, un bol de tomates-cerises du jardin, du sel, de la mayo et hop: tu as un instarepas.

21h00 Putain mais ça existe toujours, Fort Boyard? 

22h00 Je finis la journée avec une infusion Eléphant La rhubarbe à papa, rien que pour le nom.

mardi 18 août 2015

Toulouse, été 2015




Samedi: Il pleut sur Toulouse pour notre premier jour de vacances? Qu'à cela ne tienne: j'emprunte un blouson à ma soeur, et Chouchou et moi allons passer une grande partie de l'après-midi chez Ombres Blanches, d'abord à choisir des bouquins, puis à lire devant une tasse de thé. Les Toulous'hein: salle crade et steak trop cuit qui oblitère le goût des autres ingrédients de mon burger; je ne reviendrai pas. J'ai fait les courses de ma mère, j'ai bien mérité de craquer chez Arabesque pour cette paire de sandales Esska en fin de série.




Dimanche: Ma soeur cuisine assez peu, mais son rougail saucisse déchire. Quant au gâteau renversé à l'ananas d'Attila, il est plus beau que celui de la photo dans le livre de recettes, et probablement meilleur aussi. Y'a des gens qui ont des super-pouvoirs du quotidien toupourris; mon beau-frère, lui, trouve systématiquement une place de parking pile à l'endroit où il va. Je pensais bien que l'escape game plairait à toute la famille, et je suis ravie de constater que je ne me suis pas trompée: ma soeur, David et Attila s'éclatent autant que nous dans Le bureau de Pierre Rousseau. Nous sortons avec plus de deux minutes d'avance sur le chrono - hourra! Pour conclure cette chouette journée, je termine le réjouissant "Comment (bien) rater ses vacances". Dire qu'il y a encore des lecteurs qui méprisent la littérature jeunesse...




Lundi: Pour une fois, nous réussissons à trouver le Gaumont Labège du premier coup. J'ai l'impression qu'Attila et Cahouète s'ennuient devant "Le Petit Prince", mais en fait non. Maintenant, bourrons les gamins de sucre. Dommage que ma robe soit un peu ton sur ton avec les sièges du Tommy's: un modèle contrasté aurait donné de meilleures photos. Comme cadeaux d'anniversaire chez Cultura, mes neveux choisissent la première trilogie Star Wars en DVD et des baguettes Harry Potter, les braves petits.




Mardi: Malgré nos recherches à Bruxelles, le bibimbap du Boli Café reste inégalé - d'ailleurs, il y a la queue sur le trottoir en cette semaine de réouverture. Une géocache facile au pied du donjon du Capitole. La Jolie Fleur d'Octave (yaourt, fraise, rhubarbe) est sans aucun doute ma glace préférée au monde. Consternée de voir que les billets de spectacle achetés sur le site internet de la Fnac sont maintenant délivrés par un automate. Je me fiche du gain de productivité qui mettra des employés au chômage et ne profitera qu'aux actionnaires: si j'ai un souci, je veux parler à une PERSONNE, bordel. Et c'est une sociopathe qui dit ça.




Mercredi: Quand j'essaie de résumer pourquoi je trouve l'héroïne de "Retour en Islande" antipathique, je me rends compte que je suis en train de me décrire - ouch. Comme prévu, les pâtes à la Norma de Chouchou remportent un franc succès auprès de toute la famille. Le drame du jour porte sur le plan de travail bousillé par le plombier auquel ma mère a fait changer son évier de cuisine parfaitement fonctionnel. Une avance de £15 000 à l'auteur d'un obscur récit de voyage vieux de 50 ans et déjà publié une première fois dans l'indifférence générale - je croyais que "The Rocks" était une histoire de secrets de famille, pas un roman de science-fiction!




Jeudi: Nous aurons eu le temps de de nous partager un club sandwich Duck Me pour le goûter, de retrouver Nekkonezumi devant O Sorbet d'Amour pour y acheter un cornet deux boules, de faire un tour de grande roue et de visiter l'expo d'un photographe lithuanien au Château d'Eau avant de nous prendre la mère de toutes les averses sur le coin de la figure en retraversant le Pont Neuf en sens inverse. Quand nous débarquons trempés (et, en ce qui me concerne, en robe d'été et sandalettes) chez JCD, cet homme merveilleux m'allume un feu de cheminée pour que je puisse me sécher: bonheur intense. Non monsieur l'agent, Chouchou ne stresse pas à l'idée d'ânonner "1, 2, 3, 4, 5" dans votre alcootest: il n'a bu que de l'eau toute la soirée.




Vendredi: Le meilleur magret de ma vie chez Monsieur Marius, une géocache trouvée à côté du métro Carmes, deux bols Bloomingville ravissants chez Méric (cet écureuil en trottinette rouge! ce mignon hérisson endormi!) mais un thé vraiment pas bon au Jardin des Thés. Improviser une soirée risotto/pâtisserie chez ma soeur et répartir les différentes missions pour plus d'efficacité - Chouchou va chercher ma mère et le vin blanc, David et moi allons faire les courses au Super U, ma soeur et Attila commencent la crème à la vanille, Cahouète continue à jouer à agar.io sur le canapé. Nouvelle unité monétaire: la botte d'asperges du primeur d'à côté (7,95€ au cours du 14 août 2015). Christine Bravo mime la limace dans un jeu télévisé débile - au secours! Les plaisirs gourmands recette Ladurée, 3h pour les préparer, 3 minutes pour les dévorer jusqu'à la dernière miette.




Samedi: "Que penses-tu du verbe requestionner?" Euh, du mal, beaucoup de mal. En un seul trajet en voiture avec l'autoradio allumé, j'ai dû tripler ma connaissance de la musique populaire du XXIème siècle. Merci à l'Atelier du Burger d'être ouvert un 15 août et de proposer une recette au fromage bleu. Sur un trousseau de 50 clés, celle qui ouvre le cadenas est bien évidemment l'avant-dernière que je teste. Nous sortons du Cachot de la Taverne en 52'56", ce qui nous classe paraît-il dans les meilleurs temps. En prime, le game master nous conseille les deux meilleurs escape games de Budapest pour notre voyage du mois prochain. Je pourrais admirer pendant des heures le monsieur qui fait des bulles de savon géantes sur la place du Capitole. La quête vaine des nouvelles-chaussures-pour-la-rentrée d'Attila se termine au Sorbet d'Amour où je teste le nouveau parfum mojito. Je ne ferais pas rentrer un cure-dent de plus dans ma valise cabine, mais enfin, elle ferme.




