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jeudi 24 septembre 2015

Ras-le-bol des loisirs créatifs


Une des sublimes créations en laine cardée d'Hine Mizushima,
si un généreux mécène cherche un cadeau à me faire...

Depuis le début de l'année, je n'ai touché ni un crochet, ni une aiguille à broder. Ce n'est pas l'envie qui me manque, ce sont les modèles inspirants. Et surtout, je ne sais plus quoi faire de mes créations. Je n'ai qu'un seul cou pour déjà une dizaine d'écharpes; deux couvertures gigantesques, ça me semble bien suffisant; les amigurumi, c'est du travail trop minutieux pour moi; et les vêtements en crochet, je trouve que ça fait atrocement mémère. Du coup, un énorme panier de laine bien trop chère pour que je me résolve à m'en débarrasser moisit près de mon lit depuis une éternité. C'est complètement idiot. 

Je ne parle même pas de la Billy de deux mètres de haut bourrée de fournitures de scrap qui, à de rares exceptions près, n'ont pas servi depuis 2008. Je m'étais dit qu'au lieu de mon agenda traditionnel, j'allais tenir un art journal en 2015, histoire d'en écluser une partie. Résultat: au lieu de les utiliser, j'en ai acheté d'autres qui convenaient mieux à mon projet. Puis, celui-ci ne tournant pas comme je le souhaitais, je l'ai abandonné au courant du mois de juin, et je me retrouve avec encore plus de fournitures surnuméraires qu'avant. 

Et encore, le crochet, la broderie et le scrap sont des activités que j'ai pratiquées avec constance pendant un laps de temps assez long pour justifier mon investissement. Mais quand j'ai voulu me mettre à fabriquer des bougies, ma première tentative a été tellement désastreuse qu'elle m'a ôté toute envie de recommencer. Les perles Hama ne m'ont pas amusée longtemps. La peinture ardoise a servi royalement une fois. L'atelier de reliure, c'était chouette, mais j'ai déjà bien trop de carnets et une fâcheuse tendance à foutre de la colle de partout. Les figurines en laine cardée, je trouvais ça super joli; alors, j'ai suivi un cours d'initiation, fait une souris assez réussie, acheté tout le matos, fait un hippo pas terrible et un hibou totalement raté. Depuis, d'énormes paquets de laine à feutrer encombrent mon buffet rouge. Je sais que je ne confectionnerai jamais d'autre figurine, mais je les garde parce que je me dis que ça peut servir pour du mixed media. Probabilité que ça me serve réellement un jour? 0,5%, à vue de nez. 

J'en ai un peu assez de ce gaspillage. Et puis, c'est très sympa de se crocheter une écharpe: le côté zen de la fabrication, la fierté de dire "C'est moi qui l'ai fait"... Mais chez Veritas, je peux acheter quelque chose d'aussi joli voire davantage pour douze euros, soit environ la moitié de ce que m'a coûté la laine de mon ouvrage. Et si je veux un objet original et de qualité, qui n'ait pas été produit par des enfants chinois honteusement exploités, des tonnes de merveilles me tendent les bras sur Etsy. 

Bref: entre mon manque de persévérance, mon attrait pour la nouveauté et mes aspirations minimalistes, j'ai décidé que le DIY, c'était fini pour le moment. Ma nouvelle marotte - les cours en ligne - a l'immense avantage de remplir mon cerveau (et quelques-uns des dizaines de carnets qui somnolaient sur mes étagères) plutôt que mon espace vital. Je vais garder de quoi faire des carnets de voyage et du journaling, parce que ça je pratique encore, et de la broderie parce que ça prend très peu de place. Tout le reste doit, d'une façon ou d'une autre, dégager d'ici la fin de l'année. 

mardi 21 avril 2015

L'arbre de la place Henri Conscience, rhabillé pour le printemps!




Début 2014, je vous montrais cet arbre habillé par la très dynamique association YarnBombing Bruxelles. Depuis, sa belle tenue en patchwork avait été fort salie et abîmée par les intempéries. Il a donc eu droit à une parure toute neuve en l'honneur du printemps: un arc-en-ciel de toiles d'araignée... Sa balançoire-pneu, elle, n'a pas bougé, même si je n'ai pas osé la tester! 







(Pour la petite histoire, quand je suis arrivée à Bruxelles, Chouchou habitait à deux pas de là, dans la rue Maes, et ça me fait toujours bizarre de repasser dans le coin: je me rends compte que les débuts de notre histoire me semblent déjà très, trèèèèès loin. Par contre, à l'époque, j'aurais adoré avoir une telle oeuvre de street art quasiment sur le pas de ma porte!)

Voici un petit time lapse de l'opération:



dimanche 23 mars 2014

52 weeks of art journaling #1-3


Entre 2003 et 2009, j'ai été une scrapbookeuse acharnée, le genre à passer 2 ou 3 commandes mensuelles de fournitures aux USA. J'avais même un blog dédié, qui s'appelait Scrapharnaüm. Si j'ai fini par abandonner complètement ce loisir créatif, ce n'était pas tant par lassitude que parce que:
- mes albums commençaient à prendre une place considérable;
- la poste belge faisait preuve d'une mauvaise volonté maximale (une fois, je n'ai pas été informée de l'arrivée d'un colis, qui est reparti à son expéditeur au bout de 15 jours, si bien que j'ai été obligée de payer une deuxième fois les $30 de frais de port; une autre fois, pour une commande de $100 essentiellement composée de papier et d'autocollants, dont la facture globale incluait $30 de frais de port, les douanes m'ont taxée sur 130€ de logiciels, soit 60€!), tandis qu'en France comme en Belgique, le choix de fournitures était à la fois restreint et hors de prix;
- mes photos préférées, je les exploitais désormais en bloguant, et créer des pages de scrapbooking en plus me semblait faire doublon.

Au bout de 2 ans, j'ai distribué les deux tiers des fournitures qui me restaient, mais je n'ai pas pu me résoudre à tout éliminer. Je me disais qu'à l'occasion, je me mettrais bien à l'art journaling, qui consiste non pas à créer des albums photos décorés, mais à tenir un carnet de pensées, d'impressions et d'inspirations à base de dessins et de collages. Et voilà que début mars, le blog A beautiful mess a mis en ligne un atelier d'art journaling: 52 suggestions illustrées, que les participants peuvent exploiter à leur propre rythme. Je me suis dit que ça ferait une bonne motivation. Et samedi, une fois débarrassée de mes obligations de boulot, je me suis attelée à la tâche. 

