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dimanche 23 mars 2014

Keep calm and journal it out




Hier matin, je me suis levée avec une de ces affreuses migraines qui finissent par m'envoyer vomir du vide dans les toilettes. Je n'en avais pas eu depuis nos vacances finlandaises en juin dernier, et franchement ça ne me manquait pas. La veille, j'avais bu deux verres de vin rouge étalés sur une période de 3 heures en dînant à la maison avec des amies. Je pense que pour ma reconversion professionnelle dans l'alcoolisme, c'est foutu. La journée se présentait mal, d'autant plus que, comme tous les week-ends depuis le début de l'année, Chouchou était occupé à travailler sur son site internet et que je commence à en avoir assez de passer mes samedi et mes dimanche à la maison, ou de devoir sortir sans lui. Et même la piscine de la salle de gym, où je serais bien allée faire trempette une petite heure, était fermée pour travaux. 

Bref, j'avais plein de bons prétextes pour faire la tête, sauf que ça n'aurait absolument rien arrangé. Au lieu de ça, j'ai décidé de positiver et de me concentrer sur ce que je pouvais faire plutôt que de soupirer après ce que je ne pouvais pas faire. Il se trouve qu'à cause de mon marathon boulot, tous mes projets de DIY sont restés en souffrance ces 3 derniers mois. Mais il y a deux semaines, je me suis inscrite à un atelier en ligne d'art journaling sur lequel je n'avais pas encore eu l'occasion de me pencher, et mardi dernier, j'ai pris un cours d'initiation à la broderie classique. J'avais donc l'embarras du choix. J'ai passé tout l'après-midi à fouiner dans mes vieilles fournitures de scrapbooking pour accoucher de trois pages dont je suis très satisfaite (et que je vous montrerai dans un prochain billet). Le soir, même si je mourais de faim, je me suis contentée d'une soupe courgette-Boursin devant "The fifth estate". Le film n'était pas très bon, mais je voulais le voir et c'est fait. Au final, j'ai passé une journée plutôt satisfaisante même si ce n'était pas celle dont je rêvais. Parfois "plutôt satisfaisant", ce n'est déjà pas si mal. 

vendredi 7 février 2014

Petite joueuse




Boucler la journée de travail en vitesse malgré les interruptions (passage de DHL avec un colis de service de presse, conférence Skype de trois quarts d'heure pour Chouchou, passage du facteur avec un colis Amazon, courses Delhaize pour la semaine à ranger dans la cuisine). Braver la pluie pour aller à la dédicace de Serge Baeken chez Brüsel. Répéter bêtement "Je l'ai trouvé très beau et très touchant, votre livre", une main sur le coeur en détachant bien les syllabes pour être sûre de se faire comprendre. Songer que puisqu'on est dehors et qu'il n'y aura personne à la maison ce soir, autant aller bouquiner dans un endroit sympa. Arrêter son choix sur un grand classique: l'Amour Fou. S'installer à une petite table de deux face au bar: le sac en tissu imprimé de renards, le manteau bleu marine plié en deux et l'écharpe rose roulée en boule à gauche, le sac à main gris à droite, le parapluie détrempé par terre (ne pas l'oublier en partant), l'appareil photo sur la table. Hésiter entre un thé des Gnawa et un mojito framboise, demander l'heure au serveur, commander un mojito framboise. Sortir de son sac un des deux livres très minces qu'on a emportés et se mettre à lire en sirotant son mojito framboise avec deux pailles. Avoir du mal à se concentrer. Lever souvent la tête pour regarder les allées et venues des clients, le ballet des serveurs tandis que la salle se remplit. Essayer de se concentrer sur les souvenirs d'enfance de l'auteur. Revoir quelques-uns des siens comme des instantanés aux couleurs passées par les ans. Se dire que ce serait marrant d'en faire un billet. Gribouiller l'idée sur une carte-réponse trouvée dans le bouquin. Commencer à flotter juste un peu. Se sentir complètement ici et maintenant, tout entière contenue dans l'instant. Se dire que ça ferait un bon sujet de billet. Gribouiller l'idée en-dessous de la première sur la carte-réponse. Commander un burger Luigi pour changer un peu du Double Champi. S'en féliciter: il est délicieux lui aussi. Dans la foulée et parce qu'on se sent d'humeur conviviale, sourire à la gérante qui vient d'arriver et la complimenter sur sa veste fourrée. Apprendre qu'elle l'a achetée "dans un magasin de vieux, Camaïeu". Hum. Etre dans d'excellentes dispositions vis-à-vis du reste du monde, et avoir la certitude que cet état n'est pas naturel. Se demander si on doit le regretter: les non-sociopathes sont sans doute beaucoup plus détendus et optimistes au quotidien. Heureusement, pour les autres, il reste l'alcool. Composer plusieurs billets lyriques dans sa tête, et se dire que chouette, on va avoir le temps de mettre tout ça par écrit en rentrant. Payer l'addition, chercher de la monnaie dans le porte-monnaie Totoro au ventre bien trop gros. Sortir dans la nuit noire et se battre pour rouvrir le parapluie à pois acheté en Finlande l'été dernier. Marcher en regardant ses pieds pour ne pas glisser sur les pavés mouillés ou marcher dans une énorme flaque. Se dire qu'on adore Bruxelles même sous la pluie, signe qu'on n'est décidément pas dans son état normal, et qu'on aime vraiment beaucoup sa vie, signe qu'on reste quand même un minimum lucide. Et puis en arrivant chez soi, le cerveau soudain vide de toute idée, passer la soirée à comater devant le nouvel épisode de Candy Crush Saga. Où vont les billets perdus qu'on n'a jamais composés ailleurs que dans sa tête et qui promettaient d'être tellement plus éblouissants que les autres? 

