Affichage des articles dont le libellé est scrap. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est scrap. Afficher tous les articles

dimanche 22 février 2015

2015 diary: Who am I?


Dans mes objectifs de l'année, il y avait: "Tenir un art journal", censé remplacer mon agenda habituel devenu un peu fastidieux et répétitif à mon goût. Comme d'habitude, j'imaginais quelque chose de dessiné, et comme d'habitude, je suis partie sur tout autre chose - en fait, je suis revenue à une de mes anciennes amours: le scrapbooking. Ca tombe bien, j'avais plein de fournitures à écouler! Je commence par vous montrer le portrait tout simple que j'ai fait en guise d'introduction, un mini-état des lieux qui pourrait se résumer par: qui suis-je en ce début d'année 2015? 




(Carrés orange et gris découpés à la perforatrice dans du bristol Bazzill et fixés avec des pastilles autocollantes double face; photo: minisquare tiré à partir d'un Instagram, puis découpé en rond; puffy stickers achetés chez Schleiper)

mardi 8 avril 2014

52 weeks of art journaling: #4-5


J'ai profité de mon temps libre ce week-end pour avancer dans l'atelier en ligne "52 weeks of art journaling" en réalisant deux pages. 




Pour celle-ci, la consigne était de faire simple si on avait l'habitude de faire compliqué, et inversément. Il se trouve que j'alterne les deux; donc, j'avais l'embarras du choix. J'ai opté pour une page un peu "chargée" évoquant le printemps qui commence, avec des couleurs vitaminées: vert rehaussé d'orange, ainsi que de quelques pointes de rouge et de jaune. J'aurais bien utilisé un Instax au lieu d'imprimer un Instagram de mes sandales neuves, mais c'est le dernier élément que j'ai ajouté et il ne me restait plus que très peu de place! 




Ici, il s'agissait d'utiliser des ton neutres. Première difficulté: comme ce n'est pas "moi" du tout, je n'avais pratiquement pas de fournitures de ce type. Deuxième difficulté: comme ce n'est pas "moi" du tout, je n'avais rien à dire... Rien sur moi, du moins. Parce qu'il y a quelqu'un à qui je pense beaucoup en ce moment, quelqu'un qui traverse une épreuve difficile et totalement injuste. Du coup, des tons neutres semblaient appropriés pour évoquer mon souhait qu'il s'en sorte. 

Jusqu'ici, j'ai procédé dans l'ordre des "leçons" et de manière systématique. Mais en jetant un coup d'oeil au programme dans son ensemble, je me suis aperçue qu'il y avait des consignes que je ne suivrais jamais: une page en liège ou en balsa, par exemple, beurk! Et tous les trucs à base de paillettes - horreur. Du coup, je me suis donné la permission d'en ignorer jusqu'à un tiers. J'aurai de toute façon déjà du mal à faire tenir 36 pages dans mon carnet, et si je veux bien sortir de ma zone de confort pour apprendre, je n'ai pas non plus envie de me forcer à faire quelque chose que je déteste. 

dimanche 23 mars 2014

52 weeks of art journaling #1-3


Entre 2003 et 2009, j'ai été une scrapbookeuse acharnée, le genre à passer 2 ou 3 commandes mensuelles de fournitures aux USA. J'avais même un blog dédié, qui s'appelait Scrapharnaüm. Si j'ai fini par abandonner complètement ce loisir créatif, ce n'était pas tant par lassitude que parce que:
- mes albums commençaient à prendre une place considérable;
- la poste belge faisait preuve d'une mauvaise volonté maximale (une fois, je n'ai pas été informée de l'arrivée d'un colis, qui est reparti à son expéditeur au bout de 15 jours, si bien que j'ai été obligée de payer une deuxième fois les $30 de frais de port; une autre fois, pour une commande de $100 essentiellement composée de papier et d'autocollants, dont la facture globale incluait $30 de frais de port, les douanes m'ont taxée sur 130€ de logiciels, soit 60€!), tandis qu'en France comme en Belgique, le choix de fournitures était à la fois restreint et hors de prix;
- mes photos préférées, je les exploitais désormais en bloguant, et créer des pages de scrapbooking en plus me semblait faire doublon.

Au bout de 2 ans, j'ai distribué les deux tiers des fournitures qui me restaient, mais je n'ai pas pu me résoudre à tout éliminer. Je me disais qu'à l'occasion, je me mettrais bien à l'art journaling, qui consiste non pas à créer des albums photos décorés, mais à tenir un carnet de pensées, d'impressions et d'inspirations à base de dessins et de collages. Et voilà que début mars, le blog A beautiful mess a mis en ligne un atelier d'art journaling: 52 suggestions illustrées, que les participants peuvent exploiter à leur propre rythme. Je me suis dit que ça ferait une bonne motivation. Et samedi, une fois débarrassée de mes obligations de boulot, je me suis attelée à la tâche. 

Comme je continue, depuis fin février, à piocher dans mes réserves au lieu d'acheter de nouvelles choses chaque fois que ça m'est possible, j'ai cherché dans mon (énorme) stock de carnets celui qui conviendrait le mieux à ce projet. Je voulais un format A5 et une reliure capable d'encaisser l'inévitable augmentation d'épaisseur en cours de travail. Mon choix a fini par se porter sur un Tout Noté rouge, avec une couverture facilement customisable et des anneaux amovibles permettant non seulement de sortir les pages pour travailler dessus individuellement, mais aussi d'en ajouter ou d'en retrancher. 

La première suggestion était "Monochrome". Par réflexe, j'ai failli opter pour du rouge, d'autant que j'en ai beaucoup dans mes fournitures. Mais depuis 2 ans environ, je me suis prise de passion pour le vert que je n'aimais pas du tout jusque là (et qui est d'ailleurs la couleur que j'ai demandée pour le swap en cours), et j'ai eu envie de sortir un peu de mes propres sentiers battus en créant une page dans ces teintes. Au final, le plus dur a été le choix du sujet. J'ai décidé de parler d'un rêve qui ne me correspond pas: celui de parcourir les USA en VW Camper. 




La deuxième suggestion était "Noir et blanc", ce qui de mon point de vue appelait un sujet grave ou un peu triste. J'ai eu envie d'une page simple pour dire que mon père me manquait. J'ai commencé par transformer en noir et blanc ma photo préférée de nous deux, mais le résultat composé de teintes de gris ne me plaisait pas. Au final, j'ai ressorti une vieille illustration d'un manuel de "Vampire:La Mascarade" pour laquelle j'avais eu un coup de coeur il y a... 20 ans. Photocopiée à l'époque, elle attendait sagement dans mon carton Inspirations que je trouve quelque chose à en faire. L'atmosphère qui s'en dégageait me semblait parfaite pour la page très sobre que j'envisageais. 




La troisième et dernière page réalisée durant cette séance avait pour thème "Assortir des motifs différents". Je m'en suis donné à coeur joie avec une perforatrice coeur et une petite liste d'envies du moment. Après avoir vainement tenté de parvenir à une composition satisfaisante dans le sens portrait, j'ai décidé de m'asseoir sur ma psychorigidité et d'opter pour la présentation paysage. 




