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vendredi 23 décembre 2011

Vacances de Noël 2011, jour 1: glande éhontée à la maison


Au programme de jeudi:

- Lecture de "Trouville Palace". Parce qu'il a attrapé la scarlatine et que sa mère doit partir en déplacement professionnel, Maurice est expédié à Trouville, chez sa grand-tante Willa qui vit dans un ancien hôtel converti en résidence... J'aime toujours autant le style de Malika Ferdjoukh, mais même si l'argument de ce très petit roman jeunesse ne méritait pas d'être développé sur plus de 70 pages, je suis restée un peu sur ma faim. Je dirais que c'est un cadeau sympa à faire à un(e) pré-ado qui n'a pas la patience de lire des ouvrages plus longs.

- Coloration en châtain foncé, puis rédaction d'un post sur le produit utilisé. La salle de bain d'invités de mes parents est équipée d'un porte-serviettes chauffant qui m'inspire des pulsions sexuelles irrésistibles. En minuscule débardeur noir pour ne pas risquer de pourrir mes fringues, je me frotte lascivement contre lui pendant les 40 minutes de pose.

- Confection d'un crumble pommes-cannelle avec de délicieuses Chanteclair. Le dessert le plus facile du monde, idéal quand on veut improviser un goûter gourmand sans trop d'ingrédients ni de prise de tête. Au fond d'un plat en Pyrex, mettre trois grosses pommes coupées en petits morceaux. Saupoudrer généreusement de cannelle. Dans un saladier, travailler à la main 200g de farine, 100g de sucre et 100g de beurre salé (ou de beurre doux + 1 pincée de sel) jusqu'à obtenir un tas de "miettes". Répartir les miettes sur les fruits. Faire cuire 30 à 40 mn dans un four préchauffé à 180°.

- Montage de la boucle du swap littéraire. Comme je n'avais pas de post-it sous la main, j'ai taxé à ma mère 22 étiquettes autocollantes à cadeaux de Noël sur lesquelles j'ai noté le nom, l'âge, le pays de résidence et les goûts de chaque participant. Puis je me suis galérée une grosse demi-heure à former des petits bouts de chaîne (les associations les plus évidentes d'après moi) et à essayer de les raccorder entre eux. J'ai fini juste avant le dîner.

- Attente de Chouchou, parti de Bruxelles peu après 10h et arrivé à 22h après maintes péripéties qu'il raconte ici. J'étais toute contente de le retrouver, et presque plus contente encore qu'il se remette à bloguer.

- Visionnage de "MasterChef Junior". Franchement, je m'attendais à un truc naze, et j'ai adoré. Y'avait une gosse de 9 ans, une blondinette toute mignonne avec l'accent du sud, qui faisait la cuisine 9 fois mieux que moi. Le plan de travail lui arrivait sous le menton, et elle sortait le genre d'assiette qu'on aurait pu voir sur la table d'un très bon resto. Je voulais l'adopter et lui faire une chambre dans la cave pour qu'elle nous prépare le dîner tous les soirs, mais on m'a fait remarquer que ses parents ne seraient sans doute pas d'accord. Même en période de Noël, les gens ne pensent décidément qu'à eux.

samedi 19 mars 2011

Fantasy Tavern spéciale Bit-Lit

Le podcast est ici. Il dure un peu plus d'une heure. Si vous y jetez un coup d'oeil, soyez sympas, ne me faites pas remarquer que j'ai une tête de poisson-lune et la voix de Minnie Mouse sous hélium: je suis déjà au courant :-)
Dès demain, je vous raconte la rencontre entre Patricia, Kelley et leurs fans qui a eu lieu cet après-midi dans les nouveaux locaux d'Editeur Préféré.

vendredi 11 mars 2011

Comme un goût de cendres

La dernière fois que je suis restée devant la télé toute la journée, c'était le 11 septembre 2001. Mais ce matin, quand je me suis levée à 8h35 (chez mes parents, on se couche tôt et par conséquent je me réveille de même), la nouvelle venait juste de tomber: un tsunami était en train de ravager le Japon. Alors, au lieu de déjeuner très vite et de me mettre au boulot pour finir la relecture de mon petit bouquin de zombis avant midi, comme prévu, je me suis calée devant LCI.

