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jeudi 25 mai 2017

Green Mango




Hier soir, histoire de faire des provisions de gras pour ce jeudi férié durant lequel la plupart des restaurants seraient fermés, nous avons décidé d'aller tester un burger joint juste à la bonne distance de chez nous pour qu'on puisse s'y rendre à pied et brûler au moins les calories de la rondelle de tomate au retour. Notre choix s'est porté sur le Green Mango, dont j'avais lu beaucoup de bonnes critiques. Mais lorsque nous sommes arrivés un peu avant 19h, on nous a annoncé que si nous n'avions pas réservé, tout était complet. Argh. J'ai fait mes yeux de Bambi mort de faim, et le gentil serveur barbu s'est débrouillé pour nous trouver une table dont les futurs occupants ne devaient arriver qu'à 20h. Comme Chouchou et moi avons tendance à inhaler notre nourriture et à ne pas nous attarder outre mesure à table, ça m'a paru parfait. 




Première difficulté: choisir dans la carte! Pour la boisson, je n'aurais pas refusé un cocktail, mais alcool + viande le soir = mauvaise nuit en perspective, donc j'ai sagement suivi l'exemple de Chouchou et commandé une limonade maison. Pour le burger, impossible de résister à la tentation du boeuf, surtout accompagné de foie gras de canard et de mayonnaise à la truffe comme dans le Sub-Til. Mais j'aurais bien goûté aussi le Pollos Hermanos avec du poulet, du fromage de chèvre et plein de légumes du soleil. Chouchou, de son côté, a opté pour un Sicario. J'ai noté avec plaisir l'existence d'une option végétarienne et halluciné à la vue du Godzilla, haut comme un ananas et contenant quatre ou cinq steaks plus autant de tranches de bacon et de fromage. Les gens qui le prennent et le finissent voient leur portrait tiré au Polaroïd épinglé sur le Hall of Fame du restaurant, à côté du bar. 




Nous avons été servis rapidement et avec le sourire, et j'ai aimé que nos simples limonades soient présentées aussi joliment que des cocktails. Les frites étaient des wedges; je les préfère sous leur forme classique plus mince, mais c'est une question de goût personnel. Dans le burger, comme je ne suis pas fan des buns un peu mous qui se désagrègent en un clin d'oeil, j'ai particulièrement apprécié le pain à la croûte croustillante qui m'a permis de manger avec les mains comme une barbare. Et le plus étonnant, c'est que même si j'étais bien calée à la fin, je n'ai pas eu cette horrible sensation de lourdeur habituelle après un burger-frites. Peut-être parce que, si ma recette contenait une triple dose de viande, elle ne comportait en revanche pas de fromage? De son côté, Chouchou a dévoré son Sicario en poussant de petits grognements de bonheur et en prévoyant déjà de revenir bientôt. 




Cela dit, si jamais vous avez (inexplicablement) envie d'autre chose que d'un burger, Green Mango propose aussi des soupes, des salades et des tartares. Et des desserts, pour ceux à qui il reste encore de la place en fin de repas. Côté boissons, outre les cocktails et la limonade maison, plein de smoothies et de milkshakes aux délicieux parfums. Et même du vin et de la bière. Il faudrait être vraiment difficile pour ne pas sortir de là repu et enchanté. 




Chaussée de Vleurgat 142
1000 Bruxelles
Tel: 02 649 90 13
Réservation conseillée

mardi 21 octobre 2014

Big Fernand: mangez des hamburgés!


Si les burger joints se sont multipliés comme des buns petits pains ces dernières années, la qualité des sandwichs que l'on y sert est extrêmement variable. Mais ceux de Big Fernand ont la réputation d'être parmi les meilleurs de Paris, et ils comptent même un végétarien parmi eux. J'étais donc un peu obligée de tester...





Arrivés samedi à 11h50, nous patientons à l'une des tables en terrasse et voyons dans les minutes suivantes une véritable petite foule se former sur le trottoir. Super organisés, les serveurs passent dans les rangs pour distribuer des menus et demander aux gens s'ils veulent manger dedans ou dehors. Nous comprenons pourquoi dès qu'une cloche signale l'ouverture du restaurant: à l'intérieur, mes aïeux, ça dépote! Le personnel est incroyablement dynamique, et à peine avons-nous le temps de payer notre commande que notre plateau est déjà prêt. 




Il faut savoir qu'ici, tout est fait maison dans un esprit franco-français. Les burgers, pas énormes mais fondants dans la bouche, s'appellent des hamburgés et les petites frites croustillantes (sans doute les meilleure que j'aie mangées hors de Belgique) des Fernandines. L'irrésistible limonade au pamplemousse rose promet "le retour de l'être aimé" - efficacité non vérifiée: le mien était déjà assis face à moi. Tout respire la créativité, la bonne humeur et l'envie de régaler le client. 




Pour l'instant, Big Fernand a quatre restaurants à Paris et alentours, plus un à Lille et un autre à Lyon, et un autre doit ouvrir prochainement à Nantes. Si vous avez la chance d'habiter à proximité, je vous conseille vivement de goûter leurs burgers. A 15€ le menu avec frites et boisson, ils se défendent plus que très bien niveau rapport qualité-prix...

Adresses et horaires sur le site internet de Big Fernand

mardi 23 septembre 2014

★COPENHAGUE★ Lundi: Lego sexistes, poissons mangeurs de pieds et burger sans pain




J'aime avoir réservé un vol à 10h30 et pouvoir me lever à 7h plutôt qu'au milieu de la nuit pour partir en vacances; 50mn pour aller de la place du Luxembourg à Zaventem: on a bien fait de prévoir large; bon en même temps, notre avion a une demi-heure de retard, alors...; le nouveau yaourt aux fruits et au granola d'Exki est une pure tuerie; oh allez tiens, je n'ai pas lu de roman de Mike Gayle depuis des années et ça ira très bien pour les vacances; "mademoiselle, vous avez oublié un livre sous votre siège" "...non mais c'est fait exprès" #vismaviedebookcrosseusepasdiscrète; pour une fois que je laisse le hublot à Chouchou, je me retrouve assise à côté d'un très gros monsieur qui empiète sur mon espace vital et pue la transpiration - ça m'apprendra à être charitable; chaque fois que mon voisin lève le bras, je manque m'évanouir tellement l'odeur est horrible; c'est quand qu'on arrive, déjà?; pitié, laissez-moi sortir!; les tickets trajet unique ne rentrent pas dans les composteuses des transports publics de Copenhague, il faut le savoir; la place Kongens Nytorv est défigurée par les travaux des deux nouvelles lignes de métro, mais les palissades ont été utilisées intelligemment comme support d'installations artistiques éphémères; niveau charme, l'hostel Generator n'arrive pas à la cheville du Kex de Reykjavik, mais il est bien situé, pas bruyant, doté de lits confortables et d'un wifi irréprochable, donc ça ira; déjeuner sur le pouce dans les échoppes de l'avenue voisine: bagel pour Chouchou, wok végétarien pour moi.





