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mercredi 23 janvier 2019

Se détacher de la colère, survoler les problèmes





Début juillet, ça fera 25 ans que j'exerce le métier de traductrice littéraire avec un statut de travailleuse indépendante. Des retards de paiement, j'en ai toujours connu. Mais là où autrefois, ils étaient l'exception (hormis en août et dans la seconde quinzaine de décembre), ils sont devenus la norme au cours de la dernière décennie. Désormais, j'ai de la chance quand j'arrive à me faire régler une facture moins de deux mois après son émission. En plus de me compliquer sérieusement la vie, ça me met dans une rage folle. Je suis toujours à l'heure pour rendre mon travail, même quand les délais sont hyper serrés, même quand j'ai été malade, même quand j'ai eu à résoudre des problèmes techniques ou personnels. Pourtant, presque systématiquement, je me retrouve à mendier mon dû pendant des semaines voire des mois après le délai de traitement acceptable. Ca m'use les nerfs, et je ne sais même pas si ça sert à quoi que ce soit. 

vendredi 16 novembre 2018

L'automne de l'angoisse (1/2)





C'est peu dire que je viens de vivre un mois difficile. 

Alors que j'étais en pleine déprime post-voyage raté, combinée à une actualité méga anxiogène et à une confrontation avec ma terreur phobie sévère des souris, je me suis pour la troisième fois cette année retrouvée au chômage technique. Et contrairement aux deux fois précédentes, aucun boulot n'a miraculeusement atterri dans ma boîte mail au bout d'une semaine à peine. Les jours passaient, et tous les messages que j'envoyais me revenaient avec plus ou moins la même réponse: "Désolé(e), mais nous avons déjà du mal à satisfaire les demandes de nos collaborateurs réguliers". Pourquoi? En gros, parce que les traducteurs littéraires sont de plus en plus nombreux alors que les maisons d'édition favorisent de plus en plus la création française en raison d'un coût moindre - et que par ailleurs, comme nos charges ne cessent d'augmenter, chacun de nous a besoin de bosser de plus en plus pour maintenir son niveau de vie.

vendredi 2 novembre 2018

Momox: pour vous débarrasser facilement des livres, CD, DVD et jeux vidéo dont vous ne voulez plus





J'ai souvent parlé ici de mes difficultés à évacuer 95% des bouquins que j'ai lus - un peu parce que je n'ai pas la place de les garder et un peu parce que, relisant rarement, je ne vois pas l'intérêt de m'encombrer. Sauf que quand je débarque chez des bouquinistes avec des sacs entiers d'ouvrages parus très récemment et d'apparence neuve (pardon de lire vite et d'être soigneuse), ils me regardent comme si je les avais volés dans le seul but de les revendre. Je ne sais pas ce qui me vexe le plus, qu'on mette en doute mon honnêteté maladive ou qu'on pense qu'il est impossible de lire autant et en abîmant si peu ses bouquins. Bref. 

mardi 23 janvier 2018

Où je démontre chiffres à l'appui qu'acheter son logement n'est pas toujours une bonne idée





Devenir propriétaire de mon logement dès que j'en aurais les moyens fait partie des rares principes inculqués par mes parents que je n'ai pas une seconde songé à mettre en doute avant de l'appliquer. Mieux valait rembourser 500€ chaque mois pour l'achat d'un appartement plutôt que de les jeter par la fenêtre sous forme de loyer, pas vrai?

...Non, pas vrai du tout, en fait. 

samedi 5 août 2017

Une semaine à Toulouse #2




Vendredi 

Je n'ai toujours pas reçu le virement qui devait arriver sur mon compte fin mai, puis fin juin, puis fin juillet - et bien entendu, pas davantage le virement suivant prévu pour fin juillet. J'essaie de rester calme, mais plus de 5000€ de trou dans ma trésorerie, ça fait mal.

Ma mère hurle dix bonnes minutes sur sa souris sans fil qui ne fonctionne pas, dans le registre: "Heureusement qu'on m'avait dit qu'il n'y avait jamais de problème avec les Mac!" ("on" = moi, qui me trouve dans la pièce voisine), avant de se rendre compte qu'elle a oublié de l'allumer.

lundi 3 juillet 2017

Les dépenses intentionnelles de juin




Les dépenses intentionnelles que j'ai faites ce mois-ci (hors vacances à Oslo)
Immatériel:
Lunch x 5 (Peck 47, Lakson, Makisu, La fabbrica di Marco, Mamma lova trattoria)
Goûter x 3 (Le Chamo x2, Simple Simon)
Cocktails x 2 (Café Floréo, Le Berger)
Dîner x 3 (Yamato, Les têtes d'ail, Taverne Avedis)
Escape game "Braquage à la lilloise"
Massage "Clear your mind" au Serendip Spa
2 billets d'avion pour Dublin en octobre
Don mensuel récurrent à l'Auberge des Migrants
Matériel:
17 livres, 1 magazine (Frankie)
Bouquet de pivoines roses
Produits de bain Lush
Exfoliant pieds au gingembre Bomb
2 masques visage à usage unique

Les dépenses que j'ai envisagées et renoncé à faire
Couverture en tricot jaune chez Maisons du Monde: J'ai déjà plusieurs plaids crochetés de mes blanches mains. Et puis c'est pas du tout la saison. 
Jupe longue Lillith, blanche avec motifs kaki: Elle était superbe, elle m'allait très bien, mais même au magasin de déstockage, elle coûtait encore plus de 100€, et surtout je n'avais aucun haut pour aller avec.
Robe asymétrique cos, en soldes: C'était une merveille, mais qui ne tombait pas comme il fallait sur moi. Je l'aimais tant que j'ai failli la prendre quand même en espérant que ma couturière puisse l'ajuster, mais la coupe était vraiment trop particulière, snif.
Saut en tyrolienne Kollensvevet: Dans les 130€ par personne, glups. Et la tyrolienne depuis le haut de l'Atomium ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable: filer vers le sol, c'est nettement moins spectaculaire que traverser une gorge naturelle (par exemple). 

