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vendredi 20 mai 2011

Des insectes et des hommes


Le défourmisateur dont je réclamais l'intervention à cors et à cris depuis deux ans est passé hier matin.
Il est arrivé à 11h40 alors que nous avions rendez-vous à 10h. Il ne m'a pas prévenue de son retard par téléphone, et il ne s'est pas excusé une fois face à moi.
Il n'a pas réussi à actionner tout seul le robinet de ma baignoire pour remplir sa bonbonne. C'est vrai que c'est compliqué: il faut tourner.
Ensuite, il a traité mon balcon alors que les fourmis rentrent par de micro-fissures entre le mur et les poutres du toit.
Puis il est descendu répandre son produit autour de l'immeuble, théoriquement à la base des murs afin que les fourmis s'empoisonnent avant d'attaquer l'escalade de ceux-ci. Sauf que le mur par lequel elles rentrent est entouré par un jardin privatif auquel il n'a pas pu avoir accès, le propriétaire de l'appartement étant absent. Donc il a aspergé le pied de la clôture dudit jardin... qui est situé à dix bons mètres du mur, bien avant l'endroit où on suppose que la fourmilière est installée.

Sinon, en arrivant chez moi mardi soir, j'ai découvert dans ma salle de bains une hécatombe de bébés insectes à carapace articulée et pattes multiples, comme ceux qui bouffent le papier et ont déjà bien amoché le contenu des étagères du bas de ma bibliothèque. D'habitude, j'en trouve toujours une dizaine de-ci de-là quand je reviens d'une absence de plusieurs semaines. Là, ils sont venus pondre et se suicider en masse au pied de ma baignoire.

J'ignore ce qui m'est le plus incompréhensible, du comportement des insectes ou des humains.

mercredi 22 septembre 2010

Où je frôle le sans-faute

Ce soir se tenait l'assemblée générale de ma copropriété. Je m'étais fixé deux missions à remplir à cette occasion: ratatiner verbalement mon syndic qui a brillé par son inefficacité ces 14 derniers mois, et convaincre les autres propriétaires de financer l'intervention du spécialiste anti-fourmis. Pour la première, j'avais des arguments béton et un discours en plusieurs points, construit et répété mentalement d'innombrables fois au cours de l'année écoulée. Remontée comme un coucou suisse j'étais. Concernant le succès de la seconde, j'avais un léger doute: en règle générale, les gens répugnent à mettre la main au porte-monnaie quand le problème présenté n'a aucune conséquence pour eux dans l'immédiat.

Pourtant, la réussite fut éclatante sur toute la ligne. Si personne ne conteste le vote des personnes présentes dans les deux mois à venir, le spécialiste anti-fourmis officiera au printemps prochain. J'attends de voir si la vieille grincheuse du premier, qui n'assiste jamais aux AG mais qui est toujours contre tout, ne va pas se manifester. Mais quand bien même, j'aurai fait tout ce qui était humainement possible pour résoudre cette affaire. Et je gage que Mr. H, qui n'a pu que bredouiller des excuses bidon incapables de masquer sa négligence, se montrera un peu plus diligent la prochaine fois qu'il aura affaire à moi. A titre de garantie, j'ai d'ailleurs pris la présidence du conseil de copropriété. Comme dirait Francis le blaireau farceur: et hop!

En sortant de chez le syndic, j'ai trouvé un message sur la boîte mail de mon portable: mon billet de train oublié à Bruxelles et posté lundi matin par Chouchou venait d'arriver chez ma tante, hourra! De retour chez moi, je me suis dit que tout ça méritait bien une pizza, et dans un grand élan de témérité, je me suis même risquée à tenter une nouvelle garniture: L'Italia, soit tomate-jambon cru-gorgonzola. Sur le coup, je n'ai pas pensé que j'aime manger les restes le lendemain matin au petit déjeuner, que je devais me lever tôt demain pour aller chez le dermato et que le fromage bleu à 8h du matin, bof. D'un autre côté, les Krisprolls/beurre salé/confiture de poire de ma maman, c'est pas pour les chiens.

