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mardi 5 février 2019

[BRUXELLES] Dream Box au MIMA





En fin de semaine dernière, le MIMA a ouvert au public la nouvelle exposition qui occupera ses locaux de Molenbeek jusqu'à début septembre. Les Instagram d'influenceurs invités au vernissage faisaient très envie; aussi, nous nous sommes précipités sur place dès le premier week-end. "Il n'y a pas d'explication; c'est à votre imagination de faire le travail", nous prévient l'employé qui distribue les tickets à l'entrée. Nous comprenons très vite ce que ça signifie. Les installations sont délirantes du point de vue esthétique, géniales à photographier, mais on y chercherait en vain un message ou un sens. Elles sont jolies et ludiques, point. Ce qui n'est déjà pas si mal comparé à beaucoup d'oeuvres d'art contemporain.

mardi 15 janvier 2019

[LIEGE] Génération 80 Expérience





Chouchou et moi sommes nés au début des années 70. Les années 80 sont donc celles de notre adolescence: une période riche en souvenirs et en références culturelles de tout poil. Aussi ne pouvions-nous pas manquer d'aller voir l'exposition qui leur est actuellement consacrée à la gare de Liège Guillemins. Et comme, jusqu'à fin janvier, on peut avoir deux places pour le prix d'une en les achetant sur internet, nous avons voulu en profiter le week-end dernier avant mon retour en France pour les semaines à venir. 

samedi 15 septembre 2018

[BRUXELLES] Strokar Inside





Jusqu'à cet été, face au Pêle-Mêle d'Ixelles, il y avait un Delhaize caverneux où je n'aimais pas faire mes courses parce qu'on n'y trouvait jamais ce qu'on cherchait. Mais récemment, le supermarché est parti s'installer un peu plus loin, et dans ses locaux vacants s'est installée une "foire urbaine du street art", à la fois galerie d'exposition, boutique et bar. Depuis le 6 septembre, on peut y admirer des dizaines de grandes fresques et d'installations réalisées par des artistes aux styles variés - certains proches de la peinture classique, d'autres purement de l'école des graffiti de rue. L'architecture du niveau supérieur (autrefois un parking) est particulièrement bien exploitée, et même les déchets ramassés dans la rampe d'accès ont servi à confectionner une oeuvre ironique sur la société de consommation. 

dimanche 19 août 2018

[TOULON] Joana Vasconselos: Exagérer pour inventer à l'Hôtel des Arts





Je n'avais encore jamais entendu parler de cette artiste portugaise, aussi l'exposition en cours a-t-elle été pour moi l'occasion d'une très belle découverte. Joana Vasconselos s'empare d'objets culturellement significatifs - azulejos, virgule Nike, pièce de Tetris, ou urinoir -, les sort de leur contexte et les subvertit avec beaucoup de fantaisie. J'ai particulièrement apprécié ses créations au crochet, colorées et délirantes. Il faut admirer aussi la "Valkyrie" conçue exprès pour l'Hôtel des Arts: une gigantesque guirlande de cravates, de chemises, de costumes et de ceintures d'hommes, nommée "It's raining men", qui se drape sous les plafonds et dans la cage d'escalier. De l'art contemporain accessible même aux réfractaires comme moi! 

dimanche 29 juillet 2018

[BRUXELLES] Get up, stand up! au MIMA





Je ne pense pas avoir manqué une seule expo du MIMA depuis son ouverture, il y a deux ans. C'est le seul musée d'art contemporain dont je ressors toujours ravie. "Get up, stand up!", qu'on peut visiter actuellement, propose un panorama d'affiches contestataires datant de la période 1968-1973, riche en protestations sociales un peu partout à travers le monde. Les différentes salles sont consacrées à la révolte étudiante de mai 68, en France, aux manifestations contre la guerre du Vietman aux Etats-Unis, ainsi qu'à l'émergence du féminisme, du Black Power et du mouvement écologiste. 

mercredi 11 juillet 2018

[BRUXELLES] Resist! au Bozar





Partant de la fin des années 60, l'expo Resist! dresse un panorama des mouvements protestataires à travers le monde jusqu'à nos jours: la révolte étudiante en France au mois de mai 68, le printemps de Prague, le Cordobazo contre la dictature en Argentine, le mouvement Provo aux Pays-Bas, les manifestations anti-guerre du Vietnam  et la lutte contre la ségrégation aux Etats-Unis, pour arriver finalement à la campagne Remain anti-Brexit et à l'occupation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Elle se focalise beaucoup sur l'iconographie de la révolte, la manière dont les photographes  (essentiellement) choisissent de représenter cette dernière. Les documents nombreux et variés, parmi lesquels beaucoup de vidéos, occupent plusieurs très grandes salles où l'on peut circuler à son aise... et se casser le dos en tentant de lire titres et légendes écrits tout petit à hauteur des yeux d'un enfant de trois ans. 

