Affichage des articles dont le libellé est administration. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est administration. Afficher tous les articles

mercredi 27 février 2019

Gérer les angoisses: un exemple illustré





Ce matin, histoire de titiller autre chose que ma misanthropie rampante très excitée par les événements des derniers jours (que je vous laisse découvrir dans ma future récap hebdomadaire), l'univers a décidé de m'envoyer une épreuve de nature administrative. 
Mi-janvier, constatant que je n'étais pas prélevée de mes cotisations Agessa, j'ai envoyé un mail auquel on m'a répondu que le souci était de leur côté, et que l'échéance de janvier serait prélevée en même temps que celle de février. Pour une fois que les problèmes d'un de mes interlocuteurs se révélaient bénéfiques à ma trésorerie, j'ai trouvé ça plutôt cool. 
Mi-février, toujours rien. Ce matin, par curiosité, je me connecte à mon espace personnel: mon échéance de janvier est notée comme en retard et à régler auprès de l'Urssaf du Limousin, désormais chargée du recouvrement des contentieux (ne cherchez pas, ça fait partie de l'usine à gaz de la réforme de la Sécu des auteurs).

jeudi 9 octobre 2014

20 ans de traduction en free lance




Le 4 octobre 1994, après avoir décroché un diplôme de Sup de Co Toulouse et passé 3 ans à bosser dans un milieu absolument pas fait pour moi, je sautais dans le vide à pieds joints en me déclarant traductrice littéraire auprès des autorités compétentes. Mes parents avaient financé mon premier ordinateur (un énorme PC gris qui avait coûté 10 000 francs de l'époque); j'avais obtenu une prime de démarrage généreuse au titre de l'ACCRE et un premier contrat auprès d'une société nommée Hexagonal pour traduire le "Brujah clanbook", un supplément du jeu de rôles "Vampire: la Mascarade". Je ne savais pas trop où j'allais, mais j'étais hyper motivée. Tout plutôt que de retourner à la vie corporate qui me donnait envie de me pendre chaque matin au réveil. 

Pendant les vingts années qui se sont écoulées depuis, j'ai eu des prises de tête ubuesques avec l'administration. Au début, l'URSSAF et l'AGESSA me soutenaient chacune que c'était à elle que je devais verser mes cotisations sociales, et aucune ne voulait lâcher le morceau. J'ai dû me renseigner moi-même pour découvrir la différence entre traducteur technique (cotisant à l'URSSAF) et traducteur littéraire (assimilé auteur, donc cotisant à l'AGESSA). Plus tard, il m'a fallu dix-huit mois et six courriers de plus en plus désespérés pour obtenir un simple changement d'adresse auprès du service qui gérait ma TVA. A peu près à la même époque, le Trésor Public a entrepris de me réclamer chaque année la taxe professionnelle dont je n'étais pas redevable, et ce, malgré le fait que je lui avais déjà fourni les années précédentes toutes les attestations d'exemption nécessaires assorties d'un texte de loi surligné en rose. Je passe sur la tentative d'extorsion commise par mon association de gestion agréée il y a 3 ou 4 ans, quand elle a tenté de me facturer 180€ un service jusque là gratuit et qu'elle ne m'avait en outre jamais rendu. La paperasse, c'est définitivement l'aspect le plus pénible du statut de free lance. Ca, avec la difficulté de se faire régler, même si je me sens relativement privilégiée par rapport à d'autres professions: j'ai très, très souvent été victime de retards (août et les fêtes de fin d'année sont deux périodes redoutables pour la trésorerie du travailleur indépendant), mais mes clients ont toujours fini par me payer. 

A côté de ça, ces 20 ans m'ont apporté des satisfactions immenses, que je n'aurais même pas pu soupçonner lorsque je me suis lancée dans cette aventure. J'ai rencontré des gens, collègues mais aussi auteurs ou éditeurs, qui sont devenus de véritables amis ou avec lesquels j'ai eu le privilège de partager des moments inoubliables. J'ai pu bosser chez moi, en pyjama et à mon rythme, sans voir personne de la journée ni être obligée de m'exposer aux éléments hostiles ou de perdre un temps fou dans les transports en commun. J'ai très bien gagné ma vie jusqu'en 2011, et jusqu'ici, malgré une situation assez catastrophique de l'édition, j'ai la chance de n'avoir pas connu de période de chômage technique. J'ai fait des boulots alimentaires sans grand intérêt mais bien rémunérés, d'autres passionnants mais sur lesquels je m'arrachais les cheveux; dans l'ensemble, je me suis rarement ennuyée. J'ai relevé quelques défis un peu fous: traduire une novélisation en l'espace de 8 jours (censés être mon unique semaine de vacances annuelle), en envoyant ma production quotidienne chaque soir par modem à la personne qui me relisait, afin que le livre puisse sortir en même temps que le film dont il était tiré et dont la sortie en France avait été avancée. J'ai servi d'interprète à l'arrache, alors que ce n'est pas mon métier et que je n'avais jamais fait ça de ma vie, devant des caméras ou une salle pleine de centaines de personnes. J'ai eu, surtout, l'immense bonheur de travailler avec des livres, mon premier et mon plus grand amour. 

Je rempilerais bien pour 20 autres années. Je ne suis pas sûre que ce soit possible, mais je vais croiser les doigts très fort. Parce que me lancer dans la traduction en free lance est certainement la meilleure décision que j'ai prise de toute ma vie. 