Mais en parlant de dermato... Comme je passais devant ma porte d'entrée, j'ai aperçu du coin de l'oeil une liste des choses à faire cette semaine que j'avais accrochée là lors de mon précédent séjour, fin août. "22 septembre - 11h, dermato; 18h, AG de copro". Ah. Je l'avais pourtant marqué dans mon agenda à la date du 23, ce rendez-vous. Je téléphonerai demain matin à l'ouverture du cabinet histoire de vérifier, mais j'ai bien peur de devoir reporter à dans trois mois pour cause de blonditude aiguë.

vendredi 6 août 2010

7 tentations auxquelles je tente vaillamment de résister

- Commander les Nilon dans la collec' automne-hiver de Chie Mihara. Ces chaussures hurlent "Adopte-nous, on est faites pour toi!". Et comme elles le font directement dans ma tête, impossible de les bloquer avec les mêmes boules Quiès que les ronflements paternels et beaufréricides (ou beaufrériciens?). Non, je ne craquerai pas! Je n'ai encore jamais payé une paire de Chie plein pot et je ne vais pas commencer aujourd'hui! Si elles tiennent tant que ça à finir dans mon placard, elles m'attendront jusqu'aux soldes de début janvier. Na.

- Me lancer dans la saga du Trône de Fer. Des mois que mes petits camarades amateurs de fantasy me font saliver avec leurs critiques dithyrambiques, et voilà que HBO s'apprête à tourner une série inspirée des bouquins. Oui mais G. R. R. Martin en est déjà au tome 11 si je ne m'abuse, et ma PAL compte actuellement 43 volumes plus une dizaine en cours de lecture. A moins de gagner au loto et de pouvoir consacrer toutes mes journées à la littérature, ça ne va pas être possible.

- Passer une monstrueuse commande de vernis OPI à 4€ sur le site Transdesign. Je craque complètement sur la collection suisse que le Cosmeticary de Bruxelles n'a pas encore rentrée - et sur tant d'autres teintes merveilleuses... Mais Chouchou et moi avons décidé d'utiliser les éco-chèques gracieusement offerts par son employeur pour nous payer un aller-retour à Londres mi-octobre, histoire de fêter dignement nos quatre ans. Si je veux avoir des sous à claquer chez Urban Outfitters, Absolute Vintage, Tatty Devine et Space NK, je ne peux pas les dépenser maintenant.

- Trouver des pochoirs pour me peindre des étoiles sur les ongles. Sans déconner, j'en rêve la nuit. Vu que j'ai deux mains gauches, je sens l'entreprise vouée d'avance à l'échec.

- Investir dans l'album d'Hindi Zahra (quand j'achète un CD juste sur des avis enthousiastes, je suis systématiquement déçue), le dernier Jeanne Cherhal (dont j'avais adoré le premier, beaucoup aimé le second et pas trop apprécié le troisième) et le comeback de Guns'n'Roses (parce que bon, quinze ans après leur séparation, ça sent l'opération renflouage de caisses à plein nez).

- Ecrire à l'ex-femme de l'Homme que j'ai retrouvée par hasard sur Facebook pour lui raconter comment s'est terminée mon histoire avec lui. Mais je ne sais pas si elle tirerait une quelconque satisfaction de savoir que je ne l'ai pas emporté en paradis et que, dans mon cas du moins, bien mal acquis n'a pas profité plus de 7 ans. Si ça se trouve, ça remuerait juste le couteau dans une plaie mal cicatrisée, et bon, je lui ai déjà causé assez de tort comme ça, je pense. Je vais donc m'abstenir.

- Aller poser une bombe chez mon syndic. Aux dernières nouvelles, l'isolant hydrofuge que bouffent les fourmis ne serait peut-être pas solidaire du gros oeuvre, auquel cas les travaux d'éradication seraient entièrement à ma charge. Et comment on fait pour savoir? On réclame la visite d'un expert. Et comment on fait pour organiser la visite d'un expert? On lui demande un devis qui devra être ensuite accepté par la copropriété. AAAAAAAAAAAAAAAAAAARGH.

mercredi 4 août 2010

Bisous et merci! (ou pas)

Suite à l'excellente semaine que je viens de passer à Monpatelin (même si je n'ai mis le nez dehors que le jeudi et le samedi), j'aimerais remercier:
- mon primeur préféré pour ses abricots juteux qui fondent dans la bouche, ses coeurs-de-pigeon qui jouent à merveille l'alibi-légume mélangés à un sachet d'Ebly micro-ondé, et ses avocats toujours mûrs à point qu'il faut "laisser dans le sachet et ne surtout pas mettre au frigo": oui madame, tu me le dis à chaque fois, j'ai compris maintenant ^^
- Sophie Marceau et la couv' du dernier ELLE qui m'ont fourni un modèle pour ma nouvelle frange
- le chouette sac Abaco soldé à - 60% qui est enfin venu mettre un terme à ma quête d'un sac noir ayant du caractère et néanmoins portable avec n'importe quoi
- le jus de pastèque givré du Roy d'Ys, le petit collier à fleurs Axelle Création dont la seule vue me remplit de bonheur, et les cartes postales à nulles autres pareilles qu'on trouve au Castellet
- le tube d'enduit de rebouchage souple spécial "fissures qui bougent", avec lequel j'ai tenté de solutionner mon problème de fourmis pour la somme modique de 5€; verdict en fin de mois lors de mon prochain passage à l'appart'
- la voisine qui a eu la gentillesse d'écrire un petit mot de remerciement sur le panneau SERVEZ-VOUS que j'avais scotché, dans le hall de mon immeuble, au-dessus de deux cartons de jolis brols divers et flambants neufs dont je ne me servais pas mais que je refusais de jeter à la poubelle (l'opération fut un succès foudroyant: tout a été emporté!)
- le gros virement que je n'espérais plus avant le 15 septembre (traditionnellement, le service comptabilité des éditeurs est fermé en août) et qui, me parvenant hier matin, m'a permis de profiter de la toute dernière journée des soldes d'été en raflant les échasses salomés Verena de Pura Lopez que je convoitais depuis plusieurs semaines déjà

En revanche, je ne remercie pas:
- ma couturière, qui a eu l'égoïsme de se faire un lumbago et de vouloir prendre huit jours de congé pour se soigner alors que j'avais apporté trois robes et un pantalon de yoga à lui faire retoucher
- mon syndic qui doit n'être qu'une construction de l'esprit de sa secrétaire, puisqu'après treize mois passés à le supplier sur tous les tons, il n'a toujours rien fait pour résoudre mon problème de fourmis (mais s'il existe vraiment, je m'en vais l'aligner quelque chose de mignon à la prochaine assemblée générale de la copro)
- le plafond ridiculement bas au-delà duquel il n'est plus possible de déclarer ses revenus en micro BNC au régime forfataire; moi qui me voyais déjà fermer mon compte bancaire professionnel et laisser tomber la corvée annuelle de la comptabilité du même nom, je suis super déçue
- la tarte aux fromages de Picard: 306 calories les 100g, ça devrait être interdit par la loi, surtout quand il est impossible de se contenter d'une portion de 100g (évidemment)
- le gestionnaire de stock de Sarenza, qui affichait les bottines Fonfonce d'Annabel Winship toujours disponibles dans ma pointure et soldées à -44%, alors qu'en fait, la dernière paire était déjà vendue
- "Shampoo Planet" de Douglas Coupland, totalement insipide alors que je n'avais rien emporté d'autre à lire après "The book of unholy mischief"

mercredi 28 juillet 2010

Les elfes meurent aussi (surtout si on les aide)

En arrivant à Monpatelin après un voyage miséricordieusement exempt de tout incident, j'ai constaté les dégâts fourmiesques habituels dans mon salon, poussé un soupir résigné et fait le tour du reste de l'appartement pour voir si tout allait bien à part ça. Mais lorsque j'ai poussé la porte de mon bureau, j'ai aperçu une grosse forme noire allongée au pied du ventilateur. Un mille-pattes obèse? Non, une... botte de poupée.


Bien que désormais convaincue de la malveillance et de la ruse de mes squatteuses hyménoptères, je jugeais extrêmement peu probable qu'elles se soient introduites dans le coffre où je garde quelques vieilles Barbie de collection pour déchausser l'une d'elles et venir déposer le fruit de leur forfait à l'autre bout de l'appartement.

Tout de même, j'étais perplexe.

Puis j'ai tourné la tête vers ma bibliothèque, et j'ai vu.


Gaella, guerrière elfe rousse et sévèrement nichonnée. Mon alter ego donjonnesque, jetée à bas de son socle, mutilée et dépouillée de son épée runique qui gisait quarante centimètres plus loin.

