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samedi 8 septembre 2018

Le minimalisme appliqué au thé





S'il est un domaine dans lequel je me suis souvent laissée déborder sans remords, c'est bien le thé! Abonnement ou tests de diverses box, achat systématique à titre de souvenirs dès que je voyage... Mais arrivée au stade où mes réserves occupaient deux grandes étagères d'une petite cuisine à Bruxelles, et trois petites étagères d'une cuisine minuscule à Monpatelin, je me suis dit que c'était ridicule et qu'il fallait que ça cesse. Surtout que le thé, c'est un peu comme les chaussures autrefois: je me laisse facilement séduire en magasin, et en réalité, au quotidien, je bois toujours les 3-4 mêmes variétés. 

dimanche 19 novembre 2017

Le besoin plutôt que l'envie



Depuis que je m'intéresse au minimalisme, je m'interroge beaucoup sur mes réflexes de consommation. Clairement, comme la plupart des gens qui ont la chance d'avoir des revenus suffisants, j'achète les choses non pas parce que j'en ai besoin, ou en tout cas pas seulement, mais plutôt parce que j'en ai envie. Résultat: un gaspillage d'argent et un intérieur encombré. Ainsi, depuis quelques années, je m'efforce de ne plus acquérir que des objets utiles (soit parce que je vais m'en servir souvent, soit parce que leur possession va vraiment m'apporter de la joie - un beau tableau que j'adore et qui m'émeut, par exemple, rentre tout à fait dans cette définition). 

mercredi 23 août 2017

"My stuff", formidable documentaire sur le minimalisme


Petri Luukkainen, jeune auteur et réalisateur finlandais, est en pleine crise existentielle. Quand sa petite amie l'a quitté trois ans plus tôt, il s'est mis à entasser des objets pour combler le vide laissé par son départ. Prenant conscience de l'absurdité de cette attitude, il décide de mener une expérience qu'il documentera avec sa caméra. Il va mettre absolument toutes ses affaires - électroménager, mobilier et vêtements compris - dans une unité de stockage. Puis, pendant un an, il récupèrera un objet par jour, et un objet seulement. Et il n'aura pas le droit d'acheter quoi que ce soit en plus.

Le premier jour, on le voit sortir de chez lui complètement nu avant l'aube, fouiller une poubelle pour y trouver un journal et courir à travers les rues enneigées mais désertes, le journal devant ses parties génitales, jusqu'à son unité de stockage où il récupère un manteau. Il dort enveloppé dans celui-ci à même le sol de son appartement vide. Le second jour, il attend qu'il soit presque minuit pour pouvoir récupérer deux objets d'un coup: une couette et une paire de chaussures. Au bout d'une semaine, il parvient à retourner au travail, et très vite, il laisse passer plusieurs jours sans se rendre à son unité de stockage.

lundi 2 janvier 2017

La Grande Purge du Nouvel An




Si je reste tranquillement chez moi le soir du 31 décembre (cette année, avec "Bedknobs and broomsticks" et un repas commandé dans un resto que nous aimons bien), j'ai quand même mon petit rituel de Nouvel An. Dans les derniers jours de décembre, je m'efforce de régler quelques problèmes domestiques en souffrance, histoire d'attaquer janvier du bon pied. Cette fois, j'ai changé mon tapis de bain anti-dérapant - l'ancien était devenu une vraie savonnette et mettait la vie de notre coccyx en péril à chaque douche -, nettoyé le tapis du salon - je savais que ça n'était pas une bonne idée de mettre un truc à fond beige si près de la porte d'entrée, mais il me plaisait tant! - et surtout, j'ai fait un énorme vide dans la bibliothèque du salon. 

