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vendredi 22 juin 2018

[EDIMBOURG] Panda & Sons: un barbier? Non, un bar à cocktails!





Derrière une pimpante façade de barbier se cache un bar façon speakeasy - ces établissements clandestins qui, à l'époque de la Prohibition, étaient souvent planqués en sous-sol derrière une fausse cloison.

vendredi 27 avril 2018

[AMSTERDAM] Tales & Spirits





Outre les musées et les escape games, j'ai depuis quelques années un nouveau centre d'intérêt quand je visite une grande ville: les bars à cocktails. Et pour Amsterdam, je n'ai même pas eu de recherches à faire puisque Gasparde m'avait recommandé le Tales & Spirits, situé à moins de dix minutes de marche de la gare centrale. C'est donc là que nous avons terminé notre day trip de mercredi...

mardi 20 mars 2018

Des okonomiyaki, de la pop, un missionnaire et des hamburgés





Couchée à 23h30, j'émerge après une bonne nuit de sommeil et constate qu'il est... 10h40. Ah oui, quand même. Nous nous levons sans plus tarder et nous préparons pour aller déjeuner avec Autre Moi et Junior. La moitié des sorties de la station Opéra sont fermées; nous devons donc faire un grand détour sous la pluie pour gagner la rue des Petits Champs. Kioko est en rupture de stock de sobacha; en revanche, je trouve les deux livres que je voulais chez Komikku. 

mercredi 18 octobre 2017

[DUBLIN] The Blind Pig




C'est dans le guide "The 500 hidden secrets of Dublin" que j'ai appris l'existence de The Blind Pig, un bar à cocktails dont l'emplacement secret changeait tous les 3 mois et n'était communiqué par mail qu'aux gens qui réservaient sur le site internet. Forcément, ça a éveillé ma curiosité, et j'ai programmé une visite. Les instructions que j'ai reçues m'ont enchantée: "Rendez-vous à telle adresse, entrez dans l'établissement principal, descendez l'escalier au-dessus duquel il est marqué "Chut", allez au bout du couloir et appuyez sur le cochon. Si quelqu'un vous demande ce que vous faites là, dites que vous venez pour les obsèques de la vieille dame."

jeudi 12 octobre 2017

[DUBLIN] Vintage Cocktail Club




Après Lisbonne et Oslo, c'est le troisième voyage pour lequel les bars à cocktails font partie des adresses que je recherche avant le départ (avec les escape games, les librairies et les lieux où l'on brunche) et que je teste en autant d'exemplaires que possible. A Dublin, mon premier choix s'était porté sur le Vintage Cocktail Club, pour lequel il est conseillé mais pas obligatoire de réserver en ligne, et qui sert aussi à manger le soir. Cet établissement se situe dans le quartier piéton de Temple Bar, le long de la rivière Liffey, à deux pas de la grande rue commerçante de Dame Street. Il est très bien dissimulé derrière une porte qui ne paye pas de mine, et sur laquelle seules figurent les initiales VCC. Il faut montrer patte blanche, sonner à l'interphone et attendre qu'une hôtesse vienne ouvrir, puis gravir un escalier moquetté pour accéder enfin à une salle qu'on croirait sortie d'un autre âge...

jeudi 13 juillet 2017

Où j'apprends à faire des cocktails à base de rhum chez Life Is Beautiful




Mardi matin, Chouchou m'annonce: "J'avais complètement oublié, mais j'ai une formation aujourd'hui, de 18h à 21h". Un peu plus tard, sur la page Facebook de mon bar à cocktails préféré, je vois qu'un désistement de dernière minute a libéré une place pour la masterclass qu'ils organisent le soir même - cette masterclass à laquelle j'avais hésité à m'inscrire parce que je suis difficile à faire bouger les soirs de semaine. C'est un signe: j'envoie aussitôt à Karoline et Harouna un message dont le contenu peut se résumer par "Moi! Moimoimoimoimoi!".

