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jeudi 17 mai 2012

Le manoir de la Baronnie


Pour nous loger les deux nuits que nous avons passées à Saint-Malo, nous avions choisi le manoir de la Baronnie, qui propose 5 chambres d'hôtes et 2 roulottes avec des tarifs variables selon la saison (entre 50 et 120€ la nuit, petit déjeuner inclus). On y trouve également un espace spa/relaxation dont nous n'avons pas profité, préférant squatter la connexion internet des propriétaires à nos moments libres!



L'entrée située au fond de la propriété.
Attention, les propriétaires sont généralement absents l'après-midi jusqu'à 16h30.



Beaucoup de bébêtes empaillées aux murs,
ambiance pavillon de chasse. 






La chambre des Anges, dans laquelle nous avons dormi. 
La salle de bains est équipée d'une douche moderne et puissante, ainsi que d'un sèche-cheveux.
Côté produits, par contre, seulement deux minuscules fioles de gel douche:
pensez à emporter votre shampoing!





La salle à manger où on prend le petit déjeuner le matin:
kouign amann, far aux pruneaux, galettes au beurre, quatre-quarts, croissants...
Que du léger! 



Le salon, seule pièce où les invités peuvent capter le wifi. 
La moyenne d'âge de la clientèle étant d'environ 60 ans, nous n'y avons pas été beaucoup dérangés!

Nous avons apprécié notre séjour dans cet endroit pourtant bien plus traditionnel que les hôtels design où nous descendons d'habitude. Il devrait particulièrement plaire aux amateurs de brocante. 

Le manoir de la Baronnie
Avenue du général Patton
35400 SAINT-MALO
Tel: 02 99 81 95 40


samedi 12 mai 2012

Les jours de vacances se suivent et ne se ressemblent pas




Jeudi, nous avions rendez-vous porte Saint-Vincent à 10h avec ma copine Isa et son homme. Bien entendu, il pleuvait des cordes et le premier achat de la journée a été un parapluie aux couleurs de la Bretagne pour Isa, qui avait oublié le sien. La météo de la région étant ce qu'elle est, le temps a néanmoins été en s'améliorant tout au long de la journée, et en début d'après-midi nous avons même eu droit à quelques rayons de soleil. Nous avons initié Isa et son homme au geocaching: 1 découverte pour 2 échecs, pffff. Mais ce n'est pas si évident de repérer des trous dans les remparts de Saint-Malo! Nous avons également fait un peu de shopping - bon OK, surtout moi, mais je ne pouvais pas laisser passer cet adorable collier d'une "petite" créatrice israëlienne, et encore moins ces cartes postales d'humour breton parfaites pour mon swap. Pour le midi, j'avais repéré une crêperie située face à la mer, mais à midi, elle était déjà pleine. Nous nous sommes rabattus au hasard sur un restaurant japonais, le Kanazawa, où nous avons très bien mangé pour un prix raisonnable. 



Kanazawa, 11 rue du Boyer, 35400 Saint-Malo

Bref, le temps a filé très vite jusqu'à 15h, lorsque nous avons dû laisser repartir nos amis qui devaient récupérer leurs enfants à la sortie de l'école. Mais avant ça, Isa et moi avons procédé à un petit trafic international. Pour elle, les produits de mes box beauté que je n'utilise pas, du thé au jasmin du Nong Cha auquel je l'ai rendue accro, un bracelet chouette qui m'avait fait penser à elle lorsque je l'avais vu chez Sacha. Pour moi, les produits de ses box beauté qu'elle n'utilise pas, une "Breizh box" contenant des spécialités de la région, le colis Sephora que j'avais fait livrer chez elle afin de profiter de l'offre "Sephora box" qui courait du 1er au 6 mai (mais qui est tombé een rupture dès le 3!). Cette journée avait un goût de trop peu, mais Chouchou et moi ne désespérons pas d'attirer Isa et son homme à Bruxelles un de ces jours!