Chouchou passe une heure à fouiller dans les bacs de pièces détachées du Lego Store pour se créer un mini-MTLM; je me serais bien fait une mini-Armalite, mais il n'y a presque pas d'options féminines: c'est quoi ce sexisme à la noix?; quand même, je craquerais bien sur ce calendrier de l'avent Star Wars, mais j'ai peur qu'il ne tienne pas dans les bagages du retour.




16h, ça fait un peu tard pour courir au Dansk Design Center qui ferme à 17h; à la place, et si on allait se faire manger les pieds par des poissons?; la fish pedicure fait incontestablement partie du Top 10 de mes expériences les plus bizarres; je ne trouve pas ça très agréable, mais ça marche: à la fin, mes pieds sont vraiment débarrassés de leurs peaux mortes; la première géocache que nous cherchons a disparu, la seconde nous rapporte notre 13ème pays logué depuis août 2010.




Vautrés dans un des canapés du bar de l'hôtel, nous surfons sur nos iPad en attendant l'heure du repas; ce Sex on the Beach ne contient pas assez d'alcool pour soûler une fourmi; et une nouvelle bédé à traduire pour Gallimard!




Et donc, si ce resto s'appelle Hot Buns, ce n'est visiblement PAS en référence au pain des burgers que l'on y sert, me dis-je en voyant Chouchou tenter vainement de retenir sa mâchoire inférieure à la vue des serveuses très jeunes, très bien roulées et très sommairement vêtues; pas d'option végétarienne, passe encore, mais le steak bien cuit alors que je l'aime saignant et l'absence de pain - bizarrement remplacé par une omelette aux épinards -, je ne kiffe pas du tout; en plus, le kale dont on nous rebat les oreilles depuis des mois? c'est dégueulasse; la seule chose qui sauve mon repas, c'est cette sauce "crème d'ail" sublime qui va me faire une haleine de poney provençal pendant 3 jours; vers 20h, nous rentrons nous crasher à l'hôtel - quels gros fêtards nous faisons! 

mercredi 21 mai 2014

Les super filles du tram




Ca faisait déjà plusieurs années que j'entendais parler des burgers des Super filles du tram sans avoir eu l'occasion de les tester. Omission réparée hier midi alors que je cherchais justement un endroit sympa où déjeuner aux abords de la place Flagey. 




La première chose qui frappe quand on entre, juste après le joli paillasson sur lequel je me suis empressée de photographier mes pieds, ce sont les peintures murales exubérantes qui m'ont rappelé celles de chez Houtsiplou. La deuxième chose qui frappe, c'est l'odeur de graillon en provenance de la cuisine ouverte qui flotte dans toute la salle malgré la porte et les fenêtres grandes ouvertes, ainsi que l'affluence très modeste à cette heure-là. Je n'ose imaginer ce que ça doit être les samedi soirs d'hiver quand le restaurant est bondé... (Le jour de ma visite, malgré tout, ça restait très supportable.)





La carte propose essentiellement des burgers préparés à base de viande de boeuf bio, de poulet ou de saumon. Mais on note aussi la présence de deux compositions végétariennes ainsi que de tartines, de salades, d'un tartare et de quelques suggestions sur ardoise.  Mon estomac remportant la guerre contre ma tête, j'opte pour un Gudule (steak + gorgonzola + noisettes + confit d'oignons + roquette). En l'absence de jus de fruits bio, je choisis de l'accompagner d'une limonade San Pellegrino. 





Le burger, bien que malheureusement impossible à manger avec les mains comme tous ses confrères à la garniture trop généreuse, se révèle tout à fait délicieux, avec une viande fondante, un fromage crémeux et fort en goût, une salade bien fraîche et un confit d'oignons savoureux, tous les éléments se mélangeant en bouche à la perfection. Le bun n'est pas mal non plus, ni trop épais ni trop sucré et légèrement toasté. Les frites maison, servies en si grande quantité que je n'arrive pas à les finir, ne sont pas les meilleures que j'ai mangées en Belgique mais restent très correctes. Et l'ensemble est servi avec le sourire, ce qui le rend toujours bien plus digeste! Quant à l'addition, je la trouve plus que raisonnable pour Bruxelles: 12€ le burger et 2,30€ le soda. 






Avant de partir et sur recommandation de la charmante serveuse, je descends faire un tour aux toilettes, qui sont tapissées de petits mots et valent effectivement le coup d'oeil. Si jamais vous passez par Les super filles du tram dans les jours à venir, peut-être repèrerez-vous celui que j'ai laissé? 

Les super filles du tram
Rue Lesbroussart 22
1050 Bruxelles

lundi 2 septembre 2013

Hemgies, le burger lounge




Des murs capitonnés anthracite avec banquettes assortis. Une déco globalement ultra-foncée, sobre et moderne. Des lustres à pendeloques. De la musique lounge s'échappant des haut-parleurs. Au premier abord, on se croirait dans un bar branchouille. Pourtant, c'est un restaurant dont la carte propose essentiellement des burgers, et qui s'est taillé une excellente réputation à Bruxelles ces derniers mois. De quoi exciter notre curiosité d'amateurs...




