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jeudi 19 janvier 2017

La grosse gnioque




Mon Papounet,

J'en ai une bien bonne à te raconter. 

Tu te souviens de la secrétaire de notre ophtalmo de famille? Pendant 20 ans, tu t'es pris la tête avec elle chaque fois qu'un de nous avait rendez-vous pour faire contrôler sa vue. Je ne compte plus le nombre de fois où tu l'as traitée de grosse gnioque, la bave aux lèvres et la tension à 37. Il faut dire qu'elle était particulièrement molle, incompétente et de mauvaise volonté. Toute le monde le savait, y compris sa patronne qui était pourtant trop gentille pour la virer. Une fois que j'ai été assez grande pour prendre mes propres rendez-vous, à mon tour, je me suis colletée avec cette fameuse secrétaire, qui nous a fourni le sujet de maintes récriminations en stéréo sur le thème: "Tu ne sais pas ce qu'elle m'a fait la dernière fois, cette grosse gnioque?". 

Mais un jour, après quelques années durant lesquelles j'avais négligé mes visites de contrôle, l'ophtalmo m'a découvert un problème de surtension oculaire - comme toi. Apparemment, il y a une composante héréditaire là-dedans. J'ai encore plus peur de devenir aveugle que d'avoir un cancer, donc la nouvelle ne m'a pas précisément plongée dans la félicité et les paillettes. C'est même la dernière chose dont je t'ai parlé au téléphone avant ta mort. De ça, et du panaris assez douloureux que j'avais à un doigt. Le panaris n'était pas encore guéri le jour de tes obsèques, mais il a disparu peu de temps après. Le problème de surtension, lui, est resté et devra être surveillé jusqu'à la fin de ma vie. 

Du coup, j'ai compris que j'allais devoir me coltiner la fameuse secrétaire très régulièrement, et je me suis dit que j'allais faire un effort pour bien m'entendre avec elle parce que ça diminuerait le stress de mes visites régulières chez l'ophtalmo. Et miracle! Ca a marché tout de suite. Je me suis mise à lui sourire beaucoup et à l'appeler par son prénom; elle a commencé à se montrer arrangeante pour mes rendez-vous. Et puis, elle avait dû enfin apprendre à faire correctement son boulot pendant les quelques années où je n'étais pas venue chez sa patronne, parce que désormais elle était mieux organisée et nettement plus dynamique. Comme quoi, les gens changent. 

Aujourd'hui, en arrivant chez l'ophtalmo, je me suis réjouie du vide absolu de la salle d'attente.
- C'est génial! Je me souviens, il y a quelques années, c'était toujours bondé et on passait avec des heures de retard...
- Ah oui, mais ça, c'était à l'époque de Claire, m'a répondu ma nouvelle grande copine la secrétaire.
- Claire?
- La secrétaire qui était là avant moi. Un vrai boulet.
- ...Vous avez commencé à travailler ici il y a combien de temps, déjà?
- Ca va faire sept ans en février. J'ai été embauchée quand Claire a pris sa retraite anticipée.

Oui, les gens changent.

Parfois, au sens littéral du terme - et sans que je m'en aperçoive.

(Bon, en même temps, je suis cette fille qui la dernière fois qu'un type en Kangoo l'a saluée à un feu rouge a attendu qu'il ait redémarré pour identifier le mec avec qui elle avait vécu pendant sept ans. Ou bien ma vue est encore plus mauvaise que je ne le soupçonne, ou bien je ne prête vraiment aucune attention à la tête des gens.)

A part ça, je me demande ce que tu penserais de l'intronisation de Donald Trump demain. Rien de bon sans doute, vu que tu étais encore plus pessimiste et angoissé que moi. 

Encore un hiver sans toi.

Je t'embrasse. 

mercredi 22 juillet 2015

Quand soudain, un inconnu m'offre un beignet




Hier. Parti avec un retard d'une demi-heure "à cause des âneries habituelles de la SNCF", annonce franco le chef de bord, le Bruxelles-Nice arrive à Toulon à 19h30 au lieu de 18h44. D'un côté, je serai contente de me faire rembourser un tiers de mon billet en première classe (pendant les grandes vacances, je n'hésite pas à payer 20€ de plus pour éviter de voyager dans des wagons de seconde bondés de familles avec enfants). De l'autre, il ne faudrait surtout pas que je rate le TER Toulon-Trululu, supprimé pendant toute l'année scolaire qui vient de s'écouler pour cause de travaux sur les voies, rétabli l'espace de deux mois pour les touristes et voué à disparaître de nouveau à la rentrée prochaine. C'est la seule fois de l'année où j'aurai pu faire Toulon-Monpatelin en 13 minutes au lieu d'une grosse heure en bus; ça ne se manque pas. 

Grâce au retard de mon TGV, je n'ai que 5 minutes pour l'attraper, et je crains que ça ne fasse un peu court. Mais comme mon premier train s'immobilise enfin en gare de Toulon, je vois que mon TER attend sur le même quai, à sa voie-habituelle-de-quand-il-daigne-circuler. Parfait! Je me jette dedans et reprends la lecture du dernier Odd Thomas. Premier arrêt: "Machinette-les-Oies". Deuxième arrêt: "Prosper-Youplaboum". Je rassemble mes affaires et vais me positionner près de la porte. Tiens, ça me semble un peu plus long que d'habitude jusqu'à Monpatelin, et je ne reconnais pas trop le paysage. "Duquai-Dugland". Je blêmis. "Hein? Mais comment ça, Duquai-Dugland? Je vais à Monpatelin, moi." "Ah, vous n'êtes pas dans le bon TER, m'informe un monsieur roux tout transpirant qui attend à côté de moi. Ce n'est pas le Toulon-Trululu, mais le Toulon-Tralala. Il ne passe pas par Votrepatelin". 

Grand moment de solitude. Bien que Monpatelin et Duquai-Dugland soient des communes mitoyennes, elles ne sont reliées par aucun transport en commun. Il faudrait que je trouve un bus pour retourner à Toulon, puis que j'attende le dernier bus pour Monpatelin qui me mettrait chez moi aux environs de 22h30. Un instant, j'envisage de faire le trajet à pied, mais le soleil cogne encore très fort, je suis trop habillée pour la météo, je n'ai pas de crème solaire ni de chaussures adaptées à la marche, je traîne une valise à roulettes et surtout: je ne connais pas le chemin et j'ai un sens de l'orientation méga-pourri. Taxi, alors? Mon portable est chargé, mais je ne suis pas certaine d'avoir de numéro idoine en mémoire et je ne connais pas le numéro du service de renseignements de mon opérateur. C'est alors qu'un miracle se produit: face à ma mine déconfite, le monsieur roux tout transpirant pousse un gros soupir et me dit: "Bon, de toute façon, j'ai déjà une demi-heure de retard, je vais vous emmener en voiture". 

En temps normal, j'aurais sans doute refusé poliment. Ca pourrait être un serial killer (oui, à Duquai-Dugland, parfaitement: il faut bien que les serial killers vivent quelque part), ou au moins un conducteur fou, et surtout, j'ai déjà un mal de chien à me sentir redevable envers mes proches - alors, envers un parfait inconnu! Mais là, je suis franchement embêtée. Et aussi, ça fait des mois que je travaille à gommer mon hostilité naturelle envers "Les Gens", cette espèce qui ne m'a jamais rien inspiré de bon. Alors, je décide de faire confiance et de monter dans la Fiat 500 rouge du monsieur roux tout transpirant.

