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dimanche 9 septembre 2012

Il n'y a décidément plus moyen de ranger les gens dans des cases


Je vous ai déjà parlé de ma voisine Solange, respectable vieille dame ultra-catho et probablement un peu FN, qui à l'occasion me fait de surprenantes révélations fruitières
Tout à l'heure, je suis allée lui rendre ma visite habituelle. Entre les doléances rituelles sur sa femme de ménage qui n'en fout pas une et le récit des infiltrations qu'on lui fait pour soigner son mal au dos, Solange a pointé un doigt vers mon avant-bras gauche et m'a déclaré tranquillement:
- Le mois prochain, je me fais faire un truc comme vous!
J'ai pensé avoir mal compris.
- Un tatouage?
- Ben un dessin avec les aiguilles, là. 
- Un tatouage. 
Voyant mon air quelque peu surpris, elle a expliqué: 
- C'est mon anniversaire, et mes enfants m'ont demandé ce que je voulais. Alors comme j'ai déjà tout et que j'ai toujours eu envie de m'en faire faire un... 
- M-m-m-mais, OK, d'accord. Vous savez quand même que pour que ça rende bien, il faut que la peau soit, euh...
- Encore tendue, oui. C'est pour ça que je vais faire ça sur un mollet, pas là où c'est tout fripé, dit-elle gaiement en agitant le gras de son bras droit. 
Faiblement, j'ai tenté:
- Y'a aussi une question d'épaisseur... En vieillissant, la peau devient plus fine et l'encre prend moins bien.
- Oh, je vais avoir 86 ans: ça tiendra bien jusqu'à ce que je meure!
Vaincue, j'ai encore demandé, par pure curiosité:
- Et comme motif, vous savez ce que vous voulez? 
- Ben j'ai d'abord pensé au nom de mes petits-enfants, mais j'en ai 11 et 13 arrière-petits-enfants, ça ferait beaucoup! Alors, je vais juste faire un coeur percé d'une flèche avec marqué: "Je vous aime, Mamie". 
J'ai hâte de voir le résultat.


Photo empruntée ici

vendredi 24 juin 2011

Régis dans la peau (2)


Je ne me souviens pas d'avoir autant douillé pour mes deux tatouages précédents. D'accord, c'était il y a respectivement 15 et 12 ans, mais quand même, je doute que ma mémoire rosebonbonnise à ce point.

Le premier soir, j'avais affreusement mal au bras gauche; ça me brûlait et j'avais des élancements jusque dans l'épaule. Mais OK, je suis une mauviette, donc ça n'est pas nécessairement significatif. Avant de me coucher, je me suis emballée dans du cellophane, et j'ai bien fait: l'encre rouge a dégorgé pendant la nuit, un truc de malade. J'aurais flingué mes jolis draps.

Hier, comme je devais sortir, j'ai appliqué du Bépanthol plus une compresse, histoire de pouvoir porter des manches longues comme il sied en novembre. Mon bras me faisait encore un peu mal, surtout quand je me penchais en avant ou quand je marchais et qu'il était secoué. Pas de bol: le bureau de poste de la Porte de Namur fermant désormais à 17h au lieu de 18h, et comme je devais absolument renvoyer les contrats signés du tome 15 d'AB, j'ai marché avec mes babies à talons jusqu'au Delhaize de Flagey, puis jusqu'à la place Stéphanie pour aller au Serendip Spa. Je ne sais pas ce qui a le plus morflé de mon bras ou de mes pieds.

Au Serendip Spa, j'ai bu deux coupes de champagne, profité des 15% de réduc générale pour m'acheter d'avance une séance de réflexologie plantaire, un paquet de cours de yoga, une charlotte de douche fuchsia avec des étoiles blanches et un nettoyant à tout faire d'une marque organique dont je vous reparlerai quand je l'aurai testé. Puis Chouchou et moi sommes allés manger au Yamato.

Le temps de rentrer à la maison, la compresse avait adhéré à ma peau par endroits, et elle en a emporté de gros morceaux avec elle, laissant des taches de lymphe rouge qui m'ont un peu affolée. J'ai appelé Olivier pour lui expliquer mon problème. Il a bien rigolé. "Tu n'as pas enlevé de la peau, jusque de l'encre qui avait suinté et un peu séché. Nettoie à l'eau tiède et au savon PH neutre, puis remets du Bépanthol". Ouf.

Pour la deuxième nuit consécutive, j'ai donc emballé mon bras avant de me coucher. C'est d'un sexy, je vous raconte même pas. Et ce matin, il y avait à nouveau de l'encre rouge partout - à croire qu'Olivier m'en a injecté un litre sous la peau. J'espère que ça va bientôt s'arrêter, sinon je vais ENCORE être moche sur mes photos de vacances de ce week-end. (Oui, on peut être moche du bras gauche en plus d'avoir des mentons surnuméraires disgracieux.)

mercredi 22 juin 2011

Régis dans la peau


Aujourd'hui, j'avais rendez-vous à 18h pour me faire tatouer Régis à l'intérieur de l'avant-bras gauche. Olivier m'a montré ses dessins dans différentes tailles; le plus petit me semblait encore bien gros, mais apparemment, il fallait au moins ça pour qu'on voie les dents de Régis et qu'elles puissent être teintées en blanc. Bon.

Olivier a commencé par me poser sur le bras une sorte de décalcomanie réalisé à partir de son dessin, et qui lui servirait pour tracer les contours de Régis sans se tromper ou faire d'erreurs de proportions.