Examinons donc la carte. Onze burgers, dont dix à base de boeuf et un à base de tartare de thon. Les compositions paraissent toutes appétissantes, mais j'aurais aimé quelques options plus light à base de poulet ou de saumon, voire un ou des burgers végétariens. J'opte pour le Blue Witloof (Stilton bleu, noix de pécan, oignon rouge, chicon, moutarde à l'ancienne) tandis que Chouchou préfère le Hemgies (Vieux Bruges, onion ring, lard, tomate, cornichon, ketchup). Le serveur m'informe que la cuisson recommandée du steak est "à point". Je pousse un couinement horrifié et réclame "saignant".




Comme on peut le constater sur la photo ci-dessus, pas question de manger ces burgers-là à la main: ils sont bien trop épais! Les frites, bien que joliment présentées, sont très moyennes, probablement surgelées et cuites en une seule fois. Rien à redire par contre sur le burger. Le steak est d'excellente qualité, épais et tendre à souhait - bien qu'un poil trop cuit pour pouvoir être véritablement qualifié de saignant. Comme je le soupçonnais, l'amertume du chicon, dont je ne raffole pas à la base, se marie parfaitement avec le goût du Stilton. Quant au pain maison, il est impeccable, moelleux mais pas friable et dépourvu de ce côté sucré que je déteste. Le Merlot rouge commandé au verre est d'une qualité tout à fait décente, chose assez rare dans un resto non gastronomique pour mériter d'être mentionnée. 

Même si j'ai beaucoup apprécié mon burger, je l'ai aussi trouvé un poil trop lourd (et encore, j'ai laissé la moitié du pain et des frites). Et l'ambiance lounge du Hemgies est trop froide pour moi; je préfère les endroits moins hype mais plus chaleureux. Cela dit, c'est vraiment une affaire de goût. Il n'y avait rien à redire au service, souriant et raisonnablement rapide. Si vous êtes un authentique carnivore, les burgers du Hemgies méritent que vous les testiez au moins une fois. 

Rue des Dominicains 12
(en face de la sortie de la galerie des Princes)
1000 Bruxelles

mercredi 9 janvier 2013

Les brunchs du dimanche (22): Houtsiplou, belgitude & burgers


Le Houtsiplou figurait sur ma liste de restos à tester le dimanche midi depuis un bon moment. Mais j'en avais lu des critiques très partagées: certaines hyper enthousiastes, d'autres déplorant un service lamentable ou le voisinage de gamins nombreux et bruyants. Aussi, pour le tester enfin, j'avais choisi de réserver en tout début de service afin d'éviter une salle bondée et un personnel débordé. Stratégie payante puisqu'à notre arrivée, la salle du haut était vide, ce qui nous a permis de prendre tranquillement. toutes les photos que nous voulions.




La déco de style récup' bon enfant est dominée ici par une grande fresque dédiée à la belgitude dans toutes ses incarnations. Chouchou m'en a décortiqué tous les détails afin de parfaire ma culture. Il est vrai qu'en tant que Française, je n'avais jamais entendu parler de Sandra Kim et de la chanson qui lui a permis de remporter l'Eurovision en 1986, ni de la marionnette cracheuse Malvira, et encore moins de l'enlèvement au cours duquel le politicien Paul Vanden Boeynants se vit confisquer son pantalon. 




Côté carte, pas de formule brunch, mais des petits-déjeuners, des burgers, des tartines, des moules-frites, des plats à la carte et de nombreuses propositions du jour plutôt alléchantes (ce jour-là, un steak de thon rouge à la sauce piquante ou un osso bucco, ainsi qu'une soupe tomate-carottes-coriandre). Chouchou a pris le burger Cocotte au poulet pané, et moi le Joséphine au canard et foie gras. 




Verdict? Pas le meilleur burger que j'aie jamais mangé, mais pas le pire non plus. Dans l'honnête moyenne, disons. Le pain n'est pas trop sucré et ne se désagrège pas entre les mains; le steak de canard a le mérite de l'originalité. En revanche, la sauce au poivre mériterait d'avoir un goût un peu plus soutenu (comme la D&L vendue en flacon plutôt que comme celle dont on garnit les entrecôtes), et le trio tomate/feuille de salade/cornichon ne m'a pas semblé être un accompagnement pertinent. Les frites sont correctes bien qu'un poil sèches. 

Côté service, tout s'est très bien déroulé, avec le sourire et dans un délai raisonnable. Malgré des burgers pas inoubliables, je recommanderai le Houtsiplou à tous ceux qui recherchent une immersion en belgitude ou une atmosphère branchouille mais décontractée. Et pensez à réserver: c'est très souvent plein le week-end!

9 place Rouppe
1000 Bruxelles
Tel: 02 511 38 16
Ouvert TLJ de midi à 22h30

jeudi 10 mai 2012

Où je mange un burger breton chez une licorne


Le propriétaire du Manoir de la Baronnie nous avait conseillé d'aller dîner du côté du quai Solidor plutôt qu'intra-muros où "tout est super cher". Mais quand la faim nous a pris hier soir, nous n'avons pas eu le courage de retourner chercher la voiture au parking pour nous transporter quelques kilomètres plus loin. 

Au lieu de ça, nous nous sommes installés sur la terrasse (très bien) couverte et (très bien) chauffée de La Licorne dont l'enseigne rose et blanche assortie d'une mention "bio" avait irrésistiblement attiré mon regard. On voyait que la saison n'avait pas encore commencé: sans être vide, la salle ne comptait qu'une poignée de tables occupées. Du coup, le service allait assez vite, ce qui est toujours agréable quand votre estomac pousse des grognements de fauve affamé. 

Chouchou a opté pour des moules marinières, des petites Bouchot comme on n'en trouve pas à Bruxelles. J'ai d'abord consulté la liste des crêpes salées galettes: la moins chère était à plus de 10€, et celle qui me plaisait à plus de 15, ce qui me semblait vraiment exagéré. J'ai alors examiné la carte brasserie, et là, j'ai repéré un Breizh Burger: blinis de sarrasin, steack haché, tomate, cheddar, champignons frais, plus frites et salade. Bien entendu, je me suis sentie obligée de goûter! 




Déception: les soi-disant "blinis" n'étaient ni plus ni moins que des crêpes salées galettes pliées en quatre et taillées en rond; la garniture m'a paru OK bien que pas bouleversante, et les frites faisaient un peu pitié comparées à celles que servent les restos bruxellois. (Je suis devenue difficile en frites... qui l'eût cru?) En résumé, ce n'était pas mauvais, mais franchement, ça ne cassait pas trois pattes à un canard.




