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vendredi 11 mai 2018

Déficit écologique





Le jour du dépassement écologique, celui où l'humanité a utilisé toutes les ressources naturelles que la Terre peut lui fournir en un an, survient un peu plus tôt chaque année - dans le courant du mois d'août, pour le moment. Mais si on se penche sur le cas précis de la France, l'un des pays où l'on vit le mieux au monde, ce jour, en 2018, c'était... le 5 mai. Ce qui signifie qu'une Française moyenne comme moi, ni très riche ni très pauvre, consomme en une année 3 fois plus de ressources que ce que la Terre ne peut en produire pour elle. Ca calme, non? 

vendredi 31 juillet 2015

Treez: financez un arbre près de chez vous ou à l'autre bout du monde


(Imaginez si les arbres émettaient un signal wifi: on en planterait tellement qu'on sauverait sans doute la planète au passage. Malheureusement, ils ne produisent que l'oxygène que nous respirons.)


Comme vous vous en souvenez peut-être, un de mes objectifs pour l'année 2015 était de soutenir chaque mois une cause qui me touchait. En juillet, je suis tombée sur le projet Treez, une communauté d'"utopistes pratiquants" engagés dans la reforestation un peu partout à travers le monde. Pour les aider - et se faire plaisir, ou faire plaisir à un amoureux de la nature -, on peut financer un arbre qui sera planté en France, au Ghana, en Thaïlande, au Brésil ou au Pérou par un travailleur local. Ca ne coûte que 12€, en échange desquels on reçoit un bracelet en bois à monter (d'une couleur variable selon le pays choisi) et un code qui, entré sur le site, permet d'avoir de plus amples informations sur "son" arbre: son espèce, l'endroit où il pousse... Le mien sera un tamarin sauvage et il poussera à Dhamma Rakhsa, en Thaïlande, parce que j'aime bien voyager par procuration. Si vous êtes intéressé par l'idée, j'ai un code de 10% à valoir sur l'achat de votre premier arbre; n'hésitez pas à me le demander par mail!







mardi 22 juillet 2014

Givebox: où un geste de solidarité urbaine se change en dilemme sur le sens du don




Une Givebox, c'est un local-penderie installé dans la rue, où les gens peuvent déposer ce qui ne leur sert plus mais qui est encore utilisable et/ou prendre les objets déposés là dont ils ont justement l'utilité. A Bruxelles, il en existe actuellement deux. J'ai découvert leur existence la semaine dernière; trouvant l'idée formidable, j'ai rempli à la va-vite quatre caisses de brols en état neuf (ou quasiment) qui traînaient dans notre cave et sur les étagères les moins accessibles de nos armoires. Dimanche, nous sommes allés les porter à la Givebox située rue de l'église à Berchem Ste-Agathe.




En arrivant, nous sommes surpris de trouver la Givebox aussi jolie et colorée. Bien rangée, aussi, malgré le petit espace disponible. Il y a des étagères pour mettre les livres, un coin penderie équipé d'une tringle... C'est bien conçu, et sans doute entretenu de façon régulière. Par contre, je suis un peu sceptique sur l'intérêt d'avoir apporté certains objets, comme deux bougies parfumées dans des récipients en verre où il reste à peine quelques millimètres de cire. Globalement, rien ne me paraît en très bon état. Ce sont des choses que, personnellement, je n'aurais pas osé donner, et qui seraient parties directement au recyclage ou à la poubelle. Peut-être me suis-je fixé des critères trop restrictifs (ceux d'une troc party, plus ou moins)?




Je viens de finir de ranger le contenu de notre première caisse dans la Givebox quand un monsieur d'un certain âge apparaît et nous signifie qu'il aimerait emporter les trois autres. J'imagine qu'il compte essayer de revendre les affaires que nous voulions donner, et ça me contrarie pas mal. Mais je me dis aussi qu'il n'a qu'à attendre que nous ayons le dos tourné pour les emporter, donc bon. Chouchou pousse la gentillesse jusqu'à l'aider à transporter les caisses chez lui, à deux pas de là.

L'histoire me chiffonne pendant tout le reste de la journée. Oui, je voulais me débarrasser de ces objets, et je ne comptais pas en tirer d'argent. Mais j'aurais aimé qu'ils aillent gratuitement à leur utilisateur final, sans faire l'objet d'un monnayage (même à faible prix) de la part d'une tierce personne. Si ça se trouve, ce monsieur récupère tous les dons intéressants pour faire les brocantes avec, ce qui me paraît détourner l'initiative de son but. En même temps, sans doute a-t-il besoin de gagner sa vie, et n'a-t-il pas trouvé de meilleur moyen. Deux jours plus tard, après y avoir beaucoup réfléchi, j'avoue que je ne sais toujours pas quoi en penser.