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dimanche 3 juin 2018

Hors-série Flow Magazine: "50 ways to draw your beautiful ordinary life"





Ca fait des années que je me dis que je devrais dessiner régulièrement. Certes, j'ai eu une brève période "portraits de chaussures à l'aquarelle", et j'ai illustré quelques carnets de voyage. Mais trop intimidée par mon absence de technique et les choses superbes que font des gens bien plus doués que moi, je n'ai jamais osé me mettre réellement à l'urban sketching, et je n'ai pas non plus réussi à appliquer mon auto-discipline pourtant non négligeable à la tenue d'un Hobonichi parce qu'en matière de créativité, je ne supporte pas la contrainte.

vendredi 3 février 2017

Respire, le nouveau magazine bien-être


Fin janvier, un nouveau bimestriel a fait son apparition dans les points presse. Intitulé "Respire", c'est la version française du magazine "Breathe" qui en est à son quatrième numéro au Royaume-Uni. La très jolie illustration de sa couverture dissimule 120 pages consacrées à une assez grande variété de sujets:
- le bien-être, avec des articles d'orientation psychologique sur la maîtrise de l'inquiétude, l'apprentissage du pardon, et d'autres plus pratiques pour améliorer la qualité de son sommeil ou s'y retrouver dans les différents types de yoga
- l'art de vivre: un dossier consacré au tri, mais aussi des articles dédiés à l'art épistolaire, aux superaliments ou aux fleurs comestibles
- la pleine conscience: comment la pratiquer au travail, comment exprimer sa gratitude, plus le mode d'emploi de l'exercice méditatif du body scan
- la créativité, avec un fort accent sur les arts du papier
- l'évasion: rencontre avec une femme qui a tout quitté pour partir vivre en Laponie, et avec une autre qui est guérisseuse chamanique, une sélection d'endroits originaux où séjourner...

On l'aura compris, ce premier numéro de "Respire" est un sacré fourre-tout qui tente de couvrir l'ensemble des terrains occupés par des confrères tels que Simple Things, Flow ou Psychologie Positive. Il aborde d'un coup à peu près tous les thèmes à la mode, mais souvent de façon superficielle. Cela peut très bien convenir à des lecteurs qui commencent juste à s'intéresser au mieux-vivre. Les autres auront sans doute, comme moi, l'impression de survoler un patchwork de sujets déjà traités abondamment ailleurs, et souvent plus en profondeur. Je ne voudrais cependant pas me montrer trop sévère: "Respire" me paraît un assez bon titre généraliste dans sa catégorie. Je lui souhaite juste, au fil des numéros, de réussir à trouver une personnalité qui le différenciera un peu des autres.







Respire: 5,95€ en France, 6,90€ au Bénélux, 11,30FS en Suisse, 12,50$CAD au Canada
Prochain numéro le 15 mars 2017

jeudi 6 octobre 2016

Flow Mindfulness Workbook




L'an dernier déjà, le magazine Flow avait consacré un numéro spécial en anglais à la découverte de la pleine conscience. Cet automne, il approfondit le sujet avec ce woorkbook, soit un cahier d'exercices pratiques sur le même thème. Celui-ci se décompose en 6 parties:
1. Pourquoi prenons-nous nos pensées tellement au sérieux?
2. Pourquoi sommes-nous toujours pressés?
3. Pourquoi ne parvenons-nous pas à être un peu plus gentils envers nous-mêmes?
4. Pourquoi les choses nouvelles nous font-elles aussi peur?
5. Pourquoi faut-il toujours que nous soyons heureux?
6. Pourquoi sommes-nous constamment occupés à "faire"? Ne pouvons-nous pas simplement "être"?

A l'intérieur de chacune de ces parties, on trouve:
- un article d'introduction qui explore le problème et propose une courte bibliographie
- des témoignages, dont celui d'un membre de la rédaction de Flow
- une liste de "trucs" pratiques
- les exercices de mise en application proprement dits
Et bien entendu, un numéro de Flow, fût-il un hors série, ne serait pas complet sans quelques goodies papier: ici, des cartes à détacher, des autocollants, des Post-It, un marque-page, un poster et un carnet de notes illustré.








