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mardi 23 août 2011

La thérapie conjugale en 7 séances


En mai, suite à une Nième explosion spectaculaire de Chouchou, j'ai suggéré, puisque nous ne parvenions pas à régler ce problème seuls, de faire appel à une tierce personne neutre. Je ne suis pas du tout une fana des psys, mais je ne voulais pas vivre avec la perspective de l'explosion suivante suspendue au-dessus de ma tête telle une épée de Damoclès. Il fallait que quelque chose change.

Miss Sunalee a suggéré une thérapeute qu'elle avait consultée à titre individuel des années auparavant, mais qui exerçait toujours et qui recevait aussi des couples en difficulté. "Tu verras, elle propose des solutions très concrètes", m'at-elle dit. Ca me convenait; j'ai pris notre premier rendez-vous pour un vendredi soir de début juin. Depuis, nous y sommes allés sept fois, et nous avons annoncé vendredi dernier notre intention d'arrêter là pour le moment. C'est un petit bilan de cette expérience que je vous propose ici. Il me semble que la thérapie conjugale reste quelque chose d'un peu honteux auquel les gens n'osent pas avoir recours, ou sont gênés d'admettre qu'ils ont recours - alors que les couples parfaits qui roulent toujours tout seuls et sans friction, ça n'existe pas.

Trois de ces séances - les deux premières et l'avant-dernière - ont été extrêmement dures pour moi. J'ai eu l'impression de me faire jeter à la tête des reproches infondés, injustes ou dont il n'avait jamais été question jusque là. Je suis tombée de haut, au point de me dire que la relation essentiellement harmonieuse que je croyais avoir avec mon compagnon n'était qu'un fantasme et n'avait en fait jamais existé. Je sais que je ne suis pas parfaite et, notamment, que mes brusques sautes d'humeur peuvent être difficiles à supporter pour la personne qui partage ma vie. Mais tout ce que je demande quand je vais mal, c'est qu'on me laisse mariner dans mon coin jusqu'à ce que je touche le fond et décide de remonter à la surface par mes propres moyens, ce qui ne tarde jamais beaucoup car je ne suis pas du genre à me complaire dans l'auto-apitoiement. Je ne comprenais pas pourquoi mon compagnon ne pouvait pas m'accorder cette liberté, pourquoi il se sentait nécessairement tenu de me "rattraper" de force alors que je ne lui réclame rien dans ces moments-là, pourquoi il voulait absolument me faire partager certaines expériences ou opinions qui ne m'aidaient pas, ou me pousser à adopter des solutions qui lui ont convenu quand il était confronté à des problèmes similaires, mais qui ne me correspondent pas du tout.

Par ailleurs, j'ai été stupéfaite de découvrir à quel point il m'en voulait de ne pas porter de montre et de ne jamais penser à recharger mon téléphone portable, ce qui faisait de lui le "gardien de l'heure" dans notre couple. J'ai argué que je me débrouillais toujours pour être extrêmement ponctuelle; il a répliqué que oui, pour ça comme pour l'informatique, j'y arrivais en m'appuyant sur lui, et que moi qui me proclamais fièrement autonome, je ne l'étais en réalité pas du tout. J'ai répliqué que s'il ne pouvait ou ne voulait pas me donner l'heure, je pouvais toujours la trouver autrement, et qu'effectivement je suis nulle en informatique, mais que personne ne sait tout et que lui-même serait bien obligé de faire appel à quelqu'un d'autre s'il avait un problème d'électricité ou de plomberie. Bref, ça a beaucoup crié pendant ces séances, et je crois que c'est l'une des premières fois où j'ai osé élever la voix en retour parce que je me trouvais dans un cadre sécurisant et que je savais que ça ne pouvait pas (trop) dégénérer.

Du déballage, il y en a eu, et pratiquement que du côté de mon compagnon. Moi? Quand quelque chose m'énerve, ou bien je décide que ça n'est pas important et je laisse filer, ou bien je le dis en expliquant pourquoi je préfèrerais que les choses soient autrement. Du coup, j'ai passé toute cette thérapie à encaisser des attaques et à me défendre. Ca m'a franchement épuisée, et à la fin, je saturais. Je ne suis pas certaine que tout ait été dit, et je soupçonne que nous devrons probablement retourner chez la psy un jour, mais pour le moment, j'avais atteint le maximum de ce que je pouvais encaisser. Nous avons largement matière à travailler, chacun de son côté ou ensemble, durant les mois à venir.