Dimanche: La journée se traîne, et mon mauvais bouquin ne parvient pas à me distraire de l'angoisse du retour qui monte au fil des heures. Ma soeur nous ramène à l'aéroport et j'en chialerais de la quitter sans même avoir eu une seule occasion de lui parler vraiment (mais pour lui dire quoi, au juste?). J'ai bien failli paumer le connecteur de mon Jawbone dans les rainures du tapis roulant de la sécurité. Oui, je suis une délinquante qui, quand 15 autres femmes attendent devant les toilettes, n'hésite pas à aller faire pipi chez les messieurs où il n'y a personne. Bruxelles by night en 21. En arrivant à la maison, découvrir que le basilic en pot que j'avais mis au frigo pour tenter de le préserver a bel et bien survécu sans trop de dégâts. La première chose que je vois en me connectant sur Facebook, c'est que la seconde salle d'Aventure Rooms Toulouse, dont je guettais l'ouverture depuis avril pour la tester pendant ces vacances, ouvrira officiellement... demain. Bon, ben je vais être obligée de revenir un de ces quatre, alors.

lundi 22 septembre 2014

Le retour




Je n'aime pas quitter un endroit où je me sentais bien, où je commençais à prendre mes repères et où j'aurais adoré passer quelques mois de plus avec juste le contenu d'une valise. 
Mais j'aime retrouver mon chez-moi, mon MacBook quand même drôlement plus pratique qu'un iPad pour bloguer, mon placard à thé bien garni (les Danois sont surtout de grands consommateurs de café...) et mes projets laissés en suspens. 
Cette semaine aura, pour moi, marqué la transition de l'été à l'automne. J'en reviens avec 800 photos à trier, plein de jolis souvenirs en amoureux, des crampes dans les jambes, un demi-kilo de moins sur la balance malgré les restos à tous les repas, assez peu de shopping finalement (mais un compte en banque qui tire quand même la gueule), 20 géocaches supplémentaires dans mon escarcelle, un carnet de voyage dument rempli, des tas de billets à rédiger et une idée un peu plus précise de la façon dont je vois mon avenir. 
Deux projets professionnels excitants se sont concrétisés pendant mon séjour à Copenhague; j'ai une To Do List saisonnière à attaquer et de futurs voyages à préparer.
Je retrousse mes manches et je me mets au travail tout de suite.

mercredi 13 août 2014

Et Toulouse ne me reverra pas de sitôt




Je suis rentrée de Toulouse le coeur lourd. 
Mon père n'est plus là. Mes rapports avec ma mère ne se sont pas améliorés depuis qu'elle est devenue ma seule interlocutrice dans la maison parentale. Ma soeur débordée par son boulot n'a plus jamais une minute de libre. Mes neveux ont des emplois du temps de ministres maintenant qu'ils font du hockey. 
Je ne sais même plus pourquoi je continue à aller là-bas. 
J'ai l'impression d'avoir perdu pas juste mon père, mais toute ma famille. 
Ca fait un mal de chien. 
Je n'ai pas d'amis intimes par choix. Mon cercle de proches, jusqu'ici, c'était Chouchou et ma famille. Chouchou peut me quitter du jour au lendemain si ça lui chante, ce que j'ai toujours su et que j'accepte, parce que c'est le jeu quand on ne veut ni se marier ni avoir des enfants. Mais je ne pensais pas que ma famille disparaîtrait de cette façon insidieuse - pas parce qu'on se serait fâchés, juste parce que d'autres priorités prendraient le pas sur notre relation. 
Du coup, je passerai les fêtes de fin d'année sous le soleil de Porto. 
Et Toulouse ne me reverra pas de sitôt.

dimanche 10 août 2014

Un week-end orageux




Super mal dormi cette nuit: les séjours à Toulouse me pèsent de plus en plus; aussi, si le petit fond migraineux que je traîne depuis 24h voulait bien se dissiper, ça m'arrangerait #mercibisous; apprenant que ma mère a réservé demain midi dans un resto gastronomique, ma soeur s'inquiète que Cahouète et elle ne trouvent rien à leur goût dans le menu imposé; finir la relecture de la 3ème partie dont je n'ai pas réussi à venir à bout hier; redescendre en ville sans but précis, juste pour ne pas tourner en rond chez ma mère; métro Capitole, rue du Taur, basilique St-Sernin pour y chercher une géocache vite trouvée (mais dont le logbook est détrempé); dire que le tout premier appartement où j'ai habité seule se trouvait à cent mètres de là, dans la rue Gramat...; le salon de thé voisin ne nous inspire pas: allons plutôt au Salon d'Eugénie; le Salon d'Eugénie est fermé, tentons notre chance chez Tata Bidule; Tata Bidule est fermé, rabattons-nous sur O Thé Divin; au bout de trois bouchées de tarte framboises-chocolat blanc, je frôle l'overdose de sucre; j'avais adoré "L'histoire de l'amour" de Nicole Krauss, mais "La grande maison" dont le sujet m'alléchait pourtant beaucoup me tombe des mains au bout d'une soixantaine de pages; la géocache de l'ancienne maison de Claude Nougaro nous tient en haleine un long moment; celle de la Garonnette nous fait découvrir un mini-canal urbain bordé de fleurs qui serpente dans une rue en contrebas; sur le bord, les membres du Club Portugais de Toulouse boivent l'apéro en écoutant de la musique très fort, c'est joyeux comme tout; malgré le ciel couvert, je dégouline littéralement dans ma robe en coton ultra-légère; il me faut un nouveau bouquin: direction Ombres Blanches; pourquoi, mais pourquoi n'avais-je jamais mis les pieds dans cette librairie immense, véritable labyrinthe aux rayons cinquante fois mieux fournis que ceux de la Fnac?; envisager le dernier Stefano Benni sorti chez Actes Sud, mais se contenter sagement d'un poche au titre alléchant; aller à la parapharmacie Lafayette avec une liste d'une demi-douzaine de trucs à acheter, un samedi en fin d'après-midi, c'est prendre le risque de finir son week-end en prison pour meurtre de masse; dans le métro du retour, un vieil Asiatique agite son gros trousseau de clés sous le nez d'un petit garçon hilare; seconde douche de la journée: check! (mais cette fois, j'ai un super déodorant au thé vert et à la menthe, conquis au péril de la virginité de mon casier judiciaire); apparemment, "les radis ont-ils été rincés?" est une question difficile, susceptible de déclencher une crise d'hystérie maternelle; soupir de soulagement: "Avril enchanté" a l'air vraiment très bien; l'odeur de transpiration rance fait un TRES mauvais parfum d'ambiance, surtout au moment du coucher.