Clairement, le thème est d'actualité. Ou devrais-je dire "reste d'actualité"? J'imagine que cette exposition est censée être inspirante. Pour ma part, elle a juste réussi à me déprimer. Cinquante ans - que dis-je, des siècles! qu'on proteste contre certains problèmes, et on n'est toujours pas sortis des ronces. L'esclavage puis la ségrégation ont été abolis, mais les personnes de couleur sont toujours considérées comme des citoyens de seconde zone et violentées voire abattues sans provocation par des policiers auxquels on se contente de donner une tape sur les doigts. Les droits (encore très insuffisants) qu'on tenait acquis pour les femmes sont remis en cause dans de nombreux pays dits civilisés. Le mariage pour tous gagne du terrain, mais les homosexuels demeurent des cibles jusque dans une ville soi-disant aussi tolérante que Bruxelles. Mais le pire de tout à mon sens, c'est la lutte des classes, LE domaine dans lequel la situation ne fait que s'aggraver d'année en année tandis que les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. 

Bref, une expo très intéressante, qui donne à réfléchir mais ne fait pas nécessairement du bien au moral. (Ni au dos ou aux yeux.) A la sortie, vous aurez l'occasion d'exprimer et d'afficher vos propres revendications sur un mur dédié. 





au Bozar jusqu'au 26 août 2018
Entrée tarif normal: 10€

mardi 5 juin 2018

[BRUXELLES] Charlemagne Palestine: AA SSCHMMETTRROOSSPPECCTIVVE




Pour être honnête, bien qu'il se vante (très copieusement) de son talent et de sa célébrité dans la présentation de cette expo, je n'avais jamais entendu parler de Charlemagne Palestine avant que le Bozar ne décide d'exposer une rétrospective de son travail sur un demi-siècle. Cela dit, je ne peux pas précisément prétendre être au taquet en matière d'art contemporain. Ce n'est donc pas la réputation de l'artiste qui m'a intriguée et attirée, mais bien les photos des montagnes de peluches colorées qui constituent une bonne partie des installations. J'ai pensé qu'à défaut d'autre chose, ce serait très photogénique (oui, je suis superficielle; lapidez-moi à coups de nounours).

mardi 20 mars 2018

Des okonomiyaki, de la pop, un missionnaire et des hamburgés





Couchée à 23h30, j'émerge après une bonne nuit de sommeil et constate qu'il est... 10h40. Ah oui, quand même. Nous nous levons sans plus tarder et nous préparons pour aller déjeuner avec Autre Moi et Junior. La moitié des sorties de la station Opéra sont fermées; nous devons donc faire un grand détour sous la pluie pour gagner la rue des Petits Champs. Kioko est en rupture de stock de sobacha; en revanche, je trouve les deux livres que je voulais chez Komikku. 

lundi 19 mars 2018

Du boulot, de l'Irlande, de la laine et du Japon





Après une journée éprouvante et une nuit blanche, ce n'est rien de dire que je ne suis pas au meilleur de ma forme lorsque je me lève vendredi matin... Pendant que je tente de me convaincre que je ne suis pas du tout épuisée et que mon rendez-vous va très bien se passer (méthode Coué, mon amour), Chouchou descend à la bonne boulangerie conseillée par notre logeuse pour en rapporter croissants et pains au chocolat fort bienvenus puisque j'ai également sauté le dîner d'hier. Un peu rassérénée, je me dirige vers le métro avec une marge suffisante pour pallier tout nouvel imprévu, et arrive donc avec une demi-heure d'avance. Histoire de tuer le temps, je fais un tour à la Fnac voisine de chez mon éditrice et y achète deux mangas (le T8 de "March comes in like a lion", qui vient juste de sortir, et le premier d'"Artiste", dont le thème culinaire pourrait me plaire). 

mardi 27 février 2018

[GAND] "Hello, robot" au Design Museum





J'avoue: livrée à moi-même, il ne me serait pas venu à l'idée d'aller voir une expo sur les robots, et encore moins de me rendre jusqu'à Gand pour ça. Non que les progrès en la matière m'effraient, bien au contraire, mais je ne peux pas non plus dire que le sujet me passionne. "Il y aura le vrai R2D2", a fait valoir Chouchou avec des yeux de Chat Potté. Star Wars, je m'en fous; par contre, je suis chroniquement incapable de résister aux yeux de Chat Potté de mon amoureux. Donc, j'ai vérifié qu'il y avait des escape games et des bars à cocktails décents dans le coin, et une fois rassurée sur l'intérêt de l'expédition, j'ai donné mon accord.