Comme je continue, depuis fin février, à piocher dans mes réserves au lieu d'acheter de nouvelles choses chaque fois que ça m'est possible, j'ai cherché dans mon (énorme) stock de carnets celui qui conviendrait le mieux à ce projet. Je voulais un format A5 et une reliure capable d'encaisser l'inévitable augmentation d'épaisseur en cours de travail. Mon choix a fini par se porter sur un Tout Noté rouge, avec une couverture facilement customisable et des anneaux amovibles permettant non seulement de sortir les pages pour travailler dessus individuellement, mais aussi d'en ajouter ou d'en retrancher. 

La première suggestion était "Monochrome". Par réflexe, j'ai failli opter pour du rouge, d'autant que j'en ai beaucoup dans mes fournitures. Mais depuis 2 ans environ, je me suis prise de passion pour le vert que je n'aimais pas du tout jusque là (et qui est d'ailleurs la couleur que j'ai demandée pour le swap en cours), et j'ai eu envie de sortir un peu de mes propres sentiers battus en créant une page dans ces teintes. Au final, le plus dur a été le choix du sujet. J'ai décidé de parler d'un rêve qui ne me correspond pas: celui de parcourir les USA en VW Camper. 




La deuxième suggestion était "Noir et blanc", ce qui de mon point de vue appelait un sujet grave ou un peu triste. J'ai eu envie d'une page simple pour dire que mon père me manquait. J'ai commencé par transformer en noir et blanc ma photo préférée de nous deux, mais le résultat composé de teintes de gris ne me plaisait pas. Au final, j'ai ressorti une vieille illustration d'un manuel de "Vampire:La Mascarade" pour laquelle j'avais eu un coup de coeur il y a... 20 ans. Photocopiée à l'époque, elle attendait sagement dans mon carton Inspirations que je trouve quelque chose à en faire. L'atmosphère qui s'en dégageait me semblait parfaite pour la page très sobre que j'envisageais. 




La troisième et dernière page réalisée durant cette séance avait pour thème "Assortir des motifs différents". Je m'en suis donné à coeur joie avec une perforatrice coeur et une petite liste d'envies du moment. Après avoir vainement tenté de parvenir à une composition satisfaisante dans le sens portrait, j'ai décidé de m'asseoir sur ma psychorigidité et d'opter pour la présentation paysage. 




Je suis très contente de m'être inscrite à cet atelier en ligne: c'est tout à fait le coup de pouce dont j'avais besoin pour me mettre à l'art journaling! 

(Anecdote amusante: j'ai tagué A beautiful mess dans mon Instagram d'hier pour#100happydays. 2 heures plus tard, Elsie Larson annonçait qu'elle venait de découvrir le projet et qu'elle s'y mettait prochainement. Coïncidence? Je ne pense pas.)

dimanche 3 mars 2013

Un swap créatif, ça vous tente?


La chouette (ha ha) famille hibou que m'avait envoyée Laure 
lors du swap créatif organisé par Lady Pops alias Ms Brown

Après le succès du swap gourmand, et étant donné le nombre de mes lectrices qui pratiquent des loisirs créatifs, je me suis dit qu'on pourrait peut-être s'échanger des choses faites par de blanches mains... Voici ce que je vous propose:

- Peuvent participer les personnes que je connais un minimum, soit IRL, soit parce qu'elles ont déjà fait un des swaps précédents, soit parce qu'elles commentent ici ou sur la page Facebook du blog. Les filles que je ne connais pas mais qui ont un blog alimenté régulièrement sont aussi les bienvenues. Le but est d'éviter que la personne se volatilise d'internet après avoir reçu le colis de sa swapeuse, mais avant d'avoir envoyé celui de sa swapée, comme c'est hélas arrivé l'été dernier. 

- Les inscriptions se font par mail jusqu'au 15 mars. Répondez au mini-questionnaire ci-dessous et faites-moi un copié-collé dans le texte de votre message: 
1/ Présentez-vous rapidement (sauf si je sais déjà l'essentiel de ce qu'il y a à savoir sur vous, par exemple, que vous êtes suisse, que vous avez une Miss A et un Monsieur E, que vous crochetez comme une déesse et faites les meilleurs gâteaux du monde: là, pas besoin). 
2/ Où habitez-vous (pays + ville; je n'ai pas besoin de votre adresse exacte)? Etes-vous prête à envoyer un colis à l'étranger? 
3/ Quel(s) loisir(s) créatif(s) maîtrisez-vous assez bien pour être certaine d'arriver à fabriquer quelque chose de joli et susceptible de faire plaisir à votre correspondante? 
4/ Citez une dizaine de choses que vous aimez (ex: le thé, le Japon, les histoires de zombies, le vernis à ongles, la bouffe libanaise...)
5/ Quelles sont les couleurs que vous adorez? Que vous détestez? Y a-t-il des thèmes ou des motifs que vous affectionnez particulièrement (ex: les pois blancs sur fond rouge et les renards)?
6/ Si vous avez déjà participé à d'autres swaps sur mon blog, merci de me rappeler qui vous avez swapé et par qui vous avez été swapée. Si vous ne souhaitez pas être associée à une personne en particulier, merci de me le préciser aussi. 

- Une fois les inscriptions clôturées, je formerai des binômes et mettrai chacune en contact par mail avec sa correspondante. Vous pourrez ainsi dialoguer et vous poser des questions pour mieux cerner vos goûts mutuels. Le système de boucle, que j'employais pour les swaps de l'an dernier, était beaucoup plus lourd à gérer pour moi et exempt de réciprocité. Celui des binômes a permis quelques jolies rencontres pendant le swap gourmand; c'est pourquoi j'ai décidé de le conserver cette fois. 

- Le paquet que vous préparerez devra contenir:
*un objet confectionné par vos soins
*trois bricoles-surprise (gourmandise, petite papeterie, livre de poche, bijou fantaisie, gadget rigolo... ce que vous voulez, du moment que ça peut voyager par la Poste sans trop de risque de casse!)

- Sauf arrangement individuel avec votre correspondante, il devra être expédié au plus tard le 15 mai.

J'attends vos inscriptions. Vous avez le temps de vous manifester, mais comme il faut un nombre pair de participantes, si vous êtes la dernière, je risque de devoir vous dire non pour cette fois. Donc, pensez à me mailer dès que vous êtes décidée!

lundi 11 février 2013

DIY 6/52: Broche "ballons" en feutrine


Ceux d'entre vous qui me lisaient déjà à l'été 2011 se souviennent peut-être que je m'étais beaucoup amusée à fabriquer toute une série de petits zombis en feutrine: Bloody Kitty, Alberto la Momie, Théodore le Croque-Mort, Brian la Citrouille, Amilcar le Canard, Hippolyte le Vampire, Bethsabée la Mariée et PsychoPat le Pirate. Depuis, mes fournitures prenaient la poussière dans un coin. J'avais l'intention de les utiliser pour au moins l'un des projets de ce "52 DIY", mais je ne savais pas trop comment. Et puis la dernière fois que j'ai pris le train, une idée de broche a surgi dans ma tête - plusieurs idées, même. Honneur à celle qui s'est manifestée la première!