Cette nuit j'ai rêvé qu'on avait encore Scarlet et Copernique, plus deux petits que cette dernière avait faits avec un chat gris et qu'on essayait de placer avant les vacances; pendant ce temps, un moustique vicieux m'a piquée sur la tranche du pied droit, et les habitants de la bande de Gaza n'en ont pas fini de morfler; comment un homme seul peut-il, sans l'aide d'aucun matériel lourd, transformer ainsi une salle de bain en piscine?; mon entrée au tourteau est divine, mais celle de ma soeur, qui ne mange aucune bête aquatique, a l'air encore meilleure; sur la liste des résolutions d'automne, il y aura "apprendre à faire les oeufs mollets"; finalement, une bouteille de pinard à 3, ça se descend très bien; les garçons sont fascinés par les porte-serviettes en forme de ressort; Cahouète a un nouveau lit-coffre et une housse de couette avec des ours polaires; je me baigne seule dans la piscine jusqu'à ce que Cahouète me rejoigne et me demande de jouer au ballon avec lui; mes cheveux sont trempés, mes lunettes dégoulinent, et je n'arrive pas à faire plus de 9 passes (alors que le record familial est de 54 - la honte), mais je suis contente d'avoir partagé un moment avec mon neveu; nous sommes juste en train de nous sécher quand la pluie commence à tomber; bon ben je n'aurai pas réussi à passer une seule minute en tête-à-tête avec ma soeur, et Noël, ce sera sans moi; j'ai beau tenter de me raisonner, tout ça me brise un petit peu le coeur. 

dimanche 3 août 2014

Un week-end de vol planés magnifiquement amortis




Mais il moisit dans le placard de ma mère depuis combien de temps, ce thé qui a perdu tout son goût?; ces stickers Instagram sont vraiment minuscules, je suis un peu déçue; en principe je préfère me laver au savon, mais le gel douche à la menthe poivrée et au romarin de chez Burt's Bees est juste divin; le Bordeaux de Mavala sera peut-être le premier vernis dont je finirai le flacon; ce serait bien que je bosse un peu cet après-midi avant l'arrivée de Chouchou; "on emmène les enfants au bowling, ça t'intéresse?"; bon, ben le travail attendra; les champs de tournesols qui bordent la route vallonnée entre chez ma mère et ma soeur sont sans doute un de mes paysages préférés au monde; apparemment, pour l'Education Nationale, un stylo est un "object scripteur" et un ballon un "référent bondissant": ça va me faire ma journée, ça; un splendide vol plané présente ma culotte (boxer en microfibre taupe Calvin Klein, taille L) à tous les joueurs des pistes voisines, mais me vaut mon premier strike, et une barbe à papa offerte par la direction; quand je pense que l'été de mes 17 ans, j'alignais régulièrement des scores à 200 et plus, et que là je peine pour atteindre la moitié; sur notre droite, un blondinet malingre de 8 ou 9 ans, répondant au prénom d'Antoine et vêtu intégralement de rose framboise, montre une stupéfiante absence de dispositions sportives; OK Cahouète, je vais porter ce bracelet jaune fluo, mais c'est vraiment parce que c'est les vacances; une glace italienne chocolat belge/caramel beurre salé, c'est mal mais qu'est-ce que c'est bon; pourquoi cette méchante averse alors que je suis en sandales plates et que je me suis lavé les cheveux ce matin?; la part des livres chez Cultura est de plus en plus réduite, quelle tristesse; bien contente de récupérer Chouchou après dix jours de séparation; sur TF1, une dame mal coiffée hulule "L'envie" sur le plateau de "The winner is" - je préférais la version des L5; pour la deuxième fois d'affilée, un roman acheté dans un Relay de gare se révèle une bonne pioche: je kiffe "Park Avenue" de Cristina Alger. 




Réveillée à 7h30 par la chaleur; mais comment Chouchou a-t-il su que je pensais précisément à de la Play-Doh?; re-réveillée à 10h: juste le temps de se préparer tranquillement pour aller barbecuter chez ma soeur; la petite robe mandarine DDP achetée en soldes et étrennée aujourd'hui remporte un vif succès auprès de l'élément masculin du couple; premier melon de l'année, tomates du jardin maternel, courgettes grillées (et aussi saucisse de Toulouse, chorizo, chipolatas) mais aïe: on a oublié le pain!; ces trous dans les T-shirts en coton d'Attila, c'est sûrement la faute des X-Mites; Chouchou initie mes neveux à Hitman Go; ma mère pleure devant la retransmission du festival celtique que mon père et elle aimaient regarder chaque année; bouquiner à l'ombre sur un transat pendant que ma soeur taille son olivier et de temps en temps, lancer avec une moue critique: "y'a un bout qui dépasse sur la gauche"; rentrer me mettre en maillot et, en ressortant, faire un magnifique vol plané sur le carrelage trempé, mais m'en tirer avec une pauvre égratignure et un léger bleu - le gras, c'est la vie; braver les 26° de l'eau de la piscine et, le glagla initial surmonté, y passer finalement une bonne heure; avec un mojito, là, on frôlerait la perfection; mon "Park Avenue" resté au bord du bassin est à moitié noyé quand je ressors: il a accompli son destin de Livre de Poche de l'Eté; rendez-vous pris mardi pour notre premier bibimbap en compagnie de la sémillante Nekkonezumi; tiens, un (petit) article sur le geocaching dans le dernier numéro de Flow international; ce soir, ce sera un Lune de Miel; T-shirt Hard Rock Café et tasse en porcelaine blanche rehaussée d'un filet doré: c'est la Chouchou's Touch; motivation: demain, je dois me lever à 8h pour bosser toute la matinée et pouvoir sortir l'après-midi.

jeudi 20 mars 2014

Je suis libre, libre, liiiiiibre!