Mes affaires occupaient jusqu'ici 2 de nos 4,5 étagères Billy, et je souhaitais les regrouper dans une seule en éliminant toutes les affaires de loisirs créatifs, et notamment de scrapbooking, que je n'utilise plus. Ca fait des mois voire des années que j'essaie de m'y résoudre en pleurant intérieurement à cause du gaspillage que ça représente. Mais là, j'avais atteint le stade où j'avais accepté que:
- l'argent dépensé à l'achat de toutes ces fournitures s'était volatilisé depuis belle lurette;
- je n'allais jamais en récupérer ne serait-ce qu'une toute petite partie, étant donné la faible valeur de chaque article et le travail énorme que ça aurait représenté de tenter de les revendre sur eBay;
- il y avait peu de chances que je trouve dans mon entourage quelqu'un à qui les donner, d'autant que la dernière troc party remontait à moins d'un mois et que je ne voulais pas attendre la suivante;
- beaucoup d'articles étaient en matériaux recyclables (papier essentiellement), donc, ça ne serait pas complètement perdu.

Comme d'habitude, j'ai commencé petit pour me mettre dans le bain. Notre dernière sortie géocaching remontait au 1er janvier 2016, et après plus de 5 ans de pratique assez intensive, nous avons perdu le goût de cette activité. J'ai donc bazardé en bloc tous les petits "trésors" récoltés dans des caches et stockés jusqu'ici dans une boîte en métal. Du coup, je n'avais plus l'utilité de celle-ci, mais vu qu'elle était super jolie et nickel, j'ai pensé qu'elle pourrait faire plaisir à quelqu'un. Je l'ai donc mise dans une caisse clic-clac. 

Après ça, j'étais lancée. Une étagère après l'autre, j'ai trié ce que j'avais encore une chance d'utiliser et ce qui ne me servirait vraisemblablement plus. Je plaçais les indésirables soit dans la poubelle normale pour les jeter, soit dans la poubelle à recycler, soit dans la caisse clic-clac pour les donner. Parfois, le choix était cornélien, mais je me suis montrée sans pitié. Chouchou a participé en descendant les sacs poubelle remplis à la cave, au fur et à mesure. Quand la première caisse a été remplie, j'en ai pris une seconde. J'ai viré tout mon matériel pour la peinture acrylique et le travail de la feutrine ainsi que les trois quarts de mes fournitures de scrapbooking et une moitié de mes carnets vierges, mais gardé mon matériel pour l'aquarelle et la broderie car ça prend peu de place et il est encore possible que je l'utilise un de ces quatre. J'ai commencé vers 14h et fini un peu après 19h, après avoir éliminé l'équivalent d'une grande Billy très très remplie. Juste à temps pour aller me doucher puis m'échouer sur mon canapé jusqu'à l'année suivante. 

Hier matin, j'ai imprimé un petit mot à destination de nos voisins: "Je me débarrasse de toutes ces affaires en bon état. A gauche, de la papeterie et des fournitures de loisirs créatifs; à droite, des objets pour la maison. Si quelque chose vous plaît, servez-vous; laissez-moi juste les caisses que je veux récupérer à la fin. Je disposerai mercredi de ce qui n'aura pas été pris. Bonne année à tous."J'ai déposé les caisses pleines dans le hall de l'immeuble et scotché mon mot sur le mur au-dessus. Mercredi, s'il reste des choses, je les apporterai à une givebox. Et pendant tout le mois de janvier, je vais m'efforcer de ne pas acheter de bouquins pour récupérer encore un peu de place sur l'étagère consacrée à ma PAL. En 2017, je compte bien poursuivre mes efforts minimalistes de plus belle! Je sais d'expérience que c'est dans un environnement peu encombré que je me sens la plus sereine et que je parviens le mieux à me concentrer sur ce qui m'importe vraiment. 

mercredi 8 juin 2016

Faire sa valise, c'est déjà partir un peu




Que dit la météo sur Edimbourg pendant les 8 jours à venir? Pluie et températures comprises entre 9 et 22°. Zut. Adieu mon baluchon de T-shirts et de sandales; il faut prévoir des couches modulables et des chaussures fermées.

Depuis quelques années, tant qu'on reste en Europe et que le voyage n'excède pas une semaine, je pars uniquement avec un bagage cabine. Ca raccourcit les formalités à l'aéroport; ça évite tout risque de perte par la compagnie aérienne; ça oblige à n'emporter que le strict nécessaire et à ne pas trop se lâcher en shopping sur place.

