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samedi 30 juin 2018

50 (tiny) reasons to stay alive





Les longues journées de juin. Les écureuils qui jaillissent devant moi quand je ne m'y attends pas et que je peux suivre des yeux quelques secondes à peine, en retenant mon souffle, avant qu'ils disparaissent. Me glisser dans des draps en lin tout propres. Un thé glacé presque pas sucré quand j'ai très soif. Partir en voyage. Rentrer de voyage. Le crépitement des bougies avec une mèche en bois. Les solos de guitare de Steve Rothery. Manger une fondue avec des amis en Suisse. Espérer lire un jour la suite de Nana. Les jolis timbres sur les cartes postales envoyées de l'étranger. Le bruit du ressac et l'odeur de l'air marin. La neige en ville quand personne n'a encore marché dedans. Les phares qui me font rêver d'y passer une nuit. Les rassemblements de montgolfières à Albuquerque ou en Cappadoce. Les cabanes dans les arbres. L'odeur de lanoline des peaux et de la laine de mouton. Les pivoines quand elles sont largement épanouies, juste avant que leurs pétales commencent à tomber. Les ciels de traîne. Faire des bulles de savon. Une occasion de porter du Russian Red. La légère ivresse après deux cocktails. Les vraies pizzas napolitaines. Le ventre doux et l'impossible mignonnitude des chatons. Les belles couvertures des romans anglais. Une pinte d'Orchard's Thief ou de Thistly Cross après une longue journée. Marcher seule dans une ville inconnue. Le crépitement des touches des vieilles machines à écrire. Les aquarelles de Jennifer Orkin Lewis alias August Wren. Les émaux cristallins de Maggie Zerafa. Un nouveau numéro de Oh Comely. Les nuits de pleine lune. Les chansons des années 80 qui me font retomber en adolescence l'espace de quatre minutes. Les feux de cheminée. Les chaises volantes, surtout celles du Tivoli. Les magasins Lagerhaus en Scandinavie. Le rouge cerise et le bleu sarcelle. Les terrasses sur le toit des immeubles. Faire du trampoline. Les fous rires la nuit dans le lit. Les chants d'oiseaux le matin au réveil. L'île de Skye. Faire pousser des plantes (ou réussir à les maintenir en vie plus de quelques mois). Un texto d'Attila. Un cadeau bien choisi. La satisfaction d'avoir rendu un vrai service. Petrichor - le mot et l'odeur. "Glorious" d'Andreas Johnson. Les compliments des gens avec qui je bosse. Connaître la fin de Game of Thrones.

jeudi 27 avril 2017

100 happy days: once more, with feeling




Maintenant que j'ai dit ce que j'avais à dire sur le second tour des élections, j'ai envie de refaire un challenge 100 happy days. Le principe? Chaque jour pendant 100 jours, publier sur Instagram une photo d'une chose qui nous a rendus heureux. C'est un excellent moyen alternatif de remarquer et d'archiver les petits bonheurs quotidiens - et il me semble qu'en ce moment, ça ne sera pas du luxe.

Si vous avez envie de vous lancer avec moi, je vous propose qu'on procède ainsi:
- Début du challenge samedi 29 avril - c'est toujours plus facile de trouver un truc sympa le week-end; fin le dimanche 6 août
- Pour que les autres participant(e)s puissent voir vos photos, utilisez le hashtag #rosenoir2017.
- L'idéal est de ne pas manquer de jour, mais si vous voulez participer juste une fois de temps en temps, c'est permis aussi!

Voilà, c'est tout. A vos smartphones et vos appareils photo!

mardi 11 octobre 2016

L'hiver prosaïquement




Ca faisait déjà plusieurs années que je m'accommodais bien mieux de la soi-disant "mauvaise" saison, mais là, je suis carrément ravie de voir approcher l'hiver. Peut-être parce que la canicule de cet été a souvent été difficile à supporter. Peut-être parce que depuis quelques semaines, j'ai enfin trouvé une activité physique qui m'enthousiasme (et qui se calque sur le rythme scolaire). Peut-être parce que, pour la première fois depuis trois ans, j'ai prévu d'aller voir ma famille à Toulouse pendant les fêtes et que je compte déjà les jours. Ou peut-être tout simplement parce que plus je vieillis, plus je comprends, accepte et savoure la nature cyclique des choses. Malgré le réchauffement climatique, le passage des saisons reste un des rares repères immuables dont nous disposons, un précieux élément de stabilité dans un monde trop souvent chaotique à mon goût. 

Plus prosaïquement, je me réjouis à la perspective de...
- recommencer à porter ma collection de collants multicolores et à motifs
- étrenner enfin les deux paires de chaussures fermées achetées à la fin des dernières soldes d'hiver
- remettre du vernis à ongles foncé
- boire des litres et des litres de chocolat chaud
- lire dos au radiateur brûlant sur mon coussin de yoga
- dîner d'une soupe et de tartines
- découvrir la suite de mes séries coup de coeur de cet automne: "The good place" et "This is us"
- aller me coucher tôt le soir avec une bougie parfumée et un bouquin
- faire la grasse matinée sans scrupules le week-end
- préparer des brunchs à la maison 
- m'occuper un peu plus de mon intérieur 
- faire des gâteaux le dimanche après-midi
- regarder des séries ou des films blottie sous un plaid avec Chouchou
- avoir une parfaite excuse pour cocooner au lieu de me sentir obligée de sortir
- bosser d'arrache-pied en semaine et garnir mon compte en banque pour les dépenses à venir
- manger de la patate douce jaune qu'on trouve seulement dans mon sud-est natal
- être motivée pour tester des recettes délicieusement roboratives
- entamer deux nouveaux agendas début janvier
- profiter des soldes d'hiver pour m'offrir une ou deux grosses pièces un peu trop chères à la base
- tonifier ma silhouette grâce à l'aerial yoga avant le retour des vêtements légers
- voir les jours rallonger après les fêtes et anticiper le retour du printemps!