Vingt minutes plus tard, je ne reconnais toujours pas le paysage et je commence à flipper; on devrait être arrivés en terrain familier depuis un bon moment. Le monsieur roux tout transpirant n'est néanmoins pas un serial killer: il a juste un sens de l'orientation presque aussi pourri que le mien. On fait trois fois plus de chemin que nécessaire, mais on finit par s'arrêter dans le parking de ma résidence, où je remercie mon Bon Samaritain du fond du coeur. Le pauvre semble juste pressé de rentrer chez lui, ce qui est bien naturel. Je ne pourrai jamais lui rendre service en retour, et ça me désole. Mais ça m'est aussi arrivé de faire spontanément une grosse bonne action pour un parfait inconnu, et quelque part, c'était une récompense en soi. Alors, je décide de considérer que le monsieur roux tout transpirant vient de créditer son compte karmique, et que je ferai circuler quand l'occasion se présentera. 

N'empêche. En novembre dernier, quand je me suis retrouvée bloquée à Toulon par des inondations, j'ai appelé un ami de longue date pour me servir de chauffeur jusqu'à Monpatelin. En mai, quand j'ai cru ne pas pouvoir atteindre la gare pour cause d'absence de bus un jour férié, c'est ma couturière (que je connais depuis dix ans, mais dont je ne suis pas proche) qui a offert de m'y conduire. Et aujourd'hui, un parfait inconnu m'a tirée d'un mauvais pas. Que dois-je en déduire? Que je suis victime de persécution ferroviaire? Ca me semble évident. Que le monde n'est pas toujours un endroit hostile et qu'il existe aussi des gens sincèrement gentils? Malgré ma méfiance et mon pessimisme naturels, je le savais déjà, même si je préfère ne pas compter dessus. Alors, quoi?

Dans son mémoire "The Art of Asking: How I Learned to Stop Worrying and Let People Help", Amanda Palmer parle de la difficulté qu'ont les artistes à accepter l'aide qu'on leur propose spontanément en comparant ça à une boîte de donuts offerts. Puis elle explique comment elle en est venue à solliciter l'aide des autres sans craindre de se montrer vulnérable ni considérer ça comme une faiblesse de sa part. Je n'en suis pas encore tout à fait là. Mais désormais, je suis capable de prendre le beignet qu'on me tend. C'est déjà un gros progrès pour moi. 

jeudi 19 mars 2015

Nouveaut(h)é: Ginseng de Mùi Concept




Dès notre premier jour de balade dans Porto, fin décembre dernier, nous sommes tombés sur une boutique de thé située dans un centre commercial de magasins de créateurs. J'y ai acheté (un peu au hasard comme toujours lorsque je teste une nouvelle marque) trois sachets de 50g de thé vert parfumé: l'un à l'aloe vera et au kiwi, l'autre à l'ananas, à la mangue, aux fruits du dragon et aux fleurs de calendule, le dernier au ginseng et à l'orange sanguine. Chouchou et moi les avons consciencieusement tous goûtés lors des jours qui ont suivi. Le premier nous a laissés assez froids; Chouchou a raffolé du deuxième, et moi, je suis tombée amoureuse du troisième. Du coup, si 50g était une contenance parfaite pour tester, ça devenait bien trop peu pour satisfaire mon addiction instantanée. Le 31, je suis donc retournée chez Mùi Concept pour faire des stocks: il était 16h40, et ce jour-là, exceptionnellement, la boutique avait fermé à 16h. Frustration intense. 

Le soir même, je suis allée sur le site internet de la marque et j'ai simulé une commande à destination de la France: avec 350g de sachets, j'arrivais à un total de 28€ de thé et... 25€ de frais de port. J'ai envoyé un mail à l'adresse de contact pour demander: "Euh, vraiment?". Dès la réouverture de la boutique, le 3 janvier, la responsable m'a répondu en me demandant ce que je voulais au juste, et elle m'a établi une facture avec seulement 7€ de frais de port, que j'ai réglée par virement direct. Mon paquet est arrivé la semaine suivante. Il contenait, entre autres, 200g de Gingko à la place de Ginseng, parce que je suis une buse et que j'avais confondu les deux en passant ma commande. Voilà voilà voilà. Du coup, je me retrouvais ensevelie sous le thé, et je ne pouvais décemment pas repasser une autre commande tout de suite. Frustration intense (bis). Mais courant mars, mes stocks avaient retrouvé un niveau plus ou moins raisonnable, et j'ai enfin pu me procurer deux grands sachets du Précieux.




Je l'aime parce qu'il est à la fois doux et tonique, incroyablement rafraîchissant. Je pourrais en boire des litres l'après-midi ou en soirée, et j'imagine qu'il sera délicieux glacé cet été. C'est sans contestation possible ma grande découverte de ces douze derniers mois. Parfois, le hasard fait bien les choses (même s'il faut lui adjoindre une certaine dose de détermination!).

Rua de Miguel Bombarda 285
(à l'intérieur du petit centre commercial)
4050-381 PORTO

vendredi 22 mars 2013

Où un bête détail technique bloque la domination mondiale des renards




Il y a quelques semaines, j'ai craqué pour une série de jolis coupons de tissu sur la boutique Etsy Stash Modern Fabric. Effarée par les frais de port que calculait le site, j'ai contacté la vendeuse qui m'a aussitôt préparé un custom listing avec des frais beaucoup plus raisonnables: moins d'une quinzaine d'euros, de mémoire. Ils sont arrivés 10 ou 12 jours plus tard, et ont rejoint la pile grandissante des coupons destinés à servir de fond pour mes photos d'objets. Même si je déborde d'idées de mignons accessoires à coudre avec.

Un de ces jours, il faudrait quand même que j'apprenne à me servir de la Singer que l'Homme-ce-chacal-jaune m'avait (à ma demande) offerte un Noël il y a presque dix ans. Le problème, c'est que je suis fâchée avec les modes d'emploi. Je ne compte plus le nombre d'appareils achetés et jamais utilisés parce qu'ils avaient d'autres boutons que ON/OFF. Je fais un authentique blocage. Pourtant, je ne suis pas folle idiote, vous savez. Mais j'ai l'impression que ces trucs sont toujours rédigés en martien. Au bout de trois lignes, je sens poindre un début de migraine.

Sans cette foutue appréhension du mode d'emploi, je serais devenue une machine à fabriquer des brols. Oui, parce qu'à la main, ça ne va pas assez vite pour moi (et ça ne serait pas du tout rentable), mais si je pouvais automatiser le processus un tant soit peu, j'aurais déjà lâché mon boulot afin d'inonder le monde de carnets letterpress, de T-shirts, de cabas et de taies d'oreiller à l'effigie de renards, de coussins, de mobiles et de broches en forme de renard. A quoi ça tient un changement de carrière réussi, tout de même.

vendredi 20 janvier 2012

Comment j'ai failli passer chez Free parce que j'avais rien compris


Jusqu'à l'affaire de la fermeture de MegaUpload, hier soir, le sujet dont on causait le plus sur les réseaux sociaux depuis 2 semaines environ, c'était l'abonnement FreeMobile: un All Inclusive pour 19,99€ par mois (voire moins pour les gens déjà clients chez l'opérateur). All Inclusive? J'ai fait un rapide calcul. 16€ pour ma ligne fixe, 30€ pour mon internet, et environ 10€ de conso SFR. En passant chez Free, j'économisais donc plus de 35€ par mois, ce qui tombait très bien rapport à la hausse abusive des tarifs SNCF dont je causais il n'y a pas longtemps.