Les mêmes images tournaient en boucle. Nappes de vase et de débris flottés qui engloutissaient irrésistiblement la zone côtière autour de Sendai, emportant voitures, bateaux et même bâtisses comme de vulgaires jouets d'enfants - un chaos auquel on aurait du mal à croire si on ne gardait pas en tête les images de l'Indonésie ravagée fin 2004. Et puis à Tokyo, la terre qui tremblait, les immeubles qui vacillaient mais ne s'écroulaient pas, les pancartes qui se balançaient follement, les livres qui s'écrasaient par terre dans une bibliothèque, les écrans d'ordinateur qui suivaient le même chemin dans un bureau, et les gens d'un calme étonnant, si bien préparés et si disciplinés. J'ai pensé que ça aurait pu être pire; qu'en France, les mouvements de panique auraient fait au moins autant de dégâts que l'eau et les secousses réunies.

J'ai quand même bouclé ma relecture, et puis ma déclaration de revenus avec. J'ai fini à 15h; j'aurais pu emprunter la voiture de mon père et aller me promener, mais une sorte de fascination morbide m'a retenue devant la télé. Le compte des victimes augmentait d'heure en heure; un incendie s'était déclaré dans une centrale nucléaire; le système de refroidissement de deux autres réacteurs était tombé en panne et on commençait à évacuer la population alentour. De l'autre côté de l'océan, heureusement, les côtes américaines ne recevaient que quelques vaguelettes un peu plus hautes que la moyenne.

Du coup, j'ai eu du mal à m'enthousiasmer ce soir pour le spectacle des Enfoirés. C'était pourtant la première fois que je pouvais le regarder depuis des années, et en bonne Bisounourse que je suis, je m'en réjouissais d'avance. Je sais qu'on fait de multiples reproches aux Restos du Coeur et aux artistes qui les représentent, mais j'ai choisi d'ignorer les rumeurs pour me concentrer sur le côté solidaire et festif de cet événement. Goldman déguisé en dragon et Kad Merad en Cthulhu, c'est quand même plutôt sympa, non?

...Mwi bon bof. Est-ce parce que j'ai dû supporter l'omniprésente Zaz dont le côté populo racoleur m'horripile, plus ma némésis musicale en la personne de Christophe Maé? Est-ce parce qu'il ne reste plus grand-monde que j'aime vraiment dans la troupe, hormis Goldman et Nolwenn Leroy? Est-ce parce que je me demandais combien avaient coûté tous ces costumes somptueux et ces beaux décors qui changeaient à chaque morceau? Est-ce parce que je trouve de plus en plus honteux qu'on ait encore besoin des Restos 25 ans après leur création? Ou est-ce tout simplement que le malheur qui frappait le Japon ternissait tout le reste à mes yeux? Ce soir, la fête avait comme un goût de cendres.

lundi 23 août 2010

Où est démontrée la totale inefficacité de mes pouvoirs de déduction

21h30. Chouchou et moi nous affalons sur le canapé de mon salon devant une maxi Parmiggiana, un litre et demi de Coca light et un rouleau d'essuie-tout. Histoire de nous occuper en mangeant, nous allumons la télé et zappons en quête d'une émission potable. A un moment, je vois passer une vidéo de Jean-Jacques Goldman fredonnant les paroles d'"Il suffirait qu'on s'aime" à Céline Dion. Oh, peut-être une émission qui lui est dédiée? "Chouchou, tu peux laisser ça, s'il te plaît?"
Nous enchaînons sur un clip de Patricia Kaas, "Il me dit que je suis belle", chanson également écrite par JJG. Mon flair légendaire ne m'a pas trompée. Euh, j'espère que ce n'est pas un hommage posthume et qu'il est toujours vivant?!?
Clip suivant: "Je t'aime" de Lara Fabian. Ah ben non, finalement, ça doit plutôt être une émission sur les chanteuses francophones à voix.
Clip suivant: "Zen" de Zazie. Ah ben non, finalement, ça doit juste être une émission sur les chanteuses francophones tout court.
Clip suivant: "Sensualité" d'Axelle Red. Mon hypothèse se tient. (Et c'est marrant de revoir AR avec une bouche d'aspect humain plutôt qu'un bec de canard.)
Clip suivant: "Tombé pour elle" de Pascal Obispo. Mayday, mayday, je ne comprends plus rien.
Clip suivant: "Savoir aimer" de Florent Pagny. Finalement, ça doit être une émission sur les gros succès de la chanson francophone dans les années 90.
Intervention suivante: Michel Field. Chouchou est mort de rire. "En fait, c'est une émission sur tous les gens qui ont tenu un micro dans les années 90".
...Au final, c'était une émission intitulée "La folie des années 90" qui retraçait les événements marquants de cette décennie. Ca m'a fait tout bizarre de constater que l'explosion des banlieues avait commencé dès 1990. Vingt ans déjà que ça dure, et toujours pas l'ombre d'un début de solution, au contraire: la situation ne fait qu'empirer... La liesse de la victoire française pendant la Coupe de Monde de Football en 1998 n'aura engendré qu'une fraternité de bien courte durée.