Je suis très contente de m'être inscrite à cet atelier en ligne: c'est tout à fait le coup de pouce dont j'avais besoin pour me mettre à l'art journaling! 

(Anecdote amusante: j'ai tagué A beautiful mess dans mon Instagram d'hier pour#100happydays. 2 heures plus tard, Elsie Larson annonçait qu'elle venait de découvrir le projet et qu'elle s'y mettait prochainement. Coïncidence? Je ne pense pas.)

lundi 26 mars 2012

Un premier dimanche de printemps qui frôle la perfection


A cause du passage à l'heure d'été, nous nous levons taaaaard: 10h pour moi, 11h pour Chouchou qui a plein de sommeil à rattraper. Quand il émerge enfin, l'air encore chiffonné, il fait si beau dehors que je m'entends proposer de descendre chez Allemersch pour acheter des couques au beurre. Une bonne occasion pour étrenner les ballerines noires à paillettes achetées à la fin de l'automne. C'est jour de marché; en sortant du Carrefour Market où je me suis ravitaillée en adoucissant Ecover, en bouillon-cubes et en vache à boire parfum fraise, je m'offre une vingtaine de renoncules oranges pour égayer ma table de salle à manger.

Tout en déjeunant, je suis prise d'inspiration et bricole un petit collage à partir d'une photo trouvée dans un magazine anglais hier:



Je n'avais rien fait de semblable depuis très longtemps et je suis contente que le retour du printemps signale aussi celui de ma créativité.

Place ensuite aux choses sérieuses: le ménage hebdomadaire. Cette fois, j'ai trouvé un truc pour nous motiver. Quand nous aurons fini, nous descendrons nous promener au Sablon où se trouve une géocache récente que nous n'avons pas encore faite. Et pourquoi pas un petit goûter chez Wittamer? Vu l'heure, autant oublier l'idée de déjeuner...

Vers 15h30, nous prenons donc le 95 en direction de "la place des chocolatiers", comme j'aime à l'appeler. En raison du nombre de touristes et de la présence de nombreuses boutiques d'antiquités qui attirent une clientèle plutôt bourgeoise, c'est un endroit où je ne viens que lorsque j'ai des visiteurs français désireux de se ravitailler en pralines.

La geocache se trouve un peu plus bas, au pied de la tour Anneessens ("un des vestiges les mieux conservés de la première enceinte de Bruxelles bâtie au XIIIème siècle", selon Wikipédia). Nous la trouvons assez rapidement et remontons à pied par la ravissante petite rue de Rollebeek.

Là, dans la vitrine d'un salon de thé que nous nous promettons de tester un dimanche prochain tant sa terrasse semble agréable, nous apercevons une annonce pour un duplex à louer au 2ème étage de cette bâtisse de charme. 60 mètres carrés avec cheminée fonctionnelle, plancher en bois et cuisine semi-équipée. Disponible tout de suite. Si le loyer n'était pas 300 euros plus cher que notre appart actuel, je déménageais le week-end prochain.



Finalement, j'ai envie de salé. Nous entrons donc chez Made In Salad que nous voulions essayer depuis un petit moment. Chouchou prend un menu quiche + boisson + dessert à 9,90€, et moi une salade que je compose moi-même. Le principe est super, avec des ingrédients variés et très frais, mais je trouve les portions trop grosses et trop chères: du coup, avec seulement 4 ingrédients en plus de ma base, je me retrouve avec un énorme saladier qui contenterait facilement deux personnes. Pour le même prix ou un peu moins cher, j'aurais préféré pouvoir mettre une plus grande variété d'ingrédients en plus petite quantité chacun. Nous mangeons en terrasse, au soleil... mais hélas avec un orchestre de musiciens de rue qui joue très fort juste derrière mon dos. OK, je ne vais pas leur crier dessus, mais de là à leur donner des sous, euh... non.



Pour finir, nous faisons un crochet par la librairie Taschen où je trouve un bouquin absolument génial: "36 hours", qui présente 150 itinéraires touristiques à réaliser aux USA ou au Canada. De quoi plancher sur le road trip américain initialement prévu pour ce printemps et reporté à l'an prochain! En remontant vers l'arrêt du 95, je m'arrête au Pain Quotidien pour acheter une bouteille de leur jus de pomme bio - l'occasion de constater que ce restaurant de la chaîne est installé dans un très beau lieu. Malgré mes préjugés, nous reviendrons très vite au Sablon, c'est sûr!

Et vous, avez-vous bien profité de ce premier dimanche de printemps?

lundi 3 janvier 2011

Apprendre la reliure

J'ai l'intention de faire un stage de reliure avec Corinne de Broleskine, disons, avant la mi-mars. L'atelier pouvant accueillir jusqu'à 5 personnes, je cherche 1 à 4 autres filles pour en partager le coût. Vous trouverez tous les renseignements ici. Si vous êtes intéressée, laissez-moi votre adresse mail dans un commentaire que je ne publierai pas, et je vous contacterai directement.

dimanche 20 juin 2010

TOKYO 2010: le carnet (3/3)




Le dessin de cette armure de samouraï du 16ème siècle, debout au milieu du flot des visiteurs du Tokyo National Museum, reste un exploit dont je ne suis pas peu fière même s'il m'a été impossible de le mettre en couleur sur place (et que j'ai eu la flemme de le faire plus tard, bien qu'ayant pris note des couleurs des différentes parties).




Toujours au Tokyo National Museum, quelques dessins plus rapides: un masque de Nô, une tsuba (garde de sabre) et une haniwa (figurine mortuaire en terre cuite; celle-ci date du 6ème siècle).



Le Tokyo National Museum mettait à disposition des visiteurs des tampons permettant de créer ses propres cartes postales illustrées, ainsi qu'un fascicule expliquant la signification de chacun de ces motifs (utilisés à la base pour décorer les kimono).




A la fin de mon Moleskine, j'ai réalisé ce collage avec les petits morceaux de scotch dont les vendeurs japonais se servent pour fermer les sacs de shopping et qui sont personnalisés en fonction de chaque magasin. La preuve qu'on peut faire un carnet de voyage même sans savoir dessiner: il suffit de récupérer de petites choses à droite et à gauche!

Après mon road trip de 2006 aux USA et la semaine au Maroc avec Antonia l'an dernier, c'est seulement la deuxième fois que je compose mon carnet de voyage en route. D'habitude, je me contente de prendre des notes et de collecter du matériau sur place, et je crée un album après mon retour. La méthode a ses avantages et ses inconvénients. Avantages: le résultat est plus spontané, plus "authentique" aussi, et il ne reste quasiment rien à faire une fois rentrée chez soi. Inconvénients: on est plus ou moins obligé de procéder par ordre chronologique, et si on veut inclure des photos, il est difficile de prévoir exactement la place nécessaire. Par ailleurs, je n'ai pas encore trouvé de moyen satisfaisant de mêler textes, dessins et collages. Ce qu'il me faudrait, c'est un nouveau voyage pour perfectionner tout ça... ;-)

vendredi 18 juin 2010

TOKYO 2010: le carnet (2/3)




Deux guitares croquées vite fait au Hard Rock Café de Roppongi en attendant notre commande. Pas eu le temps de les mettre en couleur.