mercredi 22 mars 2017

[LISBONNE] 5 bonnes adresses pour manger et boire, plus un point budget


A CULTURA DO HAMBURGUER




C'est par commodité que nous avons fait notre premier repas du séjour dans ce burger joint: il était situé à côté de la station de métro Baixa-Chiado, la plus proche de notre appartement Air BnB, et ouvert le dimanche. Nous ne l'avons pas regretté. Déco charmante, personnel dynamique et souriant, carte variée et originale, burgers fabuleux et addition ridicule: moins de 20€ pour deux sandwichs-frites et deux limonades maison. Par contre, comme beaucoup de petits commerces à Lisbonne, ils n'acceptent pas les cartes de paiement étrangères. 

A cultura do hamburguer
Rua das Salgadeiras 38
Métro Baixa-Chiado (sortie Bairro Alto)
Ouvert tous les jours de midi à minuit


A TABERNA DA RUA DAS FLORES









Cuisine portugaise traditionnelle, confectionnée avec les meilleurs produits frais disponibles sur le marché ce jour-là. Ambiance bonne enfant. La patronne et ses employées parlent bien anglais et expliquent volontiers chacun des plats de la carte. Nous avons mangé une délicieuse soupe de champignons en entrée, puis des espèces de frittatas d'espadon accompagnées d'une julienne de légumes pour Chouchou et une sorte de soupe de pain aux asperges sauvages pour moi. En dessert: gâteau au chocolat pour lui, petits fromages de brebis aux amandes, tellement fondants qu'ils se mangeaient à la petite cuillère et sans pain, pour moi. Plus une eau gazeuse et un verre de très bon vin blanc local. Montant de l'addition: 37€ (là encore, à régler en cash car ils ne prennent pas les cartes de paiement étrangères). C'était un super repas, et on vous conseille vivement cette adresse - où Gérard Depardieu était passé quelques jours avant nous, à en croire le compte Instagram de la patronne! Rançon du succès: lorsque nous sommes repartis vers 13h30, il y avait la queue sur le trottoir... Pour le déjeuner, mieux vaut venir dès l'ouverture. 

A taberna da rua das flores
Rua das flores 103
Métro Baixa-Chiado
Ouvert du lundi au vendredi, de midi à 23h30
et le samedi de 18h à 23h30


CONFEITERIA NACIONAL







Comme tous les touristes à Lisbonne, nous sommes passés acheter des pastéis de nata à la pâtisserie historique de Bélem - mais la salle n'était guère avenante, et nous avons demandé des gâteaux à emporter. J'ai de loin préféré le goûter pris le surlendemain à la Confeiteria Nacional, au retour d'une expédition décevante à Cascais. La salle du haut était pleine, mais nous avons eu la chance qu'à notre arrivée, une table se libère pile devant une des fenêtres donnant sur la Praça da Figueira. Nous avons été servis rapidement: un chocolat chaud pour moi, un thé vert pour Chouchou, deux pastéis de nata chacun, et nous avons savouré le tout en prenant notre temps, sans jamais avoir l'impression que le personnel attendait notre départ. Montant de l'addition: 10,25€ - et en plus, on a pu payer avec une Visa!

Praça da Figueira 18B
1100-241 Lisbonne
Ouvert tous les jours de 8h à 20h
sauf le dimanche: de 9h à 20h


