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mardi 3 janvier 2012

Mes carnets 2012


Parmi les (rares) plaisirs de janvier, il y a celui d'entamer un nouvel agenda. Je devrais plutôt dire: de nouveaux agendas, car j'en utilise deux chaque année. Dans le premier, je dresse un planning de boulot prévisionnel; je note les rendez-vous pris, les horaires de mes trajets en train ou en avion; je rédige des" to do lists". Dans le second, je note au contraire ce qui a été fait - le nombre de pages traduites chaque jour, les séries télé ou les films regardés, les bouquins lus, les expos visitées... Je colle les cartes des restos où j'ai mangé, les tickets des spectacles que j'ai vus, des articles découpés dans des magazines et autres menus souvenirs. Sur un des rabats de couverture, je fixe une grande enveloppe dans laquelle je glisse les cartes reçues de mes amis par la Poste, ainsi que les petits mots et les dessins de Chouchou.

Le premier agenda part à la poubelle en fin d'année, tandis que le second est précieusement archivé dans la bibliothèque de Monpatelin - et ce, depuis... 1991 ou 1992, je crois. C'est une forme primitive de scrapbooking que pratiquait déjà assidûment mon grand-père maternel, moins contraignant qu'un album photo décoré ou qu'un véritable journal intime, et néanmoins très évocateur quand on le regarde des années plus tard.



En 2011, j'ai utilisé:
- Un agenda rechargeable L'Agenda Moderne, avec une couverture en cuir rose vif, toujours le même depuis 7 ou 8 ans, dont je ne trouvais plus les recharges que dans une seule papeterie parisienne.
- L'agenda Margaux Motin, avec une présentation de type "une semaine sur deux pages, avec les jours à l'horizontale"; c'est l'agenda a posteriori que je vais conserver.
- Un carnet à pages jaune clair lignées que je trimballais tout le temps dans mon sac et dans lequel je notais des références administratives, des adresses ou des numéros de téléphone de copains, des détails sur certaines géocaches, des idées de swaps, des titres de bouquins aperçus en librairie et à acheter plus tard...



En 2012, j'utiliserai:
- L'Agenda du CFT (Collectif France Tricot), souple et plein de couleurs, pour remplacer mon vieil agenda rechargeable que j'ai assez vu. Tout plein de choses figurent déjà dans ses pages: la boucle du swap littéraire en cours, deux concerts, un spectacle du Cirque du Soleil, un séjour à Monpatelin avec Chouchou, trois jours en amoureux à Paris, les prochaines Imaginales... et un Post-It jaune fluo "Commencer compta pro 2010", début février. Et oui, la vie ne peut pas être toujours un champ de roses.
- L'agenda Moleskine en édition limitée Pacman, avec carrément une page par jour, ce qui me permettra d'en faire un véritable art journal dans lequel j'ai l'ambition de dessiner un peu et de réaliser quelques collages.
- Un carnet Pantone rose, dont les pages jaune fluo me font saigner les yeux mais qui a le bon format et l'indispensable élastique de fermeture (et qui me rappelle, en outre, le chouette moment passé à l'hôtel de la marque en février dernier).

dimanche 20 juin 2010

TOKYO 2010: le carnet (3/3)




Le dessin de cette armure de samouraï du 16ème siècle, debout au milieu du flot des visiteurs du Tokyo National Museum, reste un exploit dont je ne suis pas peu fière même s'il m'a été impossible de le mettre en couleur sur place (et que j'ai eu la flemme de le faire plus tard, bien qu'ayant pris note des couleurs des différentes parties).




Toujours au Tokyo National Museum, quelques dessins plus rapides: un masque de Nô, une tsuba (garde de sabre) et une haniwa (figurine mortuaire en terre cuite; celle-ci date du 6ème siècle).



Le Tokyo National Museum mettait à disposition des visiteurs des tampons permettant de créer ses propres cartes postales illustrées, ainsi qu'un fascicule expliquant la signification de chacun de ces motifs (utilisés à la base pour décorer les kimono).




