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lundi 28 novembre 2011

Mammographie dès 40 ans: y aller ou pas?


Lors de ma révision des 40 000 mon dernier contrôle annuel, ma gynéco, calculant que j'avais eu 40 ans cette année, m'a rédigé une ordonnance pour une mammographie - alors que je ne présente pas de facteurs de risque particulier tel que parente au premier degré ayant eu un cancer du sein. En France, on recommande de commencer le dépistage à 50 ans, mais je sais que dans d'autres pays comme le Canada, toutes les femmes sont appelées à faire des mammographies à partir de 40 ans. Et parfois, c'est vrai, ces mammographies permettent de repérer et de traiter à temps des cancers qui auraient pu être fatals dépistés plus tard. D'autres fois, elles se contentent de mettre en évidence des kystes bénins ou autres masses vouées à se résorber toutes seules, et la patiente se retrouve donc soumise à des examens et un stress inutiles. Surtout, une mammographie n'est pas un examen anodin dans la mesure où elle diffuse un rayonnement risquant, à terme, de provoquer le genre même de tumeur qu'elle est censée détecter. Mais il est très difficile de mesurer précisément les bénéfices et les coûts de cette procédure, si bien que j'hésite... J'hésite beaucoup.

Personnellement, j'aurais tendance à dire "Non, je n'y vais pas". Je précise que je ne suis pas une adepte de la politique de l'autruche et que j'ai même tendance à courir chez mon médecin pour faire tous les dépistages possibles et imaginables du moment qu'ils sont inoffensifs en soi - une coloscopie en mai dernier, par exemple, puisque pour le cancer du colon, oui, j'ai un facteur de risque supérieur à la moyenne du fait de la maladie de mon père. Mais là... je ne le sens pas. D'un autre côté, je ne suis pas médecin. Ma gynéco que j'estime tout à fait compétente pense que ce serait bien de le faire par principe tandis que mon généraliste, que j'estime tout aussi compétent, est plutôt contre. Du coup, je suis tentée d'écouter mon instinct... Mais comment dire à une professionnelle de la santé: "Je choisis délibérément d'ignorer votre avis" sans lui donner l'impression que je n'ai pas confiance en son jugement? Si vous avez sur ce sujet un avis ou une expérience personnelle que ça ne vous dérange pas de partager, j'aimerais beaucoup que vous m'en fassiez part.

mercredi 18 février 2009

Pour ou contre: la chirurgie esthétique

En ce qui me concerne, je suis tout à fait contre. Je ne parle bien entendu pas de la chirurgie réparatrice qui permet de remédier à de vrais handicaps défigurants, mais de toutes ces procédures parfaitement dispensables auxquelles certaines personnes ont recours afin d'améliorer leur apparence et, espèrent-elles, leur image de soi. Or, je ne suis pas persuadée qu'un implant en silicone puisse regonfler une estime défaillante, ni un coup de bistouri amputer des complexes solidement ancrés dans la psyché. Mais enfin, chacun dispose de son corps comme il l'entend, et même si ça ne me paraît pas judicieux, je n'ai aucune objection à ce que d'autres tentent le coup - pourquoi pas? Après tout, il y a effectivement des gens enchantés par le résultat. Tant mieux pour eux.

Mon opposition personnelle découle de plusieurs sources. D'abord, très prosaïquement: je suis douillette et ne m'imagine pas une seconde en train de m'infliger la moindre douleur non indispensable. Ensuite: je suis parano, et j'aurais trop peur des ratés ou des conséquences potentiellement néfastes de certains produits utilisés depuis peu (le Botox, par exemple), dont il me semble qu'on ne peut pas encore mesurer les effets à long terme. Et puis la plupart de ces procédures coûtent des milliers d'euros, en une fois ou cumulés au fil des ans, et je préfère de loin investir ce genre de somme dans une de mes passions - un beau voyage, par exemple.

Mais quand bien même tout cela serait parfaitement indolore, sûr et remboursé par la Sécu... Ce qui me gêne dans la chirurgie esthétique, c'est le message qu'elle contribue à véhiculer, celui d'une société qui n'accorde de valeur qu'à la beauté, à la minceur et à la jeunesse. Qui considère une femme de plus de 60 kilos comme une grosse vache, une femme de plus de 45 ans comme une vieille peau, et les deux comme évidemment incapables de susciter autre chose que du dégoût ou de la compassion. De pauvres créatures qui, vraiment, devraient se prendre en main et recourir à un régime ou une lipposuccion pour retrouver une silhouette désirable, à une petite injection de poison ou un lifting pour paraître quinze ans de moins.

