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vendredi 15 janvier 2016

Always




Même pas eu le temps de digérer la mort de Bowie que le crabe emporte encore quelqu'un de connu, de talentueux et de très apprécié. Je ne savais pas qu'Alan Rickman était lui aussi atteint d'un cancer, et la nouvelle de sa disparition m'a filé un sale coup. Avant, je ricanais un peu des gens qui s'affligeaient pour des célébrités qu'ils ne connaissaient pas à titre personnel. Désormais, je verse moi aussi ma petite larme sans honte. Alan Rickman m'a procuré de beaux moments de cinéma. Il a notamment incarné mieux que je ne pouvais le rêver un personnage iconique à mes yeux, un méchant/gentil antipathique et pourtant bizarrement sexy (ou c'est juste moi?), à l'ambiguïté duquel il a prêté sa voix inimitable. Il faisait partie de mon paysage. 

Il était né la même année que mon père, et son départ souligne à quel point le temps m'est désormais compté. "Mais ça n'arrête pas en ce moment", se plaignaient beaucoup de mes contacts sur Facebook hier. Oui, et ça ne fera qu'empirer au fur et à mesure que les gens que nous connaissons et aimons vieillissent en même temps que nous. Un à un, ils vont tous tomber, jusqu'à ce que ce soit notre tour. Je ne dis pas ça pour plomber l'atmosphère - juste pour rappeler que la vie c'est maintenant, et qu'il est urgent d'en profiter chaque jour. Histoire que, le moment venu, notre entourage puisse penser de nous ce que je pense pour me consoler de la mort de David Bowie ou d'Alan Rickman: que leur vie a été merveilleusement bien remplie, et qu'ils laissent derrière eux une lumière qui leur survivra longtemps. 

mardi 12 janvier 2016

Souvenirs de David Bowie



La première fois que j'ai entendu David Bowie, ça devait être un album de sa période Ziggy Stardust, dans la chambre sous le toit d'une cousine plus âgée qui l'avait découvert peu de temps auparavant et avait conçu pour lui une vénération immédiate. Sur le coup, ça m'avait laissée assez froide. 

Le première fois que j'ai vraiment écouté David Bowie, c'est quand Marc Toesca a commencé à passer "Let's dance" dans son émission du Top 50. L'album éponyme est sans doute son plus méprisé, mais je parie que c'est le seul sur lequel les gens de ma génération ont tous des souvenirs de boum. En 3ème, j'avais une prof d'anglais cool qui nous faisait étudier des textes de chansons pendant les cours renforcés; j'avais apporté celles de "China Girl" découpées dans OK Magazine, et on les avait décortiquées en classe. C'était cool. 

La première fois que j'ai vu David Bowie comme acteur, c'était dans "Les prédateurs", film tiré d'un roman de Whitley Strieber qui m'avait infiniment troublée. Je commençais tout juste à développer la fascination pour les vampires qui allait me durer plus d'une décennie, et la prestation de Bowie en prédateur déchu, tragique, m'avait beaucoup marquée. 

La dernière fois que j'ai vu David Bowie comme acteur, c'était dans une autre adaptation de roman, "Le prestige" - et honnêtement, je ne m'en souviens même pas. Entre les deux, rien: "Furyo" n'était pas du tout ma tasse de thé, et je suis inexplicablement passée à côté de "Labyrinthe".

Les deux fois où je me souviens très bien d'avoir entendu une chanson de David Bowie dans un fauteuil de cinéma, c'était pour "Frances Ha" (la scène où l'héroïne danse dans la rue sur "Modern Love", la seule je crois qui m'a vraiment plu dans tout le film) et pour "Le monde de Charlie" (la scène où les héros roulent en pick-up la nuit en écoutant "Heroes"). Dans le second cas, je me souviens m'être dit qu'il n'était guère vraisemblable que des fans de rock ne connaissent pas ce morceau. 