Le gardien chargé de vérifier que personne ne prenait de photos dans la salle de l'expo temporaire consacrée à "Ponyo sur la falaise", au musée Ghibli, est resté imperturbable en me voyant sortir mon carnet et mes crayons pour dessiner la statue qui trônait en plein milieu de la pièce. Mais j'avoue que je ne me sentais pas très à l'aise.




Dans les temples, au moins, on trouve toujours un endroit où s'asseoir... Comme je l'ai noté dans un coin de la page, cette statue avait l'air beaucoup plus diabolique en vrai; on aurait dit un méchant génie. Ce qui ne perturbait absolument pas le matou blanc et roux qui somnolait à ses pieds.




Quand on s'ennuie un peu pendant la soirée, pourquoi ne pas s'amuser à dresser le plan du lieu où l'on séjourne? Ici, la salle commune de notre ryokan et la chambre que nous y occupions.




Au Japon, on trouve dans de nombreux lieux publics des tampons commémoratifs que les visiteurs collectionnent dans un petit carnet ou sur des bouts de papier volants en guise de souvenir. Les encreurs sont parfois secs d'avoir trop servi, mais personne ne les vole jamais...




Les hallucinantes chaussures de scène de Geri Halliwell, en face desquelles nous avons déjeuné au Hard Rock Café de Ueno-Eki.

Suite et fin demain!

mercredi 16 juin 2010

TOKYO 2010: le carnet (1/3)


Hier soir, comme je mettais de côté les choses à emporter la prochaine fois que j'irai à Monpatelin, je suis tombée sur le carnet réalisé pendant notre dernier séjour au Japon - the original one, celui qui m'a servi de base pour élaborer les textes postés dans mon blog de voyage. J'ai réalisé que je n'avais jamais partagé avec vous les dessins gribouillés sur place. Soyez indulgents: il a souvent fallu travailler debout au milieu d'une foule de passants, un exercice que même une artiste beaucoup plus chevronnée que moi aurait déjà trouvé périlleux.




J'ai utilisé un Moleskine ordinaire, dont j'ai décoré la couverture avec du deco tape rose, une étiquette prélevée sur un emballage du Musée Ghibli, une carte postale achetée chez Ito-Ya et une étiquette postale. Carnet mythique ou pas, je crois que je trouverai un autre support pour immortaliser mon prochain voyage: le papier trop lisse ne prend pas du tout l'aquarelle, et je le trouve trop épais pour qu'il soit agréable d'écrire dessus. En outre, dès qu'on commence à coller des choses sur les pages, la reliure ne suit pas, et on se retrouve avec un carnet tout boursouflé qui menace de dégueuler son contenu.




Parce qu'il fallait bien passer le temps dans l'avion, j'ai dessiné le plateau-repas, qui était assez mauvais...




A gauche, une des cannettes de Coca métalliques qu'on trouve dans les distributeurs au Japon; notez sa forme de petit bidon rebouchable bien plus pratique que nos cannettes à nous. A droite, petit collage réalisé le premier soir à base de deco tape: j'étais si heureuse d'en avoir trouvé tout plein chez Tokyû Hands!




Les animaux, ça bouge trop! Au zoo de Ueno, je me suis contentée de dessiner une statue et des fleurs de cerisier.




La super-sacoche dénichée par Chouchou chez Loft. Belle, solide, pratique: depuis notre retour en Belgique, on lui a déjà demandé plusieurs fois où il l'avait achetée. J'ai fait ce dessin dans le Shinkansen qui nous ramenait de Kyoto, et je le préférais pas colorié.




Ce n'est pas une glace, ce n'est pas un gâteau, c'est un de ces desserts étranges dont les Japonais ont le secret...

Suite au prochain épisode!

samedi 8 août 2009

Mini-album pour Soeur Cadette

Depuis des mois, je ne scrappe plus vraiment par manque d'inspiration. Je me suis beaucoup lassée des pages Free Style surchargées qui sont de plus en plus à la mode, et le Clean & Simple reste un peu trop dépouillé pour moi la plupart du temps. Et puis mes albums prennent déjà tant de place... Mais j'avais promis à Soeur Cadette de lui faire un petit truc avec les photos de son week-end à Bruxelles en mars, et je n'aime pas manquer à mes promesses. Alors la semaine dernière, je me suis secoué les puces pour bricoler ce modeste mini:














C'est le premier que je réalise entièrement à la main, sans me servir d'un album tout prêt que je me "contente" de remplir. Pour les pages, j'ai utilisé des feuilles de Canson noires A4 que j'ai pliées en deux; pour la couverture, j'ai retaillé un bristol imprimé double face en 30x30 que j'ai également plié en deux; et pour relier le tout, après avoir envisagé et rejeté différentes options, j'ai cousu le milieu avec deux fils DMC dans les tons de la couverture. Pour faire plus artisanal, j'aurais dû aller abattre les arbres moi-même et fabriquer le papier dans ma baignoire. Mais j'avoue que je suis assez contente du résultat, même si j'ai complètement oublié d'intégrer une protection plastique autour de la couverture comme j'en avais l'intntion à la base pour rendre l'album moins fragile à manipuler.

mardi 21 juillet 2009

Winter in my mind

Je n'ai pas envie d'attaquer ma pile de photos en attente. Des mois déjà que mon intérêt pour le scrap s'étiole. J'ai le sentiment d'en avoir fait le tour, de n'avoir plus aucune inspiration. Créer des albums devient une obligation plus qu'un plaisir, et tout ça pour quoi? Une fois finis, les entasser sur une étagère où ils prendront la poussière sans que jamais personne ne les regarde?

Plus le temps passe, plus les objets pèsent sur mon âme. Ils charment mes yeux quelques instants puis ne font que m'encombrer pendant des années, le temps que je surmonte ma culpabilité et me décide à m'en débarrasser. Avec internet, l'archivage de mes souvenirs se virtualise de plus en plus, et je trouve ça très bien. Partager mes humeurs, mes expériences, mes photos à travers mes différents blogs est beaucoup plus enrichissant que de les matérialiser pour les ranger dans un coin.

La phobie de la maladie qui me tourmente depuis des mois, cette impression constante d'être en sursis me pousse à revoir tout mon mode de vie en profondeur. Je prends conscience que la majeure partie de mes activités s'inscrivent dans une logique de continuité, se basent sur le postulat que j'aurai un avenir pour en récolter les fruits. Du coup, dans mes périodes noires, rien de ce que je fais n'a plus de sens sinon les plaisirs immédiats. Serrer les gens que j'aime dans mes bras. Dévorer une entrecôte saignante. M'absorber dans un bon roman. Rire devant un épisode de "How I met your mother".

Je suis en pleine période de transition, et je ne sais pas dans quelle mesure c'est dû aux médicaments que je prends pour tenir mes attaques de panique à distance. Depuis bientôt deux semaines, je me traîne lamentablement. Oui, je suis fatiguée et si je m'écoutais, je dormirais 20 heures par jour. Mais mon manque d'énergie est mental autant que physique. Certains jours, j'arrive à me motiver pour bosser, parce qu'il le faut bien - et d'autres non. Le reste du temps, je ne fais : rien, ou presque. Juste le minimum de tâches domestiques pour que l'appartement ne se transforme pas en porcherie et qu'aucun de ses occupants ne meure de faim.

