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mercredi 8 juillet 2020

"La ville sans vent" (Eléonore Devillepoix)


Dans la métropole sous dôme d'Hyperborée, Lastyanax, jeune mage aux origines modestes, décroche son diplôme le jour où son maître est assassiné et se retrouve propulsé ministre à sa place. Au même moment, Arka, guerrière de 13 ans au passé tragique, débarque en ville pour y chercher son père. Les circonstances vont les pousser à une improbable alliance pour déjouer les complots politiques dans lesquels ils seront pris bien malgré eux...

Si comme moi vous avez adoré les deux premiers tomes de "La passe-miroir" et que vous cherchez désespérément quelque chose d'approchant à lire, "La ville sans vent" a toutes les chances de vous séduire. D'abord, il est très bien écrit, d'un style élégant mais pas prétentieux qui fait agréablement couler les phrases. Ensuite, il propose un monde de fantasy original, que j'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir - même si maintenant, j'ai envie de me déplacer en tortue le long de paisibles aqueducs plutôt qu'en bagnole sur des routes polluées. Les deux héros très mal assortis de prime abord développent une relation aussi amusante que touchante, et l'intrigue pleine de rebondissements grâce auxquels on ne s'ennuie jamais aborde au passage la question des droits des femmes et celle des inégalités sociales. Seul bémol: le manque criant de diversité des personnages. L'histoire entamée dans ce premier tome se poursuivra et s'achèvera dans le second, à paraître dès le mois d'octobre. 

mercredi 17 juin 2020

"Carnet d'un voyageur immobile dans un petit jardin" (Fred Bernard)


Qu'il raconte les aventures exotiques de Jeanne Picquigny, intrépide féministe avant l'heure, qu'il fasse l'éloge de la vigne ou du comté dans de délectables chroniques, je suis toujours impatiente de découvrir le dernier album de Fred Bernard. J'aime son style d'aquarelle spontané et un peu brouillon, la pointe de fantaisie qu'il arrive à glisser partout, son attention pour les détails et l'émerveillement palpable que lui inspire la nature. Qu'il représente des lieux lointains et spectaculaires ou juste son terroir, ses paysages me donnent toujours une furieuse envie d'attraper moi aussi un crayon pour croquer tout ce que je vois. 

mardi 2 juin 2020

"La maison dans laquelle" (Mariam Petrosyan)


Agée d'à peine 18 ans, Mariam Petrosyan crée un univers singulier et un casting de personnages hauts en couleurs sur lesquels elle écrit pendant toute une décennie, sans aucune intention d'en faire un jour un roman publié. 15 ans plus tard, ce sont des amis à elle qui envoient son manuscrit-fleuve à un éditeur. "La maison dans laquelle" connaît un immense succès commercial et critique en Russie. Il aura pourtant fallu une recommandation de GoodReads pour m'apprendre l'existence de l'ouvrage le plus étrange et le plus fascinant que j'ai lu depuis "La maison des feuilles" de Mark Z. Danielewski - avec lequel il ne partage pas qu'un début de titre et un cadre de huis-clos. Les réactions des lecteurs qui ont laissé un avis sont exceptionnellement tranchées: je n'ai vu aucune note de 3 étoiles, la moyenne molle signifiant "j'ai bien aimé sans plus". Ceux qui se plongent dans cet ouvrage le trouvent parfaitement indigeste ou parfaitement génial - et jusqu'à la fin du premier tiers, j'avoue n'avoir pas su dans quel camp je me rangerais.

mardi 5 mai 2020

"Flipette et Vénère" (Lucrèce Andreae)


Flipette, c'est Clara, 26 ans, une photographe mignonne et propre sur elle qui vit dans l'heureuse ignorance du reste du monde mais commence à s'interroger sur le sens de son travail. 
Vénère, c'est Axelle, sa petite soeur piercée de partout qui a coupé les ponts avec leur famille pour s'engager dans le milieu associatif et venir en aide aux squatteurs, aux SDF, aux réfugiés, aux mineurs abandonnés et autres nécessiteux. 
Quand un accident de scooter la laisse avec une jambe dans le plâtre, leur mère demande à Clara d'aller s'installer chez elle pour lui donner un coup de main... L'occasion d'un clash violent qui les ébranlera toutes les deux jusqu'à leurs fondations mêmes.

jeudi 23 avril 2020

"Bordeterre" (Julia Thévenot)


Alors qu'ils courent après leur chien Pégase, Inès, petite teigne de 12 ans, et Tristan, son grand frère autiste amateur de mots croisés, basculent dans un monde parallèle nommé Bordeterre. Là, les nouveaux venus sont des êtres transparents qui occupent le bas de la hiérarchie sociale et servent de gibier aux nobles. Chanter est interdit sauf dérogation, et l'économie locale est basée sur le quartz qu'il faut aller pêcher au fond d'un lac inquiétant.