mercredi 13 mai 2015

En mai, j'ai envie...




d'avoir beau temps pendant notre séjour en Suisse (mais ça se présente mal)
...et pendant les Imaginales (là, on peut toujours espérer)
de recevoir enfin le texte de la traduction que je suis censée attaquer début juin
de ne pas toujours devoir relancer mes clients pour qu'ils payent mon reliquat de droits d'auteur
de voir aboutir la pétition contre la réforme prévue de la RAAP
de consacrer plus de temps à la lecture de tous ces romans prometteurs qui attendent dans ma PAL
de finir mon traitement aux antibiotiques pour recommencer à boire des cocktails
de me teindre les cheveux en vert, en bleu ou en gris 
de trouver un autre programme pour remplacer le Body Revolution trop difficile
de commencer à organiser un prochain voyage (Budapest fin septembre?)
de faire encore et toujours plus de vide dans mes placards
d'acheter une balance postale pour pouvoir confectionner des enveloppes-mystère
de me créer un compte sur Pinterest (mais j'ai peur du temps que ça va me bouffer)
de m'organiser de longues promenades en ville au moins deux fois par semaine
de m'acheter un bracelet connecté (lequel?)
d'être gentille avec tout le monde
de laisser filer mes vieilles rancoeurs
de faire plus souvent le premier pas

jeudi 16 avril 2015

En avril, j'ai envie...




de terminer la traduction du tome 14 de Pretty Little Liars pour pouvoir souffler un peu
...et aller me faire masser par M. Oh la semaine prochaine
...et boire plein de cocktails au Berger ou à l'Amour Fou
de vivre les fenêtres grandes ouvertes
de prendre des photos du nouvel habillage yarn bombing de l'arbre de la place Henri Conscience
des premières pivoines de la saison
... et d'un beaucarnéa en pot (mais j'en ai déjà tué un, alors je me méfie)
d'une nouvelles paire de sandales rouges pour remplacer mes Shelly's bien abîmées
...ainsi que le "Worrier's guide to life" de Gemma Correll
...et la "suite" de "Life after life", un de mes romans préférés de l'an dernier
de ne plus avoir tout le temps mal aux genoux
...et de perdre enfin ce foutu 5ème kilo
d'inspiration pour illustrer cette première citation
de venir à bout du niveau 902 de Candy Crush
de trouver un endroit où me ravitailler en soins capillaires No nothing
d'un week-end où Chouchou ne travaille pas
d'une semaine de vraie pause, même si je ne pars pas en vacances
de voir l'expo Harry Potter à la Cité du Cinéma
de m'inscrire à un MOOC sur la pensée positive
de réserver un escape game avec ma soeur et mon beau-frère, début août à Toulouse
de voir Nightwish en concert (mais pas un jeudi soir à Anvers)
qu'on arrête de dire à ce pauvre Jon Snow qu'il ne sait rien - c'est vrai, quoi, zut à la fin

mercredi 26 mars 2014

Le temps dont on dispose et ce qu'on en fait


Pendant 37 ans, j'ai pensé que la maladie et les accidents fatals n'arrivaient qu'aux autres. Que moi et mes proches vivrions tranquillement jusque vers 80 ans, et qu'après, advienne que pourrait. C'était une évidence indiscutable, le contrat tacite passé avec l'univers. Oh, je savais qu'on finirait tous par mourir, mais: plus tard, beaucoup plus tard. Jusque là, même si la vie pouvait nous malmener de façons diversezévariées, nous jouirions d'une garantie de bonne santé, parce que... Parce que c'était moi et les gens que j'aimais, parce qu'on existait forcément dans une sorte de bulle protectrice et qu'au pire, la médecine moderne faisait des miracles. 

Puis la médecine moderne n'a pas fait de miracle pour Brigitte, et j'ai basculé dans le sentiment inverse. D'intouchable, j'ai eu l'impression d'être devenue une cible et un aimant pour tous les malheurs du monde (mais surtout le crabe). J'ai commencé à vivre avec un tic-tac dans la tête, un compte à rebours qui égrenait les moments forcément peu nombreux qui me restaient à vivre. Je retenais mon souffle en attendant que tombe la mauvaise nouvelle, le verdict qui me condamnerait sans appel possible. Je me sentais menacée de tous les côtés, par l'air que je respirais, par la nourriture que je mangeais, par le soleil qui brillait, par ces putains de centrales nucléaires qui allaient forcément finir par sauter. Tout était devenu suspect et potentiellement dangereux. Je ne faisais plus de projets au-delà de quelques semaines; je ne pouvais même plus envisager la possibilité d'avoir encore du temps devant moi. Je n'étais plus qu'une boule d'angoisses et de panique mal contenue. 

J'ai tenté la psychothérapie et la méditation. J'ai un peu ressorti la tête de l'eau. 

Puis la médecine moderne n'a pas fait de miracle pour mon père non plus. 

Un an et demi plus tard, je commence à grand-peine à trouver un équilibre entre mes deux visions opposées du monde, la naïve et la catastrophiste. J'essaie de me dire que même si rien n'est garanti, j'ai des chances raisonnables de vivre dans une forme raisonnable jusqu'à un âge raisonnable. Je tente de filer un petit coup de pouce au destin en observant une bonne hygiène de vie et en faisant des check-ups médicaux réguliers. Mais je ne perds jamais de vue l'idée que tout pourrait s'arrêter brutalement. Pour faire la paix avec cette idée, je continue à méditer. Je m'efforce de cultiver une certaine forme d'acceptation - et surtout, d'être présente aussi intensément que possible à ma vie quotidienne, de profiter au maximum des petites joies qu'elle m'apporte, d'en créer partout où j'ai la place. De me focaliser sur les choses importantes et de ne pas laisser les autres bouffer mon énergie ou mon moral. 