Mais quand même, comme je suis feignasse méfiante, j'ai attendu que certains de mes amis essuient les plâtres pour leur demander si tout s'était bien passé. Je craignais particulièrement l'étape "résiliation chez les autres opérateurs": il y a dix ou douze ans, j'ai failli me suicider de rage et de frustration après avoir passé quelque chose comme quatre fois une demi-heure en attente sur la hotline AOL (communication facturée, genre, une paire de Chie Mihara la minute) et m'être fait soit insulter, soit raccrocher au nez quand je disais que je voulais résilier.

Hier soir, enfin, après avoir appris que Free se chargeait de toute la paperasse avec les autres opérateurs, j'ai pris mon courage à deux mains pour me connecter sur le site de FreeMobile et effectuer une simulation d'abonnement. Et là, le peu d'informations demandées m'a fait tiquer. Pourquoi ils ne me demandaient même pas mon numéro de ligne fixe? J'ai revérifié la liste des services fournis dans le pack All Inclusive: bizarre, il y avait bien le Wifi illimité...

Oh.

Le Wifi, comme en utilisent tous les portables de frimeurs smartphones.

En fait, FreeMobile ne concerne que... les abonnements de mobiles, et pas toute la téléphonie d'une même personne.

Dingue.

(Comment ça, le nom aurait dû me mettre la puce à l'oreille? Krrrrgrtzzzzz, j'entends rien, je passe dans un tunnel.)

Bon, ben à 19,99€ par mois contre une dizaine d'euros actuellement, je vais donc rester chez SFR. Ca tombe bien: comme je serai leur seule cliente, ils vont pouvoir me bichonner un maximum!

lundi 16 janvier 2012

Où je me rends compte qu'il n'est pas si simple de suivre un diagramme


Or donc, jeudi midi, je reçois la laine commandée chez Dolce Lana. L'après-midi même, abandonnant mes orcs en pleine bataille contre un méchant sorcier gobelin et ses cohortes, je tente de commencer ma fameuse écharpe au point de petites noisettes. Je n'ai encore jamais travaillé d'après diagramme, mais franchement, ça n'a pas l'air très difficile.



Trois mailles en l'air, cinq brides, et hop! une petite noisette. Sauf que du coup, au rang d'après, je me retrouve avec beaucoup plus de mailles que les 50 de ma chaînette initiale, donc pour compenser, je "saute" tous les dessus de brides pour continuer mes mailles serrées après. Résultat: des espèces de pompons qui font penser au point de noisettes tout court, mais pas du tout aux jolies ondulations très peu en relief de la photo dans mon livre. Damned.



Du coup, je me penche d'un peu plus près sur les symboles. Le petit trait à la fin des cinq brides, ça voudrait pas dire un truc, des fois? Si: que les brides doivent être reliées ensemble, ce qui permet de n'avoir qu'une seule maille à reprendre au rang d'après. On progresse. Je défais et je recommence. Cette fois, je me retrouve quand même avec 58 mailles au lieu de 50 après le premier rang de petites noisettes... qui sont justement au nombre de 8. Mmmh. Et si j'essayais de supprimer une maille en l'air à chaque fois? Je re-défais et je re-recommence.



Victoire, je tiens le point! Saud que le bébé mérinos n'est pas du tout adapté pour ce modèle. Trop épais et trop raide une fois travaillé de la sorte, il ne donne absolument pas envie de s'enrouler dedans avec volupté (je fais l'amour à mes écharpes si je veux). Me voilà repartie chez Schleiper, le magasin de laine le plus proche de chez moi auquel je n'avais même pas pris la peine de passer, pensant qu'ils n'auraient pas ce dont j'avais besoin parce que c'était une grande surface non-spécialisée.

Erreur: pour 7,95€ la pelote, je trouve du Rowan "Fine Lace" vieux rose, 80% bébé alpaga et 20% mérinos. 400m de fil par pelote, donc 4 suffiront, ouf! Je retiens quand même un peu retenu mon souffle en passant à la caisse, parce que j'en suis à pas loin de 70€ de laine en tout pour une écharpe encore non-existante, et que mon budget ne résisterait pas à une seconde erreur. Mais au final, l'essai semble satisfaisant, bien que 1/le Fine Lace soit très fin et très mou, donc pas évident à travailler 2/ le rendu ne soit toujours pas vraiment celui de la photo.



Les vaguelettes ne sont pas assez prononcées, et je trouve que le modèle de la photo n'a pas du tout l'air essentiellement composé de mailles serrées. Mais bon, tant pis, je vais continuer comme ça. 7 pauvres centimètres de hauteur en une soirée; je dois en faire 135 au total. A cette allure, je pense que mon écharpe sera prête juste au début de l'été prochain. L'avantage, c'est que s'il est aussi pourri que l'été dernier, je serai parée pour l'affronter.

vendredi 6 janvier 2012

Où je me laisse un peu emporter dans ma quête de laine peignée


Etant donné que j'ai bientôt fini mon coussin/poste de télévision (il ne me manque plus qu'à réaliser quelques détails, puis coudre les pièces ensemble, mais j'attendrai peut-être un prochain cours avec ma prof pour qu'elle me montre comment faire), j'ai cherché un autre ouvrage à entamer. Dans "Mon cours de crochet", dont j'adore la mise en page épurée qui me fait penser aux bouquins de déco scandinaves ou japonais, j'ai trouvé une grande et chouette écharpe à crocheter au point de petite noisette, une sorte de dentelle à base de brides dont j'aime particulièrement le rendu.

Hier, donc, je note "8 pelotes de laine peignée, 50g/180m" sur ma liste de courses et, bravant la tempête qui fait rage à Bruxelles, je me dirige vers la rue du Bailli où se trouve la boutique Art & Fil dont j'ai lu beaucoup de bien sur un forum. J'explique à la vendeuse ce dont j'ai besoin. "C'est pour utiliser avec un crochet de quel numéro?" "Essentiellement du 5." Elle me montre une colonne de présentoirs. "Vous pouvez choisir ce que vous voulez là-dedans." D'accord, mais les seules pelotes qui me plaisent sont en alpaga-soie et coûtent 8,50€ pièce pour seulement 65m, de sorte qu'il m'en faudrait grosso modo 24 pour arriver à la longueur préconisée. Ce qui mettrait l'écharpe crochetée maison (et sur laquelle je vais probablement passer 50 heures à m'escrimer) au prix d'une paire de Chie Mihara même pas soldée. Je fuis.