MEMMO ALFAMA HOTEL






Si les bars à cocktails sont très nombreux à Lisbonne, beaucoup d'entre eux ouvrent assez tard pour Mamie Armalite, diffusent le genre de musique qui fait saigner ses oreilles ou sont dépourvus de la terrasse à laquelle aspirait son petit coeur assoiffé de lumière naturelle et de beaux panoramas. (Mamie Armalite va maintenant cesser de parler d'elle à la troisième personne et recommencer à s'exprimer normalement.) En cherchant bien, nous avons tout de même réussi à dénicher un endroit délicieux: le bar sur le toit de l'Hôtel Memmo, non loin de la Praça do Comércio, à deux pas d'un des arrêts du mythique tram 28. Petites terrasses en cascade, mini-piscine, calme absolu et vue imprenable sur le quartier de l'Alfama. Certes, la carte des cocktails se limitait à une poignée de classiques et à un Rose Punch sans alcool que la serveuse a automatiquement posé devant moi alors que non, il était pour Chouchou. Et certes, 9,50€ pour un Bellini à base de prosecco, c'est un poil chérot pour Lisbonne. Mais nous avons passé un moment merveilleux à regarder la nuit tomber en grignotant des chips de patate douce trempées dans une sauce au yaourt. Et ici aussi, nous avons pu payer avec une carte étrangère. 

Traversa Merceeiras, 27
1100-348 Lisbonne


PARK





Pour notre dernier soir, nous avions décidé d'aller boire un verre dans un endroit hors du commun: un bar situé au 6ème et dernier étage d'un parking du Bairro Alto. Arrivés vers 17h, nous avons trouvé la terrasse végétalisée déjà grouillante de jeunes qui auraient pu être nos enfants et qui clopaient comme s'ils avaient décidé de mourir longtemps avant nous. En plus, il y avait un DJ qui diffusait... je ne sais pas trop, du rap? Un truc tympanocrevant. Et toutes les bonnes places face au panorama étaient déjà prises, évidemment. Dommage, parce que la carte des cocktails était bien fournie, pleine de choses alléchantes à des prix hyper raisonnables: 7€ pour mon Sunset Park à base de vodka, 6€ pour le Virgin Mojito aux vraies fraises de Chouchou. Sans la fumée de cigarette, j'aurais volontiers traîné dans ce chouette endroit jusqu'au coucher du soleil, mais d'autres seront peut-être moins chochottes. 

Calçada do Combro, 58
1200-115 Lisbonne
Ouvert du lundi au vendredi de 13h à 23h30
et le samedi de 12h30 à 2h


BUDGET

2 billets A/R Bruxelles-Lisbonne en Check & Go (bagage cabine seulement) 
sur Brussels Airlines, réservés fin novembre pour un départ mi-mars: 152€
5 nuits dans un T2 du Bairro Alto, réservé sur Air BnB: 324€
2 guides de voyage (Un grand week-end à... + Cartoville): 18€
1 escape game chez Escape Hunt, réservé 15 jours avant le départ: 50€
Dépenses sur place (nourriture, boissons, transports, visites - mais pas shopping perso): 432€
- soit 43,20€ par personne et par jour

Total: 976€

mercredi 24 août 2016

Les brunchs du dimanche (43): Seventy-Five




Dimanche, j'avais prévu d'aller faire le marché à Saint-Gilles et d'en profiter pour grignoter un bout dans le quartier. La météo m'a fait changer d'avis, mais j'avais quand même envie de sortir et de ne pas cuisiner mon déjeuner moi-même. Alors, je me suis rabattue sur une de nos adresses de brunchs à tester: le Seventy-Five, situé non loin de la gare Centrale et face à mon coiffeur adoré... 








Arrivés vers 13h45, nous avons eu la possibilité de nous installer soit à l'étage, très lumineux et très cosy, mais où avait lieu un mini concert, soit au rez-de-chaussée où il n'y avait personne d'autre, et comme je trouve la musique live très distrayante (mais pas au bon sens du terme) quand je mange, j'ai opté pour la seconde solution. 

La formule brunch coûte 20€; elle comprend une boisson froide à choisir (orange pressée ou Cava), une assiette salée contenant un croissant garni (option poulet, saumon ou végétarienne), un petit demi-bagel tartiné, une salade fraîcheur, des oeufs-bacon-saucisse et des pommes de terre sautées, et pour le sucré, des pancakes au caramel salé et à la chantilly. Chouchou a adoré; pour ma part, j'ai trouvé le service un poil lent et le contenu de l'assiette salée un rien juste. 





Sinon, la déco comme le personnel sont très sympathiques, et l'étage m'a paru super cosy. Je reviendrai peut-être, mais pour tester les burgers cette fois, car il paraît qu'ils sont fameux. A signaler: le Seventy-Five est aussi un bar à gin. 

Seventy-Five
Rue des Alexiens 75
1000 Bruxelles

vendredi 19 août 2016

Life is Beautiful, génial bar à cocktails




La semaine dernière pendant mon séjour à Toulouse, j'avais bavé devant les Instagrams de Sunalee, Gasparde et Ness qui testaient ensemble un nouveau bar à cocktails dans le centre de Bruxelles. Je me suis précipitée au Life is Beautiful (rien que ce nom...) dès mon retour de vacances ou presque. A 18h15, la petite terrasse donnant sur la rue Dansaert était déjà pleine mais la salle encore vide, ce qui m'a permis de discuter avec le charmant barman et de me faire conseiller. Il faut savoir que je bois des cocktails depuis peu, qu'il existe des tas d'ingrédients que je n'aime pas ou que je n'ai jamais goûtés mais dont je me méfie: résultat, je retombe toujours un peu sur les mêmes classiques de composition assez simple, genre mojito ou caïpiroska. Mais là, j'avais très envie d'essayer quelque chose de nouveau et de plus sophistiqué. 





Après avoir hésité ente le Burning passion et le Under the garden, j'ai fini par opter pour ce dernier dont la promesse fumé/fruité m'intriguait énormément. De son côté, Gasparde a pris un Mango blast et, histoire d'éponger l'alcool, un Pistacchio dukkah dip: de petites tranches de pain à tremper d'abord dans de l'huile d'olive, puis dans un mélange d'épices et de graines concassées. Je ne connaissais pas du tout, et j'ai trouvé ça vraiment délicieux. Moins cependant que mon cocktail qui, une fois enlevée la petite plante en pot servant de garniture, tabassait vraiment tout. Au début, il m'a semblé que mon verre avait une très petite contenance, mais vu le dosage d'alcool, j'ai eu bien assez. Et le mélange de goûts, assez étonnant au premier abord, m'a complètement enchantée. 




Même si le canapé du Berger m'a manqué, et même si la rue Dansaert n'est pas précisément à côté de chez moi, j'ai été séduite tant par la qualité de mon cocktail que par la gentillesse de la serveuse et du barman (qui nous a offert de délicieux shots vodka-basilic-citron avant qu'on s'en aille). Si la vie est belle, j'espère aussi que celle du Life is Beautiful sera très longue, car j'y retournerai avec beaucoup de plaisir. La fontaine à absinthe qui permet de servir des cocktails pour plusieurs personnes chuchote déjà mon nom... 

Rue Antoine Dansaert 161
1000 Bruxelles

lundi 23 mai 2016

La Machine, nouveau bar steampunk à Bruxelles





Pour l'ambiance steampunk, à Paris, il y a Le Dernier Bar Avant la Fin du Monde. Mais à Bruxelles, rien du tout jusqu'au mois dernier. Puis La Machine a ouvert discrètement le 11 mai face aux Halles Saint-Géry, à deux pas de la Bourse... Sitôt informée, je m'y suis précipitée pour tester. 







Au rez-de-chaussée, une salle de dimensions moyennes à la déco très agréable, avec des pièces réalisées spécialement pour l'occasion par un artiste local - la créature ailée suspendue au plafond, notamment. Dans le fond, une scène surélevée vouée à accueillir des groupes de musique. Sur le côté, un escalier qui monte vers les réserves et un autre qui descend au sous-sol, tous deux décorés de portraits photographiques ambiance steampunk. En bas, outre les toilettes, des casiers à cadenas pour les gens qui voudraient laisser sac, manteau, voire habits de ville histoire d'enfiler une tenue à la mode vaporiste, mais aussi un fumoir bien aéré et confortablement meublé d'un grand canapé Chesterfield. 