La dernière fois que j'ai parlé de David Bowie avec des amis, c'était chez M1 et M2 alors qu'on traînait à table après le dessert. Yal m'a appris que Bowie avait un cancer, ajoutant qu'il ne lui donnait pas longtemps à vivre. Le crabe qu'on ne connaissait pas encore à Yal à cette époque l'aura emporté avant celui de Bowie. La vie est étrange parfois. 

La dernière fois que j'ai rouspété contre David Bowie, c'était au printemps dernier, à l'occasion de l'exposition qui lui était consacrée et que j'avais été voir à Paris avec Chouchou. Trop de monde, trop d'audioguide obligatoire - j'étais sortie en trombe et furibarde au bout de deux salles, avec une forte envie de meurtre de masse.

La seule et unique fois où j'ai lu une bédé consacrée à David Bowie, c'était "Haddon Hall", et c'était vachement bien. 

La chanson de David Bowie la plus écoutée dans mon iTunes (elle figure même dans mon top 10!), c'est "Sufragette City", un de ces morceaux qui me filent une pêche irrésistible dès les premières notes et me font faire des bonds dans tous les sens. Ca ne rate jamais. Je me souviens d'une scène dans "Gilmore Girls" où Jess rencontre enfin son père biologique, qui ne semble rien avoir de commun avec lui, jusqu'au moment où ce morceau passe à la radio et où ils commencent tous les deux à hocher la tête en rythme de la même façon.

David Bowie n'était pas mon idole, et je suis loin de connaître toute sa discographie, mais j'admirais le bonhomme pour son audace sans limites et sa capacité à sans cesse se réinventer. Son élégance morale, son goût impeccable, sa créativité toujours renouvelée. Des artistes de son calibre, il n'en existe pas tant que ça.

jeudi 21 juin 2012

Pour ne pas finir comme Johnny et Vanessa


Cette nuit, j'ai rêvé qu'en chahutant avec Chouchou, je lui faisais un ippon sur le seuil d'une maison, que son cou tapait violemment contre l'arête de la porte pendant sa chute et qu'il était décapité net. 

Je crois que je suis traumatisée par la séparation de Johnny Depp et Vanessa Paradis. 

Même s'ils n'avaient plus fait d'apparition publique ensemble depuis le festival de Cannes 2012, ces deux-là démentaient les rumeurs de rupture depuis des mois. Avant-hier, le publiciste de Johnny Depp a pourtant fini par annoncer que, oui, la divinidylle était bel et bien terminée après 14 ans et deux enfants. 

Des couples de stars qui se brisent, il y en a une demi-douzaine chaque jour. Alors pourquoi suis-je aussi touchée par cette séparation-là? Parce que j'adore Vanessa Paradis et que ça me fait de la peine pour elle, bien sûr. Mais aussi à cause de ce que son couple avec Johnny Depp représentait. Quand ils se sont rencontrés, elle sortait d'une histoire qui s'était mal terminée avec Lenny Kravitz; elle était triste et malheureuse. De son côté, il buvait et détruisait les chambres d'hôtel. Il n'est pas le prince charmant qui l'a sauvée, non: ils se sont sauvés mutuellement. Par une sorte de miracle alchimique, chacun a fait ressortir ce que l'autre avait de meilleur, et leur couple est devenu bien supérieur à la somme de ses parties. Pendant des années, il a été un espace d'apaisement mutuel, de créativité soutenue et encouragée. 

Un peu comme pour Chouchou et moi, donc. 

Mais le miracle alchimique n'a pas résisté à l'usure du temps. Il semblerait que les vieux démons de Johnny Depp soient revenus à la charge et qu'ils aient fait voler la divinidylle en éclats. 

Du coup, je m'en vais acheter du papier de verre pour poncer ma porte. On ne sait jamais.  

jeudi 24 septembre 2009

Comment j'ai menti à Liane Foly

Hier, sur le coup de 16h et parce que j'ai sauté le repas de midi, je vais me faire un "high afternoon tea" au Virgin Café. (Au passage, je vous recommande la formule: un thé Mariage Frères + trois mini sandwichs salés + un scone avec confiture et chantilly + un fromage blanc au miel pour 7,65€, c'est assez incroyable pour Paris en général et pour les Champs-Elysées en particulier).