Je ne joue pas à Guitar Hero; je repose le bouquin que j'essaie de lire au bout de quelques pages; la musique m'agresse et je ne me sens pas capable de passer deux heures à regarder un film en DVD; je n'ai pas envie de faire des essais de maquillage, rien à dire sur ce blog et aucune inspiration pour dessiner. Je mange par nécessité et sans plaisir. Aller me promener n'est pas une option vu qu'on se croirait début novembre à Bruxelles. Faire du shopping ne réussirait qu'à me déprimer davantage (d'autant que je viens de recevoir coup sur coup deux nouvelles qui mettent salement à mal mon budget des prochains mois).

En fait, je compte les jours jusqu'à notre départ pour Toulouse tout en nourrissant une appréhension inexplicable mais tenace que ces vacances se passent mal et que j'en revienne complètement démolie. Que je me sente de plus en plus étrangère à la vie de mes parents, que savoir désormais Soeur Cadette à douze heures d'avion renforce mon impression d'être seule au monde. Que ma grand-mère dont la santé décline rapidement ces derniers temps finisse par lâcher la rampe. Que le brouillard qui m'enveloppe m'empêche de connecter avec qui que ce soit de peur d'en souffrir par la suite.

mercredi 24 juin 2009

50 things I love

Encore une liste réalisée avec le "Favorite things" kit d'Elsie Flannigan. Celle-ci a été plus rapide à rédiger que toutes les autres; en fait, arrivée au bout, je me suis rendu compte que j'aurais facilement pu pousser jusqu'à 100! Pas de catégories pour une fois: j'aime l'effet "joyeux bordel" du désordre de cette liste-là. Sa version papier est en format A4; pour la page d'en face dans mon album, je pense réaliser une mosaïque de photos des choses que je mentionne - quelque chose de gai, coloré et plein de vie. Here goes...

Le thé vert japonais * Les poupées Blythe * "Calvin & Hobbes", le comic de Bill Watterson * Les Hard Rock Café * Les glaces à l'italienne * Mes chats * Le Cook & Book * Mon sac Twee violet * Recevoir des colis par la Poste * Les chaussures Chie Mihara * Vanessa Paradis * Les odeurs d'agrumes * Les repas fromage * Porter des chapeaux * Mes palettes MAC * Les livres de Yoko Ogawa * San Francisco * "Nana", le manga d'Ai Yazawa * Les longues journées de mai et de juin * Pierre Dubois * La vieille coiffeuse de ma mère * Les dessins de Pénélope Bagieu * Les très longue écharpes en tricot * Me faire masser les pieds * Les gerberas * Leonard Cohen * Rouler en scooter * Les films d'Audrey Hepburn (surtout "Funny face", "Roman holiday" et l'injustement méconnu "Two for the road") * Régis * Les jeans Levis * Le grand pin en face de mon balcon, à Monpatelin * Le restaurant "Les Magnolias", au Perreux * Voir un 5 en premier sur ma balance * Le magazine américain "Real simple" * Les photos de Tim Walker * "Versailles no bara", le manga de Riyoko Ikeda * Copenhague * " The time traveler's wife", le roman d'Audrey Niffenegger * Les pizzas de Mamma Roma * Mes boots de moto Free Lance * Les bons Bordeaux qui râpent un peu * Alyson Hannigan * Sauter en parachute * La photo en noir et blanc de mon grand-père qui se trouve sur ma table de nuit * Tokyo * La chanson "Glorious" d'Andreas Johnson (surtout le passage avec les violons) * Les travaux de Sophie Calle * Les vacances en famille * Le groupe de rock alternatif Marillion, période Fish * Ce blog *

Bon d'accord, j'avoue: j'adore ce genre d'exercice. Si je m'écoutais, je dresserais des listes pour tout, moi qui adore classer et archiver les choses. Comme le héros de "High fidelity", je débattrais longuement avec moi-même pour savoir quels livres méritent de figurer dans le Top Ten des meilleurs romans fantastiques que j'ai lus, ou si la dernière place au hit-parade de mes plats préférés revient aux ris de veau plutôt qu'au canard à l'orange. Un moment, j'avais même pensé en faire le sujet exclusif d'un blog, et vous remarquerez que j'en case assez souvent dans "Le rose et le noir". A ceux de mes lecteurs qui partageraient ce vice somme toute inoffensif, je me permets d'ailleurs de recommander le livre de Dominique Loreau, "L'art des listes".

mardi 23 juin 2009

50 things I must do in this life


Il y a quelque temps, j'ai acheté à Elsie Flannigan un de ses kits de scrapbooking "Favorite things". Je viens seulement de m'atteler à confectionner un album avec. Parmi les listes qu'il était proposé de faire se trouvait celle-ci. Pour moi qui ne suis pas quelqu'un d'ambitieux, ce n'était pas facile de trouver autant d'objectifs ou de choses à réaliser dans cette vie. Mais après m'être creusé la tête une bonne heure, voici ce que j'ai fini par noter.

Loisirs créatifs:
1. Apprendre à utiliser ma relieuse (oui, celle que j'ai fait un fromage pour me procurer et qui sommeille sur une étagère de ma bibliothèque depuis sept ou huit mois)
2. Apprendre à coudre (avec la machine que je me suis fait offrir par l'Homme pour Noël il y a... pfiou, un paquet d'années, et qui sommeille sur le dessus du frigo à Monpatelin depuis lors)
3. Faire de l'aquarelle, beaucoup
4. Offrir un tableau réalisé par moi (une fois l'étape 3 maîtrisée, par égard pour le destinataire)5. Apprendre le crochet (pour pouvoir confectionner des tas de monstres bizarres qui feront le désespoir des enfants de mon entourage, niark niark)10/11
6. Apprendre à me servir d'un bridge (un jour, peut-être, quand j'aurai surmonté mon aversion de tout ce qui est technique)7. ...et de Photoshop (voir ci-dessus)8. Finir de photographier tous mes albums de scrap
9. ... et scanner mes journaux intimes (vu la quantité de travail, ça me fatigue d'avance)10. Faire de l'impression à la maison (letterpress ou Gocco)
Bouffe:
11. Apprendre à faire les madeleines 07/09
12. Trouver la parfaite recette de cheesecake
13. Développer ma connaissance du vin
14. Stabiliser mon poids en-dessous de 60 kilos (ce point me paraissant tristement incompatible avec les trois précédents)
Voyages:
15. Visiter Tallinn
16. ...et Rome
17. ...et Barcelone11/12
18. ...et Lisbonne 12/10
19. ...et Hong Kong
20. Et puis aussi l'Islande06/12
21. ...la Norvège
22. ...le Népal
23. ...l'Inde
24. Et retourner à San Francisco
25. ...à New York
26. ...à Marrakech
27. ...à Copenhague
28. ...à Amsterdam
29. ...à Londres 10/10
30. ...à Vienne
31. ...à Tokyo 04/10
32. Aller à Bali en stage carnet de voyage
Style de vie:
33. Pratiquer régulièrement le yoga 01/10
34. ...et la méditation 09/10
35. Dépasser mes angoisses 03/11
36. Cesser d'acheter des choses inutiles
37. ...et me débarrasser de toutes celles qui m'encombrent
38. Apprendre à me lever tôt le matin (et là je crains qu'on soit dans le domaine des rêves éveillés plutôt que dans celui des objectifs réalisables, mais bon)10/12
Lecture et écriture:
39. Lire "La vie mode d'emploi" de Georges Pérec (qui partage actuellement le sort de ma relieuse et de ma machine à coudre)
40. Lancer un blog familial (celui qui est prêt depuis août dernier, sauf que j'ai peur que ça n'intéresse absolument personne et que mon petit coeur s'en trouve tout meurtri)41. Faire publier un de mes textes (j'ai pas dit nécessairement un roman hein; juste un truc signé de moi qui ne soit pas une traduction ou un travail sur l'univers des bouquins que je traduis, comme il m'est déjà arrivé d'en écrire à la demande d'un éditeur)42. Tirer un bouquin des aventures de Régis (je sais, y'a du boulot techniquement parlant, mais je pense que le concept de base est bon)
Là-haut dans les airs:
43. Passer mon brevet de parachutisme
44. Faire une balade en montgolfière