C'est Mercedes Lackey, une de mes auteures préférées quand j'avais 20 ans, qui m'a offert cette petite poupée japonaise customisée par ses soins. Autant vous dire qu'il s'agit d'un de mes trésors les plus précieux...

vendredi 30 novembre 2012

Deauty Box de novembre: où je ne vais pas tarder à égorger un facteur à la petite cuillère émoussée


Mon facteur des colis a apparemment décidé que faire le boulot pour lequel on le paye constituait une insupportable atteinte à sa liberté. Moyennant quoi, depuis plusieurs semaines, non seulement il ne sonne plus chez moi, mais il ne daigne même plus laisser d'avis de passage. Pourquoi se casser le cul à arpenter les rues froides et pluvieuses de Bruxelles quand on peut jouer à la belote au café avec les copains? Du coup, c'est moi qui accumule les aller et retour au bureau de Poste, où l'employé m'engueule quand j'ose réclamer des paquets pour lesquels je n'ai ni avis de passage ni numéro de suivi (mais dont je suis certaine qu'ils m'attendent quelque part tels les héros d'une nouvelle d'Anna Gavalda). Et quand j'émets le souhait de me plaindre à un responsable, il hausse les épaules avant de lâcher: "Si vous croyez que ça servira à quelque chose...". 

On n'est pas aidé, c'est moi qui vous le dis. 

En ce qui concerne ma Deauty Box de novembre, donc: j'ai reçu un avis d'expédition par mail le lundi 19; les premiers compte-rendus sont apparus sur la blogo le surlendemain, et en début de semaine suivante, je n'avais toujours rien. J'ai contacté le service client de Deauty, qui m'a aussitôt fourni le numéro de suivi de mon colis: une occasion supplémentaire de me rendre de nouveau porte de Namur (parce que je n'ai rien d'autre à foutre de ma vie, c'est bien connu). 

Vous avez l'impression que je suis en colère? C'est normal. 




En fait, j'étais tellement furax que même le contenu de ma box n'a pas réussi à me dérider. Il était pourtant très généreux ce mois-ci, avec 7 produits au lieu des 5 sur lesquels Deauty s'est engagé:

- un soin correcteur pour les yeux Revitalift de Loréal
J'ai déjà pas mal de stock, et j'oublie de me mettre ce genre de produit à peu près deux soirs sur trois, mais je testerai quand même.

- une crème visage et un nettoyant visage Kiehl's
Le nettoyant visage format voyage servira toujours lors d'un déplacement; j'ai donné la crème à ma copine Isa vu que je ne supporte que celle de chez Avène.

- un shampoing et un lait de soin capillaire Cristallisté de Kérastase
J'adore tester des shampoings et des soins pour les cheveux, même si je n'ai pas de très bonnes expériences avec Kérastase dont les produits me semblent toujours un peu trop riches et difficiles à rincer.

- un mascara noir Clinique
Je pense que TOUTES les box beauté reçues depuis début 2012 contenaient un mascara. Je n'aurai jamais assez de cils pour les utiliser tous.

- un stylo correcteur de vernis Jean Marin
Je ne connais pas la marque, mais mon addiction au vernis et mes deux mains gauches font de moi une grande consommatrice de ce type de produit.

Avec tout ça, même si je trouve la Deauty très bien pour le moment, je pense annuler mon abonnement dans les jours qui viennent pour m'éviter une nouvelle crise de nerfs factoresque en décembre. C'est un peu triste, mais je n'ai pas envie de me prendre la tête tous les mois avec ça. 

mercredi 21 décembre 2011

J'ai testé pour vous: la mammographie


Après mon rendez-vous raté de lundi, c'est un peu en avance que je suis arrivée hier au labo de radiologie de Monpatelin - le temps d'effectuer les formalités. En effet, j'ai demandé à la sécu de bien vouloir émettre une carte Vitale à mon nom, et plus au nom de mon ex-mari dont je suis divorcée depuis 14 ans et dont je n'avais de toute façon JAMAIS adopté le patronyme. Résultat: mon ancienne carte Vitale n'est plus valable; je dois pour obtenir la nouvelle produire des photos d'identité règlementaires mais en couleur, alors que les 3 qui me restent du dernier renouvellement de ma carte d'identité sont en noir et blanc; et l'attestation papier qu'on m'a envoyée en attendant et que, soi-disant, je dois produire pour ne pas avancer de frais médicaux n'est acceptée nulle part. C'est pas comme si décembre était un mois où on avait de grosses dépenses par ailleurs, hein...

Bref, j'attends une dizaine de minutes avant qu'une manipulatrice me fasse entrer dans la pièce où se trouve l'appareil. Sachant que c'est ma première mammographie, elle m'explique comment ça va se passer en tâchant de se montrer rassurante. Curieusement, je ne suis pas très stressée. J'enlève tous les vêtements que je porte en haut (soit 3 couches, parce qu'il caille dehors). On commence de face. La manipulatrice place mon sein gauche sur une plaque en me demandant de bien décontracter l'épaule et de tourner la tête sur le côté pour ne pas gêner la prise de cliché. "Vous me dites si je vous fais mal." Je m'attends à avoir le nichon écrabouillé sous la seconde plaque qui descend à la rencontre de la première, mais en fait ça appuie moins que certains soutien-gorge bandeaux. La manipulatrice presse un bouton, j'ai une légère sensation de chaleur dans le sein, et hop, deux secondes plus tard, c'est fini. On fait l'autre côté, puis elle s'absente une minute en me disant de ne pas me rhabiller, et elle va porter les clichés obtenus au docteur qui attend dans la pièce voisine.