Bref, c'est un bel endroit dont la conception a visiblement été soignée dans le moindre détail. Sans grande publicité, il était déjà bondé samedi en fin d'après-midi... J'ai profité de la happy hour pour commander un des quatre Cocktails Classics (caipirinha, caipiroska, margarita, mojito à 8€) disponibles avant 22h - après ça, la carte s'allonge considérablement! Les amateurs de bière, eux, pourront choisir parmi une soixantaine de variétés. La Machine propose également toute sorte d'alcools forts à consommer seuls, du vin et un tas de boissons sans alcool, dont une demi-douzaine de thés et infusions. Et en cas de petite faim, de très appétissantes assiettes mixtes charcuterie/fromage/pain à 12€. 

Il va sans dire que je suis tout à fait séduite par La Machine et qu'on risque de m'y voir souvent. J'ai hâte de découvrir le genre de musique qui s'y jouera en live. Même pour des non-amateurs de steampunk, je pense que son emplacement au coeur du centre-ville, son ambiance originale et sa carte foisonnante en feront très vite un endroit en vue. Inauguration officielle du 10 au 12 juin. 

Place Saint-Géry 2
1000 Bruxelles
Ouvert du mardi au jeudi à partir de 16h
et du vendredi au dimanche à partir de 11h

dimanche 13 décembre 2015

Reading in tearooms, restaurants and a few other places (13)




1. La Fabbrica di Marco (Toulon) 2. Le Chamo (Toulon) 3. Unami (Bruxelles) 
4 et 13. Filigranes (Bruxelles) 5 et 7. Hôtel Le Berge (Bruxelles) 6. Halle Saint-Pierre (Paris) 
8. Samourai Ramen (Bruxelles) 9 et 14. Marks & Spencer Café (Bruxelles) 
10. Le Chantilly (Toulon) 11. La Théière (Toulon) 12. Takumi (Bruxelles)
14. Comptoir Florian (Bruxelles)

vendredi 16 octobre 2015

Reading in tearooms, restaurants and a few other places (12)



1. Ombres Blanches (Toulouse) 2. L'Oriento (Bruxelles) 3 et 9. Exki bd Anspach (Bruxelles) 
4. Le Chantilly (Toulon) 5. Resto chinois (Monpatelin) 6. Bar de la Place (Monpatelin) 
7. L'Oasis (Toulon) 8. La Fabbrica di Marco (Toulon) 10. Les super filles du tram (Bruxelles)
11. Filigranes (Bruxelles) 12. Le Balmoral (Bruxelles) 13. Les gens que j'aime (Bruxelles)
14. Hard Rock Café (Budapest) 15. Angelika (Budapest)

mardi 4 août 2015

Reading in tearooms, restaurants and a few other places (11)




1. Les super filles du tram, Bruxelles 2. God save the cream, Bruxelles 3. La Mercerie, Bruxelles 
4. Exki (porte de Namur), Bruxelles 5. Green Kitchen at Belvue, Bruxelles 
6. L'ultime atome, Bruxelles 7. L'Amour Fou, Bruxelles 8. Samouraï ramen, Bruxelles 
9. Taihon, Bruxelles 10 et 14. Le bar de la place, Monpatelin 11. La fabbrica di Marco, Toulon 
12. L'Oasis, Toulon 13. L'aparté, Toulon 15. Yéti 2, Bruxelles

mardi 7 juillet 2015

Reading in tearooms, restaurants and a few other places (10)




