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lundi 5 octobre 2015

[BUDAPEST] Décrépitude, patchouli et panure frite




Après cette très mauvaise nuit, nous nous préparons et quittons l'appartement vers 10h. Au magasin Calzedonia voisin, j'achète des collants lapins repérés la veille - ce sera une de mes rares emplettes du voyage, car je n'ai quasiment pas de place libre dans mon bagage cabine. Nous faisons notre première tentative de géocaching sur la place d'Oktogon - sans succès. C'est d'autant plus ballot que Budapest est très, très pauvre en matière de caches classiques encore actives: la plupart de celles qui apparaissent sur notre plan n'ont pas été trouvées depuis plusieurs mois et ont de toute évidence disparu. Dans Andrassy Ut, l'équivalent local des Champs-Elysées (Chouchou me signale qu'on y tourne parfois des films censés se situer à Paris), nous jetons un coup d'oeil au Parizsi Nagyaruhaz, surnommé Alexandra Bookcafé, une librairie sise dans un bâtiment Art Déco où l'on peut se restaurer dans une salle immense et majestueuse au plafond orné de dorures. C'est beau, mais pas du tout mon genre d'endroit. Un peu plus bas, la géocache de l'Opéra nous échappe également. Frustration. 







Nous passons dans Kiraly Utca, rue branchée pleine de bars, de restaurants et de boutiques un peu pointues. Chez Goa Home, je repère une tasse qui ferait un très bon cadeau pour une amie, et tant qu'à faire, j'en prends une plus petite pour moi. Plus bas, coup de foudre pour le passage Gazsdu Udvar, où nous choisissons le Bluebird Café pour déjeuner. Cet établissement archi-mignon sert essentiellement d'énormes petits-déjeuners (jusqu'à 18h tous les jours!), mais on y trouve aussi quelques sandwichs: un rosbeef-oignons rouges-fromage bleu pour moi, un croissant poulet-abricot pour Chouchou et une omelette tomates cerise-champignons à partager. Notre commande met trèèèès longtemps à arriver; heureusement qu'il y a plein de photos à prendre pour passer le temps. Puis nous nous régalons pour moins de 15€ à deux, ce qui me paraît nettement plus correct que l'addition du repas d'hier soir. 






J'entraîne Chouchou jusqu'au Parizsi Udvar, un passage commercial Art Déco désaffecté et actuellement en plein travaux de rénovation. Nous réussissons à y entrer par une petite porte latérale que les ouvriers ont laissée ouverte. Je trouve l'endroit déprimant voire flippant, mais Chouchou adore et mitraille les vitrines brisées et poussiéreuses avec un bel enthousiasme. Plus loin, en attendant l'ouverture d'un magasin de chocolat raffiné dont les mini-tablettes à l'emballage superbe coûtent un rein chacune, nous trouvons enfin notre première géocache sur la grille du parc qui borde la place Kalvin Ter. L'honneur est sauf: la Hongrie sera bien inscrite à notre palmarès de géocacheurs. 





En bas de Vaci Utca, longue artère piétonne bordée de restaurants à touristes et de boutiques de souvenirs hideux, nous faisons une pause chez 1000 Tea. Le salon de thé-boutique pratiquement plongé dans le noir empeste le patchouli et nous préférons profiter du beau temps pour nous installer dans la petite cour. La carte comporte uniquement des thés nature du monde entier; Chouchou commande un Darjeeling et moi un Tamaryokucha. Dommage qu'il n'y ait rien à grignoter avec. Je procède ensuite à mes emplettes traditionnelles de magnets souvenirs (un pour moi, un pour ma mère, un pour ma voisine) et de cartes postales. 






Nous comptions faire ensuite un tour de grande roue, mais il s'avère que les cabines sont fermées avec des vitres teintées, ce qui nous empêcherait de faire la moindre photo potable de Budapest vue de haut. De plus, 8€ le tour, ça me semble très exagéré. Nous renonçons donc et nous dirigeons vers "le meilleur bar de ruines de Budapest" selon la propriétaire de notre appart' Airbnb: le Szimpla. Situé dans une longue rue riche en street art, l'endroit est extrêmement pittoresque, plein de détails ultra-photogéniques. Il est aussi très jeune, pas franchement confortable et orienté bière à la pression plutôt que cocktails. Nous ne nous y attardons pas et, comme nos jambes comment à tirer, nous reprenons le chemin de l'appart' afin de nous poser un peu.