Le soir, je demande conseil à Lady Pops, ma gouroute crochet (la Gruyérie est décidément un pays à sectes). Elle me dirige vers le site de la marque Drops, qui vend de la laine vierge superwash dans tout un tas de très belles couleurs pour 2,40€ les pelotes de 50g/100m. J'effectue un rapide calcul et, afin d'obtenir la bonne longueur totale, commande 14 pelotes de rose poudré clair. 14,90€ de frais de port depuis la France, ça fait un peu râler, mais je n'ai pas envie d'attendre la fin du mois pour récupérer le colis à Monpatelin. Un petit tour sur Paypal, et zou, c'est parti!

8 fois dodo avant de recevoir ma commande. Pffff, ça va être long. En attendant, j'étudie le modèle. Euh, comment ça, "travailler avec 2 brins"? La laine que je viens d'acheter est assez épaisse pour que je travaille avec un seul. Donc en gros, j'ai pris deux fois trop de pelotes. Misère. Qu'est-ce que je vais foutre de 700m surnuméraires de laine rose poudré? Vite, un mail à la boutique Kalidou qui distribue Drops en France. "Gnagnagna, trompée dans mon calcul, gnagnagna, besoin de seulement 7 pelotes, gnagnagna, possibilité de rectifier?, gnagnagna, plates excuses." Secouant la tête face à ma propre bêtise, j'entreprends de rédiger un post sur cette aventure. Et en voulant retourner sur la boutique en ligne pour créer un lien html, je m'aperçois que... depuis le site de la marque, en fait, on pouvait aller sur la boutique d'un distributeur belge où les frais de port m'auraient coûté deux fois moins cher.

Ca m'apprendra à me précipiter. Nouveau mail: "Gnagnagna, encore moi, gnagnagna, vous allez rire, gnagnagna, possibilité d'annuler?, gnagnagna, excuses platissimes". Si ce n'est pas possible, ben je me retrouverai avec de doubles frais de port pour une double quantité de laine et un double prix de revient. L'année de la modération commence drôlement bien. Je vous laisse, je vais aller me pendre avec le reste d'alpaga-coton qui m'a servi à crocheter l'écharpe pour ma mère le mois dernier, histoire de pas gâcher.

EDIT 9h14: La dame de Kalidou a très gentiment annulé ma commande, vive elle; je file de ce pas sur la boutique internet du distributeur belge.

EDIT 9h23: Le distributeur belge n'a plus que 5 pelotes de la couleur que j'aime alors qu'il m'en faut 7 ou 8. La quête continue...

EDIT 10h02: Lady Pops me signale que si je dois crocheter en 2 fils, ce n'est pas de la Karisma qu'il faut prendre. J'ai donc failli me retrouver avec 2 fois trop de pelotes de la mauvaise laine. On a frôlé l'epic fail.

EDIT 10h24: Lady Pops me recommande la Baby Merino. Un poil plus chère que l'autre, mais le vieux rose clair est assez proche de la couleur que j'avais choisie à la base. Et il en reste pile 8 pelotes en stock, c'est un signe! Par contre, la boutique n'accepte que les paiements par virement bancaire, pffff...

dimanche 25 septembre 2011

Le retour de la blonde



L'autre jour, en surfant sur internet, je m'aperçois qu'une vilaine auréole brunâtre, genre tache de café ou de thé, s'est formée dans ma barre de navigation Chrome autour du mot "Historique", et qu'elle déborde même un peu sur "Favoris". Alarmée, je tente de l'effacer d'un revers de manche (oui, oh, ça va hein). La vilaine auréole subsiste. Damned. Perplexe je suis: qu'est-ce qui a bien pu tacher durablement un écran de MacBook?

C'est en refermant la fenêtre Chrome pour aller sur Picasa que la vérité m'est apparue. La "vilaine auréole", c'était le haut des cheveux de ma mère sur la photo qui, depuis la veille, me servait d'économiseur d'écran.

samedi 17 septembre 2011

Où notre brillante carrière de géocacheurs connaît un pic à Stockholm



Aujourd'hui fut une grande journée de géocaching. Dans Södermalm, le quartier bobo situé au sud de Gamla Stan, nous avons commencé par trouver 5 micros en l'espace d'une heure, dont deux situées sur le Millenium Tour: un au pied des bureaux du journal de Mikael Blomqvist, dans Götgatan, et une au pied du nouvel appartement que s'achète Lisbeth Salander dans Fiskargatan. Nous avons profité des boutiques sympas pour faire un brin de shopping: chez Retro Etc, une tirelire hibou fuchsia en silicone pour moi; chez Carlings, un bonnet tête de mort (non, je ne ferai pas de commentaire) pour Chouchou et un gigantesque col/écharpe en maille gris clair pour moi (plus jamais je n'aurai froid au cou ni aux oreilles l'hiver à Bruxelles); au Tea Center, du célèbre mélange Söderblandning - thé noir de Chine et du Sri Lanka aux fleurs et aux fruits tropicaux dans de jolies boîtes en métal. La boutique est très belle mais minuscule et bondée; dommage, j'aurais bien papoté avec le propriétaire pour me faire recommander de nouvelles variétés à découvrir!


Le repas de midi fut l'occasion d'une grande honte. J'ai commandé du smoked salmon en me pourléchant les babines d'avance, et me suis décomposée en voyant arriver une assiette de saumon fumé au lieu du pavé de saumon frais que j'imaginais. 17 ans de métier, plus de 250 romans traduits: c'était bien la peine. Hilare mais compatissant, Chouchou m'a cédé son assiette de pâtes au boeuf et aux noix, qui était fort bonne (mais que j'aurais de toute façon mangé sans moufter tant j'étais marrie). Nous avons ensuite longé le bord de mer, en faisant quelques incursions dans les ruelles en pente de Mariaberget, jusqu'au Fotografiska où nous avons pu admirer des expositions de style et d'intérêt varié. J'ai beaucoup aimé le travail du chinois Liu Bolin, qui peint ses vêtements et se maquille de façon à se fondre dans le décor: une manière d'être à la fois présent sur et absent de ses clichés. Les photos de Richard Mappelthorpe, que Chouchou adore, ne m'ont guère touchée. Oui, c'est techniquement parfait, mais à une ou deux exceptions prèss, je n'ai senti aucune émotion se dégager de son travail. Par contre, des bites, ça, on en a vu, hein... Une petite pensée pour Funambuline, qui aurait sûrement trouvé le moyen de les inclure dans sa mosaïque noire et blanche de la semaine prochaine.


Au sortir du Fotografiska, nous sommes remontés en métro jusqu'à Norrmalm où nous avons trouvé encore 4 géocaches. La première figure dans le Top 10 suédois, et j'y ai déposé un Travel Bug que je traînais depuis notre journée à Ostende le mois dernier; les deux suivantes sont des caches sur lesquelles nous nous étions cassé les dents avant-hier, et qui utilisent toutes les deux le même camouflage extrêmement astucieux; la dernière est notre 100ème cache depuis que nous avons débuté cette activité il y a un peu plus d'un an. En guise de champagne, je me suis offert un thé glacé à la menthe et à la bergamote pour accompagner la grande salade destinée à me servir de repas du soir. Comme hier, nous avons en effet choisi de pique-niquer dans notre chambre: épuisés, nous n'avions pas encore faim mais étions pressés de rentrer à l'hôtel pour ne plus en ressortir. La soirée s'est passée à surfer dans la bibliothèque de l'auberge. Demain, une journée très chargée nous attend; il faut se coucher tôt pour être en forme!

PS: Je publierai ma mosaïque bleue vers 9h du matin, avec les liens qui m'auront été fournis par mail à ce moment. Les autres seront rajoutés dans la soirée.

jeudi 8 septembre 2011

Où nous avons frôlé le dîner entre amis sans rien à manger


- Dis, Chouchou, tu as pensé à ce qu'on allait apporter chez Olive et Aurore samedi soir? Ca ne se fait pas d'arriver les mains vides...
- Euh...
- Si tu n'as pas d'idée, une bouteille de bon vin ou des fleurs, c'est toujours bien accueilli. Appelle Olive pour lui demander ce qu'il a prévu comme plat principal, et s'il te dit qu'il s'est déjà occupé du pinard, on achètera un bouquet.
- D'accord.

Chouchou prend son téléphone et compose un numéro.

- Allô, Olive? C'était pour savoir ce qu'on mangeait samedi soir.

Réponse inaudible. Chouchou pâlit.

- Comment ça, j'ai proposé d'apporter le plat principal il y a déjà un mois, au moment où on a pris rendez-vous?

...Et, non, vérification mail effectuée, ce n'était PAS une blague d'Olive. Mais ça aurait pu être drôle de se retrouver samedi soir à Saintes à quatre adultes et deux enfants autour d'une corbeille de pain et d'un bouquet de fleurs.

samedi 3 septembre 2011

9 bonheurs du vendredi


1. Un film merveilleux: "La guerre est déclarée", sur lequel j'ai écrit un post que je publierai sans doute demain.

2. Un citron pressé siroté à la terrasse du Chantilly en feuilletant le dernier numéro de Elle, un Spécial Mode épais comme un catalogue de La Redoute. J'ai zappé les cent pages de photos de fringues toutes plus importables les unes que les autres pour qui dépasse les 45 kilos et n'atteint pas le mètre quatre-vingts, mais trouvé à la fin une recette de cake à la roquette que j'ai hâte d'essayer.

3. Des toasts grillés servis avec de la confiture de melon maison à la Théière. J'en aurais bien acheté un pot, mais ma mère m'a déjà refilé des stocks la semaine dernière. Une prochaine fois, certainement.

4. La bévue de la serveuse blonde inside and outside qui déclare qu'elle voudrait gagner au loto pour avoir "l'argent et la luxure". J'ai ri. "Vous confondez luxe et luxure." "Vous êtes sûre?" "Assez, oui." "Mais alors, c'est quoi la luxure?" "Le sexe. A mon avis, vous pouvez pratiquer même sans avoir gagné au loto." Elle a rougi et confirmé.

5. Un serre-tête sublime, orné de deux grosses fleurs-coussins en tissu à motifs japonisants. Je l'ai dégoté chez une créatrice locale qui, en me voyant entrer dans sa boutique, s'est exclamée: "Je vous ai déjà vue quelque part! Vous êtes une artiste célèbre. Une chanteuse, peut-être?" Je me suis retenue de lui prouver le contraire pour ne pas faire saigner ses oreilles. Chanteuse, moi... pourquoi pas mannequin, pendant qu'on y est?

6. La dédicace de Sophie Guerrive chez Contrebandes. J'ai fait signer mon exemplaire de "Crépin et Janvier", craqué pour les deux tomes de "Chef Magik" et dégoté mon agenda 2012 sur le thème de l'urban knitting.

7. Un Titou qui se remet doucement après une grosse alerte de santé en début de semaine précédente, et qui bien que devant suivre un régime sans sel, sans gras, sans sucre et sans volonté de vivre trouve quand même le courage et l'abnégation de préparer plein de bonnes choses à manger pour les autres. Titou, tu es mon héros ^^

8. Les crêpes que Kiki m'a emballées dans du papier d'alu pour mon petit-déjeuner d'aujourd'hui. Il y en avait suffisamment pour que ça me fasse aussi mon goûter.

9. Le nouveau Georges-Arthur offert par Choupie, une petit peluche mauve toute douce dénichée lors d'une virée à l'Hippopotamus de Marseille. Quand elle l'a aperçu, la fille de Kiki a foncé sur la vitrine où il se trouvait en s'écriant: "Georges-Arthur!". C'était le dernier. Il vient s'ajouter à une collection qui grandit doucement, alimentée peu à peu par les gens que j'aime. Love, re-love et triple love.

De l'art, de la bonne bouffe, un soupçon de shopping et le plein d'amitié. What else? Ah oui: du soleil :)

mercredi 27 juillet 2011

Karma 1 - 0 Armalite


Ce midi, j'avais rendez-vous au Vespa Café avec mon amie Sophie. J'étais en avance, donc je me suis arrêtée chez Filigranes en chemin. J'ai acheté un ensemble de moules pour faire des sucettes à l'eau - indispensables par cette canicule! - et un autre pour faire des cakes individuels puisque Chouchou se met au bento. Du coup, je suis arrivée 5 minutes en retard. Déjeuner très agréable comme d'habitude; nous avons papoté à bâtons rompus, passant du sujet le plus grave (le crabe) au plus futile (le swap). Au moment de payer, Sophie a sorti son portefeuille, et je l'ai arrêtée. "Ah ben non, c'est mon tour." Elle m'a regardée d'un air peu convaincu. "Comment tu le sais?" "Parce que je ne suis pas blonde et que je n'ai pas une mémoire de poisson rouge", ai-je répondu pour la taquiner. Sur ce, nous nous sommes dit au revoir et à la prochaine, et je me suis dirigée vers le métro.

Je devais aller Porte de Namur. Première tentative: je me suis trompée de ligne, et j'ai atterri à Maelbeek. Hop, on revient en arrière, on change et on repart dans la bonne direction. Deuxième tentative: au moment de sortir du métro à ma station d'arrivée, j'ai réalisé que... j'avais oublié le sac contenant mes achats du matin au Vespa Café. Ca m'apprendra à me moquer, tiens. J'ai eu de la chance: le serveur avait récupéré mes emplettes qui m'attendaient au chaud derrière le comptoir. Mais en tout, j'aurai pris cinq métros différents et mis une demi-heure pour parcourir une distance de deux stations. Pas franchement ce que j'appelle un gain de temps!

mardi 17 mai 2011

Too funny, indeed


Reçu aujourd'hui cette carte Postcrossing en provenance des Pays-Bas, accompagnée du message suivant (traduit de l'anglais):

Salut, amie des hippopotames! La semaine dernière, j'ai acheté cette carte en pensant qu'elle resterait longtemps dans mon tiroir, et aujourd'hui, je pioche ton adresse. Ha ha ha. Trop drôle. J'espère que tu ne l'as pas déjà.

Comment te dire, chère Annette? Une petite visite au zoo serait sans doute une bonne idée. La lecture des pancartes n'est PAS en option.

(Oh, et accessoirement, si ça s'ouvre et que tu es obligée de l'envoyer dans une enveloppe, ce n'est pas non plus une carte postale, mais une carte de voeux.)

