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samedi 4 mai 2013

Dip de betterave



Pour changer de l'houmous et du baba ganoush, passer au blender:
- 3 betteraves cuites et coupées en gros morceaux
- 3 cuillères à soupe de tahin
- 3 cuillères à soupe d'huile d'olive
- 1 cuillère à soupe de vinaigre balsamique
- 2 gousses d'ail émincées
- le jus d'un citron
- quelques feuilles de menthe (facultatif mais délicieux)
- du sel

Bon appétit!

mardi 30 avril 2013

Brighton: bonnes adresses miam



24 Silwood Street

Un des meilleurs pubs de la ville, selon notre guide. Nous n'en avons pas testé assez pour pouvoir être aussi catégoriques. Mais j'y ai mangé une shepherd's pie fabuleuse. La déco à base de velours rouge rehaussé de noir et doré fait assez chic; le service est rapide et souriant pour une addition correcte. Bonus: le défilé de jeunes et jolis garçons torsepoil qui encadraient un des multiples enterrements de vie de jeune fille croisés ce week-end. 






The Mad Hatter
38 Montpelier Road

C'est ma grosse faiblesse pour l'univers d'Alice au Pays des Merveilles qui, samedi en fin de matinée, nous a conduits dans ce café végétarien bobo-branché. Nous y avons fait un brunch délicieux, dans une salle lumineuse et peu bruyante. Mention spéciale aux saucisses sans viande, au muësli aux fruits frais et aux ciabatta à thème, ainsi qu'au bocal à pourboires orné d'une figurine de licorne et de la mention: "If you don't tip, the unicorn gets it!".




17 Kensington Gardens

Autre café végétarien choisi au hasard pour notre lunch de dimanche. J'ai été TRES inspirée sur ce coup-là, et chanceuse que la meilleure table - tout au fond, près de la fenêtre qui donne sur une palissade en bois couverte de végétation grimpante - se libère pile au moment où nous arrivions. Il était trop tard pour une des formules petit-déjeuner pourtant très alléchantes, mais nous n'avons pas perdu au change avec la formule lunch: un plat principal + deux accompagnements + deux toppings au choix pour environ £7. Nous avons pris une spanakopita (épinards et fêta dans une croûte de pâte filo) et de grosses boulettes de brisures de riz/petit pois/fromage de chèvre panées. Tout était à tomber par terre niveau goût et fraîcheur, avec de plus des serveuses souriantes et adorables qui appellent les clients "love". Du coup, je ne voulais plus quitter Brighton!




50 Gardner Street

Infinity Foods est une coopérative anglaise qui produit et commercialise de la nourriture bio équitable. J'ai aperçu deux ou trois de ses magasins dans Brighton, mais celui de North Laine était de loin le plus grand - clair, bien agencé et surtout incroyablement bien fourni. Nous y avons rempli un plein panier juste avant de prendre la route du retour. Les prix sont assez similaires à ceux des épiceries bio de Bruxelles, mais il y avait encore plus de choix qu'au Shanti (et c'était beaucoup mieux rangé et mieux éclairé!). Entre autres nouveautés pour moi, j'ai rapporté un sachet de feuilles de moutarde rouge, des haricots mungo, du quinoa rouge, une pâte à tartiner betterave-menthe et une soupe butternut-abricot, plus des tisanes au paquet trop joli et des scones frais histoire d'adoucir le retour. A quand un Infinity Foods à Bruxelles? 

vendredi 19 avril 2013

Baba ganoush et houmous maison





BABA GANOUSH
Coupez 3 aubergines en deux dans le sens de la longueur. Badigeonnez d'huile d'olive, et laissez cuire entre 3/4h et 1h dans un four préchauffé à 180°. Lorsqu'elles ont refroidi, prélevez la chair avec une grosse cuillère et mettez-la dans un blender. 
Ajoutez 1 gousse d'ail écrasée, 2 cuillères à soupe de tahin (pâte de sésame), 3 cuillères à soupe de yaourt nature, 1 cuillère à café de sel et le jus d'un citron. Mixez quelques secondes: le mélange ne doit pas devenir complètement lisse. 

HOUMOUS
Egouttez le contenu d'une boîte de pois chiche et gardez l'eau à part. Mettez les pois chiche dans un blender avec 2 cuillères à soupe d'huile d'olive, 2 cuillères à soupe de tahin (pâte de sésame), 1 cuillère à café de cumin (moulu ou en grains), 1 cuillère à café de sel et le jus d'un demi-citron. Mixez quelques secondes. Rajoutez entre un quart et une moitié de l'eau des pois chiche jusqu'à obtenir la consistance voulue. 

Le baba ganoush et l'houmous sont parfaits pour tartiner ou accompagner des bâtonnets de légumes (carotte, concombre...), à l'apéro ou en snack pendant la journée. Les deux recettes fonctionnent sur le même principe et avec plus ou moins les mêmes ingrédients, ce qui me donne envie de les tester avec un autre légume en guise de base!

vendredi 29 mars 2013

Velouté de pourpier


Puisque l'hiver n'en finit plus, voici une petite soupe réconfortante improvisée à partir de pourpier trouvé dans un panier bio (et jusqu'alors parfaitement inconnu de moi) et de la recette de velouté au persil plat que Dola m'a envoyée lors du swap gourmand. 

Pour 3 bols:
- une botte de pourpier
- 3 pommes de terre moyennes
- du beurre
- 1 gousse d'ail
- 1 cube de bouillon de légumes
- 10 ou 15 cl de crème légère

Faire fondre le beurre au fond d'un faitout. Y faire revenir une minute le pourpier lavé et haché grossièrement. Ajouter les pommes de terre épluchées et coupées en petits morceaux, la gousse d'ail émincée et le cube de bouillon. Couvrir avec de l'eau. Laisser cuire 20 mn environ. Mixer en ajoutant la crème.

Bon appétit!

jeudi 28 mars 2013

Le Café des Spores




C'est Guillaume Long qui m'a recommandé ce bistrot spécialisé dans les champignons où il avait dîné durant son séjour à Bruxelles en début de mois. Le concept et sa description des plats semblaient tout à fait alléchants; j'ai donc réservé une table pour quatre le soir de mon anniversaire, durant lequel les époux Shalbuline (eux aussi grands gourmands devant l'éternel) devaient se joindre à nous. 




Le Café des Spores propose des plats à la carte, entre 10 et 18€ chacun, sachant qu'il faut en compter deux par personne pour un vrai repas. Il existe aussi un menu 6 services (avec des portions plus petites) à 30€. Le hic, c'est que dans les deux cas, les plats sont servis pour toute la table. Il n'est donc pas possible de panacher menu et commande à la carte: c'est l'un ou l'autre pour l'ensemble des convives. Même si je brûlais de goûter la crème brûlée aux cèpes et au foie gras qui ne figurait pas dans le menu, la majorité a opté pour ce dernier. Shalf et moi n'aimant pas la joue de cochon, nous avons tout de même demandé à ce qu'elle soit remplacée par autre chose: on nous a proposé de choisir entre la pintade du menu et une bavette sortie de nulle part. Va pour la bavette. 




