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lundi 3 octobre 2011

La déception Face


Même si je n'allais pas à Stockholm pour faire du shopping, mon bien-aimé guide "Un grand week-end à..." mentionnait une chaîne de boutiques de produits de beauté suédoise, fondée par une mère et sa fille il y a 25 ans et devenue incontournable depuis lors. Sa philosophie semblait séduisante, tout comme sa gamme de cinquante couleurs de vernis à ongles sans toluène ni formaldehyde. A peine arrivée dans le quartier commerçant moderne de la ville, je me suis donc précipitée chez le Face originel, situé dans Biblioteksgatan. Une surprise m'attendait dans la vitrine:



On ne pouvait pas faire de message plus clair (à moins peut-être d'utiliser un hippopotame mauve): je DEVAIS dévaliser cette boutique. Sauf qu'une fois à l'intérieur, voici la gamme que j'ai découverte...



Rien de très original au niveau des couleurs, à part les quatre fluos que l'on peut voir sur le côté (et en fluo, je suis déjà parée avec mes American Apparel). Beaucoup de nudes, de beiges rosés, de bordeaux et de bruns, toutes teintes que je ne porte pas. J'ai quand même voulu faire quelques tests...



Affreux. Application non-uniforme, mauvaise opacité à deux couches, et rendu final plus que bof. Tout ça pour 149SEK, quand même (environ 16,50€). Face peut donc garder son poney à paillettes, et ses vilains vernis hors de prix avec. Le reste de ses cosmétiques est peut-être digne d'intérêt, mais franchement après ce test calamiteux, je n'ai eu aucune envie de m'attarder dans la boutique...

samedi 1 octobre 2011

Stockholm: mes 3 souvenirs préférés


J'ai été assez sage niveau shopping pendant ces vacances. De Stockholm, je n'ai pas ramené la moindre fringue, ni même la 9ème paire de chaussures à laquelle j'avais droit cette année: juste un tas de petits brols jolis ou rigolos. Je voulais faire une photo d'ensemble à mon retour (je trouvais, en particulier, que les imprimés des torchons rendaient très bien), mais j'ai eu la flemme. Je me contente donc aujourd'hui de vous présenter mes 3 préférés.



My First Cthulhu. Déniché chez SF Bokhandel, dans Gamla Stan (le quartier historique de Stockholm), il m'a fait craquer avec ses petits yeux implorants. Pour lui, j'ai été obligée de réorganiser les étagères à bestioles qui commencent à être légèrement surpeuplées. Je crois qu'il est l'une des rares taches de couleur verte dans l'appartement. Une question se pose, comme à chaque nouvelle adoption: couper l'étiquette, ou ne pas couper l'étiquette?



Ce superbe calepin à spirale format A5, avec des pages blanches lignées parfaites pour établir des listes. Je vous ai dit que j'étais une maniaque des listes? C'est donc là dedans que, depuis mon retour, je note mes idées de posts pour ce blog, le nom des restos qui participent à RestoDays et dont le menu a reçu mon aval, ou celui des participantes à la prochaine troc party.



Cet adorable couple de trolls acheté dans la boutique à touristes la plus basique qui soit, où j'ai bien passé vingt minutes à choisir les magnets qui allaient orner l'armoire électrique de Monpatelin, la porte blindée de l'appart bruxellois, ou être offerts à mes parents et à la voisine qui prend le courrier en mon absence. Voilà, ces deux petits vieux hirsutes et rabougris, c'est Chouchou et moi dans 30 ans. Enfin, s'il investit dans une moumoute.

jeudi 22 septembre 2011

Stallmästaregarden




Comme je l'ai déjà mentionné plusieurs fois, les hôtels design où nous aurions aimé séjourner pendant ces vacances à Stockholm affichaient tous des prix hors de notre budget pourtant assez confortable. Nous nous sommes donc rabattus sur le Stallmästaregarden, dont nos guides disaient qu'il était excentré mais bourré de charme.




J'ai aimé:

- La beauté du lieu. Situé dans le parc de Haga, au bord d'un lac, Stallmästaregarden bénéficie d'un cadre verdoyant idyllique. Cette ancienne auberge (la plus vieille de Stockholm) a été admirablement modernisée pour allier tradition et confort. A l'intérieur, plafonds bas avec poutres apparentes, fenêtres et baies vitrées à petits carreaux, mobilier traditionnel et lampes à la lumière douce donnent une atmosphère des plus cosy.