Divers:
45. Parrainer un enfant du tiers-monde (vous voyez, je ne suis pas si monstrueuse; tant que les contacts se limitent à des lettres, je devrais arriver à gérer)46. Faire de la figuration dans un film ou une série télé
47. Conduire une Vespa
48. Me faire tatouer Régis à l'intérieur du bras gauche (j'ai déjà deux tatouages dont chacun correspond à un homme et une période de ma vie... m'en faut un pour Chouchou et pour maintenant) 06/1149. Améliorer mon japonais
50. Maîtriser enfin la touche orange à Guitar Hero (ouais, je sais, mais il en fallait 50, quoi...)


Voilà. Au final, c'était un exercice très intéressant qui pourra me servir de guide dans les années à venir. Et vous, êtes-vous capable de lister 50 choses que vous aimeriez faire dans cette vie?

jeudi 2 avril 2009

Ce que je fais quand je ne fais rien

Jeudi dernier, un de mes éditeurs m'a fait un joli cadeau d'anniversaire en me confirmant l'arrêt de Maudite Série qui certes fait joli sur mon CV mais se vend grosso modo à dix-sept exemplaires le tome, soit trop peu pour rentabiliser des bouquins de plus de huit cents feuillets.
Du coup, je me suis retrouvée avec deux mois et demi de "trou" dans mon emploi du temps de cette année. Et comme j'ai touché ou ne vais pas tarder à toucher des droits d'auteur sur lesquels je ne comptais pas, mais qui vont compenser en grande partie ce manque à gagner, j'ai décidé de ne pas prendre d'autre traduction à la place. Travailler plus pour filer plus de sous à un Etat dont les dirigeants actuels m'inspirent de violentes pulsions anarchistes, non merci. A la place, j'ai décidé de m'accorder un peu de temps. J'ai avancé les traductions qui suivaient dans mon planning histoire de mieux étaler mon boulot, et j'arrive à ceci: tous mes mercredi libres jusqu'à la fin de l'année.
Je passerai certains de ces mercredi dans le TGV: entre fin mars et fin septembre, l'avion pour descendre à Monpatelin devient vraiment trop cher - d'autant que je dois rajouter environ 70 € de taxi au prix du billet, l'aéroport local étant extrêmement mal desservi par les transports en commun. Je profiterai des autres pour faire quelques aller-retour d'une journée à Paris, ou pour mener à bien des projets créatifs personnels: je n'ai pas scrappé DU TOUT en mars, et ça me manque terriblement.

Mon premier mercredi officiellement libre, c'était hier. Je me suis réveillée à 10h, assez contente de moi vu que 1/ d'habitude je mets quinze jours à me recadrer après le passage à l'heure d'été, 2/ je m'étais relevée dans la nuit entre 1h40 et 3h20 pour rédiger un texte qui refusait de me laisser m'endormir. Comme d'habitude, j'ai petit-déjeuné devant mon ordinateur en surfant sur mes sites favoris. Une chope de Thé sur le Nil, deux tranches de brioche Harry's passées trente secondes au grille-pain, une portion de fromage blanc 20% et une compote pomme-ananas, avalées en m'efforçant de ne pas penser avec regret aux bagels tartinés de Philadelphia et de jambon italien à cause desquels je peux désormais soit porter mon 501 fétiche, soit respirer, mais pas les deux en même temps. Ensuite...
J'ai fait toute ma compta professionnelle du premier trimestre. En me demandant pour la millième fois si ça ne serait pas plus simple et moins coûteux de me mettre au régime forfaitaire, mais comment le savoir? Les employés de mon centre des impôts sont trop mal informé ou trop peu coopératifs pour me fournir une réponse claire. Et ma technophobie m'empêche de passer sur Ciel, le logiciel de comptabilité des professions libérales et des travailleurs indépendants. Moyennant quoi, qui c'est qui continue à tenir à la main un registre 32 colonnes comme si on était encore au XIXème siècle? Obviously, c'est Bibi.
J'ai voulu reprendre la Wii Fit après... hum, presque deux mois d'interruption. Mais quand j'ai allumé la console, c'est le disque de Guitar Hero qui se trouvait dedans. Je n'ai pas pu résister: je me suis enchaîné "Miss Murder", "My name is Jonas", "Rock you like a hurricane", "Cliffs of Dover", "Welcome to the jungle", "The number of the beast" et "Here kommt Alex". A la fin, mon bras droit était plus endolori qu'après deux séries d'exercices pour les triceps tellement je m'étais excitée sur la strum bar. Constatation: j'ai beaucoup perdu depuis que j'ai arrêté de jouer. Par contre, le chacal jaune avec qui je partage un loyer mon amoureux a profité de mes séjours à Monpatelin pour exploser en douce tous mes records. Scandaleux, je sais.
Quand je suis enfin passée à la Wii Fit, je me suis aperçue que les piles de la balance board étaient mortes. Ballot, hein? Je me suis dit que j'allais quand même faire une demi-heure de jogging, puisque ça ne nécessite qu'une Wiimote: au bout de cinq minutes, ma cheville droite hurlait à la barbarie et menaçait de prévenir Amnesty International. J'ai lâché l'affaire au bout d'un quart d'heure. Dès que Chacal Jaune aura changé les piles de la balance board, je recommencerai sagement par un peu de step et de yoga.
Même si je ne ruisselais pas de sueur à proprement parler, je me suis dirigée vers ma salle de bain. Objectif: faire disparaître mes racines (et ma petite douzaine de cheveux blancs). Je pourrais aller chez le coiffeur, mais je me refuse à gaspiller 3 heures et 60 € pour un truc que je peux faire chez moi en une heure avec un produit acheté 12€ chez Carrefour. Le Loréal Préférence que j'utilise depuis peu a une couleur sublime et vraiment durable, mais contrairement au Garnier qui l'a précédé, il s'applique sur cheveux mouillés et sa texture archi liquide fait qu'il est quasi impossible de ne pas en foutre partout. Sachant que les taches sont indélébiles et que mon 6.66 a grosso modo la couleur du mercurochrome, je dois être extrêmement attentive pour ne pas que ma salle de bain toute blanche prenne des allures d'abattoir.
La demi-heure de pose est toujours pénible: ne pouvant pas remettre mes lunettes, j'erre dans une sorte de flou artistique peu propice à l'accomplissement de quelque tâche que ce soit. Cette fois, j'en ai profité pour me tartiner la figure de masque à l'argile et pour prendre quelques auto-portraits grimaçants dont les derniers font franchement peur. Ca m'étonnerait que j'ose en utiliser un dans ma rubrique dominicale. Puis j'ai sauté dans la douche pour rincer tout ça. Je me suis débarbouillé la figure avec du gel nettoyant, les bourrelets avec de la crème de douche Citron Givré, et une fois sèche j'ai consciencieusement enduit la première de crème pour peaux intolérantes et les seconds d'huile sèche pour le corps. Oh, et j'ai pulvérisé dans mes cheveux de l'eau démêlante jasmin-pamplemousse. Je crois que c'est clair: je ne ferai jamais Koh-Lanta.

Chacal Jaune est rentré assez content de sa première journée de boulot: il avait découvert l'existence chez son nouvel employeur d'une salle de fitness réservée aux employés. Le salariat n'a décidément aucun attrait pour moi. Ensemble, nous avons vaillamment bataillé pour faire ingurgiter ses comprimés d'antibiotiques à Copernique, qui nous les a recrachés à la figure une demi-douzaine de fois avant de consentir à avaler les trois grains de poudre qu'elle n'avait pas déjà éliminés en nous bavant copieusement sur les mains. J'ai rappelé la clinique vétérinaire pour savoir si le médoc n'existait pas sous une autre forme. Résultat, il faut leur ramener Copernique pour qu'ils lui fassent une injection. J'en suis déjà à plus de 300 € de frais, mon chat est toujours malade et il faut encore lui faire une ponction dans la gorge en cabinet spécialisé. L'agacement commence à me gagner un chouïa.
Pour se faire pardonner sa traîtrise me réconforter, Chacal Jaune m'a confectionné une petite tartine de caviar d'artichaut sur pain de mie 7 céréales, miam! Et dans la foulée, je me suis inscrite au premier cours en ligne d'Elise Blaha, une scrappeuse dont j'aime beaucoup l'approche "clean & simple". Utilisant assez peu de produits spécifiques, Elise pratique un scrap très proche de ce que le mien était avant que je découvre les sites américains de fournitures, et de ce vers quoi il tend à revenir en ce moment. J'aime de moins en moins les pages fouillis, surchargées en embellissements au milieu desquels on ne voit plus grand-chose. Je continue à en faire une de temps en temps à titre d'exercice créatif et parce que c'est fun. Mais à la base, je scrappe pour archiver mes souvenirs et faire ressortir les émotions éprouvées, pas pour éblouir les foules par ma capacité à assortir dix-sept éléments disparates.

Afin de conclure ma journée de repos (enfin, si on peut dire vu que j'aurai quand même passé deux heures le nez dans mon admin' et, euh quinze minutes - mais des longues - à courir sur place dans mon salon), Chacal Jaune et moi avons décidé de nous faire une petite soirée resto + ciné. Le resto aurait dû être le IIème Elément, notre thaï adoré du parvis Saint-Boniface. Mais il était plein, et à l'accueil on nous a annoncé qu'il n'y aurait pas de table disponible avant une vingtaine de minutes. Résultat, nous nous sommes rabattus sur le Yamato voisin où nous avons passé... plus d'une demi-heure sur la banquette à attendre que deux places se libèrent au comptoir. Nous avons dû engloutir nos gyozas et nos miso katsu ramen brûlants à toute vitesse, j'en ai encore le palais plein de cloques. Dommage, parce que c'était vraiment délicieux et que ça aurait mérité d'être savouré plus calmement.
Au final, nous avons manqué les bandes annonces mais pas le début du film: "Duplicity", bonne petite comédie mâtinée d'espionnage avec une Julia Roberts plus éblouissante que jamais, quelques scènes hilarantes (la bagarre de PGD sur le tarmac, l'interrogatoire de la responsable des voyages) et d'énormes incohérences de scénario qui ne nous ont pas empêchés de passer un excellent moment. Bref, mes batteries sont rechargées à bloc, et c'est tant mieux parce que j'ai des serpents-garous en plein trip SM sévère qui m'attendent au boulot aujourd'hui.

vendredi 27 février 2009

A la même heure dans 5 ans...

Archiver les événements de ma vie, c'est ma marotte numéro un. Mes blogs "Le temps n'est rien", puis "Le rose et le noir", ont succédé à plus de vingt ans de journaux intimes papier. Depuis le début des années 90, je tiens également des agendas dans lesquels je note toutes les choses du quotidien qui ne méritent pas que l'on fasse de grands discours sur elles, mais que j'aime bien être en mesure de retrouver plus tard: bouquins traduits ou lus pour mon plaisir, films vus au ciné ou en DVD, restos fréquentés, expos ou spectacles vus... Enfin, je prends pas mal de photos avec lesquelles, depuis bientôt 6 ans, je réalise des albums de scrap.

On pourrait se dire que c'est bien assez pour une existence somme toute assez banale. Pourtant, quand j'ai vu ce petit carnet chez Elise en début d'année, j'ai immédiatement eu envie d'en acheter et d'en remplir un moi aussi. Le "5 year diary" fonctionne selon un principe assez simple: une page pour chaque jour de l'année, découpée en 5 blocs de quelques lignes, pour prendre des notes comparatives date par date tout au long de 5 années consécutives.

En le découvrant, j'ai repensé à ce petit exercice que je faisais au temps de mes journaux papier: chaque fois que j'en entamais un nouveau, je l'ouvrais à une page au hasard, généralement dans la seconde moitié, et je notais mon état d'esprit du moment ainsi que les questions qui me préoccupaient. Au tout début des années 90, ça donnait quelque chose comme: "Arrivée là, aurai-je trouvé ma voie professionnellement? Et que sera devenue mon histoire avec Nicolas?". J'aimais imaginer les mots qui viendraient s'inscrire quelques mois plus tard sur cette même page; j'essayais de les deviner comme si je pouvais les lire par anticipation. Et le moment venu, lorsque je noircissais effectivement la page en question, je repensais avec tendresse à la jeune oie naïve que j'étais alors. C'était comme si ces deux moments se télescopaient et abolissaient la linéarité du temps.