Aujourd'hui vers 18h, j'ai appuyé sur la touche "Envoi" et expédié à mon éditrice la traduction de 340 feuillets que je venais d'effectuer en un peu moins de 3 semaines. Le marathon boulot commencé en novembre était enfin terminé. Mes neurones sont aussitôt partis se rouler en boule dans un coin afin d'agoniser tranquillement sans déranger personne. Le reste de ma personne a mis des betteraves multicolores à rôtir dans le four avec un peu d'huile d'olive et du miel; puis il est parti se doucher et s'oindre de toutes sortes de crèmes délicieusement parfumées parce qu'il l'avait bien mérité. Ce soir, après avoir regardé un épisode particulièrement drôle de "Gilmore Girls" et chanté "Peer Gynt" à tue-tête et en stéréo avec Chouchou (nonobstant le fait qu'il n'y a pas de paroles dans "Peer Gynt": en tatatatatatan, ça marche très bien), il a l'intention de lire le tome 4 de "Gisèle Alain" reçu ce midi et de s'endormir du sommeil du juste-à-l'heure. 

Demain, il briquera sa cuisine fort négligée depuis quelques semaines, suivra un cours de Pilates avec la charmante Raffaela et se fera masser par M. Oh aux mains magiques. Agréablement détendu, il ira ensuite flâner dans les rayons d'une grande surface quelconque afin de se procurer de quoi nourrir ses invitées du soir (il hésite juste sur le choix du dessert). Après ça, neuf jours de glorieuse inactivité s'étendront encore devant lui telles autant de pages d'agenda vierges. Inactivité professionnelle s'entend, car pour le reste, sa To Do List est longue comme le bras. Ses projets 2014 ont tous été mis en attente durant ce premier trimestre, et il a un sérieux retard à rattraper. Le temps s'annonçant maussade ce week-end, il commencera sans doute par tenter une première broderie classique ou par se lancer dans l'art journaling, voire les deux. Les possibilités sont infinies. Pour un peu, la tête lui en tournerait, mais c'est sans doute parce qu'elle est vide jusqu'à nouvel ordre. 

lundi 30 décembre 2013

Christmas holidays




EasyJet c'est quand même le top en matière d'organisation, le taxi qui pendant deux ans a conduit mon père à ses séances de radio et de chimiothérapie vient nous chercher à l'aéroport de Blagnac, le chat de ma mère s'est changé en veau roux depuis qu'on l'a stérilisé, Marika m'a envoyé une ravissante boîte de thé rétro à trois étages, il y a d'étranges bouquets de tiges rouges géantes sur la place du Capitole et des saynètes parfaitement creepy dans le passage qui traverse le bâtiment, Chouchou s'approvisionne au Paradis Gourmet en sardines hors de prix pour son petit-déj', les vitrines du magasin Repetto sont vraiment chouettes, Tata Bidule fait le meilleur cheesecake que j'aie mangé de ce côté de l'Atlantique, le "Chute libre" de mademoiselle Caroline est franchement excellent, j'entame un gros point de croix cthulhuesque, incroyable: à 44 ans, Fanfan est papa pour la première fois, une salière qui fait aussi lampe-torche c'est original, ma famille réveillonne à la choucroute (et moi à la cassolette de Saint-Jacques), les Têtes à Claques me laissent de marbre, la nuit je rêve de Benedict Cumberbatch, mon beau-frère monopolise l'hélicoptère télécommandé que le Père Noël a apporté à Cahouète, Attila reçoit son premier téléphone portable, "Casse-tête chinois" est très exactement ce à quoi je m'attendais, "Mais tu n'as pas peur d'avoir des carences?" is the new "Mais pourquoi tu ne veux pas d'enfants?", ma mère pleure de trouille à l'idée d'aller passer sa prochaine mammo, un chanteur mort rend hommage à un chanteur vivant, ce chat me dégoûterait presque de la gent féline, "C'est bientôt Noël, on est des fruits tout nus, la neige tombe du ciel et ON SE PELE LE CUL!", comment s'appelle donc la jolie plante posée sur le comptoir du Motchiya?, des nains de jardin coulés dans des blocs de béton montent la garde sur l'expo Plonk & Replonk, on pénètre dans cette parfumerie très chic au péril de ses yeux et de son odorat, La Mucca ne vend plus le type de carnet dont j'ai besoin, Nekkonezumi louche très joliment dans sa tasse de Ceylan, ces mômes de 11 ans cuisinent mieux que moi, je dois absolument retourner chercher la jolie tasse à pois multicolores, la porte coulissante de chez Hugo Boss reste obstinément fermée devant nous comme si elle devinait qu'on n'a aucune intention d'acheter quoi que ce soit à l'intérieur, vingt personnes au moins attendent sous la pluie devant chez Bapz, "Ah on était justement en train de vous mettre un mot sur Facebook" s'exclament les deux serveuses de chez Tata Bidule en me voyant entrer, j'aurais dû commander un bagel végétarien, la pomponette familiale fait un vol plané et répand tous ses grains de sucre dans le hall de la Fnac, pitié que quelqu'un explique à Muriel Robin qu'ELLE NE SAIT PAS CHANTER, l'écharpe à largeur variable c'est un concept, occupons-nous agréablement en attendant que la salle de bain soit à la bonne température, un apéro improvisé avec le reste du champagne de Noël et des Tuc saveur chorizo, oui Maman nous connaissons déjà le coupable dans "The Bletchley Circle", Chouchou ton sweat à capuche sècherait mieux si tu allumais le radiateur sur lequel tu l'as posé, l'avantage de ne presque plus faire de shopping c'est que je suis sûre d'arriver à fermer la valise au retour, pourvu que la Polo plus vieille qu'Attila ne rende pas son dernier soupir avant l'aéroport!

jeudi 8 août 2013

L'été en pente amère




Demain, je pars passer une dizaine de jours chez ma mère avec Chouchou. Ca me remplit d'enthousiasme à peu près autant que la perspective qu'on m'enfonce des esquilles de bambou sous les ongles avant d'y mettre le feu. 

Je me souviens des premières vacances que Chouchou et moi avons passées à Toulouse. L'été comme à Noël, c'était des semaines formidables où on profitait de ma famille, de la Ville Rose, et où on faisait des tas de trucs fun. Je les attendais avec impatience, et au moment de rentrer, j'écrasais toujours une larmichette.

Puis mon père est tombé malade, et les séjours là-bas sont devenus de plus en plus pénibles. Maintenant qu'il est mort... je me sens totalement déconnectée de ma soeur, je n'arrive pas à parler à ma mère plus de deux minutes sans avoir des palpitations cardiaques, et je déteste cette maison que je n'aimais déjà pas beaucoup avant. 