Par contre, la crêpe pommes cuites-caramel beurre salé que j'ai pris en dessert pour me venger était une pure tuerie. J'ai réussi à embarrasser Chouchou avec mes cris orgasmiques (alors qu'à ce stade, nous étions seuls dans notre coin de la terrasse). Et les serveurs, certes pas franchement débordés, se sont montrés adorables d'un bout à l'autre du repas. 

Crêperie/brasserie/salon de thé breizh, bio et girly
6 place Chateaubriand
35400 SAINT-MALO
Ouvert 7 jours sur 7, service en continu

lundi 9 avril 2012

Brunch pascal et chocolat dans l'herbe




Andoryss et Hélie en Belgique pour le week-end de Pâques = brunch à 10 au P.H.A.T. hier matin. Une parfaite occasion pour mettre de l'eyeliner, du rouge à lèvres, des collants fantaisie, mes babies à découpes coeur Hush Puppies et étrenner la jolie robe verte Louche à motifs pomme achetée chez Kusje. Et, comme nous sommes en avance, pour bavarder avec la patronne qui commence à bien nous connaître ou visiter les toilettes aux murs couverts de graffiti (astuce déco pas chère quand on arrive en fin de budget!). Arrivée des amis en deux groupes de quatre et apéro. Un Bellini s'impose pour trinquer au doctorat de mécanique décroché le mois dernier par Hélie, ainsi qu'aux nombreux projets éditoriaux d'Andoryss que l'on n'arrête plus.

Echange de cadeaux: pour mon anniversaire, je reçois un Georges-Arthur en pierre de lave toute lisse et un collier coloré de Sara, une marionnette Georges-Arthur pirate de Hélie et un moule à glaçons farcis Lékué de Garulfo, tandis que j'offre à Sara une bague araignée dénichée chez Claire's, juste comme ça, et à Hélie, un mug en verre avec filtre intégré et 100g d'un excellent thé noir du Yunnan (recommandé par le patron et approuvé par Chouchou). Echange aussi de potins liés au milieu français de la fantasy et de la SF. J'apprends que ça couche beaucoup plus aux Utopiales qu'aux Imaginales, pour la bonne raison que tout le monde descend généralement au même hôtel au lieu d'être éparpillé dans divers établissements à travers la ville. On ne pense pas assez à l'aspect logistique du sexe.

Après ça, la tablée plébiscite le burger Teriyaki: 50% des commandes. Yal mange proprement avec couteau et fourchette; les filles se dispensent de formalités et attaquent leur burger avec les doigts. Le jus de viande coule sur les mentons; les frites croustillent sous la dent et la mayonnaise suscite l'approbation générale. A la fin, les assiettes sont presque prêtes à être rangées dans un placard et les estomacs repus. Ce qui n'empêche pas quelques téméraires de commander un dessert. Tant pis, ils ne mangeront pas ce soir. 




Une demi-douzaine d'entre nous enchaîne avec la chasse aux oeufs organisée dans une quinzaine de parcs bruxellois. Des poignées de petits oeufs en chocolat emballées dans de l'alu coloré sont jetées dans l'herbe. Des hordes d'enfants plongent dessus pour en remplir leur bouche, leurs poches, le sac ou le panier porté par leurs parents. Il risque d'y avoir pas mal de petits estomacs barbouillés dans quelques heures... Je dédaigne les oeufs pralinés mais rapte un lapin à un des fils de Garulfo, qui de son côté fait le zouave avec de longues oreilles en peluche sur la tête (Garulfo, pas son fils). Tout est normal. 

Pendant ce temps, dans l'enclos autour de la mare, des colverts se dandinent; une cane surveille ses dix ou douze poussins duveteux dont la vision arrache des piaillements attendris aux spectateurs humains; d'autres femelles arborent un derrière fort déplumé par la saison des amours - et ce, alors qu'elles n'ont probablement jamais mis les pattes dans une convention de fantasy ou de SF. 

Il nous reste juste le temps d'aller boire un verre au Potemkine avant de prendre le chemin de la gare du Midi et de courir le long du quai pour qu'Andoryss ne manque pas le Thalys de 17h15. En sortant, nous photographions encore deux des Oeuvres à Vendre de Brusselicious, puis rentrons à la maison boire un Söderblandning digestif, trier nos photos et rangers mes nouveaux trésors. 

lundi 27 février 2012

Les brunchs du dimanche (14): Basilic Café à Lille



Samedi, il a fait super beau, mais j'ai passé la journée enfermée à faire mon ménage et m'occuper de ma compta professionnelle pour pouvoir sortir le lendemain. Moyennant quoi, dimanche, brouillard, pluie et froid glacial étaient au rendez-vous. J'ai un flair très sûr pour choisir mes jours de sortie.

Hier midi, donc. Nous avons rendez-vous au Basilic Café, non loin de la Grand Place de Lille, pour bruncher avec Philou. Je tente de prendre des photos du lieu, mais aucune d'entre elles ne rend bien. Imaginez une enfilade de trois salles aux murs peints en blanc, avec des tables et des chaises noires les plus basiques possibles et des murs nus à l'exception de quelques ardoises. Décor super minimaliste et ambiance de cantine totalement dépourvue de charme, donc. (Mais selon Philou, il en va tout autrement dans le second Basilic Café, plus petit et à la clientèle nettement plus bobo.)



Tâchons de nous rattraper avec la nourriture. La carte propose une formule brunch avec buffet salades/fromages/desserts, un burger et une boisson alcoolisée ou non pour 25,90€. Je sens que ça va faire beaucoup trop pour moi et décide donc de prendre un plat seul, quitte à compléter avec un cheesecake s'il n'est pas piégé aux speculoos. J'hésite longuement entre le fish & chips façon tempura, le risotto aux asperges, le burger "diet" avec dos de saumon à la plancha et la spécialité maison: le T.O.U.B.I.B., un autre burger dont Philou me certifie la miamitude (mais cet homme est fan de gaufres Meert, je n'oserai PLUS JAMAIS lui faire confiance au niveau culinaire). Au moment où je commande, le serveur me signale l'existence d'une version "spicy" avec raclette et sauce au poivre. OK, je vais tenter ça. Niveau accompagnement, il y a pas mal de choix, mais j'opte pour les classiques frites et une salade-bonne-conscience.



