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jeudi 12 janvier 2012

Où mon ressort du shopping à outrance semble cassé


Pendant des années, je me suis dit: "Ca serait bien que tu t'arrêtes de fumer". Mais je n'étais pas vraiment convaincue. Et puis il y a six ans tout juste, ça m'a pris brusquement. Un vendredi soir, j'ai fini mon paquet de Peter menthol, et je n'en ai jamais racheté.

Pendant la première année et demie, j'ai continué à avoir envie de fumer sporadiquement, et taxé une clope par-ci par-là. Jusqu'au jour où, juste avant un concert de Bon Jovi, je n'ai pas réussi à tirer plus de cinq taffes avant d'être écoeurée. J'ai écrasé cette cigarette à peine entamée, et depuis, je suis devenue plus anti-tabac que la plupart des gens qui n'ont jamais fumé de leur vie. La simple odeur d'une clope me dégoûte profondément.

Je crois qu'il est en train de m'arriver un peu la même chose pour le shopping, mais en accéléré. Les premiers jours de janvier, je n'ai pas pu m'empêcher de regarder les chaussures sur internet et de soupirer un peu. Pour les soldes de vêtements dans les magasins bruxellois, c'était plus facile de résister: j'ai pris tellement de poids ces dernières années que rien ne me va, et comme je compte larguer une ou deux tailles dans les mois à venir, je me disais que ce serait idiot d'investir dans des fringues qui seraient bientôt trop grandes. Peut-être que je me fourre le doigt dans l'oeil et que je ne redescendrai plus jamais au-dessous d'un bon 40, mais au minimum, ça m'empêchait d'acheter une 117ème petite robe que je ne porterais pas.

Et puis depuis quelques jours, avec l'approche des soldes françaises qui ont commencé hier matin, j'assiste à un étrange phénomène intérieur, une sorte de nausée qui s'empare de moi à la vue de tous les mails dont me bombardent les marques chez qui je suis cliente. Ecoeurée, je suis juste écoeurée par toutes ces incitations à consommer, à dépenser mes sous durement gagnés pour entasser des chiffons inutiles dans des placards déjà beaucoup trop pleins. Je me sens stupide d'avoir si longtemps cru qu'une jupe parfaitement coupée changerait ma vie, que je ne survivrais pas sans un fard à paupières vert anis, qu'une crème miracle effacerait autre chose que des euros de mon compte en banque, que la vision d'un coussin sérigraphié dissiperait tous mes soucis et que ce serait une honte intersidérale de passer à côté de ces fantastiques "affaires" qui attendaient juste d'être repérées par mon oeil de lynx.

Je ne dis pas que je vais bannir le shopping de ma vie à tout jamais. Je dis juste que l'accumulation de biens matériels à laquelle je me livre depuis 20 ans a fini, semble-t-il, par atteindre un point de rupture, par entraîner une sorte de saturation qui est à son tour en train de provoquer un rejet violent. La tête me tourne quand je pense à tout le fric que j'ai claqué en conneries au fil du temps, à tous les voyages que j'aurais pu me payer avec cet argent au lieu d'entretenir un système que j'en suis venue à mépriser.

Je n'ai pas pris de résolutions particulières cette année, juste choisi un mot pour donner le ton à 2012. Mais je crois que je suis bien partie pour me diriger vers une consommation plus mesurée et plus sélective. Des expériences plutôt que des objets. Des produits fabriqués en petite quantité par des artisans locaux plutôt qu'à des milliards d'exemplaires par des enfants payés trois centimes de l'heure à l'autre bout du monde. Des choses dont je vais réellement profiter au lieu de les ranger dans un coin et de les oublier à jamais.

mardi 12 janvier 2010

Le sevrage continue

Dans quelques jours, ça fera quatre ans que j'ai arrêté de fumer. Du jour au lendemain, je suis passée d'un demi-paquet quotidien depuis 18 ans à une clope taxée par-ci par-là quand je faisais une soirée avec des potes. Les deux premières semaines, j'ai trouvé ça dur, mais j'ai bu beaucoup de thé, mâché plein de chewing-gums sans sucre, et petit à petit l'envie m'est passée. Ma toute dernière cigarette remonte à plus d'un an et demi; j'ai tiré deux taffes dessus et, dégoûtée, je l'ai écrasée sous mon talon. Autant pour la légende urbaine qui veut que l'arrêt de la clope soit un processus infernal, et que l'ex-fumeur reste en danger de rechute jusqu'à la fin de sa vie.

Là, ça fait deux semaines que j'essaie d'arrêter les chaussures (d'en acheter, pas d'en porter, hein - surtout par les températures abyssales qu'il fait en ce moment), et je trouve ça vachement plus difficile. D'ailleurs c'est simple, je passe toute mes soirées à surfer sur les sites de Sarenza, Spartoo, Asos, Amazon et eBay en tapant les mots-clés "Chie Mihara", "Hush Puppies", "Shellys" et "Pura Lopez". Quand Miss Sunalee m'a dit, en rentrant d'une virée soldes rue du Bailly, que Les Anonymes avaient mes Koketa soldées à 159€, j'ai eu un tout petit peu envie de faire mon ex-madame Cantat d'aller prendre un cours de noeud coulant. Mais j'ai résisté (probablement aidée en cela par les températures abyssales susmentionnées - pour une fois que je me réjouis d'être frileuse!).