- Le confort. Notre lit devait faire 180cm de large, sinon 2 mètres, et il était juste parfait. Matelas ni trop ferme ni trop mou, montagne d'oreillers moelleux, couette chaude et légère à la fois... Chaque fois que nous nous couchions, Chouchou et moi poussions en choeur un râle de plaisir alors que personne n'avait encore touché personne. Par ailleurs, notre chambre était équipée: d'une télé (que nous n'avons jamais allumée), d'un fer et d'une table à repasser (ha ha ha), d'un sèche-cheveux puissant et de grands draps de bains (je déteste devoir me sécher avec un confetti en éponge rêche).



- Le petit déjeuner. Un des buffets les plus variés et les plus délicieux que j'aie jamais trouvé dans un hôtel. Des oeufs brouillés qui me donnaient envie de pleurer de bonheur, alors que je ne suis même pas fan à la base; des mini-saucisses et du bacon grillé juste à point; des crêpes et des pancakes sublimes; un confit de pommes vanillé dont j'aurais bien rapporté un tonneau; cinq sortes de jus de fruits frais bio; des montagnes de charcuterie, dont du renne fumé que nous goûtions pour la première fois (et sans doute la dernière, car nous n'avons pas été emballés!); du fromage local dont j'aurais bien aimé connaître le nom; un pain aux céréales hyper dense qui était juste à se damner; des petits radis ronds croquants, d'immenses tranches de concombre et des tomates pâlichonnes (la seule fausse note de ce buffet); un grand choix de marmelades de fruits ou de légumes... et j'en oublie. Pour des gourmands comme nous, c'était le paradis. Du coup, nous ne déjeunions que vers 15h, et très légèrement.



Je n'ai pas aimé:

- L'absence de wifi dans les chambres. Le réseau ne portant pas assez loin, nous avons surfé chaque soir depuis le salon ou la bibliothèque. J'ai beaucoup râlé au départ, puis j'y ai pris goût. Nous nous sommes fait apporter du thé à la menthe par les serveurs du restaurant, et en fin de compte, c'était assez plaisant.

- L'absence de miniatures dans la salle de bain. Juste deux petits savons à mains maison et un distributeur de savon corps/cheveux. Oui, c'est plus écologique. Mais j'adore les cosmétiques miniatures; chaque fois que j'arrive dans une chambre d'hôtel, je me précipite à la salle de bain pour voir s'il y en a ou pas. OK, c'est un détail.

- La situation géographique. Stallmästaregarden est desservi par le bus n°59, qui ne circule pas très tard et seulement toutes les demi-heures passé 18h30. Pour atteindre la station de métro la plus proche (Odenplan), il faut marcher quinze bonnes minutes: pas très commode quand il pleut ou qu'il fait très froid.

Je recommande?

Oui. Notre séjour a été vraiment très agréable. Même à un peu plus de 150 euros la nuit pour deux personnes, nous estimons en avoir eu pour nos sous.

Norrtull
113 47 STOCKHOLM

mardi 20 septembre 2011

Le calme avant la tempête?



Nous prenons notre dernier petit déjeuner pantagruélique en regardant une pluie battante tomber sur le lac au bord duquel se dresse notre hôtel. Chic alors: nous n'avons prévu que des activités en extérieur aujourd'hui! Il serait encore temps d'opter plutôt pour une visite du Nordiska Museet qui me tente bien aussi, mais non, je m'obstine dans mon choix. Nous nous sentons un peu seuls au monde lorsque nous nous présentons à la billetterie de Skansen, musée de plein air qui, sur 75 hectares, recrée la Suède d'antan à l'aide de bâtiments d'époque, d'animaux domestiques ou sauvages typiques du pays, de figurants en costume et d'artisans à l'oeuvre dans de véritables échoppes fonctionnelles. Mais au bout d'un quart d'heure de déambulations dans des chemins presque déserts, la pluie s'arrête, et nous pouvons alors profiter du parc en toute quiétude. La pluie exacerbe les couleurs et fait monter vers nous une bonne odeur d'humus. On sent vraiment que l'automne arrive, et c'est une atmosphère que je ne déteste pas du tout! En plus, je tiens là une excellente occasion de me moquer de Chouchou qui confond rennes et élans, qui m'annonce "là, c'est l'enclos des ours" là où je ne vois paître qu'un paisible ruminant, et qui confond étable et écurie - c'est vrai que les vaches et les chevaux, c'est un peu pareil, quand on y réfléchit bien. Malgré l'absence de vie humaine (les figurants doivent rester terrés au chaud dans leurs maisonnettes en bois), nous faisons une balade très agréable. La boutique du parc, en revanche, me laisse perplexe: je comprends la recherche d'authenticité, mais qui a envie d'acheter une hache ou un bidon d'huile de lin comme souvenir de vacances? Pas moi, qui économise du coup les quelques dizaines d'euros que je tends à dépenser d'habitude dans ce genre d'endroit.



Nous nous rendons ensuite sur Gamla Stan pour une nouvelle série de cinq géocaches, toutes trouvées sans problèmes. Comme j'ai beaucoup aimé le café où nous avons déjeuné vendredi et qu'il est réputé pour servir un des meilleurs chocolats chauds de la ville, nous y retournons vers 15h: un peu tard pour un déjeuner, mais parfait pour un goûter déjeunatoire! Nous nous partageons un morceau de tarte aux pommes avec des croisillons de pâte sur le dessus, et un autre de cheesecake au chocolat blanc avec une croûte en non-speculoos (orgasme des papilles). Nous avons encore du temps avant de devoir prendre le chemin du retour, aussi décidons-nous de remonter à pied vers Normalm en cherchant encore quelques autres caches. La Stockholm Spring qui nous a déjà échappé l'autre jour semble bien partie pour nous tenir en échec une seconde fois quand débarque un groupe de quatre géocacheurs allemands. L'un d'eux ne tarde pas à trouver le "truc", qui nous laisse babas d'admiration. Du coup, nous nous loguons aussi et bavardons un peu avec eux avant de repartir de notre côté. Nous faisons une cache de plus avant de prendre le bus 59 jusqu'à Norrtull, et encore une autre à la Haga Tingshus située à côté de notre hôtel. Puis nous allons nous installer dans le salon de celui-ci pour profiter du wifi pendant l'heure qui reste jusqu'à l'arrivée de notre taxi. Dîner de makis à l'aéroport de Bromma et vol de retour sans histoire. Ces courtes vacances ont été idylliques. Si les nouvelles qui doivent tomber demain (aujourd'hui, quand vous lirez ces lignes...) ne sont pas bonnes, j'espère avoir fait le plein de joie et de force pour les affronter.

lundi 19 septembre 2011

Où notre véritable nature de grands enfants refait surface à Stockholm


Arrivés sur Djurgarden, nous avons cherché un endroit où manger. Un peu au hasard, nous sommes entrés chez Big Porten qui semblait avoir un beau jardin plein de tables chauffées. Bonne pioche: même si c'était légèrement le bordel pour se faire servir, nos filets de poulet au pesto et aux rattes étaient délicieux, tout comme les gâteaux pour lesquels nous avons craqué en dessert. Et puis les plateaux rétro dans une dizaine de motifs différents étaient vraiment craquants.



Le ventre bien plein et les pieds un peu lourds, nous avons remonté vers le nord de l'île. Près du musée Vasa (que nous avions envisagé de visiter, mais trois heures pour explorer les moindres recoins d'un ancien galion de guerre coulé lors de son voyage baptismal à un kilomètre du port, et miraculeusement renfloué plusieurs siècles après, c'était quand même un peu trop à notre goût), nous avons trouvé une nouvelle géocache. Elle était planquée en haut d'une pente abrupte, dans une maison d'oiseaux accrochée à un arbre. Un monstrueux étron humain couvert de mouches bloquait les 30 cm de passage possible entre tronc et mur. Y'a des jours où il faut vraiment avoir le coeur bien accroché.



Nous nous sommes ensuite dirigé vers Junibacken, que je pensais dédié à Pippi Longstocking (en français: Fifi Brindacier). En réalité, il est consacré à toute l'oeuvre d'Astrid Lindgren. Mais peu importe, parce que c'est un très chouette endroit malgré les enfants qui pullulent dans tous les coins. Une première partie est consacrée à des reproductions de scènes de contes grandeur nature ou presque; j'avais juste envie de vivre dans une de ces petites maisonnettes rustiques si minutieusement reconstituées. La seconde partie fait monter les visiteurs à bord d'un petit train qui, comme dans les attractions Peter Pan ou It's a small world de Disneyland, les emmène à travers de multiples saynettes. Laissez-moi vous dire un truc: autant je vais me ruer sur les trois tomes en VF de "Karlsson sur le toit" dès mon retour à Bruxelles, autant la triste fin des "Frères Coeur-de-Lion" m'a donné envie de boucher les oreilles de tous les jeunes Suédois dont les parents auraient l'idée saugrenue de leur lire un truc aussi traumatisant. Brrr.