Dernière nouveauté en date, ma mère - qui passe son temps à se goinfrer de sucreries - s'est mis en tête que mon nouveau mode d'alimentation n'était pas sain, que c'était idiot de ne pas manger de viande, que les féculents bruns étaient dégueulasses et qu'elle se faisait beaucoup de souci pour ma santé. Je sens que les repas vont être de grands moments. 

Je ne veux pas y aller, et je culpabilise de ne pas vouloir y aller. La majeure partie de l'année, je suis quand même bien protégée par les plus de 1000 kilomètres de distance entre ma mère et moi. Donc, il est normal que je fasse un effort pendant les vacances. Et je vais le faire, hein. Mais j'ai le ventre noué et envie de m'enfuir à l'autre bout du monde. 

Comme je préfère ne pas partir avec l'idée que ce sera forcément un enfer - vu que c'est le meilleur moyen pour que ça en devienne effectivement un -, je cherche ce que je pourrais faire pour m'occuper de façon agréable pendant mon séjour. Dans ma valise, j'ai plusieurs romans dont je suis raisonnablement certaine qu'ils vont me plaire: le dernier Neil Gaiman, le troisième récit autobiographique de Marlena de Blasi, "Emily" de Stewart O'Nan. J'ai également emporté de quoi crocheter un col en dentelle, et peut-être un collier. Un dîner d'auteurs et de traducteurs se profile à l'horizon pour le 15 août. Chouchou et moi avons l'intention de tester le brunch d'un pub irlandais recommandé par Nekkonezumi (hélas absente en ce moment). Il y aura aussi, sûrement, un peu de geocaching en ville, des glaces chez Octave et des baignades dans la piscine avec mes neveux. Un ciné en famille, peut-être. Et si je trouve le courage de m'y mettre, je pourrai enfin remanier le layout du blog. 

De l'agitation qui aura du mal à masquer le vide. 

Mon père aimait beaucoup la chanson "Mistral gagnant" de Renaud qui se termine par ces mots: "Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie et l'aimer même si, le temps est assassin et emporte avec lui les rires des enfants". Les rires des enfants que je n'ai pas et que j'ai détesté être, je m'en fous pas mal. Les sifflements des pères en bonne santé, par contre, me manquent affreusement. Je sais bien qu'il faut faire son deuil des choses qui ne sont plus, inventer des façons de combler les gouffres ou de vivre avec le mieux possible. Mais c'est un long chemin sur lequel je n'ai pas l'impression d'avoir beaucoup avancé depuis octobre dernier. 

samedi 1 décembre 2012

Un mois sabbatique


Après ma discussion de mercredi avec Isa, une folle idée a germé dans mon esprit. Et si je me ménageais tout un mois de vacances le plus vite possible? Pas pour partir en voyage, mais pour faire le point. Retrouver mes marques après le décès de mon père. M'occuper de toutes ces choses que je remets sans cesse à plus tard: refaire le design du blog, m'initier à quelques fonctions basiques de Photoshop, revendre sur eBay tous les trucs de marque inutilisés qui encombrent mes placards, intégrer un peu d'activité physique à ma routine quotidienne... Surtout, prendre le temps de déterminer quelle direction je veux donner à ma vie à partir de maintenant. 

J'ai des trads "urgentes" à rendre jusqu'à fin janvier, mais à partir de début février, tout est repoussable d'au moins 4 semaines. Donc, niveau boulot, ça me paraît gérable. Niveau sous, ça craint davantage, notamment parce qu'il est possible que je doive me faire opérer et rester en incapacité de travail pendant plusieurs semaines dans le courant du 2ème semestre. Or, un indépendant malade est un indépendant fauché (mais qui doit quand même continuer à payer ses factures et à se nourrir un minimum). Cela dit, un éditeur me rachète début mars trois vieilles traductions, et le forfait de droits d'auteur compensera à peu près ce que j'aurais gagné en février. Je ne sais pas trop. J'imagine que ce serait jouable en faisant vraiment très attention à mes dépenses. Et si ça m'obligeait à adopter pour de bon un train de vie un peu plus frugal, ça serait même assez positif. 

Pourtant, j'hésite. Ne pas bourrer mon emploi du temps professionnel jusqu'à la gueule me paraît quasiment anathème. Depuis 18 ans que je fais ce boulot, j'ai toujours sauté sur toutes les trads qu'on me proposait de crainte que la source se tarisse en cas de refus. Et puis l'édition va mal: ne serait-ce pas plutôt le moment de bosser autant que possible et de faire des économies au cas où? Mais peut-être aussi que j'angoisse pour rien. Vu le rythme que je soutiens d'habitude, personne ne verra que je prends 4 semaines de congés, surtout si je rattrape un peu en mars et en avril. Et je n'ai pas encore eu à souffrir de la crise, sans doute parce que je bosse sur des séries dont la publication continue au même rythme pour l'instant. 

Ca ne veut malheureusement pas dire que ça ne changera pas dans un futur proche. Mais si ça doit changer, si je dois me reconvertir ou trouver une activité complémentaire, pas sûr qu'un mois de boulot en plus ou en moins fasse une grosse différence. Et puis c'est souvent de l'inactivité que jaillissent les meilleures idées, dans le silence intérieur que germent les projets les plus audacieux. Quand on a la tête dans le guidon comme moi depuis quelque temps, on ne voit pas les opportunités, on n'a pas les mains libres pour les saisir et pas le cerveau disponible pour en créer. Oui, je crois que j'ai réussi à me convaincre toute seule et que je vais le prendre, ce mois sabbatique...

dimanche 15 juillet 2012

Un jour, vingt ans



Récemment, j'ai eu l'occasion de voir le film tiré du roman de David Nicholls "Un jour", dans lequel on suit une fille et un garçon pendant 20 ans à travers ce qu'ils font chaque 15 juillet - à la date-anniversaire de leur rencontre. Et j'ai eu envie de me livrer au même exercice à travers mes propres carnets. J'aurais pu choisir une autre date, plus significative pour moi, mais je trouvais justement ça bien qu'elle ne corresponde à rien de spécial dans ma vie.