Manifestant des dispositions pour cette activité, Inès est recueillie par Philadelphe de Saint-Esprit, le beau Capitaine de la Garde qui l'a prise pour un garçon et rebaptisée Ignace. De son côté, Tristan se lie d'amitié avec Alma, une jeune révolutionnaire fraîchement sortie de prison qui vit dans un camping-car tracté par des poules...

vendredi 17 avril 2020

"Le serment des lampions" (Ryan Andrews)


Une vieille tradition veut qu'on jette des lampions dans la rivière le soir du festival d'automne. Cette année, Ben et ses copains se sont juré de les suivre à vélo pour voir où ils finissaient. Mais les jeunes explorateurs se dégonflent un par un jusqu'à ce que Ben reste seul avec Nathaniel, un garçon un peu à part dont il n'a jamais osé devenir l'ami parce que tous les autres se moquaient de lui. Commence alors pour eux une aventure extraordinaire...

Comme plein de gens de mon entourage, j'ai un mal fou à me concentrer sur un bouquin en ce moment - alors même que j'ai plus que jamais besoin de l'évasion offerte par la lecture. Aussi, je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous cette merveille de roman graphique qui, l'espace d'une heure, m'a transportée très loin de notre morne quotidien en ressuscitant l'âme d'enfant bien planquée sous d'épaisses couches de pragmatisme adulte. 

dimanche 5 avril 2020

[LECTURE] Des e-books pour soigner son moral pendant le confinement



Depuis 3 semaines, il me semble que tout le monde a du mal à lire - et ce n'est sûrement pas faute de vouloir échapper à la réalité l'espace de quelques heures. Voici donc une petite sélection de romans disponibles en français et en version numérique que j'ai trouvés particulièrement feel good.

mardi 10 mars 2020

"Le voyage d'Abel" (Isabelle Sivan/Bruno Duhamel)


Dernier-né d'une famille de paysans, Abel a vu tous ses frères quitter Reclesme l'un après l'autre, et malgré son désir d'entrer dans la marine, il n'a pas eu d'autre choix que de reprendre la ferme de ses parents. Aujourd'hui, c'est un vieux garçon bougon qui vit avec son chien et ses brebis pour seule compagnie, et qui radote chaque fois qu'il achète du saucisson à la fille de son béguin de jeunesse. Mais peut-être n'est-il pas trop tard pour réaliser ses rêves d'évasion...

"Le voyage d'Abel" est un album quasi-monochrome, dont les variations de gris-bleu donnent parfaitement le ton de cette tranche de vie immobile. Abel est un héros attachant, sempiternel râleur qui a courbé l'échine devant les exigences de la vie mais s'obstine à entretenir une flamme d'espoir vivace tout au fond de lui. Même les moqueries des habitués du bistrot local, qui ne voient pas plus loin que les limites de leur village, échouent à l'atteindre: contrairement à eux, il a de l'imagination et une irrépressible envie d'ailleurs.

Parce qu'il serait dommage de déflorer la suite, je vous invite à la découvrir vous-mêmes un jour où vous serez prêt(e)s à vous laisser prendre le coeur par cette histoire terriblement émouvante.

mercredi 4 mars 2020

[LECTURE] Les sorties de mars que j'attends avec impatience


ROMANS:

"The Glass Hotel(en anglais seulement, mais sans doute pas pour bien longtemps), le nouveau roman d'Emily St. John Mandel dont le "Station Eleven" m'avait fait une si forte impression il y a quelques années. Vincent is the beautiful bartender at the Hotel Caiette, a five-star glass-and-cedar palace on the northernmost tip of Vancouver Island. New York financier Jonathan Alkaitis owns the hotel. When he passes Vincent his card with a tip, it's the beginning of their life together. That same day, a hooded figure scrawls a note on the windowed wall of the hotel: 'Why don't you swallow broken glass.' Leon Prevant, a shipping executive for a company called Neptune-Avramidis, sees the note from the hotel bar and is shaken to his core. Thirteen years later, Vincent mysteriously disappears from the deck of a Neptune-Avramidis ship. Weaving together the lives of these characters, Emily St John Mandel's The Glass Hotel moves between the ship, the skyscrapers of Manhattan, and the wilderness of remote British Columbia, painting a breathtaking picture of greed and guilt, fantasy and delusion, art and the ghosts of our pasts. Sortie le 24

jeudi 27 février 2020

"Miss Charity T1: L'enfance de l'art" (Loïc Clément/Anne Montel)