Aujourd'hui, j'ai 43 ans. J'ignore combien d'anniversaires il me sera donné de fêter après celui-là, combien d'années je partagerai encore avec les gens que j'aime. Beaucoup, j'espère. Et si jamais ça n'était pas le cas? Je me dis que ce qui compte vraiment, c'est moins le temps dont on dispose que ce qu'on en fait. Et que si je n'ai aucune prise (ou très peu) sur la première chose, la seconde en revanche ne dépend que de moi. 

mardi 4 mars 2014

Ca sent le printemps




Je sais, on n'est que début mars, mais cette année, le ciel bleu, très bleu, est de sortie à Bruxelles depuis une bonne semaine, et ça me donne envie de danser dans la rue. Les jours ont sensiblement rallongé; d'ici un peu plus de 3 semaines, nous passerons à l'heure d'été. J'ai rendu ma traduction de "The first fifteen lives of Harry August", dont la publication française est prévue pour le 23 mai. N'allez pas croire que je me repose pour autant: j'ai le tome 12 de "Pretty little liars" à rendre pour le 20. 325 pages en moins de 3 semaines - mais je suis tellement rôdée sur cette série que je pourrais bosser dessus les yeux fermés et une main attachée dans le dos, donc je ne m'en fais pas trop. Le stress et la fatigue accumulés me vrillent les épaules depuis une dizaine de jours, et je pense avoir attrapé la crève de Chouchou: prévoir une grosse consommation de Strepsils et de RhinAdvil dans les jours à venir. Ca n'entame pas ma bonne humeur. J'ai plein de projets pour ce mois de mars: aller voir "Tante Hilda" au festival Anima, passer (peut-être) au salon Creativa, regarder le Veronica Mars Movie qui devrait arriver dans ma boîte mail le 14, organiser ma 7ème troc party bruxelloise, lancer un swap couleur dans les jours à venir, participer à un atelier de broderie traditionnelle, fêter mon anniversaire à Aix-en-Provence dans un chouette hôtel-spa... Et puis je viens de m'inscrire à un atelier d'art journaling en ligne, en espérant que ça me donnera le coup de pouce nécessaire pour concrétiser des projets qui traînent dans mes cartons depuis trop longtemps. En février, je suis restée la tête dans le guidon tout le mois; j'ai bien l'intention de me rattraper en mars!

vendredi 7 février 2014

Petite joueuse




Boucler la journée de travail en vitesse malgré les interruptions (passage de DHL avec un colis de service de presse, conférence Skype de trois quarts d'heure pour Chouchou, passage du facteur avec un colis Amazon, courses Delhaize pour la semaine à ranger dans la cuisine). Braver la pluie pour aller à la dédicace de Serge Baeken chez Brüsel. Répéter bêtement "Je l'ai trouvé très beau et très touchant, votre livre", une main sur le coeur en détachant bien les syllabes pour être sûre de se faire comprendre. Songer que puisqu'on est dehors et qu'il n'y aura personne à la maison ce soir, autant aller bouquiner dans un endroit sympa. Arrêter son choix sur un grand classique: l'Amour Fou. S'installer à une petite table de deux face au bar: le sac en tissu imprimé de renards, le manteau bleu marine plié en deux et l'écharpe rose roulée en boule à gauche, le sac à main gris à droite, le parapluie détrempé par terre (ne pas l'oublier en partant), l'appareil photo sur la table. Hésiter entre un thé des Gnawa et un mojito framboise, demander l'heure au serveur, commander un mojito framboise. Sortir de son sac un des deux livres très minces qu'on a emportés et se mettre à lire en sirotant son mojito framboise avec deux pailles. Avoir du mal à se concentrer. Lever souvent la tête pour regarder les allées et venues des clients, le ballet des serveurs tandis que la salle se remplit. Essayer de se concentrer sur les souvenirs d'enfance de l'auteur. Revoir quelques-uns des siens comme des instantanés aux couleurs passées par les ans. Se dire que ce serait marrant d'en faire un billet. Gribouiller l'idée sur une carte-réponse trouvée dans le bouquin. Commencer à flotter juste un peu. Se sentir complètement ici et maintenant, tout entière contenue dans l'instant. Se dire que ça ferait un bon sujet de billet. Gribouiller l'idée en-dessous de la première sur la carte-réponse. Commander un burger Luigi pour changer un peu du Double Champi. S'en féliciter: il est délicieux lui aussi. Dans la foulée et parce qu'on se sent d'humeur conviviale, sourire à la gérante qui vient d'arriver et la complimenter sur sa veste fourrée. Apprendre qu'elle l'a achetée "dans un magasin de vieux, Camaïeu". Hum. Etre dans d'excellentes dispositions vis-à-vis du reste du monde, et avoir la certitude que cet état n'est pas naturel. Se demander si on doit le regretter: les non-sociopathes sont sans doute beaucoup plus détendus et optimistes au quotidien. Heureusement, pour les autres, il reste l'alcool. Composer plusieurs billets lyriques dans sa tête, et se dire que chouette, on va avoir le temps de mettre tout ça par écrit en rentrant. Payer l'addition, chercher de la monnaie dans le porte-monnaie Totoro au ventre bien trop gros. Sortir dans la nuit noire et se battre pour rouvrir le parapluie à pois acheté en Finlande l'été dernier. Marcher en regardant ses pieds pour ne pas glisser sur les pavés mouillés ou marcher dans une énorme flaque. Se dire qu'on adore Bruxelles même sous la pluie, signe qu'on n'est décidément pas dans son état normal, et qu'on aime vraiment beaucoup sa vie, signe qu'on reste quand même un minimum lucide. Et puis en arrivant chez soi, le cerveau soudain vide de toute idée, passer la soirée à comater devant le nouvel épisode de Candy Crush Saga. Où vont les billets perdus qu'on n'a jamais composés ailleurs que dans sa tête et qui promettaient d'être tellement plus éblouissants que les autres? 