Après ça, nous sommes rentrés au Manoir de la Baronnie pour profiter de la connexion internet. Un peu avant 19h, nous sommes ressortis pour faire la cache "L'île aux trésors" dont je vous parlais hier, et nous avons fini la journée à la crêperie Solidor située près de la tour du même nom. Par contraste avec les crêperies de l'intra-muros, aucune crêpe ne coûtait plus de 10€, et les Saint-Jacques qui garnissaient la mienne avaient dû être élevées au Banania. Nous avons très bien mangé, pour pas très cher, et la serveuse était agréablement souriante. Une bonne petite adresse. 



Crêperie Solidor, 7 esplanade du Commandant Menguy, 35400 Saint-Malo


Vendredi, nous avions prévu de passer la journée au Mont Saint-Michel, que Chouchou avait adoré lors de deux visites précédentes et où je n'étais jamais allée. Les nouveaux aménagements (sûrement très nécessaires à la préservation du site) nous ont obligés à nous garer très loin et à marcher longtemps pour trouver une des navettes gratuites. Il faisait venteux mais surtout froid, alors que la météo avait promis du soleil. 




Notre arrêt à la Mère Poulard a pas mal entamé la bonne humeur que je tentais désespérément de préserver. En sortant de là, nous avons remonté l'étroite et unique rue commerçante du mont. Il y avait peu de monde ce jour-là, et je trouvais déjà que ça grouillait un peu trop à mon goût. J'ai frissonné en imaginant ce que ça devait être en pleine saison, un jour de beau temps. Neuf boutiques sur dix vendaient de vilains souvenirs à touristes, genre hippocampes en coquillage ou fausses épées de pirates.  Le tourisme de masse à son pire. Et n'étant pas amatrice d'histoire, de vieilles pierres ou d'églises, je n'avais aucune intention de visiter l'abbaye surnommée "la Merveille" qui couronne l'île. 





A 14h, nous étions donc de retour en bas. Nous avons fait une des deux géocaches locales et renoncé à chercher l'autre, pourtant fort tentante, car nous aurions dû contourner à pied le bas du mont qui était alors entouré d'une épaisse gadoue grise. Puis, comme je me gelais et que je commençais vraiment à faire la tête, nous avons rebroussé chemin. Il était trop tôt pour partir à Nantes où mon amie O&L ne nous attendait qu'à partir de 20h30. Nous avons voulu tenter une troisième géocache qui se trouvait dans les parages, mais Catherine-notre-GPS a commencé par nous paumer avant de nous conduire vers un chemin non carrossable. Nous sommes donc rentrés à Saint-Malo, où nous avons récupéré nos bagages au Manoir de la Baronnie avant de nous réfugier dans un McDo pour manger quelque chose de consistant et profiter du wifi gratuit. Heureusement, pour terminer cette journée décevante, il y avait le bonheur de revoir O&L six mois après mon dernier séjour chez elle, et de la trouver plutôt en forme. 

Aujourd'hui, le soleil brille sur Nantes; nous avons fait une bonne grasse matinée et nous nourrissons de grands espoirs pour cet après-midi!


vendredi 11 mai 2012

L'île aux trésors


Entre Saint-Malo et Cancale se trouve une petite presqu'île classée au patrimoine national qui abrite une géocache de type "à tiroir". Sachant que la seule chose à faire pour obtenir l'emplacement final de la cache était de relever une date sur un panneau et d'effectuer une simple addition (rien à voir avec Gruyère et ses douze milliards d'indices à retrouver pour, au final, ne pas calculer les bonnes coordonnées!), sachant également que les gens passés par là avant nous vantaient la beauté de la promenade, nous nous sommes dit que ce serait une cache bien agréable à faire hier avant le dîner. 




Sans Catherine-notre-GPS, nous aurions sans doute eu quelques difficultés à atteindre cet endroit situé à 7 km de Saint-Malo proprement dit et pas franchement bien indiqué. Nous nous sommes garés sur le parking à l'entrée de la presqu'île; une fois munis des coordonnées (qui semblaient tout ce qu'il y a de plus probables) et de l'indice "sous une pierre à 35 m de hauteur", nous avons attaqué l'ascension d'un chemin à flanc de falaise en admirant le paysage désert dans la lumière du couchant. 