La portion de frites est plutôt chiche, mais vu la taille du burger, je ne suis pas sûre que j'aurais eu faim pour davantage. (Suite à ce billet, un message de la direction m'a gentiment informée que les frites sont à volonté, mais servies en petite portion pour ne pas qu'elles refroidissent trop vite. C'est bon à savoir.) Le pain au sésame est, disons, dans la moyenne supérieure de l'ensemble des buns que j'ai pu goûter: pas fracassant, mais pas mal quand même. Le steak est tendre et saignant comme je l'ai réclamé *insérer ici le titre d'une célèbre chanson de Leonard Cohen*, mais beaucoup plus petit que le pain, ce qui fait plein de bouchées "vides" sur le tour: pourquoi? La sauce est insuffisamment poivrée à mon goût, mais bien dosée, tout comme le fromage. Dans l'ensemble, un bon burger, pas hyper original mais d'un rapport qualité-prix plus qu'honnête à 12,40€. Pour aller avec, j'ai pris un verre de Bourgueil rouge sans histoire.

A part ça, le service est souriant et rapide, et la carte propose pas mal de choix dans le genre goûtu-sain. Le Basilic Café: un endroit pas incontournable mais bien situé, pas ruineux et où l'on mange très correctement.

24 bis, rue Esquermoise (200 couverts, près de la Grand Place)
ou: 10, rue du Pont Neuf (plus petit, fréquentation bobo, très belle terrasse)
59000 LILLE

samedi 18 février 2012

Le Club Des 5



Chose promise, chose due. Aujourd'hui, je vous parle du second resto des créateurs des Fils A Maman: Le Club Des 5. Cette fois, c'est dans une ambiance années 80 délicieusement régressive que nous nous retrouvons plongés, avec une déco à base de vieux jouets (rhââââ, ce Goldorak géant qui fait baver Chouchou, et cette fusée sur laquelle il fantasme pendant tout notre repas!) et de livres d'époque tels que Bibliothèques Rose et Verte ou albums de Martine. Les banquettes en skaï rouge sont d'un confort absolu et donnent envie de s'y attarder longuement.



L'accueil est tout à fait charmant cette fois. Par contre, comme nous tombons la veille du changement de carte, le choix de plats est assez restreint. Ca fait déjà plusieurs minutes que nous lorgnons sur les cheeseburgers de la table voisine; nous en commandons donc deux, "saignants s'il vous plaît". La recette est des plus classiques, mais exécutée avec de très bons produits: un bun pas trop sucré et qui ne s'émiette pas entre les mains, un steak épais et juteux, une tomate un peu pâlotte (mais pas de saison, donc on lui pardonne), une feuille de laitue croquante et quelques tranches d'oignons rouges tout pareils. Frites très fines et délicieuses. Dommage pour la mayonnaise en tube: ce burger méritait une préparation maison.



Chouchou, qui se dit calé (mais que lui arrive-t-il?), en restera là. Quant à moi, parmi toute une liste de desserts régressifs à base de Carambar, de Petit-Lu ou de Nutella, je choisis une crème brûlée aux oursons. Elle est très bonne, même si la petite figurine en guimauve posée sur le dessus n'apporte pas grand-chose de mon point de vue.

Avant de partir, je fais un tour aux toilettes entièrement tapissées de photos des créateurs et de leurs potes en train de délirer. Le concept est très sympa, et j'aime aussi le mur garni de distributeurs de papier: l'assurance de ne jamais tomber en panne!



Au final, nos deux burgers plus un dessert, un verre de vin et une eau pétillante nous reviennent 36€. Encore une fois, c'est très correct pour la qualité de ce que nous avons mangé et du décor dans lequel nous l'avons mangé. J'avais beaucoup aimé Les Fils A Maman, mais je préfère encore Le Club Des Cinq. Même s'il n'est pas situé dans un quartier très sexy, j'y reviendrai sûrement lors d'un prochain séjour parisien, peut-être pour un brunch!

Le Club Des Cinq
57, rue des Batignolles
75017 PARIS
Tel: 01 53 04 94 73
Métro Rome (ligne 2)
Ouvert tous les jours sauf le lundi midi
Brunch le samedi et le dimanche

dimanche 11 décembre 2011

Les brunchs du dimanche (12): Ellis Gourmet Burger


Depuis début octobre, il ne se passe pas trois jours sans que j'entende quelqu'un parler du Ellis Gourmet Burger ou que je lise un article dithyrambique à son sujet sur internet. A force, ça m'a agacée d'être la seule Bruxelloise hors du coup, et j'ai décidé d'aller moi aussi tester ce fameux burger joint.

Samedi soir, donc, j'appelle afin de réserver une table pour deux. "Ah non, on ne prend les réservations que pour les grandes tables, me répond une demoiselle au téléphone. Sinon, vous vous rendez compte, on serait complets avant même d'ouvrir." Une salle pleine, en effet, doit être le cauchemar numéro un de tout restaurateur. Mais bon, OK. Nous irons assez tôt pour ne pas devoir attendre, et puis voilà.

Dimanche matin, j'ai mon mal de ventre traditionnel du dimanche matin, donc nous partons en retard et nous galérons pour nous garer aux abords de la place Sainte-Catherine. Du coup, nous arrivons sur place à 12h30 alors que le resto ouvre à midi, et toutes les tables sont déjà prises. Le chef de salle (ou le patron?) nous informe sans le moindre sourire qu'il va y avoir de l'attente, et que si on pouvait parquer nos derrières sur ces chaises au lieu de rester plantés près de l'escalier, ce serait bien aimable.

La 5 se libère sous une dizaine de minutes. Juste à côté de la porte dont, en l'absence de l'épais rideau de velours qui garnit l'entrée de tous les restaurants bruxellois soucieux du bien-être de leur clientèle, émane un courant d'air glacial chaque fois que quelqu'un entre ou sort, c'est-à-dire environ toutes les 30 secondes vu la proximité du marché de Noël. Chouchou gardera donc son blouson pendant tout le repas.

