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dimanche 19 août 2018

[TOULON] Joana Vasconselos: Exagérer pour inventer à l'Hôtel des Arts





Je n'avais encore jamais entendu parler de cette artiste portugaise, aussi l'exposition en cours a-t-elle été pour moi l'occasion d'une très belle découverte. Joana Vasconselos s'empare d'objets culturellement significatifs - azulejos, virgule Nike, pièce de Tetris, ou urinoir -, les sort de leur contexte et les subvertit avec beaucoup de fantaisie. J'ai particulièrement apprécié ses créations au crochet, colorées et délirantes. Il faut admirer aussi la "Valkyrie" conçue exprès pour l'Hôtel des Arts: une gigantesque guirlande de cravates, de chemises, de costumes et de ceintures d'hommes, nommée "It's raining men", qui se drape sous les plafonds et dans la cage d'escalier. De l'art contemporain accessible même aux réfractaires comme moi! 

jeudi 21 décembre 2017

Le plaid islandais




Trois ans et demi que je n'avais pas touché un crochet. Non que je me sois lassée, mais au bout d'un moment, on ne sait plus trop quoi faire de sa propre production. Et puis, la belle laine revient cher. Et je ne suis pas assez sociable pour me joindre au très actif et très sympathique collectif de yarn bombing qui sévit à Bruxelles. Mais cette année, l'hiver approchant, j'ai eu très envie de me faire un mini-plaid, une petite couverture très douillette à poser sur mes jambes pendant que je lis.

dimanche 11 mai 2014

Une housse de coussin granny




Quand je me suis mise au crochet, c'était dans l'espoir de réaliser un jour une couverture en patchwork: vous savez, avec plein de petits carrés de couleurs différentes. En jargon d'initié, ça s'appelle un granny. Puis je me suis rendu compte que ce que ça impliquait comme couture à la fin, et ça m'a totalement découragée. Depuis, j'ai crocheté 2 plaids dont l'un m'a pris 7 mois et l'autre guère plus de 7 jours, et que j'adore tous les deux, mais je continue à soupirer tristement chaque fois que je vois un beau granny. 




Il y a quelque temps, en tombant sur ce motif tout simple et multi-usages, j'ai décidé de le tester sur une housse de coussin, ce qui aurait le double avantage de ne pas représenter un trop gros travail et de me permettre d'éliminer une partie de mes multiples restes de Rowan Handknit Cotton. Le devant est allé vite, et j'ai trouvé ça amusant. L'arrière, que j'ai voulu écru uni et tout en brides, a davantage ressemblé à un pensum. Les deux morceaux sont assemblés à l'aide de mailles simples (sur la face intérieure, sauf pour le dernier côté après que j'ai retourné mon ouvrage). La garniture en 50x50 cm a coûté 3,95€ chez Hema, et j'ai fait ma housse un peu plus petite (45x45 cm environ) pour obtenir un coussin bien dodu. 




Je suis à peu près aussi ravie par le résultat que lorsque j'arrive à improviser un plat délicieux en un tournemain avec les restes du frigo :-)

dimanche 12 janvier 2014

Où je vaincs la malédiction du Light Masham




En lisant le numéro 12 du magazine Simply Crochet, j'ai craqué pour un plaid gris qui avait l'air terriblement douillet. Pas découragée par les 7 ou 8 mois de travail que m'avait demandé ma couverture à vaguelettes, j'ai foncé chez mon fournisseur habituel qui vend justement la marque Rowan utilisée par la créatrice du patron. Là, j'ai déchanté assez vite. 11,50€ la pelote de British Sheep Breeds Chunky Undyed, sachant qu'il en fallait 16, ça faisait quand même un sacré budget. Et puis je ne la trouvais pas très agréable au toucher, cette laine brute. J'ai dit: "Je vais réfléchir" et je suis rentrée chez moi. J'ai cherché des avis sur internet: toutes les crocheteuses disaient qu'il ne fallait pas s'arrêter à l'aspect initial parce qu'au fur et à mesure qu'on manipulait le fil, la lanoline pénétrait dans la fibre et la rendait plus souple. Apparemment, après le premier lavage, ça devenait l'extase, et l'investissement était tout à fait justifié. Bon. 

