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lundi 10 décembre 2018

Prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu: ce qui va se passer pour les indépendants





La première chose à savoir au sujet de cette réforme, c'est que les auteurs et autres catégories de travailleurs indépendants ne vont pas en bénéficier (excepté sur un point que j'aborderai plus bas). Oui, ça aurait été génial que nos clients retiennent la part des impôts sur le revenu et ne nous versent que l'argent qu'on pouvait joyeusement dépenser en putes et en coke. Et ça aurait été encore plus génial que, les mois où on n'a aucune rentrée d'argent, on n'ait pas non plus de sortie sous forme d'un prélèvement du Trésor Public. Mais nos clients, éditeurs ou autres, ne sont pas habilités à jouer les tiers collecteurs pour les sommes avec lesquelles ils rétribuent nos services. 

samedi 21 février 2009

A propos de mes impôts (et des vôtres)...

Or donc, comme je l'évoquais dans un post précédent, cette semaine, j'ai rempli ma déclaration de revenus 2008 et filé sur le site du gouvernement français calculer le montant de mon impôt. Bien qu'inférieur à mon estimation pifométrique, celui-ci atteint tout de même 20% de mon bénéfice annuel - ou, pour utiliser une équivalence qui me parle davantage, quatre voyages de quinze jours au Japon (shopping non compris).

Glups.

Alors bon, je suis très contente de payer des impôts. D'abord dans le sens où être dispensé de cette formalité signifie a priori qu'on a un quotidien moyennement riant et sans doute un nombre peu élevé de fards MAC dans sa trousse à maquillage. Ensuite parce que même si j'exerce un métier parfaitement dispensable à la bonne marche de la nation, je suis fière d'apporter par ce biais ma petite pierre à l'édifice social, de contribuer à plus de justice dans la répartition des richesses.

Sauf que ces derniers temps, l'édifice social se fissure de toutes parts, et la justice n'est plus qu'un mot que notre présipotent assaisonne à toutes les sauces en ignorant visiblement sa signification. Il finance quoi, au juste, l'argent de mes impôts ces temps-ci? Pas le niveau de vie des Antillais, de toute évidence. Pas le fonctionnement des plannings familiaux dont les subventions vont être réduites de 40% cette année. Pas les médicaments des personnes atteintes de maladies chroniques. Pas des effectifs plus nombreux dans les secteurs cruciaux et gravement en manque de personnel que sont la santé et l'éducation. Alors, quoi? Le bouclier fiscal, peut-être?

Cette année, je crois que c'est la première fois de ma vie d'adulte que payer mes impôts me fait mal au coeur.

mercredi 3 décembre 2008

Je vous jure que je fais un effort pour arrêter de râler...

...Mais ce matin, je découvre que ma banque vient de me prélever 65,40€ au titre de six mystérieuses "interventions" facturées 10,90€ chacune. J'ose espérer que ce n'est pas lié au pseudo-renouvellement anticipé de ma carte Visa, que j'avais réclamée en octobre parce que l'ancienne finissait en novembre, et qui ne m'est finalement parvenue que début décembre. J'ose espérer, mais je ne peux pas vérifier parce que mon chargé de compte est en vacances.

Et ce soir, Chouchou m'annonce que j'ai reçu 677€ de taxe d'habitation à régler pour le 15 décembre. Alors que les impôts m'ont déjà prélevé 653€ à ce titre le 7 novembre. Enquête effectuée, ils se sont servis sur mon compte pour la taxe d'habitation de l'Homme avant de me réclamer quand même la mienne. L'an dernier, ils avaient fait exactement l'inverse (et j'avais jubilé en pensant que l'administration me vengeait... apparemment, mal m'en a pris). Ca va bientôt faire trois ans qu'on ne vit plus ensemble, et ils n'ont toujours pas pigé lequel de nous habitait à quelle adresse.

Pendant ce temps, la cause de mon récent problème avec la douane belge demeure toujours un mystère plus épais que la pâte à tartiner au Speculoos.

Et franchement, je pète les plombs. J'en ai marre de l'incompétence ou du jemenfoutisme de certains fonctionnaires, marre de devoir perdre du temps, du fric et de l'énergie à prouver que les torts sont de leur côté, marre d'être constamment emmerdée alors que je suis super organisée avec ma paperasserie et que pas une fois dans ma vie je n'ai fraudé un centime au fisc ou payé une facture en retard. Je voudrais parvenir à garder mon calme face à ces aléas en me disant qu'après tout il n'y a pas mort d'homme, mais je déteste être forcée de résoudre des problèmes qui ne sont pas ma faute et que j'ai personnellement tout fait pour éviter.