J'aime voyager léger. Au quotidien, j'ai tant de mal à lutter contre mes angoisses - cette impression perpétuelle d'une chape de plomb sur mes épaules - que je suis devenue une maniaque de l'allègement dans tous les domaines sur lesquels j'ai une prise. J'achète de moins en moins de fringues, de moins en moins de bibelots; je garde de moins en moins de livres; je m'embarrasse de moins en moins à fréquenter des gens que je n'ai pas envie de voir et à faire des choses qui ne me tentent pas réellement.

Quelques vêtements jolis et confortables, qui ne se froisseront pas dans la valise et que je peux facilement mélanger entre eux. Une ou deux paires de chaussures peu encombrantes, avec lesquelles je peux marcher 12 kilomètres sans me faire d'ampoules. Un parapluie pliant, dans le cas présent. Une trousse de toilette composée de formats voyage ou d'échantillons, auxquels j'ajoute du Doliprane, de l'huile essentielle de menthe poivrée pour mes migraines et des pansements en silicone au cas où. Du thé. Un vrai-bouquin-en-papier. Deux petits guides de la ville où nous allons. Une trousse contenant mon nécessaire à carnet de voyage. Mon iPad et son clavier. Mon appareil photo, évidemment. Et puis c'est tout. Si j'ai besoin d'autre chose, je pourrai toujours l'acheter sur place.

Imprimer les cartes d'embarquement, contacter l'hôte Air B'n'B pour arranger la remise des clés, regarder comment aller de l'aéroport d'arrivée jusqu'à notre hébergement, calculer à quelle heure il faut prendre la navette à Luxembourg: 8h18, c'est bien suffisant a priori... Oui mais s'il y a des bouchons sur la route, un souci avec la sécurité à Zaventem? 7h57, alors? Oui mais si tout va bien on glandera plus d'une heure à la porte d'embarquement. Le petit stress de cette première décision. Je sais déjà que ce soir, je dormirai peu et mal de crainte de ne pas entendre mon réveil demain. 

mardi 11 novembre 2014

La fin des swaps




Le swap papeterie s'est achevé officiellement le 31 octobre. Ma binôme et moi-même avons d'un commun accord convenu de repousser la date d'envoi de nos paquets à fin novembre: les derniers mois ont été un peu agités de son côté, et moi, je voudrais profiter de mon passage à la Renegade Craft Fair de Londres, dans une dizaine de jours, pour lui trouver une ou deux bricoles faites main. Je vous monterai ce que nous nous sommes mutuellement offert une fois les colis arrivés à bon port. En attendant, je vous annonce que ce swap aura été le dernier organisé par mes soins sur le blog. 

A cela, il y a deux raisons. D'abord, j'en ai ras-le bol des filles qui ne jouent pas le jeu. Celles qui disparaissent dans la nature sans explication (même après plusieurs swaps réussis). Celles qui ne prennent pas la peine de remercier leur binôme. Celles qui méprisent le soin apporté à la confection du colis qu'elles ont reçu, au prétexte que ça ne colle pas pile poil avec leurs goûts. Celles qui, à l'inverse, se payent clairement la tête de leur partenaire en lui envoyant de l'ultra bas de gamme, voire des articles publicitaires sans rapport particulier avec le thème. Elles ne sont pas majoritaires, mais à force, leur manque de respect a fini par me gâcher tout le plaisir que je prenais à orchestrer ces échanges. J'avais déjà fait deux pauses pour des raisons similaires, le temps de digérer ma déconvenue et d'envisager de nouvelles modalités, mais je vois que ça ne sert pas à grand-chose. 

La seconde raison (qui n'a pas grand-chose à voir avec la première...), c'est que l'idée même des swaps me paraît de plus en plus antinomique avec celle de minimalisme ou de déconsommation. J'ai reçu au fil des ans beaucoup de choses très jolies qui m'ont fait plaisir sur le coup, mais dont je ne me suis jamais servi et dont j'ai répugné à me séparer parce qu'il s'agissait de cadeaux. Au final c'était donc du gaspillage - souvent ravissant, toujours très bien intentionné, mais du gaspillage quand même. Je me suis rendu compte à quel point en voyant combien d'objets issus de swaps j'ai éliminés durant le challenge d'octobre. Malgré le plaisir que je prenais à les découvrir chaque mois, j'ai fini par stopper tous mes abonnements à des box thé ou beauté pour les mêmes raisons. Il me semble important de rester cohérente dans ma démarche. Autant qu'à cause des problèmes de fonctionnement interne, c'est pour cela que j'ai décidé d'arrêter l'organisation de swaps.