J'ai pris conscience que non, mes états d'âme n'appartiennent pas qu'à moi, qu'ils ont des répercussions importantes sur la personne qui partage mon quotidien et que de ce fait, je dois m'efforcer de les maîtriser un minimum. Maintenant que je sais combien cette histoire d'heure ennuie Chouchou, je vais faire attention à avoir toujours mon GSM chargé avec moi. Et pour l'informatique ou la photo, au lieu de redemander dix fois la même chose, je vais tâcher de prendre des notes. Pour sa part, Chouchou a admis qu'il y avait une colère immense en lui, une colère qui prend sa source dans un passé douloureux et que, malgré dix ans de thérapie individuelle (EMDR, hypnose...), il ne parvient toujours pas à contrôler. Cette colère n'est pas de mon fait même s'il m'arrive involontairement de la déclencher en appuyant sur un mauvais bouton. Et j'aurai beau marcher sur des oeufs en permanence, je ne parviendrai jamais à éviter tous les mauvais boutons de Chouchou qui sont nombreux et sensibles, surtout en période de stress. Or, son travail le stresse quasi constamment... La gestion de la colère est donc une chose à laquelle il doit travailler de son côté.

En ce qui concerne nos rapports de couple, la psy a fait une suggestion toute simple mais dont nous avons déjà pu tester l'efficacité: malgré la petite taille de notre appartement, nous devons mettre de la distance entre nous quand ça ne va pas, et ne pas hésiter non plus à le faire même quand tout va bien. C'est tout bête, mais c'est vrai que le fait de se mettre, lui dans la salle à manger sur son iMac et moi dans la chambre avec mon MacBook ou un livre quand il y a de la tension entre nous, nous permet de nous ressourcer séparément et de laisser retomber cette tension au lieu de l'entretenir en nous surveillant du coin de l'oeil, chacun attendant que l'autre fasse le premier pas. Et même les soirs normaux, j'ai cessé de penser que je devais rester à la salle à manger pour profiter de la présence de Chouchou. J'ai pris l'habitude d'éteindre mon portable dès que j'en ai fini pour ce jour-là, et d'aller lire au lit souvent une heure avant qu'il soit prêt à me rejoindre. Résultat: je glande moins sur internet, ma PAL descend à vue d'oeil et nous ne partageons pas moins de choses finalement puisque Chouchou reste toujours à portée de voix.

Nous sommes deux personnes compliquées qui trimballent pas mal de casseroles chacune de son côté, même si je pense que celles de Chouchou sont beaucoup plus difficiles à gérer que les miennes. Si pénible qu'elle ait été pour moi, cette thérapie a permis de déballer un certain nombre de choses qui avaient besoin d'être dites et qui, jusque là, étaient restées informulées ou non-entendues. Nous avons pris conscience que nous ne sommes plus les mêmes personnes qu'aux débuts de notre histoire, il y a presque cinq ans, et que continuer à baser notre façon d'agir sur ce qui a pu se passer à l'époque est une mauvaise idée. En concluant, la psy nous a félicités pour notre honnêteté émotionnelle (comprendre: nous avons été tellement bavards tous les deux qu'elle a dû lutter sans cesse au cours de nos séances pour en placer une ^^). Je suis bien contente d'avoir entrepris cette démarche dont les effets positifs se font déjà sentir sur notre couple. Je ne suis malheureusement pas certaine que nous ne devrons pas reprendre notre travail là où nous l'avons interrompu, plus tard... mais au moins, nous savons maintenant que pour 55 euros de l'heure, nous pouvons obtenir une aide efficace quand nous sommes arrivés au bout de nos propres moyens.

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jeudi 26 mai 2011

What's next - zombies?


Quelques jours avant que je parte pour Toulouse, au début du mois, mon couple a connu une crise violente comme il s'en produit une tous les six mois environ. L'avant-dernière, en juin 2010, avait bien failli signer la fin de notre histoire. Jusqu'à fin août, l'homme qui partage ma vie m'est apparu comme un étranger à côté de qui qui je n'avais plus nécessairement envie de poursuivre ma route. Puis nous avons appris que mon père avait un cancer, et tout le reste est passé au second plan. Mon compagnon a été un précieux soutien durant cette période, et ça a remis notre couple sur les rails. La crise suivante, le 1er janvier, a été vite balayée sous le tapis: mon père se faisait opérer quelques jours plus tard et je n'avais pas d'énergie à consacrer à des disputes répétitives.

Mais cette fois... Cette fois, une limite a été franchie, et j'ai décidé que je ne voulais pas continuer ainsi, pas avec cette épée de Damoclès au-dessus de ma tête. Même si elles ont toujours fini par se résoudre jusqu'ici, ces crises sapent ma foi en notre relation et m'empêchent de prendre la moindre décision constructive à long terme. Hors de question de m'installer officiellement en Belgique, d'envisager un achat d'appartement commun ou un mariage pour des raisons pratiques alors que je ne sais pas si je serai encore avec mon compagnon quelques mois plus tard. J'en ai assez de cette instabilité. Cette fois, ça passe ou ça casse.