Pour fabriquer une broche similaire, il vous faudra:
- des chutes de feutrine fine de 4 couleurs différentes
- du fil à broder de couleurs assorties
- 1 aiguille fine
- 1 enfile-aiguille
- une feuille de papier blanc
- un marqueur noir à pointe fine
- des ciseaux
- de la colle à tissu
- une petite quantité de laine de rembourrage
- une pince à épiler
- du fil de fer
- un petit bout de ruban
- une attache de broche (ou une épingle à nourrice)


1. Sur le papier, tracer un gros ballon et un plus petit. Les découper. A l'aide du marqueur, reporter ces silhouettes sur trois des couleurs de feutrine: une fois dans le sens du dessin et une fois retourné pour le gros, deux fois de face et deux fois retourné pour le petit. Sur la quatrième couleur de feutrine, découper un petit coeur et le coller sur l'avant du plus gros ballon. 
2. Assembler les pièces de chaque ballon, avant et arrière, en tournant vers l'intérieur les faces qui portent des traces de marqueur. Commencer à coudre les bords à petits points en utilisant 2 brins (sur 6) de fil à broder de la même couleur que la feutrine. Laisser une ouverture dans le bas pour "bourrer" avec la laine, en la poussant avec la pince à épiler. Finir la couture. 
3. Coller les deux petits ballons chacun sur un bord du gros, et derrière celui-ci. Sécuriser en rajoutant quelques points de fil à broder sur l'envers de la broche. 
4. Enrouler le fil de fer autour de l'embout des ballons. Entortiller les trois "tiges ensemble. Nouer un ruban autour. 
5. Piquer une épingle à nourrice sur l'envers de l'ouvrage (ou coudre l'attache de broche). 


Temps de réalisation: 2 heures. 

lundi 14 janvier 2013

DIY 2/52: Habillage de vase




Inspiration: un article du numéro de décembre de PRIMA feuilleté chez ma mère
Matériel: un vase cylindrique (celui-ci a coûté 4,99€ chez Casa); environ une demi-pelote de fil Zpagetti (entre 10 et 12€ selon les magasins, vendue en France chez Cultura et en Belgique chez Veritas); un crochet n°10; ruban ou autres décorations
Temps de réalisation: une heure environ si vous savez déjà crocheter, sans doute davantage dans le cas contraire...




Rang 1: monter une chaînette assez large pour faire le tour de votre vase en tirant légèrement sur les mailles (la chaînette est toujours un peu peu serrée que la suite de l'ouvrage, et si vous faites lâche à ce stade, le reste de votre manchon n'épousera pas le vase correctement); fermer par une maille coulée
Rang 2: faire une maille en l'air pour tourner; puis autant de mailles serrées qu'il y avait de mailles chaînettes au rang précédent (en comptant, pour ne pas faire d'augmentation ou de diminution accidentelle); fermer par une maille coulée
Rang 3 et suivants: répéter le rang 2 jusqu'à ce que vous atteigniez pile la hauteur du vase; arrêter l'ouvrage et rentrer les fils de début et de fin sur la face interne. 

Facultatif: décorer le manchon (ici, avec un ruban enfilé entre les mailles et une jolie broche hirondelle offerte par Mélusine). 




Cet ouvrage très simple et très rapide est parfait pour aborder soit le crochet en général, soit le travail du fil Zpagetti. Vous trouverez ici un tuto très clair sur le montage de chaînette, et ici un autre sur la réalisation de la maille serrée. Gardez juste à l'esprit que pour crocheter en rond, il n'est pas besoin de retourner l'ouvrage à la fin de chaque rang: on "monte" juste avec la maille en l'air, et en continue dans le même sens. 

lundi 7 janvier 2013

DIY 1/52: Mugs d'amoureux


Parmi mes résolutions de début d'année, en plus des 7 objectifs mensuels et d'une autre chose dont je vous parlerai sans doute plus tard, il y avait: mener à bien un projet DIY par semaine, et le présenter sur le blog chaque lundi matin. Voici donc le premier d'entre eux.



Matériel: deux mugs en céramique blanche (ceux-ci coûtaient 1,50€ pièce chez Ikea), un stylo Pébéo Porcelaine 150 "Anthracite black" (environ 5€ dans les magasins de fournitures de beaux-arts ou de loisirs créatifs), un chiffon et/ou des coton-tiges, de l'alcool à 90°, un four
Temps de réalisation: environ 1h hors séchage et cuisson si vous avez déjà choisi un motif et que votre main ne tremble pas trop

Bon, j'avais envie de faire des mugs "Il & Elle", mais bien entendu, vous pouvez vous contenter de customiser une seule tasse avec un motif plus simple. A vrai dire, je vous déconseille les personnages ou les animaux. Pourquoi? Il est très difficile d'obtenir un débit d'encre régulier avec le stylo Pébéo. Du coup, les traits n'ont ni la même intensité, ni la même épaisseur partout. On est souvent obligé de repasser deux fois, ce qui nuit à la précision. Si c'était à refaire, je dessinerais plutôt quelque chose de graphique, comme ce pissenlit soufflé mis de côté pour un projet futur, ou bien je me contenterais d'un mot ou d'une courte phrase en grosses lettres. 

Là, j'ai beaucoup galéré, d'abord pour trouver les personnages sur papier en tentant de reproduire le style qu'utilise Chouchou pour ses bédés, puis pour les reproduire correctement sur une surface pas franchement plane à main levée. J'avais fait exprès de choisir des mugs légèrement "facettés" dans la partie basse, et calé la poignée avec des bédés pour pouvoir travailler sans qu'ils bougent trop. Quand même, ça n'a pas été une partie de plaisir. L'encre doit partir facilement avec de l'alcool à 90° tant qu'elle n'est pas sèche, hélas! Chouchou venait juste de jeter notre flacon périmé pour le remplacer par... de l'isobétadine. J'ai donc dû me contenter d'un chiffon trempé dans de l'eau pour corriger mes ratés, ce qui était beaucoup moins efficace.