Bilan du mois:
Première fois que je programme un don récurrent à une association, mais la question des migrants me taraude en permanence donc c'était plus que justifié.
Premier achat de chaussures depuis les soldes d'été 2016, je crois. J'en avais besoin, donc ça va! En revanche, j'aurais pu et dû me dispenser du sac à dos, très mignon mais ne correspondant pas à mes besoins (j'aime les sacs que je peux porter en bandoulière croisée; comme ça, j'ai à la fois les mains libres et facilement accès à mes affaires).
Pas mal de restos, glaciers, salons de thé et bars à cocktails; c'est un peu la saison qui veut ça - et seule ou accompagnée, c'est toujours un plaisir.
Ma PAL débordait fin mai, et je me disais qu'il faudrait que je freine sur les achats de livres. A la place, je me suis débarrassée des bouquins qui traînaient depuis trop longtemps sur mon étagère et dont la fenêtre de désirabilité s'était refermée. Et j'en ai encore acheté d'autres - que j'ai lus, au moins!

jeudi 1 juin 2017

Les dépenses intentionnelles de mai




Les dépenses intentionnelles que j'ai faites ce mois-ci
Immatériel:
Jeu vidéo "The witness"
1 livre numérique
Brunch (Chalet Robinson)
Lunch (Chadao)
Goûter x 2 (Méert, Forcado)
Cocktails x 2 (The Dominican, La Pharmacie Anglaise)
Dîner x 3 (Horia, AMI, Green mango)
Billets de train pour Lille
Matériel:
13 livres, 4 magazines (Psychologie positive, Frankie, Flow français, Respire)
7 rouleaux de masking tape
Bouquet de pivoines roses
Robe en lin rose pâle Talia Benson
Jupe coton rouge foncé C&A
Jupe noire à imprimé oiseaux Froy & Dind
Robe longue "Petit diable" Anatopik d'occasion sur eBay
Robe longue Cop Copine d'occasion sur eBay
Ceinture Plume de Nat & Nin
Gobelet à thé + planchette en porcelaine helen b
Drap + 2 taies d'oreiller en lin lavé gris

Les dépenses que j'ai envisagées et renoncé à faire
Le numéro 1 de Calme: encore un magazine au croisement entre Simple Things et Flow. Ca aurait pu m'intéresser, mais pas à 9,50€ - le prix d'un gros livre de poche qui m'occuperait pendant des heures.
Les deux livres de l'illustratrice coréenne Puuung: ils me font très envie, mais une expédition depuis l'Asie va prendre des mois et probablement me doubler le prix des articles entre les frais de port et les frais de douane.
Des bottines Hush Puppies Tiffin rouges: elles sont vraiment magnifiques, mais pas de saison, et surtout la fermeture éclair monte trop haut - je suis à peu près sûre qu'avec mes mollets dodus, je n'arriverai pas à la fermer.
Deux réservations pour le Tram Experience: j'ai envie de tester depuis 2012, de préférence à cette période de l'année, mais c'est aussi cher que deux escapes games pour un groupe de 4, et plus cher qu'un aller-retour pour la plupart des grandes villes d'Europe. Mon budget n'est pas extensible à l'infini, et je préfère les escape games et les city trips.

Bilan du mois:
J'achète pas mal de fringues depuis quelque temps, mais c'est parce que j'ai grossi et que les trois quarts de ma garde-robe me boudinent. Plus qu'à trouver une paire de sandales et je serai parée pour cet été. Quant au reste, pas de regrets: le jeu vidéo est génial, les sorties sont toujours un plaisir, et je rêvais d'une parure de lit en lin depuis un an. En revanche, ma PAL recommence à prendre des proportions inquiétantes; je vais donc tâcher de lire ce que j'ai avant de rentrer davantage de bouquins.

mardi 2 mai 2017

Les dépenses intentionnelles d'avril




Les dépenses intentionnelles que j'ai faites ce mois-ci
Immatériel:
Goûter au Chamo, smoothies au Vog
5 restos (Takumi, Knees to Chin, Dam Sum, L'Oriento, sushis à Monpatelin)
Escape game Adventure Rooms Provence (avec 50% de réduction)
2 livres numériques
Matériel:
22 livres, 1 magazine (Flow français)
4 bouquets (renoncules blanches et rouges, tulipes oranges et jaunes, pivoines roses, pivoines rouges)
Tasse à thé lapin Sobi Graphie
Les dépenses que j'ai envisagées et renoncé à faire
Diverses plantes d'intérieur: celles qui me plaisaient réclamaient un arrosage hebdomadaire, or Chouchou devait m'accompagner en France pendant les trois semaines où j'y restais pour les élections. Mais ça risque de n'être que partie remise: j'adore les plantes, et malheureusement, elles ne tiennent jamais très longtemps avec moi, donc le taux de renouvellement est toujours élevé!
Une bougie parfumée Ocean Mint: l'odeur était divine, mais je n'ai même pas encore entamé la bougie Tomate-Basilic achetée en février, et j'en avais déjà une douzaine d'autres en stock avant ça.
Participer à l'événement The other tea time au LIB: je n'étais pas censée manger de sucre ajouté ce mois-ci, donc, les gâteaux maison auraient constitué une tentation inutile!
Des Miz Mooz Fontaine: elles sont la synthèse idéale des 12 paires de chaussures rouges que j'ai dans mes placards. Oui mais voilà: j'ai déjà 12 paires de chaussures rouges dans mes placards.

Bilan du mois:
Des dépenses que j'aurais pu éviter - la tasse, les broches et les cosmétiques, notamment, dont je n'avais pas du tout besoin. Mais j'étais frustrée de ne pas pouvoir manger de sucre et ça s'est ressenti dans ces petits craquages shopping. Le tapis, en revanche, était un achat prévu depuis longtemps et dont je me réjouis de m'être enfin occupée.

samedi 1 avril 2017

Les dépenses intentionnelles de mars




Les dépenses intentionnelles que j'ai faites ce mois-ci:
Immatériel:
2 billets d'avion pour Oslo
Forfait de 10 cours d'aerial yoga
Massage personnalisé d'1h au Serendip Spa
Brunch en amoureux (The little green shop)
Lunch (Peck 20)
Goûter (Méert, Tomo, AM Sweet)
Cocktails (Dominican)
Dîner entre amis (Samourai Ramen)
Matériel:
1 guide de voyage + 4 bédés + 11 livres + 1 magazine (Respire)
2 petites plantes en bocal
1 bouquet de fleurs
Mug à motif cactus perchase
Planchette en céramique helen b
Boîte en porcelaine Cold cream
Bougie parfumée Tomate-Basilic La manufacture des senteurs
Funko Pop Velma de Scooby-Doo
Marinière Galeries Lafayette en cachemire, rayée beige et rouge

Les dépenses que j'ai envisagées et renoncé à faire:
Des souvenirs de Lisbonne: Ca fait quelques années que nous ne voyageons plus qu'avec des bagages cabine, généralement déjà pleins à l'aller. Super dissuasif contre le shopping touristique que, pour être honnête, je regrettais trois fois sur quatre. Je n'ai même pas ramené de jolies savonnettes de chez A vida portuguesa! 
Un escape game à Lausanne: Tout est super cher en Suisse... Alors, au lieu de dépenser entre 120 et 150€, j'ai envoyé des mails pour proposer un partenariat, et la boîte chez qui on avait déjà fait deux salles m'a dit banco. 

Bilan du mois:
Aucune erreur d'achat flagrante; juste beaucoup de sous consacrés à des voyages présents ou futurs, ce qui correspond pile poil à mes objectifs.

jeudi 2 mars 2017

Les dépenses intentionnelles de février




Les dépenses intentionnelles que j'ai faites ce mois-ci:
Immatériel
Brunch en amoureux à l'Architecte
2 lunchs solo (Living Room, Les têtes d'ail)
3 cocktails (Alice Cocktail Bar, The Dominican, SmoodS)
2 dîners entre amis (Hopla Geiss, Dam Sum)
Matériel
13 romans
6 bédés
3 magazines (Frankie, Oh Comely, Flow français)
1 livre photo commandé sur le site d'Hema
Sac Blanche carmin de Sabrina (soldé à - 60%)
Robe longue Cop Copine grise (d'occasion sur eBay)
Robe Emily & Fin rose à pois (soldée à -70%)
Legging de sport Kraken (soldé à - 50%)
Grand parapluie arc-en-ciel
Bouquet de mini-oeillets rouges et blancs
Sulfure méduses roses

Les dépenses que j'ai envisagées et renoncé à faire:
Une coloration pro: Mon coiffeur est super sympa et me fait des colos magnifiques, mais une grosse centaine d'euros chaque fois, plus un après-midi de boulot sacrifié, je commence à trouver que c'est vraiment trop. Avec une colo de supermarché à 12€, je gagne du temps, et certes mes cheveux sont moins beaux, mais j'ai des sous pour les emmener prendre l'air ailleurs.
Des escarpins Miz Mooz gris et noir à bride: Ils étaient magnifiques et soldés à -70%, mais le talon faisait 7/8cm alors que je ne suis vraiment à l'aise que sur du 4/5 dès que je dois marcher un peu. Et les chaussures que je ne peux porter que pour aller dîner dehors en voiture, j'en ai déjà une vingtaine de paires.
Plusieurs colliers Les Néréides/N2: Eux aussi étaient magnifiques et soldés à -50%, mais j'avais dit que j'évitais désormais les bijoux de cette marque parce que leur qualité se révèle souvent décevante. Sans compter que j'ai déjà des dizaines de très jolis colliers alors que j'en porte au final assez rarement.
Divers brols chez Maisons du Monde (un vide-poche cactus, un renard origami en céramique, des lumignons hiboux): J'essaie de diminuer le nombre de mes bibelots, pas de l'augmenter.
Une bougie ou un parfum d'ambiance pamplemousse rose/gingembre chez M&S: Là encore, j'ai déjà trop de produits dans ces catégories.
Des babies Camper noires: Je lorgne sur ce modèle depuis des années; j'ai besoin de remplacer mes babies noires actuelles et elles étaient à 45€ au lieu de 130 sur Vente Privée, mais... la date de livraison ne m'arrangeait pas du tout, et je n'aurais pas pu les renvoyer dans les temps en cas de problème avec la pointure. 

Bilan du mois:
J'aurais pu me passer du sac et des deux robes, mais les trois étaient de marques déjà testées et approuvées, peu chers et pile poil dans mes goûts. Malheureusement, la robe grise tombe bizarrement sur moi et la rose est un chouïa trop petite. Je ne les aurais pas achetées si j'avais pu les essayer en magasin; c'était donc une erreur de les commander sur internet dans des conditions où le retour n'était pas possible. Ca ne porte pas sur beaucoup d'argent (une trentaine d'euros pour chaque pièce), mais maintenant, je vais devoir les stocker jusqu'à ce que je puisse les revendre ou les donner. Quant au parapluie, il est tellement immense que je doute de l'utiliser beaucoup, hormis pour un shooting. Les achats sur internet, c'est pratique par certains côtés et pas du tout par d'autres! Désormais, je serai plus prudente.

mercredi 1 février 2017

Les dépenses intentionnelles de janvier




Ce que je ne compte pas dans les dépenses intentionnelles:
Tout ce qui est pas ou peu négociable: crédit immobilier, factures diverses, frais de transport ordinaires, courses alimentaires, entretien du logement, repas "utilitaires" pris à l'extérieur, médicaments et cosmétiques courants, matériel et fournitures pour le boulot...

Les dépenses intentionnelles que j'ai faites ce mois-ci:
Immatériel
Forfait de 10 cours d'aerial yoga
Massage cou-épaules au Serendip Spa
Cocktails entre amis au Berger
Dîner entre amis à l'Ouzerie
Déjeuner solo au Train Bleu
Brunch en amoureux à l'Architecte
Cocktail solo chez LIB
Matériel
Gel relaxant pour les muscles
2 guides de voyage - Lisbonne, Oslo
7 romans
5 bédés
4 magazines - Flow français, Flow anglais, Respire, Oh comely
Gros cactus cierge
Petite Fittonia en bocal
2 bouquets de tulipes
Parka longue Desigual (soldée à - 40%)
Gilet long Naf-Naf en tricot kaki
Funko Pop Daenerys sur Drogon
Valisette mappemonde

Les dépenses que j'ai envisagées et renoncé à faire:
Un nouveau MacBook: Vieux de 2 ans 3/4, l'ancien ramait et plusieurs touches fonctionnaient mal. Au lieu de le changer, j'ai fait ajouter de la RAM et mettre un nouveau clavier. Ca m'a coûté trois fois moins cher et ça devrait, d'après le gentil monsieur du service client, lui permettre de tenir encore un an et demi pour l'usage que j'en fais. 
Plusieurs robes en soldes sur les sites d'Emily&Fin, BellDandy et Joanie: La robe Emily&Fin était une robe d'été; les autres étaient de marques que je ne connaissais pas et je craignais que la qualité ou la coupe ne se révèlent pas terribles, ou que la taille commandée ne soit pas la bonne - et j'ai horreur de faire des retours. Donc je me suis abstenue.
Une boîte de thé Casse-Noisette: Oui, c'est très mignon et super tentant, mais trois fois sur quatre, quand j'achète du thé sans l'avoir goûté, il ne me plaît pas tant que ça et je finis par le jeter. En plus, malgré un tri récent, mon placard à thé est toujours plein. 