Alors que je suis en train de payer, je vois une femme et un homme s'asseoir à une autre table du café presque vide pour une fois. "Tiens, elle ressemble à Liane Foly, la dame", fais-je remarquer à la serveuse. "C'est normal, c'est elle", me répond-elle sans s'émouvoir. Avoir l'air d'une pauvre provinciale facile à éblouir: ça, c'est fait. J'enrage de ne pas avoir Régis pour pouvoir demander à l'interprète d'"Au fur et à mesure" de poser avec lui.

Plus tard, je suis en train d'explorer le sous-sol en serrant contre moi une brassée de bouquins quand j'avise Liane Foly également en train de faire ses petites courses sans se presser. Le hasard veut qu'au moment où je me dirige vers la caisse, son compagnon me bouscule sans le faire exprès. Je profite de son "Oh, excusez-moi" et de mon "C'est pas grave" pour me lancer. Une seconde d'hésitation. Si je lui raconte l'histoire de Régis, de son blog et de sa fugue, non seulement ça va durer trois plombes, mais elle va me prendre pour une dingue.

Alors, je mens à Liane Foly.

"Excusez-moi mademoiselle, mon frère est super fan de vous et je me demandais si vous me laisseriez vous prendre en photo? Sinon, il ne voudra jamais croire que je vous ai rencontrée". "Pas de problème", me répond-elle. "Si vous voulez, mon ami peut même nous prendre toutes les deux." Argh. Je suis mal coiffée, pas maquillée, je vais être affreuse. Tant pis. Je confie mon appareil au monsieur, et une fois qu'il me l'a rendu, j'ajoute: "Est-ce que je peux aussi vous demander un autographe? Ca ferait vraiment plaisir à mon frère." Elle s'exécute très gentiment. "C'est à quel nom?" "Régis."

Une fois qu'elle a signé mon carnet, je la remercie et lui souhaite une bonne journée. Les caissiers qui ont assisté à la scène sont morts de rire - et complètement blasés. J'imagine que les people aussi achètent des livres et des disques, et que sur Paris, la plupart d'entre eux le font au Megastore. Mais pour moi, c'est une rencontre inattendue qui, en plus de m'avoir fourni un post pour le blog de Régis (et pour "Le rose et le noir", donc) embellit une journée déjà fort bien partie.

mardi 15 septembre 2009

Bébé est en deuil


Autant la mort de Michael Jackson m'a laissée totalement froide, autant celle de Patrick Swayze me remplit de tristesse.
Parce que bien sûr, comme toutes les ados de ma génération, j'ai ruiné l'équivalent du stock de tout un Etam Lingerie devant Dirty Dancing et Point Break, deux des très rares films que je revois toujours avec plaisir (c'est le cas de le dire...).
Mais aussi parce que cette saloperie de maladie marque un point de plus en emportant quelqu'un qui, sans elle, aurait eu encore de belles années devant lui.

vendredi 26 juin 2009

Du lien entre oeuvre et auteur

Ce matin, tout internet ne cause que de la mort de Michael Jackson. Ce qui m'a poussée à mettre comme statut sur Facebook: "Armalite ne comprend pas bien qu'on s'attriste de la mort d'un pédophile notoire". La réponse de Gridou n'a pas tardé: "C'est pas faux mais très réducteur non?". Possible: je ne suis pas connue pour la subtilité de mes jugements. Mais j'avoue que j'ai du mal à faire la séparation entre un artiste et son oeuvre. Si j'apprenais demain que Leo est un tueur en série, je ne pense pas que je continuerais à apprécier ses chansons de la même façon.