J'ai envisagé un instant de commencer avec mes journaux intimes, vers la fin des années 70. Le problème, c'est que je n'écrivais pas tous les jours et que de plus, vers l'adolescence, il y a des choses sacrément intimes là-dedans. Or, même si ça ne saute pas aux yeux de prime abord, mon exhibitionnisme affectif a ses limites. Je me suis dit que 20 ans en arrière, c'était bien. D'autant que si j'ai continué (de manière plus ou moins sporadique) à tenir un journal intime sur papier jusqu'en l'an 2001, à partir de 1991, j'ai pris l'habitude de noter mes activités sur un agenda. Vous aurez donc droit à la version expurgée de mes frasques! 

De 1991 à 1996: recharges d'agenda Memonizer en 11x17


Le 15 juillet 1991, je venais de finir mes études à Sup de Co Toulouse (spécialisation: Gestion de Produits de Grande Consommation), et je préparais le FSO chez un personnage dont j'ignorais encore combien il était douteux... Cette année-là, je me suis payée une petite aventure avec un Anglais à longs cheveux blonds et yeux bleus, et j'y ai laissé les genoux d'un jean sur le carrelage de la salle de bain commune du fort Faron. Oh well.


Le 15 juillet 1992, je cherchais du boulot après un ou deux premiers jobs hautement insatisfaisants, et j'avais des goûts de chiottes en matière de cinéma. Je pratiquais toujours assidûment le jeu de rôles et venais de faire la connaissance de la bande d'Aix-en-Provence. Accessoirement, je commençais à utiliser des petits dessins pour symboliser mes ébats sexuels.


Le 15 juillet 1993, je passais ma journée de repos hebdomadaire à Aix, mais bossais depuis quelques temps au Toys'R'Us de Monpatelin - boulot que je haïssais et qui devait m'envoyer à Nantes à la fin de l'été, pour mon plus grand désarroi.


Le 15 juillet 1994, j'étais mariée depuis 11 jours; je faisais un pseudo-stage de commerce international à la boutique de JdR de Nantes, et je me fâchais avec O&L. C'est cet été-là que j'ai commencé à faire de la traduction professionnellement, pour Hexagonal qui distribuait la gamme White Wolf en France.


Le 15 juillet 1995, je traduisais la seconde (ou la troisième?) édition du Dungeon Master Guide. C'était l'époque où je bossais 6 jours par semaine, 51 semaines par an. Pas facile de gagner sa vie en free lance quand on débute...



Le 15 juillet 1996, je n'ai aucune idée de ce que je traduisais: un bouquin dont le titre commençait par un M. J'avais depuis quelques mois fait la connaissance de JC et, par l'intermédiaire de sa société Arena, lâché le JdR pour passer aux romans tirés de JdR. Même si rien ne l'indique dans ces pages, mon mariage commençait un peu à sentir le gaz.

1997: rien (pour moi)
Je n'ai pris conscience de l'absence d'un agenda cette année-là qu'en fouillant mes archives pour rédiger ce billet. En réfléchissant bien, je n'ai pas le souvenir d'en avoir tenu un. Ca a été une année difficile, celle où j'ai divorcé et où je suis partie cuver ma déprime dans un bled paumé en Pennsylvanie. Même au fond du trou, je regrette de n'avoir pas pris le temps de documenter cette période de ma vie... 

Par contre, et de manière assez curieuse, je possède quand même un agenda rempli pour cette année-là: celui de mon grand-père, que j'ai récupéré après sa mort. C'est un document très précieux pour moi, et une des premières choses que je sauverais si ma maison brûlait. J'aime regarder sa belle écriture d'ex-prof de français, lire ses observations sur la météo du Puy-en-Velay, sur ses récoltes potagères ou sur ses vieux amis, ponctuées ça et là d'une attaque en règle (et en majuscules) contre l'Eglise!



De 1998 à 2003: agendas du Disque-Monde, tous plus merveilleusement drôles les uns que les autres. J'ai beaucoup regretté que la série ne continue pas (même si elle fera un retour exceptionnel en 2008).


Le 15 juillet 1998, j'étais rentrée à Monpatelin, je sortais avec Etre Exquis et je faisais du bénévolat chez les Petits Frères des Pauvres. A un moment donné, aussi, je me suis retrouvée à regarder la finale de jeséplukoi, un match de foot que la France a gagné 3-0 contre le Brésil.


Le 15 juillet 1999, nous ne saurons pas ce que je faisais car dans un accès de cruchitude aiguë, j'ai photographié la page du 15 juin de cette année-là. Où, apparemment, je n'ai rien fait qui mérite d'être mentionné. Par contre, derrière la photo du repas de fin d'année de mon cours d'aïkido (auquel l'Homme assistait avec sa future femme, qu'il avait déjà trompée avec moi une fois), à la date du 18 et du 19, il y a le mariage de Soeur Cadette.


Le 15 juillet 2000, j'étais donc en pleine liaison clandestine avec l'Homme qui m'envoyait des textos romantico-sexy que je notais en majuscules, sans toutefois se décider à quitter sa femme. A la page suivante, un de ces textos dit: JE VEUX ETRE GRAND-PERE AVEC TOI. I'm sorry, have we met??? Les petits coeurs à l'envers, qui symbolisent astucieusement (ou pas...) une paire de fesses, indiquent le nombre de jours où nous nous étions envoyés en l'air depuis novembre de l'année précédente. Une bonne petite moyenne, comme on peut le constater.


Le 15 juillet 2001, Attila venait de naître. La femme de l'Homme avait fini par le quitter d'elle-même et nous commencions juste à nous afficher publiquement dans les stages d'aïkido. Et oui, je suivais assidûment Loft Story. Nobody's perfect.


Le 15 juillet 2002, l'Homme et moi étions partis en Toscane à moto. C'est la semaine où il y a eu des inondations historiques dans le nord de l'Italie. Des vacances très inspirées - et mouillées, trèèèès mouillées. J'ai détesté Florence mais adoré Sienne, la campagne toscane et surtout la bouffe italienne juste sublime.


Le 15 juillet 2003, JC m'annonce le dépôt de bilan d'Arena. Je continuerai à travailler pour nos anciens clients, mais en direct désormais. Je gagnerai, du coup, beaucoup mieux ma vie mais regretterai toujours le travail d'équipe que nous faisions avec lui, sa soeur Zorro et quelques autres. Ce week-end-là, nous montons dans ma famille lyonnaise avec l'Homme qui a un stage dans le coin. J'ai arrêté l'aïkido depuis un moment, ne supportant pas bien de recevoir sur le tatami des ordres du type avec qui je vis.