A ce jour, le dérapage de Paris excepté, je ne compte aucune nouvelle acquisition à mon actif depuis le 1er de l'An. Je suis même en train de liquider une partie de ma collection sur eBay: les modèles qui ne correspondent plus à mes goûts du jour ou qui sont un peu trop grands pour moi. Certaines paires, notamment de sublimes et extravagants escarpins à bout rond Christian Lacroix, ou de non moins sublimes et extravagantes mules Prada à talon aiguille, me posent un véritable cas de conscience. Je les ai payées une fortune; je les adore, mais je ne les porterai jamais parce qu'elles ne collent pas du tout avec mon style de vie. Elles sont pareilles à de lourds reproches qui m'assaillent chaque fois que j'ouvre mon placard à chaussures. Je devrais probablement m'en séparer, mais ça me fend le coeur.

En attendant, pour remédier à ma frustration - ou compter les points durement remportés sur mon addiction -, j'enregistre la photo de toutes les paires que je n'achète pas. Un de ces quatre, je vous en ferai une mosaïque, et vous mesurerez alors l'étendue exacte de mon héroïsme.

vendredi 14 décembre 2007

Quelles résolutions pour 2008?

En janvier 2006, j'ai arrêté de fumer. Du jour au lendemain. (Pendant ce temps, le mec avec qui j'étais depuis 7 ans arrêtait 1/ de considérer que j'étais la femme de sa vie 2/ de me rester fidèle, mais c'est une autre histoire.) Il m'est arrivé par la suite de retaxer une clope par-ci par-là, principalement à l'occasion de dîners bien arrosés, mais depuis quelques mois, ça ne me dit vraiment plus rien du tout.
En janvier 2007, j'ai arrêté de prendre des somnifères. Je ne souffre plus des pertes de mémoire à court terme qui commençaient à m'affoler. Mais mon sommeil est toujours assez chaotique, même si je parviens généralement à m'endormir avant 1h du matin. Au retour du Japon, j'ai réussi à profiter du décalage horaire pour me lever tous les jours vers 7h30 pendant un mois. Puis je suis venue m'installer à Bruxelles, et les horaires à géométrie variable de Hawk ont eu raison de mon rythme tout neuf.
De quelle mauvaise habitude pourrais-je bien me débarrasser début 2008? L'abus de Petit-Lu et de chocolat chaud au goûter? Les ruminations vengeresses à l'égard de mon ex? Les sous-entendus salaces sur le forum de mon éditeur préféré? La consommation excessive de magazines féminins? Ou bien, je pourrais chercher une bonne habitude à prendre. Genre manger des bâtonnets de légumes crus sans sauce en cas de petit creux, lire l'intégrale de la Pléiade plutôt que les dernières frasques de nos amis les people ou pratiquer régulièrement une activité physique autre que le sexe.
Ha ha ha.

jeudi 2 mars 2006

Verre à moitié vide, verre à moitié plein

L'Homme ne me voit pas et ne me parle pas. Je suis total paumée.
Je ne survis que grâce à ma couverture polaire et il reste encore un bon mois d'hiver.
Depuis que j'ai arrêté de fumer, j'ai tout le temps envie de sucré.
Je viens de rempiler pour 5 tomes énormes d'une série d'heroic fantasy, moi qui n'aime que les traductions courtes. C'est pas demain que je vais réussir à dévier vers le mainstream.
Cette année je ne pourrai prendre de vacances qu'une seule fois.

L'Homme et moi cohabitons paisiblement sans la moindre dispute. J'ai réussi à ne rien faire d'irréparable pour le moment.
L'hiver n'a pas été très froid ni très pluvieux, et dans un mois à peine c'est le printemps.
Depuis que j'ai arrêté de fumer, j'ai réussi à ne prendre que 300 grammes (!)
C'est pas demain que je me retrouve au chômage technique. Et ma série préférée, que l'éditeur voulait lâcher, a été maintenue pour cause de plébiscite des lecteurs.
Les prochaines vacances, c'est 3 semaines aux USA entre amis et ça devrait tuer des chats (non, Junior, pas au sens propre; c'est une virée en bagnole, pas la grippe aviaire).