Au bout d'un moment, Chouchou a tendu un doigt vers la gauche et dit: "C'est par là". Euh, par là où ça grimpe sévère et où il n'y a pas de chemin, juste une vague trouée entre des ronces énormes? Oui, par là même. Au péril de la vie de mon jean, j'ai endossé le rôle du sherpa en me félicitant d'avoir mis mes boots de moto plutôt que des ballerines. Touristes aux jambes nues s'abstenir! Le plus beau, c'est qu'une fois arrivés en haut, Chouchou a tendu le doigt vers la droite en disant: "Maintenant, c'est par là". Dans une direction où il était absolument impossible de s'aventurer.




Nous avons battu en retraite jusqu'au chemin initial et continué à longer la falaise. Dans le genre sauvage, il fallait bien admettre que l'endroit était très beau, et que le bruit de la marée montante venant s'écraser sur les rochers en contrebas faisait un accompagnement sonore pas dégueu non plus. Nous avons encore marché plusieurs minutes, et une construction est apparue sur une éminence devant nous. Chouchou a commencé à dire que le chemin ne devait pas aller plus loin, qu'il valait mieux laisser tomber et faire demi-tour. J'ai protesté qu'en toute logique, le chemin devait faire le tour de la presqu'île et qu'on trouverait bien, de l'autre côté, un moyen d'accéder à ce point mystérieux situé en plein milieu parmi d'épaisses bruyères. 

Là-dessus, Catherine a décidé de mettre tout le monde d'accord en tombant brusquement en carafe de batterie.




J'étais super déçue. Oui, j'aurais dû considérer la balade comme une récompense en soi, mais c'était une cache de taille 3 (une grosse, avec plein de trucs dedans!) et puis échouer si près du but après avoir fait tant de chemin, c'était rageant. Alors Chouchou s'est tourné vers une pierre qui dépassait vaguement dans la direction qu'indiquait Catherine jusqu'à sa mise en grève, et il a proposé qu'on aille voir là, ocazou. Les protestations de mon jean n'y ont rien fait: nous sommes repartis piétiner dans des ronces qui me montaient jusqu'aux genoux. 

Chance ou flair, notre obstination a payé. Deux ou trois minutes plus tard, la cache était à nous, à nous, à nous!




Mon plus grand plaisir dans ces cas-là, avant même de piller les Travel Bugs ou les Geocoins éventuels (il n'y en avait pas cette fois), c'est de feuilleter le logbook assez gros pour que les gens y écrivent autre chose que leur pseudo et la date de leur trouvaille. J'ai ajouté ma contribution au stylo rose et nous avons immortalisé notre exploit avant de refermer et de replanquer la cache, puis de rebrousser chemin avec le sentiment du devoir accompli. Nous avons rarement autant galéré pour trouver une cache, mais quelle satisfaction! Par contre, je vais signaler à son créateur qu'une difficulté de terrain de type 2 me semble très sous-évaluée, et que cette cache mérite au moins un 3 sur 5.

jeudi 10 mai 2012

Où je mange un burger breton chez une licorne


Le propriétaire du Manoir de la Baronnie nous avait conseillé d'aller dîner du côté du quai Solidor plutôt qu'intra-muros où "tout est super cher". Mais quand la faim nous a pris hier soir, nous n'avons pas eu le courage de retourner chercher la voiture au parking pour nous transporter quelques kilomètres plus loin. 

Au lieu de ça, nous nous sommes installés sur la terrasse (très bien) couverte et (très bien) chauffée de La Licorne dont l'enseigne rose et blanche assortie d'une mention "bio" avait irrésistiblement attiré mon regard. On voyait que la saison n'avait pas encore commencé: sans être vide, la salle ne comptait qu'une poignée de tables occupées. Du coup, le service allait assez vite, ce qui est toujours agréable quand votre estomac pousse des grognements de fauve affamé. 