Les motifs finis, il a fallu attendre 24h que l'encre sèche à coeur; puis je l'ai fixée en faisant cuire les mugs 35mn dans un four préchauffé à 150°. Ainsi, elle devrait résister même à un passage en lave-vaisselle - en tout cas, telle est la promesse faite par Pébéo. Le stylo Porcelaine 50 existe en pleins de couleurs miscibles entre elles et aussi en version peinture, que Des Filles à Retordre utilisent ici avec un pochoir. Quant à "Moody & Cookie" ("Grincheuse & Goinfre"), ce sont de vieux surnoms qui datent du début de notre relation et dont nous avions même fait le titre d'un blog photo de type "projet 365" il y a quelques années. 

mercredi 5 septembre 2012

Zpagetti, 2ème tentative


Parce que j'avais pris plaisir à travailler le Zpagetti, ce gros fil en coton recyclé de l'industrie textile, j'ai voulu me lancer dans un deuxième ouvrage, mais avec un patron cette fois. Ne souhaitant pas investir dans le livre dédié, dont aucun modèle ne me plaisait vraiment, j'ai opté pour un des kits "sac à main" vendus 24,99€ chez Cultura: plus exactement, le Rimini. Il contenait deux petites pelotes de fil violet pour un total de 120m (soit l'équivalent d'une des grosses pelotes classiques), une anse, un crochet en bambou n°12 et un patron. J'aimais bien sa forme arrondie dans le fond, et surtout le fait d'avoir une vraie poignée solide, contrairement à la plupart des autres modèles où elle était également crochetée avec le Zpagetti, ce qui fait moins "fini" à mes yeux. 

Malheureusement, j'ai vite déchanté à l'examen du patron. Je me disais que s'ils étaient bien foutus, ces kits feraient un parfait cadeau pour une débutante au crochet. Ce n'est pas le cas: les explications sont tellement sommaires que même pour une "habituée" comme moi, elles en devenaient incompréhensibles. La traduction de l'anglais (la marque est australienne) y est pour quelque chose, mais même la VO manque beaucoup trop d'explications. Je n'ose la reproduire entièrement ici de peur d'enfreindre quelque copyright, mais croyez-moi, c'est le grand flou artistique. J'ai dû faire et redéfaire mon ouvrage 4 fois avant d'obtenir un résultat satisfaisant. 

Première constatation: avec un crochet n°12, il est possible de travailler normalement, sans forcer comme une malade... mais dans ce cas, on obtient un résultat lâche, à la tenue très insuffisante pour un sac à main (ou une corbeille à ouvrage, ou tout autre objet ayant besoin d'un minimum de rigidité). Deuxième constatation: si on crochète seulement le brin arrière, comme préconisé par le patron, on se retrouve avec un fond de sac qui ressemble à un morceau de gruyère d'emmental au niveau des augmentations, quand il faut faire deux mailles serrées dans la maille du dessous. J'ai donc décidé de piquer les deux brins... et là, adieu le fond joliment arrondi: je me suis retrouvée avec un fond solide mais plat. Ce qui ne me déplaisait pas forcément, mais qui donnait un sac très peu profond et vraiment minuscule.




Le résultat final n'est pas vilain, mais jamais je ne m'en servirai comme sac à main. Je pense plutôt le suspendre à la poutre de ma chambre qui surplombe la rambarde de la mezzanine, et y ranger quelque chose dedans: ma collection de breloques rapportées du Japon et de pin's achetés aux Zuess, peut-être. Je réitère mon plaisir à travailler le Zpagetti, mais ne recommanderais en aucun cas leurs kits à une débutante. 

vendredi 31 août 2012

Une corbeille à ouvrage en Zpagetti


Depuis plusieurs mois déjà, je mourais d'envie d'essayer le Zpagetti, un fil spécial conçu avec des restes de coton issus de l'industrie textile. Très épais, il doit être travaillé avec de grosses aiguilles ou un crochet de diamètre 10 ou 12. Il est surtout approprié pour créer des accessoires (sacs à main, notamment) ou des objets de déco (poufs, coussins, paniers...). Le problème, c'est qu'il est fabriqué en Australie et encore peu commercialisé en Europe. Je n'arrivais pas à en trouver à Bruxelles; par chance, à Toulouse, au moins deux magasins en proposent: le Cultura de Balma et Fifi Jolipois, dans la rue Cujas. Lundi, j'ai donc fait l'acquisition de 2 pelotes de 750g, une fuchsia et une rose clair (12,50€ pièce) et d'un crochet n°10 en bambou. Comme je travaille très serré, j'aurais plutôt dû prendre du 12, mais le seul modèle proposé était en plastique et extrêmement court, ce qui m'a fait un peu peur. Mon objectif: fabriquer une corbeille à ouvrage pour ranger mon couvre-lit en cours de confection et toutes mes pelotes en attente. 

La première chose qu'on remarque en travaillant le Zpagetti, c'est qu'il est impossible de tenir le crochet comme avec un fil classique: il faut en caler l'extrémité au creux de la paume et le manier presque comme un harpon. Répété pendant une heure ou plus, le geste produit sur les mains des frottements à la limite de l'ampoule, et donne des crampes dans tout le bras droit. Les sensations sont très différentes, mais pas désagréables malgré la fatigue induite. Et puis grâce à la grosseur du fil, l'ouvrage monte très, très vite. Il ne m'aura fallu, en tout, que l'équivalent d'une après-midi pour terminer ma corbeille à ouvrage. 




Avis aux maniaques dans mon genre: le Zpagetti ne permet pas d'obtenir un résultat parfaitement régulier. Son épaisseur varie énormément en cours de pelote, passant parfois du simple au triple. A certains endroit, le fil est "mité", voire presque coupé; à d'autres, il présente une couture de fil blanc bien visible, ou des noeuds impossibles à camoufler comme j'ai tenté de le montrer sur les deux photos ci-dessous: 





Si l'on ajoute à cela que j'ai travaillé sans patron, complètement au pif et en faisant sans doute des erreurs au moment du changement de rang (j'ai parfois dû augmenter ou diminuer d'une maille à ce moment-là), j'ai obtenu une corbeille pas franchement cylindrique, qui m'a fait penser aux premiers efforts en atelier poterie d'un enfant de CP avec ses renflements ici ou là - mais qui devraient s'atténuer une fois qu'elle sera bien bourrée de pelotes. Un ouvrage qu'on pourrait qualifier de raté, mais que je me suis bien amusée à confectionner. 




vendredi 22 juin 2012

Où je passe le week-end avec mon Georges-Arthur intérieur


Pendant les trois jours qui viennent, je serai au Serendip Spa en stage de visualisation avec le Dr Catherine Shainberg. Je suis loin d'être en aussi mauvais état que lors des deux stages précédents que j'ai faits avec elle, en novembre 2010 (peu après la découverte de la maladie de mon père) et en juin 2011 (en plein crise conjugale avec Chouchou). Et le thème de cette fois - la généalogie et les blocages induits par notre histoire familiale - ne me parle pas vraiment. Pourtant, d'expérience, je sais que j'en retirerai quelque chose que je ne soupçonne même pas avant de commencer. 