Terrine de mousserons, pickles de champignons
Entrée en matière goûteuse à souhait, accompagnée de petites figues et d'une corbeille de pains différents mais tous très bons.
Blonds aux herbes au grill
Un genre de champignons de Paris servis dans des assiettes à escargots. Pas mauvais mais assez quelconque. 
Lentins farcis-laqués
Sorte de shiitaké farcis de viande et laqués à la sauce soja, surmontés de "pelures" de poisson comme celles qu'on met sur les okonomiyaki (ça bouge tout seul, c'est très rigolo). Délicieux. C'est le plat que Funambuline a préféré. 




Oeuf cocotte à la tartofata
Un oeuf cocotte pour deux personnes, ce n'est pas le plus agréable à partager quand il faut piocher dans la même verrine. Convives grippés ou pas très intimes les unes avec les autres, s'abstenir. Par contre, j'ai adoré (mais je raffole du goût de la truffe).
Joue de cochon aux chanterelles
Vraiment gras, surtout comparé aux plats précédents. La bavette de remplacement était bien, même si je ne saurais pas identifier les champignons qui l'accompagnaient.
Tiramisu aux cèpes
Surprenant. Même après avoir terminé, j'étais incapable de dire si j'avais aimé ou non. 




Bien que je ne sois pas fan du concept "un même plat pour toute la table", j'ai aimé le fait de déguster plein de choses différentes, chaque fois en petite quantité, et servies les unes à la suite des autres de sorte qu'on a le temps de digérer entre deux. Ca évite la tentation de manger trop et trop vite, et ça laisse le temps de papoter tout le long du repas. 
Les plats du menu m'ont paru d'un intérêt variable, mais il y avait des choses vraiment délicieuses dans le lot, et c'était bien de faire des découvertes. Niveau quantité, personnellement j'ai eu juste assez, mais Chouchou a dû se bourrer de pain. 
Un mot sur la carte des vins, entièrement composée de vins nature: j'aime le principe, pas les prix qui m'ont semblé très excessifs (8€ pour un verre de Fronsac bon mais pas non plus transcendant). 
En résumé, un endroit qui vous ravira si vous avez le palais curieux et n'êtes pas trop fauché, mais qui laissera sans doute les gros appétits sur leur faim. 

Chaussée d'Alsemberg 103
1060 Bruxelles (Saint-Gilles)
Tel: 02 534 13 03
Ouvert tous les soirs du lundi au samedi
Réservation conseillée

dimanche 17 mars 2013

Où le Cook & Book remet en jeu le titre de meilleur brunch de Bruxelles


Depuis 5 ans que je suis bruxelloise à mi-temps, je clame à qui veut m'entendre que le brunch du Cook & Book est de loin le meilleur de la ville, avec un rapport qualité-prix imbattable. Quand des amis viennent nous rendre visite de France ou de Suisse, c'est toujours là que nous les emmenons le dimanche midi.

Depuis un an et demi environ, le succès est devenu tel qu'il faut réserver une semaine à l'avance. J'avais donc pris mes précautions il y a dix jours. Mais lorsque j'ai réclamé une table pour 3 au téléphone, on m'a répondu: "Il ne m'en reste plus dans la cucina". Autrement dit, dans une salle située à l'autre bout du bloc où se trouve le buffet - pas super commode pour se servir. Néanmoins, je voulais vraiment faire découvrir ce brunch génial à notre copine Nekkonezumi; donc, j'ai pris quand même. 

Et puis à peine étions-nous installés qu'on nous a expliqué que le brunch qui coûtait autrefois 17€ boisson chaude et orange pressée comprises était désormais à 20€ sans boissons, soit 27€ avec. Je sais que je n'avais pas eu l'occasion de venir depuis un an environ, mais plus de 50% d'augmentation à prestation égale, sérieusement? Sans mauvais jeu de mots, je trouvais ça difficile à avaler. Vous avez vu vos revenus augmenter de moitié en 2012, vous? Moi pas, et pourtant, j'ai fait une année plus que décente.

J'ai quand même commandé un chocolat chaud, parce que j'avais très envie de tremper un ou deux mini-croissants dedans. Seulement voilà: sur le buffet, de viennoiseries, il ne restait point. J'ai demandé quand ils allaient en remettre: "On n'en remettra pas. A partir d'une certaine heure, on passe aux pâtisseries à la place." J'ai protesté: "Mais vous démarrez les brunchs à 11h30, et il est peine midi! En plus, avant, c'était couques ET pâtisseries tout le long." Le serveur n'a même pas daigné me répondre: il s'est détourné pour parler avec d'autres clients comme si je n'existais pas.

J'ai cherché la confiture et la pâte à tartiner, histoire d'agrémenter quand même un bout de pain pour aller avec mon chocolat chaud: il n'y en avait plus non plus. Au final, il ne restait absolument rien de sucré façon "petit dej": juste de la salade de fruits et des gâteaux. Bref, le buffet brunch était devenu un buffet lunch. Et même au niveau du salé, c'était nettement plus pauvre qu'avant, avec moins de choix en entrées froides et un plateau de fromages qui brillait par son absence. 

Moralité: le Cook & Book a sérieusement pris la grosse tête. Augmentation de prix exorbitante, nécessité de réserver 2 semaines à l'avance pour avoir une table correctement placée, offre bien moins variée qu'avant... C'est ce que j'appelle profiter de son succès pour se foutre gravement de la gueule du client. Le titre de meilleur brunch de Bruxelles est donc de nouveau libre et à prendre. Quant au Cook & Book, il n'est pas près de me revoir. 

lundi 4 mars 2013

DIY 9/52: Deux tisanes aux trois menthes


Un de mes objectifs de février était de diminuer ma consommation de thé vert de moitié. Au lieu de 4 ou 5 chopes par jour (1 en me levant, 1 en milieu de matinée, 1 après le déjeuner, 1 à l'heure du goûter, 1 le soir après dîner), j'ai décidé de me limiter à 2: celle du matin et celle du début d'après-midi. Comme j'aime boire chaud surtout en hiver, il me fallait quelque chose pour remplacer les thés d'après 15h. Je ne suis pas fan des tisanes du commerce, car la plupart d'entre elles contiennent un ingrédient que je n'aime pas: réglisse, rose, anis, fenouil... J'ai donc décidé de m'équiper en herboristerie et de réaliser mes propres mélanges. 

Après moult tâtonnements, j'ai mis au point deux recettes, une pour l'après-midi et une pour le soir. Dans les deux cas, j'ai associé un trio de menthes, pour le goût, à d'autres ingrédients choisis pour leur propriétés médicinales.