Bilan du mois:
Peu d'achats de livres, ce qui m'a permis de faire baisser ma PAL.
Pas de craquages compulsifs pour un Xème carnet ou une Xème bougie parfumée.
Deux vêtements, mais utilitaires, et zéro paire de chaussures malgré les soldes.
Au final, je n'ai pas fait d'économies par rapport à d'habitude, essentiellement parce que les réparations de mon MacBook ont quand même coûté plus de 400€. Mais je ne regrette aucune de mes dépenses, qui ont toutes été réfléchies et se sont toutes révélées judicieuses. Un très bon démarrage pour cette résolution particulière, donc!

samedi 14 janvier 2017

Où je m'emmène déjeuner au Train Bleu




Si affreusement terre-à-terre qu'elle puisse sembler, ma résolution de "dépenser mes sous intentionnellement" en 2017 est sans doute l'une des plus significatives que j'ai prises, et aussi celle que j'ai adoptée avec le plus d'enthousiasme et dont je me félicite déjà le plus au bout de deux semaines. Ne pas tomber dans le piège des soi-disant achats-plaisir qui se servent au final qu'à prendre la poussière sur une étagère (ou une tringle à vêtements) et me culpabiliser. A la place, investir consciemment dans des choses qui m'apportent un vrai plaisir, et si elles sont immatérielles et n'encombrent pas mon espace vital, c'est encore mieux.

Hier, je devais passer la journée dans le train. Jeudi soir, Thalys m'a envoyé un texto pour me prévenir qu'en raison des intempéries prévues dans le nord de la France, l'arrivée de mon train à Paris était prévue avec 60mn de retard. Ce qui me laissait encore tout juste le temps d'attraper ma correspondance; par contre, à partir de 70mn, ça commençait à sentir le moisi. Bien entendu, stressée de la vie comme je suis, je n'en ai quasiment pas dormi de la nuit. Et à 8h du matin le lendemain, Thalys m'a envoyé un nouveau texto pour me prévenir que mon train était carrément supprimé. J'ai téléphoné au service client en m'attendant à ne pas réussir à les joindre, mais surprise! J'y suis parvenue dès mon second appel. Un monsieur très aimable m'a informée qu'exceptionnellement, je bénéficiais d'une "souplesse d'accès" toute la journée, c'est-à-dire que je pouvais prendre n'importe quel autre Thalys circulant sur le même trajet à l'heure de mon choix. Le temps de me préparer, j'ai immédiatement foncé à la gare, et réussi à attraper un train qui partait une heure plus tôt que mon train supprimé. Il y avait des places libres, et Thalys distribuait des boîtes-déjeuner: bravo pour la gestion de crise.

Le trajet s'étant déroulé sans aucun ralentissement, et le RER D étant toujours aussi rapide pour traverser Paris, je me suis retrouvée gare de Lyon 2h30 avant le départ de mon TGV. Pour tuer le temps, je pouvais me faire un lunch fonctionnel chez Prêt-à-manger puis me balader dans la galerie commerçante où les soldes battaient leur plein et me laisser tenter par deux-trois merdouilles inutiles. Mais j'ai décidé qu'après mon coup de stress, ma nuit presque blanche et ma course du matin, je méritais mieux que ça. Alors, j'ai monté le grand escalier qui mène au restaurant mythique Le Train Bleu, et j'ai réclamé une table pour une personne. J'ai mangé un magret aux cèpes en sirotant un verre de Côtes-de-Provence blanc et conclu par un thé gourmand (des aiguilles d'argent au jasmin accompagnées de quatre gâteaux miniatures). Comme ce n'était pas bondé même s'il y avait pas mal d'animation pour un midi de semaine, j'ai traîné à table avec mon bouquin en cours, jetant de temps à autre un regard admiratif à la ronde. Le personnel a été aux petits soins, et j'ai passé un moment délicieux pour sûrement moins cher que ce que j'aurais bêtement claqué avec ma première option. Bref, hier midi, j'ai dépensé mes sous de la meilleure façon pour moi, et j'entends bien continuer sur cette lancée! 

mercredi 4 janvier 2017

Mes sous et moi





J'ai mis du temps à développer un rapport sain avec l'argent. Mon père gérait les finances familiales. Ayant grandi dans la pauvreté, il  était du genre hyper économe, à ne pas dépenser un franc si ce n'était pas vraiment nécessaire. Résultat: bien que je n'aie jamais manqué de rien enfant, je n'ai pas du tout été gâtée sur le plan matériel. J'avais des cadeaux pour Noël et pour mon anniversaire, point, et un peu d'argent de poche chaque mois (beaucoup moins que les autres jeunes de ma classe en général). 

Lorsque, après avoir réussi les concours des Sup de Co, je suis partie vivre seule à Toulouse à l'âge de 17 ans, ma liberté toute neuve m'a tourné la tête. Je me suis mise à dépenser à tort et à travers, et comme le modeste budget alloué par mon père suffisait à peine pour mes frais incontournables, j'ai souscrit un prêt étudiant au Crédit Lyonnais qui était partenaire de mon école. En 3 ans, j'ai ainsi accumulé 120 000 francs de dettes (environ 18 500€) pour des bêtises: beaucoup de billets de train Toulon-Toulouse, des vêtements dont je n'avais pas besoin... 

Mon DESCAF option marketing en poche, je me suis rendu compte assez vite que je n'étais pas du tout à ma place professionnellement et qu'il serait bon que je change de voie. Le problème, c'est qu'avec mon prêt à rembourser, je ne pouvais pas me permettre de reprendre d'autres études: je devais gagner de l'argent tout de suite pour ne plus être à la charge de personne. J'ai eu la chance de réussir à retomber sur mes pattes en devenant traductrice sans le moindre diplôme. Mais j'ai bien retenu la leçon de mon erreur: ne plus jamais m'endetter pour des choses qui n'en valent pas la peine. 

Une fois mon prêt enfin remboursé, mon nouvel objectif financier a été de mettre de côté l'équivalent de 3 mois de dépenses courantes pour le cas où je connaîtrais une période de chômage technique, chose apparemment assez fréquente chez les freelance. J'ai eu de la chance, et à ce jour ça ne m'est jamais arrivé, mais avoir ces sous de côté me tranquillise - et me permet d'alimenter mon compte courant pour ne pas me retrouver à découvert lorsqu'un éditeur est en retard pour me payer (ce qui, par contre, se produit assez souvent). 