La photo qui illustre ce billet a été traitée à l'aide de Waterlogue, formidable application qui transforme vos clichés en aquarelle avec différentes options de "filtres" comme Instagram.

samedi 20 novembre 2010

Editeur Préféré fête ses 10 ans

Quasiment jusqu'à la dernière minute, j'ai craint qu'un vilain imprévu m'empêche d'assister à la mégateuf de l'année: celle organisée par Editeur Préféré dans ses locaux tout neufs pour marquer ses dix ans d'existence. Mais non, mon train est arrivé à Roissy à l'heure; le RER B circulait normalement; et je ne me suis même pas fait tremper par une méchante averse en me rendant chez Mélanie pour y déposer ma valise et me changer. J'avais prévu des escarpins Lulu Guinness assez hauts pour aller avec ma robe rouge Desigual... mais finalement, je me suis dit qu'on allait sûrement passer des heures à piétiner dans la pénombre, comme d'hab, et que tout le monde se ficherait de ce que je portais aux pieds. J'ai donc gardé mes fidèles boots de moto - et m'en suis félicitée pendant le reste de la soirée.

Vers 19h30, Mélanie et moi avons débarqué dans un lieu situé non loin de la Gare de l'Est dont l'architecture, la hauteur de plafond et l'immensité m'ont juste coupé le souffle. Apparemment, les affaires marchent bien, je vais pouvoir réclamer une augmentation. Pas autant, néanmoins, que la quantité d'invités: environ 500 personnes dont je connaissais le dixième à tout casser. Arriver à localiser des têtes connues et à parler avec chacun ne fut pas chose aisée. J'ai réussi à avoir quelques vraies chouettes conversations et à me taper un ou deux bons délires; pour le reste, j'ai dû me contenter d'échanger les dernières nouvelles, voire deux bises rapides et un "on se voit plus tard" qui évidemment ne se concrétisa jamais. Fred, Wizou, BBL, Marie-Aude & Mareike, Jean-Claude, Anne & Nico, les deux Isa, c'est toujours un plaisir de discuter avec vous. Stan & Anne, Ando et +1-tout-neuf, Kettch, les deux moitiés d'Ange, Barbara & Cédric, Adriana, Stéphane et Alain, Manu & Mag, Jeanne, Karim, César, Claire: on tâchera de faire mieux la prochaine fois.

Difficile de résumer une fête, surtout quand on n'a presque pas pris de photos parce qu'on était plus occupé à vivre le moment qu'à l'archiver d'avance. Je ne m'en plains pas, bien au contraire - j'avais grand besoin de décompresser. L'objectif fut largement atteint grâce une quantité ahurissante de bon champagne (que j'ai su m'arrêter de boire avant de grimper sur les tables pour danser nue: une modération sans doute judicieuse dans le cadre de mon boulot à moi que j'ai et que j'aimerais garder), un buffet raffiné et délicieux comme toujours et une compagnie aussi agréable que divertissante. Au risque de me répéter, je me trouve très chanceuse de bosser dans un milieu où on rencontre tant de gens intéressants et où je me suis fait tant de vrais amis.