Même en ayant déjà lu beaucoup de choses sur la pleine conscience, j'ai trouvé ce workbook particulièrement intéressant. Plusieurs articles m'ont beaucoup interpelée et fait réfléchir; je m'amuserai sûrement à faire l'exercice dessiné de la zone de confort, et il n'est pas impossible de que je mette à chercher des coeurs autour de moi pour les photographier; j'ai aussi envie de voir le film japonais "After life", de me plonger dans le blog de Fern Choonet et de lire les derniers bouquins de Ruby Wax. Et puis comme toujours, c'est un bel objet dont j'adore la maquette hyper lisible et bien organisée autant que les jolies photos et les illustrations colorées. Seul bémol: j'ai eu du mal à le trouver en librairie (j'ai fini par le dénicher chez W.H. Smith, à Paris, où il coûtait 19,99€), alors que les frais de port quand on commande sur le site de Flow ont de quoi décourager l'acheteur le plus motivé!

vendredi 5 août 2016

Popshot Magazine




Parce que j'adore lire des magazines - notamment dans le train ou l'avion - mais que je ne supporte plus du tout la niaiserie sexiste et le consumérisme acharné véhiculés par la presse dite "féminine", je suis toujours en quête de nouveaux titres intéressants. Actuellement, j'achète chaque numéro de Flow (éditions française et internationale, bien qu'elles se recoupent souvent), Frankie, Oh Comely et Psychologie Positive. Et lors de notre récent séjour à Edimbourg, j'ai repéré chez Anthropologie un magazine littéraire d'assez petit format (24 x 17 cm) dont la couverture m'a immédiatement fait craquer. Je ne l'ai pas acheté tout de suite faute de place dans mes bagages, mais dès notre retour de vacances, je me suis abonnée pour un an au prix modique de £15 les trois numéros. 






Que trouve-t-on donc dans Popshot Magazine
- Des nouvelles de trois pages (très denses), ainsi que de courts poèmes sur un thème choisi pour le numéro en cours: ici, l'aventure au sens large du terme. En principe, je ne suis fan d'aucune de ces deux formes de narration, mais la qualité des textes sélectionnés a su me séduire. Mes histoires courtes préférées parlent d'un voyage en montgolfière qui tourne mal ("Bucket list"), du périple en train et à pied, dans un monde post-apocalyptique, d'une jeune fille dont toute la famille est morte et qui tente de retrouver une amie très chère ("Seventh"), ou encore d'un naufragé qui passe obstinément d'une île déserte à l'autre ("Here, there & everywhere"). Mes poèmes préférés évoquent le départ d'une famille vers un autre pays ("Expats") ou un grimpeur qui tombe d'un arbre ("Climbing trees"). 
- Des illustrations originales, dans des styles très variés.
- Et zéro page de pub, ce qui fait un bien fou. 

Si vous dessinez ou écrivez en anglais, vous pouvez soumettre vos oeuvres pour une publication à partir du #17 (le #16, déjà bouclé, aura pour thème l'espoir). Sinon, vous pouvez vous contenter de faire comme moi et d'admirer le talent des autres! 

jeudi 23 juin 2016

Museum of Me: une proposition





Dans le numéro 71 du magazine australien Frankie figure un article intitulé Museum of Me. Le principe? Des participants ont sélectionné une douzaine d'objets représentant l'histoire de leur vie: souvenirs d'une grande valeur sentimentale, accessoires de leurs activités préférées...  Puis ils les ont photographiés côte à côte et accompagnés de quelques lignes expliquant la signification de chacun de ces objets. Moi qui suis toujours en train de chercher des moyens de cartographier et d'archiver les choses, j'ai eu un très gros coup de coeur pour cette idée, et j'ai pensé que ça pourrait faire un super thème de billet groupé. Y a-t-il parmi vous des blogueuses ou des instagrameuses que ça intéresserait de montrer un "musée d'elles"? Si oui, je vous propose qu'on publie ça toutes le même jour: par exemple, mercredi prochain histoire de se laisser le temps de réfléchir et de tout préparer. Qui est partante? 