TISANE "PALAAPAPAPAPA" (à chanter sur l'air de la musique des vieilles pubs Dim)
- 1 mesure de menthe douce
- 1 mesure de menthe poivrée
- 1 mesure de menthe crépue
- 1 mesure de citronnelle
- 1 mesure de gingko
La citronnelle et le gingko possèdent toutes deux un effet vaso-dilatateur utile pour les gens qui, comme moi, ont de petits soucis de circulation sanguine. En outre, la première est un tonique digestif et un anti-inflammatoire, tandis que le second est riche en antioxydants.


TISANE "DODO (MAIS PAS L'OISEAU)"
- 1 mesure de menthe douce
- 1 mesure de menthe poivrée
- 1 mesure de menthe crépue
- 1 mesure de fleurs d'oranger
- 1 mesure de valériane
- 1 mesure de feuilles de framboisier
- 1 mesure de scutellaire 
La fleur d'oranger vient ajouter son parfum à celui des trois menthes. La valériane, les feuilles de framboisier et la scutellaire sont toutes les trois des régulateurs du système nerveux qui agissent sur les troubles du sommeil.


Le temps d'infusion est de 5-6 minutes environ pour les deux. 

Je me suis beaucoup amusée à tester ces mélanges; j'avais l'impression de jouer au petit alchimiste! Et cela m'a donné envie de me documenter plus avant sur les vertus médicinales des plantes, afin de les exploiter dans la vie de tous les jours. 

J'ai acheté la plus grande partie de ces plantes à l'Herboristerie Moderne, qui n'a pas un choix immense mais pratique des prix modestes et un service ultra-souriant. A Bruxelles, le reste peut être trouvé chez Desmecht, que j'aime moins parce que c'est un peu l'usine mais où sont stockées 500 plantes différentes.



mardi 5 février 2013

Les brunchs du dimanche (24): Le Yéti



Situé dans une charmante petite rue piétonne du centre de Bruxelles, le Yéti est l'une de ces cantines bio comme il en fleurit un peu partout depuis quelque temps. Le dimanche, pour la coquette somme de 22€, on peut y déguster un brunch comprenant boisson chaude et jus d'orange pressé; oeufs brouillés, au plat ou à la coque; yaourt et granola; pancakes aux légumes ou au sirop d'érable; salade de fruits; scone au cumin; quichette aux épinards; cake aux canneberges et aux noix; latkes de pomme de terre. J'imagine que si l'on retrouve les premiers éléments chaque fois, la composition de l'assiette d'accompagnement change un peu d'une fois sur l'autre. 


La grande salle, assez mal insonorisée, était ce jour-là prise d'assaut par des familles avec jeunes enfants: brouhaha assuré. Heureusement, on nous a attribué une table dans la petite salle-couloir voisine, un peu sombre et pas vraiment folichonne niveau déco, mais moins bruyante. Le service était jeune et souriant, parsemé d'un délicieux accent québécois. Tout ce que nous avons mangé m'a paru frais et de bonne qualité. 

Par contre, si le menu met l'eau à la bouche, je ne trouve pas l'assiette particulièrement généreuse. Beaucoup de choses, certes, et un bel effort d'originalité au niveau de la composition, mais à part pour les pancakes (non photographiés), tout était présenté en portions d'une ou deux bouchées tout au plus. Vous allez penser que je radote avec le buffet pléthorique à 19€ du Cook & Book, mais le fait est que la plupart des adresses bruxelloises ne tiennent pas du tout la comparaison en matière de rapport qualité-prix.


Je n'ai pas grand-chose à reprocher au Yéti, mais... je crois que je commence à en avoir un peu marre de payer trop cher pour retrouver partout le même concept bobo-branché, si sympathique soit-il à la base. J'aime la sortie du dimanche midi avec Chouchou, cette occasion de prendre l'air et de photographier mes fringues dans des cadres variés, mais je me demande s'il ne serait pas plus pertinent de revenir à des burgers ou à de la restauration plus classique pour éviter ce sentiment de déjà-vu quelque peu frustrant. 

Le Yéti
4-6 rue de Bon Secours
1000 Bruxelles
Tel: 02 502 24 26
Réservation conseillée

dimanche 20 janvier 2013

Snowed in




Nous comptions tester un nouveau brunch ce midi, mais la tempête de neige qui s'est déclenchée vers 10h nous a dissuadés de sortir. Tant pis pour le shooting mode du dimanche! Mes collants revolver attendront une météo plus clémente. Coincés à la maison, nous en avons profité pour nous livrer à des activités aussi fun que:
Moi: terminer le brouillon de ma compta pro 2012, mettre de l'ordre dans mon livre de recettes perso (et me demander si je ne le publierais pas comme DIY un lundi), réaliser la 77ème rayure de ma couverture à vagues, trouver un hôtel pour le week-end de Trolls & Légendes;
Chouchou: terminer et publier sa dernière oeuvre, poursuivre l'export des posts de son ancien blog, ranger ses papiers administratifs pendant une demi-heure, finaliser la réservation de notre hébergement au pays des Moomins;
Nous deux: faire le ménage de fond en comble, faire une lessive, tester victorieusement la centrifugeuse.

Mais parce qu'il faut bien aussi se ménager quelques récompenses, nous avons regardé deux épisodes de New Girl. J'ai passé trois quarts d'heure sur Skype avec ma soeur et mon beau-frère, puis trois autres quarts d'heure avec mon amie O&L qui se fait de nouveau opérer mardi. Enfin, j'ai bricolé des muffins à la framboise pour le goûter, et je n'en suis pas mécontente: 
Dans un saladier, fouetter 2 oeufs et 70g de sucre roux jusqu'à ce que le mélange devienne mousseux. 
Ajouter 120g de farine, puis 100g de beurre demi-sel préalablement fondu au micro-ondes, 2 cuillères à soupe de fromage blanc, 1 cuillère à café d'extrait naturel de framboise, 2 cuillères à café de levure, 2 grosses poignées de framboises surgelées. 
Répartir dans des moules à muffins en ne les remplissant qu'aux trois quarts. Faire cuire 25 à 30 mn dans un four préchauffé à 180°. Attendre un quart d'heure pour démouler.

Quant au premier jus réalisé avec notre centrifugeuse, en voici la composition (pour 500 ml):
- 350g de carottes
- 4 mandarines
- le jus d'un citron jaune
- le jus d'un citron vert
- 1/2 tige de citronnelle
- 10g de gingembre
C'est plein de vitamines et vraiment délicieux, même pour moi qui ne suis fan ni de carottes ni de gingembre à la base. De quoi attaquer la semaine à venir avec plein d'énergie malgré le froid et la neige!

mardi 15 janvier 2013

Les brunchs du dimanche (23): Ici




Ouvert depuis septembre dernier dans le quartier bobo du Châtelain, Ici se définit comme une épicerie fine doublée d'une néo-cantine. On peut y acheter - entre autres choses - du thé Lov Organic, du chocolat Bonnat ou des glaces Berthillon, mais aussi y déjeuner en semaine et y bruncher le dimanche. 
  