A l'origine, il y a un formidable roman jeunesse de Marie-Aude Murail paru à l'Ecole des Loisirs. Inspiré de la biographie de Beatrix Potter, la créatrice anglaise de Pierre Lapin, "Miss Charity" est l'un rares livres m'ayant suffisamment enchantée pour que je le conserve et le relise quelques années plus tard. J'étais donc obligée de me jeter dès le jour de sa sortie sur cette adaptation en bédé réalisée par mon duo fétiche.

Dans le premier tome de ce qui devrait être une trilogie, nous faisons la connaissance de Charity Tiddler, une fillette de la bonne société victorienne qui ne reçoit guère d'attention de ses parents. Sa mère se soucie uniquement qu'elle se montre pieuse et docile; son père ne lui adresse pratiquement jamais la parole. Afin de tromper son ennui, Charity collectionne toute sorte d'animaux éclopés ou promis à la casserole, dont elle aime observer et décortiquer le comportement. Sa vive curiosité fait d'elle une naturaliste dans l'âme, capable de considérer les réalités de la vie sans dégoût ni excès de sentimentalisme. Le jour où sa gouvernante Blanche l'initie à l'aquarelle, un monde nouveau s'ouvre à elle...

samedi 22 février 2020

"Les toits du paradis" (Mathangi Subramanian)


Elles sont cinq amies d'une quinzaine d'années qui habitent le Paradis, un bidonville de Bangalore. Banu vit seule avec sa grand-mère très malade des poumons; cancre à l'école, elle manifeste des dons surprenants pour le dessin et l'ingénierie. Bien qu'aveugle, Deepa est la meilleure danseuse, la meilleure cuisinière et la plus fine psychologue de la bande.

Cadette de trois garçons, Joy s'appelait autrefois Amand, et sa vie de fille trans a pu commencer le jour où elle s'est convertie au christianisme. Musulmane et lesbienne, Rukshana s'obstine à porter des pantalons et à grimper aux arbres. Enfin, Padma la campagnarde si douée pour les langues pourrait briguer des études universitaires, mais doit veiller en permanence sur sa mère complètement déboussolée par son arrivée en ville.

Jusqu'au jour où la municipalité décide de construire un centre commercial à l'emplacement du Paradis. Un matin, les bulldozers débarquent pour raser les bicoques qui abritent tant d'Intouchables dont nul ne se soucie. Ce sont les femmes qui, courageusement, vont faire un rempart de leur corps pour protéger leur famille et leurs voisins...

jeudi 20 février 2020

"C'est comme ça que je disparais" (Mirion Malle)


Bien que j'aie souvent vu circuler le nom de Mirion Malle dans des publications féministes, je n'avais encore jamais rien lu d'elle. C'est intriguée par le titre et la couverture de son dernier album que j'ai fini par me lancer. 

"C'est comme ca que je disparais" raconte la dépression de Clara, une jeune femme de 27 ans qui vit à Montréal et tente de concilier un job d'attachée de presse à temps partiel avec l'écriture de ses propres oeuvres. D'abord brisée par une récente rupture, elle en vient assez vite à ne plus ressentir qu'un immense vide et, sans avoir de véritables pulsions suicidaires, commence à penser de plus en plus souvent à la mort. Ses amies s'inquiètent beaucoup pour elle mais ont du mal à la comprendre, et Clara, qui n'a plus vraiment l'énergie de maintenir une vie sociale, se met à refuser les sorties et ignorer leurs appels...

samedi 15 février 2020

"L'été à Kingdom Fields" (Jon McNaught)


Si comme moi, vous raffolez du graphisme très personnel de Jon McNaught, vous vous êtes probablement déjà précipité sur son nouvel album. Si en revanche vous y êtes hermétique, peu vous importe de savoir de quoi parle "L'été à Kingdom Fields": vous ne le lirez pas. Si vous ne connaissez pas encore Jon McNaught, je suis justement là pour vous le faire découvrir, et pour tenter de vous convaincre que chacune de ses publications est une petite merveille dont la présence enrichira votre bibliothèque.