Ces stages abordés avec le plus grand scepticisme sont ce qui m'a le plus aidée à avancer ces dernières années. Hier soir, j'étais toute joyeuse de ressortir le joli carnet en Liberty sur lequel j'ai pris mes notes les deux fois précédentes.  Je me suis demandé quels participants j'allais retrouver, si ceux avec lesquels j'avais sympathisé seraient de nouveau là. Je suis d'une humeur de rentrée des classes. Je retourne apprendre sur mon sujet favori: moi! Pour fêter ça, j'ai fabriqué un Georges-Arthur anatomiquement correct en laine cardée...






jeudi 21 juin 2012

Introducing Saucisse (ou: comment j'ai appris à travailler la laine cardée)


Envieuse des kioutissimes bestioles en laine cardée réalisées par Anne Montel, je m'étais inscrite à un atelier d'initiation chez Schleiper, hier après-midi. La technique en soi est archi-simple: à l'aide d'une ou plusieurs aiguilles dentelées, on pique un petit tas de laine sur une sorte de matelas en mousse jusqu'à lui donner la forme désirée. Les créations complexes, comme les animaux, sont décomposées en formes basiques au bout desquelles on laisse un peu de fibres "libres" pour pouvoir ensuite les assembler entre elles. 

Ca, c'est pour la théorie.

Dans la pratique, il faut quand même un peu d'entraînement pour:
- jauger la diminution du volume de la laine une fois travaillée, histoire de ne pas se retrouver avec des pièces beaucoup trop grosses ou trop petites (et disproportionnées entre elles)
- réussir à modeler les formes désirées, notamment les arrondis
- obtenir une surface lisse sans traces de piqûres trop visibles

Il faut aussi un peu d'abnégation pour supporter de se charcuter régulièrement le bout des doigts!

Une fois les principes expliqués par la prof, chacune des élèves a choisi ce qu'elle voulait réaliser. Je me suis dit que pour une première tentative, ce serait sympa de reproduire un des modèles qui se trouvaient sur la table de l'atelier, à savoir, cette mignonne petite souris:




Comme il n'y avait pas de laine gris clair à disposition, j'ai pris de la gris foncé. Et puis j'ai essayé de produire, pour la tête, une sorte de petit cone arrondi à un bout... et je me suis retrouvée avec une espèce de grosse carotte. Du coup, j'ai dû aussi prévoir plus grand pour le corps. Là encore, gros souci pour l'arrière-train, bien trop allongé et trop plat. Les deux pièces mises bout à bout donnaient une sorte de longue crotte anthracite resserrée aux deux tiers. J'étais déception.

C'est alors que la prof m'a suggéré de mettre ma souris assise plutôt qu'à quatre pattes.

Idée géniale! J'ai fixé la tête à angle droit plutôt que dans la continuité du corps. Puis je me suis vraiment amusée à ajouter les "accessoires": le bout de nez (un peu gros, OK, on dirait que ma souris s'est pochtronnée), les oreilles, les pattes (avec des petits coussinets roses), la queue (non pas piquée mais roulottée sur mon jean - "je suis d'origine cubaine", a rigolé la prof en m'expliquant le truc), et enfin la bouche et les yeux. Dans l'absolu, je pense que j'aurais dû terminer séparément la tête et le corps avant de les assembler, mais ça a marché assez bien comme ça aussi. Et au final, j'ai obtenu...




Je vous présente Saucisse, un cousin au 2nd degré de Ratatouille. Comme vous pouvez le voir, il n'a qu'un lointain rapport avec la mignonne petite souris grise du début (et il fait environ le double de son volume). N'empêche que je lui trouve beaucoup de caractère et que, même si ses imperfections me sautent aux yeux, je suis assez contente de moi pour un premier essai. Prochaine tentative, en solo cette fois: un Georges-Arthur!

mercredi 16 mai 2012

Collectif France Tricot: le livre!


Chez Bientôt, j'ai déniché un chouette petit bouquin consacré au Collectif France Tricot, un trio de tricoteuses urbaines dont j'utilise cette année l'agenda. Au fil d'une soixantaine de pages, Ema Tricopathe, Poupe & Soso et Cépourtoi Factory expliquent leur démarche "politique, revendicatrice mais toujours légère" et présentent un florilège de leurs créations conçues pour attirer le regard du passant sur des éléments bien précis du décor urbain. J'adore notamment leur façon de déguiser heurtoirs et boîtes à lettres, ou de déposer au pied des murs de ravissantes  souricettes. Leur travail m'a donné des fourmis au bout des doigts et l'envie de m'y mettre très vite avec mon crochet.

lundi 30 avril 2012

Une écharpe arc-en-ciel avec la Colourscape Chunky


A cause de l'opération impromptue de Scarlett, je n'ai finalement pas pu retourner voir ma prof de crochet. Impossible de continuer mes chaussons crocodile; il me fallait donc un autre ouvrage pour m'occuper en attendant. Je ne suis pas encore prête à me lancer dans un granny, et j'ai la flemme de chercher des modèles d'amigurumi qui me plaisent et qui soient de mon niveau. Par contre, j'avais des tas de pelotes achetées au hasard, juste parce que je les trouvais jolies. Je me suis dit que j'allais en utiliser quelques-unes en crochetant vite fait une nouvelle écharpe. 

Je suis allée sur Ravelry, la référence internet pour les amoureuses de la laine, et j'ai rapidement déniché un modèle sympa. J'ai essayé de le monter avec de la Sprint bleu roi brillante, 70% mérinos 30% polyamide, mais ça n'allait pas. Du coup, je suis repartie chez Schleiper dépenser le bon d'achat obtenu au début du mois en rapportant les pelotes en trop de mon châle raté. 

Il y avait une laine qui me faisait de l'oeil depuis des mois, la Colourscape Chunky de chez Rowan (100% lambswool). J'adorais le principe de la couleur qui change au fur et à mesure. Hélas, il ne restait qu'un seul écheveau de la teinte qui me plaisait le plus (435: Ghost), et d'après mes calculs, il m'en fallait au moins deux. Ma deuxième teinte préférée (443: Cloud) n'aurait pas du tout été avec la première; j'ai donc opté pour le 433: Frosty qui me semblait la plus susceptible de se mélanger incognito à la 435. Et au final, une fois crochetée, je l'ai largement préférée à la 435, au milieu de laquelle pointait une partie orange assez peu en accord avec le reste. Si c'était à refaire, je prendrais deux écheveaux de 433 dès le début. 


Je n'avais encore jamais crocheté avec un écheveau, et je m'y suis tellement mal prise avec le premier que j'ai cru que je n'en verrais jamais le bout. Tous les 2 ou 3 mouchets, je devais démêler ma laine en passant le bout d'écharpe déjà réalisé au travers du reste de l'écheveau - un cauchemar. Au moment d'attaquer le second, je n'ai pas refait la même erreur: j'ai compris qu'il y avait deux petits bouts de laine noués qui tenaient le biniou ensemble; je les ai coupés proprement et ensuite, j'ai travaillé avec l'écheveau bien à plat devant moi. Du coup, la seconde moitié de l'ouvrage a été beaucoup, beaucoup plus vite. 

Le point était un peu monotone, mais j'ai pris grand plaisir à voir défiler les couleurs changeantes sous mes doigts. Au contact, la Colourscape Chunky, fil artisanal d'une épaisseur inégale, n'était pas particulièrement agréable; par contre j'ai adoré son volume, cette sensation de réaliser un ouvrage solide et chaud qui remplit bien les mains. 


Et voici le résultat. La largeur est un peu irrégulière; j'ai crocheté plus ou moins serré selon les jours! Mais cela devrait pouvoir être rectifié au blocage. En tout, je pense que j'ai passé une douzaine d'heures sur cette écharpe, qui est un modèle parfait pour débutantes car elle nécessite seulement de maîtriser la chaînette et la bride simple. Par contre, il va maintenant falloir, soit que je me lance dans un autre type d'ouvrage, soit que je m'achète des cous supplémentaires: mes placards commencent vraiment à déborder d'écharpes!

mercredi 14 décembre 2011

And then there was a scarf, a blue-grey scarf


J'espérais avoir terminé l'écharpe au crochet pour ma mère avant de descendre à Monpatelin, mais la panne d'oreiller d'hier a un peu compressé ma dernière journée de l'année à Bruxelles. Du coup, j'ai pris mon ouvrage non terminé avec moi dans le TGV ce matin, et sitôt ingurgitée ma dose de magazines féminins de plus en plus consternants, je l'ai sorti de ma petite mallette pour finir mon dernier rang - cet immense dernier rang dont je ne voyais pas le bout. Pourtant, il a fini par arriver. Je ne savais pas comment j'étais censée terminer, alors j'ai improvisé en "faufilant" le bout d'angora qui restait dans les mailles du dessus pour le faire disparaître. J'avoue que je suis assez contente du résultat. Evidemment, si on l'examine de près, ce n'est pas régulier, d'autant que la laine employée est loin d'être lisse et forme des sortes de noeuds naturels par endroits. Mais quand même, une fois portée, ça ne donne pas trop mal.

Pour celles que ça intéresse, j'ai utilisé de l'angora coton de la marque Rowan et un crochet n°6. Cette écharpe est très simple à réaliser: il suffit de monter une chaînette de 120 cm de long, puis de tourner autour en faisant une première rangée de brides simples, une seconde rangée de 2 brides doubles dans chaque maille du premier rang, et une troisième rangée de 2 brides doubles dans chaque maille du deuxième rang. Le doublement des mailles aux rangs 2 et 3 est ce qui produit cet aspect volanté du plus bel effet (c'est mon avis, et je le partage). En tout, il m'aura fallu environ 20h pour finir cette écharpe, mais je sais que ma prof n'en met que 6, donc pour une crocheteuse expérimentée, ça doit aller assez vite.

Je suis fan de la couleur, et ravie d'avoir terminé ce premier ouvrage au crochet. J'ai éprouvé une vraie satisfaction à manier la laine et à sentir l'écharpe grandir entre mes mains; c'était comme une sorte de méditation manuelle. J'étais obligée de rester concentrée sur ce que je faisais, et en même temps, la nature mécanique de mon travail me permettait de me vider la tête. En plus, je me suis rendu compte que c'était vraiment un parfait moyen d'occuper toutes ces heures que je passe chaque mois dans le train, vu que je suis incapable de bosser ou de lire de "vrais" livres avec du monde autour de moi. Crocheter sera beaucoup plus sympa que somnoler, et ça me décalera moins niveau horaires pendant mes séjours à Monpatelin. Que du bonheur, donc. Reste juste à espérer que l'écharpe plaise à ma mère!

samedi 26 novembre 2011

Initiation au crochet chez BeCreative by Schleiper


Des mois, que dis-je, des années que j'attendais de pouvoir m'initier au crochet afin de fabriquer mes propres bonnets ou écharpes et tous ces jolis petits amigurumi qui me font régulièrement baver sur Etsy. Lady Pops, dont le blog est partiellement responsable de mon obsession, avait bien eu la gentillesse de me montrer quelques trucs lors de mon séjour chez elle en juin dernier, mais bien entendu j'avais besoin de plus. Et les ateliers promis par le nouveau magasin Schleiper tardaient à être mis en place. Mais hier midi, enfin, j'ai pu prendre mon premier cours de crochet.

Dans un vaste et calme espace situé au-dessus de Be Creative sont disposées plusieurs grandes tables, dont certaines occupées par des machines à coudre ou un métier à tisser. Suite à un désistement de dernière minute, nous avons été quatre à nous asseoir devant des fiches récapitulatives des points que nous devions apprendre ce jour-là. Crochet et pelote de fil beige tout doux étaient également fournis. Pendant une heure et demie, Nathalie Noël, qui pratique le crochet depuis près de 40 ans, nous a montré comment procéder pour monter un premier rang en chaînette puis, après avoir réalisé une maille en l'air pour tourner, continuer soit en maille serrée (en piquant dans les deux côtés de la maille de dessous), soit en maille piquée sous le brin avant, soit en maille piquée sous le brin arrière. Elle est passée parmi nous pour corriger nos erreurs et nous donner des conseils au fur et à mesure.




La jeune femme enceinte assise en face de moi, qui voulait apprendre à confectionner des chaussons pour son bébé, galérait comme une malade et rouspétait sans cesse; une vieille dame qui voulait crocheter des fleurs pour orner les bonnets de ses petits-enfants a tout de suite chopé le truc; quant à la belle Italienne aux yeux bleus cernés de khôl, on l'a peu entendue mais elle avait l'air de bien avancer elle aussi. Moi? C'était l'éclate totale. Si on m'avait laissé faire, j'aurais enchaîné les rangs toute la nuit. J'ai trouvé ça super satisfaisant de sentir ma main intégrer les gestes et les répéter de plus en plus vite, avec de plus en plus de régularité tandis que mon échantillon grandissait dans ma main. Je me doutais que le crochet allait me plaire; j'en suis désormais convaincue.




Comme je déteste m'arrêter une fois lancée, j'ai tanné le professeur pour qu'elle nous case très vite deux autres cours collectifs visant, cette fois, à l'apprentissage des brides à travers la réalisation de l'écharpe "Frivole". Elle a trouvé un créneau les deux prochains mardi après-midi, youpi! Avant de sortir du magasin, j'ai donc pris le temps de choisir quatre belles pelotes de mohair bleu-vert-gris, d'une couleur très jolie bien que difficile à définir. J'ai déjà des milliards d'écharpes, mais si j'arrive à finir celle-ci dans les délais, je pourrai sans doute l'offrir à ma mère pour Noël. Après tous les pulls qu'elle m'a tricotés, je trouverais ça assez rigolo. Le modèle plairait aussi à Soeur Cadette, je pense, mais le mohair recommandé par Nathalie la démangerait insupportablement. Bref.