mardi 9 février 2016

"Mollie makes": la version française vient de sortir


Bien que je ne pratique plus de loisirs créatifs depuis un an et demi, un reste de curiosité m'a poussée à acheter le premier numéro de la version française de Mollie Makes, magazine anglais de DIY auquel j'ai longtemps été abonnée et que j'aimais vraiment beaucoup. Je m'attendais à une simple sélection d'articles anglais traduits, mais non: même s'il reprend le concept et la mise en page à la fois sobre et dynamique de son grand frère, le magazine est pour la plus grande partie réalisé par des créatrices et blogueuses françaises. Ca, c'est le bon point. 

Le mauvais point, c'est que les DIY présentés manquent, à mon avis, franchement d'originalité et surtout de variété. Je n'ai vu que des choses assez basiques déjà aperçues mille fois sur internet, et la seule réalisation qui me tentait un peu (un tissage mural) m'a paru insuffisamment illustrée pour être facile à reproduire. Et puis, les deux articles consacrés à des intérieurs de créatrice et mobilisant 16 pages en tout auraient davantage eu leur place dans un magazine de déco; ici, ils prenaient juste de la place qui aurait été mieux employée à présenter des DIY axés sur autre chose que les arts du fil et du tissu, vraiment trop prépondérants à mon goût. Bref, en ce qui me concerne, c'est une déception. 

jeudi 29 octobre 2015

Psychologie Positive, le magazine de la science du bonheur


Il n'aura échappé à personne que je suis légèrement obsédée par la psychologie positive et ses différentes applications, dont la pleine conscience - au point que je suis en train de me former dans l'optique de faire du coaching un jour. Je pouvais donc difficilement passer à côté d'un magazine francophone consacré à cette discipline. Le numéro 4 est en vente depuis quelques jours, mais je le suis depuis ses débuts au printemps dernier, et je dois dire qu'il tient tout à fait ses promesses. Je prends encore plus de plaisir à sa lecture depuis que j'y retrouve des théories et des noms de chercheurs déjà rencontrés dans mes études (cette merveilleuse impression que tout se recoupe pour former un ensemble cohérent!), mais à la base, ce bimestriel est évidemment formulé pour s'adresser au grand public, des gens ne possédant aucune connaissance en la matière. 

Dans le numéro 4, dont vous pouvez feuilleter le début ici, on parle entre autres choses de la manière dont l'esprit peut jouer un rôle dans la guérison du corps, du style d'attachement individuel et de son influence sur la relation amoureuse, d'apprendre aux enfants comment supporter la frustration, d'efficacité au travail, de familles recomposées, de l'art d'écouter et de l'utilité du pessimisme. Mon article préféré est celui consacré à l'autocompassion, une notion que je venais justement d'explorer en cours et dont j'avais eu la surprise de découvrir que, loin d'être une incitation à la complaisance comme je l'imaginais, elle constituait un outil puissant pour améliorer son bien-être et sa vie. Le magazine s'achève, comme toujours, par 24 pages d'activités stimulantes et créatives, notamment des puzzles et des énigmes (que j'adore!) mais aussi des tests très intéressants, à mille lieues des sornettes de Cosmo, et des questions qui permettent de faire le point sur soi. Si vous partagez mon intérêt pour la pensée positive ou êtes le genre de personne qui cherche à mieux comprendre son propre fonctionnement, je vous le recommande très fort! 

En librairie actuellement, le numéro 4 de novembre-décembre 2015. 
4,50€ en France, 5,50€ en Belgique.

vendredi 17 juillet 2015

Flow special Mindfulness




Ca fait déjà un petit moment que je chante les louanges du magazine Flow - même si je préfère sa version internationale, en anglais, à sa plus récente version française. Courant juin est sorti un hors-série consacré à la Pleine Conscience, qui est une cousine de la pensée positive et l'un de mes dadas actuels. Je ne pouvais donc que me jeter sur ce numéro spécial et le dévorer quasiment d'une traite!