Deux formules sont proposées. La première, à 15€, est un assortiment ultra-classique: boisson chaude et jus d'orange frais pressé, corbeille de mini-viennoiseries, pain et brioche (à volonté), beurre, confiture, pâte à tartiner maison pour le sucré, et des oeufs brouillés accompagnés d'une assiette de jambon et de fromages pour le salé. La seconde, un plateau à 23€ dont la composition varie chaque semaine, comprenait ce dimanche-là un smoothie lait de coco-fruits rouges, du fromage blanc aux pruneaux, un pancake à la confiture et à la crème fouettée, du saumon fumé sur pain scandinave, un taboulé revisité et une salade verte. 

Comme il y avait trop d'ingrédients que je n'aimais pas dans cette formule, je me suis rabattue sur l'autre. Et je dois dire que si tous les produits étaient délicieux, j'ai quand même été déçue par  son absence de fantaisie. Certes, si j'avais été moins difficile, j'aurais pu commander le plateau, mais... 23€, ça me semblait un peu cher pour ce qu'il y avait à manger dessus, surtout quand on a l'habitude du pléthorique buffet chaud et froid que le Cook & Book propose pour 19€ seulement. A part ça, le service était rapide et sympathique, même si j'ai regretté que les boissons chaudes arrivent longtemps après le reste alors que j'aime commencer mon brunch en trempant un croissant dans mon chocolat. 

Ici
35, rue Darwin
1050 Bruxelles
Tel: 02 343 88 57
Mardi-vendredi 9h30-19h
Dimanche 10h30-17h30

mercredi 9 janvier 2013

Les brunchs du dimanche (22): Houtsiplou, belgitude & burgers


Le Houtsiplou figurait sur ma liste de restos à tester le dimanche midi depuis un bon moment. Mais j'en avais lu des critiques très partagées: certaines hyper enthousiastes, d'autres déplorant un service lamentable ou le voisinage de gamins nombreux et bruyants. Aussi, pour le tester enfin, j'avais choisi de réserver en tout début de service afin d'éviter une salle bondée et un personnel débordé. Stratégie payante puisqu'à notre arrivée, la salle du haut était vide, ce qui nous a permis de prendre tranquillement. toutes les photos que nous voulions.




La déco de style récup' bon enfant est dominée ici par une grande fresque dédiée à la belgitude dans toutes ses incarnations. Chouchou m'en a décortiqué tous les détails afin de parfaire ma culture. Il est vrai qu'en tant que Française, je n'avais jamais entendu parler de Sandra Kim et de la chanson qui lui a permis de remporter l'Eurovision en 1986, ni de la marionnette cracheuse Malvira, et encore moins de l'enlèvement au cours duquel le politicien Paul Vanden Boeynants se vit confisquer son pantalon. 




Côté carte, pas de formule brunch, mais des petits-déjeuners, des burgers, des tartines, des moules-frites, des plats à la carte et de nombreuses propositions du jour plutôt alléchantes (ce jour-là, un steak de thon rouge à la sauce piquante ou un osso bucco, ainsi qu'une soupe tomate-carottes-coriandre). Chouchou a pris le burger Cocotte au poulet pané, et moi le Joséphine au canard et foie gras. 




Verdict? Pas le meilleur burger que j'aie jamais mangé, mais pas le pire non plus. Dans l'honnête moyenne, disons. Le pain n'est pas trop sucré et ne se désagrège pas entre les mains; le steak de canard a le mérite de l'originalité. En revanche, la sauce au poivre mériterait d'avoir un goût un peu plus soutenu (comme la D&L vendue en flacon plutôt que comme celle dont on garnit les entrecôtes), et le trio tomate/feuille de salade/cornichon ne m'a pas semblé être un accompagnement pertinent. Les frites sont correctes bien qu'un poil sèches. 

Côté service, tout s'est très bien déroulé, avec le sourire et dans un délai raisonnable. Malgré des burgers pas inoubliables, je recommanderai le Houtsiplou à tous ceux qui recherchent une immersion en belgitude ou une atmosphère branchouille mais décontractée. Et pensez à réserver: c'est très souvent plein le week-end!

9 place Rouppe
1000 Bruxelles
Tel: 02 511 38 16
Ouvert TLJ de midi à 22h30

jeudi 20 décembre 2012

Où 2012 tente de se racheter in extremis


Hier, j'avais rendez-vous à 10h pour une IRM. Je suis passée à l'heure, et j'ai été reçue par deux jeunes femmes souriantes. Je n'ai pas tourné de l'oeil quand l'une d'elles m'a posé un cathé (ma trouille des piqûres n'a pas résisté au piercing à l'aiguille de mon labret, il y a quelques années de ça). Je n'ai rien senti quand l'autre m'a injecté le produit de contraste, et je n'ai eu aucun des effets secondaires donnés comme fréquents sur la notice: sensation de froid puis de chaud, maux de tête et de ventre, voire choc anaphylactique pour les sujets les plus chanceux. Je n'ai pas paniqué quand je me suis retrouvée dans l'appareil; contrairement à ce que j'imaginais, le tube est ouvert aux deux bouts, de sorte que je voyais le plafond de la pièce au-dessus de moi et un peu en arrière. Je n'ai pas bougé même si c'est dur de rester immobile un quart d'heure entier, et j'ai tenu sans problème les 4 x 20 secondes d'apnée requises. Et cerise sur le gâteau: je n'étais pas encore complètement rhabillée que le médecin de service est venu m'annonçait que je n'avais rien. En tout cas, pas ce qu'on cherchait ce jour-là, qui était la seconde hypothèse la plus grave (la première ayant déjà été écartée par un examen différent). J'imagine que les explications restantes sont de l'ordre du bénin. J'en recauserai plus tard avec ma gynéco, mais en attendant, la fin de l'année venait d'opérer un redressement de dernière minute assez spectaculaire.

Comme il faisait super beau à Monpatelin (15°, ciel bleu, grand soleil), j'ai décidé que ce serait quand même dommage de rentrer m'enfermer chez moi. D'un autre côté, je n'avais pas spécialement envie de faire de shopping. Un effet secondaire non répertorié du gadolinium, peut-être? Bref, après être passée à la Sécu pour régulariser ma situation, j'ai fait une descente chez Contrebandes, d'où je pense avoir réussi à ressortir les mains vides une seule fois dans ma vie. Non, les livres, c'est pas du shopping. Surtout qu'il m'en fallait au moins un pour mettre à exécution la suite de mon plan: tester en solo un resto recommandé par un lecteur il y a presque un an.