jeudi 8 février 2018

[BRUXELLES] "Wonderland" au MIMA





Dimanche, nous sommes allés au MIMA, le seul musée d'art contemporain dont j'apprécie toujours les expositions (même si je trouve qu'elles manquent souvent de femmes). Cette fois, il présente le travail du duo suédois Akay & Olabo. Ceux-ci, qui refusent de se laisser photographier, pratiquent l'art de la rébellion sous toutes ses formes. Vandalisme créatif dans des lieux publics abandonnés, détournement d'objets et de concepts sont à l'honneur dans "Wonderland". Il serait presque dommage de détailler en quoi consistent exactement les installations sélectionnées, tant j'ai eu de plaisir à les découvrir sur place. Sachez juste que toutes sont interactives et hyper-ludiques, si bien que même des enfants ou des personnes généralement hermétiques à l'art contemporain devraient aimer la visite...

mercredi 13 décembre 2017

[MONS] David LaChapelle: After the Deluge aux Beaux-Arts




De David LaChapelle, je ne connaissais que ses photos les plus célèbres, celles où il mettait des célébrités en scène dans des images ultra-colorées et provocatrices. Mais ça, c'était avant qu'il ne visite la chapelle Sixtine, en 2006, et que son travail ne prenne un tournant radical pour s'orienter davantage vers le mysticisme et la nature. 

samedi 18 novembre 2017

[ANVERS] "Ai Weiwei - Miroir" au Fotomuseum




Pour celles et ceux qui ne le connaîtraient pas encore, Ai Weiwei est un artiste chinois engagé qui s'est attiré les foudres de son gouvernement, notamment pour la photo où on le voit faire un doigt d'honneur à la place Tian'anmen. Arrêté en 2011 et détenu plusieurs mois dans des conditions assez éprouvantes, il a été mis en liberté conditionnelle et n'a pas pu quitter son pays pendant les 4 années suivantes. De cette période, il a tiré une série de photos assez hallucinante dans laquelle il confronte les agents gouvernementaux chargés de sa surveillance (et visiblement peu discrets), montre les mouchards trouvés chez lui et le bouquet de fleurs fraîches qu'il laissait tous les matins dans le panier d'un vélo devant son immeuble pour protester pacifiquement contre son sort. 

mardi 7 novembre 2017

[BRUXELLES] Robert Doisneau au Musée d'Ixelles



"Le baiser de l'Hôtel de ville" est sûrement l'une des photos les plus célèbres de l'histoire, et celle qui a fait connaître son auteur Robert Doisneau du grand public. Mais vous connaissez sans doute aussi "L'enfer", qui montre un policier en képi et pèlerine passant très sérieusement devant l'entrée d'un nightclub façonnée en forme de démon grimaçant, ou "Les deux frères" qui illustre l'affiche de la rétrospective que le musée d'Ixelles consacre actuellement à l'artiste. 

vendredi 3 novembre 2017

[TOULON] "Inside Moebius: L'alchimie du trait" à l'Hôtel des Arts




Si la vie culturelle à Toulon n'est pas toujours aussi riche que je le souhaiterais, il est quand même un très bel endroit qui organise régulièrement des expos magnifiques - et gratuites de surcroît: l'Hôtel des Arts, en bas de l'avenue de la gare et face au Pathé Liberté. Cette fois, l'occasion est encore plus exceptionnelle, puisqu'il s'agit de la toute première rétrospective consacrée à l'oeuvre du bédéaste Jean Giraud, plus connu sous le nom de Moebius et décédé en 2012 au terme d'une immense carrière internationale. 

mercredi 25 octobre 2017

[TOULON] "Marie-Claude" de Mélanie Wenger




Ca fait quelques années déjà que je ne rate aucune des expositions de la Maison de la Photographie à Toulon. J'y ai admiré des artistes que je connaissais, en ai découvert d'autres et me suis parfois plongée dans des thèmes qui n'avaient rien pour m'attirer mais qui ont tout de même réussi à m'émouvoir et parfois à m'instruire (je pense notamment à l'avant-dernière, consacrée au Liban depuis les années 70). 

jeudi 17 août 2017

"Art is comic" au MIMA: où sont les femmes?