Elles sont quand même fortes ces bestioles. Elles auraient pu s'attaquer à mon Anita Bomba dont le chapeau-champignon est déjà ébréché suite à chute antérieure, à mon American McGee Alice que son couteau ensanglanté n'aurait probablement pas suffi à protéger, voire à ma collection de fées en bocal qui auraient jonché le sol d'éclats de verre traîtres sous les pieds nus. Mais non, elles ont porté leur choix sur la figurine qui me ressemblait le plus. ("Dans tes rêves", crie quelqu'un au fond de la salle. Oui, bon, d'accord: sur la figurine que j'avais le plus investie sentimentalement, ça vous va?)

De toute évidence, nous venons de monter d'un cran dans le vandalisme. De là à l'agression caractérisée, il n'y a qu'un pas. Je me demande s'il est bien sage pour moi de dormir ici cette nuit.

mardi 6 juillet 2010

Nooooooooooooooooooooon!

En fin d'après-midi, alors que je briquais l'appartement depuis le matin dans une chaleur étouffante, la présidente du conseil syndical m'a appelée pour me dire qu'elle avait bien eu la lettre dans laquelle je la mettais au courant de toute l'affaire et réclamais son accord pour l'intervention de la Société Tue-Fourmis. Elle m'a expliqué qu'elle s'était retrouvée à ce poste parce que l'an dernier, elle était la seule des copropriétaires présente à l'assemblée annuelle (!), qu'elle ne voulait aucune des responsabilités allant avec et qu'elle ne prendrait pas de décision au nom de tout le monde au risque qu'on le lui reproche plus tard. En gros: si je veux obtenir quoi que ce soit, il faudra que j'attende la prochaine assemblée annuelle, qui aura lieu fin septembre, ce qui reporte la résolution du problème au printemps prochain dans le meilleur des cas.

Après ça, on s'en doute, je n'avais pas le moral au beau fixe. Mais je devais rentrer à Bruxelles et je me réjouissais d'avance de revoir Chouchou. D'habitude, je prends le train du mercredi matin et j'arrive en fin de journée. Cette fois, j'avais opté pour l'avion du mardi soir qui me permettait de passer autant de temps à Monpatelin (les dodos ne comptent pas) et qui me coûtait seulement 88€ au lieu de 120 - prix du billet de TGV réservé trois mois à l'avance en période de grandes vacances. Mais quand je suis arrivée à l'aéroport vers 20h45, l'embarquement venait juste de fermer. Le vol de 22h a apparemment été avancé à 21h10 tous les mardi cet été. Entre l'habitude d'un horaire qui n'avait pas bougé depuis 4 ans et le fait qu'on n'a pas besoin d'imprimer les billets d'avion pour une destination située en Europe, je n'ai tout simplement pas pensé à vérifier l'heure de départ. Et l'hôtesse a refusé de me laisser monter à bord, "surtout que vous avez une valise et que les soutes sont déjà fermées". Mon avion était toujours sur le tarmac pour presque une demi-heure; pourtant, je n'ai pas pu le prendre. J'ai eu de la chance dans mon malheur: ma tante s'était portée volontaire pour me conduire à l'aéroport; je l'ai appelée, elle a fait demi-tour et est revenue me chercher pour me ramener à l'appart', ce qui m'a épargné 80€ supplémentaires d'aller-retour inutile en taxi.

En arrivant chez moi, je me suis précipitée sur le site de la SNCF en priant pour qu'il y ait encore de la place dans le TGV de demain, en seconde de préférence. Il y avait, mais ça va me coûter 145€. Si je rajoute le prix de mon billet d 'avion non-remboursable, j'arrive à 233€ le retour sur Bruxelles - parce qu'à l'origine, je trouvais que 120 c'était trop cher. Ah ah. Mais bon, je ne peux m'en prendre qu'à moi; j'aurais dû être plus vigilante. En attendant, c'est une journée de travail qui saute alors que je viens déjà de m'offrir une semaine de vacances non prévue au programme, une nuit que je vais passer dans les fumets d'insecticide (j'avais copieusement aspergé tout l'appart' avant de partir), et mon budget soldes qui comme une tourterelle s'éloigne à tire-d'ailes en s'attirant au passage les foudres de Madame Mère parce qu'il fait trop de boucan.

Pendant ce temps, les fourmis...

Je suis sûre que vous mourez d'envie de connaître la suite de mes histoires de fourmis. Or donc, le spécialiste bis n'avait pas le temps de passer à l'appart' avant mon départ pour Bruxelles, mais il se souvenait de sa visite de l'an dernier et avait conservé assez de notes pour m'établir un devis en quelques minutes. Ca, c'est la bonne nouvelle. La mauvaise, c'est que mon problème nécessite trois interventions espacées d'un mois, et survenant avant la fin de la saison des fourmis en octobre. Sachant que la Société Tue-Fourmis est fermée en août, mon syndic en congés jusqu'au 22 juillet et l'accord du conseil syndical nécessaire. Glups, hein?

Hier matin, j'ai téléphoné au secrétariat de mon syndic pour expliquer l'urgence de la chose et demander qu'un autre des employés du cabinet se charge de consulter la présidente du conseil syndical. Mais j'avoue que mon espoir de voir le problème réglé avant l'été prochain s'amenuise à toute vitesse. En attendant, munie d'un vaporisateur rempli d'huile essentielle de citron et juchée en équilibre précaire sur mon escabeau, je m'apprête à tenter une périlleuse pulvérisation de mes poutres situées à 5 mètres de hauteur. J'espère que c'est un répulsif aussi efficace qu'on me l'a affirmé...

jeudi 1 juillet 2010

The Never Ending Ant Story

Le spécialiste qui est passé chez moi il y a trois semaines n'est pas du tout un spécialiste mais un employé de la firme chargée de l'entretien des parties communes de la résidence. Il a fait son rapport au syndic et déclaré qu'il n'était pas équipé pour procéder à une intervention de cette envergure, qui va probablement nécessiter de dresser des échaffaudages et d'envoyer des gens travailler sur le toit.

La secrétaire remplaçante de mon syndic (pas mon syndic lui-même, qui est en congé et reste sourd à mes appels depuis un an, ni sa secrétaire habituelle qui me parle comme si elle mourait d'envie de m'envoyer chier) a donc contacté... le vrai spécialiste qui était passé chez moi l'été dernier pour diagnostiquer le problème. Ce brave monsieur va donc revenir un an plus tard pour faire exactement la même constatation et dresser - je présume - exactement le même devis suite auquel le syndic ne va pas, espérons-le, observer exactement la même inaction.

C'est ce qui s'appelle un tour pour rien.

vendredi 11 juin 2010

La fin de la saga des fourmis ?

Je n'ose y croire.

Le spécialiste que mon syndic a fini par contacter avec le revolver de mon mécontentement braqué sur la tempe est passé en fin d'après-midi à l'appart' de Monpatelin, où Titou le Merveilleux l'attendait pour lui montrer les dégâts contre le mur extérieur et lui permettre de localiser la fourmilière qui depuis onze mois grignote l'isolant de la résidence - et mes nerfs avec.

A 18h, cet excellent homme (que Dieubouddhallah ou toute autre divinité de son choix le bénisse) m'a appelée pour me dire qu'il avait verrouillé sa cible, que pas de problème il existait de très bonnnes armes de destruction massive pour s'en débarrasser, et que bien entendu il m'informerait de la victoire totale et absolue sur l'ennemi hyménoptère lorsque celle-ci aurait été remportée.

Pour fêter ça, j'ai saboté une semaine de régime et de Wii Fit quotidienne en suggérant à Chouchou de manger ce soir chez Mamma Roma.

vendredi 4 juin 2010

Petits riens de la semaine

- Mercredi soir, Chouchou bossait jusqu'à minuit; j'avais passé toute ma journée de repos à expédier des corvées vétérinaires et administratives; il faisait beau dehors et je n'avais vraiment, mais vraiment pas envie de rester enfermée. Alors, je suis allée dîner au Yamato toute seule comme une grande. Le miso katsu ramen, c'est peut-être pas le plat le plus raffiné du monde, mais qu'est-ce que ça vous requinque un moral un peu à plat! Surtout si un vrai Japonais vient s'asseoir à côté de vous et commande dans sa langue natale: en fermant les yeux, vous pourriez vous croire encore à Tokyo au comptoir d'un de ces boui-boui que vous affectionnez tant.