Ajoutons à cela quelques chouettes trouvailles de Leslie, l'attachée de presse et maîtresse de cérémonie. Par exemple, un grand écran diffusait en boucle un diaporama montrant les gens qui bossent chez ou pour Editeur Préféré depuis une décennie, et laissez-moi vous dire qu'il y avait des photos très gratinées dans le lot (plus une de Chouchou et moi l'an dernier à Trolls & Légendes, ce qui m'a beaucoup touchée). C'était émouvant de revoir quelques personnes qui nous ont quittés depuis le lancement de la boîte, comme David Gemmell, Louise Cooper ou Stéphanie. Et puis la meilleure trouvaille de la soirée: un photographe circulait constamment parmi les invités, et on pouvait imprimer ses clichés (de très bonne qualité) sur les deux bornes numériques situées à l'entrée. Dans le coin inférieur droit, le logo d'Editeur Préféré surplomant l'inscription "10 ANS". Une idée de souvenir qui a remporté un franc succès - et qui m'a permis, en regardant les photos sur lesquelles figurait Mélanie, de constater que j'avais totalement loupé Boulet! Next time.

Nous sommes restées jusqu'à 2 heures du matin avant de prendre un taxi pour rentrer. Si je n'avais pas eu un Thalys à attraper ce matin à dix heures, j'aurais été fichue de faire la fermeture. J'attends de pied ferme la prochaine beuverie entre potes sponsorisée.

dimanche 10 février 2008

Notre première soirée Singstar

J'y suis allée en traînant un peu les pieds, à la soirée d'anniversaire Singstar de Julie. C'est vrai quoi, je chante comme une casserole et même si j'ai l'habitude de faire marrer la galerie à l'insu de mon plein gré avec mes blonditudes, en règle générale j'évite de me ridiculiser volontairement. Mais je ne voulais pas jouer les rabat-joie, alors j'ai laissé Phil H me coller dans les mains une immense vodka-orange dont je n'avais pas surveillé le dosage, je l'ai vidée en moins d'une minute, et je me suis jetée à l'eau sur... "J'traînais les pieds" d'Olivia Ruiz - une chanson de circonstance, donc.

Après ça, j'étais à mort dans l'ambiance. J'ai enchaîné les verres et les duos. Résultat: ce matin, je me suis réveillée avec une superbe gueule de bois que j'ai soignée à coups d'oeufs au bacon amoureusement préparés par mon chéri et de "I love rock'n'roll" hurlé dans un pinceau Raphaël n°12. Julie et Phil H, mon entourage ne vous dit pas merci. En même temps, mon entourage actuel se compose de deux chats durs de la feuille et d'un type qui sur le coup de quatre heures du matin (et sans avoir bu la moindre goutte d'alcool, LUI) s'est pris successivement pour la chanteuse de la Compagnie Créole et pour Cher roucoulant "I got you babe" à Sonny/Phil H. Donc j'imagine que ça n'est pas gravissime.

Sinon, j'ai retenu de cette soirée: que Phil H se contente de marmonner dans le micro, pas spécialement juste en plus, et réussit pourtant à tous les coups un score quasi parfait - à mon avis si on fait jouer Autre Moi à Singstar, on se retrouve avec un incident diplomatique franco-belge sur les bras. Que l'interprétation, euh, expressive de Julie et moi-même en duo nous a valu de nous faire traiter de "chaudasses" par un djeûn qui n'avait pas dû en voir beaucoup dans sa vie. Qu'Ayla est trop timide pour chanter mais qu'elle a des tatouages qui tuent leur race. Que même avec la moitié d'une pizza et un demi-sac de Doritos dans le ventre, trois vodka-orange, c'est une de trop pour espérer un réveil agréable normalement désagréable le lendemain. Et que dès que j'aurai récupéré le Guitar Hero rapporté des USA par les VIP, nos voisins pourront renoncer à dormir le week-end.

vendredi 31 août 2007

Wanted

Un pachorex. Description: poisson qui nage dans les airs et peut se transformer, selon ses besoins, en autruche, en ours ou en lapin. Vu pour la dernière fois: dans mes rêves cette nuit. Verdict: l'alcool (deux vodka-pamplemousse hier soir) est néfaste à la qualité de mon sommeil.

jeudi 27 avril 2006

La honte

En ce moment quand je suis trop triste, je bois. (Bah oui, je me drogue plus et je fume plus, il ne me reste que ça comme vice compensateur... Ah dans le temps y'avait aussi un truc qu'on appelle le sexe mais apparemment j'inspire plus personne et j'ai pas pratiqué depuis si longtemps que j'ai probablement oublié le mode d'emploi.)