Beaucoup des écrivains classiques que j'aime (Voltaire, Baudelaire ou Oscar Wilde, par exemple), n'étaient pas précisément des modèles de vertu. Tout de même, il est des errances trop graves à mon sens pour que je parvienne à en faire abstraction. Surtout chez un chanteur dont je n'aimais déjà pas la musique à la base. Mais je trouve la question intéressante. Croyez-vous qu'une oeuvre doive être appréciée indépendamment de la personnalité ou des faits et gestes de son auteur?

PS: Et ne venez pas me dire que Bambi avait des circonstances atténuantes, que c'était un pauvre type malheureux comme les pierres dans le fond - la responsabilité des ex-enfants abusés et des malades sexuels est un tout autre débat sur lequel je ne me risquerai pas à m'engager, ne m'estimant pas assez qualifiée pour avoir une opinion.

mercredi 25 février 2009

Je ne m'identifie pas, je compatis

C'était la petite fiancée de l'Amérique, la fille pas terrible à la base qui à force de chirurgie esthétique, de nutritionnistes, d'habilleurs, de coiffeur et de maquilleurs pro avait réussi à devenir une des actrices de télévision les plus adulées et les mieux payées des USA.
Poursuivant son conte de fées moderne, elle a séduit et épousé un acteur que beaucoup considéraient comme le plus bel homme du monde. Ils sont devenus le golden couple universellement envié.
Quelques années de bonheur tranquille ont passé.
Puis le plus bel homme du monde a tourné un film avec la fille la plus sulfureuse de Hollywood. Six mois plus tard, il divorçait de la petite fiancée de l'Amérique. L'année suivante, il avait déjà trois enfants avec la fille la plus sulfureuse de Hollywood. Et jurait sur ses grands dieux que non, bien sûr, il ne s'était rien passé entre eux durant le tournage du film sur lequel ils s'étaient rencontrés.
A l'époque, la petite fiancée de l'Amérique est restée très digne malgré son chagrin, refusant de faire le moindre commentaire négatif sur son ex et sur la nouvelle compagne de celui-ci. Mais les tabloïds la montraient se promenant sur la plage seule avec son chien et un air triste à mourir.
La série qui l'avait fait connaître était terminée, et elle a eu du mal à transformer son passage sur grand écran. La plupart de ses films étaient médiocres et ne cartonnaient pas franchement au box office. Côté vie privée, elle a essayé de se remettre en selle, et là aussi elle a fait de mauvais choix, jetant son dévolu sur des bad boys avec qui ça ne pouvait que mal se terminer.
Pendant ce temps, les journaux ne parlaient que du plus bel homme du monde et de la fille la plus sulfureuse de Hollywood: leurs six enfants biologiques ou adoptés, leurs engagements caritatifs, leurs multiples maisons et voyages à travers le monde, leurs films à succès. Ils les montraient superbes, irrésistibles et conquérants. Beaux, riches, talentueux ET généreux, capables de concilier mille activités tout en entretenant une passion amoureuse dévorante.
Dimanche soir a eu lieu la cérémonie des Oscar. Pour la première fois depuis leur divorce, la petite fiancée de l'Amérique s'est retrouvée en présence du plus bel homme du monde et de la fille la plus sulfureuse de Hollywood. Elle était sur scène, présentant des récompenses. Ils étaient tous deux nominés dans la catégorie "meilleur acteur" ou "meilleure actrice" et assis dans la salle.
Comment peut-on sourire, parler avec naturel et faire son travail sous le regard d'un homme qui a juré de vous aimer jusqu'à ce que la mort vous sépare - puis qui, aux premières difficultés dans votre couple, s'est laissé mettre le grappin dessus par une autre, s'est comporté comme un lâche en n'assumant même pas ses actes, vous a prise pour une conne dans les grandes largeurs et humiliée devant le monde entier?
Pendant qu'un film que je n'avais que moyennement apprécié raflait 8 statuettes, mon coeur saignait pour la petite fiancée de l'Amérique. Et pour moi.