Quand elle revient, elle me dit qu'on va faire des prises de vue de côté maintenant. Cette fois, je dois me placer perpendiculairement à la machine, le bras levé et replié, la main agrippant une sorte de poignée prévue à cet effet et la tête toujours tournée sur le côté. La position est ridicule et pas des plus confortables, mais rien de dramatique. Cette fois, la pression est plus forte, mais reste tout à fait supportable de mon point de vue - beaucoup moins pénible, par exemple, qu'un frottis réalisé par ma gynéco. Mais je ne suis pas très sensible de la poitrine alors que j'ai l'utérus monté à l'envers. Chacune sa croix. La manipulatrice fait aussi le sein droit et part de nouveau porter les clichés au docteur. En revenant, elle m'informe qu'ils sont nickels mais que comme c'est ma première mammographie, on va aussi faire une échographie: mes seins étant encore très denses, ça fournira des renseignements complémentaires et ça me fera un examen de référence pour la suite. C'est la procédure normale, je ne dois pas m'affoler.

Je rejoins le docteur en salle d'échographie. Il me fait allonger sur une table recouverte de papier, enduit mes seins de gel (inutile de fantasmer, les pervers au fond de la salle, c'est pas sexy du tout!) et commence à y promener le même genre d'appareil à bout rond que pour les échos pelviennes. Bien sûr, c'est tout à fait indolore. Il passe son appareil sur toute la surface du sein, mamelon compris, en insistant un peu là où il a du mal à voir. Rien de suspect dans le sein droit. Dans le gauche, il découvre un petit kyste, un truc "hormono-dépendant, tout à fait bénin", m'assure-t-il. "Et comment vous pouvez en être sûr?" je demande, soupçonneuse. "Parce que c'est bien noir, ça veut dire qu'il n'y a que de l'eau dedans." Bon, d'accord. L'examen dure moins de cinq minutes, puis le docteur me tend des serviettes en papier pour que je m'essuie et me dit que je peux me rhabiller.

Je passe encore une dizaine de minutes dans la salle d'attente, le temps que la secrétaire imprime le rapport et assemble les pièces de mon dossier. Coût total, 80 euros qui me seront remboursés par la sécu (mais on ne sait pas bien quand). Allez, on va dire que l'essentiel, c'est que tout se soit bien passé. En l'absence de signes alarmants d'ici là, rendez-vous dans deux ans pour la prochaine mammographie. Ici Monpatelin, à vous les studios.

mercredi 31 août 2011

Une bonne et une mauvaise surprises


Quand je suis arrivée à Monpatelin hier soir, en plus du monceau habituel de factures, de colis Amazon et de cartes Postcrossing, j'ai trouvé deux choses dans ma boîte aux lettres:

- Un avis de passage du service de la redevance audiovisuelle. Il m'informe que quelqu'un est venu me voir le 3 août, que j'étais absente et que j'ai une semaine pour renvoyer un bon confirmant que je n'ai pas d'appareil de télévision chez moi, faute de quoi je serai imposée d'office en septembre. WTF? En pleines vacances d'été? Notre bon gouvernement ne sait vraiment plus quoi faire pour remplir ses caisses.

- Une enveloppe avec juste mon prénom dessus et un hibou autocollant. Elle contenait un mot de Gabrielle et ces deux petites choses:


Du coup, je ne savais plus si je devais m'énerver ou me réjouir. Mais vu le mal que j'ai eu à m'endormir le soir, et le fait que je me suis réveillée à 5h20 avec le film d'un cauchemar administratif qui tournait en boucle dans ma tête, je crains que ça ne soit pas le zen qui l'ait emporté... Le chemin vers la sérénité risque d'être encore long pour moi!

jeudi 21 avril 2011

Quichera bien qui quichera la dernière


Ce matin, sur le groupe Facebook secret que nous utilisons pour communiquer entre nous, une des participantes du swap de printemps se traitait de reine des quiches. Elle venait de recevoir son propre colis qu'elle s'était auto-envoyé, ayant inversé les adresses de l'expéditrice et de la destinataire sur le bordereau Colissimo. Pire: elle l'a ouvert sans reconnaître son écriture sur le dessus, et la boîte de bottines pointure 31 dans lequel il était emballé. J'avoue, j'ai ri. Pour une fois que ce n'est pas moi qui gaffe, ah ah ah.

Dans la foulée, je me suis fendue d'un long coup de fil au centre des impôts de Monpatelin afin de supplier qu'ils me fassent parvenir un double de ma CA12. En effet, je leur avais renvoyé mon seul exemplaire, et mon association de gestion agréée avec qui je suis un peu en délicatesse ces temps-ci (ils ont tenté de m'escroquer; je me suis rebiffée avec tout le tact et la modération qui me caractérisent) m'en réclamait un aussi. J'ai dû négocier comme une folle pour que, en plus de me poster ce document, les impôts le faxent à l'AGA étant donné que je ne repasserai pas à Monpatelin avant un mois. Puis j'ai écrit un mail à l'AGA pour les prévenir de la manoeuvre, en essayant de rester digne dans ma quichitude.