Cette dictature de l'image unique me révolte. Ces valeurs (ou absence de), encore plus. Je ne comprends pas pourquoi l'archi-minceur est devenue un idéal alors que chaque individu possède un poids de forme différent, ni pourquoi on privilégie la vigueur de la jeunesse par-dessus l'expérience de l'âge. Que l'on veuille continuer à présenter une apparence agréable en vieillissant, je le conçois très bien - il suffit de jeter un coup d'oeil dans ma penderie et ma mallette à maquillage pour s'en convaincre. Mais je revendique le droit d'être plus gourmande qu'obsédée par ma ligne, de paraître l'âge que j'ai et de me trouver quand même jolie avec mes rides naissantes. Bien sûr que dans l'absolu, je préférerais faire dix kilos de moins et avoir encore l'épiderme parfaitement lisse. Mais je ne suis pas prête à payer le prix de ces deux choses, pas prête à imposer à mon corps la violence de privations alimentaires ou d'incisions dans ma chair.

Du coup, vous l'aurez compris, je suis aussi totalement opposée aux régimes :)

lundi 10 novembre 2008

Pour ou contre: le port d'arme pour les citoyens

Le Second Amendement de la Constitution américaine, qui garantit à tous les citoyens le droit de porter une arme, est l'un des sujets qui opposent traditionnellement Démocrates et Républicains - les premiers étant pour sa suppression, les seconds hurlant au scandale et arguant qu'il est l'un des fondements de leur nation. Et de fait, je comprends que dans un pays aussi jeune, fondé par des pionniers qui ont dû se battre pour voler conquérir et conserver leurs terres, la possibilité de se défendre par le fer et le feu fasse partie des acquis culturels. En même temps, on n'est plus au temps du Far West, hein.

Bien sûr que si quelqu'un nous agressait, moi et ma famille, j'aimerais être en mesure de le neutraliser de manière efficace. Si je croyais notre sécurité physique menacée et si j'avais une arme sous la main, je n'hésiterais pas à m'en servir - et sans une once de remords. Mais honnêtement, la probabilité que cela arrive est infinitésimale. Beaucoup plus probablement, si je gardais un flingue chez moi, l'aîné de mes neveux ou l'un des jeunes enfants de mes amis finirait par le trouver et risquerait de se blesser, voire de se tuer avec.

Et puis, où s'arrête la justification sécuritaire? Comment puis-je être certaine qu'une personne va vraiment me faire du mal? A quel moment puis-je décider qu'elle mérite que je lui tire dessus?
- Quand elle brandit un couteau sous la gorge de mon compagnon?
Dans cette situation, je pense que tout le monde me donnerait raison, y compris un tribunal de justice français.
- Quand elle s'introduit chez nous, croyant la maison vide et pensant peut-être juste à emporter notre console de jeux vidéo et mes bijoux?
A cette question, beaucoup d'Américains (et mon paternel...) répondraient "oui"; moi, je pense que la riposte doit rester proportionnée à l'offense et qu'on n'abat pas quelqu'un pour des possessions matérielles.
- Quand je la surprends à rôder dans mon jardin, à titre préventif?
Et si ce n'était qu'un voisin soûl qui a perdu ses clés?

La frontière entre la légitime défense et la bavure est excessivement mince. Même si c'était légal en France, je ne souhaiterais pas me promener avec une arme à feu. J'aurais trop peur, sous l'emprise du stress, de commettre une grave erreur de jugement. Et puis, c'est prouvé: rien de tel que de dégainer un flingue pour faire dégénérer une situation déjà tendue. Un calibre .38 dans les mains, la tentation est trop grande de jouer les cowboys. Alors, même si je peux comprendre que l'on souhaite être en mesure de défendre ses proches, je pense que le jeu n'en vaut pas la chandelle. Pour un meurtre ou une agression sérieuse évités, combien d'innocentes victimes du Second Amendement aux Etats-Unis? Les psychopathes en liberté sont, fort heureusement, beaucoup moins nombreux que les gamins curieux et les petits délinquants.