Je suis retournée chez mon fournisseur habituel. Dans cette gamme, il n'avait pas la couleur gris clair qui m'avait tant plu sur la photo du magazine. Ni le gris foncé qui aurait pu constituer une alternative satisfaisante. Comme je n'aime pas le marron, que je n'avais pas envie de crocheter un plaid noir et que l'écru me semblait un peu salissant, par élimination, j'ai choisi une teinte ficelle appelée Light Masham (du nom de l'espèce de mouton qui la fournit). Nouveau problème: il n'y avait que 9 pelotes en stock. Mais la vendeuse m'a dit: "Pas de problème, on vous commande les 7 qui manquent et vous les aurez d'ici 2 ou 3 semaines". Ah ouais, quand même. Mais je voulais me lancer tout de suite; alors, j'ai acheté les 9 premières pelotes et commandé les 7 qui manquaient. 

Au début, comme je crochète serré, j'ai opté pour un n°10 au lieu du 8 recommandé pour le corps de l'ouvrage. Mais ça faisait des trous vraiment trop gros, et au final, j'ai tout repris à zéro avec un 8. Le plaid est monté très vite: pas plus d'une heure et quart par pelote. Du coup, j'ai épuisé mon stock en une semaine. Nous étions alors début décembre. J'ai pris mon mal en patience, et 3 semaines après mon achat initial, je suis retournée au magasin voir si ma laine était arrivée. La vendeuse a consulté son écran: "Ah ben la commande a été annulée". Hein? Pourquoi? "Aucune idée. Mais je peux relancer une commande." 

A force d'insister, j'ai obtenu qu'on appelle le fournisseur pour être fixée. Réponse: le Light Masham était en rupture de stock. Je me retrouvais donc avec une moitié de plaid très chère sur les bras, et pas de moyen de la finir. Grosse tentation de piquer une crise de nerfs. Ma prof de crochet est venue à mon secours. Elle a demandé à son contact chez le fournisseur de rappeler les pelotes de Light Masham qui pourraient traîner dans d'autres magasins en Belgique pour les rediriger vers Schleiper - sans garantie que ça fonctionnerait. C'était juste avant les vacances de Noël. Je lui ai téléphoné de Toulouse pour savoir où ça en était. Il ne restait plus une seule pelote de Light Masham dans tout le pays. Mais son contact était en train de chercher en Allemagne. 

Cette histoire commençait à sentir le roussi. J'ai cherché sur eBay et sur un tas de sites anglais. Ceux qui stockaient la British Sheep Breeds Chunky Undyed étaient tous en rupture de Light Masham. Alors que je transpirais à grosses gouttes, j'ai pourtant fini par trouver un magasin inconnu de moi qui semblait en avoir 7 pelotes. J'ai tenté d'appeler pour avoir une confirmation (et vérifier qu'il ne s'agissait pas d'une arnaque à la Visa - oui, je suis parano): on était le 23 décembre, et même si le magasin était censé être ouvert, personne n'a décroché. J'ai validé ma commande dans un suspens insoutenable. 

Je m'attendais à recevoir un mail du genre: "Désolé, il y a eu erreur, en fait nous n'avons plus cette teinte en stock". Au lieu de ça trois jours plus tard, j'ai reçu une confirmation d'envoi de mes 7 pelotes de Light Masham. La partie n'était pas encore gagnée: et si ce n'était pas la bonne couleur? Ou pas la bonne épaisseur, parce que je m'étais trompée de gamme? A notre retour de Toulouse, le 30 décembre, un avis de passage m'attendait dans la boîte aux lettres. J'ai foncé à la Poste dès le lendemain matin et éventré le plastique d'emballage avant même d'en être ressortie. Oui, oui, ouiiiiiiii! C'était bien mon Light Masham. 

En fin d'après-midi, j'ai voulu reprendre mon ouvrage abandonné depuis des semaines... et là, le retour de la malédiction: impossible de remettre la main sur mon crochet n°8. Alors que mes affaires sont toujours très bien rangées et que je ne perds jamais rien. Le lutin voleur de chaussettes, dépité par le soin que je mets à apparier les miennes, aurait-il décidé d'élargir son activité aux instruments de DIY? Mystère. Quoi qu'il en soit, j'ai dû attendre le 2 janvier pour retourner chez Schleiper acheter un crochet n°8 et pouvoir enfin me remettre au travail. J'ai retrouvé avec bonheur la sensation de la laine rugueuse qui s'assouplissait entre mes doigts, et surtout l'odeur fantastique de mouton qui s'en échappait (chacun ses perversions). Quelques soirées en solo à Monpatelin m'ont permis de venir à bout de la bête - avec moins d'un quart de pelote de rabe.




