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dimanche 24 juin 2018

Miscellanées écossaises





LES HEBERGEMENTS QU'ON A ADORES:

- A Glasgow, cet appartement lumineux dans une maison georgienne, avec une cuisine et une salle de bain super bien équipées et un lit très confortable, à la limite entre le centre-ville et le quartier étudiant où se trouvent un beau parc et l'un des principaux musées de la ville. 
- A Edimbourg, cette superbe et très grande chambre avec salle de bain en suite, dans l'appartement d'une artiste qui a tout décoré avec un goût impeccable. Elle se trouve dans la Ville Neuve, à un quart d'heure de marche de la gare de Waverley en ligne droite ou moins de dix minutes de la station de bus. 
- Sur l'île de Skye: cet éco-studio attenant à la maison des propriétaires, un couple de dames adorables. Frigo garni à mort, lit queen size et couette archi-moelleuse, chauffage par le sol dans la salle de bain, baie vitrée avec une vue sublime sur le loch en contrebas, calme à toute épreuve. La tannerie Skyeskyns, dont je recommande fortement la visite, est à moins de 300 mètres. 
- Près de Fort William: cet hostel plutôt destiné aux randonneurs, mais qui convient très bien aussi pour un séjour d'une nuit quand on est juste de passage et qu'on ne veut pas exploser son budget. Accueil d'une gentillesse incroyable (la dame parle français), immenses parties communes comprenant entre autre une buanderie toute équipée, chambres fonctionnelles mais très correctes. Un rapport qualité-prix imbattable dans la région.

vendredi 18 juillet 2014

Nouveaut(h)é: Thé d'Orient N°2 de Dammann Frères




C'est dans la boutique de l'Institut du Monde Arabe, à la sortie de l'exposition sur l'Orient-Express, que je me suis laissé tenter par un des deux mélanges orientaux concoctés par Dammann Frères: le N°2. Thé vert, jasmin, lychee, pamplemousse, pêche de vigne et pétales de rose. J'ai un peu hésité à cause du dernier ingrédient, dont je ne raffole vraiment pas, mais le reste m'inspirait beaucoup, et en bonne collectionneuse, j'avais très envie de la boîte créée spécialement pour l'occasion. Je me suis dit qu'au pire, je ne manquais pas d'amies théophiles qui seraient heureuses de le récupérer.




Chouchou et moi l'avons goûté le soir même dans de jolies tasses bleues, pendant que nous surfions sur nos iPad dans le salon de l'appartement airbnb à la déco vintage que nous avions loué près de la Gare du Nord. Première constatation: la rose est assez discrète pour que je trouve le mélange délicieux. Deuxième constatation: le côté romantique de ce thé est exacerbé par la délicatesse de la tasse dans laquelle nous le buvons - il me semble que dans un de mes mugs bien-aimés, et néanmoins peu raffinés, je ne l'aurais pas apprécié autant. Troisième constatation: hélas, la surface de contact avec l'air ambiant étant plus importante, le thé refroidit plus vite dans une tasse (même délicate) que dans un mug (même peu raffiné). La perfection n'est décidément pas de ce monde!



samedi 5 octobre 2013

Airbnb: les expériences se suivent et ne se ressemblent pas





Notre deuxième expérience de location par Airbnb, à Helsinki, avait été un très franc succès. Pour la troisième, à Venise, j'ai commencé par chercher un appartement situé dans le centre et avec une connexion wifi. Je ne trouvais rien à moins de 140€ la nuit, ce qui était un peu hors budget. En faisant sauter le critère de la connexion wifi, j'ai réussi à dénicher un studio basique pas loin de la station de vaporetto San Tomà, et à 5 minutes à pied de la Piazzale Roma qui est le terminus de la navette de l'aéroport. Là, pour le coup, le prix était pratiquement divisé par deux, et avec des appréciations dithyrambiques. Je me suis dit: "Tant pis, on peut quand même se passer d'internet pendant 5 jours; on va acheter un forfait hebdo auprès de la ville, et au pire, on s'installera dans un café avec wifi gratuit devant un bon chocolat chaud". Ce plan comportait deux failles difficiles à prévoir à l'avance: 1/le wifi de la ville n'est captable qu'en plein air sur les grandes places (pas super pratique quand il pleut...); 2/les cafés équipés de wifi sont rares à Venise, et ceux équipés de wifi gratuit le sont plus encore. Au final, la plupart de nos choix gastronomiques de ce séjour ont donc été dictés non par la carte des établissements, mais par la mention "free wifi" dans la vitrine. Un peu dommage, mais quand on est drogués, on assume. 