Le bonheur, c'est une question de point de vue.

jeudi 16 février 2006

Faux espoir

Bon bah voilà, j'ai fini par accepter de continuer la série que je voulais arrêter juste parce que je ne supportais pas de revenir sur ma parole. Ce qui veut dire que je vais continuer à me taper 9 mois d'heroïc fantasy par an jusqu'en 2009. Je me sens comme le personne d'Albert Dupontel dans "Fauteuils d'orchestre" (sauf que si je fais un strip-tease au boulot j'aurai pas toute une salle de témoins). Heureusement que j'ai pas des masses de principes, parce que ceux que j'ai me coûtent drôlement cher! J'ai même pas négocié une augmentation. A ce stade je sais plus si c'est de la moralité ou de la connerie.
[Et avec tout ça j'ai encore pas cédé à la tentation de m'en griller une... Je suis : héroïque.]

jeudi 9 février 2006

No smoking - J13

La première semaine sans tabac, c'était étonnamment facile.
La deuxième, ça l'est beaucoup moins. D'abord j'ai recommencé à prendre des somnifères qui me transforment en zombie et me donnent terriblement besoin d'un petit coup de fouet. Ensuite, hier je me suis pris la tête avec un éditeur pour lequel je voulais arrêter de bosser - en gros il m'a traitée de lâcheuse, et je n'avais encore jamais brisé un engagement moral, donc ça me travaille beaucoup. Mais si je continue j'en prends pour douze mois (étalés sur 3-4 ans) de bouquins qui me sortent par les trous de nez... Sacré dilemme, d'autant plus que j'admire beaucoup le gars en question et l'apprécie sur un plan personnel.
Bref, aujourd'hui j'ai pas fumé, mais j'ai flingué un pack de Lipton aux agrumes et l'ongle de mon index gauche. La bonne nouvelle, c'est qu'il me reste plein de Lipton aux fruits rouges et neuf autres doigts à saccager.

mardi 31 janvier 2006

No smoking - J4

Abattu ma trentaine de feuillets quotidiens à la vitesse grand V.
Respiré sereinement la bougie parfumée du jour ("Sugared Plums").
Mâché un unique chewing-gum; même pas bu de thé au bureau.
Pas grignoté entre les repas (si le goûter compte comme tel) ni mangé plus pendant.
Pas rongé mes ongles ni boulotté une demi-douzaine de capuchons de Bic.
Eté d'une gentillesse quasi-bouleversante avec les gens qui m'ont adressé la parole (l'Homme qui rentre encore méga tard ce soir, la vendeuse de chez Yves Rocher qui m'a annoncé qu'elle n'avait pas de rendez-vous disponible en épilation le seul jour où j'étais libre, et la boulangère qui m'a vendu le goûter susmentionné).

Je suis : zen.

lundi 30 janvier 2006

No smoking - J3

Je savais bien que la grande épreuve, ce serait le premier jour de boulot sans tabac.
Douze ans que j'ai des sueurs froides à l'idée de me retrouver en panne de Peter vertes alors que j'ai de la copie à pondre. Douze ans que je n'ai pas traduit une seule page sans une clope au bec ou à portée de main. Les cigarettes du dehors, celles que je m'accorde après un repas un peu arrosé ou parce que je suis avec des amis fumeurs, je les apprécie beaucoup mais je n'en ai pas vraiment besoin. Par contre, je me suis toujours sentie incapable de produire du texte sans une bonne dose de nicotine pour booster mes fonctions intellectuelles quand je démarre péniblement ma journée à l'aube glaciale (vers onze heures ou midi).
Et en plus j'avais pas acheté de patchs.
Bilan de ce lundi: une trentaine de feuillets traduits (ma moyenne habituelle), une bougie "senteurs marines" brûlée pour me donner quelque chose d'agréable à respirer, un chewing-gum sans sucre mâchouillé fébrilement, un repas de midi normal, une chope de thé aux fruits rouges dans l'après-midi, zéro patch, zéro clope.
Et j'ai même pas trouvé ça particulièrement dur.
Il ne me reste plus qu'à recommencer demain, et après-demain, et tous les autres jours de mon existence. En me disant (très important) que je ne viens pas de me priver d'un petit plaisir, mais de m'en offrir un autre: celui de vivre dans une atmosphère non polluée et de ne pas avoir à redouter un cancer des poumons.

vendredi 27 janvier 2006

Smoking, no smoking

L'autre jour, j'ai réalisé que j'avais passé exactement la moitié de ma vie à fumer - pas en continu hein... mais j'ai commencé l'été de mes 17 ans et je m'achemine doucement vers les 35.
Ca craint.
En plus, la fumée me donne des migraines terribles en fin de journée. Et je supporte de moins en moins d'avoir un bureau et des fringues qui empestent le tabac froid en permanence.
Donc... j'arrête.
J'ai écrasé ma dernière clope cet après-midi vers 16h. Demain, je vais m'acheter une bouilloire électrique pour le bureau, des kilos de thé en sachet, un plein chariot de chewing-gums sans sucre et probablement une boîte de patchs à la nicotine (je doute que ça serve à quelque chose car c'est au geste et au goût que je suis accro... mais bon, si ça ne fait pas de bien, ça ne peut pas faire de mal).
Si tout ça ne suffit pas, j'irai consulter un acupuncteur ou demander à mon généraliste de me prescrire l'équivalent français du Zyban.
Et comme ça, je n'aurai pas totalement perdu mon mois de janvier.