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dimanche 13 novembre 2011

Les non-Utopiales 2011


Ici s'achève un merveilleux week-end de non-Utopiales.

A la base, je venais à Nantes pour assister à cette convention de SF qui est l'une des trois grosses manifs littéraires auxquelles je participe chaque année (avec le Salon du Livre de Paris en mars et les Imaginales d'Epinal en mai). Puis l'amie qui m'héberge habituellement s'est fait larguer par son mari, aidé de ses deux bons potes pertes et fracas, et j'ai eu plus envie de passer du temps avec elle que de boire des coups au bar de Mme Spock ou de faire la queue une heure pour une dédicace sur un bouquin que je n'aurais pas acheté en temps normal et qui serait juste venu grossir ma PAL.

Oh, nous avons bien passé deux heures au Palais des Congrès dans l'après-midi de samedi, et j'ai bien eu le plaisir de saluer quelques têtes connues, voire de bavarder un peu avec elles. J'ai admiré la robe rayée rouge et noire dans laquelle Garulfo ressemblait à la Musky de Ribera et Godard; je me suis fait payer un jus de pomme par l'organisateur des chroniques de Kandorya; j'ai promis à JCD qu'on trouverait le temps de goûter ensemble à Toulouse pendant les vacances de Noël; j'ai discuté godasses (what else?) avec Pierre Pevel et ma ravissante jeune collègue Annaïg; j'ai été surprise mais ravie d'apprendre que Sam et sa boîte Sans Détour allaient collaborer avec Editeur Préféré sur plusieurs projets; j'ai félicité la jolie Claire pour son bidon tout rond et Jeanne A. Debats pour son allure d'extra-terrestre allumée. En revanche, j'ai raté Anne Fakhouri qui m'avait promis un mojito en échange du récit de mon bref mariage à un Breton catho de droite, et Ando à qui j'avais promis de faire faire des dédicaces mammaires. Mesdemoiselles Mesdames, ce n'est que partie remise.

J'ai visité et aimé l'expo de Greg Broadmore. Pour le reste, aucun auteur présent ne m'intéressait à part Audrey Alwett qui n'était pas prévue au planning des dédicaces ce jour-là, et le duo Carine M.-Elian Black'Mor qui étaient arrivés vendredi et repartis aussi secs, les organisateurs ayant oublié de commander leurs bouquins! Le nouvel emplacement du bar de Mme Spock ainsi que le manque de places assises n'incitaient pas vraiment à s'y attarder; c'est donc sans regret que mon amie et moi sommes rentrées pour finir la soirée en papotant. Finalement, ce que je préfère dans les Utopiales, c'est encore elle.

jeudi 11 novembre 2010

No Utopiales for me this year

J'aurais dû être à Paris aujourd'hui. Un peu plus de vingt-quatre heures pour faire quelques emplettes en prévision de Noël et déjeuner, goûter ou dîner avec ces amis que je vois si peu désormais, avant de mettre le cap sur Nantes et les Utopiales. Mes billets de train étaient réservés depuis trois mois. Entre-temps, la maladie de mon père est venue bouleverser mes projets. J'ai pris du retard dans mon boulot, et par conséquent dans le paiement de mes factures... Et puis la plupart des habitués ne pouvaient pas venir aux Utops cette année, et Gren qui m'accueille là-bas n'était même pas certaine d'avoir son week-end libre. Bref, j'ai annulé.

Je descendrai donc directement à Monpatelin samedi au lieu de lundi. Je n'ai pas spécialement envie d'y aller, mais une semaine chargée m'attend avec pas moins de trois rendez-vous chez différents médecins, une échographie de contrôle et mon assemblée générale de copropriété version 2.0 - mes voisins se sont plaints d'avoir des cafards et des rats. Bref, que des trucs fun. Si tout s'est bien passé, il y aura quand même une récompense au bout: la soirée qu'Editeur Préférée organise pour fêter ses 10 ans, et qui devrait faire l'objet d'un bref arrêt à Paris sur le chemin du retour à Bruxelles. J'ai vraiment hâte d'y être. Boire deux ou trois coupes de champ' et discuter avec mes collègues (et néanmoins amis) en oubliant tout le reste l'espace de quelques heures me fera le plus grand bien.