Bien à toi.

jeudi 21 avril 2011

Quichera bien qui quichera la dernière


Ce matin, sur le groupe Facebook secret que nous utilisons pour communiquer entre nous, une des participantes du swap de printemps se traitait de reine des quiches. Elle venait de recevoir son propre colis qu'elle s'était auto-envoyé, ayant inversé les adresses de l'expéditrice et de la destinataire sur le bordereau Colissimo. Pire: elle l'a ouvert sans reconnaître son écriture sur le dessus, et la boîte de bottines pointure 31 dans lequel il était emballé. J'avoue, j'ai ri. Pour une fois que ce n'est pas moi qui gaffe, ah ah ah.

Dans la foulée, je me suis fendue d'un long coup de fil au centre des impôts de Monpatelin afin de supplier qu'ils me fassent parvenir un double de ma CA12. En effet, je leur avais renvoyé mon seul exemplaire, et mon association de gestion agréée avec qui je suis un peu en délicatesse ces temps-ci (ils ont tenté de m'escroquer; je me suis rebiffée avec tout le tact et la modération qui me caractérisent) m'en réclamait un aussi. J'ai dû négocier comme une folle pour que, en plus de me poster ce document, les impôts le faxent à l'AGA étant donné que je ne repasserai pas à Monpatelin avant un mois. Puis j'ai écrit un mail à l'AGA pour les prévenir de la manoeuvre, en essayant de rester digne dans ma quichitude.

Dix minutes plus tard, en classant des factures, j'ai retrouvé les deux copies de ma CA12 que, en fille organisée, j'avais faites le mois dernier dès le document reçu et rempli.

dimanche 20 mars 2011

Le Salon du Livre sans Salon du Livre


J'avais prévu un séjour de 72h à Paris pour assister au Salon du Livre et voir ceux de mes amis qui habitent sur place. Et puis tout s'est mal goupillé: dégoûté par les problèmes d'organisation survenus l'an dernier, Editeur Préféré avait décidé de ne pas participer au Salon cette fois; JC faisait silence radio; Antonia était overbookée, Béné pas disponible pour un déjeuner et Malena victime d'un empêchement de dernière minute. Les auteurs par lesquels j'aurais aimé me faire dédicacer des livres (Claudie Gallay, Lola Lafon ou Florent Chavouet) ne figuraient pas dans le programme du Salon. Je serais bien allée me faire poupougner chez Ménard, mais je préférais garder mes sous pour le voyage à Istanbul; je serais bien allée voir l'expo photo Circulations, mais j'avais la flemme de me traîner en métro + bus jusqu'à Levallois; et en ce moment, je ne suis pas hyper branchée shopping.

Au final, je n'ai donc passé que 36h dans la capitale, et même pas mis les pieds au Hall des Expositions de la Porte de Versailles. Mes activités se sont résumées à dîner tibétain avec des amis, puis dormir chez eux (ce qui m'a donné l'occasion de découvrir leur très chouette appartement), et assister à la rencontre organisée par Editeur Préféré entre Patricia B., Kelley A. et leurs fans.

Arrivée un peu en avance samedi après-midi, j'en ai profité pour faire une visite guidée de nouveaux locaux (anciennement occupés par MTV Europe). Immenses, lumineux, pleins de peluches Cthulhu et de guitares Wii, ils m'ont presque fait regretter de travailler toute seule chez moi. C'est vrai que 90% du temps, j'apprécie de ne pas perdre de temps dans les transports matin et soir, de pouvoir traîner en pyjama toute la journée et de ne jamais être distraite de mon boulot par d'hypothétiques collègues. Mais les 10% qui restent, je me dis que ce serait bien de marquer une séparation un peu plus nette entre vie professionnelle et vie privée, et surtout de partager du quotidien avec des gens animés par la même passion que moi. "Ah mais si tu veux, on te trouve un bureau et tu viens bosser ici de temps en temps", m'a proposé Bones. Si le Thalys était moins cher, je me laisserais presque tenter!

Pour cette rencontre, Leslie avait réussi à faire des merveilles avec un tout petit budget. Buffet goûter géré par le traiteur habituel (bon, très bon), vases garnis de fleurs d'un rouge presque noir, macarons personnalisés avec un détail issu de la série-phare de chacune des auteures, pétales de rose en tissu parfumé répandus à la base des colonnes ou sur la table des dédicaces, tatouages éphémères en forme de patte de loup que nous avons tous appliqué à un endroit différent de notre corps...


A 14h, Patricia et Kelley se sont installées, et je leur ai pratiquement sauté dessus pour qu'elles me signent le tome 1 de leurs séries respectives: discuter avec elle pour l'enregistrement de l'émission, lundi, m'avait donné très envie de découvrir ce qu'elles écrivaient. Patricia s'est exécutée la première, en me demandant de choisir parmi son assortiment de stylos multicolores. Evidemment, j'ai pris du rose. Puis j'ai tendu l'autre livre que j'avais apporté à Kelley. "Euh, tu ne préfères pas que je signe mon roman?" a-t-elle demandé, un peu surprise. C'est là que je me suis rendu compte que j'avais fait dédicacer le roman de Kelley par Patricia. Oups! La blonde inside a encore frappé.

Les portes se sont ouvertes, et les fans ont commencé à rentrer. Nombreux, très nombreux, mais disciplinés et patients, ils ont formé deux files pour attendre sagement leur tour. Lorène, la traductrice de Patricia, et Isabelle, qui a récemment repris la série pour adultes de Kelley, assistaient les auteures pour dialoguer avec leurs lecteurs (qui étaient en majorité des lectrices, d'ailleurs). Après m'être rendue utile en jouant les messagères entre la table des dédicaces, le bar et la librairie, je me suis éloignée pour discuter avec les collègues et/ou amis qui avaient pu venir. Ils n'étaient malheureusement pas nombreux: Mélanie, Ando, Draco, Eve et Herbie, plus une brève apparition de Pierre et de Gérard en fin de journée. J'imagine que les autres avaient préféré aller au Salon malgré tout. Tant pis, je les verrai à Trolls & Légendes le mois prochain ou aux Imaginales en mai.

J'étais tout de même très contente de pouvoir passer du temps avec ceux qui se trouvaient là, et aussi avec les gens de chez Editeur Préféré que je vois trop peu souvent alors que je m'entends super bien avec beaucoup d'entre eux. L'ambiance était très chouette, animée sans hystérie. Plusieurs fois, je me suis fait alpaguer pour poser en photo avec des lectrices de Série Plus Tellement Préférée Mais Bon. J'ai eu droit à plein de "Merci pour votre travail!" toujours agréables, et même à un "Je vous ai vue au Salon l'an dernier, vous êtes presque aussi célèbre que LKH!", extrêmement exagéré mais qui m'a fait sourire. Bref, l'après-midi est passé trop vite une fois de plus, et je n'ai pas vraiment regretté ce Salon du Livre sans Salon du Livre.

Tashi Dèlèk


Quand les amis avec qui je devais dîner à Paris vendredi soir m'ont donné le choix entre plusieurs restos ethniques, j'ai sauté sur cette occasion de découvrir une cuisine que je ne connaissais pas: celle du Tibet. Nous nous sommes donné rendez-vous directement sur place. J'avais gribouillé dans mon fidèle carnet un petit plan qui aurait dû me permettre de gagner le Tashi Dèlèk sans encombres depuis la librairie Arkham. Mais après avoir tourné dans le quartier sous la pluie pendant une bonne demi-heure, j'ai dû me rendre à l'évidence: impossible de trouver la rue Saint-Jacques. J'ai piteusement sorti mon vieux Nokia. "Allô, vous pourriez plutôt venir me chercher au métro?"