A la fin de mon Moleskine, j'ai réalisé ce collage avec les petits morceaux de scotch dont les vendeurs japonais se servent pour fermer les sacs de shopping et qui sont personnalisés en fonction de chaque magasin. La preuve qu'on peut faire un carnet de voyage même sans savoir dessiner: il suffit de récupérer de petites choses à droite et à gauche!

Après mon road trip de 2006 aux USA et la semaine au Maroc avec Antonia l'an dernier, c'est seulement la deuxième fois que je compose mon carnet de voyage en route. D'habitude, je me contente de prendre des notes et de collecter du matériau sur place, et je crée un album après mon retour. La méthode a ses avantages et ses inconvénients. Avantages: le résultat est plus spontané, plus "authentique" aussi, et il ne reste quasiment rien à faire une fois rentrée chez soi. Inconvénients: on est plus ou moins obligé de procéder par ordre chronologique, et si on veut inclure des photos, il est difficile de prévoir exactement la place nécessaire. Par ailleurs, je n'ai pas encore trouvé de moyen satisfaisant de mêler textes, dessins et collages. Ce qu'il me faudrait, c'est un nouveau voyage pour perfectionner tout ça... ;-)

vendredi 18 juin 2010

TOKYO 2010: le carnet (2/3)




Deux guitares croquées vite fait au Hard Rock Café de Roppongi en attendant notre commande. Pas eu le temps de les mettre en couleur.




Le gardien chargé de vérifier que personne ne prenait de photos dans la salle de l'expo temporaire consacrée à "Ponyo sur la falaise", au musée Ghibli, est resté imperturbable en me voyant sortir mon carnet et mes crayons pour dessiner la statue qui trônait en plein milieu de la pièce. Mais j'avoue que je ne me sentais pas très à l'aise.




Dans les temples, au moins, on trouve toujours un endroit où s'asseoir... Comme je l'ai noté dans un coin de la page, cette statue avait l'air beaucoup plus diabolique en vrai; on aurait dit un méchant génie. Ce qui ne perturbait absolument pas le matou blanc et roux qui somnolait à ses pieds.




Quand on s'ennuie un peu pendant la soirée, pourquoi ne pas s'amuser à dresser le plan du lieu où l'on séjourne? Ici, la salle commune de notre ryokan et la chambre que nous y occupions.




Au Japon, on trouve dans de nombreux lieux publics des tampons commémoratifs que les visiteurs collectionnent dans un petit carnet ou sur des bouts de papier volants en guise de souvenir. Les encreurs sont parfois secs d'avoir trop servi, mais personne ne les vole jamais...




Les hallucinantes chaussures de scène de Geri Halliwell, en face desquelles nous avons déjeuné au Hard Rock Café de Ueno-Eki.

Suite et fin demain!

mercredi 16 juin 2010

TOKYO 2010: le carnet (1/3)


Hier soir, comme je mettais de côté les choses à emporter la prochaine fois que j'irai à Monpatelin, je suis tombée sur le carnet réalisé pendant notre dernier séjour au Japon - the original one, celui qui m'a servi de base pour élaborer les textes postés dans mon blog de voyage. J'ai réalisé que je n'avais jamais partagé avec vous les dessins gribouillés sur place. Soyez indulgents: il a souvent fallu travailler debout au milieu d'une foule de passants, un exercice que même une artiste beaucoup plus chevronnée que moi aurait déjà trouvé périlleux.




J'ai utilisé un Moleskine ordinaire, dont j'ai décoré la couverture avec du deco tape rose, une étiquette prélevée sur un emballage du Musée Ghibli, une carte postale achetée chez Ito-Ya et une étiquette postale. Carnet mythique ou pas, je crois que je trouverai un autre support pour immortaliser mon prochain voyage: le papier trop lisse ne prend pas du tout l'aquarelle, et je le trouve trop épais pour qu'il soit agréable d'écrire dessus. En outre, dès qu'on commence à coller des choses sur les pages, la reliure ne suit pas, et on se retrouve avec un carnet tout boursouflé qui menace de dégueuler son contenu.