...Donc, voilà. J'ai reçu mon "5 year diary" depuis quelques jours, et n'ayant pas la patience d'attendre le 1er janvier de l'an prochain - une date qui ne signifie de toute façon pas grand-chose pour moi d'un point de vue symbolique -, j'ai l'intention de le commencer le 26 mars prochain, quand je fêterai (ou pas, d'ailleurs) mes 38 ans. Si le concept vous intéresse, ce petit carnet est disponible ici, et il existe en plusieurs couleurs. Comme dirait Elise: EnJOY!

mardi 20 janvier 2009

La procrastination

La procrastination, c'est la plaie de nos existences à Chouchou et à moi.
La procrastination, c'est ce qui me pousse à remettre depuis plus de deux jours le moment de ranger les fournitures de scrap qui recouvrent toute ma moitié de la table où nous travaillons. Je sais parfaitement que je ne ferai rien de productif tant qu'elles n'auront pas été dégagées, parce qu'elles prennent trop de place et m'empêchent d'y voir clair dans le matériel dont je dispose - mais rien à faire. Plutôt que de m'y mettre, je préfère entamer compulsivement une 117ème partie de Word Reference et m'arracher les cheveux parce qu'il me manque juste un mot pour exploser mon record. Je préfère courir chez MAC sous la pluie dépenser les sous que je n'ai pas* et investir dans le maquillage nécessaire pour me peinturlurer la figure pendant une bonne vingtaine d'années vue l'intensité actuelle de ma vie sociale. Je préfère échanger un tas de mails très courtois avec le Serendip Spa pour organiser une séance de Blissful Stress Relief en duo avec Soeur Cadette dans plus de deux mois. Je préfère regarder quatre épisodes de "How I met your mother" à la suite, et ce, alors que le collègue de Chouchou qui nous les a copiés a oublié le plus important de la saison 4 - celui où Ted se fait plaquer devant l'autel. Je préfère me réfugier aux toilettes avec un bouquin qui ne m'intéresse pas. Je préfère même rédiger un post sur toutes les choses que je préfère faire plutôt que de RANGER MES PUTAINS DE FOURNITURES DE SCRAP.
Je sais, c'est affligeant. A ma décharge, je crois que nous sommes nombreux à souffrir de ce mal à divers degrés, et qu'à ce jour il n'existe aucun remède connu contre la procrastination.

* ...Mon éditeur ne m'ayant toujours pas payée après avoir promis successivement de le faire avant les vacances de Noël, puis le 6 janvier, puis vendredi dernier. J'envisagerais sérieusement le suicide par overdose de Kit Kat Chunk au chocolat blanc si les distributeurs consentaient encore à me donner des sous avec lesquels les acheter.

mardi 9 septembre 2008

Creativa dans mon Salon

Après avoir consulté eBry, Chouchou a fait une descente chez Schleiper et attaqué le dessin à l'encre de Chine ce week-end pendant que je me livrais à des essais pas spécialement fructueux de stamping. Résultat: quatre mains, un avant-bras droit, une nappe et un comptoir de cuisine pleins de traces noires. Vivement qu'on soit dans notre nouvel appart' pour pouvoir ranger et étaler notre matériel de plus en plus volumineux. Parmi mes dernières acquisitions: un pot de Gesso, un autre de vernis-colle et un petit livre sur le doodling. J'ai envie de me lancer dans le mixed-media, peut-être de faire des tableaux pour chez nous ou pour offrir à ma famille à Noël*.


Je nous vois déjà dans notre pièce à vivre inondée de lumière, chacun à un bout de la grande table avec ses affaires étalées autour de lui... Le rêve. Même si nous travaillons à des projets séparés, j'aime que nous le fassions ensemble, côte à côte, et que chacun puisse donner à l'autre un avis un peu éclairé (enfin, surtout moi, grâce à mon sens esthétique très sûr). Ayant toujours été en couple avec des hommes radicalement différents de moi - sportifs, bricoleurs ou scientifiques -, j'apprécie de partager avec Chouchou l'aspect créatif de ma vie. L'enthousiasme sincère que lui inspirent mes réalisations est à la fois flatteur et ultra-motivant pour élargir mes activités.

*et là, j'imagine très bien la grimace de Soeur Cadette qui me lit occasionnellement...

vendredi 5 septembre 2008

Art Journals: inspiration

Fin 2007, j'avais acheté un carnet Moleskine pour en faire un art journal. Je l'ai abandonné après y avoir bricolé un pauvre collage et gribouillé une demi-douzaine de dessins inintéressants. A cela, plusieurs raisons: je ne voulais pas m'imposer de rythme régulier; j'avais la flemme de m'intéresser à de nouvelles techniques; le format et la matière du support étaient trop limitatifs; et puis surtout, entre mon scrapbooking et mon agenda illustré, ça faisait un peu redondant.

Mais l'idée a continué à faire son chemin en moi pendant toute cette année. Prenant exemple sur Chouchou, j'ai mis ma fainéantise naturelle de côté et décidé de me documenter sérieusement pour concevoir un projet plus précis. Quatre excellents bouquins plus tard, je fourmille de projets qui ne réclament plus qu'un peu de temps pour voir le jour. Je vais probablement passer l'automne à faire des expériences de nouveaux média avant d'attaquer pour de bon, au 1er janvier 2009, un Life Journal qui remplacera (avantageusement je l'espère) les agendas que je tenais jusqu'ici. Au cas où cela intéresserait quelqu'un, je vous présente mes trouvailles:

"Drawing from Life: The Journal as Art" de Jennifer New. Le bouquin par lequel tout a commencé. Déniché chez Peinture Fraîche un jour où les Hommes en Noir n'avaient pas trouvé un motif exceptionnel pour fermer la librairie juste le jour de notre visite, il présente les travaux et explique la démarche d'une trentaine d'artistes aux styles extrêmement variés. C'est lui qui m'a aiguillé sur...

"The 1000 Journals Project" de Someguy. Ce projet un peu fou, à la base documenté sur un site internet, consistait à lâcher dans la nature un millier de carnets numéroté assortis de ces instructions: la personne qui trouvait un carnet était invitée à en remplir une ou deux pages de la façon de son choix (texte, dessin, collage...) et à l'abandonner de nouveau dans un lieu public ou à le faire passer à quelqu'un d'autre. Les carnets terminés devaient être renvoyés à l'auteur du projet. Beaucoup sont revenus, et le résultat est d'autant plus intéressant que les contributeurs sont pour la plupart des anonymes sans dispositions artistiques particulières. C'est provocateur, émouvant, et ça prouve bien que n'importe qui est capable de créer quelque chose.

"1000 Artist Journal Pages" de Dawn DeVries Sokol. Tout est dans le titre. Pas de blabla, juste mille pages d'art journals à côté desquelles figure simplement le nom de l'auteur et son lieu de résidence. En feuilletant ce recueil, impossible de ne pas avoir les doigts qui démangent et le cerveau en ébullition. On peut tout de même être arrêté par l'aspect technique: "Je ne saurai jamais faire ça..." C'est là qu'intervient le dernier ouvrage de ma liste...

"Journal Revolution" de Linda Woods et Karen Dinino. Bien qu'il présente uniquement des réalisations des deux auteurs, ce livre est une vraie mine d'idées. Chacun de ses chapitres explique une technique et sa mise en application ou suggère un thème et montre différentes manières de l'interpréter. En gros, c'est le "how-to book" qui me faisait défaut. Pour me lancer, maintenant, il ne me manque plus qu'un pot de Gesso, un autre de Mod Podge, et peut-être quelques petites toiles. Ca sent la visite chez Schleiper ce week-end...

jeudi 21 août 2008

Une journée à Paris

Je n'ai pas beaucoup dormi et le réveil a été un peu rude ce matin. Mais je suis motivée: à 8h43, je prends le Thalys pour aller passer la journée à Paris. Ca faisait partie des avantages en nature que je m'étais fait miroiter en venant m'installer à Bruxelles; malheureusement, jusqu'ici, la seule fois où j'ai fait la navette en moins de 24h, c'était pour les obsèques de Brigitte en mars dernier.