Pour le reste, ma philosophie est la suivante: je peux dépenser tout ce qui reste une fois que j'ai déduit mes dépenses incontournables, mais sans toucher à mes réserves. Je n'ai pas de dettes autre que mon crédit immobilier, que j'aurai fini de rembourser en janvier prochain. Ca fait dix ans que je n'ai pas dû solliciter un prêt de mes parents (et que je ne reçois plus d'argent-cadeau de leur part, excepté la fois où mon père m'a offert de quoi m'acheter mon premier MacBook pour me remercier d'avoir passé un mois chez eux après son diagnostic de cancer). Je tiens énormément à cette autonomie, mais je tiens aussi à me faire plaisir au quotidien. Quelqu'un de plus fourmi que moi continuerait à économiser; quelqu'un de plus cigale piocherait régulièrement dans ses réserves pour voyager davantage en partant du principe qu'on n'a qu'une vie. Chacun son truc, et même si ça m'a pris beaucoup de temps, l'équilibre que j'ai trouvé me convient parfaitement. 

Néanmoins, j'ai constaté que l'argent que je m'autorise à dépenser sans remords chaque mois pourrait être alloué de façon plus judicieuse. Que j'achète encore beaucoup de choses qui me font plaisir sur le moment mais qui au final vont m'apporter beaucoup moins que le billet d'avion que j'aurais pu me payer au bout de quelques semaines en les laissant dans le magasin. Donc, en 2017, j'ai décidé de remettre de l'ordre là-dedans. De ne plus faire de shopping impulsif et de privilégier les dépenses immatérielles car au final ce sont celles qui m'apportent le plus de satisfaction tout en m'encombrant le moins. Et comme la meilleure motivation pour moi, c'est de devoir rendre compte de mes actions d'une manière ou d'une autre, j'ai l'intention de lister à chaque fin de mois ce que j'aurai acheté de non-essentiel: ça me donnera l'occasion de vérifier si je suis toujours sur les rails et de corriger le tir dans le cas contraire!

jeudi 15 décembre 2016

Les dépenses piège




Parmi les objectifs que je me suis fixés pour 2017 (et dont je publierai la liste plus tard), il y a deux choses apparemment difficiles à cumuler: je souhaite à la fois voyager davantage que ces dernières années et financer le ravalement de façade de ma résidence sans recourir à un emprunt. J'ai donc prévu, d'une part, d'accepter autant de traductions que possible, quitte à faire des semaines de boulot nettement plus lourdes, et d'autre part, de revoir à la baisse mes dépenses non indispensables. 

Depuis que je m'intéresse au minimalisme, j'ai déjà fait pas mal de progrès en la matière. J'achète beaucoup moins de fringues, presque plus de chaussures, et je ne commets plus que très rarement des erreurs d'achat. J'ai arrêté de me maquiller et accepté le fait que, ma routine cosmétique se réduisant grosso modo à deux produits (crème hydratante tous les matins, gommage une fois par semaine), il était inutile que mes placards de salle de bain ressemblent à une annexe de Sephora. Je ne fais plus de loisirs créatifs, donc j'ai cessé d'accumuler les fournitures. Je ne vais presque plus au cinéma parce que je suis hyper difficile et que 11€ pour m'ennuyer pedant deux heures, non merci. Mais je me suis aperçue qu'il restait encore quelques domaines dans lesquels je pouvais me restreindre sans grosse frustration.

- Les repas au resto. Quand c'est pour le plaisir d'une sortie avec Chouchou, entre amis ou même en solo, pas de souci. Mais nous avons tendance à foncer dans une de nos cantines dès que le frigo est vide ou que nous avons la flemme de cuisiner. Alors qu'on peut facilement éviter ça en gérant mieux les courses et la préparation des repas - par exemple, en ayant toujours quelques bons restes au congélateur. Ce qui permet non seulement d'économiser des sous, mais aussi des calories, parce que je ne sais pas vous, mais moi, je mange toujours plus ou plus riche à l'extérieur de chez moi. 

- Les expos dont le sujet ne m'intéresse que moyennement. A 15€ l'entrée en moyenne, si je ne suis pas raisonnablement sûre de ressortir éblouie, mieux vaut ne pas y aller. Certes, ça fera un article de moins sur le blog, mais je survivrai. Ou je prendrai l'habitude de guetter les occasions de visite gratuite. 

- Le coiffeur. Le mien bosse très bien et me fait des couleurs magnifiques, mais chaque fois, j'en ai pour une centaine d'euros - et une demi-journée de boulot perdue. Je pense revenir prochainement à quelque chose de plus simple que je pourrai entretenir moi-même à la maison, et réserver les visites chez le coiffeur à un rafraîchissement de coupe bisannuel. 

- Les brols pas chers. Tous les petits trucs mignons que j'achète parce qu'ils coûtent moins de 10€ et que "ça fera joli sur Instagram". Non, je ne plaisante pas. Je me suis rendu compte que mine de rien, je craque très souvent pour des objets de déco qui n'ont pas vraiment d'autre utilité que capter la poussière, et dont je me lasserai rapidement après les voir mis en scène et photographiés. Genre, le chuppon panda qui m'a royalement permis de faire pousser trois brins de basilic anémiques et qui a fini au fond de la poubelle. 

- Les trucs que je collectionne malgré moi. En ce moment, le thé (même si je me suis un peu calmée depuis qu'on m'a trouvé une carence en fer), les carnets (dont j'ai deux étagères pleines), les bougies parfumées (que j'utilise, mais pas aussi vite que je les accumule) et les collants fantaisie (je n'ai qu'une seule paire de jambes, et tendance à porter toujours les mêmes). 

- Les bouquins. Je ne regrette jamais l'argent dépensé pour une lecture qui m'a plu. En revanche, il est encore assez fréquent qu'un livre me tombe des mains au bout de dix pages, ou que j'arrive à aller jusqu'au bout mais sans grand enthousiasme. Du coup, même quand les critiques sont dithyrambiques, je devrais prendre l'habitude de parcourir au moins le premier chapitre en librairie avant d'acheter. 

Et vous, quelles sont vos dépenses-piège - ces choses qui vous coûtent de l'argent sans vous apporter un vrai plus? 

jeudi 20 octobre 2016

Ce que le blog me rapporte




"Le rose et le noir" soufflera sa douzième bougie au printemps prochain. Il n'a jamais été un "gros" blog, mais avec environ 1500 visites par jour ces cinq dernières années, je pense qu'on peut le qualifier de "moyen" en termes d'audience. S'il était positionné sur un créneau vendeur comme la mode ou la beauté, je serais régulièrement sollicitée par des marques. En l'état, c'est un fourre-tout dans lequel compte-rendus de brunchs, tests d'escape games, critiques d'expos et impressions de voyage se mélangent à des états d'âme pas toujours très gais. Pourtant, j'en retire quand même quelques avantages matériels...

