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vendredi 23 décembre 2016

Les conversations absurdes #3


Dans un magasin à touristes plein de produits à la violette, près de la place du Capitole.
MOI: Je ne sais pas quoi prendre pour le Noël de l'amie de ma mère. Les paniers composés bonbons à la violette, thé à la violette, confiture à la violette, savon à la violette sont très sympas, mais si elle n'aime pas la violette, c'est ballot. 
CHOUCHOU: On n'est pas obligés d'acheter un truc ici, on peut chercher ailleurs. 
MOI: Oui mais ma mère voulait un cadeau typique de Toulouse, et je n'ai pas trop d'autre idée...
CHOUCHOU: Des saucisses? 

lundi 6 avril 2015

Ronde de cartes d'anniversaire 2015


En fin d'année dernière, pour diverses raisons que j'ai expliquées ici, je décidais d'arrêter les swaps. Mais comme j'adore envoyer et recevoir du "vrai" courrier, dans la foulée, je lançais une ronde de cartes d'anniversaire 2015 avec une trentaine de lectrices fidèles réparties en deux groupes. Ainsi, fin mars, ma boîte à lettres a été inondée d'enveloppes souvent ornées de très jolis timbres, et parfois gonflées par un cadeau surprise. Certaines sont arrivés à Monpatelin après que j'en suis partie, et je ne les trouverai qu'à mon retour, mais voici déjà une bonne partie de la moisson colorée qui m'a fait chaud au coeur:




On notera qu'à 5 contre 4, la team Renards l'emporte de peu sur la team Hippos, tandis que chats et poulpes sont également représentés bien que de manière plus discrète.

Avec tout cela, j'ai également reçu (par ordre d'apparition): de la papeterie Moomin kawaii, un sachet d'excellent tamaryokucha, des fournitures de swap, une étiquette à bagages renard, deux broches en feutrine - un renard et un mouton - ainsi qu'une ravissante bourse cousue et brodée main, une paire de chaussettes renard, un savon Woolworths au packaging rétro et une bougie Geodesis à la divine odeur de bergamote.

Par ailleurs, le cadeau que Chouchou évoquait dans ici a fini par arriver à bon port (et en bon état, ce qui n'était pas gagné d'avance!): c'est un dessin de Brian Kesinger, illustrateur américain au style steampunk dont nous sommes fans tous les deux et à qui on doit notamment les personnages de Victoria et son poulpe domestique Otto.




Il ne me reste plus qu'à lui trouver un cadre pour l'accrocher.

Merci à tous pour ces attentions qui m'ont beaucoup touchée et qui ont contribué à rendre cet anniversaire extrêmement joyeux!

lundi 28 octobre 2013

DIY: Des sous-verre qui font peur


Je cherchais un cadeau pour l'anniversaire de la Princesse, qui a des goûts un peu particuliers, lorsque je suis tombée sur ces sous-verre représentant des yeux injectés de sang. Comme la Princesse m'offre souvent de très jolies choses qu'elle a fabriquées elle-même, je ne souhaitais pas les acheter tout faits, et malheureusement, la propriétaire de la boutique ne vendait pas le patron. Je me suis donc efforcée de reconstituer quelque chose d'approchant. Et les dieux du crochet devaient être avec moi ce jour-là, car j'ai obtenu le résultat que je voulais du premier coup!




TADAAAAA!

Une fois de plus, j'ai utilisé du Handknit Cotton de chez Rowan (teintes: 252 noir, 219 gooseberry, 346 atlantic et 251 écru), que j'ai travaillé avec un crochet n°5. 

Rang 1: Avec du fil noir, faire un cercle magique, et 6 ms dedans. Fermer par une mc. (6)
Rang 2: 2ml + 1 br dans la première ms du rang précédent, puis 2 br dans chacune des 5 ms suivantes. Prendre du fil vert (ou bleu), et fermer par une mc. (12)
Rang 3: 3 ml + 1 dbr dans la première br du rang précédent, puis 2 dbr dans chacune des 11 br suivantes. Prendre du fil blanc cassé, et fermer par une mc. (24)
Rang 4: 2 ml + 1 br dans la première dbr du rang précédent; 1 br dans la suivante; *2 br dans la suivante; 1 br dans la suivante*; répéter la séquence entre ** jusqu'à la fin du rang; fermer par une mc. (36)
Rang 5: répéter le rang 4. (48)
Rentrer les fils. 

Avec du fil de couture rouge, ou 2 brins d'un fil à broder DMC, broder les vaisseaux sanguins éclatés. 
Arrêter le fil rouge.

Afin de planquer l'envers des broderies et de donner un peu plus de tenue à l'ensemble, j'ai découpé des ronds de tissu noir à pois blancs que j'ai fixés au dos de mes sous-verre à l'aide d'un voile thermocollant double face (Vliesofix, en vente au mètre chez Schleiper Be Creative; tutoriel vidéo ici). C'est officiel: ce mois-ci, j'ai utilisé un fer à repasser davantage que pendant les 42 années et demie qui ont précédé!




mardi 27 août 2013

Col Claudine au crochet



J'avais repéré le patron sur Ravelry, et décidé de le tenter pendant les vacances. Pour ce faire, j'avais emporté deux sortes de fil d'épaisseurs différentes. J'ai commencé par le plus gros, un Rialto Aran de la marque Debbie Bliss dans le coloris 18 (rouge). Du 100% mérinos agréable à toucher, mais pas du tout à travailler, car les brins se dédoublent en permanence. De plus, chaque pelote ne contient que 80 mètres de fil: je me suis donc retrouvée en panne aux trois quarts du dernier rang de mon ouvrage. Je n'avais pas de seconde pelote de la même couleur, juste une pelote de la même qualité, mais rose vif, et elle était restée à la maison. 