Que trouve-t-on au sommaire?
- Un article qui explique l'utilité de la Pleine Conscience dans la vie de tous les jours, notamment en tant que réducteur de stress et aide de gestion des émotions
- Plusieurs entretiens avec des journalistes qui ont fait un stage de 8 semaines avec un des fondateurs du mouvement - leurs impressions, ce que ça a changé pour eux
- Des témoignages de personnalités plus ou moins connues qui ont adopté la Pleine Conscience
- Des articles dédiés à la Pleine Conscience appliquée à divers sujets: le couple, la colère, la peur, la jalousie, l'auto-compassion...
- De nombreuses suggestions d'exercices pratiques: listes, collage...
- Des recettes de soupes qui mijotent lentement
- Comme d'habitude, des tas de goodies papier aux illustrations ravissantes: cartes au dos desquelles écrire des remarques, cartes à ranger annotées dans un bocal de beaux moments, cartes postales à envoyer, mini-journal "une pensée par jour", mini-journal "une chose à la fois"
- Un répertoire contenant des sites internet de référence, des adresses de lieux qui organisent des stages ou des retraites, des critiques d'ouvrages théoriques ou pratiques...











Est-ce que je le recommande? Si vous avez un niveau d'anglais correct et que vous êtes intéressée par le sujet sans y connaître grand-chose pour le moment, oui, définitivement. Si vous avez déjà beaucoup lu et écouté sur la Pleine Conscience, vous risquez de vous ennuyer par moments, mais vous pourrez toujours profiter des goodies et piocher des idées dans le répertoire pour poursuivre votre exploration. Par exemple, j'y ai dégoté un cours en ligne de l'UCLA (payant, mais bien moins cher qu'un stage IRL) qui nous intéresse tous les deux, Chouchou et moi. Je vous en reparlerai sûrement cet automne...

Vous pouvez commander le hors-série Flow Mindfulness ici

lundi 24 novembre 2014

Oh Comely, magazine au charme étrange et discret




Bien que j'aie cessé d'acheter de la presse féminine classique, je continue à beaucoup aimer l'objet magazine et à rechercher sans cesse de nouveaux titres susceptibles de m'intéresser. Durant ce week-end à Londres, je suis tombée sur une couverture dans les tons verts dont l'accroche ultra-sobre m'a interpelée: "Time travel/Popcorn/Lucky Teeth". Il ne m'en a pas fallu davantage pour embarquer le numéro 22 d'Oh Comely. A l'intérieur, j'ai découvert une maquette dépouillée et des illustrations minimalistes, beaucoup moins colorées que ce qui m'attire d'ordinaire. Mais j'ai tout de suite été séduite par le concept original qu'avait choisi l'équipe de rédaction: explorer diverses facettes du nombre 22. Ainsi, on peut lire l'interview d'une mathématicienne sur le sujet, des portraits de gens qui habitent au numéro 22 de leur rue ou se connaissent depuis 22 ans, le récit d'une expérience culinaire consistant à composer un repas à partir du numéro 22 des menus de plusieurs restaurants asiatiques... Très éloigné du pseudo-glamour de la presse féminine classique, le magazine ne cherche pas à vendre de fringues ou de cosmétiques (il n'y a d'ailleurs que 2 ou 3 pages de publicité réservées à de petits créateurs) et ne promeut aucun stéréotype de genre. Il ne milite pas non plus contre quoi que ce soit: il se contente de s'intéresser à des sujets aussi décalés qu'anodins, sans importance réelle mais non dénués d'intérêt humain et souvent riches en poésie. Sa fantaisie n'est pas visuelle mais intellectuelle. Bizarro-contemplatif, il devrait beaucoup plaire aux fans de Miranda July. En tout cas, il a suffisamment excité ma curiosité pour que je m'abonne aussitôt. Si jamais vous voulez en faire autant, vous pouvez obtenir une réduction de £2 en passant par ce lien. Besoin d'un peu plus que cet article pour vous faire une opinion? Oh Comely tient aussi un très chouette blog (dans lequel, curieusement, on retrouve beaucoup plus de rubriques "classiques" que dans le magazine lui-même). 