C'est en avril dernier, après les attaques terroristes à Bruxelles, qu'est née l'idée de cette exposition: une réponse humoristique à la haine. Le concept est merveilleux et bien exécuté, avec des artistes dont le travail met en lumière les travers de la société qui contribuent à alimenter la violence et les tourne habilement en ridicule, tout en conservant un côté généralement esthétique et accessible à tous (chose assez rare dans l'art contemporain pour être soulignée).

mardi 25 juillet 2017

"Bruxelles est un plaizier" au Bozar




Depuis 40 ans, la boutique Plaizier et ses cartes postales qui montrent la ville sous tous les angles sont une véritable institution à Bruxelles. En ce moment, on peut admirer des centaines d'entre elles au Bozar, classées par quartier ou par thème. Une bonne occasion de mesurer l'évolution architecturale de la capitale belge et de découvrir certains lieux - notamment les maisons Art Déco les moins connues. 

jeudi 15 juin 2017

Le musée d'art spontané, une curiosité bruxelloise à découvrir!




Si Bruxelles compte bon nombre de musées prestigieux, on peut aussi, avec un peu de curiosité, y trouver des pépites injustement méconnues. Par exemple, le petit musée d'art spontané qui présente des oeuvres "à mi-chemin entre art naïf et art brut", selon la définition de la dame qui en tient le guichet cinq après-midi par semaine à Schaerbeek.

Dans un espace relativement modeste (une salle de dimensions moyennes au rez-de-chaussée, une petite à l'étage et un bout d'escalier) est exposé un foisonnement d'oeuvres de styles et de thèmes très variés, qui utilisent aussi bien la peinture que le tissu, le métal ou le papier mâché, et dont l'ambiance va du plus joyeux au plus angoissant. Bien que les artistes tournent une fois par mois, la liste d'attente est complète pour les deux prochaines années. Hors des sentiers battus de la culture, un lieu à découvrir. 













Rue de la Constitution 27
1030 Bruxelles
Ouvert du mardi au samedi, de 13h à 17h
Entrée: 2€

mercredi 7 juin 2017

Open Museum Alain Passard aux Palais des Beaux-Arts de Lille



Après le groupe Air, Donald Duck et le dessinateur Zep, c'est au chef étoilé Alain Passard que le Palais des Beaux-Arts de Lille a donné carte blanche pour faire découvrir son univers à travers 44 oeuvres réparties dans les trois niveaux du musée. A l'entrée, chaque visiteur reçoit un plan avec le nom et un aperçu de ces 44 oeuvres; à lui ensuite d'ouvrir l'oeil pour les localiser parmi la collection permanente. Je trouve le principe génialement ludique. Si on ajoute à ça que le bâtiment est magnifique en soi et le prix du billet beaucoup plus démocratique que dans les musées bruxellois, il ne me restait aucune raison de ne pas foncer à Lille en TGV!


Certaines des oeuvres sont animées. Par exemple, les cocotte-minute ci-dessus sifflent, tandis que les feuilles ci-dessous remuent doucement - une vision très poétique, même si son rapport avec le travail d'Alain Passard peut sembler assez lointain. Plus bas, les bottes disposées sur une plate-forme créée pour l'occasion émettent des bruits de pas un peu inquiétants...






Alain Passard a renoncé à cuisiner de la viande dans son célèbre restaurant L'Arpège, comme en témoignent plusieurs oeuvres: cette enseigne au néon au-dessus d'un tableau de la collection permanente figurant du gibier, ou encore son ancienne presse à canard que l'artiste Arman a transformée en sculpture. 





Une douzaine de tableaux de la collection permanente sont inclus dans le parcours; ci-dessus, mon préféré: "Le petit pâtissier" de Chaïm Soutine.


Coup de coeur pour cette statue nommée "La danse des chefs", hélas très difficile à photographier en raison de la basse lumière et de la disposition des lieux (merci Chouchou!).



La partie la plus intéressante de l'exposition, à mon sens: un grand nombre de collages réalisés par Alain Passard pour imaginer (en amont) ou illustrer (en aval) ses plats à base de légumes dont la description donne très envie de se précipiter dans son restaurant! A défaut, je vous conseille la lecture de la bédé qui lui a été consarée il y a quelques années, et dans laquelle on le voit développer abondamment sa conception de son métier ainsi que son processus créatif. 

jusqu'au 16 juillet 2017
Palais des Beaux-Arts
Place de la république
59000 LILLE
Fermé le mardi
Ouvert le lundi de 14h à 18h
et du mercredi au dimanche de 10h à 18h
Tarif normal: 7€