Pour le reste, le fameux studio était sans charme aucun, très sombre, muni d'une kitchenette minuscule et mal équipée ainsi que d'un volet en accordéon qui ne fermait pas en guise de porte de salle de bain. Heureusement que Chouchou et moi n'avons guère de pudeur l'un vis-à-vis de l'autre pour tout ce qui touche à nos, euh, fonctions corporelles. L'humidité, les moustiques, les moucherons: on s'y attendait un peu, c'était Venise. Par contre, on espérait avoir de l'eau chaude pour se doucher, ce qui n'a été le cas que deux matins sur cinq. Et surtout, on espérait avoir des soirées reposantes, mais le locataire de l'appartement voisin s'obstinait malgré mes coups violents dans le mur (fin, très fin) à jouer de la musique expérimentale à fond jusque vers minuit. C'est là que j'ai découvert qu'une des caractéristiques de la musique expérimentale, ce sont de longues plages de silence censées faire ressortir les morceaux - mais qui, du coup, empêchent les touristes épuisés de savoir si le putain de disque est arrivé à la fin où s'ils se bercent encore de faux espoirs. Et là, quand même, je me suis demandé si nous jouions d'une malchance exceptionnelle, si le voisin avait emménagé seulement la semaine précédente, au moment précis où la chaudière se mettait en carafe, ou si tous les auteurs des critiques dithyrambiques étaient sourds comme des pots en plus de raffoler des douches glacées. 

Au final, entre l'abonnement au wifi de la ville, toutes les consos bues pour profiter de la connexion d'un bar (5€ le chocolat chaud dans le moindre café du centre, 10€ au Florian ou au Quadri...) et tous les dîners pris dehors plutôt qu'à l'appartement parce que c'était un endroit trop déprimant pour avoir envie d'y traîner, je ne suis pas sûre que le choix d'Airbnb nous ait fait réaliser la moindre économie cette fois. Pourtant, les critiques étaient bonnes et les photos pas vilaines... Cette expérience prouve qu'il n'y a pas de système parfait, et que la recette idéale pour trouver un logement sympa/pas cher/bien placé en vacances reste encore à inventer!

mercredi 19 juin 2013

Où Airbnb me donne une magistrale leçon de zen



C'était notre deuxième expérience de logement Airbnb à l'étranger. Si la première avait été mi-figue mi-raisin, celle-ci s'est révélée un succès total. Le studio que nous avions réservé se trouvait dans une rue très calme, où de jolis immeubles colorés s'alignaient face à un parc. Nous étions à moins de cinq minutes à pied du métro ou du tram. Nous avons pu préparer nous-mêmes tous nos petits déjeuners et tous nos repas du soir - montant total de nos courses en supermarché pour la semaine: 70€ environ, soit guère plus qu'un seul dîner au resto pour deux à Helsinki. Si on ajoute que le logement lui-même nous est revenu moitié moins cher qu'une chambre d'hôtel correctement placée (402€ pour 6 nuits), on obtient des vacances exceptionnellement bon marché pour un pays scandinave. Sans compter le fait que nous avons pu profiter de la machine à laver de notre hôte pour faire une lessive en milieu de séjour, et qu'il est toujours plus agréable de traîner dans un appartement "à soi" que dans une chambre d'hôtel où l'espace manque souvent, où le petit déjeuner n'est plus servi après une certaine heure et où il faut libérer les lieux avant midi pour que quelqu'un fasse le ménage. 



Mais curieusement, le principal bénéfice de cette location n'aura pas été de nature matérielle. En arrivant dans "notre" studio, nous avons été immédiatement séduits par son plancher en bois clair, par la belle lumière que fournissaient les trois fenêtres disposées à angle droit, avec des arbres pour seuls vis-à-vis, par son côté dépouillé et néanmoins chaleureux. Notre logeur ne semblait posséder que peu d'effets personnels. Un jeu de boules de pétanques posé sur le meuble de l'entrée. Un couple de chiens en peluche qui trônait sur le lit à notre arrivée. Une mini-collection de siphons sur le vieux buffet de style années 60. Un panier contenant une demi-douzaine de paires de grosses chaussettes en laine. Une caisse de transport pour chat en osier. Quelques photos sur le bord d'une fenêtre; de vieilles cartes postales sur la porte du frigo.  Deux tableaux DIY un peu étranges. Et puis des piles de livres alignées contre un mur: biographies de Staline, de Stephen Hawking et du Che, classiques de la littérature anglo-saxonne en VO ou en finnois,  "23 things you need to know about capitalism". Pour le reste, très peu de meubles, et surtout de la récup' comme ce fauteuil rouge à l'assise dure mais étonnamment confortable. Côté électro-ménager, des plaques électriques, un frigo sans congélateur, un lave-vaisselle cassé qui servait de placard annexe, mais ni micro-ondes, ni bouilloire ni aucun autre "gadget".