2004: agenda Days de Susan Branch, une illustratrice américaine dont j'aimais beaucoup les dessins naïfs à l'époque


Le 15 juillet 2004, l'Homme et moi sommes en vacances à Canari, un petit village du cap corse où des amis à lui possèdent une maison. J'adore les amis en question, mais le plan plage ou balade en moto sur des routes avec tellement de virages qu'on fait maximum du 25 km/heure, bof. Je bloogue depuis le mois d'avril, mais pas encore assez assidûment pour qu'internet me manque pendant ce séjour.

2005: agenda New York 


Le 15 juillet 2005, je n'ai rien foutu d'assez important pour détrôner la photo de "Charlie et la chocolaterie", que je n'ai pourtant qu'assez moyennement apprécié. J'étais en pleine traduction à la chaîne des romans inspirés de "Buffy contre les vampires"; je crois que j'ai bien dû m'en taper une quarantaine en tout... Au mois d'août cette année-là, j'ai fait mon premier voyage de touriste dans l'ouest américain avec les VIP.

2006: agenda Oxford à couverture en plastique fuchsia


Le 15 juillet 2006, l'Homme et moi étions séparés depuis 3 mois (mais je ne m'étais pas encore rendu compte qu'il me trompait depuis le début de l'année). Je venais de renouer avec Captain, et j'étais allée le voir à Nantes. Dès l'instant où je l'avais aperçu à l'aéroport, j'avais su que ça ne collerait pas. J'ai quand même essayé, et renoncé quand il est à son tour venu me rendre visite au mois d'août. En octobre, j'ai rencontré Chouchou que je connaissais online depuis plus de deux ans et lui aussi célibataire depuis peu. C'était aussi le dernier été que mes parents passaient à Monpatelin avant d'aller s'installer à Toulouse pour la naissance de Cahouète. 

2007: agenda Paperblanks, mon plus grand à ce jour. Son rabat magnétique n'est pas pratique du tout vu que j'ai collé des tas de trucs à l'intérieur...


Le 15 juillet 2007, Chouchou et moi dépensions beaucoup de sous en billets d'avion Bruxelles-Monpatelin et vice-versa. Nous avions déjà nos habitudes au Comptoir Florian et au IIème Elément. Je crois qu'il a fait beau cet été-là en Belgique. 

2008: agenda du Disque-Monde (le retour, donc)


Le 15 juillet 2008, Chouchou et moi passions de chouettes vacances à Toulouse. La veille, nous avions vu le sublime feu d'artifice de Carcassonne.

2009: agenda Bookbinders


Le 15 juillet 2009, c'est en train que je fais Monpatelin-Bruxelles. Résistants aux sirènes du téléchargement, Chouchou et moi attendons que les séries télé que nous aimons sortent en DV pour les regarder: cet été-là, c'est la saison 4 de How I met your mother qui occupe nos soirées.

2010: agenda Pénélope Bagieu, dédicacé sur la page de garde


Le 15 juillet 2010, la Belgique subit une canicule qui nous a forcés à acheter un ventilateur quelques jours plus tôt. (Inutile de préciser que depuis le 20 juillet 2010, le ventilateur en question prend la poussière en haut d'un meuble, et que les accessoires indispensables de l'été depuis lors ont plutôt pour nom "couette double épaisseur" et "pulls en cachemire".) Mon père est déjà malade mais, à cause du ralentissement des services hospitaliers pendant les grandes vacances, nous ne l'apprendrons qu'en septembre, la semaine après qu'il ait enterré sa mère.

2011: agenda Margaux Motin




Le 15 juillet 2011, Chouchou et moi sommes de nouveau en vacances à Toulouse. Nous suivons une thérapie conjugale depuis peu et ce n'est pas la joie entre nous. Chez mes parents où nous logeons et où il n'y a pas grand-chose à faire, je confectionne des zombies en feutrine. 

2012: agenda Moleskine Pacman. Pour toute la première fois tou-toute premières fois, j'ai choisi un agenda avec une page par jour plutôt qu'une double page par semaine, parce que j'avais envie de pouvoir y écrire plus de choses. Je comptais aussi dessiner un peu dessus, mais c'est resté au stade de l'intention pieuse (le papier très fin n'est de toute façon pas idéal pour ça). Par contre, je ne vous montrerai pas ce que j'y ai marqué aujourd'hui, pas même par un edit demain matin: si j'avais l'intention de le faire, ça orienterait le ton et la teneur de mes notes...


jeudi 17 mai 2012

Retour de vacances


Nous avons quitté la Bretagne sous un ciel moutonnant, en mangeant des chips violettes au léger goût de brûlé et des salades garnies de tomates cerise dans lesquelles la fourchette en plastique refusait de piquer. Dans le coffre de notre voiture, nous emportions des tonnes de bouquins et de petits cadeaux, des montagnes de palets et de galettes au beurre, une rivière de caramel au beurre salé, une bouteille de merveilleux cidre Val de Rance, une nuée de jolies cartes postales, une demi-douzaine des magnets les plus touristiques que nous avions pu trouver et un nouveau record de geocaching.

Nous nous sommes relayés au volant, et c'est ENCORE moi qui me suis tapé le contournement merdique de Rouen. Pendant que Chouchou conduisait, j'ai lu un roman pas terrible acheté sur un coup de tête à la Fnac de Nantes. Nous n'avons pas écouté le dernier double album d'Etienne Daho que j'avais encore oublié de télécharger sur Amazon. Au lieu de ça, nous avons passé notre temps à contredire Catherine-notre-GPS, cette folle qui voulait nous faire passer par Paris, et à la singer en ânonnant "Recalcul" chaque fois que nous ignorions ses instructions. Tout le long du trajet, nous avons prié pour que la météo se maintienne jusqu'à Bruxelles, et nous avons été exaucés. 