Dix minutes plus tard, en classant des factures, j'ai retrouvé les deux copies de ma CA12 que, en fille organisée, j'avais faites le mois dernier dès le document reçu et rempli.

lundi 15 novembre 2010

Les 7 travaux d'Armalite - Jour 3: A l'Assaut des Administrations (et de mon Angoisse n°147)

A force de passer des coups de fil et d'envoyer des mails, je commence à y voir un peu plus clair... Il semble que je puisse parfaitement résider en Belgique et demeurer fiscalement domiciliée en France (dans la mesure où je conserve une adresse ici et tire la totalité de mes revenus d'entreprises françaises). Ce qui me permettrait:
- de ne pas entreprendre de grandes manoeuvres pour transférer mon activité d'un pays à l'autre;
- de passer à une imposition forfaitaire qui, à vue de nez, ne me ferait pas gagner d'argent mais me simplifierait la vie;
- de continuer à payer mes impôts dans le pays où je gagne mes sous (la Belgique aura mes impôts locaux et les sous que j'y dépense au quotidien, ce qui me paraît tout à fait équitable).
J'attends encore la confirmation de la procédure à suivre, mais globalement je dirais que ça se présente bien.

Pour la petite histoire, le numéro de renseignements national des impôts est TOUJOURS indisponible, mais ne l'annonce jamais de la même façon. La première fois, j'ai juste eu une tonalité "occupé". La deuxième fois, ça a décroché et une voix d'homme m'a informée que toutes les lignes étaient occupées et que je devrais rappeler plus tard. La troisième fois, une voix de femme m'a annoncé que cet appel pouvait être enregistré afin d'améliorer la qualité du service, puis m'a informée que toutes les lignes étaient occupées, etc etc. La quatrième fois, un autre homme m'a répété le même message, mais en anglais cette fois (WTF?).
J'ai fini par craquer et par appeler mon centre des impôts local, où on m'a baladée de poste en poste jusqu'à ce que je tombe sur un monsieur qui m'a avoué candidement qu'il était infoutu de me répondre, mais que si je lui envoyais un mail récapitulant ma situation et mes qestions précises, il se renseignerait.

J'attends par ailleurs que la CPAM me réponde pour me confirmer que je peux, en prenant une carte SIS auprès d'une mutuelle belge, être soignée à Bruxelles même pour un traitement de longue durée prévu à l'avance, et en bénéficiant du tiers payant. Cela me soulagera d'une de mes plus grosses préccupations.

A part ça, je suis allée chez mon généraliste aujourd'hui pour lui expliquer que j'avais des élancements à la poitrine depuis un mois et demi et une trouille bleue d'avoir développé un cancer du sein. En réalité, je souffre d'une bête douleur intercostale que je me suis probablement faite en charriant pendant des heures mon vieux portable HP qui pèse un âne mort le jour où je me suis rendue à Toulouse en train pour prendre soin de mon père. Si la visite à ma gynéco mercredi se passe aussi bien, je devrais cesser de paranoïer... au moins pour quelques mois et jusqu'aux prochaines visites de contrôle. D'ici là, je peux espérer que la méditation aura commencé à porter ses fruits et que j'arriverai à prendre un peu plus de recul par rapport à mes névroses.

dimanche 14 novembre 2010

Les 7 travaux d'Armalite - Jour 2: Préparation du Grand Assaut Administratif

Au programme du jour:
- profiter du marché dominical de Monpatelin pour remplir le frigo,
- traduire 15 pages,
- lister toutes les démarches administratives à faire en vue de mon installation officielle à Bruxelles, avec n° de téléphone, adresse postale ou adresse internet des organismes à contacter et questions précises à poser, afin de pouvoir lancer l'offensive demain dès mon réveil.

Pour la petite histoire... J'avais déjà une carte européenne d'assurance maladie, mais comme ce document n'est valable qu'un an, la mienne était périmée depuis octobre 2008. Le mois dernier, j'ai voulu faire une demande de renouvellement sur le site internet de la CPAM. Là, on m'a demandé d'ouvrir un compte et de valider mon inscription à l'aide d'un code qui serait envoyé par courrier à mon adresse française. En arrivant hier, j'ai trouvé non pas une mais deux lettres de la CPAM contenant chacune un code différent "valable 15 jours seulement". Ah. Le premier n'a jamais fonctionné. Le second, après quelques essais infructueux pour cause d'opérations de maintenance du site, m'a amenée sur une page où j'ai dû choisir un code personnel de 8 à 13 chiffres. J'ai tapé une série de chiffres et été immédiatement réprimandée au motif que les chiffres étaient interdits dans le code personnel. WTF? Je me suis dit qu'il y avait peut-être eu confusion entre "chiffres" et "caractères", et j'ai essayé avec une suite de lettres. Nouveau message d'erreur. Bref, une demi-heure pour valider mon inscription et avoir le droit de réclamer enfin ma carte... qui me sera envoyée par courrier sous 15 jours. Argh. J'espère obtenir des réponses plus rapides de la part des autres administrations, mais je sens bien que ça n'est pas gagné.

vendredi 7 novembre 2008

Je sens que la journée va être bonne

Ce matin, comme tous les jours, mon premier geste en me levant est d'allumer mon ordinateur et de me préparer un thé vert à siroter en faisant mon tour habituel sur Internet. Une surprise m'attend sur le site de ma banque: les impôts m'ont prélevé 653 €. L'intitulé de l'opération ne précise pas pourquoi. Vu qu'il ne me reste plus que ça à payer cette année et que le montant correspond grosso modo, j'imagine qu'il s'agit de ma taxe d'habitation/redevance. Mais d'habitude, je la paye mi-décembre. Et j'aurais apprécié de recevoir un avis d'imposition avant. Quoi que si ça se trouve, il est en cours d'acheminement par la poste belge...