1. Takumi, Bruxelles 2. Fourchette à bicyclette, Bruxelles 3 et 14. Les gens que j'aime, Bruxelles 
4. Hôtel Le Berger, Bruxelles 5. 't Wycker Cabinet, Maastricht 
6 et 10. Bar de la Place, Monpatelin 7. La Fabbrica di Marco, Toulon 
8. Le Chamo, Toulon 9. China Fast Food, Toulon 
11. Hippopotamus Gare du Nord, Paris 12. Arthur's, Bruxelles 13. AMI, Bruxelles
15. L'Amour Fou, Bruxelles

vendredi 31 octobre 2014

Hôtel Le Berger: charme suranné et mojitos décadents




Je me demande comment j'ai pu atteindre l'âge canonique de 43 ans sans adopter cette merveilleuse tradition que sont les cocktails du vendredi soir après le boulot. A ma décharge, je pense que c'est une pratique plus répandue en Angleterre qu'en France ou en Belgique... mais en tant qu'alcoolique mondaine débutante, je me trompe peut-être. Bref. Assez vite, j'ai décidé que mon cocktail préféré était le mojito: frais, pas trop sucré et à base de rhum, qui est l'un des deux seuls alcools forts que je supporte (l'autre étant la vodka). Puis, avec une méticulosité toute scientifique, j'ai entrepris de déterminer quel bar à Bruxelles servait le meilleur. Il me reste à tester l'Archiduc, dont on m'a dit du bien, mais pour l'instant, deux vainqueurs se détachent assez nettement. L'Amour Fou, où j'aime glander l'après-midi avec un bouquin ou mon iPad et dévorer les meilleurs burgers du monde le soir, propose un mojito bien équilibré à 7,50€, avec happy hour les mardi et mercredi soirs à partir de 18h. Pour ce qui est du plan cocktail entre copines, il est néanmoins devancé par l'hôtel Le Berger situé un peu plus bas dans la chaussée d'Ixelles. Cet ancien hôtel de rendez-vous est flanqué d'un bar à la déco délicieusement vieillotte, aux murs sombres et à l'éclairage tamisé. Les tables couvertes de miroirs défraîchis renvoient la lumière des bougies que les serveurs allument à la tombée de la nuit, et entre la baie vitrée et l'épaisse tenture de velours rouge qui entoure la porte se niche un canapé extrêmement cosy dont l'accoudoir a pile la bonne hauteur pour le coude d'une lectrice de taille modérée. La musique, compilation de reprises bossanovantes ou de tubes des années 80, jure souvent avec l'endroit mais me ravit toujours. L'atmosphère hésite entre suranné et décadence. Les cocktails, qui coûtent 10€, sont généreusement dosés en alcool et toujours accompagnés d'une petite assiette d'amuse-bouche maison. Et loin de vous regarder d'un oeil torve si vous traînez un peu sans prendre de seconde consommation, le personnel vous fiche une paix royale. J'ai découvert et aimé ce lieu en été, mais c'est à la saison où les jours raccourcissent que son charme se déploie pleinement. J'y arrive alors que le soleil décline, un peu fatiguée de ma semaine de travail. Je passe un long moment à bouquiner seule dans le canapé moelleux ou à papoter boulot, voyages et littérature avec des copines. L'alcool me réchauffe délicieusement et m'aide à prendre de la distance par rapport à mes petits soucis. Puis, avec l'impression de flotter un peu, je rentre sans me presser par les rues obscures en pensant à ce que je vais faire ce week-end avec mon amoureux. Pour un peu, je gambaderais presque. 

24, rue du Berger
1050 Bruxelles
Service au bar à partir de 17h30

jeudi 26 juillet 2012

Le Dernier Bar Avant la Fin du Monde




Le week-end des dernières Imaginales, ma copine Andoryss avait dû s'éclipser le dimanche matin pour pouvoir, l'après-midi, assister à l'ouverture du bar de son amoureux. "C'est à Châtelet, sur plusieurs étages, avec des décors steampunk et futuristes, un vrai truc de geeks, il bosse dessus comme un dingue depuis des mois, ça va être géant", nous avait-elle expliqué. Intrigués, Chouchou et moi nous étions promis d'y faire un tour lors de notre prochain passage à Paris - prévu le 25 juillet pour visiter l'expo Burton à la Cinémathèque. 