Je tiens à remercier toutes les participantes qui ont joué le jeu, souvent avec une grande générosité, et contribué à faire de ces échanges un vrai plaisir pendant plusieurs années. Les swaps "Le rose et le noir" prennent fin ici, mais je crois que les amitiés auxquelles ils ont donné naissance leur survivront, et c'est déjà un bilan plus que positif. 

vendredi 31 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #31: Lectures conseillées





Si vous souhaitez poursuivre dans la voie du minimalisme, je vous recommande les lectures suivantes...

Livres:
L'art de l'essentiel - Dominique Loreau explique concrètement comment se débarrasser du superflu pour faire plus de place à l'essentiel.
Comment j'ai arrêté de CONsommer - Pendant un an, Frédéric Mars, sa femme et leur fils ont passé à la loupe chacun de leurs achats potentiels pour ne se procurer que ce qui leur était vraiment nécessaire. Un témoignage intéressant. 
Vivre simplement pour vivre mieux - 130 conseils pratiques proposés par Philippe Lahille.
Zéro déchet - Française installée en Californie, Béa Johnson est parvenue à réduire les déchets annuels produits par sa famille au contenu d'un simple bocal.
Simplify your life - Au milieu des années 90, Elaine St. James fut l'une des pionnières du minimalisme et publia plusieurs ouvrages sur ce thème. La version française de ce livre est malheureusement épuisée chez l'éditeur. 

Blogs: 
Zen habits - Marié avec six enfants, Leo Babauta prouve qu'il est possible de simplifier sa vie même en famille.
Be more with less - En découvrant qu'elle était atteinte de sclérose en plaques, Courtney Carver a radicalement changé de mode de vie, et les bénéfices ont été spectaculaires.
Tiny house blog - Pas de sclérose en plaque pour Dee Williams, mais le diagnostic d'un problème cardiaque qui l'a poussée à s'installer dans une minuscule maison nomade construite de ses propres mains. Elle a tiré un mémoire de son expérience: The Big Tiny.
Rowdy kittens - Suivant l'exemple de Dee Williams, Tammy Strobel et son amoureux, tous deux artistes, se sont eux aussi installés dans une "tiny house" pour se libérer d'un maximum de contraintes matérielles. Tammy a publié un livre: You can buy happiness (and it's cheap).

Si vous connaissez d'autres ouvrages ou blog sur ce thème, n'hésitez pas à les mentionner dans les commentaires!

jeudi 30 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #30: Planifiez l'élimination des objets triés





Si vous avez suivi le challenge plus ou moins régulièrement depuis le début du mois, il doit y avoir dans votre entrée un ou plusieurs cartons d'affaires dont vous avez décidé de vous débarrasser, mais qui ne sont pas encore sorties de chez vous. La dernière étape va donc consister à: 

- Les trier en fonction de l'endroit où elles sont censées finir: sur eBay ou Le Bon Coin, dans un vide-grenier ou une troc party, chez quelqu'un de votre entourage, dans un magasin d'occasion, chez une association caritative... Faites un sac distinct pour chaque destination. 

- Planifier le moment où vous allez effectivement vous débarrasser de ces affaires. Dans votre agenda, notez: "Rédiger annonces et les mettre en ligne", "Passer chez Emmaüs/Les Petits Riens", "Inviter les copines à la maison". Faites-en des tâches officielles incluses noir sur blanc dans votre planning pour ne pas être tentée de les laisser moisir là jusqu'aux calendes grecques.

Demain, pour conclure, je vous fournirai une liste d'ouvrages et de blogs inspirants sur le thème du minimalisme - de la lecture en perspective!

mercredi 29 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #29: Lancez-vous dans une chasse au trésor




Pour conclure ce challenge sur une note ludique, je vous propose une "chasse au trésor". Combien d'objets réussirez-vous à éliminer dans la liste suivante?