De plus en plus crevés, nous avons rebroussé chemin vers Gröna Lund, un parc d'attractions contenant pas moins de 5 grand huit dont un faisait baver Chouchou depuis qu'il l'avait aperçu, la veille, du bar du Fotografiska qui lui fait face par-delà un bras de mer. 10 euros l'entrée et ensuite, 2 ou 3 coupons de 2 euros chacun par manège: glups. Après avoir mis la main sur une autre géocache proche, nous avons fait ensemble un tour de chaises volantes, mon attraction favorite. J'aime cette sensation de voler sans être secouée brutalement dans tous les sens. Depuis le monstrueux grand huit en bois de Knott's Berry Farm, dont je suis ressortie hagarde en ayant manqué me faire arracher mes lunettes par la vitesse, je n'ai pas remis les pieds dans un manège de ce type, et ça ne me manque pas! C'est donc seul que Chouchou est monté à bord de l'Insane, et seul qu'il a adoré se faire traiter comme une bouteille d'Orangina. Après ça, nous avons déambulé dans les allées en prenant plein de photos. Je suis si contente des miennes que je vous infligerai prochainement une petite mosaïque (ça faisait longtemps, hein?). J'aurais bien acheté un magnet ou un souvenir quelconque, mais les boutiques ne contenaient que des trucs nuls. Bien que surnommé le Tivoli suédois, Gröna Lund est loin d'avoir le charme de son grand frère danois, mais il y a quand même moyen d'y passer un très bon moment, et sa situation au bord de l'eau lui prête une vue très agréable depuis les airs!

Où nous tentons de nous cultiver à Stockholm


Hier matin, nous avons pris deux bus pour nous rendre sur Skeppsholmen dite "l'île aux musées". Une première géocache sympa nous attendait non loin du Musée d'Art Moderne, planquée entre les racines d'un arbre; il fallait tirer sur une "lifeline" pour la faire sortir. Après une flopée de micro caches, c'était sympa de trouver un petit Tupperware avec quelques bricoles dedans. Puis nous avons visité le musée. La partie "expos temporaires" était actuellement vide. La collection permanente se divise en trois parties. La première, et celle qui m'a le plus intéressée, est consacrée à l'identité et à la façon dont elle a été redéfinie photographiquement dans la seconde moitié du XXème siècle. J'ai beaucoup aimé les portraits d'Irving Penn et surtout le travail de Duane Michals, qui écrit autour de ses photos des histoires inspirées par son sujet. "The man who invented himself", datant déjà de 1975, m'a particulièrement touchée:


J'ai moins aimé la seconde partie consacrée à l'état du monde, notamment au photojournalisme et au surréalisme. Je suis passée presque en courant à travers la troisième. Picasso, les affiches de propagande, beuark. Je me suis rattrapée en fouillant longuement la boutique très bien fournie en brols colorés de toutes sortes. Et heureusement que j'ai été vigilante: Chouchou s'apprêtait à acheter un set d'aimants alphabet façon "lettres découpées dans le journal", que nous possédons déjà depuis deux ans et avec lequel j'ai écrit "Chouchou à paillettes" derrière la porte d'entrée après notre retour de Gruyérie, en juin. Cela dit, smoked salmon, pas bien placée pour se moquer, toussa toussa.


J'aurais bien visité le musée de l'architecture voisin, mais je craignais que le temps nous manque ensuite pour boucler le programme de la journée. Nous sommes donc descendus jusqu'au bord de l'eau pour chercher une cache située près d'un dykdalb, construction en bois autrefois immergée qui servait à soutenir des ponts ou des chaînes tendues en travers de l'entrée des ports. L'énigme assez subtile m'a conduite à penser que la cache se trouvait dans une des boîtes aux lettres auxquelles ce dykdalb-là sert désormais de support. Mais une boîte à lettres, pour moi, c'est une propriété privée... Après avoir passé une demi-heure à chercher dans un vent froid assez désagréable, et y compris dans le local à poubelle voisin, je me suis résolue à soulever très vite le couverte. Dedans, il y avait un journal qui me masquait le fond. Je n'ai pas osé le sortir. Nous sommes repartis bredouilles et dépités: cette cache compte 100 favorite points, et nous aurions beaucoup aimé l'inscrire à notre tableau de chasse. (Rentrée à l'hôtel, je suis remontée très loin dans les logs précédents, et j'ai acquis la certitude que j'avais vu juste... Du coup, j'ai écrit au créateur de la cache pour, au moins, savoir de quoi il retourne et si j'aurais dû m'asseoir sur mes scrupules.)