Situé dans une ruelle perpendiculaire à la place de l'Opéra, le Resto des Artistes se compose de deux petites salles über-cosy. La formule du midi est à 18,50€, pas donnée, mais beaucoup de choix tous plus alléchants les uns que les autres. Mon crumble de légumes à la feta était délicieux, tout comme le quasi de veau et sa farandole de garnitures (gratin de pollenta, gratin de courge muscade, gratin dauphinois, purée de céleri, carottes mijotées) qui a suivi. En dessert, une tarte Tatin maison, peu originale mais tout à fait honnête. En lecture, donc, "Une princesse au palais", enchantement graphique et poétique. Je recommande chaudement - le resto ET le livre.

Malgré tout, le service était un peu lent, ce qui aurait pu faire dérailler la suite de ma journée car... j'avais raté le début du film que je voulais aller voir au cinéma. Qu'à cela ne tienne: après être passée chez New Look pour racheter un de leurs fantastiques jeans taille haute, en bordeaux cette fois, je suis sagement allée prendre un Trois Empires dans mon salon de thé préféré - en lisant, cette fois, "La patience du tigre". Ou du moins, ses 70 premières pages, car ce gros roman graphique va m'occuper pendant quelques heures encore.

Après ça, j'ai donc vu "Main dans la main", le dernier film de Valérie Donzelli, une sorte de fable sur les attachements qui emprisonnent et empêchent d'avancer. Je l'ai trouvé... un peu bancal mais très touchant, avec de belles trouvailles de mise en scène, quelques passages forts, une chouette BO et ce mélange particulier d'énergie et de poésie qui semble être la "patte" de la réalisatrice. Valérie Lemercier est insensément belle et élégante; dommage qu'elle peine à véhiculer la moindre émotion. Jérémie Elkaim est graou, surtout quand il arpente la campagne en skate ou récite des chansons d'amour en langage des signes. J'ai eu plaisir à les voir évoluer à l'intérieur de l'Opéra Garnier, lieu mythique de ma jeunesse. Et j'ai chialé ma race (attention, spoiler!) quand un des personnages meurt sous respirateur, puis qu'on assiste à son incinération. Mais quand même, malgré tous ses défauts et son absence totale d'effets spéciaux, j'ai préféré dépenser mon petit billet de 10€ pour voir "Main dans la main" plutôt que le dernier Twilight ou le premier Hobbit. 

Je pensais conclure ma journée par un achat de makis à emporter, mais le Sushi Shop n'ouvrait qu'à 18h, et le bus pour rentrer à Monpatelin passait à 17h50. Comme il n'y en a qu'un par heure, le choix a été vite fait. En arrivant chez moi, j'ai eu le plaisir de découvrir dans ma boîte les deux lots gagnés à des concours la semaine dernière. En plus du vernis violet Geisha Gown Iris, Kim de chez Priti NYC m'a envoyé un flacon de Floral Dance qui semble avoir la couleur exacte de la cerise bigarreau mûre (tout à fait mon genre de teinte), ainsi que deux lingettes biodégradables de dissolvant: une super idée, je trouve. De son côté, Jérémias de chez Nominoë a ajouté trois beaux échantillons à mon pot d'exfoliant corps. Je vais pouvoir me chouchouter pendant ces vacances! Enfin, last but not least, ma boîte mail contenait un très gentil et très long mail de Francis Dannemark qui me remerciait pour ma critique de son dernier roman. 

2012, je vois ce que tu es en train d'essayer de faire. Tu te dis qu'après le deuxième semestre pourri que tu m'as infligé, tu vas tenter de redresser un peu la barre dans les dix derniers jours de l'année. Ma chérie, ta dette karmique envers moi est plus abyssale que celle de Gérard Depardieu envers la France. Mais je ne suis pas rancunière: si tu te débrouilles pour que toutes mes trads d'il y a 2 ans se vendent à 50 000 exemplaires chacune à l'occasion des fêtes, et que je puisse donc financer bientôt un mois de vacances pour deux en Australie et en Nouvelle-Zélande, j'oublie tout. Ou pas. Mais je trouverais ça classe de ta part de finir sur un beau geste. C'est toi qui vois. 

dimanche 25 novembre 2012

Cette semaine, j'ai...




...Bossé comme jamais depuis dix ans sur une période prolongée - seul moyen de tenir mes délais malgré le retard considérable pris depuis mi-octobre. Heureusement que je travaille en ce moment sur une série que j'aime!

...Décliné plusieurs invitations. Envie de voir personne. 

...Commencé le tome 2 de "Odd Thomas" et trouvé le 3, dans la même collection, à 2,50€ chez Pêle-Mêle, hourra!

...Superbement ignoré l'iPad 4 mis en service par Chouchou. Pourquoi j'ai acheté ce truc-là, déjà? Ah oui, pour quand je voyage. Je m'y intéresserai sans doute à l'occasion de mon prochain long trajet en train (et comme je ne m'en serai pas préoccupée avant, je râlerai que je n'ai pas les bonnes applis).

...Lu sur un blog que je suis le récit d'une biopsie du col de l'utérus (le truc atrocement douloureux de base, et qui le serait encore dix fois plus dans mon cas), commencé à flipper pour mon dernier frottis, téléphone douze fois au secrétariat de ma gynéco avant d'avoir le résultat: il est, je cite, "parfait". Un souci de plus en moins. 

...Testé la série "Modern family" dont j'avais lu beaucoup de bien, pas du tout accroché et arrêté au bout d'un quart d'heure. Ce soir, nous tentons "House of lies" sur une suggestion de Chouchou. 

...Récupéré à la Poste un excellent morceau de fromage suisse qui végétait là depuis dix jours, du fait que mon facteur n'avait pas daigné me laisser un avis de passage. Coup de bol, il avait tenu le coup et nous l'avons englouti en un clin d'oeil. (Le fromage, pas le facteur.) (Lui, on va pas le manger, on va le pendre devant l'entrée de l'immeuble pour faire un exemple.)

...Mangé au Cercle des Voyageurs un plat végétarien infâmement salé. Rouspété auprès du serveur, qui a rapporté mes doléances en cuisine et est revenu me présenter ses plus plates excuses: "En effet, la farce est complètement loupée. Pour compenser, on vous offre une bouteille d'eau et un dessert." J'ai apprécié, et j'y retournerai peut-être pour tester leur formule brunch car j'aime beaucoup leur salle. 

...Passé notre soirée d'anniversaire-de-couple-reporté à chialer que je voulais qu'on me rende mon chat et mon père. (Comme "on" est un con, il a bien entendu fait la sourde oreille.) Qu'elle est difficile cette fin d'année...

...Tenté les collants de couleur et été tellement ravie par le résultat que j'ai passé deux bonnes heures à chercher des modèles encore plus originaux sur Etsy. 