Situé près du Panthéon, le Tashi Dèlèk propose donc des spécialités tibétaines (et du vin on ne peut plus français!). La carte est variée et comporte deux menus du soir, l'un à 22 et l'autre à 17€. Nous avons tous les trois opté pour ce dernier. Parmi les trois entrées proposées, j'ai jeté mon dévolu sur une soupe à l'orge, aux épinards et au fromage de chèvre, surprenante mais délicieuse, et goûté les beignets au fromage de mon voisin, bien plus légers que les traditionnelles croquettes belges! En plat principal, j'ai pris des galettes au boeuf qui ressemblaient plutôt à des chaussons fourrés, accompagnées d'une poêlée de légumes au tofu. Pas mauvais mais un peu fade. Mon voisin décidément partageur m'a offert une de ses bouchées vapeur qui m'a inspiré le même commentaire. Arrivée au dessert, je n'avais plus assez faim pour tenter les beignets de fruits secs et me suis sagement rabattue sur un chô: yaourt nature tout simple mais très bon, bienvenu pour clore le repas sur une note sucrée et légère à la fois. Je pensais commander un thé tibétain afin de faire descendre le tout, mais au dernier moment, je me suis dégonflée devant l'idée de boire un truc plein de beurre salé. Une autre fois, peut-être.

A part ça, le restaurant est assez calme, le service plutôt rapide et discret. La salle toute en longueur manque un peu d'intimité, et la déco mériterait d'être un poil plus travaillée. Néanmoins, vu les prix très raisonnables pour Paris, l'endroit vaut la peine d'être testé. J'y ai passé une soirée agréable, même si la compagnie y était sûrement pour beaucoup!

Tashi Dèlèk
4, rue des Fossés Saint-Jacques
75005 PARIS
TLJ sauf dimanche, de 12h à 14h30 et de 19h à 23h
Métro 10 Maubert-Mutualité ou RER B Luxembourg

mercredi 16 mars 2011

Où la fée Dragée manque saboter ma nouvelle carrière de présentatrice


Lundi matin, c'est avec un enthousiasme extrêmement douché par la catastrophe en cours au Japon que j'ai quitté le chouette hôtel où Editeur Préféré m'avait réservé une chambre pour la nuit. J'avais quelques heures à tuer dans Paris avant le début de mes engagements professionnels, et aucune envie précise à part celle de ne pas me ruiner. J'étais déjà passée au Virgin et au Séphora des Champs-Elysées la veille au soir; c'est donc vers Opéra et le Boulevard Haussmann que mes pas m'ont menée par défaut. J'ai erré dans le quartier, entrant et ressortant de quelques magasins sans que rien parvienne à éveiller mon intérêt. A midi pétante, je m'attablais seule au Higuma, ma cantine japonaise de la rue Sainte-Anne, et je commandais un miso set dont je n'ai jamais réussi à venir à bout. Puis je suis repassée à l'Hôtel Français chercher ma valise de 32 kilos, a.k.a. "le monstre turquoise", et je l'ai traînée bon an mal an dans le métro jusqu'aux anciens locaux d'Editeur Préféré où l'enregistrement de l'émission devait avoir lieu.

Arrivée avec 20 minutes d'avance, j'ai trouvé l'endroit désert. Bref instant de panique: et si les interviews prévues avant l'enregistrement étaient censées se dérouler dans les nouveaux locaux... à deux ou trois rues de mon hôtel? Je me voyais déjà refaire le trajet en sens inverse quand quelqu'un de bien planqué jusque là est enfin venu m'ouvrir. Leslie, l'attachée de presse d'Editeur Préféré, a débarqué une demi-heure plus tard en compagnie des deux auteures à qui je devais servir d'interprète pour l'après-midi: Patricia B. et Kelley A. Les présentations faites, nous nous sommes installées pour les premières interviews. Il s'agissait pour moi de traduire les questions en anglais, puis les réponses en français. L'exercice n'était pas trop difficile, juste un peu compliqué par le fait que je n'avais lu aucun livre des deux stars du jour. Je savais seulement que c'était de la bit-lit. Mais quand les titres et les noms de personnages ont commencé à fuser dans tous les sens, j'ai dû bien tendre l'oreille et surtout faire fonctionner ma mémoire pour ne rien oublier. Cela m'a permis de me familiariser un peu avec les auteures et leurs univers respectifs avant de passer aux choses sérieuses: l'enregistrement de l'émission, pendant lequel il serait hors de question de bafouiller, de raconter des conneries ou de demander à quiconque de se répéter vu que ça devait être diffusé en direct sur internet.

Patricia et Kelley sont très différentes. La première, silhouette moelleuse, jean-baskets, longs cheveux blonds et visage nu à part ses lunettes, a le rire facile et une personnalité immédiatement chaleureuse. Elle avoue avoir un peu de mal à s'astreindre à un rythme d'écriture régulier et raconte volontiers les anecdotes rigolotes liées à son travail. Son mari l'a accompagnée; ils forment un couple jovial, affectueux et volontiers bavard. Par contraste, la seconde, brune et mince, a les cheveux courts, s'est mis un soupçon de maquillage dès sa descente d'avion le matin même, porte un pantalon noir et un chemisier bordeaux et semble plus réservée au premier abord. C'est une ancienne programmeuse informatique, et de son ancienne activité, elle a conservé la rigueur à toute épreuve. Mais dès qu'elle parle de livres, les siens ou ceux des autres, ses yeux se mettent à briller et un large sourire éclaire son visage. Malgré leurs divergences de caractère, il apparaît très vite que ces deux femmes sont animées par la même passion et également éperdues de reconnaissance de pouvoir en vivre. Et elles ne manquent d'humour ni l'une ni l'autre, comme elles l'ont démontré pendant l'émission.

...Emission avant laquelle un mini-drame a failli avoir lieu: la trousse à maquillage du studio avait disparu! Par chance, j'avais un tube de fond de teint Avène dans ma valise, et Patricia comme Kelley ont la même carnation de bidet porcelaine que moi. Je me suis donc empressée de leur tartiner la figure pour ne pas qu'elles brillent sous les projecteurs. Leslie a fait entrer notre public, parmi lequel j'ai reconnu quelques têtes familières du forum AFBA. Le temps que tout le monde s'installe, David qui s'occupait de la régie a lancé le générique de l'émission. Et c'est là que la partie difficile a commencé, car je n'avais le droit ni à l'erreur, ni à la plus petite seconde de relâchement. Je ne pouvais pas me permettre de louper un seul mot de ce que disaient Patricia et Kelley, et je ne pouvais pas non plus dormir pendant les questions d'Emmanuel le présentateur, même si j'avais pu les lire avant le début de l'enregistrement. Les interviews m'ont bien aidée, car certains thèmes déjà traités à cette occasion sont revenus pendant l'émission, ce qui m'a permis de me détendre un peu. Je ne me suis laissée perturber que lorsqu'un portable s'est mis à sonner. Emmanuel et César le caméraman ont foudroyé le public du regard pendant que je mourais intérieurement de honte. Mais personne ne m'appelle JAMAIS en temps normal, alors forcément, j'avais oublié d'éteindre mon Nokia, voilà. J'ai été punie de ma négligence par une bonne petite sueur froide qui s'est répétée trois fois tandis que Chouchou s'obstinait à tenter de me joindre et que je faisais de mon mieux pour focaliser mon attention, non pas sur l'air de la fée Dragée, mais sur ce que continuaient à dire Patricia et Kelley.

