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mercredi 22 juin 2011

Régis dans la peau


Aujourd'hui, j'avais rendez-vous à 18h pour me faire tatouer Régis à l'intérieur de l'avant-bras gauche. Olivier m'a montré ses dessins dans différentes tailles; le plus petit me semblait encore bien gros, mais apparemment, il fallait au moins ça pour qu'on voie les dents de Régis et qu'elles puissent être teintées en blanc. Bon.

Olivier a commencé par me poser sur le bras une sorte de décalcomanie réalisé à partir de son dessin, et qui lui servirait pour tracer les contours de Régis sans se tromper ou faire d'erreurs de proportions.


Puis il s'est mis à encrer. D'abord le contour en noir, avec une aiguille assez fine car je ne voulais pas que le trait soit épais. Comme pour tous mes tatouages (celui-ci est le 3ème), j'ai trouvé ça désagréable mais supportable. La douleur est hyper localisée et s'évapore instantanément au fur et à mesure que le pistolet se déplace.


Le contour une fois terminé, Olivier a pris un "peigne" de treize aiguilles alignées, afin de couvrir plus vite la surface importante à teinter en rouge. Bizarrement, j'ai trouvé que ça faisait un peu moins mal.


Sur la photo ci-dessus, on voit bien que la peau réagit au traumatisme des piqûres répétées en rougissant et en gonflant. Par ailleurs, le pistolet dépose autant, sinon plus d'encre en surface qu'à l'intérieur; le tatoueur doit donc essuyer régulièrement la zone pour continuer à voir ce qu'il fait.

Le rouge une fois terminé, je commençais à souffrir vraiment et j'avais hâte que ça se termine. Mais j'ai serré les dents car je voulais tout faire en une séance. Olivier a rajouté du blanc pour les dents et l'oeil de Régis, puis il a posé des ombres pour lui donner un peu plus de relief. Enfin, il a tracé les coutures de son oeil. A ce stade, je n'en pouvais vraiment plus; la séance durait depuis deux heures et j'avais hâte que ça s'arrête.


Ta-taaaaaam! Voilà Régis. Le résultat définitif ne se verra que dans quelques jours, le temps que ma peau absorbe bien l'encre et commence à cicatriser. En attendant, je dois éviter de m'exposer au soleil, de gratter la croûte même si ça me démange et de frotter mon tatouage (surtout contre des tissus synthétiques). Et je dois bien sûr l'enduire religieusement de Bépanthol trois fois par jour.

mardi 20 avril 2010

Le voeu de Régis

Il existe deux sortes de temples au Japon: les Bouddhistes, dont la visite est généralement payante, et les Shintoïstes auxquels on peut accéder gratuitement. Ces derniers sont dédiés au culte des kamis, les esprits japonais. On les reconnaît à leurs toris, de grands portails rouges ornés de kanjis noirs. Pour 500 yens, vous pouvez acheter une plaquette de bois ornée, d'un côté, d'une représentation du ou d'un des kamis tutélaires du temple - souvent un animal. L'autre côté est vierge; vous pouvez y inscrire un voeu avec le marqueur en libre service que personne ne vole jamais, parce que c'est le Japon. Puis, pour que votre voeu soit exaucé, vous devez accrocher la plaquette sur un des présentoirs mis à votre disposition.



La plupart des visiteurs réclament la santé et le bonheur pour leurs proches; d'autres, plus ambitieux, souhaitent la paix dans le monde. On trouve parfois des messages très émouvants, comme hier après-midi sur l'île d'Enoshima: "6 milliards d'humains sur Terre et tu es celui que je préfère. Ton papa qui t'aime" ou encore au temple de Kannon à Hase: "Je suis passée par ici, c'était beau, je me sentais bien et j'ai pensé à toi. Où que tu sois, j'espère que tu as trouvé la sérénité". Certain(e)s se montrent plus pragmatiques:


Quant à Régis, il tente de combiner les deux approches: