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samedi 15 septembre 2018

[BRUXELLES] Strokar Inside





Jusqu'à cet été, face au Pêle-Mêle d'Ixelles, il y avait un Delhaize caverneux où je n'aimais pas faire mes courses parce qu'on n'y trouvait jamais ce qu'on cherchait. Mais récemment, le supermarché est parti s'installer un peu plus loin, et dans ses locaux vacants s'est installée une "foire urbaine du street art", à la fois galerie d'exposition, boutique et bar. Depuis le 6 septembre, on peut y admirer des dizaines de grandes fresques et d'installations réalisées par des artistes aux styles variés - certains proches de la peinture classique, d'autres purement de l'école des graffiti de rue. L'architecture du niveau supérieur (autrefois un parking) est particulièrement bien exploitée, et même les déchets ramassés dans la rampe d'accès ont servi à confectionner une oeuvre ironique sur la société de consommation. 

mardi 12 juin 2018

[GLASGOW] Une journée sur la Mural Trail





Glasgow n'est pas particulièrement belle; j'irais même jusqu'à dire que je l'ai trouvée encore plus moche que Cologne qui occupait depuis quelques mois le sommet de mon hit-parade personnel. Ses façades traditionnelles mal entretenues, couleur de rouille ou de suie, se mélangent à nombre d'immeubles modernes massifs et sans charme. De plus, en ce moment, le centre-ville est littéralement éventré par des travaux de construction ou de rénovation des chaussées. Autant dire que les photos un peu jolies se méritent.

samedi 18 mars 2017

[LISBONNE] Street art et librairie délirante à la LX Factory





Sous le pont du 25 avril, le long des lignes de tram et de bus qui relient le Chiado à Bélem, se trouve une ancienne usine textile reconvertie en lieu de vie. Espace de coworking, bars, salons de thé, restaurants, petits commerces et ateliers se mélangent dans une atmosphère bon enfant au milieu de nombreuses fresques de street art. Le dimanche, non seulement tout est ouvert, mais un sympathique marché aux puces mi-baba cool mi-hipster vient s'installer dans les allées. 













Si je tenais absolument à passer à la LX Factory, c'était surtout pour la librairie Ler Devagar dont les photos vues sur internet m'avaient mis l'eau à la bouche. J'avoue n'avoir pas été tentée par les livres eux-mêmes (je n'ai vu que des ouvrages en portugais); en revanche, les machines animées, l'espace d'exposition et les anciennes machines d'imprimerie valent le coup d'oeil. Pour se restaurer, un café à l'étage propose boissons et gâteaux mais interdit formellement l'usage des tables pour travailler, invitant plutôt les clients à se détendre et à profiter tranquillement de leurs consommations. 






Rua Rodrigues de Faria 103
1300 Lisbonne
Ouvert tous les jours

mardi 6 octobre 2015

[BUDAPEST] Une longue balade côté Buda






J'ai mieux dormi cette nuit, malgré quelques difficultés pour digérer la friture d'hier soir. Départ vers 10h45. Aujourd'hui, nous passons de l'autre côté du Danube pour voir la vieille ville de Buda autour du château. En nous dirigeant vers le fleuve, nous croisons un humble mais très émouvant mémorial aux déportés de la Deuxième Guerre Mondiale, ainsi que plusieurs oeuvres de yarnbombing. 




Vers 11h15, nous faisons l'ouverture du restaurant asiatique Momotaro, où je prends une salade de nouilles froide (un peu moins bonne que celle du Samourai Ramen, mais encore très bien) et Chouchou un panier de brioches vapeur mi-porc mi-végétariennes, absolument fabuleuses! Ici, la plupart des restos servent toute la journée en continu, ce que je trouve vraiment pratique.