Au bout d'une grosse heure, l'émission s'est enfin achevée, et j'ai pu pousser un gros soupir de soulagement. Je ne suis pas spécialement traqueuse, mais mes nerfs venaient d'en prendre un petit coup. Les gens de chez Editeur Préféré ont eu la gentillesse de m'assurer que j'avais été très bien, que Dieubouddhallah les bénisse pour leur indulgence. Il était 19h15 et mon train ne partait qu'à 20h25, mais je me méfiais des embouteillages. Aussi, j'ai demandé à Leslie de m'appeler un taxi tout de suite, et je n'ai pris le temps ni de faire des photos, ni de papoter avec personne. Après un "au revoir et à samedi" lancé à la cantonade, j'ai péniblement remonté le monstre turquoise jusqu'au niveau de la rue. Mon chauffeur est arrivé très vite, et c'est avec un agréable sentiment de devoir accompli que je me suis laissée conduire en admirant les rues de Paris sur lesquelles la nuit venait de tomber. A la Gare du Nord, j'ai eu la bonne surprise de découvrir que Leslie m'avait pris un billet de retour en première classe. A moi le wifi gratuit et le super plateau-repas, mieux que dans n'importe quel avion que j'ai jamais pris à part peut-être ceux de Japan Airlines (RIP)! J'ai passé l'heure et demie de trajet à me la péter avec mon Macbook et ma jupette rouge, en me disant que je pourrais facilement prendre goût au luxe...

dimanche 27 février 2011

Hôtel Pantone

Après un très chouette dîner chez nos amies M², il était déjà minuit et demi lorsque nous sommes arrivés hier soir à l'Hôtel Pantone où nous devions passer la nuit en amoureux. Parmi les couleurs disponibles, nous avions opté pour une chambre orange et avons donc vu des bulles bleues, puis vertes, puis mauves, puis jaunes défiler par la paroi vitrée de l'ascenseur avant de nous arrêter au 5ème (plus haut, il y a encore un étage rouge et un marron).

Un couloir très étroit nous a conduits à la 507. Face à la porte d'entrée, nous avons découvert une penderie bien équipée; à gauche, une salle de bains avec baignoire, porte-serviettes chauffant et sèche-cheveux; à droite, une chambre pas immense mais de dimensions confortables, avec au-dessus du lit une grande toile moderne qui s'éclairait de l'intérieur pour dispenser une lumière douce et à côté de l'interrupteur, les "cartes d'identité" Pantone des trois couleurs utilisées dans la décoration de la pièce. A l'exception de la partie occupée par le radiateur, tout le mur donnant sur la rue était constitué d'une baie vitrée sol-plafond. J'ai adoré m'endormir les rideaux ouverts en regardant les maisons d'en face - ainsi qu'un drôle de monument élancé et tarabiscoté que Chouchou n'a pas su identifier et qui, à la lumière du jour, s'est révélé être... Un arbre. Hum, on va mettre ça sur le compte du mélange myopie/Pinot Noir.

J'ai aimé:
- Le service aimable et souriant.
- Le confort du lit. J'ai dormi comme un bébé, ce qui m'arrive rarement à la maison et a fortiori dans un hôtel.
- La déco sobre mais efficace, qui a fait un bon décor pour prendre des photos (maintenant je suis curieuse de voir à quoi ressemblent les autres étages!).
- La propreté irréprochable des lieux.
- La très grande luminosité de la chambre.
- Le check-out à midi, qui nous a laissé tout le temps de faire ce que nous étions venus faire (des câlins et des jolies images, donc).
- Le rapport qualité-prix: 79€ la nuit, même sans petit-déjeuner, c'est très raisonnable pour un hôtel design.

Je n'ai pas aimé (mais c'est vraiment histoire de chipoter):
- Juste deux mignonettes de produits Pantone dans la salle de bain - un shampoing jaune moyen et un gel douche couleur de jus de Schtroumpf bleu cyan. Tant qu'à faire, j'aurais apprécié un conditioner rouge vermillon pour compléter la palette des couleurs primaires.
- Les produits Pantone en vente dans le hall de l'hôtel étaient au même prix que partout ailleurs, soit 14€ le mug, 16€ la grande boîte métallique, etc.

Je recommande?
Oui, sans hésitation. Ce n'est pas l'hôtel à la déco la plus extravagante ou la plus recherchée dans lequel j'aie jamais dormi, mais il reste sympa, confortable et plutôt bon marché.

Place Loix, 1
1060 BRUXELLES

samedi 26 février 2011

Où la notion de monstre est toute relative

CHOUCHOU (regardant des previews sur internet): Mais c'est plein de monstres, Game of Thrones!
MOI, étonnée: Ben justement, non...
CHOUCHOU: Mais si! Je vois des loups... et des cerfs...

Du coup, je pense que le géocaching en forêt, ça va pas être possible: j'aurais trop peur que les lapins de garenne lui filent une crise cardiaque.

jeudi 3 février 2011

"Nemi T3: Miss Terreur"



Quand j'ai appris qu'Editeur Préféré s'apprêtait à publier cette bédé norvégienne que j'adore (et que je lisais jusque là en anglais), j'ai aussitôt appelé la charmante éditrice responsable de la collection graphique pour chouiner: "Mais pourquoi tu m'as pas filé la traaaaaad?" Et elle de répondre, un peu interloquée: "Euh, tu parles norvégien maintenant?"

Hum. Ah oui, tiens, ça pourrait être utile.

Cela dit, Aude Pasquier à qui a échu le boulot s'est super bien débrouillée. Pour avoir traduit un tout petit peu de bédé, je sais combien c'est dur de restituer un humour parfois spécifique à la langue de départ, tout en restant dans le maximum de signes imposé par la taille des bulles. Franchement, certaines fois, c'est juste mission impossible. Et je trouve que très peu des strips de la VF tombent à plat. Bravo, collègue!

Donc, "Miss Terreur", le tome 3 de Nemi, vient juste de sortir en français, et il m'a fait rire autant sinon plus que les deux précédents. L'héroïne est toujours aussi sarcastique et pleine de mauvaise foi; elle continue à refuser de rentrer dans le moule et à remettre violemment les cons à leur place. Son adoration pour la fantasy en général et "Le Seigneur des Anneaux" en particulier fournit la matière à des gags sublimement jouissifs. Avec elle, le gouvernement norvégien, les FAI et la poste locale en prennent plein la gueule (l'occasion de constater que les problèmes sont les mêmes partout dans le fond!).

Juste pour vous mettre en appétit:
Copine n°1 (à copine n°2): Nemi est passée à l'école maternelle où je travaille. Elle a distribué des vêtements noirs à tous les enfants et mis un CD de Sisters of Mercy à fond.
Nemi: Ouais, faut les éduquer tôt avant qu'ils deviennent sportifs.