Puisque nous n'arrivons pas à régler ce problème entre nous, j'ai suggéré de faire intervenir une tierce personne neutre, à savoir un(e) thérapeute conjugal(e). Mon compagnon a accepté. Nous prendrons donc rendez-vous en début de semaine prochaine, après les Imaginales. Si je n'écoutais que mon orgueil, j'aurais déjà fait mes cartons. Mais je veux tenir compte du fait que 99% du temps, nous avons une relation très chouette, pleine de complicité, de soutien mutuel et de fou-rires, qui mérite que l'on tente tout pour la sauver. Certaines d'entre vous ont-elles déjà essayé la thérapie conjugale? Si oui, quels résultats avez-vous obtenus, et en combien de temps?

Le titre de ce post est une allusion à un bouquin que j'ai traduit récemment. Ca parle d'un couple qui ne s'entend plus du tout et qui consulte pour tenter d'arranger les choses. Un jour, en arrivant chez leur thérapeute conjugale, ils la trouvent en train de bouffer ses clients précédents. J'espère ne pas être confrontée bientôt à une épidémie de zombies IRL. En même temps, il paraît que la fin du monde est proche, donc qui sait?

dimanche 6 avril 2008

Môdite de l'anniversaire (éternelle rengaine)

Je trouvais ça étrange qu'une de nos méga disputes explosives soit tombée un jour où on ne fêtait rien.
(Par ordre chronologique, les trois précédentes avaient eu lieu:
- pour Halloween
Puis j'ai réalisé. J'avais démarré "Le temps n'est rien" le 5 avril 2004. Hier était donc mon quatrième anniversaire de blog.
Hawk aura bientôt 38 ans. Nous allons devoir redoubler de prudence. Jusqu'au 24 avril, les seuls sujets de conversation admis à la maison seront les menus de la semaine ("pour la soupe de ce soir, je prends tomate/mascarpone ou potiron/carottes/orange?"), la météo bruxelloise ("c'est bien agréable de revoir enfin le soleil après cet hiver interminable, tu ne trouves pas?") la couleur de mon vernis à ongles ("tu me préfères en Satin Noir de Chanel ou en Rouge Tango d'Estée Lauder?") et le choix des DVD à regarder ("séquence beuuurk avec Nip/Tuck, nostalgie avec Buffy ou drame chez les people avec Dirt?").

mardi 1 janvier 2008

Notre réveillon

Une première grosse dispute pour notre anniversaire, une seconde pour Halloween et la troisième pour le Jour de l'An. Y'a pas à dire: on est doués pour fêter les grands évènements. Enfin la bonne nouvelle, c'est qu'en théorie, on est tranquilles jusqu'à mes 37 ans fin mars.

samedi 3 novembre 2007

Première semaine bruxelloise

Je sais: c'est rare que je reste si longtemps sans poster. Mais cette première semaine à Bruxelles a été aussi chargée que mouvementée. Il a quand même fallu sortir cent cinquante feuillets de traduction d'un bouquin 1/qui se passe en mer et donc regorge de termes techniques sur la navigation à voile 2/dont chaque page compte environ deux ou trois mots tellement archaïques que plus aucun dictionnaire, papier ou en ligne, ne les mentionne. Parfois le sens peut être déduit d'après le contexte, et parfois pas. Il a également fallu surmonter un gros accrochage qui m'a vue prendre la porte de l'appartement et ne rentrer que cinq heures plus tard, après avoir hésité à passer la nuit à l'hôtel. Du coup, il a fallu consacrer toute la soirée suivante à s'expliquer et se réconcilier. Il a fallu ranger les dernières acquisitions et s'organiser au niveau pratique. Et puis il a aussi fallu préparer la mise en ligne d'un futur blog-photo commun [très bientôt sur vos écrans] et se ménager quelques moments de détente comme une fin d'après-midi au bar de Filigranes avec Chou et Julie, la découverte d'un chouette recueil de comics ("The devil's panties" de Jennie Breeden) ou le visionnage du début de la saison 2 de "How I met your mother". Aujourd'hui 17h, ma semaine est enfin terminée, mais Hawk bosse encore jusqu'à 22h. Le week-end sera court, alors que nous avons des millions de choses à faire, notamment tester une partie des bonnes adresses bruxelloises trouvées dans le numéro de novembre de Gael - à mon avis le meilleur féminin belge de très loin. J'aimerais prendre le temps de parler de l'affection grandissante que m'inspire Bruxelles, mais il me reste encore 150 photos du Japon à traiter sur Photoshop. Une autre fois, sûrement.

samedi 20 octobre 2007

Au palmarès des anniversaires pourris...

...le 19 octobre 2007 enfonce spectaculairement mes 35 ans. Parce que là au moins, j'avais plus ou moins compris ce qui m'arrivait et eu le temps de m'y préparer.