A peine avons-nous posé nos fesses sur les sièges qu'une demoiselle se jette sur nous pour demander ce que nous voulons boire. Elle semble étonnée quand je lui réponds que je préfèrerais regarder la carte avant de commander. La carte, donc, est une pauvre photocopie sur du papier 80g ordinaire déjà bien déchiré dans les pliures. On note des amuse-bouches en grosses verrines qui ont l'air sympa (mais pas forcément indispensables avant de s'enfiler un burger). Les sandwichs sont à des prix plutôt démocratiques, même si ce prix s'entend "nu" et qu'il faut débourser 3,50€ de plus pour avoir droit à une portion de frites, et un peu moins pour une patate au four, du coleslaw ou un demi-épi de maïs. Par contre, excepté celui au faisan et celui au pigeon, je ne les trouve pas d'une grande originalité. Idem pour les trois salades proposées par ailleurs et pour la poignée de dessert archi-classiques, même si je note que les muffins ont l'air succulent (mais once again, pas forcément indispensables après s'être enfilé un burger).

Nous venons de passer commande à la demoiselle du début quand un jeune homme s'approche pour nous demander ce que nous voulons. La minute d'après, il installe à la table voisine de la nôtre, déjà pas très grande pour deux personnes, un couple avec un jeune enfant. Pour ce faire, il doit rapprocher ladite table de la nôtre au point que je me retrouve coincée contre le mur. Et si je veux aller aux toilettes? Ben, tant pis pour moi. Et si je veux avoir une conversation vaguement privée avec Chouchou? Tant pis pour moi aussi. De toute façon, le volume sonore ne se prête guère aux badinages amoureux, et la froideur du décor très "new-yorkais moderne", non plus. Par contre, je pourrais être tentée d'aboyer sur le serveur qui repasse toutes les cinq minutes nous poser des questions ou nous proposer des choses dont sa collègue s'est déjà chargée.




Nos burgers arrivent dans un délai raisonnable. J'ai pris un Rossini, avec de petites escalopes de foie gras et du confit d'oignon, en précisant bien que je voulais un steak saignant. Bonne surprise: la viande est cuite comme je la voulais, mais ressemble tout de même fort à du Charal décongelé - rien à voir avec l'épais et succulent steak du P.H.A.T, ou le steak ultra-mince mais confectionné sur place avec de la viande bio de l'Amour Fou. Chouchou se déclare très satisfait de son soy cheese végétarien dont le bun, je l'avoue, a l'air délicieux. Les frites servies dans un haut bol en porcelaine doublé d'un sachet papier sont excellentes, tout comme la mayonnaise au poivre fournie en bonne quantité. Globalement, donc, pas grand-chose à redire au niveau de la nourriture elle-même, et les prix sont en effet corrects.

Mais sérieusement... Avec le nombre de burger joints bobos qui fleurissent un peu partout à Bruxelles en ce moment, de la bouffe honnête, ça ne me suffit pas. J'attends aussi un minimum du côté de l'ambiance et du service, et ce minimum n'était pas du tout, du tout atteint. Je n'avais qu'une hâte: finir de manger pour décamper. J'ai du mal à comprendre le buzz qui entoure le Ellis Gourmet Burger. Pour ma part, c'est certain, je n'y remettrai pas les pieds et ne le recommanderai pas.

Ellis Gourmet Burger
Place Sainte-Catherine 4
1000 Bruxelles

dimanche 30 octobre 2011

Les brunchs du dimanche (9): Banco!


Ca faisait bien trop longtemps que Chouchou et moi n'avions pas testé une nouvelle adresse où bruncher le dimanche. Hier après-midi, nous sommes donc passés chez Filigranes pour acheter la seconde édition de "Un an de brunchs à Bruxelles", une mine que je recommande à tous les amateurs vivant dans les parages. Et ce matin, nous avons rejoint La Princesse et Son Consort au Banco!, dans la rue du Bailli. Installé dans les locaux d'une ancienne banque (d'où coffre-forts peints sur le mur du fond et porte blindée pour accéder aux toilettes), ce restaurant-bar propose quatre formules brunchs: un continental avec buffet sucré, un breakfast salé à l'anglaise, un royal avec coupe de champagne et un spécial enfants.

Chouchou a opté pour le breakfast, comprenant une boisson chaude (et malheureusement, en guise de thé, il a vu arriver un vilain sachet de Lipton jaune), un jus de fruits frais pressé, des oeufs (au choix: sur le plat, à la coque, brouillés ou en omelette), un mini-burger, une saucisse, du bacon et des tomates-mozza, le tout pour 13€. Le reste d'entre nous a préféré choisir des burgers: classique pour La Princesse et auvergnat (au camembert) pour Son Consort; quant à moi, de façon assez prévisible, j'ai craqué pour le blue au fromage bleu et aux tomates séchées. Pour une fois, j'ai eu la bonne surprise de recevoir un steak très épais, tendre et réellement saignant comme je l'avais demandé. Halléluiah!* Bonne quantité de fromage et tomates délicieuses; frites rectangulaires pas exagérément cuites; pincée anecdotique de salade verte et de carottes râpées. A 15,50€, c'est plutôt honnête. J'ai juste regretté que la carte ne propose pas de recette vraiment originale. Et j'ai bien fait de ne pas me réserver pour le dessert, parce qu'il n'y avait qu'un gâteau au chocolat ou des glaces.

Pour le reste, le décor est du genre branché mais pas trop froid, et le service peut-être un peu lent mais rien de dramatique. Le Banco! accepte les réservations et les cartes Visa. En résumé, pas un incontournable, mais une adresse correcte où déguster des burgers si vous êtes dans le quartier du Châtelain.

Rue du Bailli 79
1050 Bruxelles
Tel: 02 537 52 65


*Ceux qui ne connaissent pas encore l'auteur de la chanson éponyme seront fouettés avec des orties enduites de gros sel.

lundi 29 août 2011

Sorbet madeleine, tête de mort, anti-cernes et blue burger in the pink city with le chat et la souris


C'est toujours un peu délicat, une rencontre avec quelqu'un qu'on ne connaît que virtuellement. On a bien aimé ce qu'on a perçu de lui ou d'elle sur internet, mais la réalité sera-t-elle conforme à notre imagination? Va-ton réellement se plaire une fois face à face, ou va-t-on se creuser la tête pour trouver une excuse qui permettra d'écourter le supplice au plus vite? Parfois, le début d'une amitié potentielle est aussi flippant qu'un blind date.