A bientôt pour la suite de mes aventures crochettesques. Si vous habitez Bruxelles et êtes intéressée par les loisirs créatifs, allez donc jeter un coup d'oeil au programme d'ateliers extrêmement varié proposé par BeCreative. Ils en font même pour les enfants! Beaucoup de disciplines me tentent, et puisque j'arrive désormais à libérer la majeure partie de mes après-midi, je sens que je vais passer beaucoup de temps là-bas cet hiver...

mardi 22 novembre 2011

Swap créatif de Lady Pops: le colis que j'ai reçu


Ce matin à onze heures, le livreur de chez Picard m'a apporté ma commande bimensuelle de surgelés. J'avais à peine fini de tout ranger quand un facteur a sonné à l'interphone. J'ai redescendu l'escalier en courant. Je pensais que ce serait le bouquin envoyé par Amazon qu'attendait Chouchou, mais pas du tout: c'était un paquet de Fée Clochette, arrivé tout droit de Gruyérie. Pas hyper lourd mais énorme. Je suis remontée très vite chez moi pour l'éventrer sauvagement l'ouvrir avec la délicatesse qui me caractérise.

A l'intérieur du premier carton, il y en avait un autre un peu plus petit, calé par plein de publicités froissées et emballé dans un joli papier rouge à pois blanc avec un petit mot collé sur le dessus. J'ai soulevé le couvercle...



Et puis j'ai déchiré les papiers d'emballage...



Nous avons donc:
- 3 plaquettes de mon chocolat préféré au monde, le Cailler lait & caramel pointe de sel, une vraie tuerie surtout pour la ligne
- un pot de crème de caramel que j'ai hâte de goûter, et dont je cherche déjà à quelles recettes je pourrais l'incorporer
- un adorable parapluie à pois et à volants, qui tombe à pic vu que j'habite à Bruxelles une grande partie du temps vu que le précédent, acheté dans le métro de Tokyo pour la modique somme de 1050 yens (8 euros environ), commence à donner de sérieux signes de faiblesse en menaçant de refuser de s'ouvrir un de ces quatre matins pluvieux
- une mignonne petite maison à oiseaux en bois customisée
- et le clou du spectacle, une famille hibou dont les deux enfants se rangent à l'intérieur du ventre de la maman (par dessous)

C'est un paquet super chouette (non, je n'ai pas honte de mon jeu de mots pourri). Je me sens terriblement gâtée, et aussi un poil embarrassée. Après les excès des swaps saisonniers précédents, j'ai le sentiment d'être tombée dans l'excès inverse et de n'en avoir pas fait assez pour celui-ci au vu des paquets envoyés par les autres filles. Si je n'avais pas fait partir le mien en premier, j'aurais pu rectifier le tir... Ca m'apprendra à me précipiter.

Quoi qu'il en soit, je suis ravie. La famille hibou a déjà trouvé sa place sur ma table de chevet, où elle remplace Hubert parti en villégiature monpatelinoise depuis quelques mois. Merci beaucoup beaucoup, Fée Clochette!



PS: Je n'avais pas encore fini de remercier ma swapeuse quand un second facteur a sonné pour me remettre le paquet Amazon de Chouchou. Deux hautes volées d'escaliers descendues et montées trois fois en moins d'une heure, ça compte pour une séance de sport?

mardi 8 novembre 2011

Swap créatif de Lady Pops: le colis que j'ai envoyé


Pour ce swap sur le thème de la douceur, chaque participante devait confectionner un objet de ses petites mains et y ajouter une surprise. Préférant ne pas me lancer à cette occasion dans un tout nouveau domaine créatif, j'avais choisi d'adapter le patron d'un des zombies felties que je me suis amusée à réaliser cet été. Ma swapée Nuryko aime les chats; j'avais donc décidé de lui en faire un sur le modèle de Kitty.

Il me fallait des teintes "naturelles"; comme mes points sont encore assez inégaux, j'ai opté pour le noir et le blanc en me disant que c'était les deux couleurs sur lesquels les coutures se verraient le moins. Au lieu d'yeux cousus, j'ai brodé des paupières closes avec des cils. J'ai remplacé les deux perles du collier de base par un des petits grelots achetés exprès chez Panduro Hobby lors de mon voyage à Stockholm fin septembre. Et comme j'avais l'intention d'ajouter un attache-breloque, j'ai fixé la queue sur le bas du corps au lieu de la faire dépasser au-dessus de la tête, où elle aurait gêné. J'avoue que je ne suis pas mécontente du résultat.




J'ai rangé ce petit chat dans une bourse en organza; j'y ai joint le petit miroir Adolie Day pour La Marelle qui devait constituer la "surprise", ainsi qu'une carte pour Nuryko; et j'ai mis tout ça dans une enveloppe à bulles que je n'ai pu m'empêcher de customiser un peu pour le plaisir. Puis j'ai porté le tout à la Poste en croisant très fort les doigts pour que ce mini-paquet confectionné avec soin plaise à sa destinataire.




Nuryko a reçu mon paquet hier, et apparemment il lui a plu (ou elle est très bien élevée ^^). Son compte-rendu est ici. Vous noterez au passage combien son chat, que je n'avais jamais vu en photo avant, ressemble à ma petite création! Chouette hasard. Maintenant, je suis curieuse de découvrir ce que je vais recevoir, et de qui!

mercredi 17 août 2011

Swap d'été: le colis que j'ai reçu


J'ai été la première à envoyer mon colis cette fois, et je pensais que je serais la dernière à recevoir celui de ma swapeuse. Aussi ai-je été surprise d'entendre le facteur sonner un peu après midi - d'autant que c'est un remplaçant en ce moment, et que je m'attendais à ce qu'il laisse juste un avis de passafe dans la boîte.