lundi 2 novembre 2009

Anne Fakhouri 1 - Neil Gaiman 0

Je suis entourée de gens géniaux.
Je sais: n'importe qui vous dira la même chose de ses potes, la plupart des gens ayant tendance à éviter de fréquenter ceux qu'ils prennent pour de sombres connards.
Mais moi, je vous rappelle que j'ai exceptionnellement bon goût.
Et par "géniaux", je n'entends pas juste "achement sympas". J'entends "bourrés de talent que s'ils étaient pas aussi drôles et intéressants, j'aurais envie de les envoyer jouer dans un mixer".
Ainsi, copine Anne.
Copine Anne a une très grande gueule. Copine Anne est catho pratiquante et capable de débiter de pures horreurs de l'air le plus sérieux du monde. Copine Anne a un mari répondant au doux sobriquet de Gorille qui pratique l'escrime et la couture, ainsi qu'une fille de trois ans surnommée La Malédiction qui, au lieu de les faire se battre, accouple entre eux ses chevaliers Playmobil. Et quand copine Anne n'est pas en train de donner des cours de français, de hanter les GN ou de jouer les marieuses et de se plaindre ensuite de la réussite de ses manigances, elle écrit des bouquins fantastiques dans les deux sens du terme.
Alors quelques mois plus tard, c'est normal, copine Anne est nominée pour le Grand Prix de l'Imaginaire en catégorie Roman Jeunesse. En même temps que Neil Gaiman avec "L'Etrange vie de Nobody Owens". Excusez du peu.
Et le soir de la remise des prix, à votre avis, qui repart avec le GPI? Mmmh?



PS: Vu que l'an dernier, copine Jeanne avait reçu le prix Julia Verlanger et que ce serait dommage de gâcher un si beau winning streak, il serait bon que quelqu'un se dévoue pour casser la baraque l'an prochain. Ando, on compte sur toi.

dimanche 1 novembre 2009

Télégramme nantais

Grand Prix de l'Imaginaire du Roman Jeunesse effectivement attribué à copine Anne: suis fierté. STOP. Repas à la crêperie hier midi avec la bande du forum grand moment de fou-rire, heureusement que copines BBL et Ando dotées d'heureux caractère et bon sens de l'humour. STOP. Pas facile localiser Serge Lehmann pour lui faire dédicacer son recueil de nouvelles recommandé par Mélanie, mais Gren d'une patience infinie si auteur agréable à regarder. STOP. Maïa Mazaurette adorable et pas avare de bons tuyaux chaussures; espère que son roman sera aussi bien qu'il en a l'air. STOP. Tristesse que Pierre Dubois pas là cette année un peu rattrapée par perspective présence Neil Gaiman l'an prochain (Gren déjà en train de faire plan pour le coincer dans ascenseur et lui faire subir derniers outrages). STOP. Hier soir après demi-bouteille champagne rosé, découverte deux nouveaux jeux de société très sympas: Wasabi et Zéro. STOP. Aujourd'hui temps de merde, impossibilité faire tourisme pour montrer ville à Chouchou. STOP. Reviens bientôt avec post plus détaillé. STOP.

mercredi 28 octobre 2009

Je suis impatience

Ce week-end, je serai aux 10ème Utopiales de Nantes. C'est, avec les Imaginales qui ont lieu à Epinal au mois de mai, l'une des deux plus grosses manifestations organisées chaque année en France autour du thème de la fantasy et de la SF. L'occasion pour moi de retrouver beaucoup d'amis traducteurs, auteurs, éditeurs ou lecteurs rencontrés sur les forums consacrés au genre - et aussi de revoir ma chère Gren et son mari dont tant de kilomètres me séparent le reste du temps. Je sais déjà que de vendredi soir à lundi matin, les heures vont filer beaucoup trop vite à mon goût, et qu'elles ne seront jamais assez extensibles pour tout ce que j'aimerais y caser, pour toutes les conversations à bâton rompus, tous les fou-rires hystériques, toutes les confidences partagées. L'an prochain, j'essaierai d'arriver vingt-quatre heures plus tôt.

Je pars demain matin pour Paris, seule. Sans programme bien arrêté puisque JC avec qui j'espérais dîner sera probablement en compétition. Et sans liste de shopping pour cause de finances raplapla. Qu'importe: pourvu qu'il fasse beau, je sais que je prendrai plaisir à flâner dans le Marais avec mon carnet à dessin. Je dois de toute façon me ravitailler en comics chez Arkham et en thé chez Mariage Frères. Pour le reste, on verra. Chouchou me rejoindra vendredi en fin de matinée; nous disposerons de quelques heures pour passer chez Junku et mener à bien sa quête de plumes japonaises (celles qui servent à écrire ou à dessiner, et pas à se mettre dans le fondement fabriquer des éventails de cocotte) avant de prendre le TGV pour Nantes. En espérant que le retard traditionnel de l'organisation nous permettra d'arriver à temps pour assister au couronnement de ma copine Anne Fakhouri, nominée dans la catégorie meilleur roman jeunesse et qui ne peut PAS ne pas l'emporter (ne serait-ce que parce que sinon, elle va arracher la tête des votants avec les dents).