J'ai découvert Nekkonezumi à l'occasion du swap d'été. Je l'ai choisie comme destinataire de mon colis parce qu'elle semblait cultivée, que son métier la faisait voyager pas mal et qu'elle était comme moi passionnée par le Japon. Et puis, comme elle habitait à Toulouse, je me disais que si on accrochait bien, on pourrait facilement se voir et faire des trucs ensemble quand je rendrais visite à mes parents.

A travers son blog et ses réponses sur le forum du swap, je m'étais formé l'image d'une fille un peu costaud, au visage carré et aux épaules larges. Elle me paraissait calme et posée - placide, disons -, confortablement installée dans son célibat et sans doute d'une nature assez contemplative.

Autant dire que j'avais tout faux.

Sachant que je suis fan d'Octave, Nekko m'avait donné rendez-vous samedi après-midi devant son propre glacier préféré: O Sorbet d'Amour. Je suis arrivée en marchant vite, craignant d'être à la bourre après avoir passé un peu trop de temps coincée dans la file des caisses de la parapharmacie Lafayette. J'ai balayé la ruelle du regard. Ah, voilà le pantalon rouge dont Nekko m'avait parlé au téléphone. A vue de nez, c'est du 36. Au-dessus, une veste H&M grise à faux brandebourgs que je connais bien puisque je traîne la même depuis deux étés et ai failli la mettre aujourd'hui. Et encore au-dessus, un petit visage triangulaire piqueté de taches de rousseur. Y'a pas à dire, j'ai limite un don de voyance, il faut vraiment que je joue au Loto.

Un petit pot pastèque-madeleine (effectivement délicieux!) à la main, j'ai suivi Nekko dans un tour de ses magasins préférés. Rosalie était en travaux, et il ne restait pas une seule paire de chaussures dans toute la boutique fermée de surcroît - ouf! Un peu plus loin, j'ai quand même craqué pour un collier d'inspiration mexicaine: tête de mort en turquoise couronnée de fleurs rouge pétant. "C'est l'oeuvre d'une créatrice toulousaine", m'a dit la vendeuse. Je ne romps pas mon voeu de frugalité, je soutiens l'artisanat local - nuance. Nous avons encore été fureter chez Méric avant de nous poser la question du dîner. Nekko avait dans sa manche un bon japonais, un resto de poisson ou un bistrot qui fait des super burgers. Avec une pensée pour Funambuline, j'ai opté pour la troisième solution.

En chemin, nous avons longé les Galeries Lafayette, et comme il était encore tôt, Nekko a voulu entrer pour passer au stand Bobbi Brown afin de s'acheter un de leurs fameux anti-cernes. Elle a été prise en mains par une charmante demoiselle prénommée Sarah, qui l'a fait asseoir sur un tabouret pour essayer différentes teintes sur elle. Contrairement à certaines des vendeuses de Sephora, dont le maquillage donne envie de s'enfuir en courant, Sarah avait le teint très joliment fait et les yeux juste soulignés de khôl. Déjà, elle n'avait pas mauvais goût, c'était rassurant. Et puis elle a pris son temps, expliquant bien le mode d'emploi et l'intérêt de son produit sans jamais pousser à l'achat. Du coup, une fois Nekko parée, j'ai pris sa place sur le tabouret face à Sarah. Je n'ai jamais porté d'anti-cernes de ma vie parce que jusqu'ici, je n'en avais pas besoin. Là, je commence à griser sous les yeux façon zombie, et je me disais que ce serait peut-être une bonne idée de profiter des compétences de Sarah pour me filer un petit coup d'éclat.

Au total, nous avons bien dû passer vingt minutes sur ce stand, et c'était un chouette moment de féminité partagée. Délestées chacune de 31€ (la dézombification a un prix), nous nous sommes dirigées vers le Bistrot d'Austerlitz. Nous avons d'abord bu un verre en terrasse avant de rentrer nous attabler avec nos burgers. Choix réduit et pas d'une originalité foudroyante, mais une des meilleures viandes que j'aie jamais mangées entre deux tranches de pain: épaisse, cuite pile comme j'avais demandé, et vraiment savoureuse. L'association avec le bleu d'Auvergne et la sauce au roquefort m'a arraché un grognement de bonheur. Quant aux frites, elles n'étaient pas croustillantes et sèches, mais un peu molles juste comme j'aime. Miam. Pour un burger pareil, je veux bien payer 15€. Le flan au caramel (écrit "flanc" sur la carte; j'ai hésité entre gloussement amusé et gémissement de désespoir) que j'ai partagé avec Nekko en dessert était fort bon aussi. Vin plus quelconque, mais pas mauvais.

Et au fil de ce repas, je me suis rendu compte à quel point j'étais à côté de la plaque concernant Nekko, qui s'est révélée plutôt volubile, énergique et en proie à certaines interrogations concernant ses rapports avec la gent masculine. Mais sur l'essentiel, je ne m'étais pas trompée: c'est bien une fille intéressante et rigolote, qui a des tas de choses à raconter. Nous nous reverrons sûrement en octobre lors de mon prochain passage à Toulouse.

lundi 1 août 2011

Les brunchs du dimanche (8): Rachel


A la base, ce post était censé alimenter la rubrique "Les brunchs du dimanche". Mais lorsque Chouchou et moi sommes arrivés chez Rachel hier, il était déjà midi et demi et aucun de nous deux n'était tenté par la formule brunch (boisson + viennoiserie + bagel + dessert pour 17,60€). Nous avons donc choisi de tester les burgers.