Chouchou a opté pour des moules marinières, des petites Bouchot comme on n'en trouve pas à Bruxelles. J'ai d'abord consulté la liste des crêpes salées galettes: la moins chère était à plus de 10€, et celle qui me plaisait à plus de 15, ce qui me semblait vraiment exagéré. J'ai alors examiné la carte brasserie, et là, j'ai repéré un Breizh Burger: blinis de sarrasin, steack haché, tomate, cheddar, champignons frais, plus frites et salade. Bien entendu, je me suis sentie obligée de goûter! 




Déception: les soi-disant "blinis" n'étaient ni plus ni moins que des crêpes salées galettes pliées en quatre et taillées en rond; la garniture m'a paru OK bien que pas bouleversante, et les frites faisaient un peu pitié comparées à celles que servent les restos bruxellois. (Je suis devenue difficile en frites... qui l'eût cru?) En résumé, ce n'était pas mauvais, mais franchement, ça ne cassait pas trois pattes à un canard.




Par contre, la crêpe pommes cuites-caramel beurre salé que j'ai pris en dessert pour me venger était une pure tuerie. J'ai réussi à embarrasser Chouchou avec mes cris orgasmiques (alors qu'à ce stade, nous étions seuls dans notre coin de la terrasse). Et les serveurs, certes pas franchement débordés, se sont montrés adorables d'un bout à l'autre du repas. 

Crêperie/brasserie/salon de thé breizh, bio et girly
6 place Chateaubriand
35400 SAINT-MALO
Ouvert 7 jours sur 7, service en continu

Sous les nuages de Saint-Malo


"C'est très vite fait d'aller en Bretagne, m'avait dit Chouchou du temps où il tentait de me convaincre d'aller passer des vacances là-bas. 4h30 de voiture depuis Bruxelles, et hop, on y est." En réalité, en comptant les inévitables bouchons pour sortir de Bruxelles et la pause-déjeuner du midi, il nous aura fallu huit bonnes heures pour rallier Saint-Malo hier. Huit bonnes heures pendant lesquelles, lorsque je n'étais pas en train de conduire, j'ai progressé dans ma lecture de "A feast for crows" et demandé cinquante fois: "C'est encore loin grand Schtroumpf?". Et lorsque nous sommes enfin arrivés au Manoir de la Baronnie où nous avions réservé pour deux nuits, le propriétaire avait paumé notre réservation. 

Mais tout est rentré dans l'ordre très vite, et après un rapide passage dans notre jolie chambre (que je vous montrerai plus tard), nous avons pu repartir vers l'Intra-Muros: la partie historique de la ville qui fait face à la mer et à laquelle on accède par huit grandes portes taillées dans une muraille de pierre. Une géocache était dissimulée près de chacune de ces portes. Nous avons donc entrepris d'en faire le tour. Avant la fermeture des magasins, j'ai pu commencer mon stock habituel de cartes postales et de magnets, acheter un T-shirt de pirate pour Attila dont ce sera l'anniversaire lors de mon prochain passage à Toulouse, et puis aussi des rillettes de merlu et un sac de grandes galettes au beurre. 




Le ciel était d'un gris tourmenté et il y avait pas mal de vent, mais il ne faisait pas très froid et surtout il ne pleuvait pas: le temps idéal pour se balader sur les remparts et regarder la baie à marée basse en soupirant que quand même, la Bretagne, c'est bien joli. Je ne suis pas sûre que les photos que j'ai prises rendent justice à la beauté du lieu. C'est que j'ai tendance à me focaliser sur les détails alors qu'ici, le paysage s'ouvre trop grand pour que le regard l'embrasse d'un seul coup. Nous avons déniché quatre caches, eu la flemme de descendre en chercher une autre repérée d'en haut, et échoué à en localiser deux autres. 

Après quoi, la nuit commençant à tomber et la pluie avec elle, nous avons opéré un retrait stratégique vers une crêperie-brasserie à la devanture rose répondant au doux nom de "La Licorne"... dont je vous reparlerai dans un billet ultérieur, car elle proposait un burger breton! Nous sommes rentrés dans notre chambre d'hôtes vers 21h30; nous nous sommes préparés un thé à la menthe et avons descendu MacBook et iPad dans le grand salon, seule pièce de la maison d'où l'on capte le wifi. Coucher un peu après minuit, fatigués mais très heureux de ce premier aperçu.