...Enfin commandé le canapé Maisons du Monde que je guigne depuis le début de l'été, et qui nous sera livré tout début janvier. A moi les soirées lecture confortablement installée dans la même pièce que Chouchou plutôt qu'en exil dans notre chambre!

...Pris la résolution de braver le froid pour faire plus de photos de looks dans les mois à venir.  Aucun risque que je devienne une blogueuse mode: je suis bien trop éparpillée pour ça. Mais ça me fera une occasion de porter toutes ces jolies chaussures qui dorment dans mon placard sans pouvoir accomplir leur destinée (= être vues et admirées par le plus grand nombre). 

...Assisté à l'anniversaire de la maman et du beau-père de Chouchou, samedi soir au relais St-Job. On était un peu serrés à table, mais on a vachement bien mangé, et il y avait de très belles moustaches - ainsi qu'un jeune fan de "Game of Thrones" à qui j'ai pu faire la conversation pendant une bonne partie du repas. 

...Mis au point un motif satisfaisant pour les ouvrages que je crochète en guise de cadeaux de Noël. Maintenant, il faut que je trouve le temps d'aller chez Veritas acheter la laine qui va me manquer pour les finir!

dimanche 28 octobre 2012

Autopsie d'un week-end


Avant

Samedi matin, je laisse Chouchou et son ami Gianluca descendre le vieux meuble télé pour l'emporter chez Troc International. Je les regarde négocier l'escalier plutôt raide et étroit de l'immeuble avec des visions de marche ratée et de crâne éclaté sur le palier du dessous. Quand Chouchou rentre, nous filons chez Pêle-Mêle où je veux me débarrasser d'un sac de bouquins déjà lus, et où je réussis à en trouver 3 autres qui figuraient sur ma liste "à acheter". Puis cap sur Ikea pour acheter les deux buffets bas destinés à maximiser l'espace de rangement contre le mur face au canapé. Il fait une température négative et un beau ciel bleu; en regardant défiler les arbres jaunes-orange-rouge sur le bord de la route, je pense que c'est une journée parfaite pour la chasse, et mes larmes coulent en silence. 

Bien entendu, nous sacrifions à la tradition qui veut qu'on ressorte TOUJOURS de chez le Suédois avec quelques merdouilles supplémentaires: en l'occurrence, un tapis de douche antidérapant car ça m'arrangerait de ne pas me péter le coccyx dans les jours qui viennent - ni même jamais -, un valet de douche pour remplacer le nôtre qui est tout rouillé, un nouveau panier à linge sale car l'ancien vient de rendre l'âme, et deux mugs blancs que je veux décorer avec un feutre à céramique. En sortant, je me dis que j'aurais dû en prendre quatre pour en faire décorer deux autres à Chouchou avec nos avatars BD. Tant pis. 

Il est 14h et il commence à faire vraiment faim: nous nous garons sur l'avenue Louise pour aller tester le Makisu de la rue du Bailli. Malgré l'heure un poil tardive, la salle est encore blindée de monde. Nous parvenons néanmoins à obtenir une table et à commander. Même avec l'option customisée, le choix de makis et de California rolls reste moindre que chez Sushi Shop, mais le rapport qualité-prix est correct ici aussi, et j'aime bien le petit tempura mix traité façon donburi que je partage avec Chouchou. La soupe miso, par contre, est vraiment trop salée. Une adresse sympa sans être extraordinaire, à fréquenter seulement en dehors des heures de pointe. 




Petit détour chez Allemeersch pour acheter une de leurs délicieuses tartes aux fraises (pas de saison, je sais, et là tout de suite, je m'en cogne), puis retour à la maison et déchargement de tout le barda. J'ai monté des dizaines et des dizaines de meubles Ikea dans ma vie; j'ai un doctorat avec double spécialisation Expedit/Billy. Franchement, je suis une championne olympique de la notice de montage muette. Hé bien ces deux cons de buffets manquent me rendre chèvre quand même. Pas une seule vis, que des trucs à emboîter - mais sur une telle longueur que quand ça clique d'un côté, ça sort de l'autre. Impossible à faire seul, et à deux, clairement, on risque son couple. Les séances de thérapie conjugale de l'été 2011 étaient de toute évidence un investissement plus que rentable à long terme, car nous réussissons à finir sans divorcer avant même de nous être mariés. Mais je ne vous cache pas que ce fut rude. 

Nous laissons le chantier inachevé pour partir chez un couple d'amis qui attendent un heureux événement. Quand je trouve le monde un peu dur avec moi, les bonnes nouvelles des autres me mettent du baume au coeur et me rappellent qu'un jour, je redeviendrai gaie moi aussi. Je complote déjà pour crocheter une couverture de naissance au futur enfant, partant du principe qu'un cadeau fait main ne se refuse pas et doit même obligatoirement être accepté avec un air extatique. Je sais, je suis diabolique. Mini-madeleines à la pistache, tajine de poulet au citron confit, tarte aux fraises, Bourgogne et thé à l'orange. Surtout: pelotage éhonté d'un des deux chats de la maison, gros pépère noir et blanc super placide qui se laisse tripoter sans broncher par Chouchou et par moi. Nous ne revenons pas sur notre décision de ne pas reprendre de chat tant que nous vivons dans ce (très) petit appartement et bougeons beaucoup, mais ça me manque terriblement. 

Chouchou dort debout - ou assis, ou vautré par terre -, et nos amis semblent eux aussi un peu fatigués par leur semaine. Nous prenons congé vers 23h et rentrons nous faire une nuit exceptionnellement prolongée par le passage à l'heure d'hiver. En relevant ma boîte mail avant d'aller dormir, j'y trouve un message signé de mon père. Je comprends que ma mère ait voulu conserver son adresse, mais voir "Abel T: news" sur l'écran de mon ordi avec la date du jour, ça me retourne un tout petit peu le coeur... Comme ça doit bien faire douze heures que j'ai les yeux secs, je pleure un coup pour la bonne mesure. 


 Après 
(mais ça n'est pas terminé, il faut encore virer le vieux poste Panasonic 
pour le remplacer par un écran plat, un de ces 4...)

Dimanche matin, Chouchou part chez sa mère lui installer son nouvel ordinateur pendant que je réarrange le coin salon et fais le ménage de la cuisine et de la salle de bain. Lorsqu'il rentre, j'improvise une brouillade aux courgettes pour qu'on mange vite et qu'il puisse attaquer sa part du ménage. Pendant ce temps, je lis un des trois bouquins achetés la veille. "Intuitions", histoire de secrets de famille dans un milieu bourgeois, se révèle assez désastreux sur le plan du style avec une narration laborieuse, des personnages en carton et des dialogues qui sonnent atrocement faux. Je suis bien contente de ne l'avoir payé que 3 euros: il ne les vaut même pas. 