mardi 29 avril 2014

Flow, le magazine qui me comble


Depuis plusieurs années déjà, je lorgnais en kiosque sur un magazine néerlandais appelé Flow dont la couverture attirait immanquablement mon regard, et dont l'intérieur feuilleté à la va-vite me faisait baver de regret. Un jour, je me suis dit: "Tant pis si je ne peux pas le lire, il est trop beau, je vais m'abonner à la version numérique juste pour le plaisir des yeux". Mais à ce moment-là, il n'existait pas de version numérique. Récemment, je suis revenue à la charge et j'ai commandé deux anciens numéros par la Poste. A leur arrivée, surprise: ils étaient en anglais! Sans m'en rendre compte, j'avais acheté les #3 et 4 de la récente version internationale. Je me suis jetée dessus comme une bobo sur un brunch dominical garanti 100% bio et no-gluten (oh wait...). Et vous savez quoi? Je l'ai trouvé encore mieux que Frankie qui était mon préféré jusqu'ici, mieux que mes espoirs magaziniens les plus fous, mieux que le magazine que j'aurais créé moi-même si on m'avait laissé carte blanche et un budget illimité. 

Dans Flow, pas d'articles psycho-cul débiles à la Cosmopolitan, pas d'incitation à rentrer dans le moule et acheter toujours plus de fringues hors de prix ou de cosmétiques inefficaces, mais pas non plus de considérations philosophiques ou spirituelles débitées sur un ton moralisateur qui me font décrocher en moins de deux. C'est le juste milieu parfait pour quelqu'un comme moi qui a la fibre créative, qui aime les voyages et s'intéresse aux autres cultures, qui aspire à consommer différemment, vivre sereinement et cultiver une attitude bienveillante. "Simplify your life, feel connected, live mindfully, spoil yourself", est-il d'ailleurs écrit en haut de la couverture. 

Dans le #3, j'ai découvert les confetti plantables et le site getyourguide.com où des gens du monde entier proposent aux touristes de vivre des expériences uniques dans leur ville; j'ai approfondi ma connaissance du freecycling; j'ai été fascinée par la notion de "temps élastique" en Indonésie; j'ai admiré le graphisme des affiches qui illustraient l'article sur la "pleasant propaganda"; j'ai réfléchi à l'art de la vulnérabilité, nommé ainsi en référence à une conférence TED de Brené Brown vue l'an dernier et qui m'avait déjà bien donné à gamberger; j'ai craqué pour les adorables dessins de stylos-plumes et d'encriers; j'ai été interpelée par les propos d'Alain de Botton (avec qui je ne suis pas souvent d'accord...) sur les bienfaits d'une vie ordinaire; j'ai presque eu envie de me remettre au Postcrossing; j'ai immédiatement commandé sur Amazon le livre "Missed connections" dans lequel Sophie Blackall illustre d'authentiques petites annonces de rencontres manquées; j'ai souri en lisant l'article sur Instagram; j'ai soigneusement mis de côté les paper goodies: une très belle enveloppe illustrée grande comme le magazine, et deux petits paquets de Post-It à fleurs. 

Dans le #4, j'ai découpé les ex-libris autocollants ornés d'adorables animaux, puis dévoré "davantage de bonnes raisons de lire un livre", "sortez de votre zone de confort", "prenez une seule photo plutôt que des milliers", "créez votre mur d'inspiration", "n'oubliez pas de respirer" ou encore "l'art de la solitude". La mise en page est un régal pour les yeux; les photos comme les illustrations sont magnifiques et font découvrir quantité d'artistes doués; les articles m'intéressent tous, même lorsqu'ils traitent de sujets avec lesquels je suis déjà familière, car ils proposent à la fois une vraie réflexion et des moyens concrets de mettre celle-ci en oeuvre; les paper goodies sont réellement craquants, les bonnes adresses internet pullulent, et chaque page irradie l'inspiration. Alors c'est vrai, à 12,95€ le numéro, Flow n'est pas précisément donné. Mais pour un trimestriel de 140 pages dans lequel il n'y a, de mon point de vue, absolument rien à jeter et qui m'enchante d'une couverture à l'autre, au point que je sais déjà que je vais conserver chaque numéro et le relire fréquemment, c'est un prix que je suis tout à fait prête à mettre!

Pour commander la version anglaise, c'est ici








lundi 21 avril 2014

Simple Things, le plaisir des choses simples


"Nous voulons adopter un style de vie plus axé sur les échanges humains, le partage, la qualité plutôt que la quantité. Nous voulons être plutôt qu'avoir, nous souhaitons passer à une consommation responsable, en rupture avec une consommation irraisonnée. Affirmer que le matérialisme forcené, la course effrénée à la productivité n'est pas le passage obligé vers le bonheur. Et nous croyons passionnément que les choses simples de la vie sont les plus gratifiantes, que s'émerveiller de petits riens est le sel de la vie et que c'est ce sel qui nous nourrit", écrit Iris Maluski dans l'édito de ce magazine qui débarque tout juste dans le paysage de la presse française. Comme c'est grosso modo ce que je répète depuis quelques années déjà, je ne pouvais que me jeter sur Simple Things - avec quelques appréhensions toutefois, car après avoir persisté dans ma lecture plus d'un an, je venais de me désabonner de la version anglaise qui ne correspondait pas à mes attentes. 

Voici ce que l'on trouve au sommaire de ce premier numéro, en sus des rubriques shopping, lecture et astuces diverses:
- 5 pages sur Helsinki présenté par une blogueuse qui habite là-bas
- 10 pages de recettes marocaines
- 6 pages d'échappée bucolique en Bretagne
- 9 pages de recettes mexicaines
- 9 pages sur la baignade sauvage
- 8 pages déco/lifestyle sur une tour de guet rénovée en habitation
- 6 pages de recettes de cuisine avec des produits locaux
- 8 pages sur l'élevage des poules
- 6 pages sur la culture des tomates
- 4 pages sur la naturopathie
- 6 pages sur une balade en Toscane
- etc, etc...

Vous l'aurez compris: je ne me suis pas du tout retrouvée non plus dans la version française de Simple Things, avec sa profusion de recettes et son orientation "nature" quasi-exclusive. Bien que je partage absolument le crédo à l'origine de la création du magazine, je suis une citadine avant tout. Un ou deux articles de type "évasion à la campagne", passe encore, mais là... Les trois seules choses qui pouvaient m'intéresser, c'était l'article sur Helsinki, mais il était déjà paru il y a un an dans la version anglaise (comme d'ailleurs beaucoup des articles qui composent ce premier numéro, même si je pense que ça ne gênera pas grand-monde à part moi), l'article sur la naturopathie, bien trop bref et superficiel à mon goût, et le petit texte d'Anne-Solange Tardy en dernière page, que j'ai hélas trouvé beaucoup moins joli que ceux qu'elle publie sur Cachemire et Soie. 

Alors certes, les photos sont belles et la mise en page attrayante, mais le contenu de Simple Things tombe complètement à côté de mes centres d'intérêt. Et étant donné la proportion de lecteurs potentiels (ou plutôt de lectrices, car le magazine est inexplicablement positionné sur le créneau "féminin"...) qui, comme moi, doivent être des bobos urbains n'ayant aucune intention de retourner à la terre prochainement, hormis pour quelques jours de vacances, je ne sais pas trop qui il va pouvoir accrocher sur la durée. J'aime l'esprit qui le pilote et je lui souhaite beaucoup de succès, mais personnellement, j'attendais autre chose d'un magazine sur ce thème.

mercredi 22 janvier 2014

Happinez, le premier mindstyle magazine


Ce bimestriel dont le premier numéro vient de paraître en France, en Belgique et en Suisse n'est autre que l'adaptation d'un titre qui, selon son édito, existe depuis 10 ans et connaît un succès international. Personnellement, je n'en avais jamais entendu parler avant de recevoir un mail d'information à son sujet, mais comme je suis toujours avide de nouveautés presse et que Happinez semblait tomber pile dans le créneau qui m'intéresse, je me suis dit: Pourquoi pas? Le premier Relay où je l'ai cherché ne l'avait pas en rayon, mais ma seconde tentative fut la bonne. 