Je pourrai sans doute poster un peu depuis le PC de Gren; au cas où je serais trop crevée pour ça, j'ai prévu quelques billets qui seront publiés automatiquement en mon absence. Je vous dis donc à lundi soir avec, je n'en doute pas, plein de chouettes photos et de choses à raconter!

mardi 4 novembre 2008

Utopiales 2008: les dédicaces (5) la dédicace manquée

Vendredi soir, ma copine Jeanne-A. Debats a réussi un superbe doublé en recevant, coup sur coup, le Prix Julia Verlanger et le Grand Prix de l'Imaginaire pour sa novella La vieille Anglaise et le continent. J'avais justement emporté mon exemplaire dans l'idée de le lui faire signer quand elle aurait une minute. De toute façon, nous n'allions pas arrêter de nous croiser pendant tout le week-end, pensais-je naïvement.

Oui mais non. Samedi après-midi, peu de temps après mon arrivée à la Cité des Congrès, je suis en train de traîner dans l'espace librairie quand j'aperçois Jeanne-A. de l'autre côté des ficus en pot qui protègent les auteurs en train de dédicacer d'un éventuel backstab commis par un fan dérangé. Je lui fais coucou et crie: "Attends-moi, j'arrive tout de suite!".

Mais le temps de me frayer un chemin parmi la foule jusqu'à l'extérieur de l'espace librairie, Jeanne-A. s'est volatilisée. Je ne l'aperçois nulle part ailleurs sur la vaste mezzanine, ni même dans les escaliers qui relient cette dernière à l'étage inférieur. Etrange. En plus de son pouvoir de métamorphose draconique, aurait-elle celui de se téléporter à la vue d'une importune? Je ravale mon dépit en me disant que je la recroiserai sûrement plus tard - selon toute probabilité, au bar qui semble être le point de rassemblement désigné de tous les Utopialistes.

Oui mais re-non. J'aurai beau faire des passages répétés au bar et aller quasiment dévisager sous le nez toutes les brunes sexy à longs cheveux raides repérées de dos, de Jeanne-A. je ne reverrai point jusqu'à mon départ. Et je rentrerai chez moi avec mon exemplaire de La vieille Anglaise... toujours vierge de dédicace. Snif.

Utopiales 2008: les dédicaces (4)

Jeff Noon

Vendredi soir, en arrivant aux Utopiales, j'ai eu la surprise de tomber sur un ancien camarade d'études que je n'avais pas vu depuis ma sortie de l'ESCT, en 1991. Mathias E. dirige actuellement La Volte, une petite maison d'édition qu'il a fondée pour pouvoir traduire et publier en France son auteur préféré, Jeff Noon.

Or, pendant que je me promène dans l'espace librairie samedi après-midi, un livre à la couverture rose attire mon attention. Il s'agit de NymphoRmation, un roman justement signé Jeff Noon. Petit coup d'oeil à la quatrième de couv: sa biographie décrit l'auteur comme "un genre de Lewis Carroll moderne sous substances hallucinogènes". Mmmh, ça pourrait me plaire. Et Jeff Noon est justement en train de dédicacer. Je m'étais promis de ne pas acheter de bouquins supplémentaires ce week-end, mais j'ai déjà craqué pour le dernier Pierre Dubois, alors au point où j'en suis...

Apprenant que je ne connais pas du tout l'oeuvre de Jeff Noon, la jeune femme qui lui sert d'interprète me conseille plutôt de commencer par un autre de ses romans. Je demande s'ils se suivent. "Pas vraiment, me répond-elle, on retrouve juste certaines personnages d'un tome à l'autre". "Alors, je vais quand même prendre NymphoRmation. Ma bibliothèque manque de rose." Je la vois qui hésite entre le rire et la perplexité. "Ah, ça, c'est un argument original pour choisir un bouquin".

Utopiales 2008: les dédicaces (3)

Mélanie Fazi

Mélanie est une orfèvre de l'écriture et de la traduction - en témoignent les deux Grands Prix de l'Imaginaire qu'elle a reçu, l'un en 2005 pour une de ses nouvelles fantastiques, l'autre en 2007 pour son adaptation d'un roman de Graham Joyce. Et oui: pendant que les plus vénaux d'entre nous recherchent le boulot facile et un revenu qui leur permettra d'aller se taper la cloche dans les grands restos, d'autres s'escriment juste pour l'amour de la littérature et un peu de confiture à mettre sur leur pain sec. C'est la vie cui-cui :)

Quoi qu'il en soit, j'avais eu l'occasion de rencontrer Mélanie il y a quelques années. Je ne me souviens pas de quoi nous avions parlé, mais j'en avais gardé l'impression d'une petite personne (c'est l'une des rares adultes de ma connaissance que je surplombe de quelques centimètres) à la fois timide et très volubile dès que la conversation se portait sur un sujet qui l'intéressait. Par la suite, j'ai eu l'occasion de lire son blog, ce qui m'a permis de découvrir que c'était une passionnée de bonne musique* et une photographe amateur tout à fait honorable. Je pensais la recroiser au Salon du Livre en mars dernier, mais nous nous étions loupées. Aussi étais-je ravie de cette occasion de la revoir aux Utopiales.

