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lundi 27 avril 2009

Ce que nous n'avons pas fait à Amsterdam

- Arriver à une heure décente vendredi soir.
Notre train avait cinquante minutes de retard, ce qui nous a fait débarquer à Amsterdam Central vers 23h30 - alors que la propriétaire du mini-hôtel où nous logions n'habite pas sur place et n'assure normalement l'accueil que jusqu'à 22h. Le tram que nous avions eu tant de mal à trouver a ignoré nos coups frénétiques sur sa porte vitrée et démarré sous notre nez. Finalement, nous avons dû prendre un taxi. Qui nous a facturé 15€ une course de 2 km, a roulé comme un dingue dans les petites rues à sens unique entre les canaux et manifesté la plus mauvaise foi du monde en prétendant que s'il ne trouvait pas, c'est parce que nous lui avions fourni un mauvais numéro. Cela dit, je me suis aperçue le lendemain que je m'étais trompée de rue en situant notre hôtel sur le plan. Si nous y avions été en tram comme prévu, nous serions peut-être toujours en train de tourner dans le quartier des 9 rues.

- Louer un vélo.
J'abhorre ce moyen de déplacement. Même sur terrain plat. Et puis honnêtement, passer ma vie à attacher et détacher un antivol, bof. En plus, les cyclistes amstellodamois roulent comme des malades, sans casque de surcroît, et j'aurais vraiment eu la trouille de me lancer dans la circulation des bagnoles, des bus et surtout des trams qui sillonnent la ville à la vitesse du Shinkansen (dirait-on). Le centre d'Amsterdam est suffisamment petit pour qu'on puisse l'explorer à pied. D'autant que ça nous aura permis d'éliminer une partie de nos agapes et surtout de profiter de nos mains libres pour prendre des centaines de photos.

- Commander une table de riz dans un resto indonésien.
Je sais, c'est *le*truc à ne pas rater niveau bouffe à Amsterdam. Mais les deux matins, nous avons fait un brunch délicieux et si copieux que nous avons ensuite pu nous passer de déjeuner; et samedi soir, comme il commençait à faire froid, que nous n'avions pas d'adresse précise et encore moins de réservation, nous avons choisi la solution de facilité en dînant au Hard Rock Café local où nous venions de faire quelques emplettes. (Note à moi-même: la prochaine fois, le miam-miam avant le shopping - ça nous permettra d'utiliser les bons de réduction que les serveurs apportent avec la note.)

- Aller regarder les filles en vitrine dans le Quartier Rouge.
Je l'avais déjà fait il y a dix ans, lors de mon premier séjour à Amsterdam avec Etre Exquis, et j'avais trouvé ça plus triste qu'excitant. Même Chouchou, pourtant toujours partant pour mater du nichon et de la fesse, n'était pas terriblement motivé. Et comme il nous aurait fallu retraverser la moitié de la ville à pied pour nous y rendre en sortant du Hard Rock Café, nous sommes sagement rentrés nous mettre au chaud à l'hôtel.

- Acheter des bulbes de tulipe.
Parce que pour ça, il aurait d'abord fallu en voir quelque part. Ce qui n'a pas été le cas. De toute façon, nous n'avons qu'un pseudo-balcon de trente centimètres de large, et les tulipes ne sont pas des fleurs gratifiantes à cultiver puisqu'elles ne poussent qu'une fois par an. Nous avons tout de même fait du shopping, le samedi matin dans le Jordaan (débauche de boutiques spécialisées uniques en leur genre, un vrai bonheur même quand on n'achète rien) et l'après-midi dans Kalverstraat (équivalent local de la rue Neuve, où l'on trouve donc les mêmes enseignes que dans n'importe quelle autre grande ville de l'hémisphère nord). Chouchou s'est dégoté un grand carnet d'aquarelle de la nouvelle collection Moleskine et un T-shirt Hard Rock Café à manches longues. Outre la moisson obligatoire de cartes postales et de magnets, j'ai rapporté quelques brols sympas pour la maison, une jolie jupe blanche Noa Noa, un gel douche citron-menthe De Tuinen, un pot de gommage au sel Lavande-Pomme Sabon, un Xème sweat zippé Hard Rock Café et une trousse en plastique rayée en vue de mon prochain séjour au Maroc.

- Fumer de l'herbe dans un café brun.
Chouchou ne fume pas. J'ai arrêté il y a trois ans. Je ne dis pas que je refuserais un petit joint une fois de temps en temps, mais pour moi, c'est un truc à faire peinard chez soi pendant une soirée entre amis. Et puis de toute façon, je n'ai jamais su rouler.