- Mon syndic a une nouvelle secrétaire. Qui s'exprime poliment, sans soupirer toutes les trois syllabes. Mieux encore: suite au coup de fil que je lui ai passé mercredi après-midi pour savoir où en était mon histoire de fourmis, un spécialiste du traitement des toitures m'a appelée jeudi matin. Je lui ai expliqué la situation; il m'a dit que du coup il n'avait pas besoin de visiter mon appartement et qu'il se rendait immédiatement à la résidence pour voir s'il pouvait accéder aux combles ou s'il devait réclamer une clé au syndic. Et puis il a promis de me tenir au courant. J'ai failli en pleurer de bonheur. Dieubouddhallah est grand (bien qu'un peu long à la détente sur ce coup-là).

- J'ai attaqué la traduction du douzième tome de Série Préférée, un joli pavé de 660 grandes pages écrit serré auquel j'ambitionne de faire la peau en deux mois et demi malgré une surabondance de scènes de sexe bien elliptiques qui risquent de me donner du fil à retordre. Une journée de travail normale telle que je l'ai définie pour l'occasion produit un peu plus de 50 000 signes français (52 800 hier). Glups. Va pas falloir mollir en chemin. Les fans attendent la sortie du bouquin, et j'ai des factures de véto à payer, plus la SNCF et diverses compagnies aériennes à engraisser. L'été 2010 sera studieux, qu'on se le dise!

mercredi 19 mai 2010

La fable du syndic et des fourmis

Or donc, suite à mes appels furibards de la semaine dernière, la secrétaire de mon syndic avait promis-juré qu'une entreprise avait été prévenue et qu'elle me contacterait dans les plus brefs délais.

Mon téléphone restant désespérément muet, j'ai rappelé cette demoiselle hier matin pour lui demander le numéro de l'entreprise en question et la contacter moi-même, histoire de ne pas perdre davantage de temps. "Ah oui mais je sais pas, on travaille avec plusieurs, faut que je demande à Mr. H qui il a faxé et on vous rappelle dans la journée."

Bien entendu, le coup de fil promis n'est jamais arrivé. Ce matin, donc:
MOI: Bonjour, c'est encore moi pour mon histoire de fourmis...
SECRETAIRE: Mr. H ne vous a pas rappelée?
MOI: Votre Mr. H, ça fait un an qu'il ne me rappelle pas. Je n'ose plus espérer entendre un jour le son de sa voix. D'ailleurs pour ce que j'en sais, il n'existe même pas.

Ce soir, miracle! Je venais d'arriver à Bruxelles et m'apprêtais à descendre du métro quand mon portable a sonné.
CORRESPONDANT: Bonjour, Mr. B à l'appareil, je suis le jardinier qui doit traiter votre problème de fourmis.
MOI: Comment ça, le jardinier?
CORRESPONDANT: Vous avez bien des fourmis dans votre jardin, non?
MOI: ...Non. Je n'habite pas au rez-de-chaussée mais au dernier étage, sous les toits, et les fourmis sont dans les combles. Comme je ne cesse de le répéter à Mr. H depuis presque un an dans mes différents coups de fil et courriers recommandés.
CORRESPONDANT: Ah ben désolé alors, je vais rien pouvoir faire pour vous.

La morale de cette histoire, c'est que je sens bien que c'est pas encore réglé, cette affaire...