Poste belge qui se trouve justement à l'origine des surprises du jour n°2 et 3. A 11h20, Chouchou qui était sorti remonte avec le contenu de la boîte aux lettres. Dont un avis de passage daté de 20 mn plus tôt. C'est le colis de DVD en provenance des USA sur lequel je comptais pour occuper nos soirées ce week-end. Evidemment, vu que les facteurs belges ne travaillent pas le samedi et que lundi, c'est férié, je ne pourrai pas la récupérer avant mardi. Et pour ça, il faudra que j'aille jusqu'au bureau de la Porte de Namur. Joie, mais joie, hein.

Et ce n'est pas tout! Un courrier d'ABX Logistics (gni?) m'informe qu'ils détiennent le colis de fournitures de scrap avec lequel j'espérais finir mon album du voyage en Scandinavie ce week-end, et qu'ils ne me le remettront qu'en échange d'une preuve de paiement que je dois leur adresser par un moyen non-précisé. Ils m'invitent à les contacter par téléphone. Bien entendu, la ligne est toujours occupée, et moi poliment invitée non pas à attendre trente ou quarante minutes, mais à rappeler plus tard. Quand je pense qu'il fut un temps où je pestais contre la poste française... Du coup, je me retrouve totalement désoeuvrée pour le week-end, ET JE DETESTE CA!!!

vendredi 4 avril 2008

Dans la série "mes démêlés avec la poste belge"...

Aujourd'hui, 43 minutes d'attente pour m'entendre dire, en arrivant au guichet, que mon colis censé être au bureau de Flagey depuis hier se balade encore quelque part dans le système de distribution, et que je suis invitée à repasser à partir de lundi.
Grrrrrrr.
Sur une note plus positive, ça doit bien faire trois mois que Taxipost n'a égaré ni renvoyé aucun de mes paquets en provenance des USA.

mardi 5 février 2008

Mes démêlés avec la poste belge (suite)

Manquent actuellement à l'appel:
- Trois bouquins commandés chez des vendeurs américains par le biais d'Amazon Marketplace, le 12 janvier. Peut-être ont-ils, malgré ma réexpédition de courrier, atterri dans ma boîte à lettres française. Sans ça, je peux tirer un trait dessus.
- Un paquet de tirages photos commandés chez Mypix.com le 20 janvier. Même remarque que pour les articles précédents.
- Un gros colis de fournitures de scrap expédié depuis les USA le 30 janvier, sans numéro de suivi. Nous sommes encore dans les délais de réception raisonnables, mais vu que j'ai donné mon adresse à Bruxelles et que ce genre d'envoi passe par Taxipost, je me fais très peu d'illusions.
A cela je rajoute que:
- La poste normale m'a paumé un contrat envoyé début janvier en prioritaire, et a mis plus de deux semaines à me faire parvenir un manuscrit urgent en Colis Express.
- Je suis toujours sans nouvelles du litige qui m'oppose déjà à Taxipost au sujet d'un colis indûment renvoyé aux USA (ce qui m'a obligée à repayer les $44 de frais de port). Hawk leur a déjà écrit plusieurs mails et passé deux coups de fils pour un total d'une heure et demie sur son portable, en vain. Il a fini par se résoudre à prendre une journée de congé pour aller leur tirer les oreilles sur place et en personne - sans aucune garantie de résultat. Je trouve ça absolument scandaleux.
[Ce matin, le facteur m'a apporté deux colis. J'ai d'abord sauté de joie... et vite déchanté en constatant qu'il s'agissait non pas des objets sus-mentionnés mais 1/ d'un DVD commandé très récemment en France, dont le boîtier avait été réduit en miettes durant le transport 2/ d'un colis d'un éditeur qui me renvoyait 20 (oui, 20!) exemplaires de la version poche d'un bouquin que j'ai traduit en 2001. J'avais déjà eu du mal à écouler tous mes exemplaires grand format à l'époque, je ne sais vraiment pas ce que je vais faire de ceux-là!]
Bref, je suis bien embêtée. J'achète l'essentiel de mes fringues, de mes livres et de mes fournitures de scrap par correspondance. Pour les fringues, on va dire que ce n'est pas trop grave vu que j'ai du stock pour environ 258 ans. Pour les livres, je peux trouver sur Bruxelles (mais pas tout). Pour les fournitures de scrap, par contre, je n'ai pas de solution de rechange; Schleiper n'est pas trop mal achalandé mais rien de commun avec les sites internet américains. Et les tirages photos ne seront jamais aussi bon marché que sur Mypix. C'est tout mon petit système de consommation bien rôdé qui s'écroule, et le pire c'est que je ne comprends même pas pourquoi ni où ça coince exactement.
Si un jour je dois déclarer ma résidence principale en Belgique et me colleter avec les impôts en tant qu'indépendante aux revenus provenant de France, je crains d'y laisser ma santé mentale.