dimanche 23 mai 2010

Où je me désolidarise de plus en plus de mes compatriotes

C'est assez rare que je regarde les vidéos postées sur Facebook par mes amis à moins qu'elles montrent des chatons tout mougnoumougnoux. Mais Chouchou est plus curieux que moi. En début de soirée, il a cliqué sur ce lien permettant de voir le Sept à Huit consacré aux évadés fiscaux, notamment à ces millionnaires français qui se réfugient en Belgique pour échapper à l'ISF. Comme j'étais à côté, je n'ai pas pu m'empêcher d'entendre.

La gerbe.

Ca m'est souvent arrivé d'avoir honte d'être française. Les soirs d'élection présidentielle, par exemple. Ou pendant mon unique voyage organisé. Selon la vingtaine de gros beaufs qui composaient le reste du groupe, on ne voyait pas assez de sites touristiques... MAIS ils auraient voulu passer trois fois plus de temps sur chacun d'eux. Oh, et la nourriture n'était "pas comme à la maison" (entendu dans un resto du Chinatown de San Francisco tandis que l'ensemble de la tablée contemplait la nourriture - pourtant très bonne - d'un air soupçonneux). Si vous voulez manger comme à la maison, restez-y donc: ça vous coûtera moins cher et ça évitera d'aggraver la réputation d'arrogance et d'impolitesse des Français à l'étranger. Au final, ces blaireaux ont réussi à faire pleurer notre guide pendant le dîner d'adieu. Mortifiée, j'étais.

Mais là, je crois que c'est pire.

Déjà, j'ai un problème avec le concept d'évasion fiscale. Si tu as gagné ton fric dans un pays lambda, la moindre des choses, c'est de payer tes impôts dans le pays en question. Il a contribué à t'enrichir; tu te plies à ses règles et tu lui rends un peu de ce qu'il t'a donné. Un peu ou beaucoup, OK. Mais si tu payes beaucoup d'impôts, c'est que tu gagnes beaucoup-beaucoup de fric. Tu devrais te réjouir d'être un privilégié au lieu de pleurer que l'ISF va te coûter plusieurs millions d'euros. Quand tellement de gens luttent pour boucler leurs fins de mois, je trouve qu'il y a une vraie indécence à se barrer à l'étranger pour se soustraire à son devoir de solidarité et pouvoir se payer une villa à Saint-Barth, un jet privé ou que sais-je encore.

On peut toujours contester l'usage qui est fait de l'argent des impôts; on peut toujours penser que certaines personnes abusent des prestations sociales et ne font pas d'efforts pour s'en sortir par elles-mêmes; rien n'excuse le fait de jouer les Oncle Picsou, même avec de l'argent qu'on a acquis à la sueur de son front. D'abord, je ne connais pas tellement de métiers où on transpire qui permettent de devenir millionnaire, pas tellement d'occupations honnêtes grâce auxquelles on peut arriver par soi-même à ce genre de fortune. La plupart des évadés fiscaux ont hérité de leur argent ou l'ont acquis à la sueur du front des autres - à part peut-être certains artistes et sportifs de haut niveau. Et je ne veux pas minimiser le travail que ça représente d'être Johnny ou Nicolas Anelka, mais bon, c'est pas non plus les 3/8 sur une chaîne de montage. Ce sont des Français qui achètent leurs disques, leurs places de concert ou de match - une société dont ils veulent bien prendre mais à laquelle ils ne veulent rien donner en retour.