Ainsi, nous disposions de tout ce dont nous avions vraiment besoin: un lit, une petite table de cuisine et deux chaises, le strict nécessaire pour nous laver et nous faire à manger, de quoi lire si l'envie nous en prenait, et une connexion wifi. Mais rien de plus. Et j'ai trouvé cette absence d'objets superflus merveilleusement reposante. Tous nos choix se trouvaient réduits au minimum. Le soir, je ne me demandais pas ce que j'allais faire à manger ni ce que je boirais après le repas: nous avions acheté juste de quoi cuisiner un plat unique, pile dans la bonne quantité pour deux personnes, et je n'avais apporté qu'un seul type de tisane. Pour les distractions: iPad, lecture, préparation du programme du lendemain à l'aide des deux guides de voyage que nous avions emportés. Le niveau zéro de la prise de tête. 



C'est là que, pour la première fois, j'ai pris réellement conscience de ce que l'abondance pouvait avoir de paralysant. Trop de choix tue le choix. Depuis des années, je lis des bouquins et des blogs sur le thème "Vivre simplement", et j'admire les gens qui ont su réduire dramatiquement le nombre de leurs possessions, mais en me disant que pour ma part, je n'y arriverai jamais. Pendant cette semaine à Helsinki, je me suis mise dans la peau de l'un de ces gens, et j'ai aimé l'expérience à la folie - au point que je n'avais aucune envie de rentrer chez moi pour retrouver toutes les choses qui m'encombrent l'espace et le mental. Bien plus que l'architecture ou les musées de la capitale finlandaise, voilà ce que je retiendrai de ce séjour. 

Depuis mon retour, j'ai reçu plein de réductions canon pour des sites de chaussures où j'ai dépensé des fortunes par le passé. Je suis allée y faire un tour sans conviction, et ça ne m'a pas excitée le moins du monde. Non seulement j'ai effacé les mails promotionnels sans regret, mais j'ai mis en vente sur eBay plusieurs paires parmi mes plus ruineuses et mes plus vertigineuses, jamais portées et qui encombrent mes placards depuis une éternité. Chouchou a proposé qu'on s'achète un écran plat avec ses éco-chèques (nous n'avons plus de télé depuis longtemps); je lui ai répondu que pour regarder un épisode de série télé chaque soir, l'écran de son iMac suffisait bien: à quoi bon nous embarrasser d'un appareil supplémentaire? Pour la première fois de ma vie, quand je regarde autour de moi, je ne me demande pas ce que je pourrais ajouter/acheter pour rendre mon intérieur plus joli, mais ce dont je pourrais me débarrasser pour le rendre plus zen. 

Pourvu que ça dure. 

vendredi 3 mai 2013

Notre première expérience avec Airbnb


Airbnb, c'est un site qui met en contact des voyageurs ne souhaitant pas se ruiner en hôtel et/ou ayant envie de contacts avec les autochtones, et des particuliers désireux de louer une chambre ou un appartement pour quelques jours. Comme je ne suis pas particulièrement sociable avec les inconnus, le couchsurfing n'est guère envisageable pour moi. Mais tout de même, cette année, Chouchou et moi souhaitions réduire notre budget vacances - d'autant que nos premiers déplacements à l'étranger devaient se faire dans des endroits où l'hébergement peut vite devenir ruineux. Nous nous sommes donc jetés à l'eau en prenant la précaution de sélectionner des appartements indépendants. Ainsi, pas besoin de faire la conversation à des étrangers hors les phases de remise des clés, mais possibilité de manger "à la maison" le soir au lieu de payer une énième note de restaurant, et confort d'un vrai wifi qui fonctionne souvent très mal dans les hôtels.  