jeudi 22 novembre 2007

Zen soyons zen

Après mes démêlés avec les différentes administrations françaises, je me suis trouvé un nouvel adversaire à ma mesure: la poste belge.
Ne recevant pas de nouvelles de deux colis expédiés depuis les Etats-Unis, l'un le 19 octobre, l'autre le 6 novembre, je me suis renseignée auprès de l'envoyeur. Celui-ci était le même dans les deux cas: mon principal dealer de fournitures de scrap, j'ai nommé A Cherry On Top. Le service clientèle, irréprochable depuis trois ans et demi que je commande chez eux, m'a été gentiment répondu que d'après le système de suivi, les deux paquets étaient arrivés à Bruxelles et que le destinataire avait été averti. Or, je n'avais jamais reçu le moindre avis de passage. Je me suis donc rendue au bureau de poste de mon quartier avec les numéros d'expédition. Là, un fonctionnaire flamand plein de bonne volonté malgré un français un poil hésitant a cherché en vain pendant dix bonnes minutes. Au final, il m'a dit que mes numéros ne correspondaient à rien de ce qu'il avait dans son ordinateur et que de toute façon, le premier paquet au moins aurait été renvoyé à l'expéditeur depuis le temps.
Une investigation téléphonique menée par Hawk a révélé que mes colis n'avaient, contrairement à tous les autres envois que j'ai reçus des USA depuis mon installation en Belgique, pas été traités par le circuit normal mais par un service parallèle appelé Taxipost. Au terme de multiples coups de fil et d'une attente qui se chiffre en heures, nous avons appris que mon premier colis avait été retourné à l'expéditeur sous prétexte d'adresse incomplète (nous avons fait réciter à notre correspondant l'adresse dont il disposait: elle était parfaitement juste et complète) et que le second moisissait au central après un premier passage et le dépôt d'un avis de présentation. Or, non seulement je suis très rarement absente pendant les heures de passage du facteur, mais je n'ai pas trouvé l'ombre d'un avis de présentation ou de quoi que ce soit qui y ressemble dans ma boîte.
Résultat des courses: A Cherry On Top a récupéré mon premier colis et me demande de repayer les frais de port ($44, quand même!) pour un second envoi. Si je veux me faire rembourser, je dois déposer une plainte auprès de Taxipost. Quant au deuxième colis, j'ai demandé une seconde présentation. On m'a répondu que celle-ci aurait lieu aujourd'hui entre 9h et 19h. Il est 17h et je ne vois toujours rien venir. Zen, soyons zen.
EDIT: Paquet reçu à 17h20, woohoo! Armalite-La Poste Belge, 1 partout.
EDIT 2: Je viens de m'apercevoir que le slogan de Taxipost était "Belgian Post Solutions". Tu parles! "Belgian Post Problems" eût été plus approprié.

mardi 16 octobre 2007

Je hais l'administration française, opus n°36896

La Poste a trouvé le moyen d'inverser deux bordereaux de Colissimo. Résultat: la personne qui m'a acheté un sweat à capuche Ralph Lauren sur eBay s'est retrouvée avec un sac à main Zara, et celle qui m'a acheté un sac à main Zara n'a toujours rien reçu alors que les paquets ont été expédiés le 11 et que l'envoi est normalement garanti en 48h. Bien sûr, qui se tape l'échange de mails avec les clientes déçues et les négociations foireuses avec le bureau de Poste? Oui, c'est Bibi. Qui n'a pratiquement rien d'autre à foutre cette semaine: juste la trad d'une bédé de 120 pages, la relecture d'un manuscrit de 800 feuillets, la vente de sa voiture, l'empaquetage d'un nécessaire de survie en milieu bruxellois et la mise au point d'un plan B pour son déménagement qui va sans doute être reporté par la force des choses. Sans parler du nettoyage des diverses flaques de vomi généreusement dispensées par un chat malade du foie. Grrrrrr.
Enfin, parce qu'il fallait bien une bonne nouvelle pour contrebalancer les contrariétés des derniers jours, je vais traduire la novellisation de la suite cinématographique la plus attendue de l'année 2008, avec accord de confidentialité jusqu'à la sortie du film et tout le tralala. Hawk cherche déjà un moyen de me faire parler. J'espère qu'il va Il peut bien inventer les pires sévices, je ne dirai rien :)

lundi 15 octobre 2007

Je hais l'administration française, opus n°36895

Parce que toute journée parfaite doit se payer... Ce matin, je reçois un coup de fil de l'Homme. En voyant son nom s'afficher sur l'écran de mon portable, je me dis: "Tiens, il va oser protester pour l'affaire du véto - presque une semaine après?" Et puis non. C'était pour me prévenir que les impôts avaient prélevé ma taxe d'habitation sur son compte et m'expliquer le patakès de régularisation qui allait suivre.
Dans la foulée, j'ai découvert que le Trésor Public comptait me réclamer une deuxième fois la redevance, après m'avoir curieusement sommée de la payer une première fois à titre professionnel le mois dernier. Bilan: j'ai passé une heure et demie au téléphone pour résoudre le mystère avec deux services et trois personnes différentes, et il faut encore que j'envoie deux courriers séparés pour obtenir que la situation revienne à la normale dont elle n'aurait jamais dû s'écarter.
J'adore les impôts: quand on leur demande un truc (au hasard, un changement d'adresse), ils mettent un an et demi à le faire, et uniquement après qu'on ait fini par menacer de se suicider de désespoir; quand on ne leur demande rien, ils prennent des initiatives qui sortent d'on ne sait où et n'ont aucune raison d'être. Et bien entendu, c'est au contribuable de perdre du temps et de l'énergie à essayer de rectifier leurs erreurs.
A la fin du mois prochain, il faut que j'écrive au service de l'impôt sur le revenu pour demander l'arrêt des prélèvements mensuels conjoints avec l'Homme sur mon compte et faire repartir un contrat séparé pour moi toute seule. Wish me luck.