Parce qu'il fallait bien passer le temps dans l'avion, j'ai dessiné le plateau-repas, qui était assez mauvais...




A gauche, une des cannettes de Coca métalliques qu'on trouve dans les distributeurs au Japon; notez sa forme de petit bidon rebouchable bien plus pratique que nos cannettes à nous. A droite, petit collage réalisé le premier soir à base de deco tape: j'étais si heureuse d'en avoir trouvé tout plein chez Tokyû Hands!




Les animaux, ça bouge trop! Au zoo de Ueno, je me suis contentée de dessiner une statue et des fleurs de cerisier.




La super-sacoche dénichée par Chouchou chez Loft. Belle, solide, pratique: depuis notre retour en Belgique, on lui a déjà demandé plusieurs fois où il l'avait achetée. J'ai fait ce dessin dans le Shinkansen qui nous ramenait de Kyoto, et je le préférais pas colorié.




Ce n'est pas une glace, ce n'est pas un gâteau, c'est un de ces desserts étranges dont les Japonais ont le secret...

Suite au prochain épisode!

lundi 11 janvier 2010

Snowed in


Samedi, un superbe blizzard a fait rage toute la journée à Bruxelles. Hier, la neige ne tombait plus que par intermittences, mais les trottoirs étaient en piteux état et la température encore assez basse pour nous dissuader d'aller cinéma comme prévu. Tant pis pour "Where the wild things are": nous n'avons pas mis le nez dehors ce week-end.

A la place, nous avons fait la grasse matinée, bien mangé malgré un frigo passablement vide, regardé quelques épisodes de la deuxième saison de "Dr. House", pris des photos de Régis, dessiné, fait le ménage et surtout rangé. Mes étagères et placards, qui ne sont jamais très en désordre dans le pire des cas, ont vu leur contenu impitoyablement trié et réorganisé. J'ai fait du vide dans mes fournitures de scrap et enfin trouvé un contenant approprié pour ma collection grandissante de vernis à ongles (des petits meubles à tiroirs Muji en plastique transparent).

Par ailleurs, j'ai commencé deux nouveaux carnets:

- Un tout petit, illustré par Benjamin Lacombe pour La Marelle, sur lequel j'ai noté les CD et les livres dont j'ai envie. Il restera en permanence dans mon sac pour me permettre de faire des recherches ciblées lorsque je vais chez Pêle-Mêle ou le bouquiniste de Monpatelin.

- Un plus grand, ligné et illustré d'une toile de Magritte, offert par Kris et Céline lors de leur dernière visite à Bruxelles. En commençant par le début, on y trouve mon "ongoing to-do list", c'est-à-dire les choses que je veux ou dois faire mais pour lesquelles je n'ai pas de deadline précise; chaque tâche accomplie est ensuite barrée au stylo-gel rose fluo. Et à la fin, j'ai décidé de noter les rentrées d'argent dues à mes différentes (re)ventes sur eBay ou Amazon Marketplace: ça correspondra à la somme que je peux dépenser en chaussures ou autres plaisirs pas indispensables.

Sinon, hier midi, j'ai improvisé une petite bouffe que j'appellerai les spaghetti fond-de-frigo. Dans une sauteuse, j'ai fait revenir un oignon rouge émincé avec deux cuillères à soupe d'huile d'olive; j'ai ensuite rajouté 400 g de coulis de tomates nature, 100g d'olives noires dénoyautées hachées, 100g de jambon cru italien coupé en petits morceaux et plein de poivre. Cette bête sauce versée sur deux bols de spaghetti complets nous a fait pousser de grands soupirs satisfaits et repus. J'aime cuisiner avec trois fois rien et voir briller les yeux de Chouchou ♥