Ce modèle figure également dans le livre d'Erika Knight "Crochet Workshop". Le point est très facile, et au total, la confection ne m'aura réclamé qu'une grosse vingtaine d'heures. Le plaid terminé est carré et mesure environ 152 cm de côté. 


vendredi 3 janvier 2014

L'arbre qui n'aura pas froid cet hiver




Le groupe Yarn Bombing Bruxelles, dont je vous avais déjà montré l'installation réalisée devant la gare du Luxembourg, a également sévi sur la place Henri Conscience, à deux pas de notre ancien appartement de la rue Maes. Le tronc et une partie des branches de l'arbre central ont été enveloppés de carrés multicolores (dont un code QR que nous n'avons pas réussi à faire fonctionner), tout comme les poteaux des panneaux de signalisation alentour et même les barreaux de certaines fenêtres en sous-sol. 








Pour les géocacheurs qui aimeraient faire d'une pierre deux coups, il existe une très chouette cache sur les lieux: la Yarn Bombing near Museum of Ixelles. 

dimanche 29 décembre 2013

L'écharpe légère pour Chouchou




Chouchou m'avait réclamé une écharpe plus légère que celle que je lui avais faite il y a deux ans. J'ai tout de suite pensé "Tricotin". Il a précisé "Je veux des rayures verticales". Du coup, c'était beaucoup plus simple de faire ça au crochet. Mais impossible de trouver un modèle qui me plaisait. Et au final, j'ai craqué sur cette laine multicolore de chez Veritas. Sayonara les rayures. J'ai testé différents patrons unis avec un crochet n°6 (celui qui était préconisé par le fabricant): tout était trop raide. Puis j'ai eu l'idée d'utiliser un crochet n°9 pour obtenir un résultat joliment lâche et aéré. J'ai pris ce patron au point granit, que j'ai adapté en 22 mailles chaînettes de base au lieu des 26 indiquées pour ne pas que l'écharpe soit trop large. 8 heures de travail et un peu moins de 3 pelotes plus tard, voilà le résultat: 



mercredi 25 décembre 2013

Snood ombré bleu et violet




Je cherchais une idée de cadeau d'anniversaire pour Funambuline quand au hasard de mes déambulations chez Veritas, je suis tombée sur d'énormes pelotes de laine ombrée super douce. Gros coup de foudre. J'ai pensé qu'il y avait là matière à confectionner un snood bien douillet pour affronter les températures hivernales polaires de la Gruyérie. Le soir même, je me suis lancée en utilisant mon grand tricotin rectangulaire et le point double avec lequel j'avais déjà réalisé une écharpe




En tout, il m'aura fallu à peu près 10h de travail pour tricotiner une écharpe de 20 picots de large sur 140cm de long. Une petite couture pour la fermer, et hop! Je suis très fan de l'effet ombré, un peu moins du fait que sur la fin de mon ouvrage, le fil est devenu subitement très fin avant de se rompre en plein violet et d'être rattaché par un bête noeud à du bleu pur très épais. La transition n'est pas très heureuse (mais se retrouvera planquée sous les cheveux de la propriétaire quand elle le portera, donc bon). 




Sur les 532 m de fil que comptait la pelote, il doit m'en rester un bon tiers, qui va aller rejoindre le panier à laine en attendant que l'inspiration frappe de nouveau. 

jeudi 21 novembre 2013

Un test de maxi-tricotin raté, et un deuxième mandala réussi


Mardi, j'ai passé trois heures à me battre en vain contre le maxi-tricotin en S acheté la semaine précédente chez Veritas. Je pensais l'utiliser pour fabriquer un plaid, mais la laine bleue chinée sur laquelle j'avais jeté mon dévolu était visiblement trop grosse par rapport à l'écartement des chevilles. Même en variant la tension et le point, je n'ai jamais réussi à obtenir un résultat satisfaisant. Et bien entendu, contrairement à celles de mon tricotin rectangulaire, les chevilles étaient fixes, de sorte que je ne pouvais pas en retirer une sur deux pour obtenir un ouvrage plus souple. J'aurais pu changer de laine pour en prendre une plus fine, mais le maniement de l'engin étant au final peu agréable (il faut le tourner tout le temps, et je trouve difficile de manoeuvrer le crochet dans les courbes), j'ai plutôt décidé de le rapporter au magasin. 