Comme toujours chez cet auteur, l'histoire se résume à très peu de choses: une femme débarque avec ses deux enfants dans la station balnéaire où elle passait ses vacances d'été autrefois. Tandis qu'elle s'efforce de retrouver ce qui faisait le charme de l'endroit à ses yeux, son fils Andrew, adolescent maussade et apathique, joue à des jeux vidéo ou explore les environs en ne s'intéressant qu'à leurs côtés les moins reluisants.

vendredi 14 février 2020

"Karmen" (Guillem March)


C'est rarissime que j'achète une bédé sans jamais en avoir entendu parler, et de surcroît sans qu'une quatrième de couverture m'indique vaguement à quoi m'attendre de la part de l'histoire. Quand j'ai emporté "Karmen" à la caisse de ma librairie, tout ce que je savais, c'est que j'étais intriguée par la couverture, et très attirée par le graphisme de l'auteur. 

Après avoir découvert que son ami d'enfance Xisco, dont elle est secrètement amoureuse, trompe sa copine officielle avec sa coloc, Catalina se taillade les veines dans la salle de bain de son appartement d'étudiante. Une étrange jeune femme aux cheveux roses et à la combinaison de squelette lui apparaît alors. Elle s'appelle Karmen, et avec une compassion à laquelle on ne s'attend guère de la part d'une faucheuse, elle entraîne Catalina dans une drôle d'exploration - déjà en marge de la vie, pas encore tout à fait dans la mort.

samedi 8 février 2020

"Chifan! Manger en Chine" (Nicolas Jolivot)


Nicolas Jolivot est l'auteur de plusieurs carnets de voyage illustrés, dont un sur le Japon et un autre sur les pays baltes. Je l'ai découvert grâce à son dernier ouvrage paru: "Chifan ! Manger en Chine". 

Je garde un souvenir excessivement ému de la vraie cuisine chinoise (une des seules choses qui m'a enthousiasmée sans réserve durant notre séjour à Hong Kong il y a un an et demi), et surtout, je suis immédiatement tombée amoureuse des dessins réalisés au pinceau et à l'encre: des croquis sur le vif, peu élaborés mais extrêmement vivants. 

Collectés sur une période de 12 ans, ils sont classés par grands thèmes: "manger dans la rue", "au restaurant et en cuisine", "les serveuses", "manger en tête-à-tête avec son bol", "manger à deux c'est mieux!", "à plusieurs on se régale". Un petit commentaire parfois personnel et parfois culturel accompagne chacun d'eux. 

L'ensemble s'achève par une surprenante postface consacrée aux toilettes communes, ainsi qu'une carte du pays répertoriant les villes où se sont déroulé les scènes représentées. Non seulement j'ai salivé de bout en bout, mais "Chifan! Manger en Chine" m'a donné envie de recommencer à dessiner à l'extérieur. Compliment suprême: j'ai l'intention de le garder au lieu de m'en débarrasser comme je le fais désormais pour 95% de mes livres après les avoir lus.  

samedi 1 février 2020

[LECTURE] Les sorties de février que j'attends avec impatience


Coincé entre la rentrée de janvier et l'avalanche de mars, février s'annonce beaucoup plus pauvre en sorties. J'ai quand même repéré quelques titres...

ROMANS:

"Tout le bleu du ciel": Petitesannonces.fr : Jeune homme de 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple. Émile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. Trois jours plus tard, devant le camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme coiffée d’un grand chapeau noir qui a pour seul bagage un sac à dos, et qui ne donne aucune explication sur sa présence. Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. À chaque détour de ce périple naissent, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié, l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Émile. Sortie le 12


jeudi 23 janvier 2020

"Je suis ton soleil" (Marie Pavlenko)


Je vais être honnête. Alors que "Je suis ton soleil" a apparemment fait le buzz chez toutes les amatrices de littérature jeunesse lors de sa parution en grand format, courant 2017; alors qu'il a récolté une dizaine de prix et qu'il est en cours d'adaptation pour le cinéma, je n'en avais même pas entendu parler jusqu'à ce qu'un commentaire d'une de mes copines éditrices, laissé sur un statut de l'autrice à l'occasion de la sortie en poche, excite ma curiosité. Et puis pour être honnête jusqu'au bout: la couverture est craquante, voilà.