J'aime les retours de vacances presque autant que les départs. Répéter en boucle: "C'était drôlement bien, hein?". Evoquer les meilleurs moments des derniers jours. Commencer mentalement à défaire les valises et chercher une place pour chaque nouveau trésor. Se dire qu'il faudra faire une lessive le lendemain, et puis des courses pour remplir le frigo. Essayer de ne pas penser qu'il faudra aussi faire les comptes et que ça risque d'être douloureux vu que - ô surprise - on a une nouvelle fois explosé le budget prévisionnel. Ne pas détester l'idée de reprendre la routine des semaines de boulot... et de commencer à préparer les prochaines vacances. 

lundi 16 janvier 2012

Brèves du week-end


Deuxième fois que je sors de mon cours de yoga avec la hanche droite à moitié bloquée (alors que je ne force pas du tout dans les postures) et l'impression d'avoir 92 ans. Il faut vraiment que je me décide à prendre rendez-vous chez l'ostéopathe de Chouchou, mais j'ai tellement de boulot ce mois-ci...

J'ai dit que je n'achetais rien pendant les soldes cette année. Je ne me suis jamais engagée à ne pas pousser les autres au crime. En même temps, ça fait des mois que Chouchou veut une nouvelle tenue de sport mais qu'il trouve trop chères les seules qui lui plaisent, chez Rituals. Alors, à -50%, ça aurait été bête qu'il passe à côté, non? Surtout que ce bleu lui va très bien et que le bas lui moule l'entrejambe d'une façon, euh, intéressante.

Impossible de trouver, chez Art Shop, des cadres pour les 3 dessins que je voudrais accrocher au mur de notre pièce à vivre: une sérigraphie représentant des poulpes steampunk amoureux, le bonhomme de neige Georges-Arthur offert par Chouchou et un minuscule original d'Anne Montel. Je n'ai aucune envie de devoir les faire fabriquer sur mesure. Ce sera donc ma nouvelle quête de l'hiver.




Le P.H.A.T. ayant définitivement été validé comme un bon endroit où bruncher à Bruxelles, notre mission consistera à tester dans les mois à venir les restos suivants: Houtsiplou, Delecta, Le Salon, Les Fils à Maman, ainsi que L'Amour Fou et Portrait de Famille où il nous arrive parfois de dîner, mais où nous ne sommes jamais allés un dimanche matin.

Hier, nous avons cherché et découvert notre première géocache de l'année: taille 2, difficulté 3, terrain 2. Située au fond d'un trou peu engageant dans le Bois de la Cambre, elle nous aura donné un peu de fil à retordre car le sol boueux et couvert de feuilles mortes était assez glissant pour faire craindre une mauvaise chute. Mais nous avons été récompensés par une boîte contenant quelques menus trésors, ce qui est toujours plus agréable que les micros où il y a juste assez de place pour un logbook. Prochain arrêt géocaching: Gand samedi avec Philou!

Nos vacances islandaises sont réservées. Nous partons la deuxième semaine de juin, avec des vols directs Bruxelles-Reykjavik sur Scandinavian Airlines pour un peu moins de 250€ par personne l'aller-retour. Les hôtels design étant super chers, nous avons réservé au Kex Hostel, une sorte d'auberge de jeunesse améliorée et pleine de caractère (mais nous avons pris une chambre; pas question pour moi de loger en dortoir!). Pour le guide, j'ai mis ça dans mon panier Amazon. Coïncidence amusante: nous serons là-bas en même temps que la Princesse et son Consort. Nous avons déjà rendez-vous dans un burger joint local pour dîner un soir. Pourquoi se voir à Bruxelles alors que Reykjavik est tellement plus exotique?

Moins fun, un débit frauduleux (sur le site Lovefilm.com dont je n'avais même jamais entendu parler jusqu'ici) est apparu sur mes en-cours de carte Visa du mois. J'avais eu un souci avec un paiement sécurisé sur le site de la Fnac en décembre, mais je ne m'attendais pas à ce que ça ressorte aussi longtemps après. Bref, je ne suis pas inquiète sur le fait que je récupèrerai mes sous: j'ai déjà testé mon assurance il y a une dizaine d'années suite à une agression devant un DAB, et elle fonctionne bien. Par contre, faire annuler ma carte actuelle alors que j'ai des achats en cours dessus, et attendre la nouvelle pendant peut-être plusieurs semaines, ça m'emmerde pas mal. Je vais voir si je peux, au moins, attendre que les billets d'avion aient été encaissés, et me faire livrer dans une agence lilloise accessible en une heure de voiture. La bonne nouvelle dans tout ça (technique du verre à moitié plein), c'est que je stresse très très peu alors que l'an dernier à la même époque, cette histoire m'aurait mise dans tous mes états. Yay me!

mardi 3 janvier 2012

Voilà, c'est finiiiiii


Les vacances terminées, il a fallu songer à rentrer. Même si Chouchou ne reprenait le boulot qu'aujourd'hui, je préférais disposer d'une journée complète pour remettre la maison en marche: vider les valises, ranger les nouveaux Georges-Arthur,, remplir le frigo, aller chercher Scarlett chez sa gardienne... Nous avons donc pris la route dimanche matin à 10h30, un peu plus tard que prévu car nous n'avions pas entendu le réveil réglé pour sonner à 8h30. En nous relayant toutes les deux heures pour conduire, le voyage n'a pas été trop pénible malgré la pluie et la nuit tombée dès 17h30, pendant que nous contournions Paris au ralenti pour cause de périph encombré. Bien sûr, je n'ai pas pu lire comme je l'aurais fait dans le train; je me suis contentée de crocheter un peu. Pour le reste, nous avons écouté de la musique (des vieux Muse et deux nouveaux albums dont je vous parlerai très bientôt) et tenté de déchiffrer les messages cryptiques de notre GPS Catherine ("Mais pourquoi veut-elle nous faire aller vers Blois plutôt que vers Paris?").

Nous sommes arrivés à Bruxelles vers 20h30, et avec à peine une pomme et un sandwich dans l'estomac depuis le matin, nous nous réjouissions d'avance de nous faire le premier Mamma Roma de l'année. Las! Probablement soudoyés par Gianluca, nos Italiens préférés avaient fermé jusqu'au 4. Notre frigo étant encore plus vide que mon compte en banque, j'ai dû improviser un consommé avec les lentilles corail rapportées de Toulouse et quelques tomates séchées qui traînaient dans un placard. Pour la température polaire qui régnait dans l'appartement, en revanche, je n'ai pu que m'armer de patience et attendre que les radiateurs la ramènent à un niveau vivable. Dans un élan d'extrême bonne volonté, j'ai même vidé immédiatement les valises. Voilà, nous étions prêts à attaquer la rentrée... avec une grosse grippe virale pour Chouchou, et modération comme convenu pour votre serviteuse.