Nous sommes censés aller voir le dernier Tim Burton à la séance de 17h30. Trois quarts d'heure avant, Chouchou finit par suggérer que peut-être, ça n'est pas une très bonne idée vu que ça parle d'un petit garçon qui a perdu son chien qu'il aimait beaucoup et qui tente de le ressusciter. Avec toute la dignité et la maturité qui me caractérisent, je me mets alors à sangloter que je veux qu'on me rende mon papa. Hum. Une autre fois, le ciné, donc. Au lieu de ça, je me lance dans la confection d'un flan à l'ananas avec le spécimen réunionnais rapporté par mon oncle la semaine dernière. J'avais oublié combien c'est fourbe, un ananas, encore plus chiant à éplucher qu'une tranche de courge. Et bien que je suive la recette à la lettre, le résultat final ne ressemble pas du tout à la photo: l'ananas a rendu beaucoup d'eau, si bien que l'appareil ne s'est pas solidifié correctement à la cuisson. 

Si j'ajoute à ça qu'il fait maintenant nuit avant 18h, je crois que l'univers tente de m'envoyer un message: ce deuxième semestre 2012 est à jeter, et je ferais mieux d'aller hiberner sous la couette jusque début 2013. 

samedi 27 octobre 2012

Taihon: la perle asiatique secrète de Bruxelles


Il était une fois un restaurant taïwanais perdu au milieu des moules-frites à touristes de la "rue des pitas" (officiellement, la rue du marché aux fromages). Grâce à son excellente cuisine, cet établissement d'abord minuscule avait grandi jusqu'à occuper tout l'angle de la rue sur deux étages. Puis un jour, mystérieusement, il disparut.

Quelques années plus tard, des informateurs nous apprirent que les propriétaires avaient, sans tambour ni trompette, refait surface juste à côté de chez nous, et que la nourriture qu'ils servaient était toujours aussi divine. En grands amateurs de cuisine asiatique, nous nous devions d'aller vérifier sur place...

Sis dans la portion piétonnière de la chaussée de Wavre qui court entre la porte d'Etterbeek et la place Jourdan, "Les délices de M. Taihon" (abrégé en "Taihon" sur la carte de visite) ne paye pas de mine au premier abord. Pas d'enseigne. Une salle de 22 couverts décorée archi-sobrement. Mais le jeune serveur est aimable et souriant, et des odeurs appétissantes s'échappent de la cuisine. 

La carte propose une quinzaine d'entrées et environ deux douzaines de plats, plus une formule lunch et deux menus. C'est beaucoup moins que dans les restos vietnamiens où le client doit choisir dans l'équivalent du catalogue de La Redoute, mais tout fait envie. 




Nous avons commencé par une soupe wonton, classique mais succulente, et par une soupe ba-gui (boeuf, scampi, champignons noirs, courgette) qui était juste la perfection gustative dans un bol. J'aurais pu en boire des litres. A ce stade, déjà, j'étais conquise par le Taihon.




Nous avons ensuite partagé un assortiment d'entrées: mini-nem, canard, ravioli frit, scampi, poisson. Je serais incapable de vous dire comment ils étaient préparés ou avec quoi, mais j'ai pratiquement dû enchaîner Chouchou à sa chaise pour qu'il ne lèche pas l'assiette à la fin. 




Les plats: scampi aux aubergines à l'ail, et boeuf aux aubergines à l'ail (servis avec du riz blanc). Oui, nous sommes tous les deux obsédés par l'ail; c'est toujours mieux qu'une addiction au crack. Je n'ai pas de mots pour décrire le parfum de ces plats, ni la texture fabuleuse des aubergines, ni le croquant des machins verts non-identifiés sur le dessus. En dessert, Chouchou qui avait pris un menu a eu droit à une petite coupe de litchees.

C'était un repas parfait pour clore une semaine très difficile, un petit moment de calme et de ravissement des papilles. En plus, au lieu d'une affreuse musique asiatique générique, nous avons eu droit à un best of des musiques de films de Miyazaki. Que demander de plus?

Montant de l'addition pour deux: 44,50€. Et ils prennent les cartes de crédit, Visa y compris. Du coup, je pense qu'ils vont nous revoir souvent, et que je vais même tester leur formule lunch un midi où le frigo sera vide... 

Taihon
356 chaussée de Wavre
1040 Bruxelles
Tel: 02/230.01.31
Réservation conseillée

lundi 8 octobre 2012

Les brunchs du dimanche (21): O Reilly's


Ce dimanche commence mal. Je me lève péniblement vers 9h30 avec un mal de tête épouvantable, la gorge qui gratte, le nez qui coule, un début de nausée et une splendide diarrhée. Visiblement, mon système immunitaire s'est mis en grève. Est-il possible de cumuler gueule de bois, coup de froid et gastro? Après avoir bu un thé et vérifié qu'internet n'a pas cessé de fonctionner pendant la nuit, je vais me recoucher en traînant les pieds tel un zombie. Chouchou passe en mode infirmière pour me bourrer de cachets et m'enduire le museau de Vicks Vaporub. Deux heures plus tard, je me sens capable de me verticaliser et de prendre une douche. Après le samedi gris, pluvieux, venteux et glacial qu'on s'est tapé la veille, je tiens absolument à profiter du ciel bleu et de l'air vif d'une vraie belle journée d'automne à Bruxelles. Cap sur la place Rouppe pour tester le brunch du Houtsiplou!

Les rues du centre-ville grouillent de gens en baskets bizarrement empapillotés d'aluminium. Ah oui, c'était le marathon de Bruxelles ce matin! A voir leur mine défaite et la façon dont certains d'entre eux sont avachis contre les murs ou écroulés sur des pas de porte crasseux, je me dis que décidément, le sport, ça abîme. ...Et ça creuse, faut-il croire, car le Houtsiplou est pris d'assaut par les coureurs affamés. La serveuse ne nous laisse aucun espoir: il n'y aura pas de table libre avant la fin du service. Nous cherchons des solutions de repli. Burger Republic ou les Super Filles du Tram, du côté de la place Flagey? Oui, mais c'est loin, pfffff. Timidement, Chouchou suggère d'aller prendre un burger chez O Reilly's, le pub irlandais qui fait face à la Bourse. Je me méfie du genre de clientèle qu'on trouve là-dedans (des amateurs de sport télévisé bruyants et bourrés à la bière), mais je me dis qu'en milieu de journée, ça devrait aller. Et puis il est 14h et la révolte gronde dans mon estomac. Va pour O Reilly's.