*J'ai bien dit "certains", il y en a aussi qui font très bien leur boulot et avec le sourire en plus. Malheureusement, ils ne représentent qu'une minorité parmi tous ceux auxquels j'ai eu affaire.

mercredi 2 juillet 2008

La petite vengeance du jour

Tout à l'heure, en rentrant de ma folle journée de soldes, j'ai trouvé un message de l'Homme dans ma boîte mail.
salut, j'ai besoin urgement de l'avis d'imposition de l'année dernière, et je n'ai plus mon exemplaire. peux tu me faire un scan du document et me l'envoyer par mail, ou par courrier. merci
Bien entendu c'est un copié-collé: je sais qu'urgemment n'existe pas et que si ça existait ça prendrait deux M. Je sais aussi qu'on met une majuscule en début de phrase et un point d'interrogation à la fin d'une question. Mais ça, c'est peut-être un effort qu'on fait seulement quand on écrit à quelqu'un qu'on ne prend pas pour la Reine des Dindes.
Je me suis donc fait un plaisir de répondre ceci:
je suis actuellement à bruxelles. l'avis d'imposition se trouve à monpatelin, où je ne rentre pas avant le 31 juillet. je ne vois donc pas ce que je peux faire pour toi avant cette date.
Et le plus beau, c'est que c'est la stricte vérité.
Bien sûr si j'avais été compatissante, j'aurais pu lui signaler que la voisine avait les clés de l'appartement et lui expliquer où trouver mon exemplaire du fameux avis d'imposition. Ca a l'air important pour lui. Oui, mais pas me tromper, pas me mentir, pas me laisser souffrir des mois pour rien, pas me prendre pour la dernière des connes, pas accepter sans piper mot que je lui fasse tout un tas de cadeaux en partant, pas demander d'un air penaud "pour ma nouvelle voiture, tu me prêtes quand même les sous?", pas aller raconter des craques à nos amis communs, pas planter spectaculairement la seule formalité dont je lui avais demandé de se charger au moment de notre séparation, c'était important pour moi. Alors, qu'il se démerde.

lundi 15 octobre 2007

Je hais l'administration française, opus n°36895

Parce que toute journée parfaite doit se payer... Ce matin, je reçois un coup de fil de l'Homme. En voyant son nom s'afficher sur l'écran de mon portable, je me dis: "Tiens, il va oser protester pour l'affaire du véto - presque une semaine après?" Et puis non. C'était pour me prévenir que les impôts avaient prélevé ma taxe d'habitation sur son compte et m'expliquer le patakès de régularisation qui allait suivre.
Dans la foulée, j'ai découvert que le Trésor Public comptait me réclamer une deuxième fois la redevance, après m'avoir curieusement sommée de la payer une première fois à titre professionnel le mois dernier. Bilan: j'ai passé une heure et demie au téléphone pour résoudre le mystère avec deux services et trois personnes différentes, et il faut encore que j'envoie deux courriers séparés pour obtenir que la situation revienne à la normale dont elle n'aurait jamais dû s'écarter.
J'adore les impôts: quand on leur demande un truc (au hasard, un changement d'adresse), ils mettent un an et demi à le faire, et uniquement après qu'on ait fini par menacer de se suicider de désespoir; quand on ne leur demande rien, ils prennent des initiatives qui sortent d'on ne sait où et n'ont aucune raison d'être. Et bien entendu, c'est au contribuable de perdre du temps et de l'énergie à essayer de rectifier leurs erreurs.
A la fin du mois prochain, il faut que j'écrive au service de l'impôt sur le revenu pour demander l'arrêt des prélèvements mensuels conjoints avec l'Homme sur mon compte et faire repartir un contrat séparé pour moi toute seule. Wish me luck.