Notre première expérience s'est déroulée à Brighton le week-end dernier. Pour 214€ (incluant la commission du site, une quarantaine d'euros environ), nous avions réservé pour 2 nuits un petit appartement de deux pièces + cuisine et salle de bain muni d'une place de parking privée et situé, selon l'annonce, à 15 mn à pied du centre de Brighton. Il était convenu avec notre logeuse que nous nous garerions devant sa résidence à notre arrivée en milieu de journée le vendredi, que nous descendrions en ville à pied et que nous la rejoindrions à 17h30 sur place pour la remise des clés et le tour du propriétaire. Premier problème: la "seule place de parking devant l'immeuble" qu'elle nous avait décrite comme la sienne n'existait tout simplement pas. Il y avait juste une allée où nous n'avons pas osé stationner de peur de gêner le passage et de nous faire mettre un sabot ou enlever la voiture par la fourrière (les Anglais ne plaisantent pas avec ces choses-là). Nous avons tenté de joindre notre logeuse sur son portable pour lui demander comment faire: elle n'a pas décroché et ne nous a pas rappelés. De guerre lasse, nous sommes descendus avec la voiture en ville et nous sommes garés dans un parking où 5h de stationnement nous sont revenues à... £25, soit environ 30€. Inutile de dire que nous étions légèrement blêmes. 


A 17h30, comme le tarif du parking n'augmentait plus entre 5 et 24h, nous avons décidé de laisser notre voiture en ville où nous comptions redescendre pour dîner, et nous sommes montés à pied jusque chez notre logeuse, ce qui nous a pris entre 30 et 40 minutes au lieu du quart d'heure annoncé. A notre arrivée, notre logeuse s'est répandue en excuses: elle avait oublié son portable au boulot et n'avait pas eu nos messages. Sa "place de parking" était bien dans l'allée devant la résidence, malgré l'absence de marquage au sol. Spontanément, elle a proposé de nous rembourser nos frais de parking en ville par Paypal. Puis elle nous a fait faire le tour de l'appartement qui était aussi charmant que prévu, plein de piles de bouquins, de poèmes et de dessins. A en juger le contenu de sa cuisine, elle aussi est très branchée alimentation saine! Le wifi fonctionnait parfaitement; les deux canapés du salon étaient moelleux à souhait, et la couette semblait bien douillette. Sur ce point, satisfaction totale. Par contre, au moment de retourner en ville à pied, j'ai commencé à grincer des dents genoux. 


Mais le plus beau, c'est qu'en rentrant vers 22h avec la voiture, nous avons trouvé la "place" de notre logeuse occupée par un autre véhicule! Nous nous sommes garés dans la rue puisque le stationnement y était gratuit jusqu'à 9h le lendemain matin. A 8h55 le samedi, cependant, l'autre véhicule - dont nous espérions qu'il appartenait à des visiteurs seulement de passage pour la soirée - était toujours là, et nous avons commencé à rouspéter ferme. Repayer un parking de ville au tarif exorbitant? Stationner sur la place vide d'un autre habitant de la résidence, à l'arrière de celle-ci, au risque que l'habitant en question revienne entre temps et fasse enlever notre voiture? Nous avons opté pour la deuxième solution et décidé de mettre sur le pare-brise un mot avec notre numéro de portable et celui de la logeuse au cas où il y aurait un problème. Mais nous n'étions pas contents du tout. La place de parking privée était, après "appartement indépendant", notre premier critère de choix quand nous avions sélectionné cet hébergement...


Au final, le temps que nous soyions prêts à redescendre en ville le samedi, vers 10h30, l'autre véhicule avait fini par repartir, et la suite de notre séjour a pu se dérouler sans stress. Nous avons pris le bus pour nous éviter un long aller et retour à pied. L'appartement était vraiment chaleureux et confortable; nous avons eu plaisir à y passer nos soirées, même si c'était très bizarre de dormir dans le lit d'une inconnue et d'évoluer parmi ses affaires personnelles largement exposées dans toutes les pièces. Notre logeuse, à vue de nez un peu plus jeune que nous et célibataire, est visiblement en quête de spiritualité et lit énormément de livres sur la fin de vie et l'attente de la mort. C'est sûrement une personne intéressante, et j'étais partagée entre l'envie de mieux la connaître et celle de l'engueuler pour son manque d'organisation. A sa décharge, elle est comme nous toute nouvelle sur Airbnb, et je pense qu'il s'agit d'erreurs de débutante plutôt que d'un manque de bonne volonté. Prochaine expérience en juin à Helsinki, où nous avons réservé un autre appartement indépendant dans un quartier animé du nord de la ville pour un tarif deux à trois fois moins élevé que celui d'une chambre d'hôtel convenable au même endroit. Pour voyager moins cher, il faut accepter quelques concessions...