Puis il s'est mis à encrer. D'abord le contour en noir, avec une aiguille assez fine car je ne voulais pas que le trait soit épais. Comme pour tous mes tatouages (celui-ci est le 3ème), j'ai trouvé ça désagréable mais supportable. La douleur est hyper localisée et s'évapore instantanément au fur et à mesure que le pistolet se déplace.


Le contour une fois terminé, Olivier a pris un "peigne" de treize aiguilles alignées, afin de couvrir plus vite la surface importante à teinter en rouge. Bizarrement, j'ai trouvé que ça faisait un peu moins mal.


Sur la photo ci-dessus, on voit bien que la peau réagit au traumatisme des piqûres répétées en rougissant et en gonflant. Par ailleurs, le pistolet dépose autant, sinon plus d'encre en surface qu'à l'intérieur; le tatoueur doit donc essuyer régulièrement la zone pour continuer à voir ce qu'il fait.

Le rouge une fois terminé, je commençais à souffrir vraiment et j'avais hâte que ça se termine. Mais j'ai serré les dents car je voulais tout faire en une séance. Olivier a rajouté du blanc pour les dents et l'oeil de Régis, puis il a posé des ombres pour lui donner un peu plus de relief. Enfin, il a tracé les coutures de son oeil. A ce stade, je n'en pouvais vraiment plus; la séance durait depuis deux heures et j'avais hâte que ça s'arrête.


Ta-taaaaaam! Voilà Régis. Le résultat définitif ne se verra que dans quelques jours, le temps que ma peau absorbe bien l'encre et commence à cicatriser. En attendant, je dois éviter de m'exposer au soleil, de gratter la croûte même si ça me démange et de frotter mon tatouage (surtout contre des tissus synthétiques). Et je dois bien sûr l'enduire religieusement de Bépanthol trois fois par jour.

mardi 14 juin 2011

En bref...


- J'ai enfin pris rendez-vous pour me faire tatouer Régis, youhou! Premières photos le soir du 22 juin, si mon bras n'est pas trop rouge. Du coup, en cas de grand beau temps à Lausanne le dernier week-end du mois, je devrai me balader avec des manches longues ou un gros pansement. Heureusement que je n'ai pas (trop) peur du ridicule.

- Je suis sortie victorieuse du bras de fer qui m'opposait à un groupe Facebook au nom fort proche de celui de ce blog, et qui avait carrément piqué mon ancienne bannière pour s'en servir d'avatar. Réclamations massives de mes contacts + dépôt de plainte pour infraction à la propriété intellectuelle, et ça n'a pas traîné: 24h plus tard, Facebook avait retiré la photo litigieuse. Je ne suis pas toujours d'accord avec leurs façons de faire, mais sur ce coup-là, je dis chapeau et merci.

- Vous trouverez désormais, dans la colonne de gauche l'autre gauche (autrement dit: la droite), entre l'Agenda et les Archives, un lien "Ma PAL" qui vous conduira vers la liste de tous mes bouquins en attente de lecture. Le problème de ce système de page Blogger, c'est qu'on ne peut pas commenter dessus. Aussi, je me demande s'il ne serait pas mieux de faire un post bimestriel avec, par exemple, "Ma PAL au 1er juillet", "Ma PAL au 1er septembre", etc. Un avis?

- J'ai enfin réussi à trouver un des géniaux bouquins des éditions suisses Plonk & Replonk chez Cook & Book. Apparemment, Tropismes les diffuse aussi; je passerai peut-être voir s'ils ont les autres. Ou bien, je les chercherai pendant mon séjour à Lausanne, s'il reste de la place dans ma valise une fois que j'aurai terminé mes emplettes de produits Essence, de fromage et de chocolat.

Un cousin gris de Georges-Arthur, immortalisé par Plonk & Replonk

- Le swap avance cahin-caha; ce n'est pas toujours simple de "gérer" une vingtaine de filles aux goûts, aux habitudes et aux caractères très différents, mais ça m'apprend beaucoup de choses et ça me permet de découvrir quelques personnes vraiment intéressantes. Ma boîte à bottines d'homme pointure 43 est déjà bien pleine, et j'ai prévu encore plusieurs séances de shopping: ce samedi chez La Fiancée du Pirate avec Gabrielle, en Suisse à la fin du mois, à Paris début juillet. Si je continue comme ça, c'est un container qu'il va me falloir! Mais c'est si chouette de gâter quelqu'un d'autre et de lui faire découvrir des choses qu'on aime en espérant que ça lui plaira aussi...

mercredi 13 juin 2007

Pour une fois, la blonditude de la journee n'est pas de moi

La scene se passe dans l'apres-midi a Sedona, charmante petite ville touristique situee non loin du Grand Canyon, dans l'Arizona.
Vendeur blond peroxyde (a la vue d'Autre Moi): Ooooh, j'adore votre flamant rose!
Autre Moi: Gni?
Vendeur: Oui, votre tatouage.
Autre Moi: Ah. En fait, c'est un dodo.
Vendeur: Un dodo? Kezako?
Moi: Un oiseau originaire de l'ile de la Reunion, qui n'existe plus aujourd'hui.
Vendeur: Comment ca se fait?
Moi: Ben ils ne volaient plus parce qu'ils etaient trop gras et les gens du coin les ont tous attrapes pour les bouffer.
Vendeur: Affreux affreux affreux. Notez, je mange du poulet. Et donc votre amie en avait un?
Moi: Euh les dodos ont disparu depuis deux siecles. Je sais bien qu'elle fait un peu defraichie, mais quand meme.