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jeudi 16 août 2012

J'ai trouvé pour vous: le plus mauvais film du monde (alors que je ne cherchais même pas)


Chouchou est toujours d'accord pour m'accompagner au cinéma. Il dit que quel que soit le film, il trouvera forcément quelque chose à apprécier. Je l'ai vu sortir de plusieurs navets auquel je l'avais entraîné, rigolant et défendant certains aspects des navets en question quand je n'étais que dégoût d'avoir gâché dix euros et deux heures de ma vie. 

Mais hier, même l'immense bonne volonté cinéphile de Chouchou a été tenue en échec. 

Hier, Chouchou s'est endormi dans la salle 14 de l'UGC Toison d'Or pendant que j'alternais entre rire nerveusement et me frapper la tête contre le dossier du fauteuil de devant afin de m'assommer et de mettre un terme à mes souffrances. 

J'avoue: je suis allée voir "Cornouaille" uniquement pour Vanessa Paradis. Mais le pitch avait quand même un certain potentiel. Une jeune femme dure et insensible retourne dans la maison de Bretagne où elle passait ses vacances enfant, et où elle n'a plus mis les pieds depuis la mort de son père. Confrontée à ses fantômes, elle s'ouvre peu à peu à la vie. Pourquoi pas? Correctement traité, ça aurait pu donner un film sympa. 

Hélas! Tout est consternant dans "Cornouaille". Les dialogues pseudo-profonds ("Si tu ne sais pas vivre avec tes morts, comment saurais-tu vivre avec les vivants?"). Le jeu des acteurs, vraiment pas gâtés avec des textes pareils. La réalisation d'une platitude abominable, qui ne parvient pas une seule seconde à créer une atmosphère un peu surnaturelle ou onirique. Le propos finalement archi-convenu. Même les paysages bretons, cadre idéal pour raconter une histoire mélancolico-tourmentée, sont réduits à de simples images sans relief, d'aspect presque métallique. J'aurais déjà trouvé ça faible pour un téléfilm du jeudi soir sur TF1. Félicitations à Anne Le Ny, qui loin d'un "Sixième sens" français signe là la daube la plus intersidérale de mon palmarès personnel. 

jeudi 21 juin 2012

Pour ne pas finir comme Johnny et Vanessa


Cette nuit, j'ai rêvé qu'en chahutant avec Chouchou, je lui faisais un ippon sur le seuil d'une maison, que son cou tapait violemment contre l'arête de la porte pendant sa chute et qu'il était décapité net. 

Je crois que je suis traumatisée par la séparation de Johnny Depp et Vanessa Paradis. 

Même s'ils n'avaient plus fait d'apparition publique ensemble depuis le festival de Cannes 2012, ces deux-là démentaient les rumeurs de rupture depuis des mois. Avant-hier, le publiciste de Johnny Depp a pourtant fini par annoncer que, oui, la divinidylle était bel et bien terminée après 14 ans et deux enfants. 

Des couples de stars qui se brisent, il y en a une demi-douzaine chaque jour. Alors pourquoi suis-je aussi touchée par cette séparation-là? Parce que j'adore Vanessa Paradis et que ça me fait de la peine pour elle, bien sûr. Mais aussi à cause de ce que son couple avec Johnny Depp représentait. Quand ils se sont rencontrés, elle sortait d'une histoire qui s'était mal terminée avec Lenny Kravitz; elle était triste et malheureuse. De son côté, il buvait et détruisait les chambres d'hôtel. Il n'est pas le prince charmant qui l'a sauvée, non: ils se sont sauvés mutuellement. Par une sorte de miracle alchimique, chacun a fait ressortir ce que l'autre avait de meilleur, et leur couple est devenu bien supérieur à la somme de ses parties. Pendant des années, il a été un espace d'apaisement mutuel, de créativité soutenue et encouragée. 

Un peu comme pour Chouchou et moi, donc. 

Mais le miracle alchimique n'a pas résisté à l'usure du temps. Il semblerait que les vieux démons de Johnny Depp soient revenus à la charge et qu'ils aient fait voler la divinidylle en éclats. 

Du coup, je m'en vais acheter du papier de verre pour poncer ma porte. On ne sait jamais.  

vendredi 10 février 2012

"Café de Flore"


Paris, 1969. Jacqueline (Vanessa Paradis, brune, pas maquillée, portant des fringues informes et les chaussures les plus laides du monde) élève seule son fils trisomique. Avec beaucoup de courage, de tendresse et de fantaisie, elle se bat pour lui offrir la vie normale d'un petit garçon de son âge, et notamment pour le scolariser dans une école ordinaire afin qu'il progresse davantage. Un jour, Laurent rencontre Véronique, une fillette également trisomique, et quelque chose de très fort se produit entre les deux enfants...