mardi 17 juillet 2007

Caliméro is back, and he's not a happy camper

Mes parents ne m'ont toujours pas appelée. Moyennant quoi, cet après-midi, je me suis quand même déplacée jusqu'à la ville voisine pour porter à réparer une des figurines Swarovski de ma mère (un renard qui a perdu sa queue). Je ne réclame pas la canonisation, mais est-ce trop demander que mes géniteurs s'inquiètent un peu de ma santé? Apparemment oui. C'est la deuxième fois d'affilée qu'ils oublient que je me fais opérer. Je les appellerais bien moi-même mais je me connais, j'ai peur que mes mots dépassent ma pensée.
A la boutique Swarovski, j'ai vu Kiki qui m'a invitée à manger la semaine prochaine. Je suis partagée entre le fait que je les aime vraiment, elle et sa famille, et le fait qu'en me rappelant l'Homme, ils me renvoient chaque fois à mon amertume et à ma rancune. Je sens bien qu'ils évitent de parler du sujet tabou, et du coup c'est comme un fantôme omniprésent entre nous. Peut-être devrais-je couper les ponts avec eux.
Sinon, je flippe à l'idée que le polype retiré hier soit en fait un début de cancer du col de l'utérus. Je téléphonerai à ma gynéco demain pour l'interroger sur la question. Je sais qu'elle n'a pas réclamé d'examen supplémentaire, mais mon dernier frottis (qui était nickel) date d'il y a cinq mois et demi, et il peut s'en passer des choses en cinq mois et demi.
L'AGESSA (la sécu des traducteurs littéraires) vient de me prélever un montant plus de trois fois supérieur à ce qui est indiqué sur mon échéancier mensuel. Après demande d'explication par mail, on me répond que ce montant correspond à la somme de trois cotisations différentes (de deux sortes et sur deux années, une truie n'y retrouverait pas ses petits). Aucun des chiffres additionnés ne ressemble même de loin à ce qui est indiqué sur mon échéancier. Ca fait un sacré trou dans mon budget déjà mis à mal par deux grands voyages en six mois, et surtout je crains que ça se reproduise au trimestre prochain. Déjà que j'étais hyper tendue niveau trésorerie...
Le seul chouette truc de la journée, c'était Persepolis que je suis allée voir au ciné. Dessin animé en 2D, noir et blanc, avec environ deux images par minute. Autant dire que techniquement, on est loin d'une production Pixar. Et c'est merveilleux. Parfois tragique, parfois drôle, toujours émouvant et débordant d'humanité. Il y avait longtemps qu'un film ne m'avait pas arraché une petite larmichette.

vendredi 30 mars 2007

Je hais l'administrationb française, opus 417

En mai dernier, lorsque nous nous sommes séparés, l'Homme et moi avons consulté le site du gouvernement pour nous renseigner sur les conséquences fiscales de la rupture de notre PACS.
Parce que celle-ci prenait effet au 1er janvier de l'année en cours et que nous payions moins d'impôts à deux que nous n'en aurions payé en tout chacun de son côté, nous avons décidé d'attendre début 2007 - comme l'aurait fait, de manière absolument légale, n'importe quel couple censé à notre place.
Aujourd'hui, nous apprenons que depuis 2005, les couples qui se dépacsent déposent, comme les couples qui divorcent, trois déclarations de revenus l'année de la séparation: une commune jusqu'à la date de la rupture de PACS, et deux séparées ensuite.
Il en résulte qu'avoir attendu sept-huit mois (ou ne pas avoir attendu trois-quatre mois supplémentaires) nous fait perdre, tenez-vous bien, 5000 euros d'impôts. Je le sais, parce que je viens de faire des calculs comparatifs sur le fameux site du gouvernement - celui-là même qui n'est pas à jour d'une mesure prise voici deux ans.
5000 euros, c'est le montant des travaux que je voudrais effectuer dans mon appart (rafraîchir le balcon, faire poser une clim' réversible, changer l'escalier de la mezzanine) et que je ne pourrai pas faire avant 2008 dans le meilleur des cas. C'est deux voyages de près d'un mois aux USA avec les VIP, ou un voyage de quinze jours au Japon avec mon amoureux en lui offrant le billet d'avion et le séjour.
Voys croyez que je peux intenter un procès au gouvernement pour mésinformation du contribuable?
PS: En plus, je me souviens, moi je voulais me dépacser de suite pour ne plus entendre parler de l'Homme. C'est lui qui avait suggéré qu'on attende début 2007 pour que ça me fasse gagner un peu sur les impôts; vu les circonstances de notre séparation, il faisait le maximum pour me rendre service. Je me suis laissée convaincre. Ca aura été ma dernière erreur le concernant, mais elle m'aura coûté trèèèès cher.