Je me suis dit que je finirais une fois rentrée, mais j'étais frustrée quand même. J'ai donc recommencé à zéro avec mon autre fil: du Sprint de chez Bertagna Filati, 70% mérinos 30% polyamide, d'un gris mêlé de brins argentés. Moins doux mais plus fin et plus facile à travailler même s'il accroche légèrement. Le résultat obtenu a un petit côté "romantique classique" qui m'a fait tout de suite penser à quelqu'une dont l'anniversaire approchait; j'espère qu'elle l'appréciera!


Voici ce que donne le mien porté. Je pense trouver un top sur lequel il va particulièrement bien et le fixer avec quelques points pour l'empêcher de tourner. 

mercredi 16 janvier 2013

Paquet Remonte-Moral: mode d'emploi


L'an passé, alors que mon amie O&L traversait une mauvaise passe à des centaines de kilomètres de moi, j'ai eu l'idée de lui envoyer ce que j'ai baptisé un Paquet Remonte-Moral, contenant plein de petites choses susceptibles de lui plaire et de lui mettre un peu de baume au coeur. Apparemment, elle a été sensible à cette attention. 

Du coup, par la suite, j'ai réitéré l'expérience avec d'autres personnes de mon entourage à qui il me semblait que ça pourrait faire du bien. J'ignore si tous les objets étaient bien choisis; probablement pas. Mais c'est l'intention qui compte, comme on dit, et les destinataires se sont toujours montrées enthousiastes. 

Récemment, j'ai moi-même été confrontée à une de ces périodes où l'on voit tout en noir, et j'ai eu la bonne surprise que, sans se concerter, plusieurs de mes copines me confectionnent à leur tour un PRM. Derniers en date, ceux de la Princesse (sachet de thé Long Jing, carte hilarante, jolie petite broche en bois et deux mini-carnets fabriqués par ses soins) et de Sara:

(Carnet, carte Georges-Arthur, infusion de bain, Georges-Arthur rapporté de Corfou, porte-monnaie chat, lime et ciseaux à ongles, Kimi Doll "courage", baume rafraîchissant pour les pieds Rituals, thé blanc Les jardins de Gaïa)

Si vous aussi, vous avez une amie dans la peine et que vous ne pouvez pas être là physiquement pour elle; si de plus, vous adorez faire du shopping pour les autres, le PRM est pour vous! L'idée consiste à rassembler plusieurs petites choses bien ciblées mais d'une valeur pécuniaire modeste. La destinataire doit être touchée par vos attentions qui prouvent que vous la connaissez bien et que vous pensez à elle, pas embarrassée à l'idée de tous les sous que ça a dû vous coûter.

Quelques idées de contenu:
- un roman qui fait chaud au coeur (en édition de poche)
- le DVD d'un feel-good movie ou d'un spectacle comique (que vous pouvez avoir gravé vous-même)
- des gourmandises pas trop périssables (thé, chocolat, bonbons, épices...)
- des cosmétiques en taille voyage (on en trouve notamment chez Body Shop ou Lush)
- des boules de bain
- un savon parfumé
- du vernis à ongles (Sinful Colors, Essence, Catrice ou Mavala ont des gammes de couleurs très étendues et de tout petits prix)
- un porte-bonheur
- un gadget pour la maison (Alessi et Pylônes font plein de petites choses rigolotes et colorées)
- un bijou fantaisie
- un joli carnet
- un foulard avec un motif gai
- des chaussettes mignonnes
- un objet confectionné par vous-même (un bonnet si vous tricotez, une pochette si vous cousez, des biscuits maison si vous êtes la reine des bredele et des emballages solides...)
- un souvenir rapporté de l'étranger
- un kit de loisirs créatifs (acheté tout fait ou assemblé par vos blanches mains)
- un beau mug (entouré de papier bulle!)
- une bougie parfumée
- une chose que la destinataire collectionne

Si vous avez d'autres idées de petits cadeaux qui pourraient être inclus dans un PRM, n'hésitez pas à les mentionner dans les commentaires!

mercredi 18 juillet 2012

Les jolies demoiselles d'Emmeline


En mars, lors d'un passage au Carré d'Artistes de Toulouse, j'avais complètement craqué pour un tableau signé Emmeline: le portrait d'une petite brune à frange avec un manteau au col froufroutant. Hélas, j'étais à ce moment-là tout à fait fauchée. Pas question de claquer plus de 300€ dans un truc que j'allais, en plus, avoir toutes les peines du monde à ramener à Monpatelin en train. 

Fin juin, je suis repassée au Carré d'Artistes de Toulouse à un moment où, venant de recevoir mon reliquat de droits d'auteur de l'année précédente, j'étais beaucoup plus en fonds. Je sais qu'en principe, les artistes exposés tournent tous les deux mois, mais je nourrissais un tout petit espoir que les toiles d'Emmeline se soient assez bien vendues pour justifier une prolongation de cette durée. Coup de chance: en effet, elles étaient toujours là. Je me suis jetée avidement sur le présentoir afin de passer en revue les tableaux du plus grand format (45x45cm sans le cadre). Bien entendu, mon coup de coeur ne s'y trouvait plus. Mais il y en avait d'autres que j'aimais bien. Je les ai alignés sur le comptoir en essayant de les départager. Lequel irait le mieux chez moi? 

"Il nous en reste quelques autres dans la réserve" m'a dit la vendeuse. Elle est allée me les chercher. Mon coup de coeur n'y était pas non plus. J'ai réduit ma sélection à deux et hésité longuement. "C'est dommage, aucun ne me fait craquer autant que l'autre", ai-je murmuré à regret. "Il était comment?" Je l'ai décrit. "Ca me dit quelque chose..." Et la vendeuse de revenir après une fouille minutieuse avec dans les mains... ma petite brune à frange avec son manteau froufroutant. Mes parents, qui se trouvaient dans la boutique avec moi, sont témoins: j'ai poussé un "HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!" de joie. Oui, en majuscules et avec 21 I. Ce qui a beaucoup fait marrer la vendeuse. Mais franchement, mon joli tableau ne le méritait-il pas? 