- 1 trousse/pochette
- 1 coussin
- 1 bougie
- 1 vêtement d'intérieur
- 1 tableau/cadre photo
- 1 cadeau qui ne vous plaît pas
- 1 petit appareil électro-ménager
- le mode d'emploi d'1 appareil que vous ne possédez plus
- 1 petit meuble
- 3 stylos/crayons
- 3 boîtes
- 3 bijoux fantaisie
- 3 accessoires cheveux
- 3 pièces de linge de maison (serviettes, draps...)
- 3 documents papier (administratifs ou autres) dont vous n'avez plus besoin

Je posterai chaque jour sur Instagram une photo des choses que j'aurai moi-même éliminées, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!

mardi 28 octobre 2014

Les renoncements positifs





On ne va pas se voiler la face: vieillir, ce n'est pas drôle tous les jours. Peu à peu, on perd sa ligne, ses illusions, ses proches. La vie nous arrache tout un tas de choses sans notre accord. A côté de ça, il en est d'autres auxquelles on renonce volontairement et pour le meilleur, comme on se débarrasserait d'une mue devenue trop petite pour notre moi plus expérimenté et plus sage. Voici les miennes. 

La clope. Après avoir fumé pendant 18 ans, un jour, j'en ai eu marre de sentir le vieux cendrier. J'ai arrêté presque du jour au lendemain, en m'aidant d'une quantité ahurissante de thé et de chewing-gum sans sucre. Mes proches m'en remercient; ma peau et mes poumons aussi. Aujourd'hui, je suis devenue une de ces ex-fumeuses pénibles qui froncent le nez dès qu'elles hument une vague odeur de clope. 

La junk food. Mon estomac ne digère plus les nourritures trop riches, trop grasses, trop pleines de calories vides. Au début, quand je voyais les affiches représentant les burgers spéciaux du McDo ou du Quick, j'étais encore assez tentée. Comme l'envie de clope, ça m'a passé complètement au fil du temps. Et plus je mange des choses saines, plus j'apprends à les apprécier, plus mon goût se développe et me pousse de toute façon vers des aliments de bonne qualité à la fois gustative et diététique. Une ou deux fois par an, je suis encore saisie d'une brusque envie de KFC. Quand je cède, je mets deux jours à m'en remettre. 

La mode. Fini le temps où je me ruais sur les dernières tendances dans une vaine tentative pour me donner de l'allure. Comme je n'ai pas franchement une silhouette standard, la plupart d'entre elles m'allaient aussi bien qu'un cache-oreilles à un dindon. Au fil du temps, j'ai appris ce qui m'allait ou pas, et dans ce qui m'allait, j'ai trouvé ce qui me plaisait. Résultat: je n'achète plus de chaussures avec lesquelles je ne peux pas marcher, de pulls trop longs ou trop courts, trop près du corps ou pas assez, de jupes moulantes et de robes insuffisamment structurées. J'ai même renoncé à porter des pantalons. Désormais, mes placards sont pleins de babies à talon de 5 cm, de jupes trapèze au genou, de robes patineuse et de vestes cintrées. J'ai moins de fringues, mais je me sens bien dans toutes, et j'ai mon propre style. 

L'approbation générale. Assez jeune, j'ai compris que j'avais le choix entre satisfaire les attentes d'autrui et être heureuse. Même si j'avais été prête à sacrifier mon bonheur aux convenances ou à ce que mon entourage attendait de moi, il se serait toujours trouvé quelqu'un pour me reprocher quelque chose. L'exemple le plus criant est celui des enfants. Vous n'en avez pas? Vous passez à côté de votre vie de femme. Vous en avez un? Un enfant unique, c'est triste: il faudrait lui faire un petit frère ou une petite soeur. Vous en avez deux, mais du même sexe? Dommage. Vous en avez trois? Ouh là, c'est pas un peu irresponsable cette famille nombreuse, par les temps qui courent? Bref, quoi qu'on fasse, on ne peut pas gagner (surtout quand on est une femme, mais ceci est une autre histoire). La seule solution pour préserver sa santé mentale, c'est de s'asseoir une bonne fois pour toutes sur l'avis des gens. La vie n'est pas un concours de popularité, et nul ne peut plaire à tout le monde. Se plaire à soi-même me semble bien plus essentiel. 