Longeant le bord de l'eau, nous sommes arrivés à l'embarcadère du ferry qui, en été, relie Skeppsholmen à l'île voisine de Djurgarden où nous voulions nous rendre ensuite. Par chance, les liaisons se poursuivaient jusqu'au week-end suivant. Au lieu de remonter jusqu'en centre-ville afin de prendre un tram pour redescendre cent mètres plus loin, nous en avons donc été quittes pour attendre une petite demi-heure et franchir le bras de mer en moins de trois minutes. C'est ainsi que nous avons débarqué sur "l'île aux divertissements"... La suite plus tard, je me rends compte que ce post est déjà bien long!

samedi 17 septembre 2011

Où notre brillante carrière de géocacheurs connaît un pic à Stockholm



Aujourd'hui fut une grande journée de géocaching. Dans Södermalm, le quartier bobo situé au sud de Gamla Stan, nous avons commencé par trouver 5 micros en l'espace d'une heure, dont deux situées sur le Millenium Tour: un au pied des bureaux du journal de Mikael Blomqvist, dans Götgatan, et une au pied du nouvel appartement que s'achète Lisbeth Salander dans Fiskargatan. Nous avons profité des boutiques sympas pour faire un brin de shopping: chez Retro Etc, une tirelire hibou fuchsia en silicone pour moi; chez Carlings, un bonnet tête de mort (non, je ne ferai pas de commentaire) pour Chouchou et un gigantesque col/écharpe en maille gris clair pour moi (plus jamais je n'aurai froid au cou ni aux oreilles l'hiver à Bruxelles); au Tea Center, du célèbre mélange Söderblandning - thé noir de Chine et du Sri Lanka aux fleurs et aux fruits tropicaux dans de jolies boîtes en métal. La boutique est très belle mais minuscule et bondée; dommage, j'aurais bien papoté avec le propriétaire pour me faire recommander de nouvelles variétés à découvrir!


Le repas de midi fut l'occasion d'une grande honte. J'ai commandé du smoked salmon en me pourléchant les babines d'avance, et me suis décomposée en voyant arriver une assiette de saumon fumé au lieu du pavé de saumon frais que j'imaginais. 17 ans de métier, plus de 250 romans traduits: c'était bien la peine. Hilare mais compatissant, Chouchou m'a cédé son assiette de pâtes au boeuf et aux noix, qui était fort bonne (mais que j'aurais de toute façon mangé sans moufter tant j'étais marrie). Nous avons ensuite longé le bord de mer, en faisant quelques incursions dans les ruelles en pente de Mariaberget, jusqu'au Fotografiska où nous avons pu admirer des expositions de style et d'intérêt varié. J'ai beaucoup aimé le travail du chinois Liu Bolin, qui peint ses vêtements et se maquille de façon à se fondre dans le décor: une manière d'être à la fois présent sur et absent de ses clichés. Les photos de Richard Mappelthorpe, que Chouchou adore, ne m'ont guère touchée. Oui, c'est techniquement parfait, mais à une ou deux exceptions prèss, je n'ai senti aucune émotion se dégager de son travail. Par contre, des bites, ça, on en a vu, hein... Une petite pensée pour Funambuline, qui aurait sûrement trouvé le moyen de les inclure dans sa mosaïque noire et blanche de la semaine prochaine.


Au sortir du Fotografiska, nous sommes remontés en métro jusqu'à Norrmalm où nous avons trouvé encore 4 géocaches. La première figure dans le Top 10 suédois, et j'y ai déposé un Travel Bug que je traînais depuis notre journée à Ostende le mois dernier; les deux suivantes sont des caches sur lesquelles nous nous étions cassé les dents avant-hier, et qui utilisent toutes les deux le même camouflage extrêmement astucieux; la dernière est notre 100ème cache depuis que nous avons débuté cette activité il y a un peu plus d'un an. En guise de champagne, je me suis offert un thé glacé à la menthe et à la bergamote pour accompagner la grande salade destinée à me servir de repas du soir. Comme hier, nous avons en effet choisi de pique-niquer dans notre chambre: épuisés, nous n'avions pas encore faim mais étions pressés de rentrer à l'hôtel pour ne plus en ressortir. La soirée s'est passée à surfer dans la bibliothèque de l'auberge. Demain, une journée très chargée nous attend; il faut se coucher tôt pour être en forme!

