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mardi 10 juin 2008

Post décousu

J'aurai plein de choses à raconter la semaine prochaine, mais ces jours-ci, j'ai un peu la tête dans le guidon. Je dois rendre une très grosse trad ce week-end, et bien que je ne sois pas en retard, je ne suis pas non plus en avance. La bonne nouvelle, c'est que le bouquin est excellent; je me suis éclatée tout du long et la fin me plaît encore davantage que le reste car elle évite la classique grosse bataille entre les forces du bien et celles du mal - chose que je considère toujours comme un pensum et à cause de laquelle je peine très souvent sur les dix derniers jours d'un gros boulot.

Que dire d'autre? Je suis chez moi depuis dimanche soir. Il fait beau et chaud dans le Sud de la France (28° aujourd'hui paraît-il; je ne peux pas confirmer car je n'ai pas mis les pieds dehors).

Hier j'ai fait un tour au centre commercial voisin et acheté sur un coup de tête un collier Agatha avec de petites pierres dans des tons doux, ainsi que des compensées violettes dont j'ai pensé sur le coup qu'elles iraient super bien avec ma robe longue en batik du Comptoir des Cotonniers - mais plus je les regarde, plus je doute. Au retour, m'apercevant que j'avais raté le bus à 5 minutes près et que le suivant ne passait pas avant une demi-heure, je me suis assise en tailleur sur le trottoir (désert, car en plein milieu d'une zone industrielle) pour jouer à la DS pliée en deux histoire d'y voir quelque chose sur les écrans malgré la réverbération du soleil couchant. A un moment, j'ai entendu un gros bruit de moteur passer devant moi. C'était mon bus que je n'avais pas hélé. J'ai agité désespérément les bras; par chance, le chauffeur m'a vue et a eu la gentillesse de s'arrêter un peu plus loin pour attendre que je le rejoigne en courant.

Aujourd'hui, je n'ai pas bougé de la maison, mais à 17h un charmant jeune homme dépêché par mon assureur est venu me voir pour me présenter un contrat "maintien de revenu en cas d'arrêt maladie prolongé". Sa proposition était un chouïa moins avantageuse que celle arrachée de haute lutte au type de ma mutuelle, mais lui au moins, je n'avais pas dû le harceler par mail trois mois durant pour obtenir une malheureuse estimation. Donc j'ai signé, et je suis bien contente d'avoir réglé cette question qui me préoccupait depuis assez longtemps. A partir du 1er juillet, je peux me casser un bras ou choper un cancer: je crèverai peut-être de douleur mais pas de misère. Humour de mauvais goût, bien entendu. En réalité, j'espère faire jouer le syndrôme du parapluie. Vous savez bien: les jours où le ciel est couvert, si vous pensez à l'emporter, il ne pleuvra pas; si vous sortez sans, saucée garantie.

Oh, et puis dans la catégorie des petites misères, je suis de nouveau en panne de gaz. J'ai changé ma bouteille il y a peu de temps et j'ai dû m'en servir une demi-douzaine de fois depuis. Pourtant, quand je tente d'allumer mes feux, il ne se passe rien. Pas d'odeur, pas de chuintement caractéristique. J'ai essayé les deux positions du bitogno-robinet, le résultat est identique. J'ai vérifié que le tuyau ne s'était pas débranché accidentellement de la plaque: non. Je suis maudite du gaz. A tous les coups j'ai hérité d'une bouteille vérolée ou remise en rayon aux trois quarts vide. Du coup, pas de gnocchi pour moi ce soir, mais un triste sachet de riz façon paëlla préparé par Tonton Ben et réchauffé au micro-ondes. Mon estomac est triste, hélas. Heureusement, je n'ai pas fini de lire mon livre du moment: le tordant "The elfish gene" de Mark Barrowcliffe qui relate là sa jeunesse de nerd rôliste. Ah, le doux parfum du souvenir...

jeudi 29 novembre 2007

Le pschiiit de la fin

Depuis le début de la semaine, je me nourris de riz en sachet micro-ondable le midi et de soupe Liebig le soir. Ce midi, je décide de varier un peu et de me préparer du poisson (bon OK, des fish sticks) à la poêle. Je farfouille sous la plaque pour allumer la bouteille de gaz... qui pousse un chuintement pareil à un dernier soupir et se tait.
Elle est vide.
Et si lourde qu'il me faudrait une voiture pour l'emmener dans une station-service afin de la remplir.
Ce que je n'ai pas fait juste avant de vendre ma Twingo le mois dernier en me disant qu'apparemment ça allait, il restait encore du gaz dedans, et d'accord c'était le petit modèle et je m'en servais depuis un an et demi, mais comme je l'utilisais très peu j'avais encore du temps devant moi - surtout que désormais, je n'allais plus passer qu'une semaine sur quatre ou cinq dans cet appart'.
Blonde dedans un jour, blonde dedans toujours.

mercredi 11 janvier 2006

Adieu, prix Nobel de physique

La scène se passe hier soir, vers 21h30. Il commence à faire faim et l'Homme n'est pas là pour me nourrir. Je vais dans la cuisine, remplis une casserole d'eau et la pose sur le feu. Qui refuse catégoriquement de s'allumer. Je sens bien que la bouteille de gaz n'est pas vide, mais impossible d'obtenir la petite étincelle habituelle. Et nous n'avons pas d'allume-gaz dans la maison.
Dépitée, je colle deux bouts de poisson surgelé, un oignon émincé, quelques haricots verts/pommes de terre/carottes dans un plat en pyrex, arrose le tout de vin blanc et mets au four pendant une demi-heure. A la fin, le poisson et les haricots sont cuits, mais les carottes et les patates croustillent sous la dent, ce qui n'est pas l'idéal. Je mange du bout des dents.
Un peu plus tard, l'Homme rentre. J'ai encore faim et je suis grognon. Je lui explique mes déboires. Il éclate de rire.
- Et toi, une fumeuse, t'as pas eu l'idée d'utiliser ton briquet ou des allumettes?

...

Plus tard encore, nous sommes en train de regarder un téléfilm très intéressant sur la vie de Stephen Hawkins, l'auteur de la théorie du Big Bang.
MOI (émerveillée): Quand même, t'imagines ce qu'on doit ressentir quand on vient de percer un mystère de l'univers? Bon d'accord, y'a peu de chances que ça nous arrive un jour...
L'HOMME (ironique): Ben disons qu'il y en a au moins une de nous pour qui c'est mal barré.