PS: Mais le cinéma, c'est formidable. Beaucoup plus juste que la vraie vie. Le plus bel homme du monde et la fille la plus sulfureuse de Hollywood sont tous les deux repartis les mains vides.

mardi 25 novembre 2008

Tu y viendras comme les autres, Jen...

Trouvé dans la rubrique "potins people" de http://www.glamourmagazine.co.uk/:

Jennifer Aniston won't join Facebook

Jennifer Aniston has admitted that she's a bit phobic when it comes to technology. The Friends star told the New York Times: "I'm really computer illiterate. When I see people on their BlackBerrys, working them like some girls work a hairdryer, I'm just stunned. People have sent me clips from FunnyOrDie.com or YouTube, but I never seek it out... I'm content with just checking my e-mail." The actress says that she's determined to buck the trend and avoid joining Facebook: "It's not for me. I'd be opening myself up too much. I don't want to sound like a complete innocent - I've looked at things, of course. But it's such spewing. If I look at it, I'll be affected. It's like dancing with the devil."

Et moi je dis, vu la réussite de sa vie amoureuse depuis que Brad est parti avec Angelina, elle ne peut pas trop faire la difficile sur ses partenaires de danse :)

mercredi 2 avril 2008

En avance d'un an sur la hype

En couverture de Voici cette semaine: Angelina Jolie et Brad Pitt s'apprêtent à acheter une maison à Eygalières, ce charmant petit village provençal où Hawk et moi avions passé mon anniversaire l'an dernier. Le mas sur lequel ils auraient jeté leur dévolu se trouve face à la chapelle Saint-Sixte où nous avions pris des photos de Régis, et donc probablement juste à côté du Mas du Pastre dont les roulottes risquent fort de se voir prises d'assaut par les touristes désireux d'apercevoir du people. Dommage pour le charme tranquille du coin, qui risque fort de devenir le St-Tropez des Alpilles.

samedi 2 février 2008

Ils l'ont fait!

Carla a épousé Sarko ce matin. Maintenant je comprends pourquoi elle est passée à la clinique de Junior cette semaine. Ca devait être pour sa visite prénuptiale...
Si elle est en mission secrète pour le PS, comme je l'espère, elle pousse très loin l'abnégation. Dans le cas contraire, j'imagine qu'il faut mettre ça sur le compte de la folie temporaire et que le retour à la réalité risque d'être duraille.
En attendant, qui c'est qui va encore passer pour un Guignol sur la scène internationale, mmmh? Un président à l'air accablé par son divorce qui se remarie quatre mois plus tard avec une Don Juanne notoire avec qui il sort depuis moins de quinze semaines, vous trouvez que ça fait sérieux, vous?

mercredi 23 janvier 2008

Pas de repos pour les blondes

Vendredi dernier, je lisais Libé dans l'avion qui me ramenait à Bruxelles lorsque je suis tombée sur un petit article ainsi titré:
LE CHANTEUR D'OASIS EST MORT
"Ben merde alors, je me suis dit. Mauvaise semaine pour les people. Après Carlos, Noël Gallagher."
...
L'avantage avec Heath Ledger, c'est que je risque de le confondre avec personne.