Du coup, ma frustration était grande. Trois heures de travail sans avoir rien produit au final! "Faire et défaire, c'est toujours faire", m'a doctement rappelé Chouchou. "Tu parles. Faire et défaire, c'est toujours défaire, oui!", ai-je grommelé. "Chaque échec te rapproche un peu plus de la réussite", a-t-il insisté en éternel optimiste. "Chaque échec me rapproche un peu plus du moment où je vais sauvagement piétiner quelque chose en jurant comme un marin", ai-je rétorqué en éternelle impatiente. J'avais besoin d'un ouvrage facile et rapide à réaliser, pour ne pas rester sur l'impression d'avoir perdu mon après-midi. Alors, je me suis attelée à la confection d'un deuxième mandala trouvé dans le dernier numéro de Simple Crochet.




Les couleurs "hivernales" du modèle (bleu ciel, vert d'eau, ficelle...) ne me plaisaient pas; je me suis donc empressée de les remplacer par d'autres que j'aime davantage. Pour le fil, j'ai pioché dans mon stock de Rowan Handknit Cotton, et pour le crochet, j'ai utilisé un n°5 à la place du n°4 préconisé, parce que je sais que je travaille hyper serré. Il m'a fallu environ deux heures et demi pour terminer. Mon point popcorn (la partie rouge) n'est pas super réussi, mais ceci mis à part, j'aime énormément le résultat!

jeudi 14 novembre 2013

Une écharpe au tricotin




J'avais besoin d'un ouvrage pour m'occuper en attendant l'arrivée du kit de broderie über-cute commandé aux Zuess. J'ai donc filé chez Schleiper acheter un maxi-tricotin à couverture repéré quelques semaines plus tôt. Bien entendu, il était en rupture de stock. Je me suis rabattue sur le plus grand modèle rectangulaire. Et quand j'ai voulu le tester avec le fil géant d'un joli vert d'eau acheté exprès chez Veritas... le drame. Mode d'emploi illisible. Une seule solution: regarder des tutoriels vidéo sur Youtube (activité qui figure dans mon Top 10 personnel des occupations les plus haïes de tous les temps). Je me suis infligé un certain nombre de tricotineurs bien intentionnés, mais incompréhensibles dans leurs explications ou incapables de travailler à l'intérieur du cadre filmé, avant de tomber enfin là-dessus


(Il existe des tas d'autres points, et on peut aussi travailler sur une épaisseur simple plutôt que double, 
mais j'aimais bien l'aspect de celui-là, côtelé sur un côté et "grillagé" de l'autre.)

Déception: même tricotiné un picot sur deux, mon fil géant donnait un ouvrage super raide. J'ai passé trois heures à faire des essais inutiles avant d'exhumer de mon panier à pelotes la Debbie Bliss Donegal Luxury Tweed Chunky, avec laquelle j'avais déjà crocheté un bonnet pour Chouchou l'an dernier. Il me restait un tout petit bout de rouge clair, un écheveau rouge foncé entamé et un écheveau aubergine entier. Six heures environ m'ont été nécessaires pour réaliser l'écharpe que vous voyez sur les photos. Le tricotin me force à travailler beaucoup plus lâche que je n'en ai l'habitude, et au début ça m'a pas mal perturbée. Mais j'adore le résultat malgré son côté un peu irrégulier. Sans doute parce que je raffole de ce fil chiné à grosseur variable, surtout l'aubergine avec ses petits "éclats" rouges, verts et blancs. Très souple et toute douce, cette écharpe s'annonce vraiment agréable à porter. 



lundi 28 octobre 2013

DIY: Des sous-verre qui font peur


Je cherchais un cadeau pour l'anniversaire de la Princesse, qui a des goûts un peu particuliers, lorsque je suis tombée sur ces sous-verre représentant des yeux injectés de sang. Comme la Princesse m'offre souvent de très jolies choses qu'elle a fabriquées elle-même, je ne souhaitais pas les acheter tout faits, et malheureusement, la propriétaire de la boutique ne vendait pas le patron. Je me suis donc efforcée de reconstituer quelque chose d'approchant. Et les dieux du crochet devaient être avec moi ce jour-là, car j'ai obtenu le résultat que je voulais du premier coup!