jeudi 8 mars 2007

...Et pendant ce temps, mon découvert se creuse

Quand on bosse en indépendant, ce n'est pas toujours facile de gérer sa trésorerie. En ce qui me concerne, par exemple, je bosse pour trois éditeurs qui ont chacun une politique de règlement différente: l'un me paie 100 feuillets à la commande et le solde à la remise, l'autre une moitié à la commande et le solde à la remise, et le dernier un tiers à la commande, un tiers à la moitié et le solde à la remise. Ajoutez à ça la longueur variable des bouquins que je traduis et le temps de réaction aléatoire des départements comptables qui émettent les chèques, et vous obtenez un véritable casse-tête. Je suis perpétuellement en train de jongler avec des rentrées d'argent sur lesquelles je ne peux jamais compter à date fixe, et des sorties qui elles tombent comme un couperet à l'échéance prévue - le Trésor Public et la Sécu sont d'une ponctualité exemplaire quand il s'agit de se remplir les poches, mais hélas beaucoup moins rapides quand on leur demande d'effectuer une simple formalité comme, je sais pas moi, un changement d'adresse.
La longueur du tome 4 de Maudite Série ayant été grossièrement sous-estimée à la commande, il se trouve que je n'avais pas de rentrée prévue au mois de janvier mais que je devais toucher un énôôôrme chèque de près de 9000 euros courant février. J'ai donc attendu patiemment en réfrénant mon habituelle shoppingite aiguë (et si mon monstre n'est plus chez Brüsel quand je retournerai le chercher, there's gonna be hell to pay!). Sauf que le Colissimo qui contenait ma facture a mis 14 jours à parvenir à destination - la Poste non plus n'est pas une administration très fiable en France. Mes cartes bleues de février ont été encaissées sans que mon compte ait été crédité du moindre centime. J'ai dû appeler ma banque pour réclamer une extension provisoire de mon découvert autorisé. Qui m'a été accordée jusqu'au 15 mars. Je pensais que ce serait largement suffisant.
Avant-hier, ne voyant toujours rien venir, j'ai contacté l'éditrice concernée, qui a promis de se renseigner auprès de la compta et de me mailer dans la foulée. Aujourd'hui: boîte à lettres toujours vide, boîte mail idem. J'appelle l'éditrice. Et apprends que ma facture a été égarée par la compta, qu'on vient juste de la retrouver et qu'on m'envoie mon chèque sous deux jours maximum. Oui mais je pars à Bruxelles dimanche pour une semaine, ce qui reporte l'encaissement dudit chèque au 20 ou 21 mars, soit bien après la fin de mon extension de découvert autorisé. J'ai demandé si on ne pouvait pas plutôt me faire un virement. L'éditrice "voit avec la compta" et me tient au courant.
Je commence à comprendre pourquoi je n'ai jamais pu obtenir le numéro direct du service comptabilité de cette boîte. Ils n'ont déjà pas l'air super productifs, si en plus ils sont assaillis de coups de fils de traducteurs furieux, aucun d'entre nous ne sera payé pour ses factures en attente avant janvier 2008. Et d'ici là, l'une ou l'autre administration à laquelle nous devons des sous nous aura déjà envoyés en prison pour non règlement de cotisations.

mardi 31 octobre 2006

Je hais l'administration française

Monpatelin, le 25 octobre 2005
Madame, monsieur,

Je reçois ce jour un avis d’imposition au titre de la taxe professionnelle 2005.
Or en tant que traductrice littéraire affiliée à l’AGESSA et relevant du régime des artistes-auteurs, il se trouve que je suis exemptée du paiement de cet impôt.
J’avais déjà fait valoir ce droit auprès de mon ancien CDI de Lavilledàcôté en 2002, comme en témoigne l’avis de dégrèvement ci-joint.
Merci de le prendre en compte pour les années à venir.
Armalite
***
Monpatelin, le 17 février 2006
Madame, monsieur,

Ci-dessus copie de la lettre que je vous ai envoyée le 25 octobre dernier lorsque vous m’avez réclamé une première fois la taxe professionnelle dont je ne suis pas redevable. Ayant reçu aujourd’hui une lettre de rappel, je vous prie de bien vouloir prendre ma situation en compte afin d’éviter des réclamations supplémentaires.
Cordialement,
Armalite
***
Monpatelin, le 31 octobre 2006
Madame, monsieur,

J’ai reçu aujourd’hui un avis d’imposition au titre de la taxe professionnelle 2006.
Malgré les nombreux courriers que je vous ai déjà envoyés et dont vous trouverez la copie ci-joint, vous continuez à me réclamer une taxe dont je ne suis pas redevable. Je vous saurais gré de prendre les mesures nécessaires pour éviter que cela se reproduise. Si vous avez besoin d’un quelconque justificatif (autre que celui que je vous ai déjà adressé en février de cette année), de grâce, demandez-le-moi et finissons-en une bonne fois pour toutes. Ces vains échanges de courrier sont une perte de temps pour tout le monde.
De moins en moins cordialement,
Armalite

mardi 25 octobre 2005

Naïve je suis

Après un an et demi de lutte acharnée avec deux centres des impôts pour un simple changement d'adresse, je me croyais à l'abri de toutes les tracasseries "trésorpubliquiennes" pour un bon moment.
Que nenni.
Hier je reçois un papier m'invitant à régler mille euros (rien que ça!) de taxe professionnelle avant le 31 octobre... Alors que mon statut m'exempte de la payer et que j'avais déjà fait toutes les démarches nécessaires pour que cela soit pris en compte par mon ancien centre des impôts. Mais je suppose qu'à l'heure de l'informatique, c'est beaucoup trop demander que les différents centres se transmettent les dossiers entre eux, hein... Et puis c'est tellement plus drôle d'emmerder le contribuable.