mardi 8 janvier 2008

Chère Carla,

Longtemps, tu as représenté pour moi l'idéal féminin, une inaccessible perfection vaguement culpabilisante. Non contente d'avoir des jambes interminables, une silhouette de liane, une grâce féline et les yeux de chat qui allaient avec, tu possédais cette élégance naturelle, ce côté aristo bohème pour lequel j'aurais vendu mon âme au diable. Pire encore: tu étais cultivée, intelligente, pleine d'humour et pas prétentieuse pour deux sous. Et puis tu avais cette voix un peu cassée que je trouve atrocement sexy. Quand tu as sorti ton premier album d'auteur-compositeur-interprète, je l'ai écouté en boucle pendant des mois, me pâmant sur le nouveau talent qui venait s'ajouter à une palette déjà insolemment bien fournie.
J'aimais tout de toi, notamment ton attitude de croqueuse d'hommes qui s'assume. Et quels hommes! Tu aurais pu aligner les bellâtres décoratifs à la Arno Klarsfeld, mais tu as su varier les plaisirs: une rock star, un célèbre réalisateur, un ex-Premier Ministre, deux philosophes père et fils de surcroît... Tu parlais de tes conquêtes d'une façon si mutine et maligne qu'il était impossible de t'associer une de ces vilaines épithètes dont on use souvent pour désigner les femmes qui ont le toupet de se comporter avec la même désinvolture que les hommes.
Puis il y a eu ce choc impensable, au détour du rayon presse de mon Delhaize. Ces photos infâmantes qui ornaient la couverture de tous les magazines people, et même de quelques autres. Toi et le nabot tant haï! Comment était-ce possible? Mon premier sentiment, je l'avoue, a été la vexation: moi qui suis toujours si bien informée des faits et gestes des célébrités, j'en étais encore à croire le Petit Nicolas avec Laurence Ferrari. A la stupeur initiale a succédé la consternation. Carla! Après quarante années de sans faute absolu, comment as-tu pu te laisser aller à une alliance d'une telle vulgarité - toi, une femme de gauche et de goût!
Pour me consoler, je me suis dit que ça allait te passer très vite, que ce n'était qu'une tocade supplémentaire sur une liste déjà longue, une manière de t'encanailler en te frottant à l'Ennemi. Et voilà qu'aujourd'hui, Chafouin Premier déclare qu'il songe à t'épouser en secret! Carla, dis-moi que ce n'est pas vrai! Dis-moi qu'en réalité tu es une Mata Hari à la solde du PS, envoyée pour lui briser le coeur, le rendre fou de chagrin et le faire destituer de ses fonctions! Dis-moi que tu ne t'apprêtes pas réellement à sacrifier ta liberté et ton incomparable perfection à cette incarnation du Mal sapée Armani!
Signé: une fan au dernier stade de l'incrédulité et du désespoir.

mardi 18 décembre 2007

Aliénophobie

Caroline de Pensées de Ronde est enceinte et absolument ravie. Son mari et elle avaient décidé de ne plus avoir d'enfants, mais on sentait bien qu'elle avait du mal à faire son deuil du petit troisième. Une imprudence un soir de cuite a suffi pour que la nature (ou son inconscient) lui envoie ce qu'elle désirait tant. Je trouve ça génial pour elle.
Moi, c'est tout l'inverse. Je vis dans la hantise - oui, je sais, une de plus - de tomber enceinte et de m'en apercevoir trop tard pour avorter. Depuis quelques mois, je prends pour soulager mon endométriose un médicament très efficace qui a totalement supprimé mes règles. D'un côté, je trouve ça bien pratique. De l'autre, malgré mon âge "avancé" et la probabilité de la maladie m'ait rendue stérile, je suis tellement parano que je fais un test de grossesse chaque mois avant le début de mon cycle pour vérifier qu'aucun intrus ne s'est implanté dans mon ventre à l'insu de mon plein gré. Je dis "intrus" mais je modère ma pensée; ce que je devrais écrire pour être fidèle à mon ressenti, c'est "parasite". J'ai des sueurs glacées à la pensée d'être habitée, de voir mon corps se déformer et cesser de m'appartenir, puis de devenir l'esclave de trois kilos de chair rose et vagissante. Que j'aimerais sans doute, mais à qui j'en voudrais terriblement d'avoir détruit la vie que j'avais eu tant de mal à me construire. Je ne vois pas comment un enfant pourrait être heureux avec une mère qui déplore son existence et pense constamment avec amertume à la liberté dont il l'a privée.
Que la nature se le tienne pour dit et continue plutôt à envoyer des bébés à celles qui en meurent d'envie et sauront s'en occuper correctement.
[EDIT 19/12/07]: Jamie Lynn Spears, la petite soeur de Britney, est enceinte elle aussi. Elle a 16 ans. Apparemment, la nature ne m'écoute pas du tout du tout.