TADAAAAA!

Une fois de plus, j'ai utilisé du Handknit Cotton de chez Rowan (teintes: 252 noir, 219 gooseberry, 346 atlantic et 251 écru), que j'ai travaillé avec un crochet n°5. 

Rang 1: Avec du fil noir, faire un cercle magique, et 6 ms dedans. Fermer par une mc. (6)
Rang 2: 2ml + 1 br dans la première ms du rang précédent, puis 2 br dans chacune des 5 ms suivantes. Prendre du fil vert (ou bleu), et fermer par une mc. (12)
Rang 3: 3 ml + 1 dbr dans la première br du rang précédent, puis 2 dbr dans chacune des 11 br suivantes. Prendre du fil blanc cassé, et fermer par une mc. (24)
Rang 4: 2 ml + 1 br dans la première dbr du rang précédent; 1 br dans la suivante; *2 br dans la suivante; 1 br dans la suivante*; répéter la séquence entre ** jusqu'à la fin du rang; fermer par une mc. (36)
Rang 5: répéter le rang 4. (48)
Rentrer les fils. 

Avec du fil de couture rouge, ou 2 brins d'un fil à broder DMC, broder les vaisseaux sanguins éclatés. 
Arrêter le fil rouge.

Afin de planquer l'envers des broderies et de donner un peu plus de tenue à l'ensemble, j'ai découpé des ronds de tissu noir à pois blancs que j'ai fixés au dos de mes sous-verre à l'aide d'un voile thermocollant double face (Vliesofix, en vente au mètre chez Schleiper Be Creative; tutoriel vidéo ici). C'est officiel: ce mois-ci, j'ai utilisé un fer à repasser davantage que pendant les 42 années et demie qui ont précédé!




mercredi 11 septembre 2013

Ananas rouge


Dans mon dernier bilan mensuel, je parlais du fait que je n'avais pas réussi à déchiffrer le patron du collier que je souhaitais réaliser au crochet. Entre-temps, la fée Pops est passée par là pour me le traduire et m'expliquer les passages litigieux. Je l'ai réalisé une fois avec de la laine multicolore: il était bien trop large, et comme malgré tout c'est un petit ouvrage, on n'avait pas le temps de voir le changement de couleur du fil. Je me suis mise en quête d'un fil de coton fin également multicolore, à changement de couleur rapide; j'en ai trouvé chez Veritas, mais je n'aimais pas du tout les teintes proposées. Finalement, j'ai décidé qu'uni, ça irait très bien, et j'ai acheté une pelote de SMC Catania en coloris 0192 - un joli rouge rubis.




J'ai monté le collier une deuxième fois, et je n'ai pas été satisfaite du résultat: les chaînettes de 5 mailles en l'air plissaient beaucoup trop dans le haut du motif. La troisième fois a été la bonne grâce à quelques ajustements: j'ai raccourci les chaînettes à 3ml dans les 4 premiers rangs, 4ml dans les 2 suivants, et je les ai faites de 5ml comme indiqué seulement dans le dernier rang. Puis, pour terminer l'ouvrage d'une manière plus agréable à l'oeil, j'ai fait un avant-dernier rang de 5ml + 1ms afin de rassembler les deux pointes, et un dernier rang de 5 brides ensemble pour former une pointe unique. Et voilà le résultat. Normalement, je suis censée l'amidonner, mais ça ne me paraît pas nécessaire. J'ai bien aimé travailler en utilisant une vraie chaîne comme base, et je recommencerai sûrement avec un autre patron.



mardi 27 août 2013

Col Claudine au crochet



J'avais repéré le patron sur Ravelry, et décidé de le tenter pendant les vacances. Pour ce faire, j'avais emporté deux sortes de fil d'épaisseurs différentes. J'ai commencé par le plus gros, un Rialto Aran de la marque Debbie Bliss dans le coloris 18 (rouge). Du 100% mérinos agréable à toucher, mais pas du tout à travailler, car les brins se dédoublent en permanence. De plus, chaque pelote ne contient que 80 mètres de fil: je me suis donc retrouvée en panne aux trois quarts du dernier rang de mon ouvrage. Je n'avais pas de seconde pelote de la même couleur, juste une pelote de la même qualité, mais rose vif, et elle était restée à la maison. 


