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vendredi 21 août 2020

"Age tendre" (Clémentine Beauvais)


Dans un futur proche où la France est dirigée par une présidente et où seules les voitures de collection fonctionnent encore à l'essence, Valentin Lemonnier doit effectuer le service civil de 10 mois obligatoire entre la fin du collège et l'entrée au lycée. Mais le logiciel d'attribution des postes n'a pas du tout respecté ses voeux, et le jeune Albigeois neuroatypique est envoyé dans le Pas-de-Calais pour prendre soin de vieillards atteints de la maladie d'Alzheimer. 

C'est déçu et angoissé qu'il débarque dans une unité Mnémosyne visant à replonger les patients dans l'âge d'or de leur vie. Affecté à l'unité des années 60-70, il s'invente afin de mieux s'intégrer une passion pour Françoise Hardy qui ne tarde pas à lui attirer bien des problèmes...

jeudi 17 mai 2018

"Bye-bye, vitamines" (Rachel Khong)


Ruth Young, 30 ans, vit à San Francisco où elle se remet péniblement de son divorce. Alors qu'elle évitait ses parents depuis plusieurs années, elle accepte de passer Noël chez eux, puis d'y rester une année entière afin de s'occuper de son père atteint de la maladie d'Alzheimer. Déjà passablement cabossée par la vie, elle se retrouve contrainte d'ouvrir les yeux sur les infidélités qu'elle avait toujours refusées de voir pour ne pas trahir l'image qu'elle avait de son père. 

De son côté, furieux d'avoir été évincé de l'université où il enseignait en raison de son comportement erratique, Howard Young se rebelle à sa façon contre les contraintes imposées par sa démence grandissante. Pour communiquer avec sa fille, il exhume les carnets dans lesquels il notait tout ce qu'elle faisait d'amusant ou de surprenant quand elle était petite. Bientôt, de la même façon qu'elle assume désormais un rôle parental auprès de lui, c'est Ruth qui prend le relais et devient la chroniqueuse de leur histoire. 

Sur un sujet pas franchement hilarant, Rachel Khong bâtit autour d'une émouvante relation fille-père un premier roman tour à tour drôle et mélancolique, absurde et poignant. Pour lutter contre le désespoir, les personnages s'accrochent à leurs souvenirs et aux détails d'un quotidien que rien ne garantit plus désormais. Les premiers paragraphes de "Bye-bye, vitamines" m'ont fait glousser comme une poule et les deux dernières phrases, pleurer comme un veau. 

Traduction de Caroline Bouet