Je suis remontée en courant avec le gros paquet bleu envoyé par Mah. En tant qu'organisatrice de ce swap, j'avais eu le privilège de choisir à la fois ma swapée (avec qui je me suis découvert plein d'affinités au fil des semaines), et ma swapeuse. Il se trouve que je lisais Mah du temps où elle tenait un blog féministe récemment ressuscité, et que j'étais intriguée par les cosmétos maison qu'elle avait confectionnés pour les swaps précédents. C'est donc à elle qu'est revenu le douteux privilège de me préparer un colis :)

...Colis que j'ai déballé comme une sauvage, arrachant les jolis emballages colorés dans ma hâte de découvrir leur contenu. Je n'ai même pas pensé à faire de photos au fur et à mesure, donc vous devrez vous contenter des objets "nus". Et d'une description parfois approximative, car Mah a oublié de mettre sa lettre d'accompagnement dans la boîte avant de l'envoyer :)



GOURMANDISES:

- Un paquet de mystérieuses boules en provenance de la Maison Larnicol, meilleur ouvrier de France (mais en quoi?)
- Deux tablettes de chocolat, du blanc aux cranberries et du au lait avec des amandes caramélisées
- Cinq navettes de la Cure Gourmande - je sais, il n'en restait déjà plus que quatre le temps que je finisse de déballer mon colis, et j'en ai boulotté deux autres (fleur d'oranger et citron, un délice) avec le yaourt de mon goûter à l'instant. Les survivantes ne perdent rien pour attendre; je leur prédis une espérance de vie limitée à mon prochain petit dej'.



RETRO STYLE:

- Un porte-clés marqué "I don't do housework on days that end in Y"
- Un magnet "If it fits in a toaster, I can cook it", qui a déjà trouvé sa place dans le pêle-mêle sur notre porte blindée (les réputations se faisant vite, je tiens néanmoins à préciser que je suis une cuisinière passable)
- Un mini-paquet de chewing-gum "Every time you masturbate, God kills a kitten" - tout à fait mon genre d'humour; je l'ai mis dans la petite trousse de toilette qui ne quitte jamais mon sac à main
- Un mug orange "Only my cat understands me" (même si en ce moment, ce serait plutôt: I don't understand my cat any longer)
- Un grand carnet ligné "Well behaved women rarely make history"



ACCESSOIRES:

- Une mini-manique rouge à pois blancs
- Une jolie carte postale de Paris comme on en trouve chez Les Fleurs
- Un hibou porte-monnaie en tissu violet
- Une bague avec une rose jaune comme on en trouve chez les Fleurs (coïncidence? je ne pense pas); j'ai sa cousine en rose et je suis ravie d'agrandir la famille
- Une mini-bague avec une rose verte
- Un collier sur lequel je vais revenir ci-dessous car c'est LE truc qui m'a le plus touchée dans ce colis
- Des mitaines en dentelle rouge avec plein de petits coeurs; je ne sais absolument pas avec quoi je vais les mettre mais miraculeusement, elles ne scient pas mes avant-bras dodus, donc je vais trouver quelque chose



...Oui, le collier, donc. Une pièce unique "Le rose et le noir" fabriquée par les blanches mains de Mah, qui a dû bien se prendre la tête pour trouver des charms correspondant à tout ce que j'avais dit aimer: poulpe, chat, renard, hibou, pas moins de 2 Georges-Arthur, une chaussure à talon, un cocktail, 3 étoiles roses, un noeud noir à pois blancs, et tenez-vous bien, elle a même imprimé mon avatar du forum Beauté Test et le fond d'écran de mon blog pour en faire des médaillons. En plus, elle avait présenté ça dans une ravissante boîte noire à pois blancs capitonnée de fuschia. Franchement, j'en suis restée sans voix. Et je n'avais pas encore vu la fin!



COSMETIQUES:

- Trois pots contenant l'un un truc jaune solide sans odeur, l'autre un truc violet tout léger plein de paillettes bleues qui sent quelque chose mais je ne sais pas quoi, et le dernier (le gros) est plein d'un truc orange assez épais qui ressemble à une crème pour le corps
- Un flacon plein d'un truc liquide à la couleur démentielle, entre le violine et le bordeaux un peu nacré; probablement un gel douche, mais j'attends confirmation pour le tester!
- Deux savons (je présume); le bleu finira certainement sur la mosaïque de la semaine 7 du challenge photo :)
- Et enfin un rouge à lèvres
Tout cela fabriqué maison par Mah, qui a également ajouté à son colis:
- Un paquet de mini-limes à ongles à motif japonais, parfaites pour la trousse de toilette dans mon sac
- Trois vernis: un vert de chez Hema, un jaune clair et un top coat pailleté de chez Claire's
- Une grande lime à ongles bleue d'un côté et verte de l'autre

Merci encore, Mah, pour toutes ces jolies choses sélectionnées avec soin. J'ai vraiment hâte d'essayer tes produits de beauté, et je suis super touchée du mal que tu as dû te donner pour fabriquer le collier, que je porterai fièrement. Grâce à toi, c'était un peu Noël en octobre août aujourd'hui à la maison :)

...Bon, c'est quand qu'on lance le swap d'automne?


lundi 15 août 2011

HELL YEAH (8)



Psycho Pat le pirate a été confectionné en un peu moins de trois heures. Son crochet provient d'une boucle d'oreille découpée à la pince. J'ai dû examiner des dizaines de sortes de perles rouges avant d'en trouver une qui me semble convenir pour son oeil intact, et son tibia a été de loin la partie la plus galère à réussir. A part ça, RAS. Je me suis bien amusée à le réaliser et je suis contente du rendu final. Maintenant, je crois que je vais faire un Amilcar Junior pour remplir la place laissée vacante par le départ d'Amilcar chez la gagnante du concours, puis je m'attellerai à ma première création: un Régis déjà croqué dans mon carnet de notes depuis deux ou trois semaines.

vendredi 12 août 2011

HELL YEAH! (7)



Je vous présente la petite dernière (et la seule fille à ce jour) de la famille: Bethsabée la mariée. C'est celle qui a nécessité le plus d'adaptations par rapport au modèle du bouquin.
- D'abord, impossible de trouver de la feutrine bleu pâle pour la tête et les bras; du coup, j'ai dû prendre de la dentelle noire plutôt que grise pour qu'elle se détache bien sur ma feutrine bleu moyen.
- Ensuite, aucun de mes trois dealers de fournitures ne vendait de perles-gouttes d'1,75 cm. J'ai hésité entre utiliser trois bouts de lacet de chaque côté de la tête pour faire les cheveux, ou prendre des perles plus grosses et n'en mettre qu'une près de chaque oeil. J'ai opté pour la deuxième solution, et je pense que c'était une connerie: mes perles sont trop lourdes et compromettent la stabilité de Bethsabée, qui a l'air d'avoir bu un petit coup de trop quand sa tête part en avant ou en arrière.
- Enfin, la seule fleur vaguement à l'échelle que j'ai dénichée était un arum, qui ne ressemble en rien au simple bourgeon gris porté par le modèle; de plus, à cause de sa forme, j'ai dû le disposer en biais plutôt que droit.
Je vous passe l'immense galère pour coudre un cône en feutrine en le fermant au point baseball, et le remplir ensuite de boulgour bio parce qu'il ne reste pas un seul grain de riz dans les placards.
Bref, j'ai passé 4 heures à confectionner Bethsabée, et je n'en suis pas complètement satisfaite. Argh.