Nous traversons à pied par le pont Erzsébet Hid. Le ciel est légèrement couvert mais il fait bon, c'est un temps idéal pour marcher. Nous prenons le funiculaire pour monter jusqu'au château. Je voulais visiter le musée de la ville de Budapest (Budapesti Történeti Varmuzeum), mais l'entrée principale est introuvable, et à l'entrée secondaire, ils ne prennent pas les cartes de crédit. Ils ne parlent pas anglais non plus. Tant pis, j'ai déjà vu assez de moyennâgeuseries pour toute une vie. 






Dans Uri Utca, longue rue aux belles maisons bourgeoises dotées de façades colorées, se trouve une Poste toute mignonne où j'achète des timbres pour mes cartes postales. Plus loin, nous visitons le petit musée de la pharmacie Arany Sas Patika: trois salles seulement, mais qui me donnent l'impression d'être dans un laboratoire d'alchimie - je vous ai déjà dit que petite, je rêvais de devenir alchimiste ou Fantômette? 







Dans les rues paisibles en contrebas, nous cherchons et trouvons deux géocaches de difficulté 3 (ce qui me semble un peu exagéré, mais je ne vais pas me plaindre). Puis nous goûtons chez Angelika, où je mange un des fameux gâteaux à la crème locaux. On dirait un millfeuille sans les couches de pâte feuilletée du milieu, et avec une moitié de crème fouettée blanche à la place de la crème... je ne sais pas quoi, mais jaune clair. C'est beaucoup moins lourd que prévu. Par contre, mon chocolat chaud? Ma cuillère tient debout dedans tellement il est épais. Nous regagnons Pest par le pont Széchenyi Lanchid et, épuisés, faisons une halte à l'appartement. 





Un peu plus tard, nous sortons explorer Paulay Ude Utca où nous tombons sur une délirante boutique de sucreries appelée Sugar. Puis nous dînons de bonne heure au Pad Thai Wok To Go dans Gazsdu Udvar. Ce n'est pas subtil mais ça cale. Nous sommes rentrés avant 20h, fourbus, avec près de 25 000 pas au compteur. Boulot pour Chouchou et carnet de voyage puis lecture pour moi. 

lundi 5 octobre 2015

[BUDAPEST] Décrépitude, patchouli et panure frite




Après cette très mauvaise nuit, nous nous préparons et quittons l'appartement vers 10h. Au magasin Calzedonia voisin, j'achète des collants lapins repérés la veille - ce sera une de mes rares emplettes du voyage, car je n'ai quasiment pas de place libre dans mon bagage cabine. Nous faisons notre première tentative de géocaching sur la place d'Oktogon - sans succès. C'est d'autant plus ballot que Budapest est très, très pauvre en matière de caches classiques encore actives: la plupart de celles qui apparaissent sur notre plan n'ont pas été trouvées depuis plusieurs mois et ont de toute évidence disparu. Dans Andrassy Ut, l'équivalent local des Champs-Elysées (Chouchou me signale qu'on y tourne parfois des films censés se situer à Paris), nous jetons un coup d'oeil au Parizsi Nagyaruhaz, surnommé Alexandra Bookcafé, une librairie sise dans un bâtiment Art Déco où l'on peut se restaurer dans une salle immense et majestueuse au plafond orné de dorures. C'est beau, mais pas du tout mon genre d'endroit. Un peu plus bas, la géocache de l'Opéra nous échappe également. Frustration. 







Nous passons dans Kiraly Utca, rue branchée pleine de bars, de restaurants et de boutiques un peu pointues. Chez Goa Home, je repère une tasse qui ferait un très bon cadeau pour une amie, et tant qu'à faire, j'en prends une plus petite pour moi. Plus bas, coup de foudre pour le passage Gazsdu Udvar, où nous choisissons le Bluebird Café pour déjeuner. Cet établissement archi-mignon sert essentiellement d'énormes petits-déjeuners (jusqu'à 18h tous les jours!), mais on y trouve aussi quelques sandwichs: un rosbeef-oignons rouges-fromage bleu pour moi, un croissant poulet-abricot pour Chouchou et une omelette tomates cerise-champignons à partager. Notre commande met trèèèès longtemps à arriver; heureusement qu'il y a plein de photos à prendre pour passer le temps. Puis nous nous régalons pour moins de 15€ à deux, ce qui me paraît nettement plus correct que l'addition du repas d'hier soir. 