La photo qui illustre ce billet a été traitée à l'aide de Waterlogue, formidable application qui transforme vos clichés en aquarelle avec différentes options de "filtres" comme Instagram.

jeudi 9 mai 2013

New & making me happy in may



Nouvelles chaussures
J'ai été très sage depuis le début de l'année, n'achetant qu'une seule paire jusqu'ici. Mais comment résister à une Vente Privée de Camper à -50% quand on connaît le confort de la marque? Moi, en tout cas, je n'ai pas pu. Et puis j'avais justement envie de sandales jaunes... Quant aux Twins, elles iront parfaitement avec la majeure partie de mes tenues d'hiver. 



Nouveau renard
Déniché à Brighton dans une boutique de déco, c'est en fait un cale-porte - mais j'ai plutôt choisi de lui faire monter la garde près du miroir en pied de notre salon. Comme ma collection d'hippopotames, ma collection de renards (boostée par de gentilles amies et lectrices) ne va pas tarder à atteindre une masse critique...






Nouvelle verdure
Deux plantes en pot pour orner notre buffet (je suis toujours à la recherche d'une autre variété de succulente), quelques herbes aromatiques sur le bord de la fenêtre de notre cuisine, et un germoir pour faire pousser des "petites graines" qui viennent ensuite agrémenter nos soupes et nos salades. Par contre, d'où sortent ces saletés de moucherons, et comment je m'en débarrasse?




Nouveaux ouvrages
Après un mois d'avril sans inspiration pour le crochet, je suis repartie comme en 40. Il est fort probable que mes 3 ou 4 prochains DIY publiés portent là-dessus.



Nouvelle lecture
Dans un futur pas forcément si lointain, les baleines débarquent à Bruxelles, et elles ne sont pas contentes. Une histoire d'apocalypse assez éloignée de ce que je lis d'habitude, au style ciselé et saisissant, publiée par un petit éditeur de qualité. L'auteur fait une performance ce soir à l'espace Senghor dans le cadre du fiEstival. Nous y serons.



Nouveau collant
J'ai essayé de fabriquer des tattoo tights. Deux fois. Deux énormes ratages. Je continuerai donc à me fournir sur Etsy chez des gens plus doués que moi


Nouvelle obsession alimentaire
Je veux dire, en plus des dips de toute sorte: les biscuits bio Clearspring aux algues et au poivre. Parfaits pour le grignotage on-the-go grâce à leur présentation en sachets de 4, et juste délicieux (d'après mes goûts, qui sont parfois bizarres!).

dimanche 21 avril 2013

Pain, paillettes et pissenlits




Le soleil brillait et j'ai bondi hors du lit avant 8h; j'ai photographié les graines de radis mises à germer la veille au soir; j'ai voulu planter mes herbes aromatiques et me suis aperçue qu'il me fallait du gravier; Chouchou m'a dit "Allons en acheter dans une jardinerie", mais je refuse de payer un truc que je n'aurai qu'à me baisser pour ramasser le week-end prochain sur la plage de Brighton; à la place, j'ai décidé de faire mon premier pain avec de la farine d'épeautre, et je l'ai semi-raté semi-réussi; pour sortir, j'ai enfilé un T-shirt noir strassé du HRC Tokyo, ma jupe en jean, des collants rose vif et mes ballerines à paillettes Anniel; j'ai apporté chez Pêle-Mêle une tonne de bouquins dont je voulais me débarrasser, et trouvé les cinq premiers tomes d'Utena à 1€ pièce; tout le reste de la journée, j'ai entendu le générique de l'anime dans ma tête: "Zetta unmei mokushiroku..." et vu des escaliers se superposer aux rues de Bruxelles; on a bien rigolé, un peu transpiré et visualisé au cours de yoga; pendant l'atelier d'introduction à l'herboristerie qui a suivi, je me suis rendu compte que je déteste les écorces, et j'ai compris pourquoi les Schtroumpfs raffolaient de la salsepareille; la Princesse et moi portions le même petit perfecto de chez Mango; j'ai dévalisé Shanti où les pommes séchées - ma nouvelle coqueluche - sont beaucoup moins chères que chez Be Positive, et réussi in extremis à raffler deux sachets d'orties et de pissenlits qui venaient juste d'être livrés; à l'apéritif chez la soeur de Chouchou, j'ai commis l'erreur de grignoter un taco au fromage, puis 200 (ces trucs sont saupoudrés de crack, je pense); le repas fromage, survenant après des semaines d'alimentation ultra-saine, m'est méchamment resté sur l'estomac, mais je n'avais pas mangé de Shropshire depuis si longtemps que ça en valait presque la peine.



samedi 15 septembre 2012

Et soudain, un paquet de frites place Flagey



J'ai l'impression de peser trois tonnes en ce moment. Tout me coûte dix fois plus d'efforts que d'habitude; je n'ai pas envie de grand-chose à part dormir et, si possible, ne pas rêver de chatons. L'autre nuit ils étaient cinq, un noir un blanc un roux un rayé bleu et un rayé violet, deux mois à vue de nez, encore leur poil de bébé; ils ne faisaient pas le moindre bruit et passaient leur temps à se cacher si bien que je craignais toujours de les avoir perdus. Quand je me suis réveillée j'ai eu un tout petit peu envie de pleurer en voyant qu'ils n'étaient plus là. 

Si je n'étais pas maximégacharrette, non pas sur ma trad en cours mais sur la suivante que j'ai accepté de faire en un laps de temps ridiculement court, je passerais mes journées à boire des litres de thé en regardant dans le vague. 

Moyennant quoi, cet après-midi lors d'un passage impromptu chez Brüsel, je n'ai pas trouvé mieux que d'acheter une bédé déprimante et "Le bruit des clefs", longue lettre d'Anne Goscinny dédiée à son père mort. Ambiance. En ressortant, parce que j'avais un petit creux, j'ai cherché une boulangerie du regard. Chouchou a cru que je matais le Frit'Flagey et m'a dit un "Non" très ferme, du genre qu'une femme qui connaît sa place et qui respecte l'autorité masculine ne songerait jamais à contester. 

Dix minutes plus tard, grâce à une file miséricordieusement courte pour une fois, nous nous asseyions sur un banc avec un gros paquet de frites et deux petites barquettes de sauce, mayo pour lui et poivre pour moi. La température avait dû monter de dix degrés depuis que nous étions sortis de chez nous une heure avant; je marinais dans mon pull à étoiles et Chouchou a failli prendre un coup de soleil sur le crâne. Mais jusqu'à ce que la dernière frite soit avalée et que les papiers gras aillent nourrir la poubelle la plus proche, ma déprime s'est tenue respectueusement à distance.

Vivent les frites.




jeudi 23 août 2012

Le colis de non-swap de Kleo


En début de semaine, j'expliquais à Ma voisine millionnaire, qui n'avait toujours pas reçu son colis du swap voyage, que sa swapeuse Poni P. avait disparu dans la nature sans accuser réception du colis qui lui avait été envoyé par Camille M., et apparemment sans envoyer celui qu'elle devait faire pour Ma voisine millionnaire, donc. Je disais à cette dernière que si nous étions toujours sans nouvelles de Poni P. d'ici la rentrée des classes, je lui confectionnerais moi-même un paquet pour remplacer l'autre, avec d'autant plus de plaisir que Ma voisine millionnaire était ma swapeuse dans cette boucle et que j'ai beaucoup aimé le livre et les objets qu'elle avait choisis pour moi. Cela ne m'empêchait pas, je l'avoue, de fulminer contre les personnes irrespectueuses de leurs engagements (et Dieu sait que Poni P. n'a pas été la seule lors des trois derniers swaps, même si elle remporte la palme haut la main). 

Et puis mercredi en fin de matinée, mon facteur a sonné. Je n'attendais pas de colis; j'ai donc pensé que c'était pour Chouchou, et j'ai été très surprise de voir mon nom sur la boîte - mais moins que de découvrir celui de Kleo dans la case réservée aux coordonnées de l'expéditeur. Avec la patience et la délicatesse qu'on me connaît, j'ai rapidement éventré le carton et découvert ceci à l'intérieur:




Ouais, un colis de swap de la fille que j'avais moi-même swapée! Si j'organise un nouveau swap un jour, j'envisagerai sérieusement d'adopter la répartition par binômes plutôt que la boucle. 




Kleo avait choisi le thème du Japon que nous avions en commun toutes les deux. Je n'avais jamais rien lu de Junichirô Tanizaki, et la quatrième de couverture m'a pas mal intriguée. Ce roman court et léger sera parfait à dévorer pendant un prochain voyage en train! Pour l'accompagner, une boîte à thé qui tombait à pic, puisque je comptais l'après-midi même faire l'emplette d'une nouvelle variété goûtée chez l'Amour Fou (dont je vous reparlerai un peu plus tard car c'est une merveille); mais aussi un porte-bonheur qu'on suspend à l'entrée de la maison, me semble-t-il; le vernis Tokyo de Mavala, un violet profond qui manquait à ma collection; une carte avec un Georges-Arthur à découpe; et un marque-page magnétique Bookbinders qui a aussitôt migré dans mon bouquin en cours. 

Je ne sais jamais trop quoi dire face à la gentillesse spontanée de certaines de mes lectrices - à part, évidemment, un énorme merci du fond du coeur. C'est parfois un exercice un peu bizarre que de raconter sa vie sur internet sans savoir par qui et comment elle est reçue à l'autre bout. Du coup, ce genre d'attention me fait vraiment chaud au coeur; elle me donne l'impression que j'ai dû, à un moment, écrire quelque chose qui méritait d'être partagé. Et pour en revenir à l'anecdote que je racontais au début de ce billet, elle me donne aussi l'impression que la bonne volonté et les efforts d'attitude que l'on peut faire engendrent le même genre de réponse de la part de l'univers. Ce qui est plutôt cool, non? 

lundi 28 mai 2012

Le ver dans le fruit


Marché du dimanche à Monpatelin. J'ai vaincu ma flemme congénitale pour sortir profiter un peu du beau soleil printanier. En robe légère et sandales compensées qui me permettent de m'extasier sur mes orteils vernis enfin rendus à la liberté, je me dirige vers le centre du village.