J'ai aimé:
- Certains éléments de la déco: le Rubik's Cube géant dans un coin, les murs noirs du fond, le vieux juke-box, les collections d'objets vintage (70s-80s) hétéroclites, le Bisounours jaune accroché au porte-manteau.
- La vaisselle entièrement dépareillée, avec notamment une belle collection de mugs et d'assiettes qui doivent représenter pas mal d'heures passées à chiner dans les brocantes
- La musique: que des vieux tubes des années 80, de Gotainer à Thierry Hazard en passant par JJGoldman
- Le joli design de la carte, qui propose essentiellement des bagels et des burgers, donc, mais aussi des milk-shake au Nesquik ou aux speculoos pour les amateurs
- L'originalité des thés, peu nombreux mais sortant vraiment de l'ordinaire, avec des noms sympas tels que "Tokyo Boy" ou "Woman in love"
- L'atmosphère calme et peu bruyante malgré une salle bien remplie

Je n'ai pas aimé:
- Le mur en contreplaqué brut, qui fait vraiment négligé
- Le service, mou et peu souriant
- Mon burger: petit et quelconque, avec un steak trop cuit à mon goût et des nachos en guise d'accompagnement (non mais des nachos quoi... même pas d'honnêtes chips Vico!)
- Les prix: 12,50€ pour le burger suscité, c'est du grand n'importe quoi; le Balmoral fait plus gros et meilleur pour moins cher
- Devoir payer en cash puisque le resto n'accepte aucune carte (fréquent à Bruxelles, mais toujours aussi pénible)

Je recommande:
Carrément pas. Je veux bien payer pour un concept et manger une bouffe pas inoubliable, mais il faut que ce soit un concept autrement plus abouti et mieux fignolé que celui-là.

Rachel
Rue du marché au charbon 100
1000 BRUXELLES
Tel: 0496 13 44 52
Terminus du bus 95

mercredi 29 juin 2011

4 choses à savoir sur la Gruyérie


1. LA GRUYERIE, C'EST BEAU

Bon d'accord, nous n'en avons vu qu'un tout petit bout: le bord du lac Léman, le village de Gruyères perché dans les montagnes vaudoises, quelques rues piétonnes de Lausanne et la forêt de Sauvabelin, la vieille ville et les rives du Rhône à Genève. Mais waouh, quoi. Tout a l'air... tellement sain. C'est vraiment un pays de carte postale. J'ai passé quatre jours à répéter en boucle: "Rhooo, cébô". Amies gruyéroises, ne vous y trompez pas: en temps normal, j'ai un vocabulaire de plus de trois mots. Si si.

La fameuse fourchette de Vevey



Le village de Gruyères et ses environs

Le jet d'eau de Genève

Par contre, la Gruyérie, ça monte et ça descend vachement. Les non-habitués tireront la langue et choperont des crampes aux mollets. L'avantage, c'est qu'ils brûleront les calories inévitablement ingurgitées par millions à chaque repas (voir point 3).


2. LES GRUYEROISES SONT TERRIBLEMENT ACCUEILLANTES

Lady Pops est venue nous chercher jusqu'à l'aéroport de Genève avec sa Popsmobile rose. Elle avait crocheté un amigurumi Yoda pour Chouchou, m'avait raflé deux vernis Essence d'une collection limitée et préparé des cupcakes roses et noirs en l'honneur de mon blog. Le dimanche matin, elle m'a donné une leçon de crochet, et le midi, elle a fait son Kettch en payant en douce l'addition du resto où nous venions de manger. Et en plus de ça, elle a dit qu'on revenait quand on voulait.


Funambuline m'avait concocté une séance de shopping sur mesure. Elle m'a offert deux cartes postales avec des Georges-Arthur, et fait une manucure rose et noire que je vais m'employer à préserver le plus longtemps possible (je lui laisse le soin de vous la dévoiler en premier, et je rajouterai une photo ensuite). Elle a pris un après-midi de congé pour nous accompagner à Genève et a carrément poussé jusqu'à l'aéroport pour nous livrer au comptoir Brussels Airlines. Elle a dit que "c'était facile" de nous avoir chez elle le soir. Et qu'on revenait quand on voulait.

M'dame Jo nous a promenés dans Lausanne lundi après-midi pendant que nous cherchions vainement des géocaches (more about that later). Darwinette et Océane sont venues boire l'apéro avec nous alors que la première est enceinte jusqu'aux yeux et que la seconde n'habite pas sur Lausanne. Calamity et Invidiosa ont partagé leur déjeuner d'hier avec nous. Franchement, on n'avait plus envie de rentrer.


3. EN GRUYERIE, ON MANGE DROLEMENT BIEN

Le samedi soir, la famille Pops nous a fait goûter la charcuterie locale de son petit boucher et du rösti (prononcer "reuchti") fait maison. Miaaaam. Je ne vous parle même pas des cupcakes citron-matcha de Lady Pops, qui a eu la bonté de poster la recette .


Le dimanche midi, par plus de 30°, nous avons englouti une fondue moitié-moitié (50% gruyère, 50% vacherin), avec supplément pommes de terre pour Chouchou et moi. Croyez-moi ou non, ce n'était même pas lourd.


Lundi midi, nous avons déjeuné au Holy Cow qui sert ce que Funambuline considère comme les meilleurs burgers de Lausanne. Indeed. Je vais être obligée de retourner à Lausanne pour tester l'ensemble de la carte. Et leur mystérieuse boisson baptisée "Mieux que du thé" est délicieuse aussi.

Lundi soir, nous avons dîné à la terrasse de la Pinte Besson, un joli petit resto à l'ancienne où j'ai goûté du féra, un poisson d'eau douce pêché dans le lac Léman. Yummy.


Par contre, nous n'avons pas eu l'occasion d'essayer les fameuses meringues double crème. Ce sera pour une prochaine fois.


4. LA GRYUERIE, C'EST CHEEEEER

Le taux de change avec l'euro étant particulièrement défavorable en ce moment, un Coca dans un bar revient à peu près à 4€, et un (bon) sandwich à l'aéroport de Genève, à 7€. Glups. A repas équivalent, il faut compter une addition 30% plus élevée qu'en France ou en Belgique. Les produits La Marelle ou Pantone prennent entre 30 et 50% d'augmentation dans les magasins où ils sont vendus. Moralité: ramener des spécialistés locales, oui. Faire du shopping de choses qu'on peut trouver ailleurs, non.

Demain, je vous raconte notre lose géocaching à Lausanne...