J'entraîne Chouchou jusqu'au Parizsi Udvar, un passage commercial Art Déco désaffecté et actuellement en plein travaux de rénovation. Nous réussissons à y entrer par une petite porte latérale que les ouvriers ont laissée ouverte. Je trouve l'endroit déprimant voire flippant, mais Chouchou adore et mitraille les vitrines brisées et poussiéreuses avec un bel enthousiasme. Plus loin, en attendant l'ouverture d'un magasin de chocolat raffiné dont les mini-tablettes à l'emballage superbe coûtent un rein chacune, nous trouvons enfin notre première géocache sur la grille du parc qui borde la place Kalvin Ter. L'honneur est sauf: la Hongrie sera bien inscrite à notre palmarès de géocacheurs. 





En bas de Vaci Utca, longue artère piétonne bordée de restaurants à touristes et de boutiques de souvenirs hideux, nous faisons une pause chez 1000 Tea. Le salon de thé-boutique pratiquement plongé dans le noir empeste le patchouli et nous préférons profiter du beau temps pour nous installer dans la petite cour. La carte comporte uniquement des thés nature du monde entier; Chouchou commande un Darjeeling et moi un Tamaryokucha. Dommage qu'il n'y ait rien à grignoter avec. Je procède ensuite à mes emplettes traditionnelles de magnets souvenirs (un pour moi, un pour ma mère, un pour ma voisine) et de cartes postales. 






Nous comptions faire ensuite un tour de grande roue, mais il s'avère que les cabines sont fermées avec des vitres teintées, ce qui nous empêcherait de faire la moindre photo potable de Budapest vue de haut. De plus, 8€ le tour, ça me semble très exagéré. Nous renonçons donc et nous dirigeons vers "le meilleur bar de ruines de Budapest" selon la propriétaire de notre appart' Airbnb: le Szimpla. Situé dans une longue rue riche en street art, l'endroit est extrêmement pittoresque, plein de détails ultra-photogéniques. Il est aussi très jeune, pas franchement confortable et orienté bière à la pression plutôt que cocktails. Nous ne nous y attardons pas et, comme nos jambes comment à tirer, nous reprenons le chemin de l'appart' afin de nous poser un peu.















Ayant récupéré nos iPad, nous retournons dans Kiraly Utca où nous nous installons chez Frappans, un bar-restaurant très grand et peu bruyant, à l'éclairage tamisé juste ce qu'il faut. La carte fait deux kilomètres de long; le wifi fonctionne très bien et les serveurs sont discrets. C'est parfait pour nous. Je prends un Sex on the Beach et Chouchou un Virgin Mojito (qu'il déclare "moins bon que ceux du Berger"). Nous publions nos Instagram de la journée et surfons un long moment avant de commander notre dîner. Souhaitant manger léger, j'ai choisi des champignons farcis au fromage de brebis et accompagnés de riz vapeur. Chacun d'eux arrive enveloppé d'une énorme gangue de panure frite. Quel magnifique fail. Bien que ça ne soit pas mauvais, je ne parviens pas à terminer mon assiette. En remontant la rue pour rentrer, nous croisons deux étranges véhicules sur lesquels des jeunes gens attablés devant des bières pédalent pour faire avancer le bouzin. Nous tombons également sur un autre bar de ruines éclairé par des lampions-méduses. Bien que ça ne soit pas mon genre d'endroit (je suis trop vieille, je suppose), j'adore l'inventivité de la décoration de toute évidence réalisée avec très peu de moyens. 







Lorsque nous arrivons "chez nous", il est à peine 20h30. Nous avons fait 23 000 pas dans la journée, mon record personnel depuis que j'ai mon Jawbone. Je manque m'endormir en écrivant dans mon carnet de voyage, mais c'est de la bonne fatigue!