samedi 1 décembre 2007

Celebrity sighting bumping

Tout à l'heure en face des galeries St-Hubert, je me suis fait bousculer par Patrick Timsit.
Bon OK j'aurais préféré Brad ou Georges, mais enfin on prend ce qu'on peut trouver en people.

lundi 11 juin 2007

Je vais bien ne t'en fais pas

Apres plus de 4000 miles en voiture, nous avons juste failli mourir ecrabouilles par un poids lourd quand Kris a grille un feu rouge sur le periph de San Antonio, et tomber en panne d'essence en plein desert (la ou les portables ne fonctionnent pas) un peu avant la frontiere du Nouveau Mexique.
Parce que l'humour noir ne nous fait pas peur, nous avons imagine un film d'horreur a la Hitcher ou nous peririons tous sous les coups d'un serial killer. Nous avons meme choisi les acteurs qui joueraient nos roles. Autre Moi a opte pour Neve Campbell, a qui elle ne ressemble pourtant pas plus que ca, sous pretexte qu'elle s'en sortait generalement a la fin de ce genre de film; Junior a rejete Salma Hayek (trop petite), Penelope Cruz (trop vieille) et Jennifer Lopez (trop pouffe) pour jeter son devolu sur Katie Holmes; il a ete decide a l'unanimite feminine que Kris ne pouvait etre interprete que par Adam Sandler; quant a moi, comme d'habitude, j'ai ecope de Janeane Garofalo, que j'aime beaucoup mais qui n'est pas le summum de la sexitude.
Pour faire un succes au box office, j'ai quand meme peur qu'il nous manque une blonde. J'aurais bien propose Paris Hilton, mais elle est en prison en ce moment, comme toutes les chaines de tele americaines ne cessent de nous le rappeler. Nous suivons ses mesaventures judiciaires avec une fascination melee de degout: n'y a-t-il vraiment pas d'autres sujets plus importants auxquels consacrer des emissions speciales tous les jours depuis une semaine?

mardi 3 avril 2007

La boulimie d'Angie

J'aime beaucoup Angelina Jolie à la base, mais je viens de lire qu'elle envisage d'adopter un quatrième enfant (ce qui lui en fera donc cinq avec sa fille biologique). Apparemment elle aurait déjà "choisi" une fillette du Soudan et espèrerait la ramener chez elle avant l'été. Même si je ne pense que du bien de son engagement humanitaire et si je trouve très chouette son idée de créer une tribu originaire des quatre coins du monde, j'ai un peu l'impression qu'elle fait l'acquisition de ses mômes comme moi d'une énième robe Cop Copine - vue dans le catalogue et commandée sur un coup de foudre. Si altruistes que soient ses motivations, je trouve ça un peu perturbant.

vendredi 23 mars 2007

Un mythe tombe

Je viens d'entendre PPDA déclarer que "Elle oit" était le présent de l'indicatif du verbe oindre, et dire en parlant d'un criquet "A cause du son qu'il émane". A ce rythme-là, d'ici dix ans, on n'est plus qu'une poignée d'irréductibles traducteurs/correcteurs à parler correctement le français.

lundi 22 janvier 2007

Rubrique nécro

Il est des gens tellement plus grands que la vie qu'on finit par les croire immortels. Et puis non. L'abbé Pierre s'en est allé. Laissant derrière lui un monde un peu meilleur de l'avoir accueilli.

vendredi 23 juin 2006

Celebrity crush


Il est intelligent et cultivé, il a un charme fou, et la principale minorité visible à laquelle il appartient, c'est celle des très très beaux gosses.
Je crois que je vais me mettre à regarder les infos, moi...
(Ce post est dédié aux gens de mon entourage - nous ne citerons pas leur nom - qui croient que je suis exclusivement obsédée par les bûcherons chevelus. Ben non.)