Donc déjà, l'évasion fiscale, je trouve ça inique. Mais aller en plus se plaindre, comme le font les personnes interviewées dans ce reportage, qu'on vit beaucoup moins bien à Bruxelles qu'à Paris et qu'on souffre du manque d'endroits où prendre un café sur le "zingue"... Franchement, y'a des coups de pied au cul qui se perdent. Si on veut vraiment les faire passer à la télé, ces gros cons, on pourrait pas plutôt les mettre dans "Vis ma vie de RMIste"?

dimanche 29 novembre 2009

N'oubliez pas...


Aujourd'hui, 17h20 sur PlugRTL.
Nous, on ne pourra pas voir l'émission car on n'a pas la télé.
Si jamais vous la regardez, venez nous dire ce que vous en avez pensé!

mercredi 11 novembre 2009

Armalite et Monsieur Tout-Le-Monde font leur show

Notre interview pour l'émission "Lifestyle" a été mise en boîte hier par l'avenante Françoise et sera diffusée le 29 novembre à 17h20 sur PlugRTL (le M6 local). Pour ceux qui ne capteraient pas la télé belge ou auraient autre chose à foutre ce jour-là, le résultat sera visible sur le site internet de la chaîne pendant la semaine suivante. Quant à nous, nous recevrons un DVD dont nous pourrons fièrement infliger le visionnage à tous ceux de nos parents et amis qui ne lisent pas (encore) notre blog. Joy and happiness for everybody, donc.

vendredi 6 novembre 2009

Après la radio...

Hier, j'ai été contactée pour participer à une émission de télé.
Non, pas pour parler du bouquin que je n'ai pas encore écrit.
Non, pas non plus pour chanter dans "Les 100 plus belles casseroles du siècle"; inutile de vous précipiter chez votre pharmacien pour faire un stock de boules Quiès.
En fait, il s'agit "juste" d'une émission sur les blogueurs. Et quand je dis "juste": oui, c'est de la fausse modestie; oui, je fais des bonds dans mon salon en lançant en l'air le poing de la victoire et en m'imaginant déjà inondée d'offres de voyages gratuits parce que je suis devenue en l'espace d'une heure une star de la blogosphère.
Je suis bonheur délirant, ne nous y trompons pas. En vérité, seules deux questions obscurcissent mon horizon radieux:
- Que met-on comme chaussures pour passer à la télé, et ne faudrait-il pas que j'en achète une nouvelle paire? (Chouchou me répond: "On ne verra pas tes pieds". Rabat-joie.)
- Sachant que nous ne sommes pas abonnés à la télédistribution, comment vais-je bien pouvoir faire pour me regarder?
...C'est tout pour le moment.

mercredi 20 février 2008

Pékin Express 3: La Route de Lima


Hier soir j'ai regardé Pékin Express - probablement le seul épisode de la saison 3 que je pourrai voir. Cette année, les candidats font "la route de Lima"; ils rallient le Brésil au Pérou via la Bolivie. L'étape numéro six était un peu particulière, puisqu'il s'agissait de l'épreuve traditionnelle du trek, soit une marche épuisante de deux jours dans un milieu hostile. Les années précédentes, où l'émission se déroulait en Europe de l'Est et en Asie, c'était un désert. Là, climat tropical oblige, il s'agissait d'un marécage: celui du Pantanal, situé au sud du Brésil. En plus de la fatigue physique (30 km en deux jours, ça n'a pas l'air si affreux, mais avec un paquetage de 30 kilos sur le dos et une bonne grosse chaleur humide, ça doit être l'enfer), les candidats devaient donc gérer la présence de nombreux caïmans, d'éventuels jaguars et de moustiques gros comme des chauve-souris. On voyait bien qu'ils en bavaient un max - pas au sens littéral, car je pense que les pauvres n'avaient plus de salive.

Pourtant je rêvais d'être à leur place. Alors que je ne suis absolument pas attirée par la culture et les paysages sud-américains. Alors que mon seul entraînement à la marche forcée et au portage de charges lourdes consiste en une journée de soldes bisannuelle. Alors que je déteste camper, ne pas manger à ma faim et être entourée d'insectes. Alors que si on m'avait lâchée dans le Pantanal dans les mêmes conditions, une heure plus tard j'étais assise par terre à pleurer que je voulais ma maman et à exiger un rapatriement sanitaire d'urgence avant qu'on doive m'amputer des deux jambes à cause de la gangrène provoquée par mes ampoules. Mais j'aime l'idée du dépaysement absolu, de faire des choses extrêmes ou totalement inédites, de se dépasser et de découvrir de quoi on est capable sorti de son environnement habituel.