Je me suis dit que je finirais une fois rentrée, mais j'étais frustrée quand même. J'ai donc recommencé à zéro avec mon autre fil: du Sprint de chez Bertagna Filati, 70% mérinos 30% polyamide, d'un gris mêlé de brins argentés. Moins doux mais plus fin et plus facile à travailler même s'il accroche légèrement. Le résultat obtenu a un petit côté "romantique classique" qui m'a fait tout de suite penser à quelqu'une dont l'anniversaire approchait; j'espère qu'elle l'appréciera!


Voici ce que donne le mien porté. Je pense trouver un top sur lequel il va particulièrement bien et le fixer avec quelques points pour l'empêcher de tourner. 

lundi 29 juillet 2013

DIY: Mandala-fleur




Quand je suis tombée sur ce patron de mandala dans le n°7 du magazine anglais Simply Crochet (dont j'achète la version numérique), j'ai aussitôt su que je tenais une idée cadeau idéale pour quelqu'un de mon entourage à qui j'avais envie d'offrir un petit témoignage d'affection.

J'ai utilisé un fil différent de celui indiqué: mes fameux restes de Rowan Handknit Cotton. Sauf que comme j'ai dû racheter une pelote d'écru, au final, je crains que le volume total de mon panier à laine n'ait pas baissé du tout! J'ai également un peu changé les couleurs du modèle, car je n'aimais pas l'association jaune-vert-rose.

Le résultat final, crocheté avec un n°5, mesure 23 cm de diamètre et m'a pris 3 ou 4 heures de travail erreurs comprises. Il pourrait servir de napperon, mais j'envisage plutôt de le présenter de façon à ce qu'il puisse être accroché à un mur. Je cherche une idée plus sympa que simplement l'épingler dans un cadre - si vous avez des suggestions, n'hésitez pas!

Ce patron est une création de la blogueuse Wink

mardi 23 juillet 2013

DIY: Coussin arlequin



Je cherchais ce que je pourrais bien faire de tous les restes de Rowan Handknit Cotton qui traînaient dans mon panier à laine depuis la fin de ma couverture à vagues. Et puis un jour, au hasard de mes pérégrinations internettesques, je suis tombée sur cette photo. Coup de foudre immédiat. En trois ou quatre jours, j'avais bricolé à l'aide de mon fidèle crochet n°5 assez de triangles et de losanges en maille serrée pour faire l'avant d'une housse de coussin. L'assemblage m'a donné un peu de fil à retordre, mais rien de dramatique. 


Par contre, l'arrière, que j'avais décidé de faire tout en noir, m'a tellement gonflée que je suis restée un mois entier sans y toucher. D'autant que j'avais réalisé que ma housse ne correspondait pas du tout aux dimensions des garnitures existant dans le commerce et que je me demandais avec quoi j'allais la remplir! Au final, je me suis remotivée début juillet pour reprendre mon ouvrage, et j'ai dégoté sur le site des 3 Suisses un coussin en 45x60 dont je me suis dit qu'il suffirait de le tasser un peu pour le rentrer dans mon 30x60. Et effectivement, le résultat final est très agréablement rebondi.



mardi 11 juin 2013

DIY 20/52: Col en dentelle pour T-shirt tout simple




Inspiration: ce collier réalisé pour mon swap créatif.
Fournitures: du fil de coton (ici, Rowan Handknit Coton écru), un crochet n°5, un T-shirt basique (celui-ci a été acheté chez Hema pour 5€ - attention, ça taille très grand, j'ai pris du S alors que je fais un bon 40 et c'est nickel), du fil à coudre ton sur ton et une aiguille. 
Temps de réalisation: 1/2 h




J'ai adapté le patron original du premier volant du collier de la façon suivante: 
Rang 1: 33 ch
Rang 2: br dans 3ème ch, br dans chaque ch jusqu'à la fin du rang, 3 ml
Rang 3: br dans 1ère br du rang précédent, *3 ml, br dans br suivante du rang pécédent*, 3 ml
Rang 4: br dans 1ère br du rang précédent, puis dans la boucle créée au rang précédent (dbr, ms, dbr, dbr, ms, dbr), *2 ml, sauter une boucle, ms dans la boucle suivante, 2 ml, sauter une boucle, dans la boucle suivante (dbr, ms, dbr, dbr, ms, dbr)*, br dans la dernière br du rang précédent, terminer.
Puis j'ai cousu le col sur le T-shirt avec de tout petits points invisibles.




J'aime beaucoup le résultat, mais je me dis que j'ai manqué d'audace au niveau des couleurs et que ce col donnerait très bien en rose fluo (sur du marine), en jaune fluo (sur du gris) ou en orange fluo (sur du kaki). Une prochaine fois, peut-être?


vendredi 17 mai 2013

DIY 18/52: Collier-plastron en dentelle crochetée



J'ai longtemps cherché ce que je pourrais bien fabriquer pour ma binôme du swap créatif, que je ne connaissais qu'à travers son blog et les quelques mails échangés. Comme elle partage mon amour des créatures des bois en général et des renards en particulier, j'envisageais une poupée ou un "coussin" en forme de goupil, feutrine devant et tissu derrière. Mais je ne sais pas trop coudre, et j'ai eu peur que l'assemblage des pièces donne un résultat moche. 

Au final, comme Manon aime les bijoux fantaisie et le style rétro, j'ai opté pour un modèle de collier assez particulier qui m'a fait craquer au premier coup d'oeil, et dont vous pourrez trouver le patron ici. Je le trouve délicieusement original, parfait pour habiller un T-shirt uni tout simple. Je n'avais encore jamais posé de chaîne; La Princesse a bien voulu me prêter ses outils et me montrer comment faire lors d'un goûter chez Wittamer - une excellente façon de joindre l'utile à l'agréable!



Matériel utilisé pour la partie crochet: fil Rowan Handknit Cotton écru (coloris 251); crochet n°5

lundi 11 mars 2013

DIY 10/52: Une couverture pour le Groseillon





Inspiration: J'ai utilisé ce patron gratuit, auquel j'ai rajouté deux rangs de mailles serrées sur tout le tour pour faire une petite bordure et donner à l'ouvrage un aspect plus "fini". 
Fournitures: 3 pelotes de fil Laura orange, laine et acrylique mélangées (Veritas, 12,95€ pièce); un crochet n°7. 
Temps de réalisation: une douzaine d'heures environ

Le Groseillon, c'est le futur rejeton de ma copine Sophie. Normalement, la naissance de bébés dans mon entourage m'enthousiasme très modérément; j'ai toujours l'impression que la nouvelle mère va devenir infréquentable pendant cinq ans au bas mot. Pour celui-là, c'est un peu différent. Oh, je me doute qu'il empêchera ses parents de dormir et fera des cacas pestilentiels comme tous les autres. Mais Sophie a eu un cancer il y a 3 ans, elle s'en est sortie, puis elle a galéré pour mener une grossesse à bien alors qu'elle voulait vraiment un enfant.

Quand j'ai appris qu'elle était enceinte de plus de trois mois, peu de temps après le décès de mon père, je me suis dit: "Et pan dans la gueule du crabe!". Même si elle ne changeait rien à ma propre situation, cette victoire, outre le fait qu'elle m'enchantait pour ma copine, me redonnait un peu foi en la vie. Du coup, j'ai eu envie de célébrer ça par un cadeau de naissance plus personnel qu'un doudou - et que les parents, même s'ils le détestent, seront obligés de réceptionner avec un sourire ému parce que c'est fait maison. (Insérer ici un rire diabolique.)




La chambre du Groseillon a un thème "jungle" dans les tons vert et orange, d'où mon choix de couleur. Le point est très simple (une maille serrée et une bride dans la même maille, sauter une maille, recommencer) mais je trouve qu'il rend particulièrement bien, et grâce à la grosseur du fil, l'ouvrage est monté très rapidement. Je le remercie d'ailleurs de m'avoir, il y a deux semaines, tenue occupée et zen pendant que mon TGV était immobilisé en pleine voie pendant une heure et demie à cause d'une alerte à la bombe en gare de Marne-la-Vallée. Crocheter dans le train, quel excellent moyen de tuer le temps plutôt qu'un contrôleur!

lundi 25 février 2013

DIY 8/52: Bonnet renard




En ce moment, je fais une fixation sur les renards. Et je cherchais un projet rapide pour utiliser une partie des restes de laine de ma couverture rayée. Donc, je me suis dit que j'allais confectionner un bonnet avec des oreilles de renard. J'ai cherché sur Ravelry un patron que je pourrais adapter facilement, corrigé et modifié 2-3 petites choses (notamment la forme des oreilles), et deux séances de 2h de crochet plus tard, ta-daaaaam!