La rémunération Google Ads: c'est une petite commission calculée en fonction du nombre de pages vues sur mon blog et du nombre de clics sur l'encart publicitaire situé dans ma colonne de droite. Chaque fois que le montant cumulé atteint ou dépasse 70€ un mois donné, Google effectue un virement sur mon compte bancaire à la fin du mois suivant. N'importe qui peut installer ça sur son blog à condition que celui-ci ait 6 mois d'existence. A l'heure actuelle, ça me rapporte dans les 200€ par an.

Les chèques-cadeaux Amazon: quand je parle d'un truc en vente sur Amazon (généralement un bouquin), j'inclus un lien affilié qui emmène mes lecteurs directement sur la fiche du produit concerné. Tout ce qu'ils achèteront durant cette visite sur Amazon - et pas seulement le produit en question - me rapportera une commission sous forme de chèque-cadeau. Là aussi, les montants s'accumulent sur mon compte, et lorsqu'ils atteignent ou dépassent 25€ un mois donné, Amazon m'envoie mon chèque-cadeau par mail deux mois plus tard. Je peux ensuite le dépenser pour acheter n'importe quoi sur leur site. Là encore, n'importe qui peut se créer un compte pour ensuite créer des liens affiliés et les inclure dans son blog. A l'heure actuelle, ça me rapporte dans les 300€ par an. 

Les avantages en nature: il arrive que des marques me sollicitent par mail; la plupart du temps, leur produit ne me correspond pas et je refuse leur offre. Parfois, je reçois tout de même des propositions super enthousiasmantes, comme l'an dernier quand Chouchou et moi avons pu aller tester gratuitement l'indoor skydiving à Charleroi grâce aux coffrets Bongo. Je suis également dans le carnet de contacts de plusieurs agences de relations publiques, dont une qui gère beaucoup d'événementiel lié à la bouffe sur Bruxelles - c'est comme ça que, cette année, j'ai été invitée à dîner chez Lasagna Tiramisù ou aux deux déjeuners presse de Sushi Shop (toujours accompagnés d'un bon-cadeau pour récupérer la box du moment en magasin), ainsi qu'à des tas d'autres trucs très alléchants mais pour lesquels je n'étais hélas pas disponible. 
A l'opposé, je n'hésite pas à solliciter moi-même des partenariats: en 2014 pour un essai de voiture électrique Zen Car, cette année pour différents escape games. J'envoie un mail en faisant état de mes statistiques et de mon intérêt pour leur produit, et je leur propose un test gratuit contre un article. Comme je cible bien, ça marche environ deux fois sur trois. 

Rien d'extraordinaire donc. Je n'ai ni l'envie ni la patience de monétiser réellement ce blog ou de le formater éditorialement pour le rendre plus vendeur. Je ne pourrai jamais m'arrêter de travailler pour vivre de ça, et les échanges humains restent clairement ma principale "récompense" - mais ma foi, ces petits cadeaux font toujours plaisir quand ils tombent!

jeudi 15 octobre 2015

25 activités pour quand on est fauchée




1. Faire du fitness devant une vidéo. Je suis fan de celles de Jillian Michaels, qu'on peut trouver sur Youtube, mais il existe des tas d'autres coachs de tous les styles. En français, la chaîne de Décathlon propose plein de cours en direct. 

2. Inviter ses copines à boire le thé (et leur suggérer d'apporter les gâteaux pour aller avec).

3. Prendre un bain moussant.

4. Suivre un cours en ligne. Les deux principaux fournisseurs? edX et Coursera

5. Skyper avec un(e) ami(e) qui habite loin. 

6. Tenir un journal intime - ou un journal de rêves, un journal de gratitude... L'essentiel, c'est d'écrire. 

7. Faire une grasse matinée crapuleuse. Non, on n'est même pas obligée d'avoir un partenaire sous la main. 

8. Aller pique-niquer dans un parc si la météo le permet. Oui, même en automne, avec un thermos de chocolat chaud et une pâtisserie maison. 

9. Relire un bouquin "doudou" qui fait du bien. Moi c'est la série complète des Calvin & Hobbes qui ne manque jamais de me donner le sourire, et vous? 

10. Se faire une manucure ou une pédicure un peu funky: couleurs délirantes, paillettes, petits points, effet marbré... 

11. Visiter un musée le jour où c'est gratuit (et certains le sont même toute l'année).

12. Organiser une troc party - et faire d'une pierre deux coups: récupérer de nouvelles affaires tout en passant un bon moment entre filles.

13. Faire une promenade à thème ou une chasse au trésor urbaine: à Bruxelles, recenser les maisons Art Déco; dans n'importe quelle grande ville, traquer les space invaders en mosaïque, les fresques murales, les installations de yarn bombing...

14. Participer à un défi Instagram. Piocher dans ceux des autres (qui durent généralement 30 jours), ou inventer le sien pour s'inciter à prendre davantage de photos. Mieux encore: lancer un projet 365. 

15. Essayer une nouvelle recette qui met l'eau à la bouche.

16. Se faire une coiffure compliquée. Ou un maquillage qui tue, grâce aux nombreux tutoriels qu'on peut trouver sur Youtube. 

17. Pratiquer le geocaching et en profiter pour découvrir des coins inconnus de sa propre ville. 

18. Revoir l'intégrale de sa série préférée.

19. Ecrire une vraie lettre sur du joli papier, soit à quelqu'un qu'on aime, soit à un correspondant inconnu déniché sur Snail Mail My Email.

20. Tester les salles de sport qui offrent une journée d'essai. Si elles ont une piscine et un sauna, c'est encore mieux. 

21. S'échanger des bouquins qu'on a aimés avec un(e) ami(e) aux goûts similaires.

22. Commencer un blog pour partager sa passion, ou juste raconter son quotidien.

23. Se composer une garde-robe capsule, à base de fringues versatiles faciles à mélanger. On peut  par exemple s'inspirer du projet 333: 33 pièces à porter pendant 3 mois. Et si on est convaincue, on peut toujours revendre le reste de ses fringues pour se faire un peu de sous!