Les yeux et le manteau sont des photos découpées, qui semblent provenir de magazines; 
le reste est peint à l'acrylique. 

Le plus drôle, c'est qu'en me voyant passer tous les autres tableaux en revue, ma mère avait craqué pour l'un d'eux (qui me plaisait aussi énormément mais dont les couleurs se seraient moins bien mariées avec mon intérieur). Et comme son anniversaire était quelques jours plus tôt et qu'il ne lui avait pas encore fait de cadeau, mon père le lui a offert! 




Liste des boutiques Carré d'Artistes, plus une sélection de tableaux en vente par correspondance, sur leur site internet

samedi 12 mai 2012

Les jours de vacances se suivent et ne se ressemblent pas




Jeudi, nous avions rendez-vous porte Saint-Vincent à 10h avec ma copine Isa et son homme. Bien entendu, il pleuvait des cordes et le premier achat de la journée a été un parapluie aux couleurs de la Bretagne pour Isa, qui avait oublié le sien. La météo de la région étant ce qu'elle est, le temps a néanmoins été en s'améliorant tout au long de la journée, et en début d'après-midi nous avons même eu droit à quelques rayons de soleil. Nous avons initié Isa et son homme au geocaching: 1 découverte pour 2 échecs, pffff. Mais ce n'est pas si évident de repérer des trous dans les remparts de Saint-Malo! Nous avons également fait un peu de shopping - bon OK, surtout moi, mais je ne pouvais pas laisser passer cet adorable collier d'une "petite" créatrice israëlienne, et encore moins ces cartes postales d'humour breton parfaites pour mon swap. Pour le midi, j'avais repéré une crêperie située face à la mer, mais à midi, elle était déjà pleine. Nous nous sommes rabattus au hasard sur un restaurant japonais, le Kanazawa, où nous avons très bien mangé pour un prix raisonnable. 



Kanazawa, 11 rue du Boyer, 35400 Saint-Malo

Bref, le temps a filé très vite jusqu'à 15h, lorsque nous avons dû laisser repartir nos amis qui devaient récupérer leurs enfants à la sortie de l'école. Mais avant ça, Isa et moi avons procédé à un petit trafic international. Pour elle, les produits de mes box beauté que je n'utilise pas, du thé au jasmin du Nong Cha auquel je l'ai rendue accro, un bracelet chouette qui m'avait fait penser à elle lorsque je l'avais vu chez Sacha. Pour moi, les produits de ses box beauté qu'elle n'utilise pas, une "Breizh box" contenant des spécialités de la région, le colis Sephora que j'avais fait livrer chez elle afin de profiter de l'offre "Sephora box" qui courait du 1er au 6 mai (mais qui est tombé een rupture dès le 3!). Cette journée avait un goût de trop peu, mais Chouchou et moi ne désespérons pas d'attirer Isa et son homme à Bruxelles un de ces jours!

Après ça, nous sommes rentrés au Manoir de la Baronnie pour profiter de la connexion internet. Un peu avant 19h, nous sommes ressortis pour faire la cache "L'île aux trésors" dont je vous parlais hier, et nous avons fini la journée à la crêperie Solidor située près de la tour du même nom. Par contraste avec les crêperies de l'intra-muros, aucune crêpe ne coûtait plus de 10€, et les Saint-Jacques qui garnissaient la mienne avaient dû être élevées au Banania. Nous avons très bien mangé, pour pas très cher, et la serveuse était agréablement souriante. Une bonne petite adresse. 



Crêperie Solidor, 7 esplanade du Commandant Menguy, 35400 Saint-Malo


Vendredi, nous avions prévu de passer la journée au Mont Saint-Michel, que Chouchou avait adoré lors de deux visites précédentes et où je n'étais jamais allée. Les nouveaux aménagements (sûrement très nécessaires à la préservation du site) nous ont obligés à nous garer très loin et à marcher longtemps pour trouver une des navettes gratuites. Il faisait venteux mais surtout froid, alors que la météo avait promis du soleil. 




Notre arrêt à la Mère Poulard a pas mal entamé la bonne humeur que je tentais désespérément de préserver. En sortant de là, nous avons remonté l'étroite et unique rue commerçante du mont. Il y avait peu de monde ce jour-là, et je trouvais déjà que ça grouillait un peu trop à mon goût. J'ai frissonné en imaginant ce que ça devait être en pleine saison, un jour de beau temps. Neuf boutiques sur dix vendaient de vilains souvenirs à touristes, genre hippocampes en coquillage ou fausses épées de pirates.  Le tourisme de masse à son pire. Et n'étant pas amatrice d'histoire, de vieilles pierres ou d'églises, je n'avais aucune intention de visiter l'abbaye surnommée "la Merveille" qui couronne l'île. 





A 14h, nous étions donc de retour en bas. Nous avons fait une des deux géocaches locales et renoncé à chercher l'autre, pourtant fort tentante, car nous aurions dû contourner à pied le bas du mont qui était alors entouré d'une épaisse gadoue grise. Puis, comme je me gelais et que je commençais vraiment à faire la tête, nous avons rebroussé chemin. Il était trop tôt pour partir à Nantes où mon amie O&L ne nous attendait qu'à partir de 20h30. Nous avons voulu tenter une troisième géocache qui se trouvait dans les parages, mais Catherine-notre-GPS a commencé par nous paumer avant de nous conduire vers un chemin non carrossable. Nous sommes donc rentrés à Saint-Malo, où nous avons récupéré nos bagages au Manoir de la Baronnie avant de nous réfugier dans un McDo pour manger quelque chose de consistant et profiter du wifi gratuit. Heureusement, pour terminer cette journée décevante, il y avait le bonheur de revoir O&L six mois après mon dernier séjour chez elle, et de la trouver plutôt en forme. 