La perfection. Psychorigide de nature, j'ai longtemps pensé que tout ce qui méritait d'être fait devait l'être de façon irréprochable. Que mon appartement devait ressembler à un décor de cinéma - ou à un musée. Que la moindre de mes défaillances devait être ruminée jusqu'à ce que dépression nerveuse s'en suive. Et puis, je me suis rendu compte que dans la plupart des domaines, une tâche réussie à 80%, c'est bien suffisant; qu'un intérieur doit surtout être confortable et accueillant - en un mot, vivant; que nul n'est parfait, et que les gens sont bien trop occupés par leurs propres erreurs pour accorder beaucoup d'importance aux miennes. La différence entre mon "bien" et mon "parfait", dans le meilleur des cas, j'étais la seule à la percevoir, et dans le pire, elle faisait juste chier mon entourage. Mon idéal était un carcan paralysant. Relâcher un peu la pression m'a fait un bien fou, et je ne suis pas devenue une horrible souillon ou une je-m'en-foutiste pour autant.

Le matérialisme. Dernier grand renoncement positif en date: l'attachement aux objets. Longtemps, leur présence autour de moi m'a rassurée. J'aimais conserver des traces de tout ce qui m'était déjà arrivé et me sentir parée à tout ce qui pourrait arriver par la suite. J'étais la conservatrice du musée de ma propre vie et la shamane qui tentait d'exorciser concrètement ses propres angoisses - jusqu'à la suffocation. Ca a été un long travail; il n'y a pas eu de gros déclic, mais un travail de lâcher-prise ultra-progressif qui n'est d'ailleurs toujours pas terminé. Peut-être ne le sera-t-il jamais. Mais chaque jour, je m'allège un peu plus, matériellement comme spirituellement - et je me rends compte à quel point les deux domaines sont liés. Je me débarrasse des boulets du passé; j'accepte d'affronter l'avenir sans béquilles imaginaires et sans (trop d')a priori négatifs; je me libère de tout ce qui m'empêche d'habiter pleinement mon présent. 

Et vous? Quels sont les renoncements positifs que vous avez faits au fil des ans? 

CHALLENGE MINIMALISTE #28: Triez... vos documents informatiques




Les documents informatiques: encore une chose immatérielle qui vous encombre en ralentissant le processeur de votre ordinateur et en rendant plus difficiles à localiser les fichiers dont vous avez vraiment besoin. 
Eliminez: 
- 20 documents Word (ou assimilé) devenus obsolètes
- 20 photos moches ou constituant plus ou moins des doublons
...et pensez à faire du vide dans votre dossier Téléchargements s'il y traîne des choses que vous avez déjà recopiées ailleurs sur votre disque dur!

lundi 27 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #27: Triez... vos vêtements d'hiver





L'objectif du jour:
Si vous en possédez peu ou que vous êtes pressé(e): débarrassez-vous de 6 vêtements d'hiver.
Si vous avez une grande garde-robe et la possibilité d'y passer un peu de temps: débarrassez-vous de 3 pièces d'hiver dans chacune des catégories suivantes:
- bas (jeans, autres pantalons, jupes...)
- T-shirts et chemisiers
- pulls et gilets
- robes
- vestes et manteaux

Les critères de sélection:
- Ce vêtement est-il à votre taille actuelle (+/- 3 kilos)?
- Vous plaît-il encore?
- Le trouvez-vous confortable?
- Vous met-il en valeur?
Si la réponse à une seule de ces questions est non, vous pouvez l'éliminer sans remords.