- Visiter le musée Van Gogh ou le Rijkmuseum.
Je suis réceptive à toutes les formes d'art, sauf la peinture à l'huile qui ne me parle pas du tout du tout. Chouchou aurait pourtant aimé aller au musée Van Gogh. Parce que c'était son anniversaire et que je voulais lui faire plaisir, je lui ai proposé dimanche matin de sacrifier une partie du programme prévu au profit de l'homme à l'oreille coupée. Il a décliné, moitié parce qu'il craignait de faire la queue pendant des heures sous la pluie, moitié parce qu'il avait confiance en moi quant au choix de nos activités. Je pense que l'expo Richard Avedon et la suée prise au Déco Sauna ne l'ont pas déçu.

samedi 2 août 2008

Monique

En octobre 2003, les filles débutaient leur deuxième tournée dans un casino de la ville voisine - l'établissement de jeux, pas le supermarché... Ca, c'est venu quelques années plus tard. Ce week-end là, l'Homme était parti en stage d'aïkido avec la Classe A, et je me retrouvais donc sans voiture. J'étais pourtant bien décidée à ne pas rater l'événement. Je ne sais plus où j'ai déniché le numéro de cette femme taxi indépendante à qui j'ai demandé de me conduire sur place. Par contre, je me souviens très bien qu'arrivée à 500 mètres de ma destination, j'ai réalisé que j'avais laissé mon billet sur la table de la salle à manger. Heureusement, nous avions encore le temps de faire demi-tour. Mais le temps que je sorte enfin de la voiture, le compteur affichait 75 euros - gloups. "Vous savez ce qu'on va faire? m'a dit la dame à qui j'avais précisé que je la rappellerais à la fin du concert pour le trajet retour. Tout à l'heure, je vous ramènerai chez vous gratuitement pour compenser." Et au terme d'une soirée qui, sans que je le sache alors, devait changer pas mal de choses dans ma vie, elle l'a fait. Touchée par sa gentillesse, j'ai précieusement gardé son numéro de portable en mémoire. Mais pendant des années, je n'ai plus eu besoin de taxi.

J'ai rappelé Monique en octobre dernier quand, après avoir vendu Twiggy, j'ai eu besoin d'un moyen de transport alternatif pour mes allers-retours mensuels à l'aéroport. Par chance, elle n'avait pas changé de numéro entre-temps, ni arrêté son activité. La première fois, elle s'est extasiée sur mes chats que je déménageais à Bruxelles. Inutile de dire que ça me l'a rendue encore plus sympathique. J'ai pris l'habitude de m'adresser systématiquement à elle pour mes courses en taxi. Par-dessus le doux ronronnement du moteur de sa Chrysler, elle me raconte sa vie d'une voix douce, bien assortie à son physique de quinqua blonde et gironde. Au fil des mois, j'ai suivi les ennuis de santé de son père, hospitalisé de janvier à avril puis renvoyé chez lui en piteux état. "C'est très dur pour Maman", me confiait-elle tristement la dernière fois que nous nous sommes vues. A Noël, elle m'a offert une boîte de délicieux macarons Lindt en affirmant avec un grand sourire: "Ca me fait plaisir". Désormais, lorsque nous nous quittons, elle me prend dans ses bras et me colle deux bises. J'apprécie beaucoup cette femme qui semble avoir eu une vie difficile et qui est pourtant d'une immense gentillesse.

Hier après-midi, j'ai dû me rendre en bus au centre commercial voisin. Entrée chez Carrefour pour y acheter deux bricoles que je ne trouve pas en Belgique (du Lipton orange/mandarine, de la cire à épiler Nair en pot), je me suis dit: "Tiens, et si j'en profitais pour prendre de quoi petit-déjeuner, puisqu'à cause de la chaleur j'ai eu la flemme de me traîner chez Champion ce matin ?" Je me suis rapidement trouvée plus chargée que prévu. Et je savais que l'arrêt du bus de retour se trouvait à un bon kilomètre de marche. Le courage m'a manqué. J'ai appelé Monique: "Bonjour, vous seriez libre pour passer me prendre dans une demi-heure et me ramener chez moi?". Elle était juste à côté chez un concessionnaire. Et elle devait aller chercher quelqu'un à l'aéroport, sur le chemin duquel se trouve mon domicile. Non seulement elle est passée me prendre, mais quand je lui ai demandé ce que je lui devais, elle m'a répondu: "Rien du tout. C'est cadeau. Pour vous remercier de votre fidélité." Je lui ai demandé si par hasard, elle aimait les Speculoos (j'en rapporte déjà pour un certain nombre de gens de mon entourage français). Mais non: Monique est comme moi, elle déteste la cannelle. J'en serai quitte pour retourner au Petit Sablon acheter des fraises au chocolat chez Godiva et prendre une boîte de coeurs à la framboise chez Whittamer.