24. Créer des listes de lecture iTunes pour toutes les circonstances et toutes les humeurs: une pour se motiver pendant le sport, une pour les réveils difficiles, une pour quand on a le blues, une pour se donner la pêche, une pour accompagner un long trajet en voiture...

25. Faire du bénévolat. Parce qu'il y a toujours moins bien loti que soi!


vendredi 6 mars 2015

Je ne consomme plus aujourd'hui comme il y a 10 ans




Hier après-midi, je suis allée faire quelques courses dans le centre de Bruxelles. Par la vitre du 95, j'ai aperçu le nouveau magasin Christian Louboutin du Sablon, et j'ai secoué la tête d'un air amusé en me rendant compte qu'il y a dix ans, posséder une paire d'escarpins de ce créateur figurait sur ma bucket list alors qu'aujourd'hui, si on m'en offrait une paire, je serais affligée de ne pas savoir qu'en faire. Un peu plus tard, alors que je sortais d'un magasin de sport avec deux tops et un corsaire en lycra, j'ai réalisé que depuis début janvier, une robe et une jupe en soldes exceptées, je n'avais acheté que des fringues de fitness. Et du coup, cela m'a amenée à réfléchir à la manière assez spectaculaire dont ma consommation a évolué au cours de la dernière décennie. 

Au début du millénaire, donc, je convoitais des Louboutin comme une sorte de Graal. 
Aujourd'hui, je n'achète plus que des chaussures avec lesquelles je peux marcher un laps de temps raisonnable, et qui vont avec ma vie pas particulièrement glamour. Je veux bien investir une fois de temps en temps dans une paire de Chie Mihara un peu délirantes, mais seulement si elles restent portables et si je les trouve en soldes. Le reste du temps, je tente désespérément de vider mon placard à chaussures. 

Au début du millénaire, les fringues étaient mon premier poste budgétaire après le logement. Je n'achetais pas forcément des choses chères, mais j'en achetais des quantités ahurissantes, souvent des trucs qui ne m'allaient pas trop ou qui ne me plaisaient même pas vraiment à bien y réfléchir. Je me comportais comme une personne boulimique vis-à-vis de la nourriture. 
Aujourd'hui, je n'achète plus beaucoup de vêtements. Un peu parce que j'ai moins de sous qu'à l'époque. Un peu parce que j'ai trouvé mon style et que ma penderie est déjà pleine de pièces qui y correspondent. Un peu parce que les apparences m'intéressent de moins en moins, et que désormais je conçois tout à fait de sortir plusieurs fois avec la même tenue - c'est le contraire qui me paraît un gaspillage aberrant. 

Au début du millénaire, je me suis offert un sac à main Vuitton, un Marc Jacobs et deux paires de mules Prada. 
Aujourd'hui, non seulement les marques de luxe ne m'attirent plus, mais elles m'écoeurent. J'ai porté chacun de ces articles trois fois dans le meilleur des cas, et j'ai un peu envie de pleurer quand je pense à tout ce que j'aurais pu faire avec l'argent qu'ils m'ont coûté. Ce qui me fait sérieusement baver et dégainer ma Visa en un temps record, maintenant, ce sont les voyages. Des expériences inoubliables plutôt que des objets pas indispensables. 

Au début du millénaire, je consommais avec frénésie pour combler le vide de mon existence et me positionner socialement.
Aujourd'hui, je réfléchis à deux fois avant d'acquérir quoi que ce soit. Je n'achète que des choses réellement utiles ou qui vont me procurer une forme de joie et de bien-être. Je me soucie des conditions dans lesquelles elles ont été produites, de l'impact qu'elles peuvent avoir sur l'environnement ou sur ma santé.

Au début du millénaire, je gardais tout comme s'il allait y avoir la guerre sous prétexte que "ça peut toujours servir"; mon intérieur était un vrai musée, et cela m'apportait un sentiment de sécurité.
Aujourd'hui, je fais du tri régulièrement; je me débarrasse de tout ce qui ne me sert plus, soit en le jetant soit en le donnant, et cela m'apporte un sentiment de légèreté.

Au fur et à mesure que ma vie acquérait du sens, que je me rapprochais de la personne que je voulais être, j'ai pris conscience de mes vrais besoins et envies. Cela m'a rendue quasi-imperméable aux sirènes de la publicité, aux pressions à la conformité sociale. J'en suis venue à considérer le shopping, non plus comme une activité de loisirs ou un shoot de satisfaction éphémère, mais comme un acte politique, une façon d'influer en bien sur le monde qui m'entoure.

Je ne suis toujours pas devenue économe (hélas!), mais je choisis avec soin ce à quoi je veux dépenser mon argent - c'est-à-dire, justifier le temps de travail qu'il m'aura fallu pour me l'offrir, et donc l'équivalent-énergie que cela représente.
Payer plus cher pour des légumes bio cultivés dans la région, oui. Acheter des plats préparés plein de cochonneries ou aller me détruire la santé dans un fast-food, non.
Investir dans un manteau de bonne qualité à la coupe flatteuse, ou une robe à l'imprimé craquant et à la jupe qui tourne, oui. Accumuler une demi-douzaine de fringues à la mode fabriquées au Bangladesh, non.
Dépenser 50€ en participant à un chouette projet en crowdfunding, oui. Les claquer en produits de beauté qui font plus de mal que de bien à ma peau, ou en produits de maquillage dont je ne me sers pas au final, non.
Casser ma tirelire pour un MacBook, un canapé confortable, une oeuvre d'art coup de coeur ou quinze jours au Japon, oui. Pour le dernier It Bag, un smartphone dont je n'ai pas l'usage, un objet déco improbable repéré dans le dernier ELLE ou un dîner dans un resto hype à la bouffe prétentieuse, non.

Et vous? Qu'est-ce que vous achetiez il y a 10 ans pour lequel vous ne dépenseriez pas un centime actuellement? A l'inverse, qu'est-ce que vous n'auriez jamais pensé acheter un jour, mais pour lequel vous dépensez volontiers aujourd'hui?

lundi 12 janvier 2015

Les brèves de la semaine #2




- Mardi dans le Bruxelles-Nice, la dame d'âge mûr assise près de moi a mangé un sandwich au jambon la tête enfouie dans un grand sac en papier brun posé sur la tablette devant elle, puis bu une immense canette de Kro enveloppée de Sopalin pour en masquer (imparfaitement, donc) la marque. Euh, OK.