Que faire de ces vêtements s'ils sont encore en bon état? 
- pour les vêtements de marque, tenter de les revendre sur eBay ou dans une boutique de seconde main
- les proposer à bas prix lors d'une brocante ou un vide-grenier
- les donner à une association caritative
- organiser une troc party avec vos copines (mais attention à ne pas rentrer avec plus de choses que vous n'en aurez données!)

dimanche 26 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #26: Triez... vos souvenirs





Les souvenirs font partie des objets les plus culpabilisants qui soient à éliminer. Souvent, il nous semble que les jeter reviendrait à mettre à la poubelle un événement important de notre vie, ou à en effacer définitivement les êtres disparus. Il est toujours positif de s'entourer de témoignages de bons moments, et un objet ayant appartenu à un défunt peut devenir un talisman précieux. Attention cependant à ne pas se laisser envahir par les choses du passé que l'on garde, non par plaisir ou besoin authentique, mais par sentiment de devoir ou nostalgie mal placée. A quoi sert de conserver des piles de lettres d'amour adolescentes qu'on ne relira jamais? Du mobilier encombrant qui jure avec notre intérieur, juste parce qu'il est dans la famille depuis plusieurs générations? Des cadeaux pas à notre goût, pour ne pas vexer la personne qui nous les a offerts (et qui les a sans doute oubliés depuis belle lurette)? Les 8142 dessins offerts par un enfant depuis sa première année de maternelle? A rien, à part laisser le passé prendre trop de place, dans votre lieu de vie comme dans votre tête. 

L'objectif du jour:
Eliminer 6 souvenirs (ou séries de souvenirs) dont la possession ne vous apporte pas de plaisir ou d'apaisement réel. 

Deux trucs pour déculpabiliser:
- Prendre une photo de l'objet avant de s'en débarrasser. S'il s'agit de documents papier (courriers, dessins...), les scanner. Ainsi, la photo de l'objet physique que l'on ne possède plus devient le nouveau souvenir, bien moins encombrant que le précédent.
- Dans le cas d'objets "portionnables", n'en garder qu'un petit morceau. Exemple: découper un bout d'une robe très aimée mais beaucoup portée, et qui tombe désormais en lambeaux. S'il s'agit d'une collection dont on a hérité, n'en conserver que la plus jolie pièce. 

samedi 25 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #25: Virez tout ce qui n'a rien à faire dans... votre tiroir à bordel





On a tous chez nous un tiroir à bordel (voire plusieurs). C'est l'endroit où échouent généralement les menus de traiteur, les points fidélité des cartons de pizza, les piles et les plombs de rechange, les vis sorties d'on ne sait trop où, et tout un tas de bricoles plus ou moins mystérieuses qui ne serviront jamais à rien.

- Videz votre tiroir à bordel
- Pour chaque objet, demandez-vous s'il a une utilité quelconque. Si c'est le cas, remettez-le dans le tiroir (ou rangez-le dans un endroit plus approprié); sinon... poubelle. 

Pour ce type d'exercice, je posterai sur Instagram une photo "avant" et une photo "après" de l'endroit réorganisé, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!

vendredi 24 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #24: Triez... vos médicaments




L'objectif du jour:
Videz votre armoire à pharmacie, et vérifiez tous vos médicaments un par un. 
Mettez de côté:
- ceux qui sont périmés (sans oublier les collyres ouverts ou les sprays entamés depuis trop longtemps)
- ceux qui ont servi à soigner des bobos non-récurrents

Que faire de ces médicaments?
Enlevez les notices et les emballages en carton (que vous pourrez mettre au recyclage).
Portez le reste à votre pharmacien. 

jeudi 23 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #23: Triez... vos jeux et jouets





L'objectif du jour:
- Eliminez 6 jeux vidéo ou de société (voire 6 de chaque si vous en avez beaucoup dans les deux catégories!)
- Si vous avez des enfants, éliminez aussi 6 jouets dont ils ne se servent plus et veulent bien se séparer

Que faire de ces jeux? 
- Revendre les plus récents à une boutique d'occasion, sur eBay ou Le Bon Coin 
- Les faire circuler dans votre entourage 
- En faire don à une association ou à une oeuvre caritative 

Je posterai chaque jour sur Instagram une photo des choses que j'aurai moi-même éliminées, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!


mercredi 22 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #22: Demandez-vous... quelles règles vous pourriez instaurer pour ne plus accumuler





C'est bien beau de faire un grand tri une fois de temps en temps, mais l'idéal, ce serait d'oeuvrer de façon quotidienne à limiter l'accumulation des choses. A partir de début novembre, une fois le challenge terminé, quelles sont les règles que vous pourriez instaurer dans ce but? Voici quelques-unes de celles que j'utilise; n'hésitez pas à inventer les vôtres!