lundi 2 avril 2007

Trop bonne, trop conne : le proverbe se vérifie une nouvelle fois

Chaque fois que je crois avoir refermé le dossier "l'Homme" - en avoir définitivement fini avec lui et surmonté ma déception -, une nouvelle révélation se charge de me détromper.
Avant-hier, j'ai décidé d'écrire au tribunal d'instance pour expliquer notre cas et, plaidant la mésinformation par un site gouvernemental, demander s'il n'était pas possible d'antidater la rupture de notre PACS ou de prendre toute autre mesure rectificative. Afin d'appuyer ma requête, j'ai envoyé un mail à l'Homme réclamant l'adresse de la page où il avait pêché ses infos erronées. J'ai reçu une réponse curieusement évasive: "Euh je ne me rappelle plus trop mais je vais chercher". Depuis, plus rien.
Gentille et naïve mais pas entubable à l'infini, j'ai procédé à mes propres recherches. Bilan: le site du gouvernement est à jour. Et même s'il ne l'était pas en mai dernier (ce dont je doute), des dizaines d'autres pages web datées de fin 2005 ou début 2006 mentionnent la fameuse mesure qui changeait tout pour nous. Moralité, l'Homme ne s'est même pas donné la peine de se renseigner. C'était la seule chose dont je lui demandais de s'occuper, de manière assez logique puisqu'après tout il était l'instigateur de notre séparation. Et même ça, il n'a pas daigné le faire.
Je viens de lui envoyer un courrier assez froid pour lui demander de quelle façon il comptait me dédommager pour ça et pour toutes les choses que je lui ai laissées par bonté d'âme parce qu'à l'époque, j'ignorais quel enfoiré il était. Je ne me fais pas d'illusions; il va sûrement nier et tenter de me faire croire qu'en réalité tout est ma faute. Mais je veux au moins qu'il sache que je ne suis pas dupe de son petit numéro de type irréprochable et de tous les mensonges qu'il m'a servis.
Je me demande bien quelle est la prochaine surprise qu'il me réserve. Dans six mois ou un an, je vais peut-être apprendre qu'il a eu un enfant caché pendant que nous vivions ensemble, qu'il me trompait avec ma meilleure amie ou qu'il est recherché par le FBI pour escroquerie en série. Allez savoir.
Si quelqu'un d'entre vous a une batte de baseball et une furieuse envie de voir ce qu'elle peut faire à des rotules ou des tibias humains, qu'il m'envoie un mail.

vendredi 30 mars 2007

Comme si - 5000 euros ne suffisaient pas à plomber même un moral d'acier

J'ai tellement mal au ventre qu'il me semble que mon stérilet est en train de me perforer une trompe. Et je redoute la deuxième tentative d'extraction dans dix jours.
Hawk vient de repartir à Bruxelles après une semaine pleine de très hauts et de très bas, me laissant complètement sonnée.
Les VIP sont en ce moment à Center Parcs (et m'envoient des vidéos d'eux en train de chanter "Tout de vous" dans la bagnole, ces enfoirés).
J'ai vu l'Homme ce matin - pour nos histoires d'impôts, donc. Comme d'habitude, ça m'a bien secouée en me donnant la désagréable impression d'avoir bifurqué accidentellement sur une réalité qui n'est pas la mienne.
Je ne vois vraiment pas comment je vais finir tout le boulot que j'ai avant de partir en vacances dans deux mois.
Je ne sais pas non plus quand j'aurai le temps de remonter à Toulouse voir ma famille, ni à Paris voir tous mes amis avec lesquels je ne pars pas en vacances.
La gym commence paraît-il à porter ses fruits niveau silhouette, mais je ne vois toujours aucun résultat sur la balance et ça commence à me miner sérieusement. J'ai même pris rendez-vous chez une diététicienne jeudi prochain, c'est dire. Histoire de perdre péniblement deux kilos avant d'en reprendre cinq en un mois passé aux USA.
...Et n'oublions pas que depuis lundi, je suis plus près des 40 ans que des 30.
Ouais, je suis grmlmlml.

Je hais l'administrationb française, opus 417

En mai dernier, lorsque nous nous sommes séparés, l'Homme et moi avons consulté le site du gouvernement pour nous renseigner sur les conséquences fiscales de la rupture de notre PACS.
Parce que celle-ci prenait effet au 1er janvier de l'année en cours et que nous payions moins d'impôts à deux que nous n'en aurions payé en tout chacun de son côté, nous avons décidé d'attendre début 2007 - comme l'aurait fait, de manière absolument légale, n'importe quel couple censé à notre place.
Aujourd'hui, nous apprenons que depuis 2005, les couples qui se dépacsent déposent, comme les couples qui divorcent, trois déclarations de revenus l'année de la séparation: une commune jusqu'à la date de la rupture de PACS, et deux séparées ensuite.
Il en résulte qu'avoir attendu sept-huit mois (ou ne pas avoir attendu trois-quatre mois supplémentaires) nous fait perdre, tenez-vous bien, 5000 euros d'impôts. Je le sais, parce que je viens de faire des calculs comparatifs sur le fameux site du gouvernement - celui-là même qui n'est pas à jour d'une mesure prise voici deux ans.
5000 euros, c'est le montant des travaux que je voudrais effectuer dans mon appart (rafraîchir le balcon, faire poser une clim' réversible, changer l'escalier de la mezzanine) et que je ne pourrai pas faire avant 2008 dans le meilleur des cas. C'est deux voyages de près d'un mois aux USA avec les VIP, ou un voyage de quinze jours au Japon avec mon amoureux en lui offrant le billet d'avion et le séjour.
Voys croyez que je peux intenter un procès au gouvernement pour mésinformation du contribuable?
PS: En plus, je me souviens, moi je voulais me dépacser de suite pour ne plus entendre parler de l'Homme. C'est lui qui avait suggéré qu'on attende début 2007 pour que ça me fasse gagner un peu sur les impôts; vu les circonstances de notre séparation, il faisait le maximum pour me rendre service. Je me suis laissée convaincre. Ca aura été ma dernière erreur le concernant, mais elle m'aura coûté trèèèès cher.