Je n'ai pas besoin de grand-chose, mais j'aime cette ambiance, les vendeurs qui bavardent avec leur clientèle en forçant un peu l'accent du coin, les couleurs éclatantes des étals de fruits et légumes, la bonne odeur des poulets rôtis qui tournent lentement sur leurs rangées de broches, les fromages que j'ai envie de goûter tous, la charcuterie corse dont je me tiens soigneusement à l'écart, les microrobes à trois francs six sous et les tops moulants archi-décolletés qu'affectionnent les cagoles, même les bijoux en toc doré que je ne porterai jamais. Les enfants aux jambes nues et déjà brunes zigzaguent entre les stands. Plantés au milieu de la rue, les adultes discutent tranquillement sans se soucier le moins du monde de gêner le passage. 

Je constate avec plaisir que quelqu'un a repris la presse fermée depuis trois ou quatre mois. C'est triste, un village provençal où on ne peut pas acheter le journal et des cartes postales kitsch avec deux palmiers sur fond de coucher de soleil. A la bonne boulangerie de la place de l'église, je fais héroïquement la sourde oreille aux cris des brioches dodues qui me supplient de les emmener et prends juste une baguette aux céréales. Au 8 à Huit, deux boîtes de thon à l'huile d'olive. A la marchande d'olives, une barquette de tapenade verte dont je raffole - mais pas de caviar d'artichaut, soyons un peu raisonnable. Chez mon primeur, une barquette de fraises, des abricots dont le jus ressemble à du miel et des tomates grappe incroyablement parfumées dont je sniffe discrètement la tige comme une junkie. Puis je rebrousse chemin sans me presser. 

Et en passant près d'un petit groupe de trois personnes, j'entends soudain: "Non mais quand même, j'ai beau ne pas être... Il faut reconnaître qu'elle dit des choses très justes". Une intuition; je ralentis et dévisage le trio. Gens d'âge mûr, chapeau de paille et robes à fleurs pastels pour les dames, lunettes bifocales et pantalon en lin beige un peu froissé pour le monsieur. Bien sous tous rapports. "Oui, et puis bon, le père était un peu... mais elle, elle passe mieux. Elle fait plus politiquement correct, quoi." Bingo. Ils hochent tous les trois la tête d'un air entendu, ces gens qui n'osent même pas aller au bout de leurs idées et prononcer les mots qui fâchent. Et le petit goût de paradis de ce dimanche matin vire à l'aigre dans ma bouche. 

samedi 3 mars 2012

Où je me prends pour Baloo


Jeudi matin. Levée avec migraine et nausées, comme désormais chaque fois que je dors passé 9h. Dame Nature a décidé que je ne ferai plus jamais de grasse mat' de ma vie. La tentation de jeter d'avance toute cette journée à la poubelle est forte comme la douleur qui palpite derrière mon front. Mais j'ai des courses à faire, des courses qui ne peuvent pas attendre. Avec des gestes précautionneux de petite vieille, je glisse dans mon sac la liste des choses à acheter au village, j'empoigne mon caddie rose et je descends l'escalier en catimini pour ne pas me faire intercepter par ma voisine.

Le grand soleil et la température qui avoisine les 18° ont vite raison de ma mauvaise humeur. Je n'ai pas mis de manteau, mais je transpire presque dans mon petit pull. Premier arrêt, la Poste. Le monsieur avec la grosse moustache blanche et les yeux d'un bleu incroyable fait toujours la manche devant la porte; nous échangeons un sourire et quelques phrases sur la météo si agréable en ce premier jour de mars. A l'intérieur, je fais un peu la queue. Une dame dans la file voisine s'exclame: Boudiou, j'y comprends rien moi à tous ces imprimés, et mon sourire à peine remisé reprend aussitôt du service.

Mon tour arrive. Je me débarrasse de tous les paquets que j'ai à envoyer, puis je sors les deux avis de passages trouvés la veille dans ma boîte à lettres. Sans conviction, je hasarde: Il y en a un daté du 6 février, mais j'avais envoyé une lettre pour demander qu'on me garde le colis jusqu'à aujourd'hui.... L'employée acquiesce. Voui-voui, il est là, dans le coin. J'ai du mal à en croire mes oreilles. Sourire - once more, with feeling. Les petits villages ont quand même quelques avantages sur les grandes villes; je doute que l'on m'aurait rendu ce service au bureau de poste de la Porte de Namur. Je récupère donc la commande Lov Organic passée en janvier sur Vente Privée, et aussi les deux produits Garancia envoyés par Sephora. Je les tasse au fond de mon caddie rose, et en route vers l'étape numéro 2.

A la boulangerie de la place de l'église, je réclame une baguette aux céréales et, comme je n'ai pas petit-déjeuné, je me laisse tenter par une douzaine de bugnes. Je demande à la dame si je peux les prendre en photo; non seulement elle accepte volontiers, mais elle me dit: Attendez, je vais les arranger mieux sur le plateau, ça fera plus joli! Hop, dans le caddie rose par-dessus mes paquets. Au Huit à 8, j'achète des filets de poulet déjà cuits, des lentilles vinaigrette, du fromage blanc, des pains au lait, du jus de pomme en briquettes, des sacs poubelle de 50l, une recharge de coton-tiges. Il me reste juste un peu de place sur le dessus du caddie rose pour les fruits et légumes que je vais choisir chez mon primeur: oranges, mandarines, patate douce, avocat, et puis zut, mettez-moi aussi une coeur-de-boeuf bien rouge et deux petites aubergines. 12,37€. Tenez, voilà 15, je ne peux pas faire mieux.

J'empoche ma monnaie et traverse la rue pour me rendre chez ma fleuriste. Beaucoup de plantes en pot mais peu de fleurs coupées aujourd'hui, juste des lys que je n'aime pas, des roses dont je ne raffole pas non plus, et des germini dont je commence à me lasser. Allez tant pis, je vais quand même prendre une douzaine de germini. Vous avez quoi comme couleurs? Moitié roses moitié rouges alors. Non, pas la peine de me faire un super emballage, c'est pour manger tout de suite. Par contre, vous me coupez les tiges bien court, hein? La dernière fois, elles étaient trop longues pour mon vase, et j'ai dû les attaquer avec des ciseaux de maison. Ils n'ont pas aimé le fil de fer.