- "1 in, 1 out": si j'achète un objet dans une certaine catégorie, je dois me débarrasser d'un autre afin que leur nombre total n'augmente pas. Je trouve ça particulièrement utile pour les livres et les vêtements. Dans les périodes où je me suis un peu laissé déborder, ça peut même devenir "1 in, 2 out", soit 2 sortants pour chaque entrant.

- La liste incontournable: quand je pars faire une virée shopping, c'est désormais avec un but bien précis en tête. J'ai besoin, par exemple, d'une carte pour mon swap papeterie, d'un nouveau pyjama douillet mais mignon et d'un cadeau d'anniversaire pour une copine. Et je n'achète que ça. Si jamais, au cours de mes recherches, je tombe sur un objet pour lequel j'ai un coup de coeur, je me reporte à la tactique suivante. 

- L'achat différé: plus question d'acheter un objet dont je n'ai pas besoin la première fois que je le vois. Je laisse passer une semaine ou davantage, et s'il me fait encore envie à ce moment-là, oui, je me fais plaisir. Mais en général, avec le recul, soit je me suis rendu compte que je possédais déjà un équivalent, soit le truc en question a cessé de me tenter. Parfois même, je l'ai carrément oublié. 

Et vous, quelles sont les tactiques que vous pourriez envisager de mettre en oeuvre afin d'éviter les achats inutiles?

mardi 21 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #21: Faites du ménage dans... vos fichiers numériques




C'est bien beau d'avoir dématérialisé la culture, mais du coup, au prétexte que ça prend peu de place, on accumule quantité de fichiers numériques dont on ne se sert pas et qui encombrent nos espaces de stockage... 

Supprimez:
- de votre iTunes, 6 chansons que vous n'écoutez plus (ou contentez-vous de les décocher pour qu'elles ne jouent plus en mode aléatoire)
- de votre liseuse, 6 ouvrages que vous ne (re)lirez pas
- de votre disque dur externe, 6 films et l'intégrale d'1 série télé que vous ne regarderez pas ou plus.

lundi 20 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #20: Triez... vos vêtements d'été





L'objectif du jour:
Si vous en possédez peu ou que vous êtes pressé(e): débarrassez-vous de 6 vêtements d'été.
Si vous avez une grande garde-robe et la possibilité d'y passer un peu de temps: débarrassez-vous de 3 pièces d'été dans chacune des catégories suivantes:
- bas (jeans, autres pantalons, jupes...)
- T-shirts et chemisiers
- robes
- vestes, blousons, gilets

Les critères de sélection:
- Ce vêtement est-il à votre taille actuelle (+/- 3 kilos)?
- Vous plaît-il encore?
- Le trouvez-vous confortable?
- Vous met-il en valeur?
Si la réponse à une seule de ces questions est non, vous pouvez l'éliminer sans remords.

Que faire de ces vêtements s'ils sont encore en bon état? 
- pour les vêtements de marque, tenter de les revendre sur eBay ou dans une boutique de seconde main
- les proposer à bas prix lors d'une brocante ou un vide-grenier
- les donner à une association caritative
- organiser une troc party avec vos copines (mais attention à ne pas rentrer avec plus de choses que vous n'en aurez données!)

dimanche 19 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #19: Triez... vos affaires de loisirs





L'objectif du jour:
- Si vous avez peu de temps, peu de motivation ou peu de matériel: éliminez 6 articles en rapport avec vos diverses activités sportives ou créatives
- Si vous avez du temps, de la motivation et beaucoup de matériel: éliminez 6 articles en rapport avec chacun de vos activités sportives ou créatives 
- Ou encore: éliminez totalement le matériel correspondant à une activité que vous ne pratiquez plus et ne vous voyez pas reprendre dans un avenir proche

Que faire de ces affaires?
- Revendez-les sur eBay ou Le Bon Coin si elles ont peu ou pas servi et possèdent une certaine valeur matérielle
- Proposez-les à vos connaissances qui pratiquent encore l'activité correspondante
- Faites-en don à une association, une école, un hôpital...

Je posterai chaque jour sur Instagram une photo des choses que j'aurai moi-même éliminées, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!