Aujourd'hui, le soleil brille sur Nantes; nous avons fait une bonne grasse matinée et nous nourrissons de grands espoirs pour cet après-midi!


mercredi 9 mai 2012

"Loin d'être parfait"


Ca faisait très longtemps que je n'avais rien lu d'Adrian Tomine. Un cadeau reçu de Nathalie lors de la rencontre de lecteurs chez Merrily's m'a permis d'y remédier. De cet auteur, j'ai toujours aimé le dessin en lignes claires et l'observation de la société américaine à travers le prisme de ses origines étrangères. Ben, le personnage principal de "Loin d'être parfait", est né aux USA de parents japonais, et il en fait un énorme complexe qu'il refuse obstinément de s'avouer. Il sort avec une Asiatique mais ne fantasme que sur des bimbos blanches et blondes. C'est un trentenaire perpétuellement maussade, arrogant et de mauvaise foi, doublé d'un énorme lâche qui ne sait pas ce qu'il veut et ne comprend pas son propre fonctionnement. Tout au long de ma lecture, j'ai eu envie de le secouer très fort, voire de lui coller une bonne petite beigne. De par son caractère, il incarne tout ce que je déteste chez certains hommes, à la limite de la caricature. Il est d'ailleurs amusant de constater que tous les autres personnages de "Loin d'être parfait" sont des femmes, et que chacune d'entre elles sans exception est plus mature, plus lucide et voit plus clair en Ben que lui-même. J'ignore quelle part honteuse de lui Adrian Tomine a mis dans son anti-héros (rien, peut-être, sinon ses observations du comportement d'autres Américains d'origine asiatique), mais une chose est certaine: cet homme-là est un féministe!

jeudi 26 avril 2012

Un paquet-surprise pour 7 ans de rose et de noir


Dans un mois tout juste, "Le rose et le noir" aura 7 ans. L'âge de raison. A partir de cette date, je ne publierai donc plus que des articles socio-économiques hyper chiants  sérieux. 

...Non, je déconne. 

A l'occasion de cet anniversaire, j'ai décidé de faire gagner un paquet-surprise à l'une de vous. Je sais que des personnes non pourvues d'ovaires me lisent également, mais vous êtes une toute petite minorité et très franchement, je n'aurais pas su composer un paquet unisexe. Toutes mes excuses, donc, à Théobaldus, Sparke et les autres. 

Pour les personnes pourvues d'ovaires: sans trop en dévoiler, le paquet a un thème girly/japonais. S'il est susceptible de vous plaire, vous pouvez tenter de l'emporter en m'envoyant à leroseetlenoir@hotmail.com une photo réalisée par vos soins sur le thème de l'anniversaire. Clôture des envois le 25 mai à 23h59. Exceptionnellement, vous pouvez participer même si vous vivez à Pétaouchnok-de-l'autre-côté-du-monde. 

Le 26 dans la journée, je désignerai (de manière totalement unilatérale et arbitraire) la photo qui me paraîtra la plus jolie, la plus originale ou la plus inspirée, et je la publierai ici avec le nom de la gagnante. Si vous aimeriez que ce soit vous... à votre appareil!

lundi 9 avril 2012

Brunch pascal et chocolat dans l'herbe




Andoryss et Hélie en Belgique pour le week-end de Pâques = brunch à 10 au P.H.A.T. hier matin. Une parfaite occasion pour mettre de l'eyeliner, du rouge à lèvres, des collants fantaisie, mes babies à découpes coeur Hush Puppies et étrenner la jolie robe verte Louche à motifs pomme achetée chez Kusje. Et, comme nous sommes en avance, pour bavarder avec la patronne qui commence à bien nous connaître ou visiter les toilettes aux murs couverts de graffiti (astuce déco pas chère quand on arrive en fin de budget!). Arrivée des amis en deux groupes de quatre et apéro. Un Bellini s'impose pour trinquer au doctorat de mécanique décroché le mois dernier par Hélie, ainsi qu'aux nombreux projets éditoriaux d'Andoryss que l'on n'arrête plus.

Echange de cadeaux: pour mon anniversaire, je reçois un Georges-Arthur en pierre de lave toute lisse et un collier coloré de Sara, une marionnette Georges-Arthur pirate de Hélie et un moule à glaçons farcis Lékué de Garulfo, tandis que j'offre à Sara une bague araignée dénichée chez Claire's, juste comme ça, et à Hélie, un mug en verre avec filtre intégré et 100g d'un excellent thé noir du Yunnan (recommandé par le patron et approuvé par Chouchou). Echange aussi de potins liés au milieu français de la fantasy et de la SF. J'apprends que ça couche beaucoup plus aux Utopiales qu'aux Imaginales, pour la bonne raison que tout le monde descend généralement au même hôtel au lieu d'être éparpillé dans divers établissements à travers la ville. On ne pense pas assez à l'aspect logistique du sexe.

Après ça, la tablée plébiscite le burger Teriyaki: 50% des commandes. Yal mange proprement avec couteau et fourchette; les filles se dispensent de formalités et attaquent leur burger avec les doigts. Le jus de viande coule sur les mentons; les frites croustillent sous la dent et la mayonnaise suscite l'approbation générale. A la fin, les assiettes sont presque prêtes à être rangées dans un placard et les estomacs repus. Ce qui n'empêche pas quelques téméraires de commander un dessert. Tant pis, ils ne mangeront pas ce soir. 




Une demi-douzaine d'entre nous enchaîne avec la chasse aux oeufs organisée dans une quinzaine de parcs bruxellois. Des poignées de petits oeufs en chocolat emballées dans de l'alu coloré sont jetées dans l'herbe. Des hordes d'enfants plongent dessus pour en remplir leur bouche, leurs poches, le sac ou le panier porté par leurs parents. Il risque d'y avoir pas mal de petits estomacs barbouillés dans quelques heures... Je dédaigne les oeufs pralinés mais rapte un lapin à un des fils de Garulfo, qui de son côté fait le zouave avec de longues oreilles en peluche sur la tête (Garulfo, pas son fils). Tout est normal. 