- Mardi, toujours: Je me serais bien passée de la facture de 400€ pour la nouvelle peinture des cages d'escalier - surtout que j'avais voté contre à la dernière assemblée générale, mais bon, les joies de la copropriété... Si on ajoute que nous avons également dû débourser plus de 120€ de réparations pour notre lave-vaisselle de Bruxelles, et que mon assurance habitation a pris +50% par rapport à 2014, l'année démarre sous des auspices financiers peu prometteurs!

- Mercredi matin, jour de marché. L'un des pas-si-petits plaisirs du mois de janvier, c'est cette brioche des rois que j'adore et qu'on ne trouve qu'en Provence. La frangipane? Il ne faut même pas m'en parler. Et sinon, j'aurai attendu d'avoir presque 44 ans pour découvrir qu'il existe des anémones de toutes les couleurs, pas seulement des violettes. Mieux vaut tard que jamais.

- Mercredi midi: Charlie. Putain, Charlie. C'est pas possible. Charlie...

- Dans la seconde moitié de la semaine, le coup de massue de l'actualité m'a rendue très improductive. J'ai assuré le boulot et laissé tomber tout le reste. Mais j'ai été ravie de constater que je n'avais pas de fachos ou de théoristes de la conspiration planqués parmi mes contacts Facebook (triés sur le volet, il est vrai) et que même les gens que je pouvais imaginer indifférents à ce genre de drame manifestaient une forte émotion.

- Samedi, je me suis accordé une sortie en ville pour me remettre de mes émotions. Quelques bouquins et une nouvelle carte SD à la Fnac, un bon déjeuner à La fabbrica di Marco avec Kiki, une petite robe bordeaux et une jupe kaki sublime en soldes, un thé glacé/lecture au Chantilly. Un manteau porté sur le bras toute la journée tant il faisait chaud. Et puis aussi, une poignée de pancartes "Je suis Charlie" chez des commerçants qui m'étaient déjà sympathiques avant, ainsi qu'un placard "Toulon avec Charlie" sur les affiches de voeux du Nouvel An de la mairie.

- Dimanche, j'aurais aimé aller marcher avec des millions d'autres gens, mais j'avais peur de faire une attaque de panique dans la foule. Je l'ai bien regretté en voyant ces photos qui m'ont émue aux larmes. A mettre de côté pour les jours où ma foi en l'humanité vacillera de nouveau.

Bonne semaine à tous.

mardi 2 septembre 2014

Où je décide de noter toutes mes dépenses non-essentielles pendant un mois




La semaine dernière, j'ai fait mes comptes prévisionnels jusqu'à la fin de l'année, et j'ai pris un peu peur. Alors que je vais bosser à un rythme normal pendant cette période et que je n'ai pas de grosse dépense exceptionnelle planifiée, je vais devoir, pour ne pas piocher dans mon épargne, réduire de 20% le budget que je m'alloue habituellement pour tout ce qui ne fait pas partie de mes frais incompressibles. Certes, ça me laisse encore la possibilité de commander quelques bouquins, de manger au resto une fois de temps en temps et de boucler les city trips prévus sans devoir dormir sous les ponts - pas de quoi pleurer sur mon sort, donc, loin de là. 

Mais je suis frappée par la baisse de mon niveau de vie depuis 2011. Il y a 3 ans, je dépensais sans trop compter (je n'ai jamais eu des goûts de luxe, mais je multipliais volontiers les petits et moyens achats), et j'arrivais encore à épargner 10% de ce que je gagnais. Depuis, je me suis lancée sur la voie du minimalisme; j'achète de moins en moins de choses et... plus moyen de mettre un seul centime de côté. Il faut dire que, même si je bosse toujours autant, mes revenus ont baissé de 15% durant cette période - et c'est sans compter l'inflation. 

Du coup, alors que j'ai toujours tenu mes comptes scrupuleusement mais sans entrer dans les détails, j'ai eu envie de voir comment, sur un mois, se décomposaient mes dépenses non-essentielles: en gros, celles que je fais pour mes loisirs et éventuellement mon habillement. D'habitude, je me contente de ne pas me mettre à découvert. Là, je voudrais faire une analyse poste par poste pour voir où je pourrais rogner en cas de besoin. Je veux dire, j'en ai bien une vague idée, mais j'aime les chiffres et les objectifs concrets. Si je me dis: "Tu devrais manger dehors moins souvent, et mollo sur les achats de livres", ce sera beaucoup moins efficace que, par exemple: "Deux restos par mois et 80€ de budget bouquins, point". 

J'ai eu la chance de connaître une longue période assez faste sur le plan professionnel et financier. Mais je sens qu'elle touche à sa fin. D'une part, la conjoncture économique est vraiment mauvaise pour le secteur de l'édition, et un redressement dans les années à venir paraît très peu probable pour la chair à canon dont je fais partie. D'autre part, mon cheminement personnel m'incite à rechercher plus de temps libre pour des activités peu ou pas rémunératrices. Il est donc temps de resserrer les boulons de manière consciente, c'est-à-dire, de sélectionner les dépenses qui en valent encore la peine et celles que je peux contourner (par des emprunts, du troc...) ou éviter sans trop me frustrer. Un état des lieux préalable est une étape indispensable. Bilan en fin de mois. 

mardi 17 juin 2014

Bon plan conso: le sticker sécuritaire pour carte de crédit


Les piratages de carte de crédit sont de plus en plus fréquents, et même si les victimes finissent généralement par récupérer leurs sous, ni le patakès administratif ni l'avance de trésorerie qu'elles ont concédée bien malgré elles ne sont très agréables à gérer. En bonne paranoïaque, je fais mon maximum pour éviter ce genre de problème - qui m'est tout de même arrivé une fois il y a 4 ans suite à une compromission de sécurité sur le site internet de la Fnac. Depuis, pour mes achats en ligne, je privilégie Paypal chaque fois que c'est possible. Et pour mes achats en direct, les fois où je dois laisser le commerçant manipuler ma carte... j'ai dégoté l'autocollant breveté Certissim:




Il se pose à l'arrière de la carte de façon à masquer les fameux 3 chiffres de sécurité sans lesquels le numéro de la carte et sa date d'expiration ne servent à rien du tout, quand bien même quelqu'un aurait réussi à les mémoriser très rapidement. Génial, non? Et le plus beau, c'est qu'il est gratuit: il suffit d'en faire la demande écrite à

Sticker Sécuritaire Certissim 
FIA-NET 
39 rue saint-Lazare 
75009 Paris

en joignant une enveloppe timbrée et auto-adressée.

Merci beaucoup à Certissim (qui ne sponsorise absolument pas ce billet!) pour cette chouette idée.