Montréal, 2011. A l'approche de la quarantaine, Antoine a tout pour être heureux: un job de DJ qui l'emmène dans le monde entier, une compagne superbe avec qui il fait l'amour comme un fou, deux filles qu'il adore. Pourtant, il ne parvient pas à oublier son ex-femme, qui fut son tout premier amour et avec qui il vécut 20 ans de relation fusionnelle. De son côté, cette dernière enchaîne les crises de somnambulisme et les cauchemars étranges...

Comme on s'en doute dès le début, les deux histoires sont liées, et j'ai passé près de deux heures à me demander de quelle façon. Je ne suis pas trop cruche: j'ai compris à la moitié d'"Usual Suspects" que le boîteux semblait beaucoup trop inoffensif pour ne pas être le vrai coupable, et pigé dès la scène du resto entre Bruce Willis et sa femme que le premier était mort dans "Sixième Sens". Mais là, vraiment, je n'ai pas deviné avant la fin, avant cette révélation qui donne une tonalité assez particulière au film. Je conçois que certains aient pu détester; pour ma part, j'ai trouvé que c'était plutôt original, et que ça servait le propos sur les âmes soeurs développé tout au long du film.

Pour autant, "Café de Flore" n'est pas exempt de défauts. Il m'a paru un peu long (mais c'était peut-être parce que j'avais eu le tort de boire un thé juste avant, et que j'attendais le générique final pour me précipiter aux toilettes), et surtout légèrement déséquilibré dans sa construction: trop de temps passé à établir que Jacqueline ferait n'importe quoi pour son fils; du coup, le drame final semble trop subit et difficile à avaler. Et un élément important à mon sens reste inexpliqué, même si je ne peux pas en parler ici sans spoiler.

Néanmoins, j'ai beaucoup aimé ce film, et je l'aurais beaucoup aimé même sans Vanessa Paradis. "Café de Flore" n'est pas très gai, mais il fait passer des émotions fortes et troublantes. J'ai aimé la façon dont Jean-Marc Vallée entremêlait passé et présent; j'ai trouvé que la musique était utilisée de manière intelligente; et j'ai été frappée par le rayonnement qui se dégage des deux jeunes acteurs trisomiques pendant la scène de la rencontre. Leurs sourires, leurs regards sont inoubliables, et c'est une femme globalement imperméable au charme des enfants qui vous l'assure. Bref, "Café de Flore" vaut bien mieux que les critiques lapidaires et la maigre programmation qui lui a été réservée.

mardi 10 janvier 2012

Les 3 sorties très attendues de fin janvier


- Le 18 paraîtra "La Page blanche", un roman graphique avec Boulet au scénario et Pénélope Bagieu au dessin. Sans même savoir de quoi ça va causer, j'ai hâte de découvrir cette collaboration entre deux artistes que j'adore.

- Le 23, rendez-vous au cinéma pour voir "Café de Flore", un film de Jean-Marc Vallée (le réalisateur québécois à qui on doit déjà "C.R.A.Z.Y.") avec Vanessa Paradis brune et paraît-il presque méconnaissable dans le rôle d'une mère célibataire qui peine pour élever son fils autiste à la fin des années 60. La bande-annonce n'est pas follement gaie, mais depuis que je me suis tapé le débile "Atomik Circus" et le sordide "La clef" pour Vanessa, plus rien ne m'effraie.






- Le 31, enfin, mon héros Leonard Cohen sortira un nouvel album studio, "Old Ideas", le premier depuis 8 ans. J'en suis toute chamboulée d'avance, au point que j'ai terriblement peur d'être déçue. Et que je ne sais pas si je dois le commander sur Amazon, au risque de ne pas le recevoir avant le 5 février, ou me ruer à la Fnac City 2 que je déteste le jour même de sa sortie. Il faut aussi que je prévoie des bougies pour la première écoute - oui, oui, tout un cérémonial à la limite du religieux.