En ce mercredi 20 août, mon programme est beaucoup plus joyeux bien qu'assez chargé. J'ai une (grosse) liste de courses à faire, un déjeuner avec Editeur Préféré ce midi et un pote à voir avant de reprendre le train en sens inverse. Manque de bol, dans le Thalys, je suis saisie par un affreux mal de ventre comme je n'en avais plus ressenti depuis le début de mon traitement contre l'endométriose. Forcément, ça tombe pile le jour où 1/je n'ai pas la possibilité de rester allongée avec une bouillotte sur le bide 2/fait rarissime, je n'ai même pas un comprimé de Doliprane dans mon sac pour calmer la douleur.

C'est donc d'humeur modérément joviale que j'entre au Temple du Scrap, LA boutique parisienne dédiée aux fournitures de scrapbooking. Elle est située rue Ernest Cresson, entre les stations de métro Mouton-Duvernet et Denfert-Rochereau (non loin d'un Muji que j'ignore vaillamment: il est un peu trop tôt pour commencer à m'encombrer, et un peu prématuré d'équiper en rangements le futur coin scrap que je n'aurais pas avant début octobre). Première impression en entrant: que des trucs "à la française" que je n'utilise pas. Et les prix, misère!! Même en tenant compte des frais de port, c'est deux fois plus cher que sur les sites de vente basés aux USA. Par contre, en poussant au-delà de la première salle, je m'aperçois qu'il y en a encore deux autres tout aussi grandes: une dédiée aux embellissements et l'autre aux papiers. Le choix est vraiment énorme, autant que dans les plus grands magasins américains que j'ai visités. Et il y a quand même un certain nombre de marques européennes que A Cherry On Top ou Two Peas in a Bucker ne stockent pas. Premier article dans mon panier: un set de tampons acryliques oiseaux Gaïa, raisonnablement marqué 6,50 euros. Je fais assez attention à ce que je prends, mais j'ai quand même du mal à résister à la grande variété de fleurs de toutes les tailles et de toutes les matières. Et puis j'ai envie besoin de transparents imprimés. Au final, je passe en caisse avec me semble-t-il très peu de choses, et la facture se monte à plus de 90 euros. Gloups. L'avantage, c'est que le sac ne va pas me gêner pour la suite: il ne pèse quasiment rien.

J'ai quand même beaucoup traîné à inspecter tous les rayons, et quand je sors de là, il est déjà midi. J'ai rendez-vous à 13h à l'autre bout de Paris, mais je pense avoir le temps de faire un crochet par le Printemps Haussmann où j'espère acheter une recharge 2009 pour mon agenda - parce qu'évidemment, je n'ai pas un Filofax, un Quo Vadis, un Exatime ou toute autre marque dont on trouve les produits partout: j'ai un Agenda Moderne. Or, je ne connais que deux revendeurs qui stockent la gamme, et le second se trouve à Aix-en-Provence. Mais arrivée au Printemps, je scrute vainement le plan des lieux. J'avise un vendeur. "Excusez-moi monsieur, le rayon papeterie ne se trouvait pas au dernier étage?" "Si, mais y'en a plus. Il a été supprimé." Damned. J'imagine que je suis bonne pour chercher ma recharge sur internet.

Je cours jusque chez Editeur Préféré, où j'arrive probablement en retard (de combien, je ne saurais pas le dire: je ne porte jamais de montre). Bones est tout seul à m'attendre dans ses bureaux déserts; moi qui pensais que ses employés étaient enchaînés devant leur ordi 24h/24! Bien que le quartier soit assez pauvre en restos et que beaucoup de commerces soient fermés en ce mois d'août, nous trouvons une table dans un bistrot sympa. Gratin de macaronis au fromage et dame blanche pour lui, suprême de volaille/purée maison et tarte Tatin pour moi. Nous parlons finalement assez peu de boulot, mais beaucoup de nos santés respectives, de nos expériences d'aide à autrui et... des "Maçons du Coeur", une émission de télé-réalité paraît-il particulièrement lacrymale. Comme toujours, c'est un moment agréable: Bones et moi avons en commun d'être totalement open et de parler volontiers de cul, ce qui pimente toujours un peu la conversation :) En sortant du resto, je le raccompagne au siège social de sa boîte, où je tombe sur la très adorable Barbara, DAF de son métier. Elle est proche de JC elle aussi et nous discutons de lui assez longuement. Quand quelqu'un finit par mentionner qu'il est déjà presque 16h, je fais mes adieux en hâte et file expédier le reste de mes courses.

Il ne me reste plus beaucoup de temps; il va falloir trancher dans le vif. Contentons-nous des courses vraiment obligatoires. Le BHV d'abord, où Pénélope "Jolicoeur" Bagieu m'a assuré qu'on vendait des cadres au format du tableau que je lui ai acheté, soit 24x44 cm. J'étais sceptique, mais devant son insistence et après avoir fait chou-blanc chez tous les encadreurs de Bruxelles, je décide de tenter quand même ma chance. Comme je m'y attendais, la vendeuse me rit au nez. Les cadres de ce format-là, ça n'existe pas tout fait, et je suis bonne pour m'offrir du sur-mesure. Argh. Histoire de ne pas être venue pour rien, j'embarque un ravissant miroir qui ira très bien dans notre nouveau logis. Je le regrette presque en découvrant la queue aux caisses: nous sommes à l'étage papeterie, et la rentrée approche à grands pas.

Passage ensuite rue Broca chez mes dealers de comics préférés pour récupérer les trois derniers numéros de Buffy Saison 8 et les deux derniers de Echo (la nouvelle série de Terry Moore après Strangers in Paradise). Je n'ai malheureusement pas le temps de tailler la bavette avec le Philippe chevelu qui s'exclame "Mamzelle Armalite!" en me voyant entrer dans sa boutique. Une fois de plus, je dois retraverser tout Paris pour retrouver Kris devant la gare du Nord à 18h15. Nous buvons un Coca light (enfin, un chacun) dans une brasserie, ce qui me permet de constater que rien n'a changé sur le front de l'amabilité des garçons de café parisiens: elle est toujours absolument inexistante.

Je monte dans mon train à peine trois minutes avant le départ, et sans avoir, contrairement à mon habitude, avalé un sandwich au Subway d'en face. Aux vestiges de la crise de ce matin se mêlent les gargouillis indignés de mon estomac qui n'a rien avalé depuis, oh, au moins cinq heures. Je relis le premier numéro du chouette magazine "entre ARTistes" et dévore mes comics. La saison 8 de Buffy est toujours aussi grosbill; je n'accroche que moyennement. Quant à Echo, je suppose qu'il faut laisser à la série le temps de se mettre en place. Mais je sais déjà que son côté "complot gouvernemental" va beaucoup moins m'intéresser que le triangle amoureux Katchoo/Francine/David.

Arrivée à Bruxelles à 20h47, je déballe fièrement mon miroir pour le montrer à Chouchou. Le coin supérieur droit est en miettes. Décidément, le dieu du shopping n'était pas avec moi aujourd'hui.