Pendant ce temps, dans l'enclos autour de la mare, des colverts se dandinent; une cane surveille ses dix ou douze poussins duveteux dont la vision arrache des piaillements attendris aux spectateurs humains; d'autres femelles arborent un derrière fort déplumé par la saison des amours - et ce, alors qu'elles n'ont probablement jamais mis les pattes dans une convention de fantasy ou de SF. 

Il nous reste juste le temps d'aller boire un verre au Potemkine avant de prendre le chemin de la gare du Midi et de courir le long du quai pour qu'Andoryss ne manque pas le Thalys de 17h15. En sortant, nous photographions encore deux des Oeuvres à Vendre de Brusselicious, puis rentrons à la maison boire un Söderblandning digestif, trier nos photos et rangers mes nouveaux trésors. 

mardi 27 mars 2012

Soudain, un rayon de soleil dans ma boîte à lettres



Le facteur n'est pas passé hez nous hier. Mais ce midi, il a déposé dans ma boîte une enveloppe à bulles expédiée depuis la Suisse. Dedans, il y avait:
- deux compte-rangs qui vont m'être très utiles (j'ai vu ma mère en utiliser pour tricoter; à cause de l'absence de "boule" pour les retenir à l'extrémité arrondie, je n'imaginais pas qu'on puisse aussi les mettre sur un crochet)
- un rouleau de masking tape rouge à pointillés blancs que, miraculeusement, je ne possédais pas déjà (je viens de compter: j'en ai plus de 30 sortes de cette marque dans mon tiroir, et il m'est déjà plusieurs fois arrivé de racheter le même sans faire exprès)
- une adorable carte avec, au dos, un petit mot de Lady Pops.

Je vais la faire rougir, mais tant pis. Il faut savoir que Lady Pops a passé je ne sais combien de temps à traduire pour moi le patron des chaussons "crocodile" auxquels je me suis attaquée alors qu'ils étaient encore bien trop compliqués pour mon niveau, et qu'elle m'a même fait un tutoriel avec plus de 20 photos pour me montrer comment exécuter les écailles. C'est l'une des personnes les plus discrètes et les plus adorables que je connaisse. Aujourd'hui, alors que j'étais encore affreusement triste depuis mon réveil, elle a réussi à m'arracher un sourire ému (et un gloussement amusé, parce que je sais combien pour sa part elle déteste le rouge!). Je souhaite à tout le monde une amie aussi attentionnée.

Du fond du coeur, merci.

lundi 2 janvier 2012

Les chaussettes de l'Archiduchesse sont sèches... et rigolotes


Ce Noël, j'avais décidé, dans la mesure du possible, de faire des cadeaux achetés à des artisans ou à de toutes petites entreprises. Je n'ai pas totalement réussi mon coup, puisque j'ai offert à Soeur Cadette des boucles d'oreilles Les Néréides et une chantilly pour le corps Rituals. Mais pour le reste, je ne m'en suis pas trop mal sortie. Ma mère a donc eu droit à la fameuse écharpe Frivole crochetée par mes soins, mon père à une sérigraphie de martins-pêcheurs commandée sur Etsy, Chouchou à un beau livre de photos publié par un petit éditeur, et mon beau-frère à un assortiment de chaussettes de l'Archiduchesse.

Comme Michel& Augustin dont je vous parlais il y a quelques mois, Archiduchesse est une petite entreprise française qui mise sur le combo "produit de qualité fabriqué localement" et "communication rigolote". Ses chaussettes pour homme, pour femme ou pour enfant existent en 3 types (hautes, épaisses, socquettes) et pas moins de 48 couleurs aux noms inspirés. Je suis particulièrement fan du Rouge Arlette & Olivier, du Gris Cons de Pigeons, du Bleu Gitanes, du Vodka Pomme, du Rose Permis de Conduire, du Rouge Eosine, du Bleu Ligne 13 ou encore du Rouge Maison Close. Et je ne vous parle même pas des instructions qui figurent sur chaque paire:




Je trouve leur site très bien fait, et la livraison est gratuite à partir de 36€ d'achats. Si vous avez besoin de renouveler votre stock de chaussettes, pensez-y!

lundi 26 décembre 2011

Vacances de Noël 2011, jour 4: déballage, outrage et comatage


Au programme de dimanche:

- Réveil tôt, beaucoup trop tôt après une (courte) nuit passée à écouter ronfler Chouchou qui traîne un gros rhuBe.

- Déballage des paquets entassés au pied du sapin par deux enfants surexcités. On note la présence d'un camion de police en Lego, du jeu Skyander pour la Wii et d'un superbe déguisement d'astronaute avec casque qui parle. Jalouse je suis; y'avait pas de jouets comme ça quand j'étais petite!

- Ablutions et habillage au ralenti pour tout le monde avant de se rendre chez mes parents pour le déjeuner de Noël traditionnel.

- Deuxième séance de déballage de cadeaux qui met à jour, entre autres choses, un monstrueux commissariat de police en Lego. Je m'inquiète pour l'avenir professionnel de Cahouète.

- Outrage généralisé à la faune haute-garonnaise. En plus des restes de foie gras de la veille, nous faisons sa fête à un délicieux civet confectionné avec le lièvre abattu par mon père. Quelques tagliatelles en accompagnement, un peu de Tautavel pour arroser le tout, trois ou quatre bouts de fromage parce que ce serait dommage de ne pas finir le vin, du coup non merci je ne prendrai pas de bûche... "Mais c'est une mousse poire-caramel, je te jure, c'est que de l'air!" Bon, ben une toute petite tranche alors.

- Comatage sévère sur le canapé, entrecoupé de séances de lecture. J'arrive quand même à finir "Les enfants des cornacs" et à descendre la moitié du premier des deux bouquins offerts par Soeur Cadette la veille.

- Dîner d'un reste de soupe. Non, je ne veux pas finir la bûche. Non, vraiment non.

dimanche 25 décembre 2011

Vacances de Noël 2011, jour 3: pour un réveillon réussi...




Il faut:

- Une tenue de rechange si on a lavé sa petite robe noire trop tard et qu'à 18h, ladite petite robe noire est encore gorgée d'eau. Du coup, obligée de se mettre en pantalon alors qu'on n'a pas de mi-bas? Tant pis, pieds nus dans les escarpins par 3° dehors, ça réveille!

- Le traditionnel revisionnage du Pôle Express, film-culte d'Attila qui trouverait impensable qu'on ne le regarde pas un 24 décembre. Ca finit par s'user un jour, les DVD, ou bien?

- Un excellent Canard-Duchêne brut millésimé, acheté sur venteprivée.com par Soeur Cadette qui ne boit pas de champagne mais qui a eu une inspiration de génie sur ce coup-là.

- Un repas formule buffet: un foie gras artisanal sublime, du saumon fumé, un plateau de fruits de mer et un autre de fromages, du bon pain et de la salade verte pour accompagner tout ça, et chacun pioche dedans comme il lui plaît pour manger à son rythme. Comme ça, personne n'est obligé de passer des heures en cuisine, et personne ne meurt d'ingestion dans la nuit.

- Un père plutôt en forme étant données les circonstances (bien davantage, en tout cas, que l'an dernier à la même date). Du coup, ambiance au beau fixe.

- Quelques menus cadeaux. Même si Chouchou s'est débrouillé pour oublier de commander le mien et a dû, après avoir promis de réparer cet oubli dès notre retour à Bruxelles, se dépêcher de réaliser un dessin dans la journée de samedi afin de se faire pardonner. But totalement atteint avec cette petite merveille:




Sinon, j'ai reçu de Soeur Cadette un paquet trop gros pour être un des livres de ma wish list. En effet: c'était DEUX livres de ma wish list. J'ai offert à Chouchou un génial livre de photos avec des éléments de Star Wars incrustés dans des paysages urbains (livre signalé à mon attention pr Pierre Pevel que je remercie au passage; j'espère que Papa Noël n'a pas oublié ses petits souliers, et surtout de lui en apporter une nouvelle paire pour ajouter à son impressionnante collection!) et des chaussettes Archiduchesse, petite boîte française à la com' délirante qui mérite vraiment d'être soutenue.

- Trois parties de Time's Up, un jeu en équipe où on doit faire deviner des choses à ses partenaires, d'abord en leur donnant des descriptions puis en mimant. "Tintin fume le Sphinx", comme indication pour trouver "Les cigares du pharaon", ça le fait, non? Par contre, à voir Chouchou enfourcher un destrier imaginaire et brandir une épée invisible, on devine qu'il n'a jamais regardé un seul épisode des "Chevaliers du Zodiaque". Fou-rire assuré jusqu'à 2h du matin (et réveil difficile le lendemain!).

mardi 13 décembre 2011

Christmas wishlist


Tiens, j'ai pas fait de liste au Père Noël cette année. Sans doute parce que les seules choses que je veux vraiment (un père débarrassé de ses métastases, un boulot moins stressant pour Chouchou, une chère amie avec un coeur recollé à la Super Glu) ne peuvent pas être emballées dans une boîte avec un joli noeud en ruban.

Et puis croyez-le ou non, je commence à être écoeurée d'entasser tant de choses autour de moi. Je n'ai pas bavé devant une paire de chaussures depuis plusieurs semaines. Ca fait au moins un an que j'ai cessé d'acheter des fringues sauf quand j'avais un besoin précis. J'ai atteint ma limite de stockage en matière de vernis à ongles - bon, le School of Hard Rocks d'Essie me fait quand même de l'oeil, j'avoue.

Comme je le disais à Chouchou l'autre jour, la seule chose dont je n'arrive jamais à me lasser, ce sont les bouquins. Voici un petit aperçu des titres actuellement en attente dans mon panier Amazon:

- Le fameux "Stoner" de John Williams, en VF, parce que je suis curieuse à la fois de découvrir un classique américain réputé excellent et le travail qu'Anna Gavalda a fait dessus.

- "Le dîner" de Herman Koch. "Alliance détonante d'une comédie de moeurs à l'humour ravageur et d'un roman noir à la tension implacable". Miam, non?

- "Intuitions" de Dominique Dyens. Une histoire de secrets de famille mis à jour dans un milieu bien bourgeois et bien lisse en apparence, mais gangrené par la folie.

- "Les heures lointaines " de Kate Morton. Une autre histoire de secrets de famille, qui se passe cette fois dans un château et débute par la réception d'une lettre postée un demi-siècle auparavant.

- "Nation Pigalle" d'Anne Plantagenet. "Entre sex-shops et poubelles de supermarché, crèches familiales et anciens bordels, salles d'attente et commerces ruineux, "Nation Pigalle (...) est la radiographie brutale d'une société de consommation malade, d'une France en quête d'identité dont la vérité peut-être ne se trouve plus sur les passeports mais dans le chant débridé qui s'élève de ses rues." Moi, ça me fait envie. Très.

- "La carte du temps" de Félix J. Palma, parce que je suis archi fan des histoires de voyage dans le temps, sans doute un de mes thèmes préférés en littérature.

- "Les 7 roses de Tokyo" d'Inoue Hisashi. Durant les derniers mois de la seconde guerre mondiale et le début de l'occupation américaine, un fabricant d'éventails d'un vieux quartier de Tokyo tient son journal...

- "Literary life" de Posy Simmonds, parce que j'adore son humour pince-sans-rire et qu'un épinglage en règle du milieu de l'édition ne peut être que savoureux si c'est elle qui le dessine.

- Pour finir, un beau livre de photos urbaines, "Villes de l'extrême".

(Oui, Soeur Cadette, tu peux piocher là-dedans si tu es en panne d'inspiration pour mon cadeau.)