Donc, samedi dernier chez Autre Moi, après un coup de fil tristouille avec l'Homme, j'ai descendu méthodiquement: 5 whisky-coca, 2 grands gobelets de vin rouge et 3 ou 4 grands gobelets de champagne. Moi qui suis toute gaie au bout de deux-trois verres de vin d'habitude.

Le résultat a été à la hauteur de la dose ingurgitée. J'ai le souvenir (hélas très clair) d'avoir, dans l'ordre: jeté une bouteille à la tête d'Autre Moi parce que je trouvais qu'elle racontait des conneries, fait une leçon de morale absolument déplacée à la même Autre Moi qui a été bien gentille de pas me jeter dehors séance tenante en me demandant de quoi je me mêlais, raconté des détails de ma vie qu'il aurait vraiment mieux valu passer sous silence, éclaté en sanglots et pleuré sur mon sort telle la grosse nulle pathétique que je suis.

M'enfin j'ai eu ce que je voulais: une gueule de bois tellement carabinée, le lendemain, que pendant vingt-quatre heures j'ai pensé à rien d'autre. J'étais encore un peu vaseuse lundi matin au moment de reprendre le boulot, c'est dire. Et tellement honteuse que j'ai pas osé montrer mon museau sur AIM depuis.

lundi 3 avril 2006

Petite joueuse

Hier après-midi en rentrant de chez mes parents je me suis écroulée sur le canapé pour une sieste récupératrice. Tout ça pour un whisky-Coca et trois verres de rouge (OK: plus une assiette pas bien grosse et sans Harissa du couscous de ma mère). Petite joueuse que je suis.

dimanche 28 août 2005

Esprit de groupe

50% d'entre nous sont rentrés avec une paire de Skechers neuve, et les 50 autres % avec une paire de Nike neuve.
50% ont investi dans deux jeans Levis pour le prix d'une seule jambe en France (et 25% ont été dissuadés d'acheter un fut atroce dans lequel ils rentraient trois fois).
50% ont essayé et adopté un blouson en nylon (très efficace comme coupe-vent dans la baie de San Franciso où il fait un froid de canard en août).
50% ont dépensé des sous chez Harley Davidson, et 75% chez Roxy.
75% ont chopé mal à cause de la clim.
75% ont asphyxié les 25% restants avec leurs effluves de cannelle.
75% se sont goinfrés aux buffets des hôtels, mais seulement 50% affichent un ou deux kilos de plus à l'arrivée.
100% ont été soûls presque tous les soirs du voyage.

mardi 2 août 2005

Du champagne comme outil d'intégration sociale

A jeûn, je suis à peu près aussi avenante qu'une porte de prison.
Faites-moi boire deux coupes de champagne, et je deviens l'amabilité et la bonhomie personnfiées.
Question: dois-je devenir alcoolique pour améliorer ma vie sociale?

jeudi 16 juin 2005

L'Homme à la rescousse

7 heures à me prendre la tête sur une grosse vingtaine de feuillets de trad (pour trouver le résultat totalement bancal), plus encore 2 heures à remanier ces saloperies d'articles sans en être vraiment satisfaite... Hier était l'une de ces journées où j'ai envie de me frapper la tête contre les murs jusqu'à ce que mort s'ensuive, ou à défaut, de larguer mon boulot et de partir loin, très loin, là où je pourrais vivre de liberté et d'eau fraîche avec trois T-shirts pourris et un maillot de bain.

Et puis l'Homme est rentré tel Superman; il a sorti une bouteille de champ' du frigo et m'en a versé un plein verre à Bourgogne avec de la liqueur de framboise au fond.
Et puis un autre.
Et puis on a parlé - vraiment parlé comme on n'avait pas pris le temps de le faire depuis longtemps.
Et puis après j'ai eu un mal fou à m'endormir, comme toujours quand j'ai bu de l'alcool.
Et puis encore après j'ai re-passé une journée merdique au boulot, et ça risque de pas s'arranger pendant les semaines qui viennent.
Mais c'est pas grave, parce qu'hier soir l'Homme était mon héros :)