PS: Je publierai ma mosaïque bleue vers 9h du matin, avec les liens qui m'auront été fournis par mail à ce moment. Les autres seront rajoutés dans la soirée.

A fine day in Stockholm



Hier, après un petit déjeuner pantagruélique, au cours duquel nous avons pour la première fois de notre vie mangé du renne fumé (verdict: mwi bon bof), nous prenons le bus pour descendre jusqu'à l'Hötel de Ville. La visite est intéressante; on y apprend pourquoi la salle qui reçoit chaque année le banquet des Nobel s'appelle The Blue Hall alors que ses murs sont de briques rouges, et aussi que les convives du banquet en question sont désormais si nombreux qu'ils n'ont plus que 60cm de largeur de table par personne, à l'exception des lauréats et des membres de la famille royale qui ont droit à 70! La salle du dessus, où on interviewe les lauréats, a des fâmâpoâls plein les murs, Régis est ravi. Nous montons ensuite au sommet de la tour qui culmine à 106m d'altitude, car l'architecte tenait à damer le pion à la mairie de Copenhague dont la tour mesure 105m... L'ascenseur ne va que jusqu'à mi-hauteur et nous nous faisons les muscles des mollets sur la fin de l'ascension. La journée est ensoleillée, bien que couverte et assez fraîche, et la vue porte loin: c'est bon pour les photos!

En sortant, alors que nous cherchons une géocache toute proche, nous tombons sur deux Finlandaises qui furètent dans le même but que nous. C'est toujours marrant de rencontrer des "collègues". Nous franchissons à pied le pont qui mène à Gamla Stan, l'île sur laquelle se trouve le centre historique de Stockholm. Dans la rue à touristes, je fais le plein de magnets trolls chevelus et renonce à acheter un des mignons petits chevaux de Dalécarlie en bois peint, que je trouve vraiment hors de prix même pour de l'artisanat local! Nous mangeons à la terrasse d'un café très sympa sur la place Stortorget, à côté du musée Nobel. Puis nous retournons fouiner dans une librairie fantasy/SF aperçue en passant. Elle est immense et très bien achalandée en ouvrages anglais. Je cherche une édition locale de "Game of Thrones", pour faire une photo avec, mais elle est en rupture de stock depuis des années, argh. Je bavouille un peu devant une intégrale de Lovecraft avec couverture tissée et Cthulhu embossé en vert, une merveille, mais seulement disponible en rollmopsien, hélas. Je me console avec une peluche My First Cthulhu au regard craquant. Oui, j'ai cinq ans d'âge mental.

Nous nous mettons en quête d'une série de géocaches. Echec sur Stockholm Spring qui semblait pourtant très intéressante, mais réussite sur les deux suivantes (dont une que nous n'avions pas trouvée la veille: comme quoi, il faut parfois faire preuve d'insistance). Un coup d'oeil à quelques boutiques, dont Odd Molly qui est une marque que j'adore et dont Graphie Sud vend les vêtements à un prix exorbitant sur Bruxelles. Vérification faite, c'est la même chose à la boutique mère. La mort dans l'âme, je renonce à une sublime jupe violette et fuchsia, dans le plus pur style "cute scandinave", qui coûte quasiment 200 euros. Chez Panduro Hobby, grand magasin dédié aux loisirs créatifs, je m'offre deux petits coupons de tissu adorables et des grelots miniatures pour orner le doudou que j'envisage de réaliser pour le swap de Lady Pops. La fermeture des magasins approche; nous marchons depuis le matin et nos pattes arrière commencent à tirer sérieusement. Pause glouglou, encore une géocache, et direction le resto Swak repéré dans mon guide. Le prix des menus nous pousse à faire demi-tour devant la porte, d'autant que nous avons déjeuné à 15h et pas franchement faim là tout de suite. Nous optons pour la solution "achetons des salades et des yaourts au 7-Eleven, et pique-niquons dans notre chambre d'hôtel sans wifi".