Que ce soit par son format (grand, trop grand même pour moi qui aime trimballer mes magazines dans mon sac), la beauté de ses photos, sa mise en page épurée ou les sujets abordés, Happinez se positionne très clairement sur le créneau bobo tendance New Age. Dans ce premier numéro, on rencontre Rajshree Patel, "visage féminin de la fondation L'Art de Vivre considérée comme l'un des guides spirituels les plus influents de notre époque", mais aussi le gourou culinaire Jamie Oliver, l'écrivain à succès Paulo Coelho, le philosophe écolo Pierre Rabhi ou l'acteur Michael Lonsdale. On visite un ryokan suédois (!); on parle d'apaisement des troubles du sommeil, on aborde la sérénité en 5 exercices; on évoque les vertus de l'hiver et la fin qui est aussi un recommencement, ou l'enfant en tant que miroir de ses parents; on suit le voyage d'un journaliste en deuil de son frère sur les traces du Bouddha; on fait du shopping "authentique, inspirant, durable, unique". En cadeau, on reçoit 24 cartes à piocher au hasard chaque matin, et portant des suggestions qui permettent d'aborder le monde avec un esprit neuf. 

Mes impressions? Le magazine est joli et agréable à lire, si l'on excepte le détail gênant pour moi de son grand format. Le contenu varié et pas trop ésotérique me paraît accessible à tous ceux qui s'intéressent à la spiritualité au sens large. Tout ne m'a pas intéressée, mais bon nombre d'articles m'ont interpelée, fait réfléchir ou confortée dans mes choix de vie actuels. Bref, j'achèterai sûrement les prochains numéros. Je regrette juste que Happinez soit positionné comme un féminin, car sa présentation n'a vraiment rien de girly et les sujets abordés concernent aussi bien les deux sexes.

mardi 7 janvier 2014

Kaizen, le magazine des initiatives positives


"Kaizen est un mot japonais qui signifie littéralement "changement bon". Mais c'est également une méthode: celle du changement par les petits pas. La perspective de changer brutalement, de passer du tout au tout, réveille nos peurs et attise nos résistances. Commencer par un petit pas, prendre courage, en faire un second puis une multitude, chaque jour, avec régularité, peut nous conduire aux plus grandes transformations. Cela s'est déjà vu dans l'histoire et c'est ce que nous espérons, à nouveau." 

Après avoir lu à la fin de l'édito cette petite explication qui faisait si bien écho à l'une de mes constatations récentes, je me suis sentie un peu obligée d'acheter le #12 de Kaizen, le magazine des initiatives positives

A l'intérieur de ce numéro de janvier-février 2014:
- Des reportages sur un poulailler collectif, sur les maisons de la semence qui tentent de contrer l'hégémonie de Monsanto et Cie, sur un supermarché collaboratif de Brooklyn qui devrait bientôt faire des petits en France, sur le travail du photographe naturaliste Vincent Munier, sur les "AMAP de la culture"
- Des questions de société: est-il plus écolo de vivre en ville ou à la campagne?, faut-il suivre le modèle suédois?, combien d'humains la Terre peut-elle supporter?
- Des articles sur  les bienfaits de l'amande, des graines germées ou des shiitake, tous trois assortis de plusieurs recettes
- Et une chronique de l'incontournable Pierre Rabhi. 

Sujets intéressants et variés, maquette sérieuse mais pas barbante, articles bien écrits et informatifs mais assez courts pour ne pas perdre le lecteur en route: Kaizen est un magazine formidable qui touche de très près mes préoccupations actuelles. Je me demande bien comment il avait échappé à mon attention jusqu'ici.