mardi 20 mars 2007

La compta et moi

Un peu en retard sur mon timing habituel, je viens de boucler ma compta de l'an dernier et de remplir ma 2035 (document préalable à l'établissement de ma déclaration de revenus). Je ne suis pas encore passée sur le site des impôts pour voir combien je vais devoir au Trésor Public; de toute façon ce sera toujours trop pour ce que le futur gouvernement fera de mes sous.
Economiser les services d'un comptable, c'est bien la seule chose à laquelle m'aura servi mon passage dans une grande école de commerce. Marrant, parce que j'avais des notes assez lamentables en compta/finances/contrôle de gestion à l'époque. J'avais beau être bonne en maths, ça m'intéressait tellement pas que ça rentrait par une oreille et ressortait aussitôt par l'autre - me traversant le cerveau sans y laisser aucune empreinte, un peu comme quand on m'explique une manip' informatique aujourd'hui. Pendant que mon interlocuteur parle, tout me paraît limpide. Mais s'il me demande de lui répéter ou d'exécuter la manoeuvre cinq secondes après, il n'a droit qu'à un regard bovin et un sourire penaud. Y'a certains trucs que j'imprime juste pas. On peut pas être bon en tout.
Quoi que. Tant que j'étais mariée, mon ex s'occupait de ma compta. (D'ailleurs c'est à peu près le seul truc auquel il m'était utile. Non, je suis de mauvaise foi: il m'a aussi fait découvrir le beurre salé et l'orgasme en couple, deux trucs qui comptent parmi les plus fabuleux en ce bas monde - et les moins évidents à trouver dans mon patelin du Sud-Est de la France entre juin 1999 et mai 2006.) Après mon divorce, il a fallu que j'attaque seule cette tâche qui me donnait des sueurs froides rien que d'y penser. Les premières années, j'en avais chaque fois pour trois jours bien tassés, et j'ai perdu quelques kilomètres de cheveux en me les arrachant devant des erreurs impossibles à localiser.
Maintenant ça y est, je suis rôdée. Je ne me souviens même plus de la dernière fois où un rapprochement bancaire n'est pas tombé juste du premier coup. Et systématiquement, en voyant mes colonnes s'équilibrer au final, je suis envahie par une fierté idiote. La compta était une de mes phobies; en l'attaquant de front, je l'ai changée en simple corvée de routine. Reste plus qu'à faire pareil avec Photoshop/Picasa/les logiciels de graphisme spécial scrap.

mardi 31 octobre 2006

Je hais l'administration française

Monpatelin, le 25 octobre 2005
Madame, monsieur,

Je reçois ce jour un avis d’imposition au titre de la taxe professionnelle 2005.
Or en tant que traductrice littéraire affiliée à l’AGESSA et relevant du régime des artistes-auteurs, il se trouve que je suis exemptée du paiement de cet impôt.
J’avais déjà fait valoir ce droit auprès de mon ancien CDI de Lavilledàcôté en 2002, comme en témoigne l’avis de dégrèvement ci-joint.
Merci de le prendre en compte pour les années à venir.
Armalite
***
Monpatelin, le 17 février 2006
Madame, monsieur,

Ci-dessus copie de la lettre que je vous ai envoyée le 25 octobre dernier lorsque vous m’avez réclamé une première fois la taxe professionnelle dont je ne suis pas redevable. Ayant reçu aujourd’hui une lettre de rappel, je vous prie de bien vouloir prendre ma situation en compte afin d’éviter des réclamations supplémentaires.
Cordialement,
Armalite
***
Monpatelin, le 31 octobre 2006
Madame, monsieur,

J’ai reçu aujourd’hui un avis d’imposition au titre de la taxe professionnelle 2006.
Malgré les nombreux courriers que je vous ai déjà envoyés et dont vous trouverez la copie ci-joint, vous continuez à me réclamer une taxe dont je ne suis pas redevable. Je vous saurais gré de prendre les mesures nécessaires pour éviter que cela se reproduise. Si vous avez besoin d’un quelconque justificatif (autre que celui que je vous ai déjà adressé en février de cette année), de grâce, demandez-le-moi et finissons-en une bonne fois pour toutes. Ces vains échanges de courrier sont une perte de temps pour tout le monde.
De moins en moins cordialement,
Armalite