Et vous, des envies particulières pour Noël? "La paix dans le monde" n'est une réponse acceptable que pour les candidates à l'élection de Miss France, merci.

lundi 5 décembre 2011

Minsk de Mavala + top coat Circus Confetti d'Essence (ou: jamais 2 sans 3)


Lors de mon dernier passage à Paris, j'ai testé la collection Muppets d'OPI qui me faisait saliver par avance depuis des mois, et j'ai été super déçue: les beaux vernis à paillettes vert et bleu avaient des bases transparentes, pas du tout ce que j'espérais; quant aux autres, j'avais déjà des teintes approchantes des seuls qui me plaisaient. Le seul que je trouvais vraiment magnifique, c'était le Rainbow Collection avec ses paillettes multicolores de plusieurs tailles. Je ne devais pas être la seule, car il était déjà en rupture de stock partout. J'ai donc fouillé la blogo beauté à la recherche d'un dupe, et je suis tombée sur le Circus Confetti, un top coat Essence qui avait l'air de bien faire la blague, pour moins de 2 euros au lieu de 13,50. Que demande le peuple? Qu'il ne soit pas déjà sold out chez Kruidvat le temps que je regagne la Belgique, ai-je supplié sur mon profil Facebook.

Rentrée à Bruxelles, je passe chez Kruidvat une première fois. "Fermé pour cause exceptionnelle". Bien bien bien. Je passe une seconde fois: mon Circus Confetti est là, hourra! Mais à sa vue, un doute me saisit: je ne l'aurais pas déjà acheté le mois dernier, ou celui d'avant? Vu le prix riquiqui, je l'emporte quand même. Et arrivée chez moi, je constate que oui, j'en ai bien déjà un flacon dans ma collection. Je décide donc de l'offrir à mon amie Sophie, qui se met du vernis depuis peu et qui n'a probablement pas déjà atteint le stade de l'addiction où on achète ce genre de top coat flashouille.

Et puis jeudi dernier, je reçois un petit paquet en provenance de Gruyérie. C'est l'adorable Lady Pops qui, émue par mes lamentations sur Facebook, m'envoie... un flacon de Circus Confetti au prétexte que "si Alice a droit à des non-anniversaires, j'ai droit à un non-Noël". J'ai déjà dit combien j'étais fan de petites attentions? Celle-ci ne sera pas perdue: je n'avais jusqu'ici pas de vernis pailleté dans mon stock monpatelinois: lacune bientôt réparée. Il était donc plus que temps que je me décide à tester la bête...






En base, j'ai utilisé le Minsk de Mavala, un gris acier de la collection permanente. J'ai bien laissé sécher les deux couches avant d'appliquer le Circus Confetti. Je voulais tenter un dégradé, avec une très grosse concentration de paillettes dans le bas de l'ongle, puis de moins en moins en remontant et rien du tout vers le haut. Mais l'épaisseur du top coat et la quantité insuffisante de paillettes ne m'ont pas permis d'obtenir le résultat que j'espérais. N'empêche que j'aime assez le résultat, plus gai et plus original qu'un vernis très sombre porté tout seul. Et vous?

vendredi 28 octobre 2011

78 - Blue Addicted d'Essence (ou: c'est pas ma faute, c'est Miss Sunalee qui m'a poussée)



Je sais: j'avais dit que je n'achetais plus de vernis pas chers. Mais vous savez bien que je suis infoutue de résister à des paillettes. En plus, si j'avais été seule, je n'aurais même pas regardé plus haut que les produits de soin dans le rayon Essence de chez Kruidvat: c'est Miss Sunalee qui a brandi ce bleu foncé à petites paillettes turquoise et grosse paillettes vertes, marqué d'une petite étiquette "NEW". Pour toute réclamation, adressez-vous donc ici.

Le Blue Addicted, donc. A la première couche, on a l'impression que la base ne va pas être assez opaque; à la deuxième, ça va beaucoup mieux; à la troisième, on obtient une très chouette intensité... et une quantité de paillettes suffisante pour détruire irrémédiablement un vagin artificiel. Ce vernis-là devra être ôté à l'ancienne, avec des Demak'Up que je laisserai poser un moment avant de commencer à frotter. Amatrices de résultats lisses et de zone vernie bien définie, passez votre chemin: entre les paillettes et la forme pas terrible du pinceau, il est impossible d'obtenir une application précise. Mais je trouve quand même le résultat fun.

(En guest, le cadeau offert par Chouchou pour nos 5 ans.)

vendredi 21 octobre 2011

Plus fort que la coquille Saint-Jacques en céramique


Ma belle-mère n'est pas la seule à rapporter de vacances des cadeaux improbables dont les destinataires ne savent plus comment se débarrasser. Mes parents ont un couple de voisins à la retraite, plutôt friqués, qui passent environ la moitié de l'année en voyage. Pendant leurs absences, mes parents nourrissent leur chat, récupèrent leur courrier, vont tous les matins ouvrir les fenêtres de leur maison afin que les plantes aient de la lumière dans la journée et retournent les fermer le soir.

En récompense de leurs services de gardiens désignés volontaires, ils ont eu droit à des tas de brols à trois kopeks, probablement achetés à la hâte dans un aéroport dix minutes avant le début de l'embarquement: un papyrus imprimé dont l'encadrement sur mesure leur a coûté une fortune, un petit masque africain en bois foncé qui jure atrocement avec leur intérieur des plus traditionnels, un dessous de plat orné du coq portugais...

Leurs voisins doivent rentrer lundi d'un séjour d'un mois au Pérou. Qui sait ce qu'ils vont pouvoir leur rapporter cette fois? Mon père est fataliste: "Ce sera probablement un gri-gri en poils de cul de lama".

Les paris sont ouverts.

dimanche 2 octobre 2011

On ira, où tu voudras quand tu voudras (mais de préférence dans un bon resto)


Après un début de semaine où je me suis retrouvée bloquée chez moi par une gastro carabinée et une traduction à rendre incessamment sous peu, j'ai quand même pu profiter à fond du splendide été indien dont Bruxelles bénéficie en ce moment.