Bref, avec ces trois sorties très attendues, janvier 2012 ne peut fondamentalement pas être un mauvais mois!

mardi 1 novembre 2011

"Un monstre à Paris"


Paris, 1910. La Seine en crue a inondé les rues de la capitale. Raoul, un jeune livreur inventif, et Emile, son ami projectionniste, s'introduisent dans le laboratoire d'un biologiste de génie. De gaffes en manipulations hasardeuses, ils finissent par créer un insecte géant qui se met à terroriser la population. Mais Lucille, une jeune chanteuse à la voix d'ange, va être touchée par la détresse et la sensibilité de celui qu'elle baptisera Francoeur. En s'efforçant de le protéger, elle découvrira que les créatures les plus monstrueuses ne sont pas nécessairement celles qui ont l'apparence la plus effrayante...

"Un monstre à Paris" est un film assez inégal. Au niveau technique, les personnages et les décors ont visiblement été très travaillés, mais le budget animation devait être insuffisant pour des scènes de foule. Du coup, les rues sont presque toujours désertes, ce qui nuit pas mal à l'ambiance. Rien à dire, par contre, au niveau des scènes chantées et dansées où explose le talent de M et de Vanessa Paradis. Le scénario n'est pas mauvais; il ménage quelques scènes drôles, d'autres scènes émouvantes et un beau final sur la Tour Eiffel. On peut toutefois lui reprocher de n'avoir, contrairement à la plupart des Pixar ou des Disney de ces dernières années, qu'un seul niveau de lecture et un message un peu simpliste. J'ai aimé retrouver l'atmosphère des bédés d'Adèle Blanc-Sec, et aussi les références au Fantôme de l'Opéra ou à King-Kong. En résumé, pas un grand dessin animé, mais de quoi passer tout de même un chouette moment au cinéma.

jeudi 20 janvier 2011

Où je passe ma soirée avec Vanessa Paradis

C'est dingue le nombre de trucs qu'on peut faire en l'espace d'une soirée quand on est privée d'internet pour cause de Livebox antédiluvienne. Dans l'impossibilité de me rendre immédiatement à l'agence Orange la plus proche afin d'échanger l'appareil défunt contre un neuf (manoeuvre qui, en l'absence de voiture et étant donné qu'il ne passe qu'un seul bus par heure à Monpatelin, m'aura pris les deux tiers de la journée d'aujourd'hui, installation comprise) j'ai réussi à:

- Trier un mois de courrier en retard. Chouette, deux cartes de voeux et une douzaine de cartes Postcrossing! Zut, les charges de copropriété pour le premier trimestre 2011!

- Localiser le dernier relevé de compte 2009 qui me manquait pour entamer ma comptabilité professionnelle 2010, la bouillotte que je voulais rapatrier à Bruxelles étant donné qu'Etam ne vend que des horreurs en forme de zèbre cette année, une boîte à thé vide pour ranger la 117ème tisane de mon arsenal "Consommons un max de Moltonel épaisseur triple avant que ça passe de mode."

- Résoudre mon problème de prises et de radiateur de salle de bain qui ne fonctionnait plus en changeant les plombs correspondants. Bien entendu, il n'y avait pas d'étiquettes sur mon tableau électrique pour indiquer à quoi correspondait chaque bitonio; j'ai donc passé un moment ludique à inverser des crotouilles cylindriques de tailles diverses en essayant de ne pas mélanger les usagées et les neuves, et à me prononcer de pièce en pièce avec une lampe de bureau Ikea pour valider (ou non) chaque essai. Mais j'ai fini par triompher. Fiat lux! Et je ne me suis même pas électrocutée ni rien. (Ne riez pas: c'était une possibilité non-négligeable.)

- Dîner d'un chocolat chaud et de deux pains au lait beurré en regardant le DVD d'"Une nuit à Versailles" pelotonnée sous un plaid en polaire + un poncho en alpaga + un pull en cachemire. J'ai beaucoup aimé ce concert acoustique qui m'a donné l'occasion de redécouvrir certains titres dont la version studio m'avait laissée assez froide. Les arrangements valent vraiment le détour. Et Vanessa est toujours aussi craquante, mais sérieusement, monsieur Chanel, était-il bien nécessaire de lui coller sur le dos cette espèce de top à mi-chemin entre la cotte de maille et la gourmette en argent recyclée? Sans parler du slim gris qui est l'uniforme de l'ex la plus célèbre de son Johnny. Non franchement, une tenue un peu plus éthérée et intemporelle aurait mieux convenu à ce lieu historique.

dimanche 21 mars 2010

"L'arnacoeur"

J'ai deux problèmes avec les comédies romantiques. Le premier, c'est qu'elles partent souvent d'une situation improbable. Par exemple: un séducteur professionnel en difficulté financière se voit contraint d'accepter une mission qui lui répugne, à savoir faire rompre un couple parfaitement heureux. Le second, c'est qu'on sait d'avance comment elles vont se terminer: après avoir triomphé de tous les quiproquos et les obstacles, le héros et l'héroïne finiront par se tomber dans les bras, même s'ils sont si mal assortis que dans la vraie vie, ils s'étriperaient au bout de trois mois.