mardi 11 mai 2010

L'invasion recommence

Après six heures de train, un bus raté à un cheveu près, une demi-heure d'attente à la gare routière et une grosse heure et quart pour me rapatrier jusqu'à Monpatelin, je n'espérais que deux choses: que l'appart' soit tel que je l'avais laissé la dernière fois en partant, et qu'il y ait du Coca Light au frigo.
Il y avait. Ravie, j'ai posé la bouteille sur le plan de travail pour me servir.
C'est alors que je l'ai aperçue, minuscule point noir se détachant sur un carreau bleu lavande.
Une fourmi.
Les antennes frémissantes. Pétant la forme.
Non. Nononononononon. NON!
J'ai balayé le plancher du regard. Plein de petits cadavres gisaient sur le carrelage blanc.
J'ai foncé dans le salon attenant et scruté le sol. Il y en avait partout. Certaines bougeaient encore. J'ai écarté le canapé du mur. Là, sous l'endroit où j'avais fait reboucher une fissure entre poutre et plafond il y a quelques mois, se trouvait un gros tas de sciure vert-bleu (?) et un monticule de fourmis recroquevillées, immobiles.
J'ai fait le tour de l'appart'. J'en ai trouvé dans toutes les pièces, de moins en moins nombreuses au fur et à mesure qu'on s'éloignait du salon, mais bien présentes.
Dans la mezzanine qui me sert de chambre, aussi. Derrière mon lit, que je n'ose plus désormais laisser collé au mur: je suis phobique des insectes et les imaginer me ramper dessus la nuit me provoque limite une attaque de panique.
J'ai foncé sur mon téléphone pour appeler le syndic. Soit le gars que j'ai prévenu du problème mi-juillet dernier, qui m'a envoyé un expert fin août et qui depuis, bien que l'expert ait prévenu que les fourmis dans les charpentes bouffaient l'isolant des toitures, n'a absolument rien fait. Malgré plusieurs coups de fil qui ne m'ont jamais permis de lui parler (apparemment ça passe peu de temps à son bureau un syndic), et une lettre recommandée furibarde en début d'année.
Je suis tombée sur un répondeur. "Nous informons notre aimable clientèle que nos bureaux sont ouverts de 8h à midi et de 14h à 18h."
J'ai regardé l'horloge du micro-ondes. Bien sûr, il était 18h10.
La bonne nouvelle, c'est que pour l'instant, je suis très calme. Je n'imagine pas mon corps recouvert d'une masse grouillante de fourmis carnivores et dévoré tout cru à la faveur des ténèbres. Je suis juste en train de marmonner le discours bien senti que je vais servir à mon syndic demain.
...S'il ne fait pas le pont de l'Ascension.

mercredi 22 juillet 2009

De la lumière au bout du tunnel?

Je voudrais commencer ce post en remerciant tous les gens qui m'ont envoyé des petits mots de soutien et d'encouragement, sur ce blog ou par mail. Amis ou simples connaissances virtuelles, vos messages m'ont énormément touchée. Je remercie aussi ceux qui ne se sont pas manifestés parce que, peut-être, ils ne savaient pas quoi dire, mais qui continuent à me lire malgré le tour un peu déprimant que "Le rose et le noir" a pris ces deux dernières semaines. Je traverse définitivement une période plus noire que rose... mais je fais tout pour en sortir au plus vite. En attendant, j'apprécie votre fidélité - fût-elle silencieuse - à sa juste valeur.

Après une semaine à un Deroxat par jour, au terme de laquelle je commençais à récupérer physiquement, et trois jours à deux Deroxat qui m'avaient laissée anéantie physiquement ET moralement, j'ai décidé de faire marche arrière et de m'imposer une période transitoire à un Deroxat et demi par jour, jusqu'à ce que je cesse de dormir seize heures sur ving-quatre. Généraliste Adoré m'avait prévenue que les effets variaient d'un sujet sur l'autre et laissé une certaine latitude pour moduler mon dosage à l'intérieur de paramètres bien établis. Le but est d'arriver à deux Deroxat bien supportés par jour et un état mental stabilisé vis-à-vis de mes crises d'angoisse; alors je pourrai débuter la thérapie qui est censée résoudre le problème au lieu de se contenter de traiter les symptômes. Mais je ne veux pas non plus me bousiller la vie par trop de précipitation. Maintenant que je me suis engagée sur ce chemin, je vais aller jusqu'au bout, et ça prendra le temps que ça prendra.

Depuis quatre jours, je suis donc revenue à un Deroxat et demi chaque soir. Et aujourd'hui, j'ai passé ma première journée à peu près normale depuis deux semaines. Elle a débuté par une bonne nouvelle: un coup de fil d'Etre Exquis qui sortait de l'appart' de Monpatelin après la visite de l'expert en bestioles grignoteuses de maisons. Selon lui, il ne s'agit que de simples fourmis qui ne s'attaquent pas aux charpentes - seulement aux matériaux isolants. Il faut donc quand même traiter la résidence, mais cela se fera par l'extérieur et les fondations. Du coup, c'est le syndic qui gèrera la suite, et je n'aurai qu'à m'occuper de faire reboucher à mes frais les trous apparus entre les poutres et le plafond de mon duplex. Soulagement intense.