La salle du bas est bondée, tout comme la terrasse. Nous nous installons à l'une des deux dernières tables libres de l'étage. Le volume sonore flirte avec la limite de ma tolérance, mais ça va encore. Une serveuse qui doit avoir des fessiers en béton étant donné le nombre de fois où je la verrai monter et descendre l'escalier en l'espace de trois quarts d'heure s'enquiert en anglais de ce que nous prendrons. Après avoir hésité avec le très traditionnel sunday roast, j'opte pour un full irish breakfast (qui existe aussi en version végétarienne) et Chouchou pour l'un des six burgers à la composition archi basique: un chicken bacon cheese burger. Il s'extasie à n'en plus finir devant la sauce brune HP qu'on lui apporte dans un petit panier: apparemment, c'est rare d'en trouver de la vraie hors Royaume-Uni. J'arroserai mes agapes de Strong bow (cidre sec pas terrible dont je laisserai la moitié dans mon verre) et Chouchou de son sempiternel Coca. 




La nourriture se révèle simple mais goûtue et copieuse, au contraire de l'addition qui reste plutôt light: 28,30€ pour l'ensemble. Et la salle a ce côté chaleureux de tous les bons pubs. Au final, le O Reilly's était plutôt un bon plan B. La prochaine fois, on pensera quand même à réserver pour le Houtsiplou... 

1, place de la Bourse
1000 Bruxelles

jeudi 27 septembre 2012

Café Tivoli: la meilleure fondue du monde?




A la fin du Shalbuline Day, j'aurais sans doute pu rentrer en roulant si quelqu'un m'avait poussée. Il me semblait que je n'aurais plus jamais besoin de manger de toute ma vie. Moyennant quoi, après avoir sauté le déjeuner du lendemain, j'ai commencé à avoir un petit creux en milieu d'après-midi. A 19h, j'étais parfaitement d'attaque pour ce que Lady Pops m'avait vanté comme étant "la meilleure fondue du monde". 




Je me dois de préciser qu'autant je me défends pas mal en gyoza ou en burgers, autant je suis une quasi-novice pour ce qui est de la fondue. Je n'en avais mangé qu'une seule fois auparavant, l'an dernier à Gruyères, une moitié-moitié dont mon estomac conservait un souvenir ému. Cette fois, comme nous étions six à table avec la famille Pops, nous avons commandé deux caquelons: un de moitié-moitié et un de vacherin. Mes aïeux, quelle révélation! La fondue au vacherin, c'est une tuerie interstellaire. "Au bout d'un moment, on peut trouver ça écoeurant", m'avait prévenue Lady Pops. Afin d'éviter tout drame papillesque, j'ai donc pris soin d'alterner un peu avec la moitié-moitié (disons, une fois sur 4 ou 5). Et ben c'est très, très bien passé. Je n'ai pas laissé une goutte de fromage au fond de ce caquelon. Si vous me cherchez pendant les trois prochains mois, je suis à la maison en train de brouter de la laitue sans sauce. 




L'adresse! réclameront les gourmands. Or donc, ce massacre calorique a eu lieu au Café Tivoli, sis à Châtel-Saint-Denis. L'intérieur est décoré tout en bois avec des tables gravées, des bancs rembourrés et de robustes chaises. Des cloches de vache géantes pendent au plafond - pas de doute, on est bien en Suisse. L'établissement, très connu, se remplit rapidement à partir de 19h. Les serveuses en tablier folklorique ne chôment pas, et le service est efficace bien qu'un peu bourru. La carte propose tout un tas de spécialités locales, et bien entendu, les fameuses meringues double crème en dessert. Je n'ai pas assez de points de comparaison pour affirmer que le Café Tivoli sert la meilleure fondue du monde, mais je sais que j'y ai passé un moment aussi agréable pour mon estomac que néfaste pour mon tour de taille. 




Place d'armes 18
1618 Châtel-Saint-Denis
Tel: 021 948 70 39

mardi 18 septembre 2012

Goûter Bruxelles chez Josy




Depuis hier et jusqu'à dimanche, c'est la 5ème édition de Goûter Bruxelles. Cette manifestation vise à promouvoir les aliments locaux, "produits dans le respect des saisons, des terroirs et des hommes". Comment? En proposant les aliments en question dans plus de 70 restaurants partenaires dont les chefs ont accepté de les mettre spécialement en valeur à cette occasion, mais aussi en organisant des rencontres avec des artisans et des maraîchers, des dégustations, des conférences et tout un tas d'animations, dont des cours de jardinage bio. Plutôt alléchant comme menu pour quelqu'un comme moi, qui s'intéresse de plus en plus à la qualité de ce qu'elle mange et à son impact sur l'environnement. 




Il y a quinze jours, j'ai donc eu le plaisir d'assister à un débat sur la production bio de masse auquel participaient André Lefevre, agriculteur depuis 30 ans et co-fondateur de la première plateforme de distribution bio qui a notamment fourni les Delhaize; Muriel Bernard, créatrice du site internet efarmz qui livre toute sorte de produits du terroir le vendredi à Bruxelles (un concept un peu plus souple que celui du panier bio); ainsi que Joëlle Vandenbemden et Sylvie Desoer, fondatrice de la cantine/épicerie bio Chez Josy qui nous accueillent ce midi. Tandis que nous discutons de façon très informelle, elles nous font goûter les variations autour de la tomate qu'elles ont imaginées pour cette semaine du goût. 




Le gaspacho de tomates anciennes à la figue est une pure tuerie, et pour une fois, c'est une tuerie qui ne se traduira pas par deux kilos supplémentaires le lendemain sur la balance! Nous testons aussi deux smoothies de légumes: un fenouil/pomme/roquette qui a du mal à passer car je déteste le fenouil mais n'ose ni le dire ni ne pas vider mon verre, et un betterave/pomme/citron/ fraise/gingembre contre la recette duquel j'échangerais bien ma grand-mère s'il m'en restait une. La petite assiette fraîcheur, comme celle que les clients peuvent savourer tous les midis Chez Josy, descend toute seule. Le chèvre frais et le beurre salé de la Chèvrerie, située à Nivelles, sont à se rouler par terre de bonheur (ce que je ne risque pas de faire après avoir ingurgité du fenouil pour sauver ma réputation de fille bien élevée). Je suis en train de me dire que voilà un délicieux déjeuner miséricordieusement exempt de calories lorsque ceci arrive sur la table:




Je me retiens de pousser des petits cris de plaisir en savourant délicatement une mini-tarte chocolat blanc-framboise à se damner; je suis donc qualifiée pour les prochaines olympiades du stoïcisme. Si vous habitez du côté de Watermael-Boitsfort, franchement, je vous recommande d'aller faire un tour chez Joëlle et Sylvie un midi. Si vous êtes trop pressé pour vous asseoir dans leur salle lumineuse et joliment décorée (je serais volontiers partie avec une des suspensions-cages à oiseaux, mais je craignais que ça ne soit pas très discret), ces dames proposent aussi des plats à emporter. Et si, comme moi, vous habitez à l'autre bout de la ville, rendez-vous dans le cadre d'une des nombreuses autres activités dont vous trouverez la liste sur le site de Goûter Bruxelles






Place Keym 15
1170 Bruxelles
Tel: 02 679 01 53
Du lundi au samedi, de 10h30 à 18h