Après avoir hésité entre ses deux derniers recueils de nouvelles, Serpentine et Notre-Dame aux Ecailles, j'avais fini par porter mon choix sur le second un peu au hasard. Pendant qu'elle m'écrivait un gentil petit mot sur la page de garde, je lui ai demandé s'ils avaient chacun un thème différent. "Non, m'a-t-elle répondu, mais Serpentine rassemble des nouvelles que j'ai écrites autour de ma vingtaine, et en général, les gens le trouvent plus sombre que Notre-Dame aux Ecailles, dont les nouvelles ont été écrites à l'approche de la trentaine". J'ai été bien contente d'apprendre que je n'étais pas la seule personne à avoir eu une vision de la vie plutôt dark à l'adolescence, et qui s'était considérablement éclaircie par la suite. Ce qui ne m'empêchera absolument pas d'acheter son premier recueil si j'ai aimé le second.

* Malgré une lacune cohennesque impardonnable dans sa culture ;)

Utopiales 2008: les dédicaces (2)

Adriana Lorusso

En principe, je ne lis pas de SF. Mais les deux volumes de Ta-Shima ont suscité des louanges enflammées sur le forum de leur éditeur, et surtout, Adriana est l'une des personnes les plus intéressantes qu'il m'ait été donné de rencontrer. Italienne d'origine, Bruxelloise d'adoption depuis plus de trente ans, elle a beaucoup voyagé (notamment au Japon), parle huit langues, a été interprète et traductrice avant de devenir écrivain, a pris des cours aux beaux-Arts et même exposé ses toiles. Et puis, elle a choisi de "ne pas s'encombrer d'enfants" et adore les animaux. Comment pourrais-je ne pas éprouver une folle sympathie pour cette femme? La curiosité l'a emporté: j'ai fait l'acquisition de ses bouquins et profité d'un moment calme pendant son créneau de dédicace pour lui faire signer le plus récent. Maintenant, il faut juste que je trouve le temps de le lire!

lundi 3 novembre 2008

Utopiales 2008: les dédicaces (1)

Pierre Dubois

C'est un conteur dans la plus pure tradition celtique, auteur de très nombreux et très beaux ouvrages parmi lesquels l'Encyclopédie des Fées, l'Encyclopédie des Lutins et l'Encyclopédie des Elfes. J'ai découvert ses livres du temps où je vivais à Nantes, grâce au Breton et à Gren qui en étaient fans. Une fois (ce devait être en 1996 me semble-t-il), il avait fait une séance de dédicaces à la médiathèque de mon quartier, et j'avais eu l'occasion de bavarder un peu avec lui. Avec beaucoup de gentillesse et de simplicité, il m'avait fait un petit dessin tout en me racontant une anecdote sur son copain le barde Alan Stivell. Je l'avais trouvé adorable, et physiquement identique à son personnage de Pétrus Barbygère (une des bandes dessinées dont il avait signé le scénario).

Douze ans plus tard, Pierre Dubois n'a pas changé. Il a toujours le crâne dégarni sur le dessus, le cheveu gris mi-long et frisottant, le regard pétillant de malice derrière ses petites lunettes à monture métallique et une silhouette de bon vivant drapée dans une longue robe noire. On s'attend presque à ce qu'il se serve d'un bâton en bois noueux couvert de runes pour s'aider à marcher. Il tutoie toujours spontanément les gens qui viennent lui demander des dédicaces et prend le temps de converser avec tous ceux qui en manifestent l'envie. Nous l'avons mobilisé un moment: moi en lui faisant signer son superbe Dragons et chimères: carnets d'exploration et en lui disant de nouveau ma déception que sa série Pixies se soit arrêtée prématurément, Gren en lui rappelant toutes les autres occasions dans lesquelles leurs chemins s'étaient déjà croisés et la réponse manuscrite qu'il avait faite à une de ses lettres. Avant de partir, elle s'est débrouillée pour lui voler deux bises et s'est éloignée, rose de bonheur, en affirmant qu'elle ne se laverait plus jamais les joues. Leonard Cohen, Pierre Dubois: les septuagénaires ont la cote avec nous!

Nantes, octobre-novembre 2008