Aujourd'hui, nous descendons plus au sud, sur l'île de Södermalm qui est la plus grande de Stockholm. Au programme: géocaching, notamment à des adresses rendues célèbres par Millénium; musée de la photo; passage dans une boutique de thé, une autre de jeunes designers scandinaves, et balade dans le quartier coloré de Mari... Marikelkechoz.

vendredi 16 septembre 2011

Stockholm: the good and the bad



Good: le voyage sans histoires. Réveillés à temps, bus et train à l'heure, vol pépère, arrivée dans le minuscule aéroport de Bromma, mangé sur place un plateau de maki très convenable, pris un taxi qui roulait tout peinard et ne nous a pas escroqués.

Bad: les prix au Starbucks de Zaventem. Plus de 5 euros le petit chocolat chaud à emporter, vraiment? Vous utilisez de la poudre d'or à la place du sucre?

Good: notre hôtel, la plus vieille auberge de Stockholm, situé dans un grand parc au nord de la ville. Un peu excentré, mais très joli et beaucoup plus abordable que les hôtels design des quartiers branchés qui me faisaient envie à la base.

Bad: 150 euros la nuit, quand même (petit déjeuner compris). Et le wifi gratuit dans les chambres? Il ne marche pas. Je rédige ce post assise en tailleur sur un canapé dans le hall. Contente je ne suis pas.

Bad: les tickets de bus et de métro ne peuvent pas être achetés à bord. La seule épicerie du quartier (Ica) qui en vendait était en rupture, et l'employé s'est montré limite poli avec nous. Non, il ne savait pas où nous pouvions trouver des tickets. Dans un autre magasin, sans doute. Lequel? Aucune idée. Du coup, nous sommes descendus à pied jusqu'à la station de métro la plus proche. Qui ne l'était pas tant que ça.

Bad: une carte de 8 voyages prépayés coûte plus de 20 euros. Bon, ben on va beaucoup marcher pendant ces cinq jours, hein. Ca tombe bien, je suis tellement grosse en ce moment que je ne me supporte plus en photo.

Good/Bad: sur les 5 géocaches tentées, nous n'en avons trouvé que 2. Mais les fiches uniquement en rollmopsien, ça limite un poil la compréhension des indices, et les Muggles partout, ça ne facilite pas les recherches. Ne me regardez pas comme ça les gens, je palpe ce panneau de signalisation et l'examine sous tous les angles parce que je sens qu'une grande histoire sensuelle est en train de démarrer entre lui et moi. Le fameux charme suédois, sûrement.

Bad: en plus, il pleuvait par intermittence. Ca ne nous a pas beaucoup changé de Bruxelles. Ouvrir parapluie, faire 100m, refermer parapluie, faire 200 mètres, rouvrir parapluie...

Good: bien qu'ayant déambulé un peu au hasard pendant cette première après-midi, nous avons réussi à faire un brin de shopping sympa. Enfin, je. Dans mon panier: d'adorables brols de cuisine hyper bon marché de chez Lagerhaus, où j'avais déjà fait une razzia à Malmö il y a 3 ans; un vernis de chez Face, marque locale qui possède plusieurs boutiques en Suède mais aussi à l'étranger (oui, vous aurez droit à un article illustré dans les jours qui viennent); un bonnet en grosse maille beige de chez Urban Outfitters (installé ici dans un ancien cinéma carrément somptueux); un essuie-mains Moomin rouge et rose; quelques articles de papeterie colorée Ordning&Reda; un T-shirt H&M génial que j'avais déjà en vieux rose et qui, soldé à - 50%, ne coûtait plus que 5 euros. Bref, des bricoles pas ruineuses mais avec lesquelles je me suis bien fait plaisir.

Bad: le Hard Rock Café. Là-bas, ils passent du R'n'B et de la dance; il n'y a pas de Cobb Salad sur la carte et le Rock Shop n'est qu'un misérable corner où on ne peut rien toucher ni essayer. Mais que fait la police? Sans doute est-elle occupée à donner un avertissement aux employés d'Ica pour non-assistance à touristes pleins de bonne volonté, ou à surveiller les étrangers chelous qui rôdent autour des panneaux de signalisation locaux.

Good: des galères avec Chouchou, c'est toujours dix fois plus amusant que le meilleur parc d'attractions du monde avec n'importe qui d'autre. Et aujourd'hui, il fera soleil sur Stockholm; nous ne nous serons pas levés à 5h30 et nous pourrons bien profiter de nos déambulations, youpi!