Ayant récupéré nos iPad, nous retournons dans Kiraly Utca où nous nous installons chez Frappans, un bar-restaurant très grand et peu bruyant, à l'éclairage tamisé juste ce qu'il faut. La carte fait deux kilomètres de long; le wifi fonctionne très bien et les serveurs sont discrets. C'est parfait pour nous. Je prends un Sex on the Beach et Chouchou un Virgin Mojito (qu'il déclare "moins bon que ceux du Berger"). Nous publions nos Instagram de la journée et surfons un long moment avant de commander notre dîner. Souhaitant manger léger, j'ai choisi des champignons farcis au fromage de brebis et accompagnés de riz vapeur. Chacun d'eux arrive enveloppé d'une énorme gangue de panure frite. Quel magnifique fail. Bien que ça ne soit pas mauvais, je ne parviens pas à terminer mon assiette. En remontant la rue pour rentrer, nous croisons deux étranges véhicules sur lesquels des jeunes gens attablés devant des bières pédalent pour faire avancer le bouzin. Nous tombons également sur un autre bar de ruines éclairé par des lampions-méduses. Bien que ça ne soit pas mon genre d'endroit (je suis trop vieille, je suppose), j'adore l'inventivité de la décoration de toute évidence réalisée avec très peu de moyens. 







Lorsque nous arrivons "chez nous", il est à peine 20h30. Nous avons fait 23 000 pas dans la journée, mon record personnel depuis que j'ai mon Jawbone. Je manque m'endormir en écrivant dans mon carnet de voyage, mais c'est de la bonne fatigue!

jeudi 21 mai 2015

Opération sabotage de régime en Helvétie (4/4)


Merci la fondue d'hier soir pour cette nuit remplie de cauchemars; la prochaine fois, je tâcherai d'avoir les yeux moins gros que le ventre. Pour autant, suis-je dégoûtée de la nourriture, ai-je l'appétit coupé pour les deux jours à venir? Même pas. Lorsque nous arrivons sur le coup de 11h à la ferme aux Cretegny, j'ai de nouveau une faim de loup. Et ce serait de toute façon pécher que de ne pas faire honneur à ce superbe brunch presque exclusivement composé de produits fabriqués sur place. J'aime toujours autant la rösti, et cette cuchaule est une merveille. Mais attention au gaspillage: les deux cochons sont au régime! Bien que citadine endurcie, j'avoue: je ne déteste pas l'odeur du crottin. Par contre, la décharge que je me prends en touchant involontairement la clôture électrifiée non signalée de l'enclos des poules et des lapins, je m'en serais bien passée (même si c'est plus surprenant que réellement douloureux). 







Pour l'honneur, une géocache nano rapide et facile à Morges, où les places de parking sont aussi rares que les repas sautés dans l'histoire de ma vie, puis un dernier verre avec Lady Pops et Miss A. dans un salon de thé de la grande rue piétonne, et c'est déjà l'heure de prendre le train pour l'aéroport de Genève. On serait pourtant bien restés quelques jours de plus, fût-ce au péril de la vie de nos estomacs...

(Le lendemain matin, de retour à Bruxelles, je me pèse en frémissant d'avance: je fais exactement le même poids que la veille de notre départ, alors que je me suis gavée et que je n'ai pas fait de fitness pendant 4 jours, juste nettement plus marché que d'habitude. Mon généraliste doit avoir raison quant aux activités bénéfiques pour moi. Je me commande donc immédiatement un bracelet connecté pour m'encourager à accumuler les pas supplémentaires. Mais ceci fera l'objet d'un autre billet!)

mardi 6 janvier 2015

[PORTO] La Fabrica Social: street art & urban decay




Voici bien un endroit où je n'aurais jamais mis les pieds sans le geocaching! Il faut dire que la Fabrica Social, fondation artistique créée par le sculpteur portugais José Rodrigues, est située quelque peu à l'écart des sentiers battus, tout en haut de la rua Santa Catarina (interminable artère piétonnière commerçante dépourvue de charme comme d'intérêt). Il faut aller la chercher au sommet d'une volée de marches passablement crevante et au fond d'une impasse bien planquée - aucune chance de tomber dessus par hasard! Mais si on la contourne pendant les heures d'ouverture, on accède à l'un des lieux les plus étranges et méconnus de Porto: un ensemble de maisons en ruines devenu un haut lieu du street art. Les plus grands artistes du pays y ont signé des oeuvres étranges, parfois choquantes, souvent troublantes mais toujours photogéniques...























J'avoue ne pas être fan d'urban decay (au contraire de Chouchou qui adore ça); néanmoins, l'endroit vaut vraiment le coup d'oeil. J'imagine qu'il peut être flippant dans certaines circonstances, mais nous l'avons visité en pleine journée, alors qu'il faisait un grand soleil, sans y croiser âme qui vive - pas même un rat ou un écureuil. Et puis, nous avons trouvé la cache, ce qui est toujours excellent pour le moral!

Rua da Fabrica Social
4000-201 PORTO
Ouverture: du lundi au samedi, de 10h à 18h

(Une partie des photos de ce billet a été prise par Chouchou, 
que vous pouvez suivre sur son compte Instagram.)