En principe, le mercredi est ma journée créative et sociale, celle que je garde de côté pour déjeuner avec des amis, écrire ou scrapper. Mais comme j'avais pris du retard dans mon boulot et que je tiens à rendre ma trad à l'heure quoi qu'il arrive, j'ai travaillé jusque vers 14h pour rattraper une partie des pages que je n'avais pas réussi à faire ces derniers jours. Après ça, vu qu'exceptionnellement il faisait beau, j'ai décidé de tenter une petite sortie dans le vaste monde hostile le centre de Bruxelles. Je me suis fait un shampoing avant que ma coiffure vire aux dreadlocks, j'ai mis un peu de fond de teint pour ne pas faire peur aux gens que je croiserais, ma jolie jupe en soie grise Noa Noa parce que je me sens toute légère dedans, et je suis partie sans autre but que de m'aérer un peu.

Au final, je n'ai pas glandé grand-chose. Descendue du 95 à la Bourse, j'ai continué à pied jusque chez Sterling Books où j'ai acheté le dernier numéro de Real Simple. Puis j'ai remonté la rue Neuve, fait un crochet par Waterstone pour embarquer deux féminins anglais, poussé jusqu'au Veritas de City 2 où je me suis laissée tenter par un mignon béret gris clair en grosse maille, arpenté sans conviction les rayons de la Fnac et, sentant mes jambes commencer à flageoler, j'ai pris le chemin du retour. J'ai hésité un instant à descendre chez Mamma Roma prendre des pizzas pour mon dîner, mais la flemme l'a emporté. Après avoir savouré, en guise d'apéritif, deux de mes magazines vautrée sur notre lit avec les chats qui ronronnaient à qui mieux mieux, j'ai dîné d'un bagel toasté garni de Philadelphia, de Serrano et de roquette: heaven in a bun. Là, je surfe avec une tasse de genmaicha fumant à côté de moi en attendant le retour de Chouchou qui bosse jusqu'à 22h cette semaine. Cette journée a été encourageante, et j'espère qu'elle est le signe que je commence à remonter la pente.

jeudi 9 juillet 2009

Télégramme d'outre-nuit

En montant me coucher, ai réalisé que mon lit était également couvert de terre et d'insectes morts. [Stop] En y regardant de plus près, ai réalisé que la terre était plutôt de la sciure de bois et que les insectes morts ressemblaient fâcheusement à des termites. [Stop] A deux heures du matin, ai laissé message paniqué sur le répondeur du syndic pour demander qu'il m'envoie un expert AU PLUS VITE (oui, l'ai dit en majuscules). [Stop] Puis ai effectué recherches peu rassurantes sur internet: "Souvent, les signes de l'infestation ne deviennent pas visibles avant qu'il soit trop tard et que toute la structure soit irrémédiablement fragilisée". [Stop] Maintenant, n'arrive pas à dormir pour cause visions de plafond s'écroulant sur ma tête pendant mon sommeil. [Stop] Vais devoir descendre mon matelas depuis la mezzanine jusque dans mon bureau, seule pièce de l'appart qui ne soit pas directement sous les toits. [Stop] Jusqu'ici, mois de juillet craint un max. [Stop]

mercredi 8 juillet 2009

Home sweet home

Rien de tel que débarquer d'un TGV chargée comme un mulet, sous le soleil de plomb, pour voir démarrer le bus qui dessert Sonpatelin et ne passe qu'une fois par heure; rien de tel que tambouriner désespérément à sa porte pendant qu'il est arrêté à un feu rouge et voir le chauffeur secouer obstinément la tête; rien de tel que courir sur 500 m avec tous ses bagages (et un blouson en jean faisant office d'étuve) pour le rattraper à la sortie de la boucle qu'il décrit;

Rien de tel qu'arriver chez soi épuisée, trois quarts d'heure plus tard, et trouver une pluie de terre sur le dossier de son canapé, le sol de son salon jonché d'insectes morts et un début d'infiltration sous la toiture de son duplex; rien de tel qu'appeler le syndic pour qu'il s'occupe du problème et s'entendre répondre qu'il est en vacances;

Rien de tel que se dire qu'on va sans doute être obligée de prolonger son séjour et de racheter un deuxième billet de train pour Bruxelles en pleine période de pointe pour réaliser que l'angoisse qu'on se trimballe comme un linceul étouffant depuis des semaines a au moins un côté positif: elle permet de se foutre des petits soucis matériels.