Déborah entame son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui dévore toutes les siennes et seulement les siennes. Mais ce n'est pas le pire, non. Le pire, c'est sa mère qui se fane, et la découverte de son père, au café, en train d'embrasser une inconnue aux longs cheveux bouclés. Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l'aide, des amis, du courage et beaucoup d'humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil.

mardi 21 janvier 2020

[CONCOURS] Shadowscent: Le parfum de l'ombre


Dans l'empire d'Aramtesh, les parfums, sacrés, sont l'objet de toutes les convoitises. Avec son nez affûté et sa grande connaissance des senteurs, Rakel espérait devenir parfumeuse et gagner de quoi soigner son père malade. Mais le prince Nisaï est empoisonné et elle est accusée à tort... Obligée de fuir, Rakel doit absolument découvrir l'antidote au poison qui a plongé le prince dans le coma. Ainsi, seulement, elle pourra laver son nom. Pour cela, elle devra s'allier avec Ash, le soldat envoyé sur ses traces. Ensemble, ils découvriront d'anciens secrets enfouis aux confins de l'empire – et au plus profond d'eux-mêmes. Mais parviendront-ils à déjouer la machination qui menace la paix fragile d'Aramtesh ?

J'ai beaucoup aimé traduire "Shadowscent: Le parfum de l'ombre", premier tome d'une trilogie de fantasy située dans un univers assez original. Et comme je suis partageuse, je vous propose d'en gagner un de mes exemplaires fraîchement reçus. Pour cela, laissez-moi un commentaire en me disant quel parfum vous portez - ou si, au contraire, vous n'en mettez jamais! Participation limitée à l'Europe. Clôture vendredi 24 à minuit et annonce du résultat dans le courant du week-end. Bonne chance à tou(te)s!

jeudi 9 janvier 2020

"Imaqa: Une aventure au Groenland" (Flemming Jensen)


Dans les années 1970, Martin Willumsen, un instituteur danois de 38 ans qui s'ennuie dans la vie, réclame sa mutation au Groenland - non pas dans un comptoir qui se rapprocherait des grandes villes qu'il connaît, mais dans un hameau de quelques centaines d'habitants. Le fonctionnaire du ministère en charge de son dossier le prévient: Martin ne doit surtout pas apprendre un mot de la langue locale. Il va là-bas pour imposer le danois et le mode de vie moderne de son peuple. 

Mais une fois à Nunaqarfik, Martin oublie tous les conseils reçus. Il est fasciné par la joie inouïe dont les Groenlandais font preuve dans les circonstances les plus terribles, le fatalisme qui leur fait accepter les épreuves comme elles viennent, les traditions de chasse, de pêche et d'élevage de chiens de traîneau qui leur permettent depuis toujours de survivre dans des conditions extrêmes. 

Petit à petit, il découvre aussi le revers de la médaille, la raison pour laquelle les Danois considèrent les Groenlandais comme des sauvages qu'ils ont le devoir de sauver d'eux-mêmes. Que peut faire un étranger contre l'alcoolisme omniprésent au village et les violences domestiques qu'il entraîne? Doit-il seulement faire quelque chose? Malgré toute sa bienveillance et sa bonne volonté, Martin ne trouve aucune réponse à ces questions...

lundi 6 janvier 2020

"The map of us" (Jules Preston)


C'est l'histoire de Tilly,  analyste de données en plein divorce qui crée un dossier à base de graphiques et d'index pour comprendre comment elle en est arrivée là.
C'est l'histoire de Violet aux jambes détruites par la polio, qu'une famille maltraitante a abandonnée dans une grande maison dont elle parvient à s'évader grâce à l'écriture. 
C'est l'histoire d'Abby qui ne peut pas avoir de frange parce que les cheveux ras, c'est plus pratique pour sa maman. 
C'est l'histoire de John, autorité mondiale sur la couleur bleue que tout le monde prend toujours pour un skater. 
C'est l'histoire de Katherine qui achète des centaines de sacs à main parfaits sans réussir à combler le vide de son existence.
C'est l'histoire d'un sculpteur de sable abonné aux deuxièmes places parce que c'est toujours un dauphin qui remporte la première.
C'est l'histoire d'Owen qui n'a pas de nom de famille mais qui parle aux jardins. 
C'est l'histoire de Daniel, businessman aux sept costumes gris-chemises blanches-paires de chaussures Oxford identiques, qui ne sait rien faire d'autre que travailler. 
C'est l'histoire de Rose qui envoie des lettres à sa fille trop souvent absente pour la tenir au courant de l'espérance de vie de sa 76ème machine à laver. 
C'est l'histoire de Matt qui tient beaucoup trop à ce vieux canapé rose défoncé dont il n'a jamais payé sa moitié. 
C'est l'histoire d'un chien appelé Le Chien, qui aime se faire transporter en brouette comme un roi. 
C'est l'histoire d'Arthur, aventurier peu coopératif qui refuse parfois de bouger de son rocher pendant des jours. 
C'est l'histoire de Sidney, l'homme qui n'enlevait jamais ses gants parce que...