Fournitures: 2 pelotes de Rowan Handknit Cotton 343 (rouille), 1 de 251 (écru), 1 de 252 (noir), un crochet n°5. 
Temps de réalisation: 4h environ



samedi 16 février 2013

Ma couverture rayée



2 mètres sur 2. 80 rayures. Plus d'une centaine d'heures de travail réparties sur 7 mois. 65 pelotes de Rowan Handknit Cotton (à 5,49€ pièce; faites le calcul du prix de revient vous-même: moi, je préfère éviter). Des souvenirs douloureux mélangés à la laine: la rayure violette n°20 est la dernière que j'ai crochetée avec Scarlett près de moi, avant de l'emmener chez le vétérinaire pour la faire piquer le 13 août; je venais de finir la rayure ocre n°49 quand j'ai reçu le coup de fil m'annonçant que mon père était mort, le soir du 17 octobre. Je ne crois pas que je pourrai un jour regarder cette couverture sans penser aux êtres aimés qui m'ont quittée pendant sa confection. 


Sur une note plus positive, elle représente un triomphe personnel sur mon impatience et ma difficulté chronique à conclure des projets de longue haleine. Même si elle se substitue au granny dans lequel j'envisageais de me lancer quand j'ai appris les bases du crochet - un ouvrage qui m'aurait demandé encore beaucoup, beaucoup plus de temps. J'y ai renoncé un peu pour ça, un peu parce que je me rendais compte que mon projet à base de laine de récup' n'était pas très réaliste: pour avoir des carrés faciles à assembler, mieux valait de loin utiliser le même fil tout du long. Et puis la partie couture me rebutait trop. J'ai déjà suffisamment râlé quand il a fallu rentrer les quelques 320 fils de cette couverture! (Mais j'ai bien retenu la leçon: la prochaine fois, je le ferai au fur et à mesure au lieu de tout garder pour la fin.)


Conçue à la base comme un couvre-lit pour les mois d'été où nous n'utilisons pas notre couette, elle nous sert depuis plusieurs semaines déjà de plaid de canapé dans lequel nous nous emmitouflons le soir pour regarder séries ou films en DVD. Je suis ravie de son rendu, suffisamment fantaisiste pour ne pas que je m'en lasse trop vite, et assez coloré pour s'accorder avec à peu près tout (tout ce que je suis susceptible d'acheter pour mettre chez moi, du moins). 


Maintenant, pour changer un peu, je vais sans doute... attaquer une autre couverture, ha ha!

Le patron de cette couverture se trouve ici; il est gratuit 
et accompagné d'un tutorial photo très explicite. 

mardi 25 décembre 2012

Petit panier au point étoile




J'ai profité de mes vacances pour réaliser enfin un des ouvrages de ce livre, acheté à Paris fin novembre. Avant ça, il m'avait fallu une soirée entière pour apprendre à maîtriser le point étoile. En effet, la traduction du japonais est parfois approximative ("mailles de substitution" à la place de "mailles en l'air"); les photos sont bien moins claires qu'un bon dessin, et les textes explicatifs plus que sommaires. Mieux vaut s'abstenir si on n'est pas capable de décrypter un patron à base de symboles.

J'ai passé une soirée de plus à faire des tentatives avec de la laine prélevée dans mon stock, sans réussir à en trouver qui convienne. Au final, j'ai acheté chez Veritas une pelote de laine de leur marque maison, la qualité Laura en Desert Taupe (80% acrylique, 20% laine), et je l'ai travaillée avec un crochet n°7, si bien que mon ouvrage est plus petit, et probablement plus souple, que le modèle montré en photo. 




Il m'a fallu la plus grande partie d'un après-midi pour obtenir ce joli panier. Je suis très fan du résultat; j'en produirai sans doute d'autres exemplaires avec des fils un peu plus épais et/ou de couleur différente. Garni avec des biscuits ou des muffins maison, ça ferait sans doute une bonne idée de cadeau.