Jeudi, déjeuner avec Sophie au Vespa Café; plus tard, petite séance lecture aux Gens Que J'Aime et dîner au Triskell avec Chouchou, Marie-Aude, Mareike et Sun Jae, amie des deux précédentes et lectrice de mon blog que je rencontrais pour la première fois. Elle m'avait apporté une petite bouteille de vodka à la framboise maison, et outre le fait que j'adore les deux (vodka et framboise), cette petite attention m'a fait super plaisir. Je ne parlerai même pas de la demi-crêpe aux pommes caramélisées avec du beurre salé que j'ai mangée en dessert: c'était une tuerie galactique. Maigrir serait quand même beaucoup plus simple si on ne trouvait pas tant de trucs délicieux à manger!



Vendredi, grosse journée de boulot suivie d'une expédition chez Delhaize pour faire les courses hebdomadaires - et payer 12,36€ le plaisir de renvoyer deux jeux de contrats à Paris, glups! Où est le plaisir dans tout ça, me demanderez-vous? Etre libre le samedi matin pour faire le ménage, pour être libre le samedi après-midi pour se promener. Parfois, le bonheur nécessite un minimum d'organisation.



Samedi, donc, une fois le ménage expédié, Chouchou et moi sommes partis nous promener dans le quartier du Châtelain. Chez Rose, j'ai craqué pour un nouveau foulard en soie de chez Scarf, mon deuxième. "C'est une petite marque belge", m'a expliqué la propriétaire. Voulant écrire un article dessus, j'ai fait des recherches sur Google. Bien sûr, j'ai trouvé des dizaines de milliers de réponses, mais pas la bonne (pour les non-anglophones, "scarf" signifie "foulard" ou "écharpe"). Bref. Nous sommes ensuite montés jusque chez Lilicup pour goûter d'une limonade artisanale à la fleur d'oranger et de sublimes scones à la crème fraîche et à la confiture de framboise maison. J'ai déjà dit que maigrir serait beaucoup plus simple si on ne trouvait pas tant de trucs délicieux à manger?



Nous avons fini l'après-midi dans le centre. Bien entendu, les Néréides venaient juste de fermer quand j'ai aperçu dans la vitrine ce collier qui est la "petite soeur d'automne" de celui que j'avais trouvé chez Les Fleurs cet été. J'ai eu le coeur brisé de ne pas pouvoir mettre la main dessus immédiatement. Pour me réconforter, Chouchou m'a préparé un pad thaï maison que nous avons mangé devant le DVD des "Petits Mouchoirs". Je ne suis pas bien sûre de comprendre pourquoi il a fait un tel carton en salle - alors que je suis hyper-bonne cliente des films choraux et des histoires de trentenaires qui se remettent en question. Fin de soirée au lit avec "A storm of swords"; je commence à avancer un peu plus vite. Deviendrais-je blasée?



Ce matin en se levant, Chouchou s'est souvenu au dernier moment qu'il n'avait pas réservé pour le brunch avec Gianluca au Cook&Book. Il a appelé dès l'ouverture: on lui a répondu que désormais, il fallait s'y prendre une semaine à l'avance. Une semaine! Nous nous sommes donc rabattus sur le deuxième meilleur brunch de Bruxelles à notre connaissance, celui du BlaBla & Gallery. Avant d'aller manger, nous avons fait un arrêt chez la mère de Chouchou, qui rentrait de vacances en Grèce où elle avait déniché une pièce de 2€ commémorative pour mon père. Elle nous avait également rapporté quelques-uns de ces merveilleux souvenirs de vacances dont elle a le secret. Je ne suis pas certaine que la coupe de Pythagore ait une place dans notre intérieur, mais j'avoue que je suis curieuse d'en tester le "fonctionnement".

Brunch au BlaBla & Gallery, donc. Par ce beau soleil, tout Bruxelles se baladait dans les Marolles, où les places de parking étaient encore plus rares que d'habitude. Par contre, il n'y avait pas grand-monde au resto. Une bonne partie de la discussion a tourné autour du chat de Schrödinger: pourquoi sacrifier un chat plutôt qu'un Pékinois, une fouine ou Tom Cruise, et ne serait-il pas judicieux, si je me retrouvais célibataire et contrainte de recourir au speed dating, de commencer à filtrer les candidats en leur demandant ce que prouve cette expérience. C'était assez rigolo. Chouchou et moi avons ensuite abandonné Gianluca pour aller faire un tour au Brussels Vintage Market, qui a définitivement entériné mon opinion sur les vêtements de friperie: je ne trouve pas ça cool et unique; je trouve que ça sent la penderie de grand-mère, et les imprimés me font mal aux yeux. Nous sommes entrés et ressortis aussi sec pour rentrer à la maison. J'aurais bien traîné encore dehors pour profiter du beau temps, mais j'avais à faire chez nous!

mercredi 31 août 2011

Une bonne et une mauvaise surprises


Quand je suis arrivée à Monpatelin hier soir, en plus du monceau habituel de factures, de colis Amazon et de cartes Postcrossing, j'ai trouvé deux choses dans ma boîte aux lettres:

- Un avis de passage du service de la redevance audiovisuelle. Il m'informe que quelqu'un est venu me voir le 3 août, que j'étais absente et que j'ai une semaine pour renvoyer un bon confirmant que je n'ai pas d'appareil de télévision chez moi, faute de quoi je serai imposée d'office en septembre. WTF? En pleines vacances d'été? Notre bon gouvernement ne sait vraiment plus quoi faire pour remplir ses caisses.

- Une enveloppe avec juste mon prénom dessus et un hibou autocollant. Elle contenait un mot de Gabrielle et ces deux petites choses:


Du coup, je ne savais plus si je devais m'énerver ou me réjouir. Mais vu le mal que j'ai eu à m'endormir le soir, et le fait que je me suis réveillée à 5h20 avec le film d'un cauchemar administratif qui tournait en boucle dans ma tête, je crains que ça ne soit pas le zen qui l'ait emporté... Le chemin vers la sérénité risque d'être encore long pour moi!