Le Dernier Bar Avant la Fin du Monde est encore "en version bêta", c'est-à-dire pas tout à fait terminé. Nous ne pourrons qu'accéder au rez-de-chaussée et entrevoir un bout du premier sous-sol. Mais il y a déjà de quoi faire. Dès l'entrée, nous sommes invités à laisser nos armes sur un râtelier qui contient une épée vorpale, une baguette de magicien, un sabre-laser et un shuriken en forme de chauve-souris. Une vitrine pleine de figurines de super-héros ne se laisse photographier qu'à regret et en renvoyant un maximum de reflets gênants. Une bibliothèque remplie de jeux de société, mais aussi de squelettes de créatures étranges, de hiboux empaillés et de potions magiques occupe tout un pan de mur; un autre est dédié à un portail d'invocation de Cthulhu. 




Un chapeau d'Indiana Jones est jeté négligemment sur une patère. Les toilettes ne sont pas indiquées par des pictogrammes "monsieur/madame", mais "monsieur/robot/poulpe". Un écran vidéo surplombe chaque urinoir, et les clients pourvus de pénis peuvent jouer à un jeu en frappant des zones tactiles de la porcelaine avec leur jet. ("Ma vessie n'était pas assez pleine, je n'ai fait que deux points, c'est nul!" me confie Chouchou en remontant.) Du coup, en tant que cliente pourvue d'un vagin, je me sens quelque peu lésée. Une vitrine abrite des masques de Guy Fawkes et porte la mention "En cas de révolution, brisez la glace". Sur le comptoir, quelques pièces s'entassent dans un bocal frappé d'un direwolf et marqué: "Chaque fois que vous laissez un pourboire, George R. R. Marin épargne un Stark". Si seulement!




Nous nous installons sur une petite mezzanine, contre le portail d'invocation de Cthulhu. Comme nous sortons de table, pas question de nous laisser tenter par les snacks qui portent pourtant des noms appétissants tels que "Die Nemo die" (tartare de saumon) ou "Pipius claw" (poulet klingon). Nous prendrons juste un Coca pour Chouchou et un diabolo menthe pour moi. Le service est rapide et souriant, l'addition de 7€, correcte pour Paris - et même plutôt soft si on considère qu'on paye aussi le cadre et la libre utilisation de la ludothèque. Par contre, à côté des autres clients, nous faisons un peu vieux schnoks. Mais vieux schnoks cultivés. Derrière nous, deux garçons et une fille jouent au Tabou d'une voix forte:
GARCON 1: Un cinéaste contemporain de Truffaut.
FILLE: Luc Besson.
GARCON 1 (sur un ton sentencieux): Ah ben non. Besson il a commencé dans les années 80. Truffaut c'était les années 30... 40, peut-être. 
Chouchou s'étouffe dans son Coca.
GARCON 2: C'est un chanteur mort, son plus grand succès s'appelle "Hallélujah".
Je n'attends même pas la réponse pour faire un petit AVC de rage. 
GARCON 1 (après avoir miraculeusement réussi à faire deviner à son comparse que l'auteur du "Rhinocéros", c'est Ionesco): Et le prénom?
GARCON 2: Euh, je sais pas. 
GARCON 1: L'ADN, c'est des...?
GARCON 2: Gènes?
GARCON 1: Voilà. Donc, un prénom à partir de ça...?
GARCON 2: Gènes... ifer? Jennifer Ionesco?

Effectivement, la fin du monde est proche. C'est bien qu'il existe un endroit où boire un dernier coup juste avant.

19 avenue Victoria
75001 PARIS 
Métro Châtelet, sortie théâtre
Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à minuit