lundi 29 octobre 2007

Checklist d'installation à Bruxelles

Me rapatrier rue M*** avec 40 kilos de bagages dont un chat pas franchement rassuré: check.
Faire une croix sur le câlin de bienvenue parce qu'il faudra se lever tôt le lendemain: check.
Dégoter une robe de chambre bien moelleuse et qui ne me donne pas l'air d'un bibendum: check.
Déjeuner en vitesse à l'Exki de la Porte de Namur et fourrer dans mon sac le yaourt bio pour lequel je n'ai plus d'appétit: check.
Faire un arrêt imprévu chez Six et dénicher une chaussette de portable avec des fraises dessus: check.
Avoir affaire à des vendeurs désagréables chez Vanden Borre et manquer se faire confisquer sa carte Visa pour rien: check.
Trouver un arbre à chat rouge pas cher du tout chez Tom & Co: check.
Faire le plein de boîtes rigolotes signées Valérie Nylin chez Z'Art: check.
Constater qu'on a bien carburé et que comme il n'est pas trop tard, on peut aller faire un tour en ville: check.
Vouloir comparer les prix de Sterling Books et d'Amazon mais ne pas trouver les bouquins dont on a noté les prix à titre de référence: check.
Fouiller un peu les rayons de Brüsel et repartir avec le tome 2 de "Moi je" d'Aude Picault: check.
Rater le 71 d'un cheveu et devoir attendre le suivant longtemps dans le froid: check.
Faire des courses chez Delhaize à la plus mauvaise heure possible, celle où les files d'attente aux caisses s'étirent sur la moitié de la longueur du magasin: check.
Fêter mon arrivée avec un risotto aux pleurottes amoureusement préparé par Hawk: check.
Re-faire une croix sur le câlin du samedi soir parce que beaucoup trop crevés tous les deux: check.
Régler le réveil pour 7h30 le dimanche matin en se consolant à la pensée qu'on passe à l'heure d'hiver dans la nuit: check.
Etrenner le nouveau grille-pain Phillips pour les tartines du matin (Hawk: beurre allégé et confiture de cerise, moi: jambon de Paris et Leerdammer light): check.
Prendre le métro jusqu'à l'Ikea d'Anderlecht et attraper la nausée pendant le voyage: check.
Hésiter assez longuement dans le choix d'une table de salle à manger et d'une chaise de bureau: check.
Etre dépitée par la rupture de stock de l'étagère Babord: check.
Se consoler avec des donuts et un Pepsi tout en lorgnant sur l'infâme hot-dog de Hawk: check.
Manquer mourir de trouille dans la camionnette Taxi Vert qui n'a pas de ceintures de sécurité passager et dont le chauffeur enfreint le Code de la Route tous les 200m: check.
Se coltiner un plateau en bois massif de deux mètres sur un dans un escalier raide et étroit: check.
Constater que même si on maîtrise à donf le montage de meubles Ikea, ça prend toujours plus de temps que les "5 minutes" optimistiquement prévues.
Décoller pour aller manger chez Sucré-Salé vers 15h: check.
Complimenter la serveuse blonde sur son diadème de princesse et oublier de lui demander où elle l'a acheté: check.
Se retenir de traiter d'insconsciente la femme de la table d'à côté qui dit que si son chien est en bonne santé, c'est parce qu'il mange exactement la même chose qu'elle: check.
Se repasser avec Hawk un monstrueux bol de soupe aux épinards et au chèvre frais parce que la table est trop large et nous trop maladroits pour manger dedans en même temps: check.
Descendre à pied jusqu'à Filigranes sur les boulevards déserts: check.
Pousser des cris de joie en découvrant toute une pile du "Gotham handbook" de Sophie Calle et Paul Auster sur lequel on désespérait de mettre la main un jour: check.
Dégoter avec peine une table libre dans un coin du café indoors et découvrir à la faveur de l'obscurité tombante la statuette joliment éclairée de la cour intérieure: check.
De retour à l'appartement, ranger mes fringues et autres affaires pendant que Hawk ramène à sa maman la valise qu'il lui avait empruntée: check.
Dîner modestement d'un bol de soupe bio au poulet thaï et de deux tranches de pain aux 7 céréales grillé: check.
Travailler côte à côte avec chacun son ordi portable sur notre belle grande table toute neuve: check.
Aller se coucher trop tard pour envisager une séance galipettes: check.
-> Résultat du week-end: appartement quasi-méconnaissable, mais au prix d'une libido un chouïa frustrée. Nous nous rattraperons cette semaine en testant la solidité de notre belle grande table toute neuve :)