Arrivée chez moi, je déballe mes courses en boulottant les bugnes dont le sucre glace me colle un peu aux doigts. La baguette sème déjà ses petites graines partout. Je respire l'odeur sucrée des mandarines, je caresse la peau tendue à éclater de mon unique tomate, j'admire le violet brillant de mes aubergines. Je mets de l'eau dans mon vase et y dispose joliment les fleurs. La mauvaise nouvelle, c'est que se sentir profondément heureuse n'empêche pas d'avoir mal à la tête. La bonne nouvelle, c'est qu'avoir mal à la tête n'empêche pas de se sentir profondément heureuse.

jeudi 9 février 2012

Pas de radis noir, mais plein de thé et deux colliers


Mon début de semaine m'ayant émotionnellement secouée, Chouchou étant absent ce soir pour cause de dîner de boulot et ma swapeuse, qui devait me remettre mon colis en mains propres ou plus probablement sales chez Mamma Roma, ayant eu un imprévu de dernière minute à gérer, je me suis dit que j'avais bien mérité trois quarts de journée de détente (oui, parce qu'à ce stade, j'avais déjà bossé genre une heure et demie).

Donc:
- j'ai filé déjeuner avec Sophie au Vespa Café;
- puis je suis allée prendre un thé en feuilletant des féminins débiles chez Filigranes;
- puis je suis passée au Kam Yuen où il n'y avait pas de radis noir pour tester la recette de soussoupe de Guillaume Long trouvée dans "A boire et à manger";
- puis j'ai dévalisé le Nong Cha afin de reconstituer mes stocks et de faire découvrir le sublime Mo Li Yin Zhen Wang (dit "le roi du thé au jasmin") à ma copine Isa;
- puis je me suis offert un pendentif chez Les Néréides parce que je le valais bien: une petite bonne femme en émail qui sera la troisième de ma collection après une rouquine l'été dernier et une brune cet automne;
- puis j'ai tenté de mettre la main sur une géocache théoriquement planquée derrière une gouttière non loin de la sortie des Galeries Royales, et fait chou-blanc pour la seconde fois;
- puis j'ai re-bu un thé en feuilletant d'autres féminins débiles, mais au Vaudeville;
- puis comme il ne passait déjà plus au Toison d'Or, je suis allée voir "Café de Flore" à l'Actor's Studio où je n'avais encore jamais mis les pieds, et que j'ai beaucoup aimé malgré des abords un peu glauques;
- puis j'ai laissé le sort décider de l'endroit où j'allais manger: si le 71 passait en premier, je descendais près du parvis Saint-Boniface et je me faisais un miso katsu ramen au Yamato; si le 38 arrivait d'abord, je retombais sur mon plan initial de me goinfrer de pizzas chez Mamma Roma;
- ...ça a donc été porc pané + nouilles japonaises + bouillon à l'ail mangé au comptoir où, comme j'étais seule, j'ai trouvé une place hyper vite alors qu'une dizaine de personnes étaient arrivées avant moi;
- puis je suis rentrée à la maison et j'ai trouvé une carte-bonus du swap postal dans ma boîte (merci Autre Moi!);
- puis j'ai allumé mon ordi, commencé à rédiger ce post, et en cherchant pour l'illustrer une photo de mon nouveau pendentif sur le site des Néréides, j'ai craqué pour un deuxième collier (moralité: non seulement bloguer ne me rapporte pas grand-chose, mais ça me coûte cher!).

Du coup, demain, vous aurez droit à une critique de "Café de Flore". Et sans vouloir vous spoiler, c'était bien mieux que je ne l'espérais au vu des critiques ainsi que des performances désastreuses du Boulet/Pénélope et du dernier Leo.

mercredi 18 janvier 2012

De jolies surprises dans ma boîte aux lettres


Ce matin, j'ai eu la surprise de recevoir un colis de l'Association Internationale d'Aide aux Collections Orphelines.



Outre un petit mot marrant, la boîte contenait plusieurs Georges-Arthur envoyés par le facétieux papa de Poupoune: une carte, une trousse en peluche, un jouet McDo qui dit "Toutes folles de moi" quand on lui appuie dans le dos, et un jouet de bain (je crois) de la marque Tomy. J'étais ravie et hyper touchée par cette gentille attention d'un monsieur que je ne connais même pas. Bien sûr, je lui ai illico composé une carte de remerciement puisqu'il avait mentionné son adresse.

La semaine dernière, déjà, j'avais reçu une enveloppe à bulles expédiée de Gruyérie par Lady Pops. A l'intérieur, des aiguilles à tapisserie et des marque-rangs pour mes ouvrages au crochet, deux produits pour les ongles Essence et quelques pièces en chocolat histoire de ne pas gâcher la place restante. C'est toujours un énorme bonheur de recevoir par la Poste ces petits cadeaux que je n'attends pas et qui prouvent que, quelque part loin de là où j'habite, des gens pensent à moi et ont eu envie de me faire plaisir.

mardi 10 janvier 2012

L'anti-VDM


Grâce à ma copine Garulfo, je viens de découvrir un site anglophone updaté plusieurs fois par jour, et qui rassemble des témoignages courts sur le thème "Makes me think" ("Ca me fait réfléchir"). Toutes les petites histoires sont du genre qui réchauffent le coeur, à l'exact opposé des jérémiades - certes très drôles - de Vie de Merde. Archi-positif, et donc indispensable en ce début d'année morose!

vendredi 21 octobre 2011

Des avantages de séjourner, adulte, chez ses parents


Quand mes parents ont quitté Monpatelin et sont venus s'installer à Toulouse pour être plus près de Soeur Cadette et de mes neveux, j'ai pensé que je ne me sentirais jamais chez moi dans leur nouvelle maison: trop grande, trop isolée, trop dépourvue de souvenirs. D'ailleurs, quand je rendais visite à ma famille, je dormais toujours chez Soeur Cadette. Puis mon père est tombé malade, et ça a changé la donne.