Mais si on parvient à accepter ces deux postulats irritants au possible, il y a, parfois, moyen de s'amuser quand même pour peu que le film soit bien ficelé. Et je n'aurais pas parié deux kopeks là-dessus, mais bien ficelé, "L'arnacoeur" l'est effectivement. Pas de temps morts, pas de gags répétitifs, presque pas de vulgarité (si l'on excepte une des premières répliques d'Héléna Noguera), mais de l'humour qui fait mouche, des comédiens qui semblent prendre du plaisir à faire leur boulot, des chaussures de folaïe aux pieds de Vanessa Paradis et une très chouette reprise de la scène finale de "Dirty Dancing". Je dis bravo.

mardi 16 mars 2010

Trop dure la vie


Ca sort demain, et vu qu'il y a Vanessa Paradis dedans, je suis OBLIGEE d'aller le voir alors que je déteste les comédies romantiques et Romain Duris, pfffff...

lundi 30 novembre 2009

"Vanessa Paradis: Best of"

Me voyant hésiter vendredi après-midi devant le présentoir où voisinaient les deux versions du best of de Vanessa Paradis, une vendeuse de la Fnac s'est écriée: "Si vous l'aimez bien, prenez l'édition limitée avec le livre, il est plein de photos superbes; franchement, pour 7€ de plus, ça vaut le coup!". Comme je suis fan, je l'ai écoutée. Et comme je suis fan, je connaissais déjà par coeur toutes les photos présentes dans le fameux bouquin, sauf les deux-trois dernières. Et maintenant, je me retrouve avec un objet qui ne rentre pas dans ma CDthèque. Grrrr. Ma maman m'avait pourtant dit de ne jamais faire confiance aux inconnus.

Au-delà de cette petite déconvenue, je ne regrette pas mon achat. Si le premier CD, sans surprise, se contente de compiler les singles de Vanessa, le second contient des "raretés" très intéressantes, comme une reprise de "I love Paris" et une autre de "Emmenez-moi" en live, ainsi que des duos avec M, Jane Birkin et Alain Souchon. Un bon moyen d'étoffer le répertoire limité de la demoiselle - 5 albums à peine en 23 ans de carrière. Et bien sûr, on y retrouve l'inédit "Il y a", délicieuse ode au bonheur tranquille servie par un très joli clip signé Johnny Depp. Qui ne devrait pas tarder à grimper très vite au classement de mes morceaux les plus écoutés sur iTunes.

mardi 17 novembre 2009

Il y a



Dieu que cette fille est belle dans sa singularité et son bonheur...
Son double Best Of sortira le 23 novembre; il sera plein d'inédits et de morceaux qui ne figuraient pas sur ses albums studios (notamment un extrait d'Atomik Circus et un autre du Soldat Rose). Il va direct se rajouter sur ma liste au Père Noël.

jeudi 4 décembre 2008

"Vanessa Paradis: Divinidylle tour"

C'est une biographie de Leonard Cohen qui a attiré mon attention vers le rayon consacré à la musique et au cinéma. Juste à côté, ce livre de photos dont je n'avais même pas entendu parler avant sa sortie. Il a immédiatement rejoint la pile de mes achats du jour.