Désormais, au lieu d'une semaine en été et une autre à Noël, je viens à Toulouse tous les deux mois. Et par certains côtés, c'est une contrainte (que je m'impose toute seule, entendons-nous bien). C'est du temps que je ne passe pas avec Chouchou dont je déteste être séparée, des jours où je bosse peu et mal parce que mes parents refusent d'installer un petit bureau dans leur chambre d'amis alors que je ne travaille bien que dans le silence le plus complet. Mais la situation a aussi ses avantages:

- Aucun repas à préparer. Chaque jour à 12h45 et 19h45 apparaissent sur la table des petits plats maison, généralement confectionnés avec des légumes du jardin et de la viande Label Rouge. Il y a toujours un Rustique croustillant dans la huche à pain et du Coca Light au frigo (j'attends la fin du stock actuel pour annoncer que j'ai cessé d'en boire depuis que des études ont confirmé que l'aspartame et autres édulcorants étaient cancérigènes). En outre, les placards sont toujours pleins sans que j'aie besoin de faire les courses, ou très exceptionnellement. Et ma mère fait une compote de pommes absolument terrible. Malgré quoi, je ne grossis jamais chez mes parents parce que mon alimentation y est bien plus variée et moins calorique que les plats uniques à base de pâtes ou de céréales que je prépare généralement chez moi.

- Pas non plus de ménage à faire. Ni de lessive. Ni de draps à changer. Mes efforts domestiques se bornent à tirer la couette sur mon lit le matin. Après ces douze secondes en mode "fée du logis", quand mon père va bien, je peux passer en mode "quasi-assistée" pour le reste de la journée. Du coup, j'ai vachement plus de temps pour glander sur internet lire.

- Il y a un porte-serviette chauffant dans la salle de bain d'invités. Je connais peu de voluptés aussi grandes que de renfiler un pyjama presque brûlant en plein hiver au sortir de la douche.

- Un 3ème lieu de vie, c'est un 3ème set de produits de beauté. Ce qui me permet, à côté des incontournables que je possède en 3 exemplaires (la crème pour peaux intolérantes et l'eau micellaire Avène, la Washing Cream Menard, le vagin artificiel bain dissolvant express Sephora), de tester perpétuellement des nouveaux trucs achetés pas cher à la parapharmacie Lafayette. Et de justifier la prolifération de mes vernis à ongles, répartis géographiquement de telle sorte que personne - pas même moi - ne puisse estimer leur nombre réel.

- La présence d'un poste de télé généralement allumé sur 1/une émission de jeu débile 2/ une série policière 3/les infos de TF1 et surtout LA METEO me confirme que j'ai bien fait de me débarrasser de cet engin maudit il y a des années. Mais j'avoue que j'aime bien regarder Masterchef avec mes parents le jeudi soir.

- Je ne suis pas fan de Toulouse; néanmoins, la ville possède quelques atouts non négligeables en la présence d'un grand Monoprix qui vend toute la collection Essie (je vais devoir y passer une heure là-bas avec Soeur Cadette samedi après-midi, trop dure la vie), du salon de thé Bapz qui est un endroit merveilleux ou encore de la pétillante Nekkonezumi avec qui je peux dévorer un scone crème-confiture dans l'endroit merveilleux susnommé. Oui, j'ai des joies simples. (Mais toutes caloriques ou ruineuses, comme le lecteur attentif ne manquera pas de l'avoir remarqué.)

jeudi 13 octobre 2011

Où je me dois de rétablir la vérité


Il serait exagéré de dire que lors de mes séjours à Monpatelin,
je passe mon temps à glander en terrasse en buvant des diabolo-menthe
et en lisant la presse féminine.



Parfois, aussi, je glande en terrasse avec un Ricqlès et une histoire de zombies.

mercredi 12 octobre 2011

Une fille du Sud


Ca ne rate jamais: dès qu'on passe Valence, le ciel redevient bleu, et mon moral remonte en flèche. Peu après La Ciotat, on aperçoit la mer qui scintille doucement sur la droite, et je ne peux pas m'empêcher de sourire. J'approche de chez moi. Où que m'emmènent mes voyages et mes amours, je serai toujours viscéralement d'ici.

J'ai déjà ôté le bonnet que je portais ce matin pour me protéger de la drache bruxelloise, et mon blouson en cuir doublé n'est plus qu'un poids mort qui m'encombre. A la descente du train, le soleil m'éblouit, et je commence aussitôt à transpirer dans mon pull fin. Je me dépêche d'aller m'attabler à la brasserie voisine, où je commande un diabolo menthe.

Je cale le monstre turquoise en position verticale, pose la mallette de mon MacBook et mon gros sac rouge sur la chaise d'à côté, ajoute blouson doublé et pull fin à la pile. En débardeur de coton à bretelles spaghetti, je sors mes lunettes de soleil et dégaine le dernier Marie-Claire. J'ai une heure pour traîner sur cette terrasse en attendant le TER qui me conduira jusqu'à Monpatelin, et je vais en savourer chaque minute.