Vanessa Paradis me fascine; je l'ai déjà dit ici. Pourtant, je ne suis pas du tout sensible à la musique qu'elle fait, et ses derniers films ne m'ont guère emballée. Je ne la trouve pas spécialement belle non plus. Mais elle a une grâce insensée. Et c'est justement ce que Claude Gassian parvient à faire ressortir dans ce livre. Sans un mot, juste avec ses images, il raconte la conception de l'album "Divinidylle" et la façon dont Vanessa, M et quelques musiciens lui ont donné vie sur scène. On est très loin du côté icone de papier glacé mis en évidence par les pubs Chanel ou Miu Miu, très loin aussi de la star qui pose sur les tapis rouges en tenue vintage bohème au bras de son ultra-célèbre compagnon. Vanessa est en studio, le visage nu et blême, un chapeau cloche enfoncé sur ses cheveux pendouillants, des bas de laine tire-bouchonnés dévoilant des genoux cagneux. Vanessa fait des étirements par terre, sur un tapis de gym Décathlon en chaussettes rayées. Vanessa traverse les couloirs en béton d'une salle de spectacle; Vanessa bâille pendant qu'une équipe de maquilleurs et de coiffeurs s'affaire autour d'elle; Vanessa se repose rêveuse dans le bus de sa tournée. Et puis de temps en temps, Vanessa pose pour le photographe - avec du rouge à lèvres pupute dans une douche carrelée de blanc, enveloppée d'une grande gabardine noire sur un parking. Elle est à cet âge intéressant où l'enfant transparaît encore en elle et où se devine déjà la vieille femme qu'elle deviendra, comme en équilibre fragile sur un fil invisible. Les clichés ne sont pas tous flatteurs; certains font ressortir ses joues creuses, ses cernes, la peau qui commence à fatiguer autour de ses yeux, la maigreur de son corps. Mais tous capturent quelque chose d'authentique, une émotion, un instant de vie arrêté.

lundi 7 janvier 2008

Critique partielle et totalement partiale de "La clef"


Autant le dire tout de suite: la seule raison pour laquelle je suis allée voir ce film, c'est la présence de Vanessa Paradis au générique. Si Hawk ne m'avait pas montré la bande annonce sur Internet, je n'aurais même pas su de quoi ça causait. De toute façon, après m'être cogné "Atomik Circus" pour l'amour de Vanessa, je suis prête à me farcir quasiment n'importe quoi en matière de bouse cinématographique.

"La clef" n'était pas un mauvais film. Mais le policier crasseux, c'est pas spécialement mon truc, surtout quand il comprend quelques plans bien gore et deux-trois invraisemblances qui gâchent sa crédibilité. Et puis Vanessa apparaît dans une demi-douzaine de scènes à tout casser: disons, deux feuillets de texte (tapés gros en triple interligne) et trois jours de tournage. En plus, il faut voir comment ils l'ont arrangée, la pauvre chérie. Dans sa première scène, on dirait carrément qu'elle a les dents pourries. Au naturel, déjà, elle fait petite chose maigrichonne et malade ; là, le maquillage lui donne carrément l'air tuberculeuse. En la voyant, on a juste envie de lui acheter une religieuse au chocolat, une bouteille de Fructis spécial cheveux gras et un pot d'embellisseur abricot Agnès b. C'est quand même la quatrième fois, après "Noce blanche", "Elisa" et "Mon ange", qu'elle se retrouve à jouer les putes au cinéma. Soit quasiment 50% de ses rôles (la miss est paresseuse et n'a pas une bio très fournie). A sa place, je m'interrogerais sérieusement sur ce que les réalisateurs voient en moi.

lundi 3 septembre 2007

Vanessa, le retour


Tout à l'heure en voulant regarder "Malcolm" je suis tombée sur... un jeu débile présenté par Roland Magdane. Je n'en revenais pas que M6 me sucre la fin de la dernière saison de cette excellentissime série. Dépitée, j'ai zappé pour voir ce qu'il y avait sur les autres chaînes. Et je suis tombée sur le Grand Journal de Canal + avec en invitée d'honneur Vanessa Paradis, dont le dernier album sort aujourd'hui. (Cette fois, j'ai bien pensé à le pré-commander sur Amazon et devrais donc le recevoir après-demain).

Vanessa Paradis n'a pas une grande voix. Le seul de ses albums qui figure encore dans ma CDthèque, c'est le "Variations sur le même t'aime" que lui avait écrit Gainsbourg. Son "Bliss" familial m'avait, à deux chansons près, copieusement gonflée. La moitié de ses films sont des navets. Elle est la première à reconnaître qu'elle n'est pas une intello et qu'elle ne possède aucune culture. Elle s'exprime avec le genre de lenteur hésitante qui tend à m'exaspérer chez d'autres. En plus elle est naturellement blonde aux yeux verts, elle pèse genre douze grammes et elle irradie la béatitude par tous les pores.

Je devrais la détester, mais je l'adore. Parce qu'elle n'a pas la grosse tête malgré sa triple casquette de chanteuse/actrice/modèle pour Chanel, parce qu'on la sent émerveillée par sa chance et pas du tout imbue d'elle-même, parce que malgré des choix professionnels pas toujours judicieux, il y a dans tout ce qu'elle fait une grâce unique, une luminosité qui justifie qu'elle soit devenue une icône malgré sa médiocre production artistique. Si je devais me réincarner dans la peau d'une star, je voudrais être Vanessa.